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Tale Me, la circular fashion belge, installe son premier pop-up store européen à Paris !

mode enfants
Le premier dressing partagé de pièces de créateurs responsables à louer pour femmes enceintes et enfants de 0 à 6 ans choisit Paris, capitale de la mode et lieu emblématique de la COP21, pour ouvrir son premier store : social et responsable, Tale Me habille les familles de demain. A essayer d'urgence jusqu’au 30 avril 2017.
 
C’est au 14 rue du Château d’eau dans le Xème arrondissement de Paris que la startup de circular fashion dévoile un nouvel univers qui associe la mode à l’écologie, pour satisfaire les femmes enceintes et les jeunes mamans en quête de qualité et de mode plus juste.
A cette occasion, la startup belge a fait appel à plusieurs créateurs indépendants et avant-gardistes pour réaliser une collection capsule dédiée aux futures mamans parisiennes.
 
Selon le Danish Fashion Institute, en 2015 l'industrie textile mondiale aura été la seconde industrie la plus polluante de la planète.
Aujourd'hui, une multiplicité d'initiatives mondiales prouve qu'éthique et mode ne sont pas antagoniques. La Circular Fashion, concept même d'une mode plus durable, prône une consommation alternative, respectueuse des producteurs et de la planète.
- 78% des acheteurs considèrent que les acteurs de l’industrie du textile ne sont pas assez transparents sur leurs chaines d’approvisionnement : conditions de travail appliquées dans les filières, salaires des personnes employées…
- 76% des personnes interrogées attendent justement plus de transparence et d’honnêteté de la part des entreprises de mode
- 74% déclarent qu’ils seraient prêts à payer un supplément de 5% sur l’achat de leurs vêtements s’ils étaient assurés que la rémunération et les conditions de sécurité des travailleurs sont équitables.

Tale Me pour une mode plus juste

Né il y a un peu plus de deux ans à Bruxelles, Tale Me est un dressing partagé de vêtements de créateurs responsables à louer pour les femmes enceintes et les enfants de 0 à 6 ans. En ligne et en boutique, ce sont plus de 8000 pièces, fabriquées en Europe dans des conditions humaines et environnementales justes qui composent le dressing de la startup belge. Tale me compte aujourd’hui plus de 2000 abonnées à travers la France et l’Europe.
« J’ai choisi de faire fabriquer et louer des vêtements de tous les jours. Des vêtements beaux, stylés, qui respectent les gens qui les fabriquent. On partage la valeur élevée des vêtements entre plusieurs personnes qui privilégient l’usage, plutôt que la possession. C’est un mix entre l’économie circulaire et le monde du fashion. On fabrique mieux, on partage, on répare ou on recycle, c’est le « Circular Fashion » déclare Anna Balez, fondatrice de Tale Me.
 
En effet, nous consommons et jetons les vêtements plus vite que la planète ne peut le supporter : la production vestimentaire mondiale a doublé ces 15 dernières années, une personne achète 60% de vêtements de plus qu’il y a 15 ans, et garde chaque pièce deux fois moins longtemps. Une consommation qui a des impacts écologiques et humains considérables …
 
Au rendez-vous parisien : Wear a Story avec de l’upcycling de pièces vintages uniques fabriquées en Belgique et en coton bio allemand ; Emilie Beaumont diplômée de la prestigieuse école de mode La Cambre, a imaginé exclusivement pour la boutique parisienne un univers doux et tendance aux matières durables dont le lin bio ou enduit.
 
Si Tale Me souhaite séduire le marché français, la startup bruxelloise a de grands projets Européens. Après la conquête de Paris, ouverture à Berlin à partir de la saison prochaine, puis Amsterdam !
 
Au-delà du concept de la location de vêtements, Tale Me propose un tout nouveau système basé sur l’économie circulaire, créé main dans la main avec ses abonnées. La volonté de Tale me : répondre positivement à des questions telles que : « Comment mieux fabriquer ? Comment mieux consommer le textile ? Comment tendre vers le zéro déchet ? »
Pour Anna Balez , l’objectif  est de « réunir au sein d’une même boutique en ligne de prêt-à-porter des conditions de fabrication irréprochables, des tissus hyper-qualitatifs issus d’une agriculture biologique ou d’innovations révolutionnaires (vous connaissez le textile à partir de zestes de citron ou à partir d’ananas ?), des stylistes européens et les mêmes prix que chez Zara. »
 
Sensibles à la mode et aux tendances, mais aussi à la nature et l'écologie, les abonnées ont choisi de ne pas faire de compromis entre l'un ou l'autre. Elles louent leurs vêtements de grossesse, d'allaitement, et ceux de leurs enfants de 0 à 6 ans. Chaque mois, elles renouvellent leur garde-robe en sélectionnant les pièces de leur choix dans la bibliothèque de vêtements Tale Me.
« Une fois qu’elles ont gouté à cette nouvelle façon de consommer des vêtements, elles deviennent accros ! » prévient Anna Balez.

Comment ça marche ?

Tale Me fonctionne comme une bibliothèque : on s'abonne, on loue et on échange ses vêtements en boutique ou via le site internet. Les trous et les tâches, ça fait partie de la vie et chez Tale Me, c'est compris dans l'abonnement (à partir de 19 € par mois). Les vêtements sont toujours remis dans un état irréprochable avant toute nouvelle location. La livraison se fait dans toute l’Europe et est gratuite en point relais.
Pour accéder à cette bibliothèque, il suffit de choisir l'abonnement qui nous correspond : voir les offres.

Anna Balez, portrait d'une entrepreneure imaginative et engagée

Du caractère et de la persévérance, voilà deux ingrédients qu’Anna mélange avec bonheur pour contribuer à la construction de modèles socio-économiques plus durables. D'abord ingénieur chimiste de formation, puis spécialisée dans le management environnemental en entreprise, Anna connaît sur le bout des doigts les processus de fabrication des objets qui nous entourent.
Connaître l'histoire des objets lors de leur fabrication c'est bien, mais Anna souhaite aller plus loin. Elle choisit d’approfondir le sujet en travaillant successivement pour Véolia France, afin de donner une valeur monétaire aux impacts environnementaux, puis dans une PME belge, Factor-X, en tant que consultante en stratégie environnementale. De par ces expériences, elle se forme au travail minutieux qui consiste à remonter les chaînes logistiques, pour comprendre et analyser la provenance des matières premières et des moyens de production.
 
Tout au long de son parcours, elle rencontre de nombreuses personnes inspirantes, précurseurs de nouveaux modèles économiques, notamment dans l'économie circulaire et l'économie de fonctionnalité. Ces rencontres ont largement contribué à imaginer Tale Me.
 
 
En Janvier 2013, Anna intègre l'incubateur bruxellois pour le développement des startups innovantes : la BSE Academy. Six mois de travail acharné (cours du soir et le week-end) sont récompensés par le prix Triodos, banque qui partage les valeurs de Tale Me, accompagné d’un co-financement de fonds européens pour une durée de trois ans.
C’est en avril 2014 qu’Anna créé Tale Me SPRL. Le premier service de location de beaux et bons vêtements de tous les jours pour enfants est né !
 
Le chemin de l'entreprenariat est long et fastidieux, mais heureusement jonché de nombreuses victoires. Anna le suit maintenant depuis plus de deux ans, avec toujours plus de conviction et de succès : « J’ai décidé de m’investir pour cette nouvelle façon de penser la mode, plus connectée à la réalité, plus engagée et surtout, qui nous fait nous sentir bien. Nous sommes le futur et il commence maintenant. »
 
Conviction que le monde de demain se construira à travers de nouveaux modèles qui bousculeront les codes d’aujourd’hui et qui inventeront de nouvelles façons de mieux travailler ensemble, de mieux vivre ensemble.