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Technologies émergentes : créatrices de (no) futur ?

événements innovation

L'Académie des technologies, dans le cadre de Futur en Seine, organise "Les disputes de l'Académie des technlogies : Technologies émergentes : créatrices de (no) futur ?" le 13 juin 2015 à 15h

Clonage, pesticides, intelligence artificielle ... l'émergence des technologies divise, plus encore en temps de crise. Certains attendent d'elles une nouvelle ère de prospérité, d'autres y voient une menace. Rarement les parties échangent leurs points de vue, chacune préférant se nourrir d'idées dont elle est déjà convaincue.

Cette incompréhension peut conduire à un blocage : une affirmation sans nuance des bienfaits des technologies émergentes alimentant les inquiétudes sur l'importance de leurs effets nuisibles. L'Académie des technologies est, au contraire, persuadée qu'une dialectique entre ces deux visions, si elle est organisée, peut être fructueuse.

Les périodes de crise sont l'occasion de créer des confrontations, d'ouvrir au public l'éventail des positions sur un sujet faisant débat, de montrer la pluralité des visions du progrès à parti desquels il faudra préparer le futur.
A l'occasion de la sortie de son rapport sur l'Appropriation des technologies par la société, l'Académie met en scène une Dispute, en invitant trois académiciens aux opinions contrastées à présenter et à défendre leur vision du progrès, sous la conduite d'un modérateur.

Le 13 juin 2015 à 15h, lors du festival de Futur en Seine, l'Académie des technologies débattra donc devant et avec le public sur le thème : « technologies émergentes : créatrices de (no) futur ».

L'auteur du Rapport Appropriation des technologies par la société : Bernard Chevassus-au-Louis

Lorsque Bernard Chevassus-au-Louis débute sa carrière de chercheur en génétique animale, la biologie connait des avancées spectaculaires. La découverte du code génétique et la compréhension du fonctionnement des gènes et des cellules nourrissent la foi dans le progrès scientifique. Mais à la fin du 20ème siècle, les applications pratiques de la biologie cellulaire et moléculaire changent la donne. La mise au point des OGM, du clonage animal font débat et remettent en cause la confiance dans les bienfaits de la science. Bernard Chevassus-au-Louis a vécu ce basculement.

Tour à tour directeur général de l'Institut national de recherche agronomique (Inra), président du conseil d'administration du Centre national d'études vétérinaires et agroalimentaires (Cneva) puis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, il a été directement confronté aux crises de la vache folle ou celle des OGM. Fort de ces expériences, il questionne dans de nombreux travaux les relations complexes qu'entretiennent les sciences, les technologies et la société.
Bernard Chevassus-au-Louis est diplômé de l'Ecole normale supérieure. Il est agrégé de sciences naturelles, docteur en sciences et inspecteur général honoraire de l'agriculture. Il a également été président du Muséum national d'histoire naturelle de 2002 à 2006.



Les académiciens « disputants » 

Gérald Bronner est professeur de sociologie à l'Université Marc-Bloch de Strasbourg. Nommé maître de conférences en 1998 à l'Université de Nancy II, il y dirige le département de sociologie de 2000 à 2002 avant d'être nommé à la Sorbonne (Paris IV) où il codirige le CESS (Centre d'études sociologiques de la Sorbonne). Il a publié de nombreux ouvrages et articles scientifiques portant sur la formation et la disparition des croyances collectives (rumeur, idéologie, religion, magie etc.) et sur la cognition humaine : il a reçu, en 2004, pour "L'empire des croyances" (PUF, 2003) le prix Adrien Duvand de l'Académie de Sciences Morales et Politiques.

Diane d'Arras est directeur délégué Water Europe chez Suez-Environnement. Après une expérience de management de terrain en France et à l'international, en particulier comme directeur des opérations à Buenos Aires (7 millions d'habitant, 4000 collaborateurs), elle a été Senior V.P. Technologie, Métiers et Recherche de 2003 à 2010, au sein du COMEX de Suez Environnement. Elle y a acquis une très forte compétence en matière sanitaire et environnementale.

Etienne Klein suit ses études au Lycée Louis-le Grand puis à l'Ecole Centrale de Paris. Il obtient ensuite un DEA de physique théorique (1982), puis un doctorat en philosophie des Sciences (1999), enfin une habilitation à diriger des recherches dans cette discipline. Toute sa carrière s'est déroulée au Commissariat à l'Energie Atomique, où il dirige le Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière. Son sujet de prédilection est la question du temps en physique.

Lieu : CNAM - Salle Robert Faure - 292 rue Saint Martin - 75003 - Paris