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YAN PEI MING : Ruines du temps réel

Yan Pei Ming
Yan Pei Ming, artiste peintre d’origine chinoise, est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands artistes contemporains de sa génération.
L’inauguration de la restauration des peintures murales de Yan Pei Ming - intitulée Têtes – au  Lycée Charles de Gaulle, associée au vernissage de son exposition Ruines du temps réel au Centre Régional d’art contemporain du 1er juillet au 25 septembre 2016, croise deux périodes clefs de son œuvre : le début de sa carrière et la dernière période de sa peinture .
 
Yan Pei-Ming est surtout connu pour ses grands portraits bichromes de personnages comme Mao Zedong, Bruce Lee et, plus récemment, Barack Obama. Son style réalistico-abstrait est caractérisé par l'utilisation de la peinture épaisse noir et blanche et quelquefois rouge, et les traits de brosse violents. Ming a peint presque exclusivement des têtes humaines, même si son choix de personnages est très divers : les enfants sud-africains, les tueurs en série, son père, Bouddha, les femmes prisonnières, les prostituées, son propre crâne à partir d'une image scannée, ou simplement des portraits anonymes… Depuis 2000 il fait aussi des autoportraits. 
Ming aperçoit un lien essentiel entre paysages et visages. Tout d'abord, les paysages ne sont pas des masses géologiques et les visages ne sont pas des masses anatomiques. Les deux peuvent exprimer des états d'âme, ils peuvent être par exemple paisibles, tempérés ou communicatives. En même temps les visages et les paysages possèdent une qualité inquiétante parce qu'ils contiennent non seulement ces signes qui y ont été mis volontairement mais aussi ceux qu'ils ont accumulé au cours des années. C'est pour cela que les visages ne peuvent pas être réduits aux "paysages mentaux" qui symboliseraient de manière directe un certain contenu de la vie psychologique.

Ruines du temps réel - Exposition au CRAC - Entre portraits, paysages, peintures d’histoire et histoires de peinture 

Le retour à Sète de Yan Pei Ming, l’année anniversaire des 350 ans de la création du port de Sète, fait écho à son exposition précédente à Rome (18 mars au 19 juin 2016) avec laquelle il fut mis à l’honneur pour fêter les 350 ans de la création de la Villa Médicis et invité à présenter un ensemble de peintures inédites.

Au CRAC, Ruines du temps réel présente la période la plus récente de son travail avec un choix, entre portraits, paysages, peintures d’histoire et histoires de peinture ainsi que des œuvres réalisées spécialement pour le projet.
Acteur de son époque, Yan pei Ming s’intéresse plus à l’humanité qu’à l’individualité, il transcende le quotidien. Chez lui la peinture parle de son temps et convoque notre histoire contemporaine.

Conservation et restauration des peintures murales - Lycée des métiers Charles de Gaulle

Têtes est une oeuvre composée de trois peintures murales monumentales réalisées par Yan Pei Ming l’été 1988, dans une des salles de la Caserne Vauban alors désaffectée et aménagée pour l’exposition de la Villa Saint Clair (résidence d’artistes à Sète). Ces trois peintures in situ sont représentatives de la première période de son œuvre et constituent les seules peintures murales réalisées par l’artiste à ce jour. Ces visages sont des sortes d’anti portraits que l’artiste qualifie "d'anonymes".
Consciente de la valeur artistique de ces peintures et de la notoriété internationale de Yan Pei Ming, la Région s’est fortement impliquée pour assurer leur restauration et conservation. Ce travail, confié à Thierry Martel et son groupement, a permis de restituer, pérenniser et préserver les œuvres de toute dégradation, tout en donnant une envergure culturelle à cet espace qui offre aujourd’hui une nouvelle possibilité d’initiation et de sensibilisation à l’art contemporain ; pour tous et plus particulièrement pour les générations de lycéens qui vont se succéder dans cet établissement .
 
 
Le peintre franco-chinois Yan Pei-Ming, né à Shanghai en 1960, vit et travaille à Dijon et Ivry sur Seine. Il est surtout célèbre pour ses imposants portraits quasi monochromes alliant la tradition occidentale du portrait aux références culturelles chinoises. Ses œuvres sont présentes dans les plus grandes collections françaises et internationales. Il est représenté par la Galerie Massimo Di Carlo (Milan/ Londre/ Hong Kong) et la Galerie Thaddaeus Ropac (Paris et Salzbourg).