UP' Magazine L'innovation pour défi

intelligence artificielle

Les rapports homme-machine dans le collimateur

Le potentiel disruptif des Intelligences artificielles interroge directement tous les acteurs économiques dans leur diversité que ce soient la banque, les assurances, le commerce, le tourisme, etc. La création d’un Observatoire du Rapport des Français aux Intelligences Artificielles par l’Observatoire Société et Consommation (L’ObSoCo) a pour vocation d’explorer les tendances structurantes des IA pour la consommation de demain. Robots domestiques et commerciaux, agents conversationnels, assistants vocaux personnels, objets connectés intelligents…Quels usages vont naître de la multiplication des intelligences artificielles ? Comment les consommateurs appréhendent-ils ces nouveaux acteurs de la relation client ? Sont-ils prêts à les employer ? Et à quelles conditions ?
 
Nous sommes dans une période de transformation profonde du commerce et des modes de consommation. Aspiration des individus à consommer « autrement », tensions durables sur le pouvoir d’achat des ménages, défi de la contrainte écologique… le modèle de consommation est en mutation. Dans son sillage, ce sont les modèles économiques d’entreprise et l’organisation des activités visant la satisfaction des attentes des ménages qui sont en cours de redéfinition. Ce contexte exige la mise en place de dispositifs d’observation des mutations en cours, la réalisation de diagnostics, l’élaboration de nouveaux concepts et grilles d’analyse permettant d’appréhender la nouveauté, mais aussi d’accompagner les acteurs économiques. Cette vision fonde la vocation de L’ObSoCo.

Les initiatives relatives aux intelligences artificielles (IA) se multiplient au travers de nombreux canaux avec des degrés de sophistication variés : algorithmes d’apprentissage automatique (reconnaissance visuelle/vocale, itinéraire de transports, moteurs de recommandation, comparateur de prix, etc.), assistants vocaux personnels (Siri, Alexa), chatbot sur les réseaux sociaux et messageries instantanées, objets connectés intelligents, robotique avancée (industriel, commerciale, domestique), véhicules autonomes, etc.
 
Les IA automatisent des tâches de la vie quotidienne et des process de travail. Elles assistent et anticipent de plus en plus les conduites (d’achat, de loisirs, de mobilité, de gestion de l’énergie, etc.) des usagers-consommateurs qu’elles contribuent à orienter par le biais de recommandations et de préconisations.
 
Les IA offrent également la capacité croissante de questionner, de commander et de piloter nos actes d’achat, notre environnement et/ou de gérer la vie quotidienne via des interfaces et assistants personnels. Le développement des IA constitue le moteur du commerce serviciel, ubiquitaire, à la demande, social et conversationnel, permettant d’optimiser le service et la relation client.
 
Les IA peuvent aussi être sollicitées en appui de la désintermédiation, simplification et optimisation des process de travail, administratifs et organisationnels, etc.
 
Elles posent enfin la question de la redéfinition des rapports entre humains et machines (substitution, collaboration, etc).
 
Cette multiplication des IA s’accompagne de nombreuses promesses (gains de productivité, émancipation individuelle, amélioration de la vie quotidienne, etc) mais suscite également des inquiétudes importantes relatives à leurs potentielles dérives (risques de perte de contrôle, retournement des machines contre l’homme, etc).
 
Pour toutes ces raisons, le potentiel disruptif des IA interroge directement les acteurs économiques dans leur diversité (banque, assurances, commerce, tourisme, etc). Les entreprises sont non seulement confrontées aux conséquences de l’automatisation sur l’emploi, la productivité et l’organisation du travail mais aussi aux nouveaux business model et aux formes d’économie servicielle émergentes dans le sillage des IA.
 
En réponse à ces interrogations, l’Observatoire du Rapport des Français aux Intelligences Artificielles a pour vocation d’explorer les tendances structurantes des IA pour la consommation de demain. Il se donne pour objectif de :
 
- Analyser les imaginaires (croyances, positionnement, aspirations) des consommateurs en matière d’IA ;
- Décrire les expériences à l’œuvre chez les usagers des IA (compétences pratiques, intégration des IA dans la vie quotidienne des individus connectés, modes d’appropriation et d’utilisation, etc.) ;
- Tester le degré d’acceptabilité (freins et leviers) des IA en termes d’esthétique, de design, de relation homme-machine, de capacités, d’ergonomie, d’opérabilité, etc.
- Appréhender les nouvelles formes de relation et d’expérience client permises par les nouveaux acteurs de la relation client que sont les IA ;
- Comprendre l’émergence d’une nouvelle demande qui se rapportent d’une part aux potentiels besoins en équipement technologique basé sur l’IA (objets connectés, assistants virtuels, robots, domotique, etc.) et d’autre part, aux multiples offres de services qui en découlent.
 
Simon Borel, Sociologue à l’ObSoCo
 
       
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Faire

Le « Faire » : une nouvelle façon de se réaliser ?

Au cours de la dernière décennie, économistes et psychologues ont été de plus en plus nombreux à se pencher sur les ressorts du bonheur ou, à tout le moins, du « bien-être subjectif ». Ils convergent en général autour de l’idée que, passé un certain seuil, consommer plus ne rend pas plus heureux. À cette limite endogène des promesses de la société de consommation s’ajoute avec de plus en plus d’évidence l’impasse écologique à laquelle mène la logique du toujours plus. Faut-il pour autant rejeter en bloc la consommation et promouvoir la frugalité ?
 
Outre que ce serait négliger le rôle de la consommation dans le circuit économique, la radicalité d’une telle posture pêche par son manque de nuance. Toutes les consommations ne se valent pas, tant sur le plan de la contribution au bien-être individuel que sur celui de l’impact environnemental et sociétal. Sur ce second point, l’éco-conception, l’agriculture bio ou « raisonnée », les circuits courts, l’économie circulaire, l’économie de la fonctionnalité… sont autant de pistes qui montrent la voie d’une bonne consommation. Sur la capacité de la consommation à contribuer au bien-être individuel, les travaux précurseurs de l’économiste Tibor Scitovsky invitent à penser que si certaines consommations échouent à produire un surcroît de bien-être subjectif durable, d’autres ont la faculté de contribuer à l’épanouissement des personnes.
 
Les travaux de recherche récents mettent de plus en plus l’accent sur la distinction entre deux approches du bonheur. Il y aurait d’une part le bonheur « hédonique » qui réside dans la maximisation des plaisirs et la minimisation des peines. C’est celui-ci qui semble condamné à la saturation (qui pousse à la fuite en avant) dès lors qu’un certain niveau de vie a déjà été atteint. Le bonheur « eudaimonique », lui, passerait par la découverte et le développement par chacun de son « daimon », c’est-à-dire de sa nature profonde, de ses dispositions, de ses talents, de ses goûts. Autrement dit, un bonheur qui passe par la réalisation personnelle. Cette approche humaniste du bonheur – qui n’exclut pas le plaisir hédonique – ouvre des perspectives intéressantes pour dessiner les contours d’une « bonne consommation ».
 
Les marques et les enseignes qui œuvrent sur les marchés de la consommation ressentent de plus en plus clairement les limites d’une promesse qui repose avant tout sur l’« avoir ». Le succès des approches « expérientielles » et « servicielles » témoigne d’une certaine prise de conscience de l’intérêt de déplacer le centre de gravité de la relation marchande de l’« avoir » à l’ « être ». Autrement dit, ne pas se contenter de « faire la vente », mais se soucier de faire vivre au client – au travers des biens et/ou des services qui lui sont vendus – une « expérience », c’est-à-dire un moment valorisé, parfois mémorable, contribuant à transformer la personne. Ce souci de l’expérience ne doit pas se limiter – comme c’est malheureusement trop souvent le cas – à l’expérience d’achat. Il doit s’étendre à l’expérience de consommation, c’est-à-dire aux moments où le client s’efforce de jouir des effets utiles potentiellement contenus dans son achat. Il reste encore énormément à faire dans cette direction, notamment en centrant la relation commerciale sur la coproduction avec le client de solutions à des problèmes ciblés. Cette perspective est d’autant plus attrayante que, en mettant l’accent sur la finalité de la consommation plus que sur les moyens matériels permettant de l’atteindre, on entrevoit des business models dans lesquels la rentabilité dépend des économies en ressources naturelles.
 
Mais cette dynamique de l’« avoir » à l’ « être » peut également conduire à s’intéresser au « faire ». Le bonheur eudaimonique passe très largement par le fait de s’engager dans des activités qui mobilisent les compétences et les talents de la personne ; elle en tire alors à la fois la satisfaction de l’exploitation de ses potentialités et le développement de ses compétences par l’usage.
Le psychologue M.  Csikszentmihalyi est à l’origine d’un vaste ensemble d’études qui se sont attachées à définir les caractéristiques des activités susceptibles de produire un état de « flow », c’est-à-dire un état mental marqué par une absorption de l’individu dans l’activité génératrice d’un sentiment de plénitude. L’expérience du flow et des bénéfices sur la structuration du soi peut se vivre dans l’exercice de l’activité professionnelle. Elle est souvent le produit des activités de loisirs.
Comment ne pas être frappé par l’engouement croissant des populations des pays riches pour les activités qui impliquent de « faire » : à l’essor déjà ancien des pratiques sportives et artistiques s’est plus récemment ajouté l’engouement pour le bricolage, le jardinage, la cuisine, la couture, les loisirs créatifs… Comme si les individus désorientés face à un monde déboussolé cherchaient dans le fait de « faire » une forme de consolidation de leur identité, un sentiment d’autonomie, une réponse à leur quête de sens et, bien souvent, des opportunités de lien social authentique fondé sur des centres d’intérêts partagés.
 
Tous les loisirs n’ont cependant pas cette faculté de contribuer à la réalisation de soi. C’est le territoire des loisirs qui supposent une forme d’engagement, la mobilisation de compétences, qui impliquent un minimum de défis à relever, ce que les spécialistes appellent les « serious leasures ». Ce sont donc généralement des activités qui réclament une certaine dose d’effort, et très souvent l’apprentissage pouvant être ingrat de compétences de base. Des éléments qui se révèlent en porte à faux avec les valeurs consuméristes du plaisir hédoniste facile et immédiat.
 Il y a donc des obstacles à lever pour révéler pleinement le potentiel de cette « bonne consommation » tournée vers le « faire », qui impliquent des politiques publiques mais aussi des stratégies d’entreprises. Car le « faire » est associé à d’importants potentiels de marché (équipement, fourniture, services…) et offre aux entreprises l’opportunité d’installer une relation client durable et profonde qui s’écarte sensiblement de la simple transaction marchande. Il est donc de leur intérêt de participer à la promotion du « faire ». Notamment en aidant les personnes à accomplir les premiers pas, à engager l’effort initial, par la conception de produits qui facilitent la tâche, par l’engagement aux côtés des clients dans la construction des compétences.
 
C’est afin de participer à la prise de conscience des enjeux économiques et sociaux attachés au « faire », pour sensibiliser les marques et les enseignes aux bénéfices potentiels associés à un engagement réfléchi et résolu dans cette direction que l’ObSoCo a souhaité mettre en place un Observatoire du faire. Cet Observatoire, qui établira une cartographie de l’engagement des Français dans un vaste ensemble d’activités de loisirs actifs, s’attachera à établir un lien entre cet engagement et le sentiment subjectif de bien-être, à évaluer le potentiel économique du « faire » et à mettre en lumière les attentes latentes des consommateurs.
 
Philippe Moati, Professeur agrégé d’économie à l’Université Paris-Diderot – Directeur scientifique de l’ObSoCo
 
 
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mode enfants

Tale Me, la circular fashion belge, installe son premier pop-up store européen à Paris !

Le premier dressing partagé de pièces de créateurs responsables à louer pour femmes enceintes et enfants de 0 à 6 ans choisit Paris, capitale de la mode et lieu emblématique de la COP21, pour ouvrir son premier store : social et responsable, Tale Me habille les familles de demain. A essayer d'urgence jusqu’au 30 avril 2017.
 
C’est au 14 rue du Château d’eau dans le Xème arrondissement de Paris que la startup de circular fashion dévoile un nouvel univers qui associe la mode à l’écologie, pour satisfaire les femmes enceintes et les jeunes mamans en quête de qualité et de mode plus juste.
A cette occasion, la startup belge a fait appel à plusieurs créateurs indépendants et avant-gardistes pour réaliser une collection capsule dédiée aux futures mamans parisiennes.
 
Selon le Danish Fashion Institute, en 2015 l'industrie textile mondiale aura été la seconde industrie la plus polluante de la planète.
Aujourd'hui, une multiplicité d'initiatives mondiales prouve qu'éthique et mode ne sont pas antagoniques. La Circular Fashion, concept même d'une mode plus durable, prône une consommation alternative, respectueuse des producteurs et de la planète.
- 78% des acheteurs considèrent que les acteurs de l’industrie du textile ne sont pas assez transparents sur leurs chaines d’approvisionnement : conditions de travail appliquées dans les filières, salaires des personnes employées…
- 76% des personnes interrogées attendent justement plus de transparence et d’honnêteté de la part des entreprises de mode
- 74% déclarent qu’ils seraient prêts à payer un supplément de 5% sur l’achat de leurs vêtements s’ils étaient assurés que la rémunération et les conditions de sécurité des travailleurs sont équitables.

Tale Me pour une mode plus juste

Né il y a un peu plus de deux ans à Bruxelles, Tale Me est un dressing partagé de vêtements de créateurs responsables à louer pour les femmes enceintes et les enfants de 0 à 6 ans. En ligne et en boutique, ce sont plus de 8000 pièces, fabriquées en Europe dans des conditions humaines et environnementales justes qui composent le dressing de la startup belge. Tale me compte aujourd’hui plus de 2000 abonnées à travers la France et l’Europe.
« J’ai choisi de faire fabriquer et louer des vêtements de tous les jours. Des vêtements beaux, stylés, qui respectent les gens qui les fabriquent. On partage la valeur élevée des vêtements entre plusieurs personnes qui privilégient l’usage, plutôt que la possession. C’est un mix entre l’économie circulaire et le monde du fashion. On fabrique mieux, on partage, on répare ou on recycle, c’est le « Circular Fashion » déclare Anna Balez, fondatrice de Tale Me.
 
En effet, nous consommons et jetons les vêtements plus vite que la planète ne peut le supporter : la production vestimentaire mondiale a doublé ces 15 dernières années, une personne achète 60% de vêtements de plus qu’il y a 15 ans, et garde chaque pièce deux fois moins longtemps. Une consommation qui a des impacts écologiques et humains considérables …
 
Au rendez-vous parisien : Wear a Story avec de l’upcycling de pièces vintages uniques fabriquées en Belgique et en coton bio allemand ; Emilie Beaumont diplômée de la prestigieuse école de mode La Cambre, a imaginé exclusivement pour la boutique parisienne un univers doux et tendance aux matières durables dont le lin bio ou enduit.
 
Si Tale Me souhaite séduire le marché français, la startup bruxelloise a de grands projets Européens. Après la conquête de Paris, ouverture à Berlin à partir de la saison prochaine, puis Amsterdam !
 
Au-delà du concept de la location de vêtements, Tale Me propose un tout nouveau système basé sur l’économie circulaire, créé main dans la main avec ses abonnées. La volonté de Tale me : répondre positivement à des questions telles que : « Comment mieux fabriquer ? Comment mieux consommer le textile ? Comment tendre vers le zéro déchet ? »
Pour Anna Balez , l’objectif  est de « réunir au sein d’une même boutique en ligne de prêt-à-porter des conditions de fabrication irréprochables, des tissus hyper-qualitatifs issus d’une agriculture biologique ou d’innovations révolutionnaires (vous connaissez le textile à partir de zestes de citron ou à partir d’ananas ?), des stylistes européens et les mêmes prix que chez Zara. »
 
Sensibles à la mode et aux tendances, mais aussi à la nature et l'écologie, les abonnées ont choisi de ne pas faire de compromis entre l'un ou l'autre. Elles louent leurs vêtements de grossesse, d'allaitement, et ceux de leurs enfants de 0 à 6 ans. Chaque mois, elles renouvellent leur garde-robe en sélectionnant les pièces de leur choix dans la bibliothèque de vêtements Tale Me.
« Une fois qu’elles ont gouté à cette nouvelle façon de consommer des vêtements, elles deviennent accros ! » prévient Anna Balez.

Comment ça marche ?

Tale Me fonctionne comme une bibliothèque : on s'abonne, on loue et on échange ses vêtements en boutique ou via le site internet. Les trous et les tâches, ça fait partie de la vie et chez Tale Me, c'est compris dans l'abonnement (à partir de 19 € par mois). Les vêtements sont toujours remis dans un état irréprochable avant toute nouvelle location. La livraison se fait dans toute l’Europe et est gratuite en point relais.
Pour accéder à cette bibliothèque, il suffit de choisir l'abonnement qui nous correspond : voir les offres.

Anna Balez, portrait d'une entrepreneure imaginative et engagée

Du caractère et de la persévérance, voilà deux ingrédients qu’Anna mélange avec bonheur pour contribuer à la construction de modèles socio-économiques plus durables. D'abord ingénieur chimiste de formation, puis spécialisée dans le management environnemental en entreprise, Anna connaît sur le bout des doigts les processus de fabrication des objets qui nous entourent.
Connaître l'histoire des objets lors de leur fabrication c'est bien, mais Anna souhaite aller plus loin. Elle choisit d’approfondir le sujet en travaillant successivement pour Véolia France, afin de donner une valeur monétaire aux impacts environnementaux, puis dans une PME belge, Factor-X, en tant que consultante en stratégie environnementale. De par ces expériences, elle se forme au travail minutieux qui consiste à remonter les chaînes logistiques, pour comprendre et analyser la provenance des matières premières et des moyens de production.
 
Tout au long de son parcours, elle rencontre de nombreuses personnes inspirantes, précurseurs de nouveaux modèles économiques, notamment dans l'économie circulaire et l'économie de fonctionnalité. Ces rencontres ont largement contribué à imaginer Tale Me.
 
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En Janvier 2013, Anna intègre l'incubateur bruxellois pour le développement des startups innovantes : la BSE Academy. Six mois de travail acharné (cours du soir et le week-end) sont récompensés par le prix Triodos, banque qui partage les valeurs de Tale Me, accompagné d’un co-financement de fonds européens pour une durée de trois ans.
C’est en avril 2014 qu’Anna créé Tale Me SPRL. Le premier service de location de beaux et bons vêtements de tous les jours pour enfants est né !
 
Le chemin de l'entreprenariat est long et fastidieux, mais heureusement jonché de nombreuses victoires. Anna le suit maintenant depuis plus de deux ans, avec toujours plus de conviction et de succès : « J’ai décidé de m’investir pour cette nouvelle façon de penser la mode, plus connectée à la réalité, plus engagée et surtout, qui nous fait nous sentir bien. Nous sommes le futur et il commence maintenant. »
 
Conviction que le monde de demain se construira à travers de nouveaux modèles qui bousculeront les codes d’aujourd’hui et qui inventeront de nouvelles façons de mieux travailler ensemble, de mieux vivre ensemble.
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artisanat

VraimentPro.com ou renouer la confiance avec nos artisans

Les plateformes de recommandation de professionnels sont à la mode. En voici une consacrée aux artisans. A la fois outil de recherche et de recommandation de professionnels du bâtiment et du paysage pour le grand public, et nouveau modèle de développement commercial pour les artisans. Une solution sur abonnement, sans engagement, sans commission et sans frais cachés, 100% d’avis fiables, 100% des documents (assurances, qualifications) authentifiés : ce sont les arguments prometteurs qu'avancent les concepteurs de VraimentPro.com
 
VraimentPro est née, non pas d'une idée mais d'un constat accablant. Pour 50% des Français, il est extrêmement difficile de trouver des professionnels du bâtiment et du paysage, fiables et de qualité (sondage OpinionWay - sept 2016). Les chiffres en disent long sur la relation entre clients et artisans :
- 5,8 millions de ménages font appel à un professionnel pour réaliser des travaux chaque année (Insee - 2016),
- 50% des Français estiment qu’il est difficile de trouver des professionnels fiables et de qualité (OpinionWay - sept 2016),
- 92% des consommateurs lisent les avis sur Internet pour évaluer une entreprise locale avant de faire appel à ses services (Bright Local- 2015),
- 45% des avis publiés sur Internet ne sont pas fiables (DGCCRF - 2016),
- Première attente des clients du bâtiment : la confiance (Quelleenergie - 2013),
- + de 450.000 entreprises du bâtiment et du paysage en France (Capeb - 2017).
 
Ce constat, les fondateurs de VraimentPro l'ont expérimenté début 2016. A cette époque, tous trois cherchent un professionnel : l'un pour rénover une maison de campagne, le second pour réparer un lavabo et enfin, le dernier, pour des arbres à élaguer.
En apparence, rien de bien compliqué : il suffit de faire marcher le bouche à oreille ou plus simplement de chercher sur Internet. Mais quiconque a été confronté à ce problème sait bien qu'il n'en est rien.
On ne confie pas sa maison à n'importe qui et trouver un professionnel compétent et fiable n'est pas chose aisée. Avant d'accorder sa confiance à un charpentier, un plombier ou un élagueur, il faut vérifier la validité de ses assurances, qualifications, certifications et surtout s'assurer que ses anciens clients sont satisfaits de ses prestations.
 
Or, à ce jour, les professionnels ne disposent d'aucun outil satisfaisant pour communiquer sur leurs savoir-faire et la qualité de leur travail.
Pourtant sur Internet, les sites pour trouver un pro ne manquent pas, mais aucun ne fournit un contenu fiable, objectif et exhaustif. Que ce soit les annuaires, les sites de devis ou de mise en relation, aucun modèle ne parvient à convaincre professionnels et utilisateurs. Les uns parce qu'ils sont le support privilégié des « prédateurs du dépannage », les autres parce qu'ils rognent les marges et l'indépendance des artisans.
D'où ce concept de plateforme, qui se veut véritable lien de confiance entre les entreprises et le grand public.
Pour les professionnels, un outil fiable pour valoriser leurs compétences, la qualité de leur travail, le respect de leurs obligations réglementaires et surtout la satisfaction de leurs clients.
Pour le grand public, une plateforme permettant non seulement de choisir en toute confiance un professionnel assurément sérieux et compétent, mais aussi de partager son expérience après un chantier.
 

Quelles plus-values de VraimentPro.com ?

Plus de 50 métiers et près de 400 spécialisations sont représentés autour de quatre univers : entretien/dépannage (plomberie, électricité, chauffage, serrurerie, nettoyage, ramonage), aménagement (architecte, cuisiniste, domotique, décoration, carrelage, climatisation), rénovation (maçonnerie, terrassement, charpente, menuiserie, peinture, ravalement), extérieur (jardinage, paysage, élagage, piscine, clôture, véranda).
 
Un contenu présenté comme fiable et exhaustif :
-Une recherche rapide, des résultats pertinents, une mise en relation simplifiée
-Une base de données référençant tous les métiers de l’habitat et du jardin en France (plus de 400.000)
-Des recommandations fiables basées sur des avis vérifiés sur facture justificative
-Des documents réglementaires authentifiés
-Un service gratuit, sans commission
-Des conseils pratiques
 
Une vitrine qui permet de développer son activité et valoriser ses compétences :
-Un site vitrine réalisable en quelques clics
-Pas de commission sur la mise en relation
-Des coûts maîtrisés avec un abonnement à 1€/jour sans engagement
-Une visibillité accrue sur Internet (référencement naturel)
-Des tarifs préférentiels chez de nombreux fournisseurs (plateforme VraimentPro Achats)
-Partage des avis clients sur le site de son entreprise et ses réseaux sociaux pour booster son e-réputation
-Une indépendance préservée (alternative à l’ubérisation).

L’équipe

Gautier Vignau, 43 ans - Finance & relations investisseurs
12 années passées comme trader sur produits dérivés, à NY puis Paris, Diplômé de l’ESSEC et d’un DEA de mathématiques stochastiques, il débute sa carrière sur les options de change à la Société Générale. En 2014, il se lance dans l’outsourcing d’e-relation client et de développement web en co-fondant W3D.
 
Eric Garnier-Covo, 43 ans - Communication & marketing
17 années dans le monde du journalisme et de l’édition en tant que rédacteur en chef , directeur de collection et dirigeant. Fondateur d’Alpha Omega, 1ère agence de presse photo en ligne. Vice-président de Buzon Editorial- DVE, revendue à Parkstone International en 2016.
 
Olivier Mourre, 43 ans – Commercial et partenariats
15 années sur les marchés financiers en tant que responsable front office d’une équipe en charge de l’exécution des ordres. Sélection et mise à jour des outils de négociation en coopération avec les opérateurs IT.
 
Bernard Grappe, 52 ans - C.T.O.
Après avoir passé 15 ans chez Dell et participé au lancement de l’agence de presse en ligne Alpha Omega, il a rejoint Wayma où il a travaillé au développement de l’application mobile de Tripadvisor. Il est aujourd’hui consultant en sécurité informatique.
 
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banque et fintech

Fintech & banque : lequel sauvera l’autre ?

En s’invitant dans l’ensemble des métiers de la banque, la révolution digitale a redéfini les business modèles. Le web ne distribue plus uniquement les produits bancaires classiques : il permet à de nombreux acteurs de créer leur propre offre bancaire qui bouleverse les codes du secteur. En pleine conquête du grand public, la Fintech a d’ores et déjà court-circuité les grandes institutions bancaires. Et après ?
 
Un rapport du cabinet de conseil Accenture indique qu’au niveau international, les investissements dans la Fintech ont progressé de 75 % entre 2014 et 2015. Sur les 22,3 milliards d’euros enregistrés, 5 milliards provenaient des banques. Ce partenariat gagnant-gagnant pourrait se résumer ainsi : les banques apportent leurs infrastructures, leur base clients et leurs relations institutionnelles, alors que les Fintech offrent leur compétence digitale pour construire le futur modèle de distribution. La transformation digitale profite ainsi des avancées opérées en matière d’intelligence artificielle. L’objectif est d’optimiser les données collectées pour proposer des services bancaires plus performants. (Source : banques-en-ligne.fr – 28 Février 2017)

Les bruissements de la Fintech

17,8 milliards de dollars ont été investis dans la Fintech au 3ème trimestre 2016 [1]. Alliant info-com et secteur bancaire, c’est un raz-de-marée novateur que de nombreuses start-ups se targuent d’avoir initié, à tort ou à raison. Difficile d’en définir les limites : si le terme « fintech » est récent, le concept ne l’est pas. Paypal l’a initié à la fin des années 1990. Du neuf avec du vieux ? La Fintech ne se contente pourtant pas de recycler une recette qui marche.
 
En bouleversant le rapport à autrui, et donc aux clients, les médias sociaux et les nouvelles technologies ont transformé les modes de consommation ; la dérégulation s’est chargée du reste. La régulation drastique imposée par la crise financière a libéralisé l’accès au secteur financier pour de nouveaux acteurs. Ce sont des start-ups de toutes tailles qui portent des projets très variés et qui se rejoignent toutes sur un point : la Fintech associe les technologies du digital aux services bancaires, et disrupte la finance.

Repenser la banque, et après ?

Les Fintech repensent toute la logique verticale du secteur bancaire héritée de la révolution industrielle : avec ces nouveaux acteurs, la banque se met à l’horizontal et ne vend plus un produit, mais répond à un besoin. En proposant un mode de consommation plus personnalisé et plus accessible, la Fintech replace la relation client au cœur de ses enjeux. Une première vague de start-ups émerge ainsi, et prépare les remous d’une seconde salve encore plus en rupture avec le système historique.
 
La grande diversité de la Fintech, qui couvre désormais un ensemble complet de services bancaires (compte, affacturage, crowdfunding, crowdlending, terminaux de paiement et de prêts via peer to peer), en fait un atout majeur pour de grands groupes internationaux ou des mastodontes du web qui voudraient capter les flux de paiement de leurs clients et proposer des services bancaires. Demain, Google pourrait ainsi recréer une banque 2.0 à partir de bribes de Fintech. Il lui suffirait d’une API pour se connecter à des tiers, d’un processus d’identification de la clientèle et d’une licence bancaire de base pour se constituer sa propre clientèle et mettre un pied dans le monde de l’offre bancaire, indépendamment des banques traditionnelles.

Banques : La sidérurgie de demain ?

11 milliards – c’est le montant des revenus des banques traditionnelles que la Fintech impacte et ce, uniquement sur le marché américain [2]. En leur offrant un avenir, les banques comptent bien profiter de la créativité et de l'innovation de ces start-ups. Les FinTech ont vocation à être rachetées par des empires du web ou par des entités internationales comme BNP Paribas, qui a accueilli huit d’entre elles au sein de son accélérateur parisien cet été. Leur capacité à adopter une vision globale sur un marché très ciblé pour répondre à un problème précis est primordiale.
 
L’avenir de la Fintech se place donc sous le signe de la collaboration à l’international. Pour cela, ouvrir ses systèmes d’information est une nécessité. Les API portent la vague d’innovation qui déferle sur le secteur et pousse les banques à intégrer le mouvement. Mais la vraie course n’est pas technologique, elle se joue sur l’expérience utilisateur. Les API sont un moyen de distancer rapidement ses concurrents en exposant des services à des programmeurs externes. Une évolution (re)structurante pour le monde numérique, qui pourrait alors aboutir à l’ « openbanking », modèle ultime de la néobanque. L’avenir de ces start-ups, autant que celui des banques, repose sur leur capacité à développer des services basés sur l’API et à se mutualiser.
 
La Fintech s’est longtemps positionnée en tant que concurrent des établissements bancaires traditionnels. Aujourd’hui, après avoir conquis et digitalisé les offres bancaires, c’est vers ces acteurs historiques qu’elles se tournent, en quête de crédibilité, de visibilité et d’un accès-clé au marché. Et ceux-ci le lui rendent bien : pour les banques, les start-ups incarnent l’opportunité de répondre aux attentes d’un public qui les délaisse. Antithèses historiques, banques et Fintech deviennent désormais un duo gagnant : des entités complémentaires destinées non seulement à coexister, mais à assurer l’avenir de l’une de l’autre.
 
Bruno Gloaguen, Directeur Général d’Anytime
 
[1] Selon l'étude « Venture Pulse » de KPMG, Octobre 2016
[2] Étude Goldman Sachs, Mars 2015
 
 
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