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La toile que nous voulons - Des « big data » au web herméneutique

Entretiens du nouveau monde industriel
Au printemps 2014, dans le sillage des effets provoqués par les révélations d’Edward Snowden, Tim Berners Lee et le W3C lançaient l’initiative « The Web We Want ». C’est dans la suite de cette démarche que l’IRI (Institut de recherche et d'innovation) a proposé à ses partenaires (Cap digital, France Télévisions, Strate Ecole de Design, Institut Mines-Télécom, W3C) de consacrer la neuvième édition des Entretiens du nouveau monde industriel à l’hypothèse d’une refondation et d’une réinvention du World Wide Web, et sous le titre « La toile que nous voulons » – la toile que l’on perçoit désormais aussi bien comme le dispositif de capture de l’araignée que comme l’écran de projection d’un avenir meilleur.
La 9ème édition des entretiens du nouveau monde industriel auront lieu cette année les 14 et 15 décembre 2015 sur le thème "La toile que nous voulons - Du web sémantique au web herméneutique".
 
Avec le world wide web, a émergé il y a 22 ans ce qui apparaît désormais constituer la société réticulaire, que bouleverse l’économie des data, au plus grand bénéfice de groupes devenus planétaires en moins de dix ans, et au détriment des économies et des sociétés européennes : celles-ci n’ont pas su élaborer de politiques industrielles à la hauteur des enjeux ni aux niveaux nationaux, ni au niveau de l’Union Européenne. 
 
Bien que le web ait été inventé par le CERN, c’est en Amérique du Nord que les conséquences en ont été tirées, et c’est sous l’influence des boucles de rétroactions qui étaient favorables à ses modèles d’affaires que le web a évolué – en un sens qui l’a profondément dénaturé, au point d’en faire un instrument d’hypercontrôle et d’imposition d’une gouvernance purement computationnelle de toutes choses.
 
Depuis son origine, et sous la pression d’un secteur économique désormais hégémonique, le Web est devenu de plus en plus computationnel, privilégiant à outrance l’automatisation mise au service de modèles économiques devenus la plupart du temps ravageurs pour les structures sociales, et affaiblissant toujours plus gravement les conditions d’une pratique réflexive, délibérative et donc consciente de l’instrumentalité numérique réticulée – sans parler des aspects révélés par Edward Snowden.
 
Cette question constitue un triple enjeu : économique, politique (c’est à dire aussi militaire) et épistémologique. Lorsque Chris Anderson lançait en 2008 le débat sur les enjeux des big data que l’on nommait alors le data deluge, il clamait la « fin de la théorie ». Ce point de vue sans aucun doute vrai en fait dans certains domaines est aussi indubitablement faux en droit – et dans cette différence entre le fait et le droit se tient la question que nous posions dans les Entretiens du nouveau monde industriel 2014 sous le titre « La vérité du numérique » – la fin de la théorie, c’est la clôture automatique et entropique des savoirs – c’est à dire leur anéantissement statistique.
 
 Au point de vue de Chris Anderson, nous n’opposons pas seulement un argument abstrait de droit. Nous y ajoutons que l’automatisation du web ne sera en effet bénéfique que si elle est augmentée d’une fonctionnalisation herméneutique, c’est à dire néguentropique, capable de tracer les différends, polémiques et controverses, et d’en organiser les processus d’individuation collective délibérative par la conception d’un nouveau type de réseaux sociaux, basé sur les concepts d’individuation de Simondon, et fondé sur un nouveau langage graphique d’annotation.
 
Cette édition 2015 de nos entretiens, qui se tiendra immédiatement après la conférence des Nations Unies sur la limitation du changement climatique, affirmera la nécessité et la possibilité de réélaborer un web explicitement conçu en vue d’augmenter le potentiel néguentropique de l’humanité, au lieu de soumettre toutes singularités et possibilités salvatrices de bifurcations délibérées à un modèle computationnel systémiquement entropique. 
 
L’enjeu est celui d’une lutte contre l’entropie massive en quoi consiste l’avènement de l’Anthropocène, aussi bien que de la réouverture d’un avenir européen fondé sur la relance d’une politique industrielle européenne – par delà Airbus et le TGV tout aussi bien qu’au-delà du story telling des « big data ». 
 
Programme
 
Lundi 14 décembre 2015
 
I - Anthropocène et entropie du web
 
En 1993, le World Wide Web fut conçu au sein du CERN en vue d’instrumenter des relations entre pairs éditeurs, contribuant par leur activité à enrichir les savoirs et débats publics de controverses fécondes, c’est à dire, dans un langage systémique, de bifurcations néguentropiques. Ce n’est pas internet mais le World Wide Web qui, avec Mosaic, puis avec Netscape, a permis la constitution d’une réticulation planétaire à laquelle, vingt deux ans plus tard, sont connectés près de trois milliards d’êtres humains, et où sont apparues de nouvelles plateformes.
Désormais, cette connectivité généralisée reconduit le plus souvent à une standardisation massive des relations – c’est à dire aussi à une augmentation de l’entropie cognitive. Dans le contexte où l’Anthropocène, qui constitue désormais le cadre des négociations internationales, notamment quant au changement climatique, est toxique pour lui-même en ce qu’il augmente massivement le taux d’entropie thermodynamique dans la biosphère, le web ne pourrait-il pas et ne devrait-il pas  être repensé en vue de réactiver sa capacité initiale à intensifier la qualité à la fois des savoirs, des débats publics et des économies industrielles elles-mêmes ?
9h30 – Serge Lasvignes, Président du Centre Georges Pompidou : Ouverture des Entretiens du Nouveau Monde Industriel 
9h45 - Bernard Stiegler (IRI) : Le WEB dans l’anthropocène 
10h30 - Evgeny Morozov (journaliste, écrivain)
11h15 - Questions
11h30 - Giuseppe Longo (ENS) : De la collaboration des diversités à la compétition vers l'identique : les très grandes bases de données et les régularités sans sens
12h15 - Dominique Cardon (Orange Labs, université de Marne la Vallée) : Le bazar et les algorithmes : à propos de l’espace public numérique 
 
II – Architecture, traces et modèles de valeur
 
Comment réarchitecturer le Web dans une telle perspective « néguentropique » ? Le protocole de transfert HTTP et le format de données HTML ont rendu possible sur la base du protocole TCP/IP la constitution de pages et de sites web qui se sont multipliés de façon exponentielle lorsque que le Web est devenu accessible à tous. Les investissements dans des infrastructures capables d’assurer les services et les trafics qui se sont imposés ont mis le marché au cœur du réseau, le ramenant de plus en plus près des modèles d’audiences propres aux médias de masse. 
De nos jours, des architectures nouvelles émergent, telle la blockchain à la base du bitcoin, dans un contexte où se développent l’open access scientifique, les plateformes d’annotation contributive, qui relancent des questions posées dès les années 1960  par Ted Nelson et Douglas Engelbart, tandis que les modèles de territoires augmentés et d’industrie 4.0 conduisent vers de nouveaux scénarios de valorisation des traces qui bouleversent les fondements des sociétés industrielles configurées au XXè siècle.
 
14h30 - Julian Assange (Wikileaks - par Skype) et Renata Avila (Web Foundation)
15h30 - Débat
16h00 - Pascal Daloz
16h30 - Christian Fauré (Octo technologies - Ars Industrialis) : L’émergence de la Blockchain 
17h00 - Pierre Guehenneux (Vinci construction) : BTP du futur, accélérateur du nouveau monde industriel européen 
17h30 - Pause
18h00 - Yuk Hui (Leuphana Un) : Le concept de groupe dans les réseaux sociaux 
18h30  - Harry Halpin (contributeur du projet européen NextLeap – MIT/INRIA )
 
Mardi 15 décembre 2015
 
III – Gouvernementalité algorithmique et machine learning
 
Les big data configurent un processus social qui a été décrit par Thomas Berns et Antoinette Rouvroy comme l’avènement d’une gouvernementalité algorithmique. Outre la crise de la science statistique et de l’épistémè contemporaine (c’est à dire de l’articulation entre les savoir-faire, les savoir vivre et les savoirs académiques) que provoque le corrélationnisme des mathématiques algorithmiquement appliquées, la gouvernementalité algorithmique s’achemine vers l’époque du deep learning. Comment concevoir des agencements entre artifices computationnels et actions rationnelles des individus psychiques et collectifs qui ne conduisent pas à la standardisation massive des comportements et des représentations – c’est à dire à l’effondrement des capacités néguentropiques caractéristiques de l’homme ?
 
9h30 - Olivier Grisel (INRIA) : Modélisation prédictive et Deep Learning 
10h00 - David Berry (Université du Sussex) : Algorithms, Big Data, and Critical Theory
10h30 - Questions
11h00 - Pause
11h15 - Thomas Berns (Université libre de Bruxelles) : La réflexivité algorithmique 
12h00 - Paul Jorion (Anthropologue) : La mise à l'écart de l'homme par la machine est-elle irréversible ? 
 
IV - Espace public, études digitales et éditorialisation
 
La question de l’open access déjà évoquée doit être étendue et approfondie – en s’enrichissant des analyses critiques de la bibliométrie et de la scientométrie – dans la perspective beaucoup plus générale d’une réinvention de la chose publique, laquelle suppose des activités de publication de toute sorte. Si,  comme Jean-Pierre Vernant le mit en évidence, la polis grecque apparut avec la géométrie, c’est parce que la parité des citoyens est fondée sur la parité qui structure les coopérations rationnelles. Quelles conséquences en tirer pour les territoires à l’époque de la nouvelle parité à la fois rendue possible et menacée par l’hypercontrôle computationnel, pour la production et la transmission des savoirs académiques, et pour l’avenir des industries éditoriales françaises et européennes ?
 
14h00 - Ariel Kyrou et Bruno Teboul (Keyrus, Université Paris Dauphine) : Pour une contre-université du numérique 
14h30 - Boris Razon (France Télévisions)
15h00 - Xavier de La Porte (Rue89)
15h30 - François Bon (Ecrivain)
16h00 - Questions
16h45 - Table ronde Le web des territoires
Patrick Braouezec, président de Plaine commune
Bernard Stiegler, Ars industrialis
Benoît Thieulin, président du Conseil national du numérique, La netscouade 
 
Présentation des intervenants :
 
Julian Assange, Wikileaks :
Julian Paul Assange, est un informaticien et cybermilitant australien. Il est surtout connu en tant que fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de WikiLeaks.
 
Thomas Berns, Professeur de philosophie à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) :
Thomas BERNS est professeur en philosophie politique à l’Université Libre de Bruxelles, où il a longtemps dirigé le PHI – Centre de recherche en philosophie. A la fois spécialiste de la Renaissance et philosophe du politique, du droit et des normes au sens large, il est l’auteur de nombreux ouvrages. Ses travaux actuels portent, outre sur la pensée politique à la Renaissance et au seuil de la modernité, sur la question générale de la guerre dans la philosophie, sur les nouvelles formes de normativité et de contrôle statistiques. Il est membre du comité de rédaction de la revue Multitudes.
 
David Berry, Université du Sussex :
David M. Berry is Reader in the School of Media, Film and Music at the University of Sussex and Director of the Sussex Humanities Lab. He writes widely on computation and the digital and is the author of Critical Theory and the Digital, The Philosophy of Software: Code and Mediation in the Digital Age, Copy, Rip, Burn: The Politics of Copyleft and Open Source, the editor of Understanding Digital Humanities and co-editor of Postdigital Aesthetics: Art, Computation and Design.
 
François Bon, Ecrivain :
François Bon, est né en 1953 en Vendée. Publie après plusieurs années d’industrie Sortie d’usine aux éditions Minuit en 1982, et se consacre plusieurs décennies à l’écriture contemporaine. Enseigne désormais l’écriture créative à l’École nationale supérieure d’arts Paris-Cergy.
 
Patrick Braouezec, Président de Plaine commune :
Patrick Braouezec est un homme politique français. Ancien député-maire de Saint-Denis, il est aujourd'hui président de Plaine Commune.
 
Dominique Cardon, Orange Labs, université de Marne la Vallée :
Dominique Cardon est sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs et professeur associé à l’Université de Marne la vallée. Ses travaux portent sur les usages d’Internet et les transformations de l’espace public numérique. Ses recherches récentes portent sur les réseaux sociaux de l’Internet, les formes d’identité en ligne, l’autoproduction amateur et l’analyse des formes de coopération et de gouvernance dans les grands collectifs en ligne. Il conduit aujourd’hui une analyse sociologique des algorithmes permettant d’organiser l’information sur le web. Il a publié récemment, avec Antonio Casilli, Qu’est-ce que le digital labor ? (Paris, Ina Éditions, 2015) et A quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l’heure des big data, Paris, Seuil/République des idées, 2015.
 
Pascal Daloz, Directeur Général Adjoint, Marques et Développement Corporate : 
Avec la conviction qu’on ne peut dissocier rupture technologique et évolution de société, Pascal Daloz a contribué à ce que Dassault Systèmes investisse en pionnier de nouveaux domaines pour couvrir aujourd’hui un territoire d’activité unique.
Sachant saisir les tendances à venir et rassembler les talents les plus originaux, il aborde le développement de l’entreprise dans une approche transversale et interdisciplinaire, alliant connaissance du métier, maîtrise des technologies et stratégie d’acquisition. Il veille à ce que les 12 marques de Dassault Systèmes soient de moteurs d’imagination, d’innovation, d’attractivité et de croissance.
 
Xavier De La Porte, Rue 89 : 
Xavier de La Porte, est un journaliste, producteur de radio et essayiste français.
 
Christian Fauré, Partner, OCTO Technology :
Christian Fauré est Partner au sein d’OCTO Technology, il est également membre de l’association Ars Industralis et Président de l’IRI.
 
Olivier Grisel, Ingénieur expert en Machine Learning à Inria Saclay :
Il contribue notamment au projet open source scikit-learn qui fournit une bibliothèque d'algorithmes de modélisation prédictive. La bibliothèques scikit-learn est utilisée par de nombreux chercheurs et data scientists aussi bien dans des organismes de recherches publiques que dans des startups technologiques et dans grands groupes innovants.
 
Pierre Guehenneux, Directeur New Cost Vinci construction :
Ingénieur civil diplômé de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Il a construit toute sa carrière autour de la problématique de modernisation du secteur du BTP.
Loin de la frénésie marketing autour du BIM, des smart grids, smart cities, Pierre Guéhenneux défend l’idée que le BTP peut aujourd’hui non seulement se moderniser mais être un accélérateur du développement d’une industrie du futur européenne locale globale.
 
Harry Halpin, Contributeur du projet européen NextLeap :
Dr. Harry HALPIN is currently at the World Wide Web Consortium (W3C/MIT) under the direction of Tim Berners-Lee, where he started the successful Web Cryptography Working Group and the Social Web Working Group working on standards for decentralized social networks. He is also the project co-ordinator of the NEXTLEAP project at INRIA starting in 2016 to build a new foundation for digital rights and privacy-preserving protocols. Harry Halpin received his Ph.D. in Informatics from Edinburgh University under the supervision of Andy Clark, published as _Social Semantics_, and completed a postdoctoral study under Bernard Stiegler on the Web and philosophy. He organized the first workshop on the 'magna carta' for the Internet at the United Nations Internet Governance Forum in 2014.
 
Yuk Hui, Leuphana Un :
Yuk Hui est chargé du projet « techno-écologie de participation » à l’Institut de culture et d'esthétique des médias numériques, université de Leuphana en Allemagne, professeur associé à l’Académie des Arts de Chine. Il est coéditeur de l’anthologie 30 Years after Les Immatériaux : Art, Science and Theory (2015) et auteur du livre des Presses Universitaires du Minnesota, On the Existence of Digital Objects, préfacé par Bernard Stiegler (2016).
 
Paul Jorion, Anthropologue, membre du Haut comité pour l'avenir du secteur financier belge :
Paul Jorion est sociologue et anthropologue ; il a été chercheur en intelligence artificielle. Il s'est fait connaître en publiant un ouvrage "La crise du capitalisme américain" où il annonçait la crise des subprimes. Il s'efforce dans ses ouvrages récents de rebâtir une science économique digne de ce nom. Son livre le plus récent est intitulé : "Penser tout haut l'économie avec Keynes" (Odile Jacob 2015).
 
Ariel Kyrou, Essayiste et rédacteur en chef de culturemobile.net :
Directeur associé de Moderne Multimédias et à ce titre l’un des créateurs du site Virgin Megaweb en 1995, Ariel Kyrou est rédacteur en chef de culturemobile.net, site de réflexion sur la société et les cultures qui naissent du numérique. Il est membre du collectif de rédaction de la revue Multitudes, professeur d’histoire critique des cultures actuelles à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et directeur de la programmation du festival d’art contemporain a-part. Il est l’auteur de plusieurs essais autour du « nouveau monde digital », de la science-fiction et de la contre-culture. 
 
Giuseppe Longo, Directeur de Recherche (DRE) CNRS au centre interdisciplinaire Cavaillès (République des Savoirs, Collège de France et l'Ecole Normale Supérieure, Paris) :
Giuseppe Longo est également adjunt professor, Department of Integrative Physiology and Pathobiology, Tufts University, Boston. Il est rédacteur en chef de Mathematical Structures in Computer Science (Cambridge). Ses recherches ont d'abord concerné les fondements des Mathématique et leurs applications à l'Informatique. Il a ensuite étendu son champ de recherches à l'épistémologie des mathématiques et aux fondements théoriques de la Biologie. Il est actuellement responsable d'un projet à l'IEA de Nantes sur le concept de loi, en sciences humaines et de la nature.
 
Evgeny Morozov, Ecrivain, journaliste :
Evgeny Morozov est un chercheur et écrivain américain d'origine biélorusse, spécialiste des implications politiques et sociales du progrès technologique et du numérique.
 
Boris Razon, France Télévisions : 
Journaliste, Boris Razon est entré au Monde.fr en 2000. Il rejoint France Télévisions en 2011où il prend la direction des nouvelles écritures et du transmédia. Il expérimente de nouvelles formes narratives en poursuivant son observation de la mutation des médias et la progression de l’environnement numérique.
Depuis octobre 2013 il est également directeur éditorial de France 4. 
 
Renata Avila, Web Foundation :
Renata is Global Campaign Manager for the Web We Want  initiative, which aims to create a positive human rights agenda for internet users.
 
Bernard Stiegler, Institut de Recherche et d’Innovation :
Philosophe, Directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation, Bernard Stiegler est aussi président de l’association Ars Industrialis et professeur associé à l’Université de Technologie de Compiègne. 
Il est l’auteur de nombreux ouvrages de philosophie.
 
Bruno Teboul, Keyrus, Université Paris Dauphine :
Senior Vice Président Science & Innovation du groupe Keyrus et Enseignant-Chercheur à l’Université Paris-Dauphine.
 
Benoît Thieulin, Président du Conseil national du numérique, La netscouade :
Benoît Thieulin est une personnalité du numérique et un entrepreneur français. Il est directeur de l'agence La Netscouade et président du Conseil national du numérique depuis janvier 2013.
 
Lieu : Centre Georges Pompidou. Grande Salle - Paris