ARTS & CULTURE

Le pouvoir des fleurs : 26 créateurs contemporains dialoguent avec l’œuvre florale de P-J. Redouté

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À l’occasion de la première rétrospective française consacrée à Pierre-Joseph Redouté, Ateliers d’Art de France et le musée de la Vie romantique co-présentent une exposition en deux volets célébrant le motif de la fleur du 26 avril au 1er octobre 2017, "Le pouvoir des fleurs". 
Photo : Sarah Radulescu, Jardin en Romance, 2017 © Cristian Radulescu
 
Si la fleur est une source d’inspiration centrale pour les arts décoratifs au XIXème siècle, les artistes de la matière en sont toujours imprégnés aujourd’hui. Sous quelles formes revisitent-ils ce thème ?
Ateliers d’Art de France propose d’y répondre par un parcours de créations métiers d’art inédit, déployé au sein des collections permanentes et des espaces extérieurs du musée de la Vie romantique. Argent, bronze, coton, émaux sur cuivre, grès, laine, mosaïque, papier, plâtre, plume, porcelaine, silicone, soie, terre crue, verre… 26 créateurs façonnent la matière pour réaliser une quarantaine d’œuvres originales prenant vie dans le jardin et les salles du musée.
 
Dans les espaces temporaires du musée de la Vie romantique, l’exposition « Le pouvoir des Fleurs, Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) » présente 250 peintures, aquarelles, objets d’art et vélins, témoignant de cette influence de l’œuvre de Redouté à l’époque romantique.
 
 
Pierre-Joseph Redouté (1759-1849) est connu pour ses roses, liliacées et autres plantes exotiques dessinées sur de précieux vélins, avec une précision savante et des coloris éclatants.
L’œuvre de celui que l’on surnomma le « Raphaël des Fleurs » témoigne de la préoccupation grandissante pour la classification, l’identification et la collection des plantes et il contribua à l’âge d’or des sciences naturelles.
 
L’engouement pour la fleur sublimée par Redouté atteint les particuliers et ses motifs sont largement diffusés dans les productions manufacturières. Les soyeux lyonnais créent de nouvelles étoffes aux lignes végétales, tandis que papiers peints, porcelaines, broderies et peintures rendent hommage à la botanique.
 
Alors qu’un certain nombre de créateurs s’inscrit dans la plus pure tradition des arts décoratifs français, tel Samuel Mazy, fleuriste-porcelainier, d’autres revisitent la fleur avec humour ou poésie. Isabelle Poupinel, céramiste, réinterprète l’herbier, premier objet de collection des amateurs de promenades fleuries ; Christine Coste vient littéralement abattre avec ironie la fleur, symbole de l’histoire de l’art.
D’autres privilégient la charge romantique de l’ancienne maison-atelier d’Ary Scheffer. Ainsi, Kyoko Sugiura a créé spécialement une toile brodée de perles fines en hommage à la relation tumultueuse entre George Sand et Frédéric Chopin.
 
Kyoko Création, Chaos, 2017 © Takeshi Sugiura
 
Tzuri Gueta investit la rocaille du jardin d’hiver avec ses lianes de soie et de silicone, tandis que Sarah Radulescu redonne vie à un fauteuil des collections permanentes du musée.
 
Les créateurs : Alexandra Carron, Cécile Chareyron, Christine Coste, Agnès Debizet, Corinne Dorlencourt, Antonella Fadda-Haffaf, Ferri Garcès, Tzuri Gueta, Félicité L, Hélène Lathoumétie, Bruno Livrelli, Stéphanie Martin, Samuel Mazy, Laurence Oppermann & Tzuri Gueta, Brigitte Pénicaud, Fabienne Picaud, Martine Polisset, Isabelle Poupinel, Sarah Radulescu, Marie Rancillac, Lise Rathonie, Angèle Riguidel, Ber Christine Coste, L’assault, 2010 © Christine Coste trand Secret, Kyoko Sugiura, Valérie Tanfin, Françoise Tellier-Loumagne.
 
Corinne Dorlencourt, Etamines, 2016 © Hervé Dorval
 
Part essentielle dans l’économie de la création, le secteur des métiers d’art rassemble près de 38 000 entreprises en France et génère un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros.
Ils s’exercent dans les champs de la création ainsi que dans ceux de la reconstitution, de la réparation et de la restauration du patrimoine.
L’exercice des activités de métiers d’art se caractérise par quatre critères cumulatifs :
• La maîtrise de gestes, de techniques et de savoir-faire complexes en vue de la transformation de la matière ;
• Les oeuvres réalisées nécessitent un apport artistique et portent l’empreinte de leur créateur et de l’atelier dont elles sont issues ;
• Les oeuvres sont réalisées dans leur intégralité à l’unité, en pièces uniques ou en petites séries ;
• Les oeuvres sont par nature durables.
 
Lieu : Musée de la Vie romantique - Hôtel Scheffer-Renan – 16, rue Chaptal – 75009 Paris

 

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