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Jean Tinguely « ‘60s » à la Galerie Vallois

Jean Tinguely exposition
A l’occasion du 25e anniversaire du décès de Jean Tinguely, la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois rend hommage à cet artiste majeur du XXe siècle avec un exceptionnel ensemble de 15 sculptures et reliefs animés réalisés dans les années 60.
Alors que le  Kunstpalast de Düsseldorf lui a consacré une grande rétrospective (jusqu’au 14 août 2016) qui est maintenant attendue au Stedelijk Museum d’Amsterdam, « ‘60s » est à ce jour l’unique exposition française entièrement dédiée à Jean Tinguely en cette année anniversaire.
 
Georges-Philippe et Nathalie Vallois avaient déjà dévoilé en 2012 une sélection rare de reliefs Méta-mécaniques et de Méta-Matics réalisés dans les années 1950, perpétuant ainsi leur mission de valorisation de l’extraordinaire patrimoine artistique des Nouveaux Réalistes.
Depuis les exceptionnels « Baloubas » jusqu’aux rarissimes « Radio WNYR », l’exposition « ‘60s » résume une autre décennie mythique dans le travail de Tinguely, au cours de laquelle son œuvre est diffusée dans le monde entier, et acclamée par la critique des USA aux Pays-Bas en passant par le Japon et la Suède.
Evocations de chaos et d’anarchisme pour les unes, d’une certaine sérénité et élégance pour les autres, ces œuvres ont toutes en commun d’explorer le mouvement et le son sous toutes ses formes.
 
 
1. Troïka ou Clochette, (Catalogue Raisonné n°174) - 1960 - Construction en métal soudé avec moteur électrique, chanvre, clochettes, 46 x 63 x 28,5 cm
2. Vive la liberté I (Catalogue Raisonné n°190) - 1960 - Ferraille, fil électrique, rubans de caoutchouc, bois, moteur électrique de 110 V , 96 x 86 x 47 cm
3. Radio WNYR 10 (détail) (Catalogue Raisonné n°1138) - 1962 - Feuille de plexiglas, fixations en métal, radio, moteur électrique, 107 x 107 x 18 cm
4. Radio WNYR 12 (Catalogue Raisonné n°1139) - 1962- Feuille de plexiglas, fixations en métal, radio, moteur électrique, 61,5 x 60,5 x 15,5 cm
 
L’exposition se déroule dans les deux espaces de la galerie (aux 33 et 36 rue de Seine) et est accompagnée d’un catalogue publié aux éditions Hazan, richement illustré et préfacé par Camille Morineau, historienne de l’art, ancienne conservatrice au centre Georges Pompidou, et commissaire de nombreuses expositions dont la Rétrospective Niki de Saint Phalle au Grand Palais et au Guggenheim Bilbao en 2014-2015.
 

Jean Tinguely

Jean Tinguely naît le 22 mai 1925 à Fribourg (Suisse). Après avoir terminé sa scolarité, il commence un apprentissage d’étalagiste dans un grand magasin à Bâle dès 1940, tout en poursuivant des études à l’Ecole des arts appliqués de Bâle de 1941 à 1945.
C’est pendant ces années que l’artiste découvre l’art de Schwitters et de Klee et qu’il se passionne pour le mouvement du Bauhaus.
Jean Tinguely s’installe à Paris en 1953. Dès 1954, sa première exposition personnelle est organisée à la Galerie Arnaud.
Tinguely participe à la Biennale de Paris en 1959, durant laquelle il noue des contacts avec le groupe « ZERO ». Les machines fantaisistes de Jean Tinguely qui comprennent des éléments programmés dus au fruit du hasard et appelés « Méta-Matics » suscitent toute l’attention du public. Ces constructions soudées avec des éléments en fer constituent une attaque ironique par rapport à l’ère technique.
L’artiste jouit d’une reconnaissance internationale dès le milieu des années 60, avec notamment la réalisation à l’invitation du MoMA de Hommage à NY, une sculpture monumentale qui s’auto-détruit dans une explosion créative et qui est chroniquée dans les plus grands médias américains. Dès lors, les expositions s’enchainent dans les musées prescripteurs de l’époque, et des représentations internationales se nouent simultanément avec des galeries telles que Iolas (France, USA), Bischofberger (Suisse), Minami (Tokyo), Staempfl i (New York) et Dwan (Los Angeles).
 
 
Jean Tinguely s’installe avec Niki de Saint-Phalle en 1961. Outre leur relation amoureuse, une étroite collaboration les unit dès lors (depuis le projet Hon à Stockholm en 1966, le Paradis Fantastique en 1967 ou encore le Cyclop, le Jardin des Tarots ou la Fontaine Stravinsky dans les années 70-80). A New York, l’artiste participe en 1966 à l’exposition « The Machine » au Museum of Modern Art. Un an plus tard, Jean Tinguely est représenté à l’exposition universelle de Montréal avec Niki. Ses « machines » sont montrées une nouvelle fois en 1968 au Museum of Modern Art à New York dans le cadre de l’exposition Dada, Surrealism and their Heritage.
Le Museum of Contemporary Art de Chicago organise la même année la première rétrospective portant sur ses œuvres. En 1972-73 débute une série de rétrospectives dont le premier volet a lieu à Bâle. Dans les années 80, Tinguely multiplie les projets de grande ampleur et crée des machines de plus en plus monumentales.
L’énergie de Tinguely demeure intacte même dans les dernières années de sa vie durant lesquelles il enchaîne les manifestations publiques.
Jean Tinguely meurt le 30 août 1991 à Berne.
 
Jean Tinguely « ‘60s » du 9 septembre au 29 octobre 2016
Vernissage le 8 septembre 2016 à partir de 18h
Deux espaces : 33 & 36 rue de Seine, Paris 6e
 
Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois
33-36, rue de Seine 75006 Paris
www.galerie-vallois.com
 
La galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois
 
Ouverte en 1990, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois a su rallier artistes patrimoniaux et artistes contemporains grâce à des expositions de grande envergure. La dualité Art Contemporain/Nouveau Réalisme a toujours constitué l’une de ses singularités. Pour Nathalie et Georges-Philippe Vallois, « l’idée selon laquelle un galeriste peut effectuer un travail comparable avec un jeune artiste et un artiste accompli a toujours été à la base de notre démarche ». 
Depuis l’ouverture de la galerie se sont succédées un grand nombre d’expositions personnelles dont la plupart furent les premières dans une galerie française comme celle d’Alain Bublex (1992), Paul McCarthy (1994), Gilles Barbier (1995), Richard Jackson (2001), Henrique Oliveira (2011), Pierre Seinturier (2014), du duo iranien Peybak (2015) et de l’artiste cubain Lázaro Saavedra (2016).
La galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois est dirigée depuis 2000 par Marianne Métayer.