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La fête du graphisme

fête du graphisme
La Fête du Graphisme investit les murs de la Cité internationale des arts du 15 janvier au 7 février 2016. Depuis trois ans, elle transforme Paris en capitale du graphisme. De nombreuses initiatives vont dans ce sens en proposant une véritable diversité d'événements. La Cité internationale des arts, située dans le 4ème arrondissement de Paris, se positionne en première position en offrant un programme riche de cinq expositions et de rencontres. 

Les expositions

Graphisme des antipodes : l'idée de cette exposition prenant place à l'intérieur de la Cité est de faire découvrir la scène artistique de deux capitales du monde, Stockholm et Buenos Aires.
Les commissaires de Graphisme des antipodes sont  Michel Bouvet, et Blanche Alméras.
 
Il existe, aux extrémités du globe, proches de l’Antarctique et du cercle polaire, deux pays particulièrement intéressants sur le plan artistique et culturel. La littérature, la musique, le cinéma ou le sport en sont les caractéristiques les plus connues et les plus appréciées à travers le monde. Pourtant, malgré une scène graphique très vivante dans chacune de ces deux capitales, les graphismes argentin et suédois restent trop peu connus. Si l’enseignement du graphisme est assez récent en Argentine, malgré une expression populaire d’une incroyable vitalité sur les murs de Buenos Aires, ce n’est pas le cas pour la Suède, pays dont le design est réputé dans le monde entier.
 
À Buenos Aires, mégapole latino-américaine et cosmopolite, la rue est un formidable théâtre d’images et de mots. Ses enseignes de magasins, ses murs peints et ses autobus bariolés y incarnent, avec force et vitalité, un art visuel et typographique vernaculaire d’une incroyable intensité. A Buenos Aires, les graphistes s’impliquent souvent, malgré des budgets parfois modestes, dans la vie politique et sociale de leur ville et de leur pays. Ils interviennent dans les secteurs de l’économie et de la culture tout autant que dans l’éducation, la santé ou le monde carcéral.
 
À Stockholm, la situation des graphistes est forcément différente. Le consensus économique et social existe en Suède. Le système éducatif suédois favorise par exemple – dès le plus jeune âge – l’épanouissement artistique des citoyens. Forts de cette éducation, entre tradition nordique et modernité, les graphistes de Stockholm peuvent, à l’instar de leurs confrères des pays anglo-saxons, travailler simultanément pour le secteur institutionnel, culturel et social et pour les grandes marques suédoises ou internationales. Ils y déploient une inventivité débridée, colorée où le dessin et l’illustration tiennent une place souvent remarquable.
 
Cette présentation, à travers les œuvres de leurs créateurs, invite à la découverte de ces deux passionnantes capitales du bout du monde.
 
Les artistes invités pour « Buenos Aires. Portrait d’une mégapole » sont : El Fantasma de Heredia, Onaire. Colectivo gráfico, Juan Lo Bianco, Mono Grinbaum, Hernán Berdichevsky, Estudio Zkysky, Theo Contestin.
Les artistes invités pour « Stockholm. L’exemple suédois » sont : Erica Jacobson, Lotta Kühlhorn, Snask, Bygg Studio, Fellow Designers, Stockholm Design Lab, Sepidar Hosseini.
 
Un film sur Buenos Aires, réalisé par Theo Contestin, et un film sur Stockholm, réalisé par Blanche Alméras, seront également présentés.
Avec la participation de l’Institut suédois pour « Stockholm. L’exemple suédois »
 
Utopies et réalités #2, Les intrépides : découvrez ici les oeuvres de cinq auteurs venant des Pays-Bas, d’Allemagne, de Pologne et de Russie.
Les commissaires de Utopies et réalités #2. Les intrépides sont  Michel Bouvet, et Blanche Alméras.
 
Faisant suite à la présentation des œuvres de Kazumasa Nagai et d’Henning Wagenbreth dans le cadre d’Utopies et réalités #1, cette exposition souhaite mettre en lumière le travail de cinq graphistes ou ateliers de graphisme exceptionnels. Il s’agit du Russe Peter Bankov, du Français Xavier Barral, du Polonais Jan Bajtlik, des Allemands de Cyan et des Néerlandais du Studio Boot.
 
Exceptionnels, ils le sont à plusieurs titres. Mais ils le sont, sans doute, surtout, par leur capacité remarquable à transposer leurs rêves dans la réalité. A incarner, aux yeux des autres, une utopie possible. Celle de pratiquer un travail de commande – celui de graphiste –, aux exigences et aux règles particulières, dans un esprit de liberté et de créativité sans limites. Par leur ouverture au monde et leur curiosité pour les autres, ils ont su à la fois bousculer les codes et transformer la commande initiale. En respectant le client, en attirant l’attention du public, ils ont néanmoins su affirmer de belle manière leur profonde singularité artistique.
 
Intrépides, ils le sont par une quête permanente de renouvellement esthétique, par leur refus de concession aux tendances du moment, mais aussi par leur intégrité intellectuelle et artistique.
 
Ces graphistes font ainsi, à travers la diversité de leurs travaux, que ce soient des commandes ou des initiatives personnelles, une démonstration aussi déterminante que réjouissante  :  de la contrainte naît souvent la liberté.
Bienvenue en Utopie !
 
Les artistes invités : Studio Boot (Pays-Bas), Jan Bajtlik (Pologne), Xavier Barral (France), Cyan (Allemagne), Peter Bankov (Russie).
Avec le soutien de l’Institut polonais.
 
Graphisme, rock et cinéma  : l'exposition explore la représentation graphique du cinéma inspirée par le rock à travers une sélection d'affiches, de pochettes de vinyles, de magazines..
Les commissaires de l’exposition “Graphisme, rock et cinéma” sont Michel Bouvet, et Blanche Alméras.
 
Dès son apparition comme phénomène musical, le rock a, d’emblée, inspiré le cinéma. Anticonformiste et rebelle, il a, dès ses débuts, provoqué, notamment dans l’Amérique conservatrice des années 50, crainte ou fascination. Bousculant les codes musicaux, vestimentaires ou sexuels de l’époque, il a immédiatement séduit une jeunesse, avide de changement, prompte à tourner la page de l’après-guerre. Plus tard, dans les années 60 et 70, le rock fut la bande son d’une génération engagée contre la guerre au Vietnam, pour les droits civiques ou l’égalité entre hommes et femmes. A la fin des années 70, la vague punk, succédant au mouvement hippie, sonna le glas de toutes ces illusions. Depuis, le rock se transforme sans cesse, mais continue d’incarner une énergie singulière.
 
De nombreux films ont témoigné de l’influence du rock sur la société et contribué à la renommée ou à la découverte de nombreux musiciens. Les cinéastes en ont fait un usage différent. Certains d’entre eux filmèrent des répétitions, des concerts ou des festivals, quelques-uns s’inspirèrent de la vie et de la carrière de chanteurs et de musiciens, tandis que d’autres réalisaient des films où fiction et rock s’entremêlaient. Des cinéastes revendiquent également, et notamment aujourd’hui, une inspiration, directement tirée du rock, dans l’élaboration de leur œuvre cinématographique.
 
Le graphisme a, bien évidemment, accompagné cette rencontre entre le rock et le cinéma. Les documents réunis ici (affiches, disques vinyles, CD, DVD, revues), renseignent sur les modes de représentation graphique employés selon les époques, des années 50 à maintenant. Mais aussi sur les archétypes visuels incarnant les différents types de rock. Sans être évidemment exhaustive, cette exposition documentaire souhaite mettre en lumière les relations étroites entretenues entre le graphisme, le rock et le cinéma.
 
Présentation de deux films documentaires « Entretiens avec John Lennon à l’Apollo » et « CBGB » le club CBGB de New York, réalisés par Jean-François Vallée, ancien grand reporter à Radio France et France Télévisions.
Avec la contribution de la Cinémathèque Française, la Médiathèque Musicale de Paris et la galerie Dominique Besson.

Les Rencontres

Des intervenants venus de tous les domaines du graphisme (typographie, affiches de cinéma, design...) présenteront les aspects de leur métier et les enjeux du graphisme contemporains. Rendez-vous les vendredis 15 et 22 janvier 2016 de 16h à 22h30, les samedis 16 et 23 janvier 2016 de 16h à 19h (entrée libre, dans la limite des places disponibles).
 

Projection - La Nuit du générique

Le générique est l’art subtil de mélanger image, typographie et musique. L’association We love your names a été créée pour mettre en lumière cette partie méconnue de notre histoire de l’art. Il est temps aujourd’hui de célébrer le générique et ses créateurs (réalisateurs, compositeurs de musique, graphistes), souvent inconnus, oubliés ou même non crédités. L'objectif est de susciter la curiosité et l’intérêt du grand public et de tous les professionnels de l’image et du graphisme sur cette discipline particulière et trop méconnue qu’est l’art du générique. La Nuit du générique présentera cette année une sélection autour de deux thématiques : la représentation de la femme dans les génériques – les femmes qui en sont les créatrices, et la ville mise en scène dans les génériques.
Ce sera ainsi l’occasion de découvrir l’évolution de la représentation des femmes sur ce support particulier au travers d’une sélection internationale et de mettre en lumière certaines créatrices qui, paradoxalement, sont encore très peu représentées dans cette discipline.
 
Concernant la ville, elle constitue un décor maintes fois mis en scène par les réalisateurs, devenant parfois un personnage à part entière. Le générique, en tant qu’ouverture plus libre et graphique, en fait découvrir au spectateur la vision singulière du cinéaste.
 
La table ronde sera animée comme chaque année par Alexandre Tylski, enseignant-chercheur (ESAV), producteur (France Culture), auteur-réalisateur (sur Blow Up, Arte), auteur de livres, dont le fameux Les Plus Beaux Génériques de Films, paru en 2014 aux éditions La Marinière.
 
Petite surprise cette année : la collaboration avec Bruno Bouchard, collectionneur de pré-cinema. Il distribue des segments de 10 secondes de pellicule 35mm issus de sa collection personnelle à tous ceux qui souhaitent participer à la réalisation d’un film collaboratif, 24 mensonges par seconde. Chaque participant peut à sa manière détourner l’extrait confié en utilisant toutes les techniques liées à la pratique du direct film. We love your names participe à cette belle aventure : des adhérents de l’association ont travaillé sur différents logos de sociétés de production de film. Le résultat sera projeté lors de la Nuit du générique !
 
Les intervenants de la table-ronde sont : Annette Dutertre, monteuse, Marie-Jeanne Serero,  compositrice de musique et Alexandre Tylski, enseignant-chercheur, auteur et réalisateur.
 
Séance 1, de 20h15 à 21h30, suivie d’une table-ronde de 21h30 à 22h30.
Séance 2, de 22h45 à minuit.
Entrée libre dans la limite des places disponibles. Lieu : Majectic Bastille le 28 ,janvier 2016 de 20h à minuit
 
En co-organisation avec We Love Your Names
Les commissaires de la Nuit du générique sont : Laure Chapalain et Eric Brocherie, soutenus pas les membres de l’association We Love Your Names.
www.weloveyournames.com
www.24mensongesparseconde.com
 
 
 
La Fête du Graphisme à la Cité internationale des arts du 15 janvier au 7 février 2016
Tous les jours sauf le lundi, 10-19h
Tarifs : 8, 5 euros pour les expositions payantes
Rencontres gratuites