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Farah Khelil expose à la Mamia Bretesche Gallery

Farah Khelil
Pour sa première exposition personnelle à la galerie Mamia Bretesche, du 10 mars au 16 avril 2016, "Transduction", Farah Khelil a fait le choix d’exposer des œuvres troublantes, sensorielles. L’artiste joue sur la perception des choses, nos sens deviennent formes chez cette artiste «pointilleuse» à l’instar de l’œuvre intitulée «Point de vue, point d'écoute (Lectures) » 2012-2016.
Farah Khelil nous propose également une vidéo « Bruit » réalisée en 2015  et  son  «Musée  du Silence » composé de 7 dessins, du point au trait, un style délicat, touchant et abouti. Une photographie de grand format «Mo’Jam» donnera à sa vision, une ampleur infiniment créative.
Photo : Bruit - Animation 2015
 
" Être attentif à ce qui touche au doigt et à l’œil pour donner à voir. Tel un aveugle, le spectateur- lecteur touche l’œuvre par l’esprit pour la sentir. Au risque d’être induit en erreur, il faut y croire. Dès lors, porté par la lecture de l’œuvre, on se réfugie dans les récits de formes invisibles que sont les légendes, idées, paroles, discours, raisons et calculs où réside néanmoins une plasticité. Pourtant, ces formes ne sont que des jugements et points de vue par lesquels des ordres de réalité entrent en résonance. La transduction est : « une démarche de l’esprit qui découvre. Cette démarche consiste à suivre l’être dans sa genèse, à accomplir la genèse de la pensée en même temps que s’accomplit la genèse de l’objet » (Gilbert Simondon, L’individu et sa genèse physico-biologique, 1964). La transduction est une mise en résonance entre deux ou plusieurs réalités disparates qui engendre l’apparition d’un ordre structuré. Telle une tête gouvernail à la recherche de points d’ancrage, elle renvoie à une figure sagittale. Cette démarche de mise en relation entre les formes et leur contenu doit aboutir à une logique d’apparence. À travers un usage détourné de partitions sonores ou visuelles et d’archives personnelles ou publiques, axé autour de la dissimulation du contenu, l'exposition sera articulée autour de décalages qui souvent en disent davantage que les contenus eux-mêmes. Par un jeu de dissimulation et de cécité, elle propose un questionnement sur notre capacité de synthèse et de reconstruction du double jeu d’apparence et d’absence." (Farah Khelil, Janvier 2016)
 
Musée du silence - Mine de plomb (3x15x22 cm, 23x16 cm, 17x24 cm, 24x32 cm, 24x33 cm), 2013
 
Née en 1980 à Carthage (Tunisie), Farah Khelil, artiste multimedia, est installée à Paris depuis 2007. Après des études aux Beaux-arts de Tunis, elle obtient en 2014 un Doctorat en Arts et Sciences de l’art à Paris I Panthéon-Sorbonne. Parmi ses récentes expositions Mare Medi Terraneum au Musée d'art moderne et contemporain Es Baluard à Palma de Majorque (2015), Un Cabinet de curiosités à Undercurrent Projects à New York (2014), Mapp'ing E-Fest au Palais Abdellia Tunis (2014), Restitution au Centre d'Art à Port-de-Bouc à Martigues (2014), Point de vue, point d’écoute au Centre Culturel International de Cerisy en Normandie (2013) et Perception de la Ciutat au Centre Civic Fort Pienc à Barcelone (2006).
 
 Point de vue, point d'écoute (Lectures). Installation, 2012-2016
 
Galerie Mamia Bretesche,  77 rue Notre Dame de Nazareth Paris 3ème.