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Oser innover : pour construire une société d’innovateurs

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Oser innover : pour construire une société d'innovateurs de la FNEP - Préface de Anne-Marie Idrac - Edition La Documentation française, mai 2017 - 147 Pages
 
Avec un ouvrage, publié le 17 mai dernier par la DILA (Direction de l’Information Légale et Administrative), à la fois ambitieux dans son objectif et pédagogique dans son approche, la FNEP - Fondation Nationale Entreprise et Performance- poursuit son cycle de publications dédiées à ce passionnant sujet qu’est l’innovation. Il est possible de promouvoir l’innovation par tous et pas seulement par quelques créateurs de génie ! Telle est la conviction acquise par les co-auteurs de l’ouvrage « Oser innover. Pour construire une société d’innovateurs », au terme de la mission d’étude réalisée sous l’égide de la Fondation Nationale Entreprise et Performance.
 
Après les thèmes de la performance de l’innovation et du fonctionnement des écosystèmes, cette fois-ci, c’est l’angle de la culture de l’innovation qui a été choisi et brillamment exploré par les douze co-auteurs, membres de la mission FNEP 2016, qui nous démontrent, avec talent et simplicité, que l’innovateur c’est vous, c’est nous, c’est tout le monde. Chacun d’entre nous est innovateur, ou, du moins, a en lui le potentiel pour le devenir.
Cet ouvrage entraine le lecteur dans une sorte de jeu séduisant, animé par le dessinateur Migli, pour qu’il sache trouver en lui-même son propre talent d’innovateur, sa capacité créative. Car il en a bien une, cachée quelque part en lui. Et, comme chacun sait que dans un jeu, l’important est de participer, les co auteurs de l’ouvrage vous en donnent les règles, le « Comment s’y prendre ».
 
« OSER » est le maître mot. Cet ouvrage dope le lecteur et lui donne envie, lui aussi, de trouver et d’exploiter son potentiel innovant.
S’appuyant sur des parcours ou des expériences connu(e)s, grâce, aussi, à des rencontres faites au Canada ou en Chine, en Angleterre ou en Espagne, en Suisse ou en Allemagne, sans oublier la France, les auteurs tirent des leçons accessibles et utilisables par tous.
Ils jouent avec nous pour mieux nous séduire avec ce leitmotiv : Oui, moi aussi je peux innover ! Oui, je peux apprendre d’un échec et rebondir !
Mieux, ils nous apprennent à aimer risquer l’innovation. Faisant fi des idées reçues sur ce sujet, ils nous incitent individuellement, et en groupe, à libérer notre esprit pour penser autrement à l’innovation.
Ils n’oublient, pas, bien sûr, de nous mettre en garde contre les sceptiques, ceux pour qui toute innovation est, par nature, suspecte. Oser l’innovation, c’est aussi -l’ouvrage ne fait pas l’impasse sur cet aspect-, devoir affronter le jugement, la critique, pas toujours positive, rarement encourageante, et, pour tout dire…parfois jalouse.
 
Dans le monde, notamment, mais pas uniquement, de la grande entreprise, où il y a souvent des sujets de tension, et de l’isolement ressenti, les douze co-auteurs ont aussi le mérite de nous expliquer comment « Oser l’innovation » mobiliser, rassembler et susciter l’enthousiasme.
 
Quatre questions, correspondant aux quatre parties de l’ouvrage, organisées en fiches pratiques et précédées d’un jeu test, permettant à chacun de déterminer quel type d’innovateur il est, encouragent le lecteur dans la voie innovante -ou innovatrice- qui lui convient.
 
1. Innovateur : Naître ou ne pas être ?
Au centre de cette question se trouve le rôle de l’individu dans le processus d’innovation.
L’idée est que le potentiel d’innovation est le plus souvent largement sous-estimé, et que, notamment des individus ou des groupes potentiellement innovateurs s’ignorent eux-mêmes ou s’auto censurent.
Tout l’art consiste en la révélation individuelle de ce potentiel sans toutefois occulter son épanouissement au sein du groupe.
Six actions immédiates et faciles à mettre en œuvre sont proposées pour identifier les leviers fastes à l’émergence de l’innovation au sein d’une organisation. Certains favorisent l’aide individuelle à l’expression des idées novatrices sans crainte. D’autres proposent d’encourager les potentiels sans pour autant « trop en faire », afin de ne pas inhiber d’autres expressions qui ne demandent, elles aussi qu’à s’épanouir.
 
2. Les catalyseurs de l’innovation
Les coauteurs de l’ouvrage expliquent pourquoi et comment tirer parti de son environnement immédiat, sous ces différentes formes : technologies, réseaux sociaux, inspiration venant d’autres idées ou d’anciennes innovations, …
Interagir avec son environnement, c’est être créatif tout en enrichissant son innovation, c’est, donc, aussi, prendre un risque calculé, maîtrisé.
Douze actions immédiates et faciles à mettre en œuvre sont proposées allant du simple aménagement de bureau (encore faut-il y penser), à la réalisation de versions tests d’idées pour les challenger, en passant par le bon usage des réseaux sociaux.
 
3. L’innovation peut-elle survivre dans les grandes entreprises ?
C’est la grande question : l’individu, et donc son potentiel créatif, ne peut-il qu’être noyé dans une grande organisation ?
L’ouvrage propose d’y répondre en regardant les choses différemment. Certes les grandes entreprises semblent a priori peu propices au développement créatif individuel mais, en y regardant de plus près, elles offrent de nombreux moyens, de toutes sortes, sur lesquels il est possible de s’appuyer pour faire germer l’innovation, à condition bien sûr qu’il y ait bien la volonté de la faire, ce qui est bien le cas le plus souvent, même si ces grands groupes ne le font pas assez savoir.
Onze actions immédiates et faciles à mettre en œuvre sont proposées qui vont sans doute vous surprendre car elles parlent de liberté au sein de ces grandes structures, de diversité, et de…. « créativité café » !
 
4. Placer avec brio l’innovation en société
Si l’on prend le sujet par le haut, plusieurs facteurs peuvent influer sur le processus d’innovation : le rôle des gouvernants et des élites, l’encouragement à oser innover au stade de l’éducation, et, aussi, le fait de d’apprendre à déculpabiliser ceux qui, en agissant, peuvent commettre des erreurs.
Sept actions immédiates et faciles à mettre en œuvre sont proposées qui s’adressent à notre attitude en tant qu’individu, et à notre légitime, mais inhibante, peur de l’échec, à la société et à sa façon de considérer les élites en se trompant parfois sur le sens de ce mot, et en méconnaissant la diversité de cette population, et, bien sûr, on y revient toujours, à l’Etat providence.
 
 

 

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