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Une conférence d’astrophysique pour rire aux larmes

Comment faire rire avec un vrai cours d’astrophysique ? C’est le défi que relève Alexandre Astier. L’artiste, qui s’est fait connaître grâce à la série Kaamelott, repart en tournée avec son spectacle intitulé "l’Exoconférence". Le public rit et prend des notes.
 
C'est une vraie fausse conférence. Vraie conférence puisque que pendant près de deux heures, Alexandre Astier, lui qui s’est toujours rêvé astronome, est seul sur scène, et nous explique, comme un prof, photos, vidéos et chiffres à l’appui, qu’il existe des protogalaxies, que la voie lactée a du gout, que l’univers est peut-être isotrope et que, non, on ne croisera jamais d’extraterrestre. Mais évidemment il le fait à la Astier. Du coup ironie, sarcasme et décalage.
 
 
En bas, sur la Terre, il y a les affaires courantes et la vie domestique, les petites phrases chocs ou les images en une qui monopolisent l’opinion publique. Dans le ciel, une supernova signale l’explosion d’une étoile située à plusieurs millions d’années-lumière, dont l’image ne parvient qu’aujourd’hui. Entre les deux, entre le ridicule du quotidien terrien et les promesses d’une existence extraterrestre, un astrophysicien s’arrache les cheveux. Il donne sa conférence, fait un point. Entre la Terre et les étoiles, il dresse un bilan définitif, pose les questions capitales : « Comment ne pas se vexer que les extraterrestres nous ignorent ? »
 
 
Comme à son habitude, Alexandre Astier ne sait pas faire drôle avec du léger. Alors il choisit du grand, du noble, du mythe. Après s’être emparé de la légende du Roi Arthur pour sa fameuse série Kaamelott, après s’être pris pour Jean-Sébastien Bach pour son premier spectacle il y a quelques années, et alors qu’il prépare un long métrage sur la bête du Gévaudan, l’artiste tente de percer les mystères de l’univers le temps de cette Exoconférence. Ce qu’il cherche ? De la matière et ce pourquoi il fait finalement ce métier : étudier. Il nous livre ici une conférence documentée mais décapante, sérieuse et délirante, qui met en perspective les travers d’une humanité égocentrée avec l’incommensurable dimension de l’espace qui l’entoure.
 

L’Exoconférence du 12 au 16 septembre à l’Olympia Bruno Coquatrix et en tournée jusqu’au 6 décembre