UP' Magazine L'innovation pour défi

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Ecole : Former ou formater ?

Si l’école a longtemps été le lieu du premier éveil intellectuel, elle semble aujourd’hui davantage encourager, au nom de principes tels que l’universalisme ou la laïcité, une pensée collective, une, presque formatée. Quelle place pour la pensée dans les systèmes scolaires actuels ?
 
« Le négatif est l’alibi d’une résignation à n’être jamais soi, à ne saisir jamais sa propre richesse de vie » affirme Raoul Vaneigem dans son Traité de savoir vivre à l’usage des jeunes générations. Si l’école a longtemps été le lieu du premier éveil intellectuel et de l’individualisation de la pensée, plus particulièrement pour les élèves venant de milieux peu cultivés ou a contrario pour ceux dont l’éducation a été trop axée sur les traditions liées à une culture spécifique, elle semble aujourd’hui davantage encourager, au nom de principes tels que l’universalisme ou la laïcité, une pensée collective, une, presque formatée. De ce fait, de l’école positive - au sens enrichissant et incarnant du terme - nous sommes passés à une école négative, dont la définition se trouve au début de ce paragraphe.
 
Si bien sûr l’école n’est pas la cause initiale du désintérêt et de la démobilisation de la jeunesse pour la politique et pour les politiciens, elle n’en a pas moins joué un rôle crucial. En effet, peut-on encore imaginer de nos jours la genèse de mouvements intellectuels, révolutionnaires, situationnistes ou encore anarchistes tels que Le Mouvement du 22 Mars qui naquit dans la salle du conseil au dernier étage du bâtiment B de la tour administrative de la faculté de Nanterre ? Hormis les groupes très étiquetés politiquement qui voient souvent le jour dans les facultés de droit ou bien les institutions telles que Sciences Po ou l’ENA, l’école et l’université n’incitent plus à la création, l’affirmation, et l’épanouissement de la pensée intellectuelle, aussi plurielle qu’elle puisse être.
 
Je ne viens pas du monde de l’université, mais de celui de l’école – plus particulièrement de l’école de commerce. Davantage un espace propice à la beuverie qu’un lieu de débat, l’école de commerce est le miroir de la formation telle que je la vois aujourd’hui : « formatante », aliénante, presque fainéante.
 
Justification. Scolairement d’abord, les travaux accomplis sont généralement ultra théoriques, peu poussés, ce qui amène d’une part à un désintérêt massif de la part des étudiants pour la formation qu’ils suivent, d’autant plus quand l’examen final est un simple QCM. Exemple criant : jamais on ne m’a demandé de lire un livre (je distingue bien livre et manuel) durant mes années d’études en école de commerce. Extra-scolairement ensuite, les étudiants sont très encouragés à s’investir dans une association de leur école. Bien naturellement, les associations les plus en vogue sont les moins culturelles et intellectuelles. Amoureux de la dissertation, de l’expression de votre pensée et de la singularité, fuyez les écoles de commerce. Partisans du moindre effort, adulateurs de la simplicité et du mimétisme comportemental et intellectuel, foncez-y.
 
Evidemment, je grossis les traits : tous les étudiants en école de commerce ou d’ingénieur ne sont pas idiots. Loin de là. Néanmoins, ils sont formatés à être intellectuellement paresseux, à chercher l’efficacité avant tout. Une formation calquée sur les schémas économiques libéraux qui prônent avant toute chose l’efficience et la productivité. Étonnant, pas vrai ? Aussi étonnant quand on se plaint que les grands chefs d’entreprises et les hommes politiques sont de moins en moins cultivés sans chercher à en comprendre les origines.
 
Dès 1995, Raoul Vaneigem encore avertissait les écoliers et les lycéens en portant un jugement extrêmement sévère sur l’éducation qu’il considère comme une machine qui vise à fabriquer une main d’œuvre rentable mais peu cultivée. Au-delà de ses revendications et de ses points de vue anarchistes, le livre de Vaneigem demeure extrêmement intéressant car il évoque déjà une école trop punitive qui ennuie et qui castre les désirs intellectuels des étudiants et prend le contre-pied de cette école qu’il dénonce en proposant une scolarité alternative qui serait le lieu d’un apprentissage d’une « vie fondée sur la créativité, non sur le travail ; sur l’authenticité, non sur le paraître ; sur la luxuriance des désirs, non sur les mécanisme du refoulement et du défoulement ».
 
Burn-out, bore-out et maintenant brown-out, comment peut-on encore s’étonner de la multiplication des troubles psychologiques, physiques, mentaux et comportementaux liés au travail lorsque, dès les premiers bancs de l’école, nous ne sommes formés qu’au travail, que pour vivre pour notre travail et par notre travail. Pourquoi est-ce que peu d’entre nous, étudiants ou adultes, s’engagent pour une association ou pour un projet en dehors du travail ? Parce qu’il faut être en forme pour le travail, parce qu’il ne faut pas flancher, parce que mon métier, c’est ma vie, vous diront la plupart des interrogés.
 
Ce n’est pas comme ça que je vois ma vie future. Je crois à la dissociation du travail et de l’individu. Je crois à l’engagement en dehors du travail. Mais je m’inquiète pour une jeunesse qui ne lit presque plus et qui n’est pas plus encouragée à lire que cela. Je m’inquiète pour une jeunesse certes plus connectée mais paradoxalement moins curieuse, davantage intéressée par l’immédiateté, le superficiel et le paraître que par la recherche en profondeur et la multiplicité des opinions.
 
Les enfants sont naturellement curieux, ils prennent naturellement plaisir à comprendre et à apprendre de nouvelles choses. Mais à mesure que l’école les forme et les formate à ne se centrer que sur la notion du travail, cette curiosité s’émousse car l’enfant a de plus en plus le sentiment d’être jugé. Alors que l’école devrait être le lieu d’un apprentissage diversifié pour encourager notre construction intellectuelle singulière, l’erreur à l’école ou le fait de ne pas savoir répondre génèrent automatiquement un sentiment de honte et de culpabilité chez l’apprenant. Dès lors, pourquoi s’étonner que la France manque de poètes et de philosophes, quand on ne réclame que des entrepreneurs et des politiciens. Pourquoi s’étonner que nous devenons des praticiens efficaces mais uni-tâche quand l’école n’encourage pas dès le plus jeune âge la créativité et la construction de la pensée intellectuelle par des ateliers philosophiques ou artistiques ? Comment s’étonner que l’on soit constamment jugé au travail et dans notre travail lorsque, dès l’école primaire, l’erreur est synonyme de jugement et d’échec ? Comment s’étonner que, subitement, surgisse la notion de bonheur en entreprise qui devrait normalement être inhérente au travail ? Toutes ces interrogations sont bien sûr liées. Et c’est pour cela qu’elles peuvent être résolues par une même initiative : celle de stimuler la curiosité et le désir d’apprendre, celle de repenser les rapports entre maîtres et élèves pour encourager l’exercice de la créativité individuelle et collective.
 
Comme j’ai commencé ce billet d’humeur avec une citation de Raoul Vaneigem, je le conclurai également par un de ses aphorismes, qui selon moi résume tout l’enjeu d’une réforme de l’éducation : « il faut libérer de la contrainte notre désir de savoir […] pour que les écoles soient les vergers d’un gai savoir ».
Source : ©TEDx Champs Elysées
 
Continuer cette réflexion le 11 décembre prochain, lors da la seconde édition du TEDx Champs Elysées à la Maison de la Radio dès 15h sur le thème « L’Éducation n'attend plus que vous ! » - 116 Avenue du Président Kennedy- 75016 Paris

 

 

éducation ocde

Regards sur l'éducation 2016 : un véritable défi à atteindre d’ici à 2030

L’Objectif de développement durable portant sur l’éducation représente, pour tous les pays, un véritable défi à atteindre d’ici à 2030, selon l'OCDE : les pays doivent redoubler d’efforts pour améliorer la qualité de leurs systèmes d’éducation et les rendre plus égalitaires, conformément à leur engagement à atteindre l’Objectif de développement durable (ODD) relatif à l’éducation d’ici à 2030, selon un nouveau rapport de l'OCDE, paru le 15 septembre.
 
Le dernier rapport de l’OCDE "Regards sur l’éducation 2016" mesure ─ pour la première fois ─ les efforts déployés par les pays pour « assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». Publication de référence sur l’état de l’éducation dans le monde, Regards sur l’éducation fournit des données clés sur : les résultats des établissements d’enseignement ; l’impact de l’apprentissage dans les différents pays ; les ressources financières et humaines investies dans l’éducation ; l’accès, la participation et la progression au sein des systèmes d’éducation ; l’environnement d’apprentissage ; et l’organisation scolaire.
 
Dans les 35 pays de l’OCDE, 12 seulement pour lesquels on dispose de données atteignent le niveau requis dans au moins cinq des dix ODD relatifs à l’éducation, contre six sur 22 pour les pays de l’Union européenne pour lesquels des données sont disponibles (1).
L’Australie et le Canada se situent en haut du classement, suivis par les Pays-Bas et la Belgique, avec des données disponibles pour l’ensemble des objectifs et le niveau de performance requis dans au moins sept des dix objectifs. Pour d’autres pays, le défi à relever est de taille. Dans l’ensemble, ce sont les objectifs relatifs à la qualité de l’enseignement et aux compétences des élèves et des adultes qui se révèlent les plus difficiles à atteindre.
« Ces résultats donnent à réfléchir. L’accès à une éducation de qualité reste un défi pour tous les pays à travers le monde », a déclaré le Secrétaire général de l'OCDE, M. Angel Gurría, lors du lancement du rapport à Bruxelles fin septembre, aux côtés de M. Tibor Navracsics, Commissaire européen à l'éducation, à la culture, à la jeunesse et au sport (2). « Il est essentiel d’améliorer l’efficience et la qualité des systèmes d’éducation, et de les rendre plus égalitaires pour soutenir la croissance inclusive et donner à tous une chance de réussir ».
 
La plupart des pays ont accru leurs investissements dans l’éducation ces dernières années : entre 2008 et 2013, le nombre d’enfants scolarisés a diminué de 1 %, suite à la baisse du nombre de naissances dans la zone OCDE. Cependant, en valeur réelle, les dépenses par élève/étudiant ont progressé de 8 % sur la même période. Les dépenses des élèves/étudiants et des ménages ont aussi augmenté, notamment dans l’enseignement supérieur où 30 % des dépenses proviennent de fonds privés. Entre 2008 et 2013, les dépenses privées totales ont augmenté de 14 % dans la zone OCDE et de 12 % dans les 22 pays de l’UE à l’étude. Alors que certains pays ont mis en place des mécanismes de financement qui offrent à un plus grand nombre d’élèves/étudiants un accès facilité à l’éducation, d’autres imposent des frais de scolarité qui privent tous les élèves/étudiants, sauf les plus riches, de la possibilité de faire des études.
 
L’accroissement des dépenses ne profite pas encore à tous les jeunes : aujourd’hui encore, dans la zone OCDE, une personne de 25-34 ans sur six n’est pas diplômée du deuxième cycle du secondaire. Le taux de chômage des jeunes qui n’ont pas achevé leurs études secondaires s’élève à 17.4 %, en moyenne (21.2 % dans l’Union européenne), contre 6.9 % seulement (8.0 % dans l’UE) pour les jeunes du même groupe d’âge diplômés de l’enseignement supérieur.
Les disparités entre hommes et femmes persistent également. Les femmes sont désormais plus nombreuses que les hommes à être diplômées du supérieur, mais elles demeurent sous-représentées dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques. Le passage des études à la vie active est aussi plus difficile pour les femmes. Dans les pays de l'OCDE, 18.5 % des femmes âgées de 20 à 24 ans sont sans emploi et ne suivent ni études ni formation, contre 15.5 % des hommes.
 
Les immigrés accusent généralement du retard sur leurs homologues autochtones en termes de niveau de formation, ce qui complique leur recherche d’emploi une fois sortis du système éducatif. Les taux de scolarisation dans l’enseignement préprimaire ─ qui est essentiel au développement des compétences cognitives, émotionnelles et sociales des enfants ─ sont nettement plus bas parmi la population immigrée. En moyenne, 37 % des 25 44 ans issus de l’immigration (contre 27 % seulement des autochtones du même groupe d’âge) dont les parents n’ont pas achevé le deuxième cycle de l’enseignement secondaire ne sont pas non plus diplômés de ce niveau d’enseignement. Les élèves/étudiants issus de l’immigration sont également beaucoup moins nombreux que leurs homologues autochtones à réussir une formation de licence ou niveau équivalent.
 
Le rapport examine en outre la rentabilité des investissements consentis par les pays dans l’éducation. Sous la pression de l’opinion publique, les pays ont diminué les effectifs par classe de 6 % entre 2005 et 2014 dans le premier cycle de l’enseignement secondaire, alors que les résultats du programme PISA de l'OCDE montrent que les systèmes d’éducation les plus performants donnent systématiquement la priorité à l’amélioration de la qualité de l’enseignement par rapport à la réduction des effectifs par classe. Les investissements visant à réduire la taille des classes ont mobilisé des ressources qui auraient pu être utilisées à meilleur escient pour recruter et récompenser des enseignants de qualité : entre 2005 et 2014, les salaires des enseignants du deuxième cycle du secondaire ont augmenté en moyenne de 1 % seulement en valeur réelle, et ils ont même diminué dans un tiers des pays.
Regards sur l’éducation 2016 fournit des statistiques nationales comparables qui permettent d’évaluer la situation de l’éducation à travers le monde. Le rapport analyse les systèmes d’éducation des 35 pays membres de l’OCDE et des pays suivants : Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Brésil, Chine, Colombie, Costa Rica, Fédération de Russie, Inde, Indonésie et Lituanie.
 

Principaux résultats

Niveau de formation
 
•             Le taux de scolarisation des 20-24 ans dans l’enseignement supérieur est passé de 29 % à 33 % entre 2005 et 2014. 36 % des jeunes adultes d’aujourd’hui devraient être diplômés avant l’âge de 30 ans, mais 41 % seulement des étudiants scolarisés à plein temps en licence obtiennent leur diplôme dans le délai théorique. (indicateur A3)
•             Les disparités hommes-femmes persistent : alors que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à être diplômées du supérieur (57 % des premiers diplômes sont décernés à des femmes dans la zone OCDE), elles restent sous-représentées dans certains domaines d’études, comme les sciences et l’ingénierie, alors qu’on comptait en 2014 quatre femmes titulaires d’un diplôme dans le domaine de l’éducation pour un homme. (indicateur A3)
•             L’avantage salarial par rapport aux diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire s’élève à 91 % pour les titulaires d’un master ou d’un diplôme plus élevé, à 48 % pour les titulaires d’une licence et à 20 % pour les titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur de cycle court. (indicateur A6). Toutefois, pour les femmes, le rendement privé net de l’obtention d’un diplôme de l’enseignement supérieur représente deux tiers environ de celui des hommes (indicateur A7).
 
Dépenses d’éducation
 
•             En moyenne, les pays de l'OCDE dépensent 10 493 USD par élève/étudiant et par an, de l’enseignement primaire à l’enseignement supérieur : 8 477 USD par élève du primaire, 9 980 USD par élève du premier cycle du secondaire, 9 990 USD par élève du deuxième cycle du secondaire et 15 772 USD par élève de l’enseignement supérieur (indicateur B1).
•             Les dépenses au titre de l’enseignement supérieur ont augmenté rapidement dans la plupart des pays : en 2013, elles étaient supérieures de 29 % au niveau observé en 2005, principalement sous l’effet d’une hausse considérable du taux d’inscription dans le supérieur, de 16 % en moyenne dans les pays de l'OCDE (indicateur B1).
•             En 2012, les pays de l'OCDE ont en moyenne consacré à l’éducation 5.2 % de leur produit intérieur brut (PIB), de l’enseignement primaire à l’enseignement supérieur, dans une fourchette comprise entre 3.5 % au Luxembourg et 6.7 % au Royaume-Uni (indicateur B2).
 
Accès à l’éducation
 
•             Dans l’enseignement pré primaire, le taux de scolarisation des enfants de 3 ans est passé de 54 % en 2005 à 69 % en 2014, et celui des enfants de 4 ans, de 73 % à 85 % sur la même période, en moyenne dans les pays de l'OCDE pour lesquels on dispose de données pour ces deux années de référence (indicateur C2).
•             Dans les pays de l'OCDE, 68 % des jeunes adultes entameront au moins une fois dans leur vie une formation dans l’enseignement supérieur, dans l’hypothèse du maintien des tendances actuelles. Cette moyenne tombe à 61 % si l’on exclut les étudiants en mobilité internationale, et à 51 % si l’on ne tient compte que des étudiants ressortissants nationaux âgés de moins de 25 ans (indicateur C3).
•             Dans la zone OCDE, en 2014, les étudiants en mobilité internationale représentaient 6 % des effectifs de l’enseignement supérieur. À l’échelle mondiale, le nombre d’étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur a augmenté de 50 % entre 2005 et 2012 (indicateur C4).
 
En classe
 
•             En moyenne, les élèves des pays de l'OCDE ont 7 540 heures d’enseignement obligatoire du primaire à la fin du premier cycle du secondaire, avec une fourchette comprise entre 5 720 heures en Hongrie et près du double en Australie (11 000 heures) et au Danemark (10 960 heures) (indicateur D1).
•             Dans de nombreux pays, le vieillissement du corps enseignant est problématique : entre 2005 et 2014, la proportion d’enseignants âgés de 50 ans ou plus a augmenté dans 16 des 24 pays de l'OCDE dont les données sont disponibles. 31 % des enseignants du primaire étaient âgés de 50 ans au moins en 2014, contre 34 % dans le premier cycle du secondaire et 38 % dans le deuxième cycle du secondaire (indicateur D5).
•             Plus de deux enseignants sur trois sont des femmes, en moyenne, dans les pays de l'OCDE, mais la proportion d’enseignantes diminue avec l’élévation du niveau d’enseignement : 97 % au niveau préprimaire, 82 % dans le primaire, 68 % dans le premier cycle du secondaire, 58 % dans le deuxième cycle du secondaire et 43 % dans le supérieur (indicateur D5).
 
 
(1)    Les 22 pays de l’UE pour lesquels on dispose de données sont les suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Slovénie et Suède.
(2) Des conférences de presse ont été organisées dans le monde entier, notamment à Mexico (Gabriela Ramos, Directrice du Cabinet de l'OCDE, Sherpa G20 et Conseillère spéciale du Secrétaire général), à Berlin (Andreas Schleicher, Directeur de la Direction de l’éducation et des compétences de l'OCDE), à Brasilia (Dirk van Damme et Camila de Moraes, analystes de la Direction de l’éducation et des compétences de l'OCDE), et à Paris (Corinne Heckmann et Eric Charbonnier, analystes de la Direction de l’éducation et des compétences de l'OCDE).  
 
 

 

big data

Une nouvelle Chaire « Big Data for Customer Experience » pour faire avancer l'innovation

Altran France, leader du conseil en innovation et ingénierie avancée, mais aussi organisme de formation agréé, va participer à la création d'une Chaire « Big Data for Customer Experience » et va parrainer les 700 étudiants de la promotion 2018 du Groupe Léonard de Vinci (EMLV, ESILV et IIM). Altran France et le Groupe Léonard de Vinci vont ainsi mettre en commun leurs expertises respectives dans les domaines de l'innovation et du Big Data pour un partenariat de deux ans.
 
Sous l'effet de la révolution numérique, sensibiliser aux enjeux du big data, des réseaux sociaux, du cloud, est devenu crucial. Inculquer des "soft skills", c'est-à-dire l'indispensable culture numérique, est devenu le langage commun qu'il faut maîtriser pour répondre aux attentes des entreprises avec des formations plus adaptées, plus efficaces afin de faire face aux grands défis de demain.
 
Très intéressés par l'offre combinée de deux écoles aux profils complémentaires (management et ingénieurs) permettant de couvrir tout le spectre d'un sujet aussi vaste que «  le Big Data au service de l'expérience client », les dirigeants d'Altran France ont décidé de créer une chaire de recherche  avec  l'ESILV et l'EMLV intitulée « Big Data for Customer Experience » pour savoir comment exploiter le Big Data et des algorithmes innovants afin de proposer de nouveaux services permettant d'analyser et d'améliorer la relation client (offre, qualité, satisfaction, prospection de nouveaux marchés, etc…). Elle repose sur l'infrastructure Big Data, développée depuis cinq ans à l'ESILV, avec de nombreux travaux, notamment, en Big Data et tourisme.
 
Altran a été fondée en France en 1982 autour de deux idées : l’innovation comme facteur de différenciation décisif pour les entreprises, et la capacité à mobiliser les meilleurs talents comme condition de succès. Pour eux, le recrutement de nouveaux talents est donc un enjeu essentiel et ils se sont donc naturellement tourné vers le Groupe Léonard de Vinci avec un objectif double : permettre aux étudiants de découvrir Altran et ses métiers, et susciter des vocations au sein de cette entreprise.
Aussi, des experts Altran accompagneront les étudiants dans l'élaboration de leurs projets professionnels, tant d'un point de vue technique que métier ; et faire connaître le modèle de profil hybride des formations du Groupe Léonard de Vinci, c'est-à-dire démontrant à la fois de fortes compétences techniques dans un domaine de référence (marketing digital, Big Data, modélisation mécanique numérique, finance, etc.) et de fortes qualités personnelles permettant d'évoluer dans des environnements en transformation, pluridisciplinaires et interculturels, dans l'optique de recrutements en stage, alternance ou premier emploi.

Un partenariat qui prend la forme d'un parrainage

Altran s'engage à mener plusieurs actions d'accompagnement et de soutien des étudiants pendant deux ans : pour la promotion 2018, c'est une véritable reconnaissance de leur formation de la part d'un Groupe international et un futur atout pour leur CV.
Le Directeur Général d'Altran France, William Rozé, sera donc le Parrain de la Promotion 2018. Il est accompagné par trois parrains adjoints, intervenant chacun pour l'une des trois écoles : l'EMLV (Ecole de Management Léonard de Vinci), l'ESILV (Ecole Supérieure d'Ingénieurs Léonard de Vinci), et l'école web & multimédia, l'IIM (Institut de l'Internet et du Multimédia).

La création d'une Chaire de Recherche ESILV et EMLV

Les professeurs titulaires de la chaire sont Gaël Chareyron, Responsable du département Informatique, Big Data et Objets Connectés (IBO) de l'ESILV et Marcos Lima, Responsable du département Marketing, Management et Entrepreneuriat de l'EMLV. Des recrutements de doctorants sont en cours.
 
La coopération entre Altran France et le Groupe Léonard de Vinci se traduira par des projets de recherche menés conjointement avec les enseignants-chercheurs du Pôle et des projets pédagogiques auxquels seront associés les étudiants comme par exemple lors de la semaine du 27 février au 3 mars 2017, semaine transverse des 4èmes années du Groupe Léonard de Vinci, avec pour thème principal : "Manager l'agilité collective". Les 700 étudiants ingénieurs, managers et designers travailleront conjointement sur une trentaine de projets Altran, après s'être positionnés autour des trois leviers de l'agilité : anticipation, coopération, innovation.
 
 
 
 
 
 

 

médaille CNRS

Claire Voisin, Mathématicienne, médaille d'or 2016 du CNRS

La mathématicienne Claire Voisin est la lauréate de la médaille d'or 2016 du CNRS, la plus haute distinction scientifique française. Cette récompense, qui lui sera remise le 14 décembre 2016 lors d'une cérémonie à la Sorbonne (Paris), couronne ses contributions majeures en géométrie algébrique complexe. Réputée pour sa connaissance profonde de ce domaine et pour l'originalité et la diversité de ses travaux, elle a été distinguée par de nombreux prix. Véritable ambassadrice française des mathématiques, son rayonnement à l'international est exceptionnel. Chercheuse au CNRS pendant une trentaine d'années, elle est aujourd'hui titulaire de la chaire Géométrie algébrique au Collège de France.
Photo : © Patrick Imbert/Collège de France
 
Née le 4 mars 1962 à Saint-Leu-la-Forêt (Val-d'Oise), Claire Voisin intègre l'École normale supérieure de Sèvres section sciences, en 1981. Agrégée de mathématiques en 1983, elle prépare ensuite une thèse à l'université Paris-Sud, sous la direction d'Arnaud Beauville (1), thèse qu'elle soutient en 1986. Aussitôt recrutée au CNRS, elle poursuit sa carrière d'abord à Orsay puis à l'Institut de mathématiques de Jussieu (CNRS/Université Paris Diderot/UPMC). Mise à disposition auprès de l'Institut des hautes études scientifiques de 2007 à 2009, elle a également été professeur à temps partiel à l'École polytechnique de 2012 à 2014. Élue membre de l'Académie des sciences en 2010, elle est la première mathématicienne à entrer au Collège de France en 2016. Aujourd'hui professeur au Collège de France, elle y est titulaire, depuis le 2 juin 2016, de la chaire Géométrie algébrique.
 
Claire Voisin a développé des mathématiques abstraites, à la frontière de plusieurs domaines de connaissances, fruit d'une intuition remarquable et d'une extrême rigueur. Elle a consacré ses recherches à la géométrie algébrique (l'étude des propriétés des ensembles définis par un système d'équations algébriques). Ce qui l'enthousiasme tout particulièrement est le va-et-vient entre trois domaines des mathématiques très différents, que sont la topologie, la géométrie complexe et la géométrie algébrique. Claire Voisin a consacré, et consacre toujours, une grande partie de ses recherches à la conjecture de Hodge, qui figure parmi les sept problèmes du millénaire (2), ainsi qu'à sa version généralisée par Grothendieck.
 
À l'issue de sa thèse, elle s'est passionnée pour la théorie de Hodge, un outil précieux qui permet de comprendre et d'étudier la topologie des variétés algébriques complexes. Claire Voisin a ainsi démontré ou invalidé plusieurs conjectures historiques majeures en géométrie algébrique complexe ainsi qu'en théorie de Hodge. Elle a tout d'abord travaillé sur les problèmes de type Torelli puis sur l'étude et l'application des lieux de Noether-Lefschetz, travaux faisant intervenir la théorie des variations de structure de Hodge. En 2002, elle a construit des contre-exemples à la célèbre conjecture de Hodge dans le cadre des variétés kählériennes compactes, un type particulier de variétés différentielles complexes. Un volet différent de ses travaux concerne la géométrie projective des courbes : elle a en effet démontré la conjecture de Green pour les courbes génériques (3). La « symétrie miroir » est un autre domaine de la géométrie algébrique qui l'a beaucoup intéressée : elle a entre autres construit des familles miroir explicites.
 
Son résultat le plus important concerne le théorème de Kodaira sur les surfaces. Claire Voisin a démontré en 2005 qu'il n'est pas généralisable à toute dimension : la topologie permet de distinguer en dimension supérieure à quatre les variétés projectives des variétés kählériennes compactes. Ce résultat a ouvert de nouveaux champs de recherche en mathématiques. Plus récemment, Claire Voisin a aussi joué un rôle pionnier dans la découverte et l'étude de nouveaux invariants birationnels qui ont permis des avancées majeures dans l'analyse du problème de Lüroth et ses variantes.
 
Ses travaux ont été récompensés par la médaille de bronze du CNRS en 1988 et par la médaille d'argent en 2006. Claire Voisin a également reçu les prix Servant (1996) puis Sophie Germain (2003) de l'Académie des sciences, le prix de la Société européenne de mathématiques en 1992, le prix Ruth Lyttle Satter en 2007, le prix du Clay Mathematics Institute en 2008 et le prix Heinz Hopf en 2015. Chevalier de la Légion d'honneur en 2008, elle est membre étranger des Académies Leopoldina (Allemagne) et dei Lincei (Italie). Elle est également membre associé étranger de la National Academy of Sciences depuis 2016. Autre symbole de sa reconnaissance mondiale, elle a été invitée à donner une conférence plénière au congrès international des mathématiciens à Hyderabad (Inde) en 2010.
 
La médaille d'or du CNRS distingue chaque année, depuis sa création en 1954, l'ensemble des travaux d'une personnalité scientifique qui a contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche française. Les derniers lauréats sont :
•             Eric Karsenti, biologiste en 2015 ;
•             Gérard Berry, informaticien en 2014 ;
•             Margaret Buckingham, biologiste du développement en 2013 ;
•             Philippe Descola, anthropologue en 2012 ;
•             Jules Hoffmann, biologiste en 2011 ;
•             Gérard Férey, chimiste en 2010 ;
•             Serge Haroche, physicien en 2009 ;
•             Jean Weissenbach, généticien en 2008 ;
•             Jean Tirole, économiste en 2007.
 
(1) Aujourd'hui professeur émérite au Laboratoire J.A. Dieudonné (CNRS/UNS)
(2) Ces problèmes constituent un ensemble de sept défis mathématiques réputés insurmontables. En 2016, six de ces problèmes demeurent non résolus, parmi lesquels la conjecture de Hodge.
(3) sur les syzygies des courbes canoniques dans le cas des courbes génériques
 
 
 

 

option startup

Option Startup: ouverture des inscriptions à l'innovation !

Les 6 et 7 octobre prochains, la Ville de Paris et Paris&Co organisent la seconde édition d’« Option Startup », destiné à présenter les métiers de l’innovation aux jeunes de 3eme, 2nde, 1ere et Terminales des académies de Paris, Créteil et Versailles. 300 startups ouvrent leurs portes aux établissements scolaires. Objectif : leur permettre de venir découvrir l’univers startup, comprendre la genèse d’une application mobile, explorer les solutions apportées par la e-santé, découvrir des matériaux écologiques, tester les réseaux sociaux de demain…
Les enseignants peuvent inscrire leurs classes jusqu’au 30 septembre.
 
Parce que les années de classes de 3e et de 2nde sont décisives dans la construction de leur avenir professionnel et dans la découverte d’une vocation, plus de 3.000 collégiens et lycéens sont invités les 6 et 7 octobre, par la Ville de Paris et Paris&Co, à rencontrer des entrepreneurs et salariés d’entreprises innovantes, dans l’un des 60 principaux lieux d’innovation partenaires, répartis sur trois académies (Paris, Créteil et Versailles).
La première édition 2015 avait permis à 3.500 élèves de 3ème et seconde de faire découvrir les métiers de l’innovation.
Moment de découverte des métiers du numérique, des dynamiques de la création d’entreprise, du quotidien d’un incubateur de startups, « Option Startup » se veut un temps d’échanges et d’apprentissage pour des jeunes en pleine réflexion sur leur future orientation.
Deux journées qui permettront de comprendre le parcours de création d’une entreprise innovante et les métiers émergents de ces jeunes sociétés.

Option Startup, c’est quoi ?

La transformation numérique entraîne une évolution durable des métiers de demain. Les deux tiers des écoliers actuellement en classes maternelles occuperont des emplois qui n'existent pas encore aujourd'hui.
Les startups sont les témoins quotidiens de ces transformations. Elles agissent en pionnières annonçant les besoins futurs en termes de compétences et de profils. En parallèle, nombre de jeunes se cherchent professionnellement, en particulier dans les quartiers populaires, et sont en manque de
repères et d’indications concrètes sur les pistes à suivre.
Pour répondre à cet enjeu de société, la Ville de Paris et Paris&Co ont imaginé, avec l’appui des académies de Paris, Créteil et Versailles, l’événement « Option Startup » : la rencontre de plus de 3.500 collégiens et lycéens avec des entrepreneurs et salariés d’entreprises innovantes, dans 60 lieux parisiens dédiés à l’innovation.
Pour cette seconde édition d’Option Start-up, les académies de Créteil et Versailles ont rejoint celle de Paris, pour accueillir des classes. Les niveaux des classes ont été élargis : les enseignants peuvent inscrire l’ensemble des classes de la 3ème à la Terminale.
Les 6 et 7 octobre 2016, 140 classes de 3ème, 2nde, 1ère et Terminales pourront découvrir les métiers du numérique, les dynamiques de la création d’entreprise, et vivre le temps de deux journées l’ambiance « startup ». Ils pourront découvrir de nombreuses possibilités de métiers offertes par le secteur de l’innovation, comme la création d’une application mobile, la recherche de solutions dans des secteurs aussi variés que l’aéronautique, le jeu vidéo, la e-santé, les sciences, les objets connectés, le sport, et beaucoup d’autres. ..
Au total, ce sont près de 140 programmes qui ont été imaginés par les 350 startups participantes. Ils laisseront un souvenir fort dans l’imaginaire des jeunes, puisqu’au-delà de l’information qui leur sera donnée, ils participeront à des expériences permettant de voir, sentir, entendre, toucher et même goûter l’innovation.
 
Les enseignants ont jusqu’au 30 septembre pour inscrire leurs classes à l’un des 160 parcours – créés par les 350 startups participantes – en fonction de critères thématiques, géographiques et calendaires, sur www.optionstartup.paris

Les thématiques

Aéronautique
Les initiatives pour faire émerger des idées innovantes dans le monde aéronautique se multiplient. Leur point commun : elles misent sur des profils atypiques, loin du sérail aéronautique conventionnel. Une révolution pour un secteur souvent qualifié de conservateur. Les innovations concernent aussi bien la connectivité à bord des avions, la maintenance des appareils, l’utilisation du big data, ou la conception d’objets connectés tels que les drones.
 
Alimentation
Santé et environnement sont des enjeux majeurs attachés au secteur de l’agroalimentaire. Aujourd’hui de nombreuses startups réinventent les moyens de production et travaillent à modifier les modes de consommation ou de distribution. Agriculture urbaine, adaptation aux nouveaux usages de consommation, lutte contre le gaspillage alimentaire, amélioration des services, sont autant de projets en cours de développement touchant la restauration et nos habitudes alimentaires quotidiennes.
 
Big Data
90% des données dans le monde ont été créées au cours des deux dernières années seulement. Ces données proviennent de partout ! De capteurs utilisés pour collecter les informations climatiques, d’images numériques et de vidéos publiées en ligne, d’enregistrements transactionnels d’achats en ligne et de signaux GPS de téléphones mobiles, etc.
 
Construction
L’innovation a aujourd’hui un rôle majeur dans les secteurs de la construction, de l’énergie et de l’immobilier.
Les entrepreneurs d’aujourd’hui imaginent de nouveaux modes de construction, de stockage deperformance énergétique afin d’améliorer la qualité, la performance, le coût et la gestion locative de nos habitations.
 
Eco-Innovation
L’éco-innovation est l’intégration, par l’innovation industrielle, des critères du développement durable (un développement économique et social respectueux de l’environnement). Les activités concernées produisent des biens et services mesurant, prévenant, limitant ou corrigeant les impacts
environnementaux tels que la pollution de l’eau, de l’air, du sol, ainsi que les problèmes liés aux déchets, au bruit et aux écosystèmes.
 
Edition numérique
Le secteur de l’édition a entamé une mutation profonde : numérisation et enrichissement des contenus, lecture en mobilité, explosion du e-commerce, essor de la recommandation via les réseaux sociaux, etc.
Pour répondre aux nouveaux usages et s’emparer des nouvelles opportunités de marché, l’édition numérique, se développe depuis plusieurs années et coexiste avec l’édition papier sans vouloir la remplacer.
 
E-éducation
La formation en ligne et l’e-formation ou l’e-learning, désignent l’ensemble des solutions et moyens permettant l’apprentissage par des moyens électroniques. Par ailleurs les plateformes, tels que les MOOC (cours en ligne ouverts et massifs) ou bien les SPOC (cours ouvert en ligne et privés) occupent une place de plus en plus importante dans l’univers des start ups.
 
Innovation sociale
L’innovation sociale fait référence à toutes stratégies, concepts, idées et organisations qui répondent à des besoins sociaux de toute nature liés aux conditions de travail, d’apprentissage, de la santé, du développement de communautés et qui viennent fortifier la société civile.
 
Jeu vidéo
Jeux vidéo, serious games, réseaux sociaux, jeux mobiles… la « ludification » se développe ! Principe impliquant un transfert des mécanismes du jeu dans d’autres domaines tel que celui de l’apprentissage ou du travail. Principe développé par les start ups en s’appuyant sur la prédisposition humaine au jeu.
 
Média
Nouveaux médias, transmédias, innovation dans les industries culturelles et créatives… Les technologies de l’information sont depuis longtemps omniprésentes dans le processus de réalisation des œuvres culturelles et d’information mais désormais elles deviennent le support même de la création, produisant de nouveaux usages et de nouvelles formes esthétiques. De nombreux entrepreneurs s’emparent aujourd’hui de ces possibilités pour créer de nouveaux imaginaires.
 
Métiers d’Arts
Répondre aux défis de la conception et de la réalisation de pièces uniques en intégrant de nouveaux matériaux, en inventant des combinaisons techniques inédites, et en proposant des applicationsoriginales ? Les artisans d’art et designers repoussent sans cesse, les limites de la création et relèvent de nouveaux défis ! L’atelier est ainsi un laboratoire dans lequel les formes, les techniques et les matériaux sont interrogés en permanence.
 
Objets connectés
Les objets connectés investissent notre quotidien pour l’améliorer : capteurs, bracelets, lunettes et montres connectés, outils de suivi de la santé tels que les tensiomètres, thermomètres… Chaque accessoire de la vie quotidienne, pourra demain, être raccordé au net.
 
Robotique
Désormais, les robots ne sont plus réservés à l’industrie, ils entrent dans notre quotidien. Des robots ménagers, des robots d’assistance à la personne, des humanoïdes, des robots jeux, des robots qui permettent d’éduquer, de favoriser des débouchés médicales, et des développements technologiques, c’est aujourd’hui possible !
 
Santé
De plus en plus d’outils numériques proposent d’améliorer notre bien-être en mesurant nos données de santé, les analyser et les partager. Télémédecine, diagnostic et suivi des maladies à distance, simulation cognitive, préservation de la santé, mieux-être et bien-être au foyer, autant de sujets réinventés au travers d’applications mobiles et de nouvelles solutions.
 
Sciences
La recherche occupe une place plus qu’importante dans le secteur de la santé et dans le développement des technologies de pointes.
Des incubateurs, implantés directement dans des hôpitaux ou auprès de laboratoires (tels que la Pitié Salpêtrière) ou bien à des écoles (telles que l’EPSCI) travaillent à ces axes de recherche par le développement d’outils de santé connectés, de solutions diagnostics, etc. ou bien à l’invention d’outils et de technologies innovantes.
 
Sport
Aujourd’hui les start ups font bouger le sport. Big data, réseaux sociaux, objets connectés…le monde du sport se met aussi au digital ! Tous plébiscitent les outils numériques : les joueurs pour améliorer leurs performances, les entraîneurs pour mieux s’organiser et les stades pour augmenter leurs ventes.
 
Tourisme
La France est devenue une formidable pépinière de startups notamment dans le secteur du tourisme. De nombreux startupers investissent tous les segments du voyage, du transport et des loisirs par la
réalisation de supports, outils dédiés à la stimulation et à l’innovation dans ce secteur : optimisation de l’expérimentation touristique, développement de nouveaux outils online, mise en valeur des espaces touristiques, etc.
 
 
 
Une plateforme pédagogique a été créée en partenariat avec l’ONISEP, EPA, l’EFAP et l’EFJ : http://www.optionstartup.paris/espace-pedagogique/
 
Une documentation pédagogique y est disponible, spécifiquement conçue à l’intention du corps enseignant. Elle est entièrement consultable et téléchargeable sur la plateforme.
On y trouve des chiffres relatifs aux entreprises innovantes, au numérique, et même des fiches métiers permettant de préparer en amont la venue des classes à Option Startup. On y apprend comment préparer son orientation scolaire, comment créer son entreprise en environnement scolaire et un fascicule pédagogique pour préparer sa venue :
 
L’inscription des classes sera possible entre les 6 et 30 septembre. Elle peut se faire selon des critères thématiques, calendaires ou même géographiques. Pour cela, il suffit de se rendre à cette adresse : http://www.optionstartup.paris/
 

 

économie collaborative

Transition numérique : tout comprendre de l’économie collaborative

Acteur majeur des MOOC en France, l’Institut Mines-Télécom lance sa nouvelle collection de cours en ligne en lien avec les transitions majeures de notre société : numérique, énergétique et  écologique, et productive. Premier MOOC de cette série : « Comprendre l’économie collaborative », réalisé en partenariat avec la MAIF.
L’objectif du MOOC « Comprendre l’économie collaborative » est d’aider à comprendre pourquoi et comment l’économie collaborative transforme en profondeur l’économie et la société.
 
Qu'est-ce-que l'économie collaborative ? Il s’agit d’une économie qui repose sur le partage ou l’échange entre particuliers de biens (voiture, logement, parking, perceuse, etc.), de services (covoiturage, bricolage, etc.), ou de connaissances (cours d’informatique, communautés d’apprentissage, etc.), avec échange monétaire (vente, location, prestation de service) ou sans échange monétaire (dons, troc, volontariat), par l’intermédiaire d’une plateforme numérique de mise en relation.
Et les technologies numériques ont eu un impact déterminant dans l’essor de cette économie, bousculant les modèles existants tant pour les consommateurs que pour les entreprises.

Cinq semaines pour comprendre l’économie collaborative

L’objectif du MOOC « Comprendre l’économie collaborative » est d’aider à comprendre pourquoi et comment l’économie collaborative transforme en profondeur l’économie et la société.
Ouvert à tous par définition, ce nouveau MOOC vise plus particulièrement un public de cadres et dirigeants (entreprises autant que pouvoirs publics). Tout au long de ce cours, les apprenants décrypteront l’économie collaborative à travers cinq clés de lecture : l’innovation ouverte, les consom’acteurs, les nouveaux modèles économiques, les risques et opportunités, et la transformation des organisations.          
 
Ce MOOC se déroulera sur cinq semaines qui nécessiteront chacune environ deux heures de travail. Alternant des vidéos d’enseignants et d’experts, des quizz et des cas pratiques évalués par les pairs, ce MOOC est porté par Télécom Bretagne (Godefroy Dang Nguyen – cf. son interview sur le blog R&I), Télécom Ecole de Management (Christine Balagué) et Télécom Saint-Etienne (Jean Pouly).

Une collection de MOOC pour comprendre la transition numérique

Le numérique transforme en profondeur autant la vie quotidienne des individus que le fonctionnement des entreprises et des organisations. Mais la rapidité d’évolution fait que chacun n’a pas forcément le temps ni le cadre conceptuel pour réfléchir sur les enjeux du numérique et d’acquérir ce que le Conseil National du Numérique (CNNum) appelle une “littératie numérique”. C’est la raison pour laquelle l’Institut Mines-Télécom s’est lancé dans une grande série de MOOC qui abordera non seulement l’économie collaborative mais aussi l’influence du numérique dans la mutation du travail, de la santé ou de l’enseignement.
 
« Ce cours est au croisement de notre effort de transmission de connaissances vers de nouveaux publics et du positionnement-clé de l’Institut Mines-Télécom sur les trois transitions majeures de notre société explique Nicolas Sennequier, directeur des pédagogies numériques de l’Institut. Nous apportons notre vision systémique de la transition numérique, là se trouve notre véritable valeur ajoutée. Nous adopterons la même démarche pour la transition énergétique et la transition productive, qui feront l’objet de MOOC prochainement. »

La MAIF partenaire de l’économie collaborative et du MOOC : « Comprendre l’économie collaborative »

Depuis plus d’un an, la  MAIF se positionne sur le secteur de l'économie collaborative pour en devenir aujourd’hui un acteur référent. La MAIF croit aux échanges solidaires, à l’entraide et au partage et s’engage pour cette société collaborative où les gens se font confiance pour mieux vivre ensemble.
 
« A ce titre, la MAIF a initié depuis 2015 des partenariats médias avec une dizaine de titres de presse pour sensibiliser un large public aux mutations sociétales induites par le croisement du digital et du collaboratif. L’objectif recherché à travers ce MOOC : proposer à ceux qui le souhaitent d'explorer davantage le sujet en profondeur » estime Philippe TAUVEL, responsable de l’action sociétale et la communication institutionnelle de la MAIF.
 
En participant à la création de ce MOOC, la Mutuelle permet au plus grand nombre de comprendre les profondes mutations et enjeux de ce monde qui change rapidement, pour aider à la construction d’une société plus juste et plus responsable.
 
Rdv le 20 septembre 2016 pour débuter ce nouveau MOOC.
D’ici-là, vous pouvez vous inscrire sur France Université Numérique.
 

 

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