Close

Evénement à Paris : Ouverture du Grand Musée du Parfum au cœur du Faubourg Saint-Honoré

grand musée du parfum Paris
Quel est le premier parfum connu dans l’histoire ? Comment les grands parfumeurs créent-ils ? Quel est le lien entre l’odorat et les émotions ? Comment fonctionnent l’odorat et la mémoire olfactive ? Quelles matières premières sont utilisées dans les fragrances d’aujourd’hui ?
Entre émotion, sensorialité et plaisir, le Grand Musée du Parfum, nouvelle institution culturelle, proposera dés décembre 2016 un parcours original, à la fois pédagogique, ludique et immersif pour appréhender l’univers du parfum et dévoiler ses mystères. Emblématique de la culture et de l’audace créative française, l’ouverture de ce musée inédit dédié aux parfums et à l’olfaction vient enrichir l’offre muséale parisienne et relève le défi d’exposer l’invisible en plongeant les visiteurs au cœur d’une expérience sensorielle et artistique hors du commun, "au croisement de l'art et de la science".
 
En traversant les époques, les parfums ont toujours fasciné les hommes. Elixir sacré aux vertus mystérieuses, privilège luxueux des rois et des reines, objet de séduction : le parfum a laissé son empreinte dans l‘Histoire. Les parfums et leurs emplois remontent à la nuit des temps, suivant les civilisations. Au sein des civilisations antiques, les matières premières brutes des parfums (fleurs, plantes aromatiques et résines) sont réservées au culte des Dieux. Egyptiens et Grecs brûlent des essences aromatiques (baumes, plantes et résines) en l'honneur des divinités car le parfum exalte alors leur beauté et puissance. Le mot parfum vient d'ailleurs du latin " per fumum " : " par la fumée ". Et c’est bien par la fumée de parfum que l’on communiquait avec les dieux.
 
Par son parcours interactif et sa scénographie innovante, le musée s’appuiera sur les dernières technologies (mapping vidéo, dispositifs olfactifs...), pour retracer en trois grandes étapes l’histoire des parfums depuis l’Egypte des pharaons jusqu’à nos jours, invitant à découvrir une collection olfactive unique constituée de plus de 60 odeurs à sentir tout au long de la visite.
Le Grand Musée du Parfum se veut un lieu d’échange, de partage et de rencontres. Indépendant, il s’attachera tout particulièrement à la transmission de ce patrimoine immatériel, la valorisation de savoir-faire, les processus de création et la démarche artistique et scientifique des parfumeurs, afin de les rendre accessibles au plus grand nombre. Ce nouvel acteur culturel parisien entend apporter une véritable contribution au rayonnement artistique et culturel hexagonal, et qui sait, susciter des vocations chez les plus jeunes visiteurs ?
 
Grand Musée du Parfum, 73 rue du faubourg Saint-Honoré - Paris 8ème
 
Le musée a d’ores et déjà su fédérer autour de lui les acteurs majeurs du secteur de la parfumerie tels la Fédération des Entreprises de la Beauté et le Syndicat Français de la Parfumerie. Son ouverture est placée sous le parrainage d’Anne Hidalgo, Maire de Paris. Il a reçu le soutien de la Région Île-de-France.

L’art du parfum, symbole de l’art de vivre à la française

Ambassadeur des maisons de luxe et de l’art de vivre français, le parfum est l’un des fleurons de l’économie française. La parfumerie moderne, née à la fin du XIXe siècle avec les premières utilisations de produits de synthèse, développe au XXe siècle de véritables créations, basées sur les découvertes de produits odorants grâce à la recherche en chimie organique et alliées à d’irremplaçables produits naturels issus de nouvelles technologies. Houbigant et Guerlain sont les premiers à utiliser des produits de synthèse : Fougère royale en 1884, Jicky en 1889, considéré comme le premier parfum moderne, célèbrent l’avènement de la vanilline. Ils ouvrent la voie aux grandes créations du XXe siècle. François Coty, père de la parfumerie moderne, homme de génie précurseur et industriel, utilise couramment les « Absolus » naturels, issus de la mise au point de la technique de l’extraction aux solvants volatils, qu’il accorde avec de nouveaux produits de synthèse. La technique reste au service de la création et c’est ainsi que le parfumeur peut recréer des senteurs qui lui sont si inextricablement liées.
La mondialisation va de pair avec le développement de l’industrie de la parfumerie et crée une uniformisation des coutumes et une standardisation, quelles que soient les grandes métropoles. La France joue un rôle prédominant dans ce « Grand siècle » en raison de l’action conjuguée et complémentaire de Grasse, plus grand centre mondial de matières premières naturelles de Parfumerie et leurs dérivés, et de Paris, capitale mondiale de la Mode. Dans la Cité du Parfum, au début du XXe siècle, l’industrie du parfum se caractérise par le traitement des produits naturels, et représente un quasi-monopole mondial. Après le foisonnement d’une création sans véritable limite de prix, à travers une distribution élitiste, la seconde moitié du XXe siècle est marquée par la mise à disposition du parfum au plus grand nombre.
 
Pourtant, malgré un rayonnement international, la parfumerie française ne disposait jusqu’alors à Paris, d’aucun lieu emblématique à sa vraie mesure, malgré le musée Fragonard (qui dépend néanmoins d’une marque) et de l’Osmothèque, le conservatoire mondial du parfum situé à Versailles, qui répertorie notamment toutes les anciennes créations disparues du marché de la parfumerie. De cette absence est né le projet du Grand Musée du Parfum, premier musée entièrement dédié à l’art du parfum, afin de lui reconnaître une véritable existence artistique et culturelle et de valoriser le secteur porteur et créatif de la parfumerie, propre à la France.
 
C’est au 73 rue du Faubourg Saint Honoré dans un hôtel particulier de 1400 m² qu’a élu domicile le Grand Musée du Parfum, au cœur du 8ème arrondissement de Paris, quartier emblématique du luxe et de l’élégance, et haut lieu du tourisme. Véritable écrin de l’art de vivre à la française, cet hôtel particulier a abrité au XIXème siècle, la demeure d’Antoine-Marie Roederer et plus récemment la maison de couture de Christian Lacroix.

Un nouveau musée pour découvrir, développer et aiguiser les sens

Précurseur parmi les établissements culturels parisiens, le Grand Musée du Parfum a vocation à faire découvrir toutes les facettes de ces parfums dont le processus de création reste encore très énigmatique, et permettre à chacun, petit et grand, néophyte ou initié, de mieux décrypter l’intention artistique du parfumeur et sa démarche créative.
Au croisement de l’art et de la science, le Musée souhaite aussi initier le visiteur à l’extraordinaire pouvoir de l’olfaction, sens encore méconnu. Chacun aura la possibilité de constituer son propre carnet de visite personnalisé révélant ses préférences olfactives, tout en approfondissant la découverte de ce sens, en explorant de façon ludique de nouveaux territoires parfumés. Au cœur du parcours, la parole est donnée aux experts qui étudient l’impact et les bénéfices des parfums sur le bien-être, les émotions, la mémoire, le cerveau ou encore la santé.

Le parcours de visite

Au cours d’un véritable parcours initiatique, le parfum sera abordé en trois étapes distinctes :
• Histoires de parfums. De l’Antiquité jusqu’à l’avènement de la parfumerie contemporaine, le visiteur découvrira la diversité des usages et vertus du parfum à travers les époques, en s’amusant des histoires et légendes parfumées de quelques personnages historiques célèbres, et comprendra comment se sont créées les bases de la parfumerie moderne. Il pourra par exemple sentir le kyphi, tout premier parfum de l’humanité créé sous l’Egypte Antique.
Cette séquence s’articule autour de quatre chapitres : la galerie des séducteurs, le parfum sacré, le cabinet de curiosités et l’essor de la parfumerie moderne.
• Immersion sensorielle. Le public sera invité à renouer avec son sens olfactif, en l’expérimentant de différentes manières. Au fil des expérimentations interactives, le visiteur prendra conscience de l’importance dans le quotidien de son sens olfactif souvent mésestimé, et plus encore, de son exceptionnel pouvoir émotionnel.
Le visiteur pourra par exemple tester ses sens grâce à un “cadavre exquis olfactif” et déambuler dans le jardin des senteurs, tout en développant son odorat de façon ludique.
• L’Art du Parfumeur. Cette séquence sera entièrement consacrée aux étapes de création et à la démarche du parfumeur. Le visiteur découvrira ici la collection de matières premières du parfumeur et son extraordinaire mémoire olfactive : une bibliothèque d’odeurs qu’il ne cesse d’enrichir tout au long de sa vie. Il sera invité à sentir les matières emblématiques de la parfumerie avant d’être convié dans le bureau du parfumeur pour découvrir les démarches de création des plus grands compositeurs de parfums. Adjacent au bureau, le « lab » du parfumeur aura vocation à exprimer le passage de la création et de l’imagination à la réalisation.
 
Un parcours interactif, novateur et olfactif signé IFF  (ici collection des matières premières)

Une scénographie innovante et interactive

Le Musée se conçoit tel un « hymne au parfum » exprimé à travers une scénographie sensorielle, interactive et résolument contemporaine, qui s’appuiera sur les dernières innovations technologiques en matière de médiation et d’olfaction pour transmettre ses contenus au public de
manière optimale. Des commandes artistiques prendront place parmi les dispositifs scénographiques réalisés spécifiquement pour le musée tels l’Orgue à parfum visible dans le laboratoire du parfumeur.
Chaque visiteur sera muni d’un outil d’aide à la visite qui accompagnera sa découverte et lui permettra d’approfondir celle-ci (cinq langues proposées dès l’ouverture, dix à terme).
Dans un esprit de partage, le Grand Musée du Parfum portera aussi une attention toute particulière aux personnes en situation de handicap, à travers un parcours qui fait appel à des ressources adaptées à leurs types de handicap.
 
Le Grand Musée du Parfum - Le jardin des senteurs 

Au cœur du projet, le soutien à la création artistique contemporaine et à l’innovation

Une multitude d’événements, expositions, ateliers jeune public constituera le socle de la programmation culturelle.
L’ensemble des disciplines sera convié à dialoguer autour du parfum : spectacle vivant, arts visuels, cinéma, littérature, gastronomie...
Des artistes seront invités à investir les lieux au cours de rendez-vous réguliers (mise en place progressive de résidences d’artistes, commandes d’œuvres d’art…).
Le musée nouera aussi des partenariats avec les maisons de luxe et d’artisanat d’art pour initier des projets destinés à mettre en valeur leurs savoir-faire et leur créativité.

Un Conseil scientifique et culturel

Le Musée dont le président directeur est l'homme d'affaires Guillaume de Maussion, s'appuie sur un conseil scientifique et culturel regroupant notamment 15 experts :
- Nicolas Beaulieu : Parfumeur Créateur Senior chez International Flavors & Fragrances (IFF)
- Sabine Chabbert : Directrice déléguée de la Fragrance Foundation France, journaliste et consultante dans l’industrie de la parfumerie
- Sylvaine Delacourte : Directrice du Développement des Parfums Guerlain
- Jean-Claude Ellena : Compositeur de parfums, conseiller Hermès Parfums
- Isabelle Ferrand : Experte olfactive CEO et Owner de Cinquième Sens
- Elisabeth de Feydeau : Historienne et écrivaine du parfum, fondatrice d’Arty Fragrance
- Anne Flipo : VP, Parfumeur Créateur chez International Flavors & Fragrances (IFF)
- Jean-Christophe Hérault : Parfumeur Créateur Senior chez International Flavors & Fragrances (IFF)
- Céline Manetta : Chargée de recherche au sein du département consumer science chez International Flavors & Fragrances (IFF)
- Patricia de Nicolaï : Parfumeur Créateur, Fondatrice de la Maison de parfums Nicolaï et Présidente de l’Osmothèque
- Lionel Paillès : Auteur et journaliste expert du parfum et des matières premières
- Roland Salesse : Neurobiologiste de l’olfaction (INRA) et participant au programme « Kodo » de recherche sur la création olfactive contemporaine
- Elisabeth Sirot : Directrice du Patrimoine chez Guerlain
- Delphine de Swardt : Docteur en esthétique et communication, spécialiste du langage du parfum et des odeurs
- Diane Thalheimer : Olfactive Profiler, experte en parfums, fondatrice de Red Berry.
 
A la différence des musées du parfum ouverts par la maison Fragonard à Grasse et à Paris, cette institution n'est liée à aucune marque en particulier, ont précisé ses concepteurs à l'AFP.
Financé par des fonds privés, le musée bénéficie du soutien du Syndicat français de la parfumerie, qui rassemble 66 maisons de parfum françaises.
 

Le jardin, un lieu de sensibilisation au développement durable

Le Musée entend sensibiliser le public au développement durable à travers la mise en valeur des plantes à parfum dans son grand jardin de 1200 m².
Dans les mois à venir, l’installation d’une serre chaude permettra de présenter les programmes spécifiquement développés par leurs partenaires pour préserver l’environnement dans le monde entier, grâce à la culture de certaines plantes, et permettre le développement économique
de terroirs défavorisés. Le Musée souhaite faire connaître au grand public les actions menées dans ces domaines afin de sensibiliser les nouvelles générations à la nécessité de construire une économie et des industries responsables, durables et solidaires, y compris dans le domaine du parfum.
 
Le Grand Musée du Parfum bénéficie du soutien matériel et de l’expertise d’International Flavors & Fragrances (IFF) pour une durée de cinq ans. IFF est l’un des grands innovateurs en matière d’expériences sensorielles qui touchent le monde entier. Au cœur de la société, IFF est guidé par une soif de découverte qui lui fait constamment se demander : « et si ? ». Cette passion pour l’exploration l’amène à co-créer des produits que les consommateurs à travers le monde goûtent, sentent, ou ressentent. L’équipe de 6700 personnes s’appuie ainsi sur la primauté d’IFF en matière d’études consommateurs, la recherche et développement, l’expertise créative, et la connaissance approfondie des consommateurs pour développer une offre différentiée de produits.
 
Architecture – scénographie : Agence PROJECTILES
 
Quelques chiffres :
• 1 hôtel particulier de 1400 m², entre cour et jardin
• 1200 m2 de jardin
• 1 parcours multi-sensoriel sur 4 étages
• 1 Conseil Scientifique et Culturel composé de 15 experts
 
Ouverture décembre 2016
 
73, rue du Faubourg Saint Honoré - 75008 Paris