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World Electronics Forum 2017 : Connectez-vous au futur !

world electronic forum
La 22ème édition du World Electronics Forum se tiendra pour la seconde fois en Europe, dans la ville d’Angers, du 24 au 28 octobre 2017, au cœur du Grand Ouest français. À cette occasion, se rassembleront de nombreux représentants de fédérations et dirigeants provenant du monde entier, pour discuter des problématiques actuelles et futures du secteur de l’électronique et présenter leurs dernières innovations technologiques. Cet événement se déroulera dans le cadre de la Connected Week, une semaine dédiée aux objets connectés, où startups, professionnels et écoles pourront présenter leurs expertises et leurs innovations.
 
Les plus grands acteurs de l’électronique mondial seront accueillis du 24 au 28 octobre à Angers.
 
Depuis 1995, le World Electronics Forum (WEF) rassemble chaque année les représentants de fédérations de l’industrie électronique provenant du monde entier (USA, Singapour, Taïwan, le Vietnam, la Chine, le Japon, l’Australie…) et les dirigeants de grandes entreprises du secteur. Ses principaux objectifs sont de renforcer les liens entre les fédérations, d’échanger des informations sur des sujets clés et de favoriser le développement du secteur.
 
Pour sa 22e édition, ce sont donc entre 100 et 200 personnes parmi les plus grands acteurs de l’électronique mondiale qui sont attendues pendant quatre jours à Angers. Pour la ville et son territoire, l’événement constitue évidemment une opportunité exceptionnelle de rayonnement sur ses thématiques phares que sont les objets connectés et l’internet des objets (IoT).
 
Il est d’ailleurs d’ores et déjà prévu qu’à cette occasion, une semaine dédiée à l’IoT soit organisée à Angers avec au programme des conférences techniques, des visites d’entreprise et des expositions. Angers sera donc également en ce mois d’octobre le lieu de rencontre incontournable de l’industrie française de l’électronique et du numérique avec le reste du monde. 
Angers était en concurrence avec d’autres villes et territoires. Elle a été choisie pour son dynamisme en matière d’électronique et de numérique. Comment Angers est-elle devenue une capitale de l’électronique ?
Le déclin des industries traditionnelles de transformation des produits de la terre dans les années cinquante invitait à un renouveau radical de l’économie.
 
L’Anjou connaissait déjà l’industrie électrique et électronique : fabrication de lampes électriques à Saint-Pierre-Montlimart depuis 1911, Société Française Radio-Électrique (SFR, devenue Thomson-CSF) à Cholet depuis 1936.Angers avait de sérieux atouts pour attirer de nouvelles industries : main-d’œuvre, souvent féminine, apte à des travaux de finesse ; cadre de vie agréable ; situation géographique privilégiée ; préfecture, chambre de commerce, municipalité et comité d’expansion actifs. La première zone industrielle périphérique accueille Thomson en 1956-1957, qui s’oriente vers « l’électronique grand public » (transistors, télévisions). L’arrivée de Bull, en 1960, marque de façon éclatante la réussite du New Deal industriel angevin, grâce au système des usines-relais et aux facilités accordées pour l’implantation.
Mais ce qui fit d’Angers une ville de l’électronique, c’est son environnement de ville à écoles et à écoles techniques : Arts et Métiers, École supérieure d’électronique de l’Ouest (ESEO), département électronique du lycée Chevrollier, « bloc électronique » du Centre de formation professionnelle pour adultes, Collège scientifique universitaire. L’ESEO surtout, fondée en 1956 à l’Université catholique de l’Ouest et dirigée par le chanoine Jean Jeanneteau, a accompagné ce nouveau développement économique et lui a ouvert des perspectives. L’audace, la liberté et l’originalité d’un programme d’enseignement soucieux de former des ingénieurs à la souplesse d’esprit capable de toutes les adaptations ont rapidement fait le succès de l’établissement. « Il faut travailler dans le présent, comme si l’on revenait de l’avenir » disait son créateur.
Ainsi est née peu à peu la filière électronique angevine. Périodiquement régénérée, aujourd’hui fédérée sous le label « French Tech » et tournée vers les objets connectés, elle rassemble 7 000 emplois dans le bassin d’Angers.
(Source : Sylvain Bertoldi - Conservateur des Archives d’Angers)