Close

17 Juin : Séminaire Développement durable et économie de l’environnement

L’innovation dans les technologies « vertes » est présentée comme l’une des clés de la transition énergétique et écologique, en vertu non seulement de ses bénéfices environnementaux – réduire les pollutions à moindre coût –, mais aussi de ses effets économiques et sociaux tels que la relance de la croissance et de l’emploi.
Selon quelles modalités une stratégie d’innovation « verte » peut-elle se déployer dans un monde globalisé, avec quelles conséquences environnementales, économiques et sociales ? Quelle géographie de l’innovation les investissements en recherche et développement des puissances émergentes sont-ils en train de recomposer ?

Ces questions sont au cœur des recherches de Matthieu Glachant (Cerna, Mines ParisTech) (1), qui présentera dans cette séance les derniers résultats parmi les plus saillants de ses recherches, le mardi 17 Juin de 12h30 à 14h30 au Reid Hall, 4 rue de Chevreuse, Paris 6èmeL'innovation et la course aux technologies vertes entre l'Europe et les pays en développement.  Avec comme discutant : Tancrède Voituriez (Iddri) (2).

La course aux technologies « vertes » (green race) occupe depuis la crise financière de 2008 une place importante dans les discours politiques. Tour à tour présentée comme une opportunité et une menace, elle place l’innovation, et en particulier l’innovation technologique, comme un élément essentiel, capable de conférer un avantage décisif au pays ou à la firme qui la déploie.

Dans le contexte particulier d’endettement et de faible croissance des économies européennes, plusieurs questions se posent, en premier lieu la capacité à produire les innovations réclamées par la transition écologique et à capturer la valeur ajoutée que celles-ci sont susceptibles de conférer à leur détenteur, dans une géographie de l’innovation en pleine recomposition.

Matthieu Glachant présentera les résultats de ses recherches sur les rôles joués par l’innovation et les transferts de technologie et de connaissance dans les pays en développement, tant dans le « verdissement » des chaînes mondiales de valeur que dans la répartition des profits et des gains. Sa présentation sera suivie d’un débat sur les implications pour les politiques européennes.

Inscription en ligne sur le site de l’Iddri

(1) Matthieu Glachant est directeur du Centre d’économie industrielle (Cerna) et professeur aux Mines ParisTech. Il dirige également l'Institut Interdisciplinaire de l'Innovation (i3). Économiste de l'environnement, il travaille notamment sur l'innovation verte et les transferts internationaux de technologies, sur les politiques déchets, les politiques de lutte contre l'effet de serre, la tarification routière et sur l'économie de la responsabilité sociétale de l'entreprise (RSE).

(2) Après un doctorat en économie sur l’instabilité des marchés de matières premières, Tancrède Voituriez rejoint l’Iddri en 2005 pour y développer les activités de recherche sur les effets de la mondialisation sur le développement durable. Il coordonne sur ce sujet des projets pour la Commission européenne, le Parlement européen et le China Council for International Cooperation on Environment. Depuis 2010, ses travaux portent sur les conditions de mise en œuvre des politiques publiques de développement durable et se déploient aujourd’hui dans deux directions. La première est celle de la gouvernance de l’agenda post-2015 de développement et des réformes que cet agenda implique en matière de financement du développement. La seconde est celle de la course aux technologies vertes (green race) entre pays de l’OCDE et pays émergents. En coordination avec le programme Nouvelle Prospérité de l’Iddri, ses recherches visent à identifier les conditions de production et de déploiement d’innovations bas carbone dans des économies mondialisées.