ARTS & CULTURES

"L'indescriptible" au Musée Guggenheim Bilbao

arts et cultures
Du 22 mars au 9 septembre 2019, le Musée Guggenheim de Bilbao présente avec Jenny Holzer : L'indescriptible, la plus exhaustive sélection d'œuvres encore jamais réunie à ce jour sur le travail de cette artiste nord-américaine de premier plan, dont la matière première est le texte, qu'il soit apposé sur des t-shirts, des plaques ou des panneaux électroniques. Elle y aborde des sujets et des thèmes dénonçant l'ignorance et la violence, souvent avec humour, compassion et courage.
 
Jenny Holzer - Photo : Nanda Lanfranco
 
Depuis plus de quarante ans, Jenny Holzer présente ses idées subversives, ses prises de position et ses chagrins dans des lieux publics et des expositions internationales, dont le 7 World Trade Center, la Biennale de Venise, les musées Guggenheim de New York et Bilbao, le Whitney Museum of American Art et le Louvre Abu Dhabi.
Son travail s’articule autour de la langue. Avec ses textes crus et tranchants l'artiste aborde les éléments fondamentaux de l'existence humaine : pouvoir, violence, croyances, mémoire, amour, sexe et mort.
 
"Ram" (Bélier), 2016 - Panneau à DEL à diodes bleues, vertes et rouges 14 x 762 x 14 cm
Texte : “Two Faces the Color of Iron” (Deux visages couleur fer), de Building the Barricade (La construction de la barricade), traduction anglaise de Piotr Florczyk
© 2016 Tavern Books. Utilisé avec l’autorisation de Ludmilla Adamska-Orłowska et du traducteur.
Courtoisie de l’artiste et Hauser & Wirth
© 2019 Jenny Holzer, member Artists Rights Society (ARS), NY /VEGAP
Photo : Collin LaFleche
 
L’exposition de Bilbao présente plusieurs œuvres récentes, dont des panneaux électroniques robotisés, des peintures et des projections de lumière. Les visiteurs découvriront réflexions et idées qui ont irrigué le travail de Jenny Holzer durant toute sa carrière, présentées au travers d’un large éventail d’installations expressément créées pour le Musée Guggenheim Bilbao.
 
La démarche de l’artiste vise à impliquer le public au moyen de la création d’espaces suggestifs qui invitent les spectateurs à réfléchir, voire à se définir face à des questions polémiques, telles que la crise mondiale des réfugiés, la violence faite aux femmes ou les abus systématiques de pouvoir.
 
"Lustmord Table "(Table de crime sexuel), 1994 (détail) - Os humains, rubans adhésifs argentés et table de bois - 74,3 x 177,8 x 113,7 cm
Courtoisie Sprüth Magers
© 2019 Jenny Holzer, member Artists Rights Society (ARS), NY /VEGAP
Photo : Ken Adlard

Le Musée Guggenheim Bilbao présente Jenny Holzer

L’Indescriptible, représente le parcours complet du travail de l’une des artistes les plus importantes de notre époque. Cette exposition, organisée grâce au soutien de la Fondation BBVA, présente plusieurs œuvres récentes, dont une série de projections de lumière sur la façade du Musée qui pourront être contemplées tous les soirs du 21 au 30 mars.
L’œuvre de Holzer est présente au Musée depuis l’ouverture de celui-ci grâce à l’imposante Installation pour Bilbao (1997). La pièce —installée dans l’Atrium et commandée pour l’inauguration du bâtiment— est constituée de neuf colonnes lumineuses, de plus de douze mètres de hauteur chacune. Depuis l’année dernière, cette installation, expressément conçue pour son actuel emplacement, est complétée par Arno Pair (2010), une paire de bancs de pierre couverts d’inscriptions donnée au Musée par l’artiste.
 
« Survival : Men don't protect... » (Survie : Les hommes ne te protègent plus...), 1989 - Banc de granit rouge indien 43,2 x 106,7 x 45,7 cm
Texte : Survival, 1983–85
Courtoisie de l’artiste
© 2019 Jenny Holzer, member Artists Rights Society (ARS), NY /VEGAP
Photo : Larry Lame
Les réflexions et les idées, les prises de positions et les chagrins exprimées par Jenny Holzer tout au long de plus de 40 ans de carrière sont présentées au public par le biais d’une importante sélection d’installations, dont chacune est porteuse d’une forte dimension sociale. Son médium, que ce soit sur des tee-shirts, des plaques, des peintures ou des diodes électroluminescentes (LED), est le langage. La diffusion de textes dans l’espace public constitue un aspect essentiel de son œuvre, qu’il s’agisse, à ses débuts dans les années 1970, d’affiches collées en cachette dans toute la ville de New York ou de ses récentes projections de lumière sur des paysages et des architectures.
 
"de Inflammatory Essays" (Essais imflammatoires, 1979–82), 1982
Courtoisie de l’artiste
© 2019 Jenny Holzer, member Artists Rights Society (ARS), NY /VEGAP
Photo : Jenny Holzer
 
Les visiteurs de l’exposition seront témoins de l’évolution expérimentée dans la pratique de l’artiste, qui traite de thèmes fondamentaux de l’existence humaine, comme le pouvoir, la violence, les croyances, la mémoire, l’amour, le sexe et la mort. Son art s’adresse à un public large et diversifié au moyen d’un langage direct, concis et tranchant. Le but d’Holzer est d’impliquer le spectateur par la création d’espaces suggestifs qui provoquent une réaction, une pensée ou l’adoption d’une prise de position, laissant l’auteure, souvent anonyme, à l’arrière-plan.
 
Jenny Holzer a reçu le Lion d'or à la Biennale de Venise en 1990, le prix Crystal du Forum économique mondial en 1996 et la Médaille internationale des arts du département d'État des États-Unis en 2017. Elle est également titulaire de doctorats honorifiques du Williams College, de la Rhode Island School of Design, de The New School et du Smith College. Elle vit et travaille actuellement à New York. 
 
 
Photo d’entête : Jenny Holzer  Purple (Pourpre), 2008  - 20 panneaux DEL à diodes bleues, vertes, rouges et blancs  - Chaque élément : 148,1 x 13,3 x 14,8 cm   - Texte : documents du gouvernement américain
Courtoisie de l’artiste  
© 2019 Jenny Holzer, member Artists Rights Society (ARS), NY / VEGAP  
Photo : Collin LaFleche
 

 

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