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La première enquête sur les startups de la musique vient de sortir

startups musique
À l’occasion du Midem de Cannes, l’Irma a dévoilé le 3 juin la première enquête inédite sur les startups intervenant dans le secteur musical. Activités, financement, emploi, profil des fondateurs, un panorama chiffré de ces entreprises innovantes qui viennent redessiner les contours de l’écosystème musical. S’appuyant sur un panel de 250 startups, cette première enquête du genre dresse un panorama socio-économique des services innovants de la musique et de leur fonctionnement. Cette publication s’accompagne d’un annuaire des 250 startups françaises de la musique.
 
À travers cette enquête, l’objectif de l’Irma (Centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles) est de produire un ensemble de données socio-économiques à même de mieux décrire le fonctionnement des services innovants de la musique en France.
Les résultats permettent ainsi d’affiner la connaissance des acteurs qui accompagnent la mutation de la filière, tout en valorisant cet écosystème auprès des professionnels, des organismes et des institutions.
 
Les startups se positionnent comme des prestataires de la musique, attestant d’une profondeur de marché significative : 86% travaillent en BtoB, pour des clients qui travaillent eux-mêmes en BtoB à 67%.
 
- Les startups de la musique se répartissent sur l’ensemble des secteurs d’activités, couvrant ainsi l’ensemble des champs de l’écosystème musical : les contenus (24,3%), la communication/marketing (18,3%) et la création (15,9%) sont les trois principaux secteurs investis.
 
- La multiactivité est une caractéristique importante des startups de la musique : elle concerne 44% des entreprises interrogées, principalement par le caractère transversal et déclinable des produits et services qu’elles proposent.
 
- Les startups concrétisent les nouvelles interfaces de la musique : les applis web (74%) et les applis mobiles (44%) sont les outils les plus développés, loin devant le hardware (17%) et les API (5%).

Financement

- L’international est inscrit dans l’ADN des startups françaises de la musique. Elles ambitionnent pour la plupart d’aller à la conquête des marchés étrangers, en tendant vers la scalabilité de leurs outils et services. Les entreprises de reconnaissance du signal/gestion de données travaillent à 17% sur le marché français, à 50% sur le marché européen, et 67% sur le marché mondial. À l’inverse, plus l’outil ou le service proposé se rapproche de l’utilisateur, et plus le marché devient local. Ainsi, les entreprises de marketing/CRM travaillent à 100% sur le marché français, à 33% sur le marché européen et 17% sur le marché mondial.
 
- La majorité des startups de l’écosystème musical démarre avec des capitaux bas, même si certains secteurs nécessitent des investissements lourds : 56% commencent leur activité avec moins de 20K€, dont 33% à moins de 10K€. Il s’agit principalement de fonds personnels (58%) et de love money (21%).
 
- Les levées de fonds sont un outil privilégié de financement des startups et interviennent très tôt dans la vie de l’entreprise : 35% ont levé des fonds depuis leur création. La première levée intervient en moyenne 14 mois après la création. Les entreprises du secteur musical investissent peu dans les startups : 76% des levées de fonds se font principalement auprès de business angels, dont seulement 14% travaillent dans le secteur musical.
 
- Si 41% des startups ont eu recours à des emprunts, principalement auprès des banques (68%),la BPI et, dans une moindre mesure l’Ifcic, ne sont que très peu sollicités : la majorité des startups (63%) ne leur ont jamais adressé de demandes.
 
- En moyenne, une startup génère du CA au bout de 6,5 mois. Les startups sont des entreprises « comme les autres », avec un temps de positionnement moyen à 2 ans.
 
- Les startups de la musique mobilisent fortement les dispositifs d’accompagnement réalisés par les organismes dédiés : 60% d’entre elles en ont bénéficié, principalement via des incubateurs, accélérateurs ou pépinières.
 
- Les startups de la musique créent de l’emploi : elles comptent 4,4 salariés en moyenne. En 2016, les 87 startups répondantes emploient 386 personnes.

Profil des fondateurs

- La création d’une startup dans le secteur musical est principalement une aventure collective : seulement 36% ne comptent qu’un seul fondateur (et 40% en comptent 2). La solitude de l’entrepreneur, les startupers n’en veulent pas !
 
- Les startupers de la musique sont en majorité des hommes, diplômés (72% ont au moins 1 Bac+5). Les femmes ne représentent que 8% des fondateurs de startups du secteur musical. La musique est affaire de marketeurs (42%) et de techniciens (31%). Le « trio gagnant », idéal : 1 tech., 1 marketeur, 1 gestionnaire.
 
- La musique est un secteur de première expérience de l’entrepreneuriat, qui compte peu de serial entrepreneurs : seulement 16% ont déjà créé une startup par le passé. En revanche, les startupers sont en grande partie issus de l’écosystème musical : 46% ont travaillé dans la musique avant de se lancer.
 
Télécharger l’enquête et l’annuaire sur IRMAWORK