UP' Magazine L'innovation pour défi

santé

Inventions sociales, mobilisations et solidarités au cœur du parcours de soin

Les 11 et 12 septembre prochains, L’Espace national de réflexion éthique sur les maladies neurodégénératives, porté par l’Espace éthique Île-de-France, organise la 7e édition de l’Université d’été Éthique, Alzheimer et maladies neurodégénératives à Lyon. Au programme : conférences, témoignages, sessions et forums seront organisés sur le thème de l’invention sociale autour des maladies neurodégénératives. Objectif : conférer une dignité à l’esprit d’invention, à l’écoute, à la recherche de solutions concrètes.
 
« Pour cette nouvelle édition, nous souhaitons mettre en lumière l’esprit d’invention, l’écoute, la recherche de solutions concrètes, même éphémères, dans le soin et l’accompagnement quotidiens des personnes atteintes de maladies neuro-évolutives » annonce Emmanuel Hirsch, Directeur de l’Espace éthique Île-de-France.
 
L’Espace national de réflexion éthique sur les maladies neuro-dégénératives est un lieu de diffusion, de réflexion et de formation aux questions éthiques et sociétales de la santé, du soin, de l’accompagnement et de la recherche autour des maladies neuro-dégénératives (MND).
Son objectif est de structurer et mettre à disposition du public des « ressources spécialisées en réflexion éthique, et plus largement en sciences humaines et sociales, au niveau régional ou inter-régional au travers du réseau des Espaces de réflexion éthiques ». L’Espace national de réflexion éthique sur les maladies neuro-dégénératives a été créé en 2014 dans la continuité des fonctions de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer (EREMA) qui s’est vu confier en 2014 le développement de ses missions dans le cadre de la mesure 59 du Plan national maladies neuro-dégénératives 2014-2019 qui prévoit l’élargissement de ses fonctions.
 
Par cette 7ème université d’été, les organisateurs souhaitent  conférer une dignité à l’esprit d’invention, à l’écoute, à la recherche de solutions concrètes, même éphémères, dans le soin et l’accompagnement quotidiens des personnes atteintes de maladies neuro-évolutives.
Si dans l’intitulé de l’université ils ont maintenu la mention de la maladie d’Alzheimer, ce n’est que parce que jusqu’en 2013 l’Espace éthique y était essentiellement consacré et donc qu’une certaine continuité le justifie. Depuis le plan MND 2014-2019, leurs travaux concernent l’ensemble des MND : leurs multiples enjeux éthiques et sociétaux se situent au cœur des engagements de l’Espace.
À côté des innovations technologiques, à côté des recherches scientifiques essentielles, des inventions sociales se développent. Moins médiatiques, moins spectaculaires que les premières, elles sont peut-être plus nécessaires encore aujourd’hui puisqu’aucun soin, aucune technique, ne peut apporter un réel bien-être s’il n’est pas inscrit dans les réseaux de solidarités vivantes. Il est urgent d’apporter à ces inventions la reconnaissance qu’elles appellent.
Cette invitation à l’invention ne doit pas remettre en cause les acquis, les compétences, les savoirs expérientiels ou s’établir contre les normes – contre les plans gouvernementaux, contre les lois, contre les procédures, contre les cadres de pensées – mais s’enraciner et se déployer dans leurs interstices, à travers les ressources de créativité dont nous disposons et qui permettent leur appropriation par chacune et chacun.
L’Espace éthique MND souhaite donc prendre au sérieux la responsabilité qui lui incombe de veiller sur la reconnaissance, la préservation et le dynamisme de ces inventions sociales. Ils souhaitent partager les intelligences, les forces de transformation, les mobilisations, les solidarités et les espérances qu’elles rendent possibles, dès à présent, sur le terrain, au plus près des personnes.
 

Un événement pour développer une culture partagée de l’attention éthique

Initiée depuis 2011, l’Université d’été s’est d’abord inscrite dans le cadre du Plan Alzheimer et maladies associées 2008-2012 et s’est poursuivie avec le Plan Maladies Neurodégénératives 2014-2019.
Chaque année, ce sont entre 700 et 1 000 personnes qui font de ce rendez-vous un moment de rencontres, dédiées aux questionnements éthiques ainsi qu’un temps de formation et d’approfondissement. A travers l’Université d’été, l’Espace éthique Île-de-France souhaite faire vivre la démocratie sanitaire au sein d’un réseau de solidarités vivantes.
 
Dans ce cadre ils souhaitent donner toute leur place à la parole et à l’expertise des personnes malades et de leurs proches, au même titre qu’à celle des professionnels de proximité et des acteurs de la vie associative.
« Trop de réalisations qui portent des valeurs et sollicitent de remarquables compétences, sont négligées ou ne trouvent pas l’audience qu’elles méritent. Une dignité doit être reconnue aux questions humbles et modestes de “l’éthique d’en bas”, celles qui concernent la vie au quotidien des personnes atteintes de maladies chroniques neuro-évolutives et de leurs proches » explique Emmanuel Hirsch.

Une 7e édition sous le prisme de l'innovation sociale

Cette année, l’Université d’été abordera les maladies neurodégénératives sous l’angle des « inventions sociales, mobilisations et solidarités ». Ce sont plusieurs conférences, grands entretiens, sessions plénières, témoignages ou encore forums qui seront organisés les 11 et 12 septembre à Lyon. « J’observe que dans les champs du sanitaire et du médico-social se développent de véritables laboratoires d’innovations humaines et sociales qui intègrent dans leurs démarches un souci éthique de haut niveau » affirme Emmanuel Hirsch avant d’ajouter : « notre préoccupation n’est pas d’organiser une rencontre éthique de plus, suivie par quelques spécialistes, mais de favoriser l’expression d’une approche différente, ouverte, multiple, créative ».
Des sujets tels que « Réinventer le soin de la personne et l’attention à ses proches », « La valeur éthique et la signification politique de l’innovation sociale », « Le sens et la continuité d'un parcours soucieux de la personne » ou encore « De la sensibilisation de la société à sa mobilisation » seront au programme de cette nouvelle session d’Université.
 
 
Lieu : Université d’été 2017 Éthique, Alzheimer et maladies neurodégénératives - Centre de Congrès de Lyon - 50 Quai Charles de Gaulle - 69000 Lyon
 
Add a comment
mutation de services

Smart shopping : quelles sont les dernières innovations en magasin ?

Toutes les dernières innovations qui bouleversent nos quotidiens en matière de shopping pourront être testées lors de la 3ème édition du salon Paris Retail Week du 19 au 21 septembre 2017 à Paris expo Portes de Versailles.
 
Avec la numérisation, la robotisation et l'avancée des nouvelles technologies, le commerce connait de profondes mutations : robots pour aider les magasiniers, réalité augmentée ou virtuelle pour une expérience client unique et nouveaux moyens de paiement.
Cette 3ème édition de Paris Retail Week sera placée sous le Live Retail, le commerce humain, authentique et expérientiel. Le Live Retail sera ainsi le fil rouge du programme des conférences de l’événement et sera abordé sous ses différents aspects au travers des plénières et Keynotes. Des experts français et internationaux de renom se succéderont pour débattre sur les problématiques soulevées par cette thématique.
Pendant trois jours, Paris sera la capitale du commerce connecté en réunissant 600 sociétés participantes et 30 000 professionnels.
 
Des innovations que vous pourrez découvrir et tester sur le salon Paris Retail Week du 19 au 21 septembre 2017 à Paris expo Portes de Versailles :
 
La réalité augmentée / virtuelle la nouvelle donne des magasins ?
 
La start-up Keyveo proposera deux expériences immersives :
- Visite virtuelle d'un  avec un casque HTC VIVE : Téléportez-vous et déplacez-vous physiquement dans une boutique grâce à la réalité virtuelle. Vous pourrez y faire votre shopping, choisir un produit et en afficher le prix et des informations complémentaires. Il est désormais possible dans de petites surfaces de présenter virtuellement un magasin entier, quelque soit sa taille.
 
- Objets et produits en réalité mixte avec des Hololens. Ces lunettes développées par Microsoft permettent de projeter et visualiser un canapé dans son salon par exemple, pour voir comment il sera intégré à la décoration générale. 
 
Together propose une utilisation ludique de la 3D pour capter l’attention des passants dans les rues commerçantes. Le système Hypervsn permet de diffuser des vidéos 3D sur les lieux de vente ou de passage grâce à un faisceau de diodes électroluminescentes (LED s). Ce système complètement novateur et unique est l’outil idéal pour promouvoir un pôle puissant d’attractivité auprès de la clientèle grâce à l'effet de l'hologramme 3D. Ce produit s'adresse à tout type de commerçants, grands et petits magasins, salons, musées, stades, concerts. 
 
{youtube}UEMTJCkP_nM{/youtube}
 
La start-up française SmartPixels propose de transformer n’importe quel objet en écran. Cette technologie est basée sur une combinaison de réalité augmentée et de projection-mapping, ainsi chaque objet peut être transformé en outil de communication et d’interaction.
 
{youtube}a3dOfJNsizE{/youtube}
 
Quand les données facilitent le shopping
 
Angus.Ai propose des solutions basées sur des caméras intelligentes pour analyser le comportement des visiteurs en rayon et permettre aux magasins de repérer directement les améliorations à apporter. Les vendeurs ont accès en temps réel aux données.
 
Wassa, quant à lui, propose une nouvelle solution de tracking et d’analyse pour identifier les comportements types en point de vente. Cette solution s’opère sur la base d’algorithmes auto-apprenants (machine-learning) et destinée aux centres commerciaux ainsi qu’aux acteurs du retail.
 
En matière de sécurité, RemAuth propose une infrastructure d’authentification sans mot de passe pour améliorer la sécurité des services connectés grâce à la reconnaissance biométrique (empreinte digitale). RemAuth élimine la principale vulnérabilité des services connectés. En effet, selon Verizon, les mots de passe sont responsables de 63% des violations de données avérées.
 
Le jeu pour attirer des clients
 
Après le succès de Pokémon Go lors de l’été 2016, plusieurs start-ups surfent sur la vague du gaming pour proposer un shopping ludique.
 
Zeez fonctionne comme Pokémon Go et transforme la rue en terrain de jeu pour les marques. L’application propose à ses utilisateurs (la cible est entre 12 et 25 ans) de relever des défis proposés par leurs marques préférées, destinés, in fine, à les amener dans un point de vente.
 
Dilit est également parti de l’idée de Pokémon Go pour proposer des e-coupons de réduction. La communauté de Dilt n’attrape pas des Pokémons via leur smartphone mais des bons plans et des réductions dans les commerçants partenaires.
 
La révolution du paiement
 
Si aujourd’hui le paiement sans contact se généralise, d’autres formes émergent. Ingenico ePayments propose une solution pour payer directement des articles ou produits via les messageries instantanées. Si un consommateur repère un article sur Facebook et que la société possède la solution, le consommateur peut dialoguer avec la marque par Messenger et payer directement son produit.
 
A découvrir du 19 au 21 septembre Porte de Versailles - Pavillon 7.3
 
Add a comment
mésologie

La mésologie, un autre paradigme pour l'anthropocène ? (autour d’Augustin Berque)

Le Centre culturel international de Cerisy organise chaque année, de mai à octobre, dans le cadre accueillant d'un château du XVIIe siècle en Normandie au sein du Bocage coutançais, divers colloques internationaux. Celui qui a retenu notre attention pour la saison d’été 2017 a pour thème « La mésologie, un autre paradigme pour l'anthropocène ? » sous la direction de Marie AUGENDRE, Jean-Pierre LLORED et de Yann NUSSAUME, avec la participation d'Augustin BERQUE, du mercredi 30 août (19h) au mercredi 6 septembre (14h) 2017. Présentation.
 
L’anthropocène met en cause le paradigme qui a guidé la modernité. C’est l’occasion d’en définir un autre.
L’objet de ce colloque n’est pas de revenir sur l’anthropocène, mais de s’interroger sur le milieu où il prendrait racine ; c’est de proposer, avec la mésologie, la définition d’un autre paradigme que celui de la modernité, en rupture radicale avec le dualisme mécaniciste. En effet, pour la mésologie, l’être humain n’est pas seul à être un sujet : tous les vivants le sont à des degrés divers. Tous habitent et élaborent les milieux qui leur sont spécifiques.
 
Considéré à travers ce prisme, l’environnement devient l’interrelation complexe des mondes propres à tous ces sujets, pour chacun desquels la réalité n’est jamais un donné universel, mais un milieu singulier. Loin d’être un simple objet prédéterminé, ce milieu ne cesse de se construire corrélativement à ces sujets eux-mêmes.
 
Ce colloque sondera les perspectives ouvertes par ce paradigme, de la philosophie des sciences à l’aménagement humain de la Terre. Il est ouvert à toutes celles et tous ceux qui pensent par le milieu, se montrent critiques envers les approches strictement écologiques de l’environnement ou simplement désireux de changer leur regard sur la complexité du monde contemporain.

Programme provisoire

Mercredi 30 août
Après-midi : ACCUEIL DES PARTICIPANTS
Soirée : Présentation du Centre, des colloques et des participants
 
Jeudi 31 août — Notions mésologiques et complexité
Modérateurs: A. BERQUE & M. AUGENDRE
Matin : Généalogie et critiques de la mésologie
P. PELLETIER : Mésologie, géographie, écologie: enjeux critiques [Conférence]
P. COUTEAU : Esquisse d’une généalogie de la mésologie [Communication]
Après-midi : Perspectives mésologiques face aux enjeux contemporains
Table ronde avec R. JANNEL, Y. INUTSUKA et F. TAYLAN
 
Vendredi 1er septembre — Déploiement de la mésologie à l'ère de l'anthropocène
Modérateur s: M. AUGENDRE & P. PELLETIER
Matin : Habiter la terre et transhumanisme
C. LARRÈRE : Une écologie à la première personne pour habiter la terre [Conférence]
L. DUHEM : Devenir cyborg? Mésologie et transhumanisme [Communication]
Après-midi : Quelles éthiques mésologiques?
Table ronde avec X. FANG, V. PETIT et P. NYS
 
Samedi 2 septembre — Enjeux et stratégies de l'enseignement de la mésologie
Modérateurs : I. LEFORT & Y. NUSSAUME
Matin : La mésologie, moteur de changements des paradigmes éducatifs
Table ronde avec D. OTTAVI, P.-E. LOIRET et C. BONICCO-DONATO
Après-midi : Promenade et visite du Mont Saint-Michel
 
Dimanche 3 septembre — Urbanisme, paysage et mutation : quelles conditions mésologiques?
Modérateurs : Y. NUSSAUME & J.-J. TERRIN
Matin : Mésologie et territoires de l'anthropocène
P. MADEC : Les entrelacs des lieux et des territoires [Conférence]
A. KAUFMANN & Y. MOREAU : Sujets de l'anthropocène. Du domestique au climatique [Communication]
Après-midi : Risque et mutation des écosystèmes
Table ronde avec E. CLARIZIO, T. COANUS et S. INAGA
 
Lundi 4 septembre — Mésologie et médiation territoriale
Modérateurs : J.-P. LLORED & J.-J. TERRIN
Matin : Médiation et biens communs
I. LEFORT : Environnements, milieux et médiations : attention aux jeux [Conférence]
P. MICHON : Biens communs : figure d’actualisation du paradigme mésologique ? [Communication]
Après-midi : Philosophie, art, lecture des territoires et politiques
Table ronde avec M. DUPERREX et C. ALDER
Soirée : Projection du film "Milieu", de et par D. FAURE
 
Mardi 5 septembre — Mutation des milieux et développement des sciences naturelles
Modérateurs : C. LARRÈRE & J.-P. LLORED
Matin : Jeux des échelles et mutations des environnements paradigmes de la mésologie contemporaine
Table ronde avec S. BAÏT & G.-H. LAFFONT, S. VANUXEM et L. CHAKROUN & D. LINDER
Après-midi : Développement de la mésologie face aux nouveaux enjeux des sciences naturelles
Table ronde avec C. SZANTO, Q. HIERNAUX et M.-W. DEBONO
 
Mercredi 6 septembre — La mésologie à l'ère de l'anthropocène
Matin : A. BERQUE : Trajection et réalité [Conférence]
Quelle mésologie ? conclusion avec M. AUGENDRE, J.-P. LLORED et Y. NUSSAUME
Après-midi : DÉPARTS
PROGRAMME ARTISTIQUE
- "Exclamation mésologique", présentation d'une œuvre en bois réalisée et offerte à Cerisy par D.
ROUSSEAU-NAVARRE
- Exposition de dessins et de photos, par L. DUHEM
 
 
Lieu : Centre Culturel International de Cerisy - Le Château, 50210 - Cerisy-la-Salle
 
Pour aller plus loin :
 
- Livre « La mésologie, pourquoi et pour quoi faire ? », de Augustin Berque - Nanterre La Défense, Presses universitaires de Paris Ouest, 2014, 77 p.
- Livre « La Pensée paysagère » (nouvelle édition), de Augustin Berque -  Bastia, Éditions Éoliennes, 2016, 128 p. 
 
Add a comment
école numérique

5e Assises Technologos - Numérisation de l’éducation : promesses, illusions et enjeux

Les prochaines Assises de l'association Technologos auront lieu les 15 et 16 septembre 2017, à l'EHESS à Paris, avec pour thème le numérique et l'éducation. La numérisation de l'éducation et l'impact des écrans sur le développement des enfants constituent en effet des questions essentielles trop rarement discutées.
 
L'association technologos vise à mettre en débat les choix techniques de notre monde, elle entend contribuer à la démocratisation des enjeux technoscientifiques contemporains en les extirpant du monopole des seuls experts et des acteurs économiques. C'est pourquoi au cours de ces deux jours des enseignants, philosophes, syndicalistes, praticiens et observateurs de l'éducation confronteront leurs analyses et constats pour avancer dans une réflexion commune sur ces enjeux décisifs.
 
Lancé en mai 2015 par le Président de la république, le « Plan numérique pour l’éducation » se déploie à marche forcée. Le gouvernement français annonce ainsi que des milliers d’écoles et des centaines de milliers de collégiens vont être dotés de tablettes numériques, cofinancées par l’État et par les collectivités territoriales, alors que des expériences similaires aux États-Unis ont montré que la mise à disposition d’un ordinateur personnel affecte négativement l’évolution scolaire des élèves. Les promesses du numérique prolifèrent dans l’éducation comme ailleurs. Des structures, des outils, des langages nouveaux s’inventent pour intégrer les impératifs numériques dans le système éducatif – formidable terrain d’expérimentation de la numérisation du monde.
 
La pédagogie dite numérique est convoquée pour résoudre les problèmes de l’école et pour faire entrer les élèves dans ce que nous supposons être le monde du XXIe siècle. Plus l’école et l’éducation sont présentées comme étant en crise, plus l’utopie numérique y multiplie les promesses. Promettant l’individualisation des apprentissages là où se déploie une massification dépersonnalisée, relayant une injonction permanente à innover, à être optimistes, à exceller, à se renouveler, à s'inventer, le numérique s’impose partout alors que c’est la maîtrise insuffisante des savoir-faire fondamentaux qui apparaît la cause principale de la dégradation de l’insertion professionnelle des plus jeunes. Les dirigeants économiques, intellectuels et politiques ne cessent d’appeler leurs contemporains à céder devant l’impératif du progrès technique, s’en remettant les yeux fermés aux futurologues de la Silicon Valley… sans s’interroger un instant sur le fait que nombreux sont désormais ceux parmi ces derniers qui envoient leurs propres enfants dans des écoles « sans écrans ».
 
Peu leur importe que le monde souffre de surconsommation de ressources et d’énergie (que consomme un data center ?), de pollution généralisée (que deviennent les déchets électroniques ?), de la reproduction ou de l’aggravation des inégalités spatiales et sociales, de l’épuisement des psychismes sous l’effet de l’accélération généralisée. Peu importent les connaissances alarmantes en sciences cognitives sur les effets néfastes des écrans dans l’apprentissage, l’appauvrissement des savoir-faire, l’affaissement des liens pédagogiques, les inégalités des pratiques face aux techniques, l’infantilisation et l’entrée en force de firmes privées dans l'enseignement public, ou la politique de réduction des effectifs d’enseignants par le numérique à l'heure de l'austérité budgétaire. Peu importe l’obsolescence rapide des appareils numériques, alors que le monde souffre de surconsommation (que consomme un data center ?) et de pollution généralisée (que deviennent les déchets électroniques ?). Peu importe la reproduction ou l’aggravation des inégalités spatiales et sociales, et l’épuisement des psychismes sous l’effet de l’excitation permanente.
Dans ce contexte, l’association Technologos a choisi de consacrer ses 5ème Assises nationales à la numérisation de l’éducation au sens large. En croisant le regard d’experts et de praticiens, d’observateurs du numérique et d’enseignants, ces deux jours seront l’occasion d’échanger et de débattre des enjeux du numérique à l'école et dans l'éducation non scolaire – de ses promesses et de ses réalisations, mais aussi de ses dégâts et des moyens d’y résister.

Programme 

Vendredi matin - Promesses et illusions de la numérisation scolaire
9h : accueil et introduction
9h30 -10h15
  • Guillaume Carnino, historien des techniques, UTC
    Les datacenters ou les coulisses du numérique : renouveau pédagogique ou expropriation politique ?
  • Christophe Cailleaux, enseignant
    L’entrée des grands groupes numériques à l’école
10h30 -12h
  • Cédric Biagini (animateur des éditions L'échappée, auteur de L'emprise numérique (2012) et coordinateur de L'assassinat des livres par ceux qui œuvrent à la dématérialisation du monde (2015)
    La colonisation numérique du monde et de l'école
  • Karine Mauvilly, essayiste, co-auteure avec Ph. Bihouix du Désastre de l'école numérique (Seuil, 2016)
    Ecole numérique : les promesses non tenues d'une utopie déjà ancienne
Vendredi après-midi - Des écrans partout : un état des lieux au quotidien
14h-17h : Table ronde et débat : Les écrans : quelle place dans le développement de l'enfant ?
  • Anne-Lise Ducanda (médecin de PMI en Ile de France)
  • Sabine Duflo (psychologue clinicienne, thérapeute familiale)
  • Carole Vanhoutte (orthophoniste, formatrice et co-fondatrice de l’association
    « Joue, pense, parle »)
17 h 30 : Projection du film « Ecran Global », réalisé par Anne-Sophie Lévy-Chambon
 
Samedi matin - Eduquer à quoi ?
9h00-10h30
  • Amélie Hart-Hutasse et Alice Cardoso, (enseignantes, SNES)
    Le numérique et la transformation du travail enseignant : le visible et l'invisible
  • Muriel Epstein, (enseignante-chercheuse, Université Paris 1)
    Le numérique existe dans le monde ; doit-on l'intégrer à l'école ?
10h45-12h15
  • Bernard Legros, enseignant, essayiste, membre de l'Appel pour une école démocratique et membre-fondateur du Mouvement politique des objecteurs de croissance (Belgique)
    Une éducation scolaire à la décroissance est-elle soluble dans le numérique ?
  • Olivier Rey, chargé de recherche du CNRS à l'Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques
    La décivilisation numérique
12h15-13h : discussion générale et conclusion
 
Lieu : EHESS – 105 Boulevard Raspail – 75006 - Paris
 
www.technologos.fr
 
Add a comment
mobilité

Autonomy & Urban Mobility Summit à La Villette

Autonomy, l'événement international annuel sur le futur de la mobilité urbaine revient à Paris les 19, 20 et 21 octobre 2017 pour transformer la Grande Halle de la Villette en laboratoire grandeur nature ! Expositions, pistes d'essai, tests en avant-première : petits et grands vont pouvoir découvrir et essayer les dernières innovations qui vont révolutionner la mobilité de demain.
 
Suite au succès de sa première édition qui avait réuni plus de 150 exposants et près de 13 000 visiteurs, Autonomy revient à la Grande Halle de la Villette en octobre 2017. Le salon sera réservé aux professionnels les 19 et 20 octobre et ouvrira ses portes au grand public le Samedi 21 octobre 2017, avec un programme et des activités spécifiques pour leur faire vivre une expérience unique, dans une ambiance festive et conviviale.
 
L'événement ambitionne d'accélérer la transition du tout-voiture vers une mobilité urbaine intelligente et durable et de faire découvrir au grand public quels sont les derniers services et produits qui feront prochainement partie de leur quotidien.
 
Vitrine des dernières innovations en matière de déplacement urbain, l’événement mêlera cycle de conférences, ateliers, plateformes d'échanges dédiées aux professionnels et animations grand public autour de thématiques : La mobilité partagée, les véhicules électriques, autonomes et connectés mais également la mobilité active (vélo, marche).
 

Programme  

Les 19 et 20 octobre : Journées réservées aux Professionnels
Avec ces deux premières journées destinées aux professionnels, Autonomy souhaite réunir l'écosystème de la mobilité urbaine afin de faciliter le dialogue entre innovateurs (professionnels de la mobilité, startups, acheteurs, investisseurs, chercheurs…) et acteurs publics (institutions nationales et internationales, mairies, régions, fédérations…). Conférences, ateliers et temps d'échanges rythmeront ces deux jours pour penser la mobilité de demain.
 
Le 21 octobre : Journée réservée au Grand Public
Dès le samedi 21 octobre, la Grande Halle de la Villette ouvrira ses portes au grand public. Dans un laboratoire grandeur nature de 14 000 m², petits et grands pourront partir à la découverte du futur de la mobilité et vivre une nouvelle expérience.
 
Grande Expo : Les visiteurs auront accès à de nombreuses activités : rencontre, échange avec les exposants et découverte de nouveaux produits inédits. Nouveauté pour cette édition 2017, Autonomy accueillera une bourse aux vélos pour toute la famille. Une belle opportunité pour tous les amateurs de deux roues pour acquérir leur propre vélo pour arpenter Paris.
 
Des tests grandeur nature : Une kids zone sera aménagée pour que les enfants puissent apprendre à faire de la trottinette et du vélo. Également, des pistes d'essai en intérieur et en extérieur seront accessibles pour que tout le monde puisse tester les moyens de transport du futur : hoverboard, monoroue, nouvelles trottinettes, voitures électriques et autonomes, applications de mobilité partagée et à la demande, vélos classiques et électriques, micro-véhicules électriques, e-scooters, et bien d'autres.
 
 {youtube}_n18—fKokI{/youtube}
 
"Plus qu'un salon, Autonomy est avant tout une plateforme collaborative pour que la mobilité urbaine de demain soit à la fois " intelligente ", " responsable ", " à la demande " et " partagée " déclare Ross Douglas, fondateur d'Autonomy, ajoutant " C'est la raison pour laquelle nous avons pensé Autonomy comme une véritable plateforme d'échange participative. Nous souhaitons rassembler tous les acteurs de la mobilité pour trouver ensemble des solutions, prendre des décisions concrètes et avancer ensemble vers un objectif commun : celui d'une ville toujours plus intelligente et responsable. Une collaboration étroite et une écoute des différentes attentes et des besoins des acteurs du secteur est indispensable ".
 
Lieu : Grande Halle de la Villette – Paris 19è
Horaires d'ouverture : 10H - 19h - Gratuit pour les moins de 12 ans 
Ticket en vente sur le site d'Autonomy à partir du 15 septembre 2017
 
À propos d'Autonomy
Autonomy, le sommet international de la mobilité urbaine, rassemble citadins, entreprises et décideurs publics du 19 au 21 octobre à Paris pour accélérer la transition du tout-voiture vers une mobilité urbaine intelligente et durable. Ce sommet est la vitrine des dernières innovations en matière de déplacements urbains. Il combine à la fois un salon, un cycle de conférences et d'ateliers, une plateforme d'échanges dédiée aux professionnels, et des animations grand public. L'édition 2016 d'Autonomy a réuni plus de 13 000 visiteurs et 155 exposants avec 22 pays représentés. 
 
Add a comment
agriculture urbaine

Avis aux jardiniers parisiens : l'agriculture urbaine récompensée !

Avis aux jardiniers parisiens ! Les trophées de l’agriculture urbaine récompensent petits et grands potagers de la capitale : Associations, entreprises, start-ups, jardins partagés conseils de quartiers et collectifs toutes les plantations sont invitées à concourir à cette grande compétition, à une seule et unique condition : que le projet s’enracine, dans la dynamique de l’agriculture urbaine, au cœur de Paris …
 
Vous cultivez à Paris ? Postulez jusqu'au 29 septembre 2017 aux premiers Trophées de l’Agriculture urbaine qui récompenseront les exploitations en agriculture urbaine parisiennes. Un jury rassemblant des élus et experts en agriculture urbaine désignera six lauréats, afin d’encourager la dynamique agricole parisienne. De la biodiversité au développement des productions, de la participation à l’innovation, six prix seront décernés, alors n’oubliez pas de renseigner tous les critères de sélection : méthodes de culture, mode de valorisation des produits, poids au m² de l’installation, implication des riverains ou circuits courts, tout compte pour le jury !

L'agriculture urbaine en plein essor

L’agriculture urbaine est au cœur de la construction de la ville durable et résiliente. Végétaliser et cultiver la ville, c’est à la fois lutter pour le développement de la biodiversité et contre le dérèglement climatique en rapprochant le lieu de production de l’assiette. C’est aussi construire une ville plus solidaire en créant des lieux de rencontre et de renforcement du lien social.
 
L'agriculture se développe dans la capitale avec des vignes, des potagers, des vergers, des ruches, des poulaillers... Les petits élevages en ville sont des opportunités pour l’environnement, le tissus social et la pédagogie. Ils permettent de développer l’éco-pâturage, de recycler les déchets organiques, de fertiliser les cultures. Ils encouragent la participation citoyenne et offrent un support pédagogique stimulant pour l’éducation à l’environnement.
 
La Mairie de Paris soutient le développement de fermes pédagogiques urbaines dans les espaces verts et les jardins, de poulaillers participatifs et d’opérations « ferme hors les murs » présentant les différents types d’élevage adaptés à la ville. Paris se mobilise pour végétaliser 100 hectares de bâti d’ici 2020 dans la capitale, dont un tiers consacré à l’agriculture urbaine. L’acte fondateur de cette ambition a été le 11 janvier 2016 la signature de la charte “Objectif 100 hectares”. Elle a réuni 33 entreprises, acteurs publics et parapublics propriétaires parisiens engagés aux côtés de la ville pour contribuer à la végétalisation du bâti parisien et le développement de l’agriculture urbaine.
 
Traduction concrète de cette charte, les appels à projets “Parisculteurs 1” ont porté l’ambition de démonstration et d’accélération des initiatives parisiennes d’agriculture urbaine et de végétalisation sur les toits, façades et murs. Ce sont ainsi 33 équipes pluridisciplinaires, choisies parmi les 144 projets candidats, qui ont été désignées lauréats, afin de développer des projets d’agriculture urbaine et de végétalisation du bâti du patrimoine de la ville, du département et des partenaires.
En 2017, 38 nouveaux partenaires  ont rejoint la Ville en adhérant à la charte “Objectif 100 hectares”. Dans la continuité des “Parisculteurs”, la Ville de Paris et ses partenaires, lancent un nouvel appel à projets centré sur la thématique de l’agriculture urbaine. Particularité de cette nouvelle édition, des copropriétés dont le potentiel à l’échelle de Paris est important, sont associées à la démarche.
 
C’est le sens des appels à projets Parisculteurs, l’appel à projets Permaculture à la ferme de Paris ou encore celui qui sera dédié à la création de houblonnières sur des murs parisiens.

Qui peut proposer son projet ?

Les Trophées de l'Agriculture urbaine récompensent les meilleurs projets quelles que soient leur vocation principale (productives, pédagogiques…), leur organisation économique et juridique (association, entreprise, particulier, jardin partagé), leur surface, etc.
 
Ces Trophées sont ouverts à tous les acteurs du monde associatif, entrepreneurial, agricole, aux jardins partagés, start-up, conseils de quartiers ou collectifs développant une activité d’agriculture urbaine à Paris.

Comment participer ?

Les candidatures sont à envoyer uniquement au mail suivant : tropheesagriurbaine[at]paris.fr
 
Le dossier de candidature doit contenir (10 pages maximum) soit :
 
- Méthodes de culture, produits cultivés et récoltés (quantités, variétés, etc.)
- Éléments du bilan financier, mode de valorisation des produits, points de vente, quantité récoltée en kg/m²/an et en €/m²/an, nombre d’emplois créés (ETP, en insertion ou non), retour sur investissement réalisé/en prévision, investisseurs mobilisés
- Poids au m² de l’installation (pour les projets en terrasse), capacité du projet à valoriser des friches urbaines, capacité du projet à s’implanter sur des surfaces inférieures à 1 000 m², capacité du projet à s’implanter en terrasse, simplicité d’installation et de démontage du dispositif, coût d’investissement, modularité du projet.
- Nombre de bénévoles impliqués en heures de bénévolat par an, emplois aidés ou en insertion crées, ancrage/reconnaissance/acceptation du projet sur son territoire, implication des riverains, participation du projet à la sensibilisation au bien manger
- Contribution du projet au développement de la biodiversité (ruches, abris à pollinisateurs, mares, prairies, etc.), consommation énergétique du projet (en kWh/m²/an) le cas échéant, consommation en eau (en m3/an), valorisation des déchets organiques urbains, réutilisation des eaux pluviales, économie circulaire, utilisation de matériaux locaux ou de récupération, circuits courts.
 
Date limite de candidature : 29 septembre 2017, 16h.
 
 
 
Pour aller plus loin :
 
- L'exposition "Les Parisculteurs", visible au Pavillon de l'eau jusqu’ au 6 octobre 2017, présente les projets lauréats témoignant d'une grande diversité de mise en œuvre : aéroponie, aquaponie, hydroponie, permaculture, verger, champignonnière, culture en bacs ou en pleine terre, murs comestibles, toits végétaux, semis, plantes grimpantes ou descendantes...
 
- Découvrez les lauréats 2016 de Parisculteurs 1
 
 
 
Add a comment
Loading...
Loading...