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L'intensification de la crise bancaire freine le développement de l'innovation en Europe

crisebancaireL'intensification de la crise bancaire freine le développement de l'innovation en Europe d'après les résultats du deuxième trimestre 2012 de l'étude GfK / Climat de la consommation en Europe et aux États-Unis.

La crise financière européenne s'est de nouveau intensifiée au deuxième trimestre. L'évaluation des consommateurs de l'avenir de leur économie et de leurs revenus ainsi que de leur disposition à innover et à faire des achats importants varie selon la mesure dans laquelle le pays concerné est affecté par cette évolution.

Par conséquent, le moral de la population est particulièrement mauvais dans les pays en crise comme la Grèce, l'Espagne et l'Italie. C'est ce qui ressort de l'étude GfK Climat de la consommation en Europe qui offre un aperçu de l'évolution des anticipations économiques et de revenu et de la disposition à acheter parmi les consommateurs de 12 pays européens et des États-Unis.

Au cours des dernières semaines et des derniers mois, l'intensification de la crise bancaire a engendré le retour de la crise financière en Europe. La situation de l'Espagne montre à quel point la destinée d'un pays est étroitement liée à celle de ses banques.

L'Union européenne a approuvé un plan d'aide de 100 milliards d'euros pour le gouvernement de Madrid afin de secourir ses institutions financières. La Grèce et l'Irlande ont déjà également bénéficié d'un plan d'aide de plusieurs milliards d'euros pour leurs banques. Plus la conjoncture est mauvaise dans un pays, plus la situation des banques est critique. Cette corrélation a été renforcée par la crise.

D'une part, les institutions financières soutiennent leur gouvernement en difficulté en achetant des obligations d'État et, d'autre part, le gouvernement intervient lorsque la situation devient critique pour ses banques. Si le secteur financier d'un pays est mal en point, la dette de l'État essentiellement augmente. En conséquence, les agences de notation ne manquent pas d'abaisser la note de crédit de ce pays, comme cela a été récemment le cas pour l'Italie.

Au sommet de l'Union européenne qui s'est tenu à Bruxelles à la fin juin, les chefs d'État européens ont convenu d'élargir le plan d'aide pour soutenir les pays de la zone euro dont la situation est potentiellement précaire. À l'avenir, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le Mécanisme européen de stabilité (MES) bénéficieront de davantage de flexibilité dans la mise en œuvre de leurs mesures existantes en matière de fonds de secours de manière à stabiliser les marchés des obligations d'État. Les pays en crise pourront désormais accéder plus facilement aux fonds de secours européens et devront répondre à moins de conditions.

L'Italie et l'Espagne souffrent actuellement de taux d'intérêt élevés et ont beaucoup de difficultés à mobiliser des fonds supplémentaires sur les marchés. Le fonds de crise MES pourra dorénavant offrir une aide directe aux banques, ce qui n'était pas auparavant possible dans le cadre du traité sur le MES. Les fonds, qui sont remis aux pays respectifs, augmentent la dette souveraine des pays.

C'est pour cette raison que l'Italie et l'Espagne ont soulevé des objections et se sont assurées que ces fonds seraient remis directement aux banques secourues afin de préserver leur bilan national. Il est cependant indispensable d'établir une supervision uniforme des banques dans la zone euro, dans le cadre de laquelle la Banque centrale européenne jouera un rôle central.

En outre, un programme de redressement économique de 120 milliards d'euros a été approuvé. Les marchés ont jusqu'à présent réagi positivement aux mesures accélérées.

Reste à savoir si ces mesures parviendront à réduire la gravité de la crise financière et à éviter la rupture de la zone euro dans les mois à venir. La volonté des gouvernements nationaux touchés et de leurs citoyens à mettre les réformes en œuvre sera un facteur décisif.

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