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SophI.A. Summit : Tremplin de l’intelligence artificielle

intelligence artificielle
Sophia Antipolis organise un sommet les 7, 8, 9 novembre 2018, des volets consacrés IA & Biologie/Génétique, IA & Cognition, IA & Espace, IA & Vision, etc. Ces conférences permettront de détailler les dernières avancées scientifiques en matière de recherche dans ces différents domaines, en donnant la parole à des académiciens et professionnels qui viendront présenter leurs travaux autour de l'intelligence artificielle et débattre entre eux.
 
Sophia Antipolis a pris de l’envergure. Son ambition néanmoins se veut toujours la même : être un pôle d’innovation pionnier sur les technologies de demain et un territoire d’échanges pour les entreprises et investisseurs. Centre de bouillonnement intellectuel mêlant chercheurs, scientifiques et industriels, l’effervescence qui l’anime se traduit aujourd’hui par des chiffres qui assoient sa place de première technopole européenne. Cette première édition du SophI.A. Summit regroupera sur trois jours conférences, master classes, tables rondes,… organisées par plusieurs acteurs : la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis (CASA), l’Université Cote d’Azur (UCA), l’Inria, et leurs partenaires SAP, Amadeus, Accenture, et de nombreuses startups du technopole.
 
Elena Cuoco, Professeur associée à l'Ecole Normale Supérieure de Pise ; Romain Hugues, chercheur chez Thales Alenia Space, parmi d’autres grands noms du secteur, seront parmi les intervenants du volet IA & Espace. Celui-ci donnera un aperçu des usages de l’IA en astrophysique, en observation à distance de la Terre et en observation spatiale par exemple. La qualité des données collectées par les missions satellitaires (Gaia, Euclid, Lisa, pour ne citer que celles-ci) et les observatoires terrestres (tel que le futur interféromètre radio SKA) dévoilent de nouveaux défis en termes de calcul.
Yves Agid, professeur de l'Université Paris VI, médecin, et neurobiologiste ; Luc Robert, en charge du développement de la technologie de recontruction 3D chez Bentley, ou Paul Smolensky, professeur Krieger-Eisenhower de sciences cognitives à l'Université Johns Hopkins, interviendront respectivement sur les thématiques de l’IA & Biologie/Génétique, IA & Vision, IA & Cognition.

La France face au défi de l’intelligence artificielle : enjeux et action gouvernementale

Qu’il s’agisse de SIRI, des systèmes experts luttant contre la fraude à la carte bancaire, des futures voitures autonomes, ou encore de battre l’Homme au jeu de Go, les progrès récents de l’intelligence artificielle en font un élément à part entière de nos vies. Sa perspective croissante dans les années à venir a, de fait, mobilisé le gouvernement pour réagir rapidement à cette prépondérance programmée.
Le développement de l'intelligence artificielle est une priorité qu’a affirmée très tôt le Président de la République, en confiant à Cédric Villani une mission pour préparer le socle d’une stratégie française en la matière, dont le rapport a été publié le 28 mars 2018.
Rappelons-nous, la stratégie du gouvernement s’articule autour de quatre défis :
• Conforter l’écosystème de l’IA pour attirer les meilleurs talents ;
• Développer une politique d’ouverture des données, en particulier dans les secteurs où la France dispose déjà d’un potentiel d’excellence, comme la santé ;
• Créer un cadre réglementaire et financier favorable à l’émergence de champions de l’IA, à travers un soutien particulier aux projets de recherche et start-up en IA ;
• Engager une réflexion sur la régulation et l’éthique de l’IA, pour permettre son développement aux meilleurs standards d’acceptabilité pour les citoyens.
 
L’intégration de l’intelligence artificielle au sein des sociétés soulève plusieurs enjeux :
 
• Social : Comment intégrer ces nouveaux outils tout en préservant le tissu économique et social ? Comment préserver les emplois avec ces nouvelles technologies ? Chauffeurs de taxi et VTC pourraient être remplacés par des voitures autonomes ; au sein des usines, les métiers peu qualifiés pourraient disparaître au profit de machines dont la supervision serait effectuée par des employés spécialisés. Comment se préparer à cela ? A quel horizon ?
• Légal : Qui portera la responsabilité en cas de défaillance de l’intelligence artificielle ? L’éditeur de logiciel, le constructeur de matériel ou son propriétaire ?
• Ethique : L’IA actuelle reproduit des comportements humains qu’elle a déjà observés, analysés et stockés, mais n’est pas capable d’entamer un processus de création. Quelle est la frontière entre l’artificialité et l’autonomie de cette intelligence ? A quel moment peut-on considérer que l’intelligence artificielle devient pervertie par l’Homme ? Le robot Tay de Microsoft, après une action coordonnée malicieuse d’internautes, est devenu raciste, pro-nazi, xénophobe, misogyne et homophobe en moins de 24H. Comment prévenir les dangers et limiter le champ d’action de l’IA, pour la sécurité ?
• Economique : Plus de 137 000 emplois devraient être créés au cours du quinquennat d’Emmanuel Macron dans les domaines de l’intelligence artificielle et du Big Data. Comme à chaque révolution majeure, un temps de transformation est nécessaire afin de mettre en adéquation le marché du travail et les nouveaux besoins. L’Etat français, qui a décidé l’an passé d’investir plus de 1,5 milliard d’euros pour développer l’intelligence artificielle, prévoit de doubler le nombre d’étudiants formés. 80 ETI et plus de 270 start-ups spécialisées dans l’intelligence artificielle se sont créés depuis 2010 avec une croissance soutenue à plus de 30% sur tout le territoire.
• Sécurité et souveraineté des Etats : De la sécurité des données personnelles aussi sensibles que celle des données de santé, à la sécurité de la vie démocratique (processus électoral, indépendance des médias), les Etats sont de plus en plus vulnérables face à la montée en puissance des GAFA, et de la prédominance des Etats-Unis et de la Chine en matière d’intelligence artificielle. Pour pallier leur retard dans ce domaine et face aux potentielles menaces externes, le 10 avril dernier, 25 pays européens ont signé une déclaration visant à favoriser leur coopération autour de l’intelligence artificielle.
L’intelligence artificielle n’est plus un vague fantasme de robots se rebellant contre leurs créateurs. Son rôle est bien concret par de nombreux biais, que l’on peine souvent à discerner. Elle est « une révolution technologique, mais aussi économique, sociale, éthique et politique » selon Emmanuel Macron, et c’est parce qu’il n’est rien de moins aisé que d’en saisir tous les enjeux qui gravitent autour, que la vocation première du SophI.A. Summit est de mettre en lumière sa portée et son étendue dans l’ensemble des domaines qu’elle touche.

Le SophI.A. Summit 2018

Réunir et transcender les disciplines autour de l’intelligence artificielle, porter vers le grand public un message qui dépasse l’entre-soi des académiciens et scientifiques, dont les travaux ne sont à portée que d’un nombre restreint d’initiés : voilà l’ambition du SophI.A. Summit.
Les articles scientifiques, rédigés à l’attention de professionnels du milieu, seront ici transcrits dans un niveau de langage adapté afin que chacun puisse s’y retrouver et participer.
Ouvert à tous publics, le sommet vise à rassembler, sur trois jours, néophytes et experts afin que la connaissance circule et que les échanges permettent de nourrir les débats. Le sommet se déroulera sur trois jours, les 7, 8, 9 novembre 2018 à Sophia Antipolis. Trois jours durant lesquels se succèderont des conférences, des master classes, des sessions techniques et scientifiques, des rencontres d’entreprise.
 
Les différentes animations se tiendront au sein de lieux emblématiques sur le site de Sophia Antipolis, de ses membres et partenaires : le campus Sophia Tech, le site d’Amadeus, les espaces Antipolis, le site de l’INRIA, le site de SKEMA, et le Palais des Congrès de Juan les Pins.
 
Dès l’origine, Sophia Antipolis a développé l’internationalisation des projets et recherches de son territoire, et a fait de cette ouverture un moteur phare de son dynamisme actuel. Cette portée internationale se veut aujourd’hui l’essence même du SophI.A Summit, qui accueillera des intervenants en provenance du Canada, d’Allemagne, des Etats-Unis, d’Israël, d’Italie, du RoyaumeUni et de la France entière. Des académiciens et professionnels de grands groupes, se retrouveront ainsi à la même table. Le sommet permettra à des spécialistes de l’intelligence artificielle qui n’auraient pas eu l’opportunité de se rencontrer en dehors de ce cadre, de s’identifier et collaborer autour d’un projet commun. Peut-être donner naissance à de beaux projets futurs, et assurément nourrir des réflexions communes.