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Premier Festival du domaine public

La Culture en biens communs grâce au numérique : 1er festival du domaine public du 16 au 31 janvier 2015

Kandinsky, Aristide Maillol, Jean Giraudoux et tous les autres ont le plaisir immense de vous inviter au premier festival du domaine public qui se déroulera à Paris du 16 au 31 janvier. Vingt-sept célébrations essaimées dans Paris : spectacles, conférences, « grande fête du remix »…

Oui … reproduire un Kandinsky, télécharger les pièces de Jean Giraudoux, imprimer les sculptures d’Aristide Maillol,... sont depuis le 1er janvier 2015 des actes tout à fait légaux. Ces oeuvres d’art sont, comme le prévoit la loi, tombées dans le domaine public car leurs auteurs sont morts depuis 70 ans. Si les nouvelles technologies ont facilité l’accès à la connaissance, cet effet est mille fois augmenté concernant les oeuvres du domaine public qui peuvent ainsi être numérisées, diffusées, partagées, et même modifiées par tout un chacun, contribuant ainsi à leur renommée.

Il ne manquait qu’une chose : sans doute une grande fête-festival pour polléniser la culture en Biens Communs ! C’est chose faite avec le 1er festival du domaine public qui se déroulera en Ile-de-France jusque fin janvier.

Sur le site http://festivaldomainepublic.org/vous pourrez lire ceci : On fête le centenaire de la naissance ou de la mort d’un auteur mais, à l’heure du numérique, n’est-il pas tout aussi important de célébrer comme il se doit son entrée dans le domaine public ?

Domaine public ? Pour rappel, le domaine public désigne les œuvres de l’esprit qui ne sont plus couvertes par le droit d’auteur. En France une œuvre « tombe » (ou plutôt « entre » voire « s’élève ») généralement dans le domaine public 70 ans après la mort de son auteur, c’est-à-dire qu’elle revient au public.

D’où vient ce festival ? C’est un prolongement de la « Journée du Domaine Public », initiée par le réseau européen Communia et organisée en France depuis 2010 par Wikimedia France, Creative Commons France, Open Knowledge Fondation France, la liste SavoirCom1 et la Quadrature du Net. 
Ce festival est à l’initiative d’Alexis Kauffmann et de Véronique Boukali, enseignants de formation et fondateurs respectifs de Framasoft et Romaine Lubrique.

Pourquoi un festival du domaine public ?

Parce que, grâce aux nouvelles technologies, le domaine public acquiert une importance nouvelle.
Les œuvres du domaine public, lorsqu’elles sont numérisées, sont accessibles à tous ; elles peuvent être diffusées, échangées, modifiées librement. C’est un vaste patrimoine commun que chacun peut redécouvrir, s’approprier et réinventer comme bon lui semble.
Le domaine public réalise ainsi sa promesse : donner aux œuvres une « seconde vie », en permettant à tout un chacun d’y accéder sans demander d’autorisation ni de payer de droits.
Ce festival se donne pour but de sensibiliser le plus grand nombre à l’importance et à la richesse du domaine public, par un ensemble de manifestations à la croisée de la culture, des nouvelles technologies et de la création.

Programme - Un aperçu « pluriel – Ma sélection...

- Grande Fête du Remix » du samedi 24 janvier (l’imagination créatrice au pouvoir) au NUMA où le public va pouvoir EXPERMENTER en s’inspirant directement des œuvres du domaine public, tels que Munch, Kandinsky, Mondrian, Giraudoux ou Fénéon, etc.

- Et aussi des visites de musée, des rallyes photo, des projections, une réinterprétation de Bach et Chopin, des recycle’art pour enfants, des rencontres « Tous éditeurs » et même un questionnement sur le vivant !

Vous pourrez aussi réflechir (ca fait pas de mal ! ) le 28 janvier à l’École Normale Supérieure avec une conférence sur les enjeux politiques et juridiques du domaine public.

Le 30 janvier ne manquez pas un event exclusif DP – un ciné-concert (vive le domaine public !) à la Gaîté Lyrique : L’artiste Shoï met en musique électro les « Fantômas » remontés de Louis Feuillade (1913).

Le dernier jour du festival, le 31 janvier à la REcyclerie, une cérémonie librement décalée très cool à mon avis : les Copyfraud Awards où personne n’aura envie de recevoir un prix pour « réappropriation abusive des œuvres du domaine public » !

Et puis Le Petit Prince (cf. mon claim l’avenir tu n’as pas à le prévoir, tu dois te le permettre !) mais là c’est juste chez les Belges ! Patience !

Vous l’aurez compris cette manifestation me ravie .. car pour moi comme la culture dont "l’art doit être pour tout le monde et pour personne" (Ainsi parlait Zarathoustra)) donc accessible à tous .. et si je dis personne c’est que cela demande un petit effort pour être vu ! L’accès ne fait pas tout ! A vous de prendre un bon bain de culture et d’art si vous le voulez vraiment !

Programme complet

ET ….voici les oeuvres des nouveaux auteurs 2015 mises en ligne par le catalogue nos livres (qui « recense les livres électroniques du domaine public francophone, disponibles gratuitement et qui ont un minimum de qualité ») :

- Manifeste du Futurisme, Filippo Tommaso Marinetti – ÉFÉLÉ
- Mafarka le futuriste, Filippo Tommaso Marinetti – ÉFÉLÉ
- L’afrique aux noirs, Paul Otlet – ÉFÉLÉ
- Le premier de la classe, Benjamin Crémieux – ÉFÉLÉ
- Le poème de la tranchée, François Porché – ÉFÉLÉ
- Siegfried et le Limousin, Jean Giraudoux – Bibliothèque numérique romande
- Elpénor, Jean Giraudoux – Bibliothèque numérique romande
- Trois drames de l’Asie, Louis Laloy – Chine ancienne
- Miroir de la Chine, Louis Laloy – Chine ancienne

Maryline Passini, Fondatrice et directrice de l'agence Proâme