Rendez-vous

12 Décembre: Exoplanètes : d'autres mondes, d'autres Terres ?

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Le 12 décembre 2017, de 17h à 19h, venez rencontrer et poser vos questions à un académicien ! Sur le thème « Exoplanètes : d'autres mondes, d'autres Terres ? », rencontre avec Pierre Léna, membre de l'Académie des sSciences, dans le cadre des rendez-vous 5 à 7 de l'Académie des sciences - Cycle "Rencontre avec un académicien".
 
Avant 1995, le système solaire était le seul lieu de l’Univers où nous étions certains de l’existence de planètes, corps solides ou gazeux en orbite autour d’une étoile. Depuis plus d’un siècle, les astronomes cherchaient des objets semblables, sans succès. La première exoplanète fut découverte par une équipe suisse, depuis l’observatoire du CNRS situé à Saint-Michel en Haute-Provence.
En cette fin 2017, nous connaissons plus de 3500 de ces objets, tous situés dans notre Galaxie, car nos moyens d’observation ne nous permettent pas encore d’observer des astres si peu lumineux dans d’autres galaxies. La diversité de ces systèmes planétaires est chaque jour plus extraordinaire : taille et composition, distance à l’étoile et température, nombre de planètes autour de l’étoile, orbites. Nous estimons que la plupart des étoiles de la Galaxie, et donc des autres galaxies, sont très vraisemblablement accompagnées d’un système planétaire.
Un petit nombre d’exoplanètes semblables à la Terre est désormais connu. Cette richesse fait considérer notre propre système solaire comme un cas bien particulier et en éclaire l’histoire passée. On peut imaginer combien ces perspectives stimulent la recherche et la construction d’instruments inédits, combien s’approche peut-être un lointain horizon, celui de la présence de vie dans l’Univers, ailleurs que sur notre planète.
 
Professeur émérite à l’université Paris-Diderot et à l’Observatoire de Paris, membre de l’Académie des sciences, Pierre Léna est un astrophysicien qui a accompagné l’émergence, depuis 1960, de l’astronomie infrarouge, explorant un ciel et des objets jusqu’ici inconnus, grâce à des techniques nouvelles pour détecter et analyser cette lumière invisible à l’œil, messagère d’informations essentielles sur les objets froids de l’univers.
Il a contribué à la conception du Very Large Telescope (VLT)européen, installé au Chili et inauguré en 1998, en œuvrant pour doter le VLT de deux techniques révolutionnaires d’amélioration des images astronomiques, toutes deux développées dans des laboratoires français : l’interférométrie optique et l’optique adaptative. Aujourd’hui, elles constituent des outils majeurs pour étudier les exoplanètes.
 
Lieu : Institut de France – Grande salle des séances - 23, quai de Conti – 75006 Paris