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Quand l'empreinte carbone prend des allures poétiques

changement climatique
Copenhague a fait le pari de devenir en moins de dix ans la première capitale neutre en émission de gaz carbonique.  Les danois ont mené des actions tous azimuts pour remplir cet objectif : implantation d’une ferme éolienne à forte capacité, incitation à l’usage de la bicyclette pour circuler en ville (la moitié de la population de la ville le fait déjà), politique incitative pour construire des toits végétalisés, mise en place d’une taxe dissuasive de 180 % sur l’importation des automobiles, etc.
 
Mais, parmi les incitations les plus poétiques qu’ait pu imaginer la ville, il y a une cheminée, qui sera un signal visible de partout. Excroissance pointée vers le ciel d’une usine sur le point d’être construite sur le port de Copenhague. Cette usine du doux nom d’Amager Bakke est une centrale de traitement des déchets conçue par le très créatif cabinet d’architecture BIG-BJARKE INGELS GROUP.
 
La caractéristique de cette cheminée est d’envoyer dans le ciel de Copenhague d’immenses anneaux de vapeur, pareils à des signaux Sioux, chaque fois qu’une tonne de dioxyde de carbone sera produite par l’usine. L’ambition des architectes promoteurs du projet, en cours de financement par une campagne de crowdfunding sur Kickstarter, est de ne pas cacher mais au contraire de montrer de la plus façon la plus visible l’empreinte carbone que dégage l’usine. L’objectif étant d’informer et de sensibiliser les habitants de la ville sur l’impact de chacune de nos actions sur les émissions de gaz à effet de serre. Les architectes Bjarke Ingels et Jakob Lange affirment sur leur page de collecte de fonds : "En projetant notre empreinte carbone dans le ciel de Copenhague, nous procurons aux habitants une information simple et intuitive sur les conséquences des décisions qu’ils prennent pour leur vie et la ville dans laquelle ils veulent vivre ".
 
 
Cette usine qui sera installée en 2017 entre un port de plaisance et un bassin de navigation de plaisance est considérée par ArchDaily comme "l’une des représentations architecturales les plus radicales pour inciter le public à s’engager pour son avenir".  
 
(Source : Quartz)
Illustrations © BIG