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Soyez Up... soyez Meshy !

meshy"If you embrace the Mesh you'll discover how your business can inspire customers in a world where access trumps ownership" - Lisa Gansky

Lisa Gansky, serial-entrepreneuse américaine qui a contribué à la transformation et au renouvellement de nombreux secteurs, qui a également conseillé et investi dans plus de vingt startups Internet et web mobile – est l'auteur de « The Mesh – Why the future of Business is Sharing », qui décrit un profond changement de paradigme pour le commerce actuel où l'accès pressenti par Jéremy Rifkin s'impose sur la propriété.

Dans cet ouvrage, elle explique pourquoi l'économie de partage représente un changement fondamental dans notre relation aux personnes, aux objets, aux services et impacte presque tous les éléments de notre vie professionnelle et personnelle.

Selon ses propos : Nous allons découvrir une liberté nouvelle en comprenant que nous n'avons pas besoin de posséder autant de choses ....La vie sera beaucoup plus remplie, plus joyeuse, avec plus d'interactions au sein de nos diverses communautés, bien plus Meshy ! D'un point de vue entrepreneurial, nous allons découvrir qu'il y a beaucoup de valeur dans des micro-moments de la vie quotidienne, des écosystèmes nouveaux vont se créer autour de ces nouveaux services de partage entre particuliers ».

Tout converge en effet pour affirmer qu'une nouvelle économie et de nouveaux styles de vie émergent. Les startups font des levées de fonds impressionnantes : en juin 2011, Airbnb a levé 112 millions de dollars. Aux Etats-Unis, le business angel Craig Shapiro a créé le « Collaborative Fund » afin de soutenir les jeunes « start-up », faisant le pari de la consommation collaborative. Pour lui, il ne s'agit pas d'une tendance de niche, mais d'une nouvelle culture économique qui va s'imposer au fur et à mesure. Les entreprises françaises Deways (site d'autopartage entre particuliers) et Super-marmite (réseau social de proximité pour acheter et vendre vos petits plats faits maison) explosent. La Ruche qui Dit Oui, lancée fin 2010, propose " à ses abeilles" des produits frais, produits localement à un prix raisonnable, partout en France.

Les experts commencent à s'intéresser au phénomène et certains politiques envisagent de nouvelles lois pour favoriser le développement de cette économie parallèle qui va progresser dans les 5 prochaines années.

Pourquoi ? Parce que les moteurs de l'économie du partage sont en fait des réponses nouvelles aux grands changements et tendances de notre époque :

1. Le moteur clé et booster de la technologie relié à l'accélération exponentielle des technologies & Digitales Natives & In virtuo : de nombreux sites permettent de comparer les prix d'un produit, de recueillir l'avis d'autres consommateurs, de bénéficier de bons de réduction. Grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons nous géolocaliser, trouver – au besoin et en temps réel – des experts, des trains, des places de parking, des restaurants, etc. Le partage online est très souvent annonciateur d'un partage offline.

2. Le moteur des communautés résultante d'un nouvel âge de l'empathie porté par les nouvelles technologies et notre nouveau capital social : les réseaux sociaux. Pour Robert D. Putnam, professeur d'administration publique titulaire de la chaire Peter and Isabel Malkin à la JFK School of Government de Harvard et auteur de Bowling Alone, le capital social fait référence désormais aux réseaux sociaux et aux normes connexes de réciprocité. La révolution induite par les réseaux sociaux a en effet une conséquence positive sur la confiance nécessaire aux modèles de redistribution.

3. Le moteur de l'éthique, de la responsabilité environnementale et sociale relié à l'âge moderne de la conscience : les meshy font un lien direct entre partage et durable, partage et justice sociale, partage et local, partage et éthique, etc.

4. Enfin, le moteur de la quête de sens, de la slow life, miroir de la temporisation économique et du retour aux valeurs fondamentales humaines. Les limites de notre société sur-consumériste et hyper activiste, conjuguées aux difficultés économiques actuelles, ont accentué la prise de conscience autour de l'utilité des achats quotidiens pour relier la consommation à une nouvelle quête de sens, et déjà une cult consommation. Il ne s'agit que des prémices d'une évolution profonde du rapport aux objets. En effet, les bénéfices de l'accès s'imposent devant ceux de la propriété, la praticité dépasse le matérialisme, les expériences sont davantage valorisées que la possession.

On s'achemine progressivement vers un capitalisme distribué. C'est un autre rapport aux richesses. Même la monnaie devient meshy et se re- localise !

Partout dans le monde, du Nord au Sud, plusieurs pays mènent des expériences de monnaies complémentaires mais je préfère le terme de monnaies sociales. Il s'agit de redonner à l'argent sa valeur d'échange ; couper court à la spéculation et favoriser les productions locales, mettre en avant la solidarité et parier sur les échanges et liens humains. Attention, les monnaies sociales ne sont pas de simples solutions anti crise mais sont bien plus le signe d'un pouvoir confié désormais aux individus. C'est l'éthique du nous, le pouvoir de la multitude. Après s'être appropriés l'information, les individus s'approprient désormais le politique, l'économie, la consommation. Ils créent de nouveaux lieux de vie organisés de manière cohérente et résiliente. De facto, ils ré-inventent les modes de productions et de consommations qu'ils fondent sur les liens, le partage, la relocalisation...

Les "meshy" sont des consomm' acteurs, des créatifs culturels. Hyper connectés et nomades, ils font du numérique une chance et se protègent sous le cloud. Très agiles, ils sont malins et non radins, souples et non rigides, etc. Plus affectifs et sensibles, ils pratiquent la solidarité de proximité ou de choix. Et surtout, il veulent vivre autrement.

La mobilité est sans conteste le secteur qui croît le plus vite avec l'émergence des sites Internet de covoiturage, puis de l'autopartage, et maintenant de l'autopartage entre particuliers, comme Livop, DEways, Voiturelib ou Cityzencar .

L'achat groupé, encore marginal va progresser dans les années à venir pour devenir time to market. A l'heure de l'internet, où le MARCHÉ DE L'HYPER LOCAL DEVIENT LE NOUVEAU TERRAIN DE CONTACT DIGITAL, des nouvelles solutions de shopping et de valorisation des offres de commerces de proximité verront le jour en termes d'achat groupé. Il sera techniquement plus facile à mettre en œuvre. Par ailleurs, L'USAGE DU SOCIAL SHOPPING est en voie d'être apprivoisé par les consommateurs.

Le troc comme les monnaies sociales est indubitablement un phénomène singulier qui marque notre société en transition. Qu'il soit utilisé comme levier marketing ou comme alternative aux modes de consommation actuels, il redevient un comportement de consommation légitime et une pratique commerciale à part entière.

Le concept de la consommation collaborative est donc simple : l'accès aux biens et aux compétences est plus important que de les posséder. Les liens valent plus que les biens. Il y a plus de richesse dans l'usage que dans la propriété, disait déjà Aristote.

Ce nouveau rapport à la richesse – la richesse est ailleurs - va devenir une question fondamentale pour tous les businessman, entreprises et marques et ce, quelle que soit leur activité.

Quelques idées meshy proâme : pas de business sans Internet Meshy avec du troc, des deal (oui il va falloir apprendre à dealer avec vos clients) des services groupon des buzz réseaux sociaux meshy, de la communication digitale hyper meshy .... Le must du Meshy ? Un collectif de marques qui collaborent ensemble (meshy 1) pour lancer une monnaie sociale pour leur proposer un vrai bouquet de trans-services et d'avantages meshy. Le tout pensé en fonction de communautés "Styles de vie" ...

Alors en 2012 si vous désirez un Up business : un conseil, pensez Up Meshy !

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Blog site proâme : http://www.proame.net/

 

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