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10-12 juin : Salon des Transports et de la mobilité européenne

Le salon des Transports publics et de la mobilité européenne ouvre ses portes demain, mardi 10 juin jusqu'au 12, à Paris (Porte de Versailles). Grand rendez-vous européen de tous les acteurs du transport public et des modes de déplacement durables, le salon a lieu tous les deux ans et réunit tous les acteurs français et internationaux du secteur. Cette année le focus porte sur les innovations et la mobilité connectée.

A cette occasion, les Trophées de l'innovation du transport public récompenseront les meilleures innovations des industriels, des sociétés de services et des opérateurs qui exposent au Salon européen de la mobilité : ils seront décernés mardi 10 Juin à 11h30 dans quatre catégories : énergie & environnement, accessibilité, systèmes d'exploitation et informations voyageurs. Il y aura aussi un parcours de la mobilité connectée sur le salon. Consultez la liste des 12 nominés 2014.

 

Les dernières avancées et innovations sont à Transports Publics 2014

Les attentes des citoyens en matière de transport sont de plus en plus fortes et individualisées. L'enjeu est donc de répondre à la demande par une offre diversifiée et d'innover dans des solutions multimodales, en promouvant des offres complémentaires adaptées aux rythmes de vie actuels et aux exigences de développement durable.
Le salon rassemble donc les dernières innovations matérielles, techniques et de gestion mises en œuvre dans toute l'Europe.
Parmi les innovations :
Les technologies "propres", en mettant en service des moyens de transport toujours plus respectueux de l'environnement, moins bruyants, moins polluants pour l'air que nous respirons (systèmes hybrides, motorisations électriques, dispositifs de récupération-stockage de l'énergie, énergies renouvelables, formations à l'éco-conduite…).
Les solutions pour développer l'intermodalité (centrales de mobilité, information voyageurs en temps réel, carte unique de transport, billetterie par Internet ou téléphone mobile, optimisation des correspondances, stationnement et parc-relais…).
Les mobilités actives (vélos en libre-service...) et les modes complémentaires (auto-partage, covoiturage, bateaux-bus...).
Avec les Trophées de l'innovation du transport public et le Parcours Innovation, le Salon valorise les meilleures avancées dans le secteur.

Les grands thèmes et points forts de cette édition 2014

Curitiba, l’exemple venu d’ailleurs

Le saviez-vous ? Au Brésil, 70 % des 3,2 millions d’habitants de Curitiba se déplacent quotidiennement en transports en commun dans cette ville qui a inventé un vrai métro de surface.

A l’heure de la Coupe du monde de football, Curitiba s’impose plus que jamais comme un écosystème unique et futuriste. Une prouesse saluée par le Salon européen de la mobilité, où ce coup de projecteur sur un réseau d’un autre continent est une première. Cette cité du Sud est du Brésil a été classée en 2009 au rang de 3ème smart city par le magazine Forbes, pour sa bonne gestion associant environnement et vie économique.

Curitiba aujourd’hui. La ville a transformé son réseau de bus en véritable métro de surface. Quelque 2 000 bus, dont certains transportent jusqu’à 270 passagers, sillonnent 1 000 km de lignes dont 81 km en site propre. Les correspondances se font dans des stations à haut niveau de services incluant des tubes d’embarquement fermés auxquels le voyageur accède en franchissant un portique.

Les clés de la réussite. Dès 1963, a été créé URBS, une société d’économie mixte, qui a géré le développement de la ville. URBS gère le fret aussi bien que les transports scolaires ou les taxis ; mais cette structure unique permet aussi de circuler sur tout le réseau avec un seul titre de transport. Dans cette ville brésilienne, la réflexion se poursuit aujourd’hui pour aller encore plus loin.

Curitiba demain. Depuis 2013, l’accent est mis sur le vélo. Pour 2016, un Bicycle Master Plan prévoit 300 km de pistes cyclables… Divers projets d’électro mobilité sont aussi à l’étude et seront évoqués au salon. Extension de son réseau de transport public existant métro et bus = + 100 km de lignes pour un investissement de 1,7 milliards d’euros.

Ailleurs : Débat « Les enjeux et défis du transport collectif au Québec », avec des élus et experts canadiens, venus débattre le 10 juin de 14h00 à 15h00 heures au Carrefour de l’Europe.

Mobilités connectées, ou comment voyager « smart »

Le saviez-vous ? Votre smartphone est votre allié idéal pour voyager. Il vous permet de vous informer et de payer et de valider vos titres de transports (déjà dans certains réseaux).

Les innovations 2014 pour répondre à vos questions :

- Quand arrive mon bus ? Businfo créé par la société Gorba est consultable en temps réel sur smartphone pour connaître l’heure d’arrivée de son bus.
- Quel itinéraire choisir ?
- Instant Mobility de Thales calcule le meilleur itinéraire en temps réel, en fonction des aléas de circulation. Il inclut l’utilisation du covoiturage et les voitures en libre service.
- Nativia 2 de Keolis, est capable, lui, d’intégrer les priorités du client dans son choix d’itinéraire ; de prendre en compte confort ou rapidité, selon le choix de l’utilisateur.
- Comme Smarter Mobility de Transdev, ou Urban Pulse qui tous deux permettent de s’informer de tous les moyens de transports dont on peut disposer entre deux points.. et de tous les bons plans du moment en culture ou shopping.
- Puis-je recharger mon abonnement sur smartphone ? Oui, on le peut déjà sur certains secteurs avec Mobile Top Up de Thalès ou l’application de vente de Scheidt et Bachmann France. Avec un message à chaque nouveau client par sms ou courriel, Effia Synergies commence, lui, par fidéliser les nouveaux venus avant d’analyser ses trajets pour lui faire une proposition ciblée.
- Et si l’analyse des parcours des usagers permettait d’augmenter la qualité du service ? Data Mining Solution de Xerox Business Solutions et Business Analytics de Thales permettent aux exploitants d’adapter leur offre de transports en fonction des fréquentations. Dilax, lui a mis au point une solution de comptage pour les TER déjà en service en Bretagne.

Pour aller plus loin. Le paiement sans contact sera au menu du débat « NFC : quels services pour développer l'attractivité des transports publics ? » , le 11 juin de 14h00 à 15h30.

Pour ne rien manquer. Suivre le « parcours innovations » du salon qui valorise les nouveautés des 250 exposants, ou le « parcours mobilités connectées », lui aussi fléché avec une signalétique différente.

Le calculateur national. Aller de Biarritz à Rennes en transports en commun ? A partir de 2015, un calculateur national permettra de décider du meilleur mode de déplacement –autre que la voiture- pour tout trajet national. A chacun de privilégier la durée, le coût ou le confort, et d’opter pour le bus, le métro, le train, le taxi ou le vélo… Voire leur usage successif. Avions et bateaux pourraient même s’ajouter dans ce « calculateur d’itinéraire national multimodal » initié par le ministère des Transports, mais auquel le GART et l’ARF ont largement collaboré.

Le téléphérique s’installe en ville

Le saviez-vous ? De très grandes villes ont déjà amélioré leurs transports au rythme de leur téléphérique urbain. Il s’agit de Nijmi-Novogord en Russie, de Medellin à Colombie, de New York ou encore de Barcelone.

Etre « cablé » c’est pratique. Depuis quelques années le téléphérique descend des montagnes vers la ville. Silencieux, électrique, il est jugé efficace et moins agressif pour le paysage qu’un tunnel. En France, Brest aura le sien en 2015 pour permettre le franchissement d’une rivière encaissée, Toulouse doit relier un CHU et une université et le Val-de-Marne devrait avoir son « Televal » entre Créteil et Villeneuve- Saint-Georges (pour 2018).

Les deux spécialistes mondiaux de mode de transport qui a le vent en poupe seront présents au salon. L’autrichien Doppelmayr présentera ses nacelles capables de transporter des automobiles en plus des passagers, mais aussi ses cabines urbaines dotées de vidéo surveillance, de barres de maintien et d’écrans d’information. Pomagalski, l’autre grand du secteur présentera, lui, son metrocâble, véritable tramway aérien et son MiniMetro silencieux et panoramique.

Les véhicules de demain

Une trentaine de véhicules du futur sera exposée au salon. Ils offrent plus de confort, de lumière aux passagers. Electriques, leur autonomie sera garantie ; diesels, leur consommation sera minimum ; hybrides, de plus en plus.

Trains du futur. Avec un revêtement de sol qui absorbe le bruit des pas, des sièges inclinables et une circulation optimisée à l intérieur, le Coradia Liner de Alstom, parie sur le confort maximum des passagers. Une préoccupation qui a aussi été largement prise en compte dans la conception du Regio 2N qui allie efficacité, confort et luminosité ou dans celle du Francilien de Bombardier.

→Point presse Alstom : la sortie du nouveau train Coradia Liner - 10 juin à 10h30 – stand F28

Bus du futur

Ellisup de EDF et Iveco Bus est un des bus du futur. Sa batterie au lithium de super capacité en fait un véhicule nouvelle génération. Mais ce n’est pas la seule innovation d’Iveco puisque cette entreprise proposera aussi au visiteur du Salon les Watt System. Ces bus électriques de 12 mètres ont une autonomie illimitée grâce à des charges ultra rapides de la batterie à chaque arrêt.

Heuliez Bus propose son modèle standard appelé GX 337 dont les versions diesel ou hybride mettent toutes deux l’accent sur l’habitacle lumineux, mais aussi sur l’autonomie. 

De son côté, Volvo 7900, le dernier né de Volvo Bus parvient à une autre prouesse puisqu’il consomme 39 % d’énergie de moins qu’un bus classique.

Tramway sans caténaire. Un tram sans caténaire, c’est bien. Un tram sans caténaire qui consomme peu, c’est mieux. C’est le cas de l’Urbos IIITM de CAF qui récupère 100 % de son énergie de freinage. Ce qui fait de lui un tramway hyper économique.

Le grand Paris des transports sera bientôt une réalité

Deux millions de voyageurs embarqués chaque jour dans des métros qui filent à 55 ou 60 kilomètres/heure… Entre 2014 et 2030, 200 km de métro automatique seront construits scandés par 72 nouvelles gares entre lesquelles se déplaceront des trains du futur.

Pour aller plus loin

Un large débat doit permettre de comprendre l’enjeu économique du Grand Paris pour la région et pour la France : « Le Grand Paris : l'emploi et l'innovation liés aux chantiers du Grand Paris Express » - 12 juin de 14h00 à 17h00 au Carrefour de l’Europe.

Les gares du 21ème siècle seront au programme d’un débat « Les gares : quels modes de gouvernance ? » - 12 juin de 11h30 à 12h30 au Carrefour de l’Europe.

Les mobilités actives

Le saviez-vous ? Un bruxellois perd chaque année 83 heures dans les embouteillages, un londonien 82, un milanais 56 à Milan et un parisien 55 (Inrix 2013 ).

Contexte. Dans les zones métropolitaines européennes, 30 % des trajets quotidiens sont effectués à vélo ou à pied, contre 15 % en transports publics. La bicyclette a encore une place à conquérir dans la ville. Le Salon européen lui dédie une partie de son espace pour y présenter le vélo et sa place dans l’intermodalité.

Pour aller plus loin
Remise des Talents du vélo, 12 juin à 14h00 au sein de l’espace Mobilités actives.

Pour regarder ailleurs. Curitiba, déjà ville modèle aujourd’hui en terme de transports durables, a son Bicycle Master Plan qui prévoit la création de 300 km de pistes cyclables d’ici 2016 pour un investissement de 28 millions d’euros.

Moving Together

Quel lien entre les transports et le développement économique d’une ville ? Quelle capitale offre les transports les plus ponctuels… Où croiser les VIP du transport public européen ?

La réponse à ces questions vous la trouverez à Moving Together. Un espace privilégié pour pousser sa réflexion politique et stratégique, parfaire sa connaissance des enjeux actuels autour des transports. Entrepreneurs, élus ou journalistes…sont conviés aux prestigieuses conférences et tables rondes qui se dérouleront les 11 et 12 juin avec les meilleurs spécialistes européens. Trois conférences haut de gamme porteront sur les stratégies des villes demain, le financement de la mobilité et l’analyse détaillée de l’enquête Eurobaromètre sur le taux de satisfaction des Européens, pays par pays.

Des tables rondes réuniront des acteurs de premier plan qui partageront leurs réflexions sur les défis des villes, ou le business modèle des transports de demain. Les élus de Londres, Barcelone ou Mannheim profiteront de cet espace pour expliquer leurs choix stratégiques et leurs ambitions. L’entrée aux conférences se fait uniquement sur inscription.

Des VIP à ne pas manquer :

- Sophie Boissard, directrice générale délégué de la stratégie et du développement du groupe SNCF, est en pointe sur le service billettique NFC, les nouveaux sites web TER 2014, aussi bien que le service d’information et de vente à distance TER mobile.

- Sir Peter Hendy Cbe, directeur général de Transport for London et président de l’UITP, est un des meilleurs connaisseurs du fonctionnement du réseau londonien. Un modèle pour sa densité et sa jonction entre le public et le privé.

- Georg Friedrich Koppen, directeur de la mobilité de la ville de Munich. Son S-Bahn le métro de Munich s'étend sur 100 km avec un ratio de stations par habitant très élevé. La densité de son équipement en escaliers roulants et en ascenseurs, la qualité des correspondances en font l'un des réseaux les plus conviviaux d'Europe.

- Pierre Mongin, directeur de la RATP sera un des hommes de l’innovation avec la nouvelle version de son application mobile « RATP » dont la ligne graphique et l’ergonomie ont été entièrement repensées.

- Roland Ries, maire de Strasbourg, premier vice-président de la communauté urbaine et sénateur du Bas-Rhin. Au Sénat, il est membre de la commission du développement durable, des infrastructures, de l’équipement. Il est président du Groupement des autorités responsables de transport (GART) depuis 2008 (après une première expérience entre 1998 et 2001). Dans la capitale alsacienne il a largement développé la jonction entre les modes doux et les transports classiques.

- David Vitézy, directeur du réseau de transport de Budapest. Dans cette ville coupée par la Danube, autobus et trolleys se marient avec douceur au métro pour une grande efficacité.

- Jérémy Yap, le directeur de la politique et de la planification de Singapour Land Transport Authority. Un personnage clé dans les transports de cette ville géante où le métro a été privilégié au point de devenir le deuxième réseau asiatique avec ses 69 stations réparties à distance régulière sur 118,9 kilomètres de lignes.

Les questions d’actualité : pollution, écotaxe et stationnement

Accessibilité

Le contexte. Les arbitrages rendus par le Premier ministre le 26 février sur les nouvelles modalités de mise en œuvre du volet accessibilité de la loi du 11 février 2005 prévoient des Agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP) et l’évolution d’un certain nombre de normes relatives à l’accessibilité.

Point de vue. Le GART (et l’AdCF) regrettent en revanche qu’une seule période de 3 ans soit finalement retenue pour le transport urbain (contre 6 ans pour les transports interurbains).
Ils partagent l’objectif de l’accessibilité universelle à laquelle ils travaillent en dépit d’un contexte budgétaire marqué par la baisse des dotations. Ils demandent que les élus bénéficient d’un accompagnement méthodologique et de la mise en réseau de l’ingénierie publique.

Ecotaxe

L'écotaxe a été conçue durant le Grenelle de l'environnement en 2007. Elle a été votée en 2009 par la droite et la gauche, pour faire payer au fret routier c'est-à-dire aux camions de plus de 3,5 tonnes, la dégradation des routes et la pollution qu’ils génèrent, en application du principe payeur-pollueur. Cet argent devait financer les projets d'infrastructures.

Histoire. Le consensus s'est brisé sur la colère des bonnets rouges bretons, à l'automne 2013. L'écotaxe a été victime de plusieurs reports. Devant être appliquée au 1er juillet puis au 1er octobre 2013, elle a été reportée « sine die » par le premier ministre fin octobre, avant que Ségolène Royal ne réfute l’association des termes « taxes » et « écologie ».
Avant de prendre sa décision, la ministre Ségolène Royal s’est vu remettre les conclusions d’une mission d’information présentée, mercredi 14 mai ce qu'ils ont rebaptisé « écoredevance poids lourds ». Une série d’allègements visant à rendre acceptable une taxe qui a toujours été refusée par les transporteurs et les donneurs d'ordre. Elle a aussi reçu la mission d’enquête sénatoriale sur les conditions d'attribution du marché avec la société Ecomouv, en charge de la gestion du dispositif et du prélèvement de la taxe.

Point de vue. L’UTP et le GART sont favorables à l’écotaxe. L’UTP demande qu’un effort d’information soit mené sur les enjeux de financement des infrastructures routières, ferroviaires et de transport public et l’impact sur le prix à la consommation. Pour le GART c’est une nécessité absolue pour la réalisation des infrastructures de transports en France. Il s’agit d’une mesure vertueuse unanimement approuvée par les parlementaires lors du vote des lois liées au Grenelle de l’environnement.

Financement

Le saviez-vous ? Si 10 % des déplacements en voiture individuelle se reportaient sur les transports publics, cela doublerait leur fréquentation.

Etat des lieux. Aujourd'hui, nombre de réseaux urbains et ferroviaires sont proches de la saturation. Les besoins de financement pour développer les réseaux sont très importants. Le droit au transport pour tous, garanti par la loi, est concrètement mis en œuvre par les collectivités locales qui mobilisent chaque année environ 24 milliards d’euros répartis comme suit : 10 milliards pour l’Île-de-France et 3 milliards pour les autres régions, près de 9 milliards pour les transports urbains en province, et 2 milliards pour les départements (source : GART).

Position du GART. Le GART rappelle que les usagers ne couvrent que 17 % des besoins de financement des transports urbains en province et considère qu’une réflexion sur les politiques tarifaires doit être menée pour rééquilibrer les différentes sources de financement. Les GART encourage la mise en place de tarifications sociales davantage basées sur les revenus plutôt que sur le seul statut des individus. Il prévient par ailleurs que l’équilibre économique du transport public déjà fortement fragilisé, serait plus déstabilisé encore dans le cas d’une remise en cause du versement transport.

Pollution

Le saviez-vous ? Une personne qui parcourt un kilomètre en bus émet deux à trois fois moins de CO2 qu’en voiture particulière. (Ademe, Optimiser ses déplacements)
Selon une étude publiée ce mardi 25 mars 2014 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la pollution de l’air a été responsable de 7 millions de décès en 2012.

Le contexte. Depuis 20 ans, la pollution industrielle a baissé de 45 à 65 %. En revanche, la pollution due aux transports a augmenté de plus de 30 %. La cause principale étant l'accroissement du trafic automobile. Les encombrements urbains contribuent à eux seuls pour 75 % à la pollution photochimique et pour 40 % aux retombées acides… Plus d’un habitant sur deux (60%) est aujourd’hui exposé à une qualité de l’air dégradée.

Situation de crise. En mars 2014, un épisode aigu de pollution touche plus de 30 départements dont Paris et ses départements limitrophes. « Considérant les risques importants pour la santé des Franciliens, j'ai décidé, en lien avec le gouvernement, d'assurer la gratuité des transports publics dans toute la région pendant toute la durée du pic de pollution» a annoncé Jean-Paul Huchon, président du Stif et de la Région Ile-de-France. A compter du 16 mars, et pour 4 jours, les transports sont restés gratuits en Ile-de-France, mais aussi dans des villes comme Caen, Rouen, Grenoble et Reims. Le 17, la circulation est alternée ; les seules voitures de tourisme aux immatriculations paires sont autorisées à entrer dans Paris. Le GART et l’UTP ont salué l’ensemble de ces mesures. Le transport public et les modes alternatifs constituent la solution la plus efficace aux problèmes de pollution dans nos agglomérations.

Points de vue. Depuis des années, l’UTP demande aux pouvoirs publics de consacrer plus de moyens aux transports publics, seuls capables d’enrayer la pollution qui, très régulièrement, asphyxient nos agglomérations. L’UTP a rappelé à l’occasion de cette crise majeure que les problèmes de santé publique liés à la pollution automobile en France coûtent 27 milliards d’euros par an à la collectivité. A ce coût, s’ajoutent l’accidentologie : près 24 milliards d’euros par an ; la congestion : près de 33 milliards et l’usage des routes par les véhicules particuliers : 22,2 milliards. Chaque année, ces nuisances représentent en plus près de 106 milliards d’euros, soit 5,2 % du PIB de la France.
De son côté, le GART a saisi cette occasion pour souligner la nécessité de poursuivre les politiques menées depuis plusieurs années en faveur de la mobilité durable, malgré les difficultés économiques, sociales et politiques.

Stationnement

Le stationnement est partie intégrante d’une politique de transport. C’est en ce sens que ce sujet trouve place au sein du Salon européen de la mobilité. Le GART a la conviction que l'heure n'est plus à opposer les différents modes de transport, mais à aménager des passerelles entre eux ; chaque mode possédant sa propre zone de pertinence. A terme, l’objectif est d’aboutir à une chaîne intégrée des déplacements. Cela pourra se faire en renforçant l’intermodalité, en développant l’information voyageurs, la tarification intégrée ainsi qu’une billettique commune à l’échelon régional.

La nouvelle loi. Dans sa décision rendue le 23 janvier 2014, le Conseil constitutionnel a validé les dispositions de la Loi de modernisation de l’action territoriale publique et d’affirmation des métropoles (MAPAM) qui rend possible l’application de la réforme de décentralisation et de dépénalisation du stationnement payant sur voirie.
Ce texte offrira aux collectivités locales la possibilité de mieux gérer les flux automobiles, et de résoudre une bonne partie des dysfonctionnements du système actuel. Il faudra un délai de deux ans pour préparer les décrets d’application.

Point de vue. Dans cette perspective, les élus du GART appellent à la création d’un délégué interministériel à la décentralisation du stationnement afin de pouvoir envisager la réforme dans tous ses aspects et, conformément à l’engagement pris, d’y associer les élus.
Cette période transitoire sera également le temps de la pédagogie.

Pour aller plus loin

- La table ronde « Le stationnement décentralisé et dépénalisé : le point de vue des AOM » - mardi 10 juin de 16h00 à 17h30 au Carrefour de l’Europe ;
- « Stationnement : quelles contributions des opérateurs » - mercredi 11 juin de 16h00 à 17h00 au carrefour de l’Europe ;
- La position du GART « La décentralisation du stationnement payant sur voirie » ;
- Le dépliant « 10 idées reçues sur la réforme du stationnement » ;
- Les cahiers du GART « La réforme de décentralisation/dépénalisation du stationnement », publication du GART hébergée dans le magazine « Ville Rail & Transports."

Lieu : Parc des expositions - Hall 1 - Porte de Versailles, Paris

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Plan du salon et exposants