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Dans Edito

Tous ceux qui nient la vie sont à mes antipodes

attentats Paris
Nous entrons dans l’avenir à reculons, par peur et résistances.
Il aura suffit de quelques secondes pour que la barbarie des comportements humains rejaillisse en France, à Paris … En une nuit d’effroi et de terreur, ma stupeur est grande ! 
 
Force est de constater, une fois encore, qu’en ce début de XXIème siècle, alors que nous avons tous les moyens humains et technologiques pour vivre en symbiose, en Biens Communs et élever l’humanité à un échelon supérieur, nous restons sous le joug du temps répugnant de la barbarie. 
Une nuit vomitive pour tous et les générations à venir … 
 
Mais cet acte inhumain d’une violence incommensurable pâlit de honte devant son miroir réfléchissant de lumière qui prône le visage de l'humain la plus haute possible.
Entre les anciens idéaux qui s'effondrent lentement et la barbarie intérieure d'instincts grossiers et sauvages, notre époque est avant tout et surtout celle d'un ferment de tolérance, de solidarité, d’empathie, d’intelligence collective où toutes les cultures et religions peuvent vivre en harmonie et réciprocité bénéfiques. 
 
Comme l'a très justement titré et explicité ce week end Rue89 : “La  coexistence Occident-islam, c’est ce qui est visé. Ainsi donc, ce qui est insupportable au groupe Etat islamique, ce ne sont pas nos« valeurs occidentales », mais les lieux où elles entrent en contact avec l’Islam. Et plus le contact est pacifique, plus il est heureux, plus il leur devient intolérable."
 
L’espoir, la force de toute une Multitude majoritaire est bien là … 
Avec pour slogan dirais-je "Tous ceux qui nient la vie sont à mes antipodes". C’est pour cette raison que je défends un nouveau principe pour les Droits de l’Homme : "D'abord ne pas faire mal." C’est un état d’esprit «co-immunitaire », une attitude première réflexive : un système immunitaire qui doit être une extension globale de la conscience. 
 
La conscience universelle de la vie de l’humain n’est-elle pas la plus belle religion sans orgueil qui peut tous sans condition nous réunir ?  Alors pour ne plus « rater l’homme », pour économiser le vivant, nous devons muscler notre cerveau empathique pour affiner notre sens de l’humain. 
Enfin, en ce jour de deuil national : 
 
"Rien n’est mort que ce qui n’existe pas encore
Près du passé luisant demain est incolore
Il est informe aussi près de ce qui parfait
Présente tout ensemble et l’effort et l’effet"
Guillaume Apollinaire, Alcools, Poeme Cortege1913
 
Maryline Passini, Fondatrice et directrice de l'agence de prospective Proâme
 
 
 

 

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