UP' Magazine L'innovation pour défi

Surpopulation

La population mondiale croît plus vite que nous ne le pensions

Ça commence à devenir encombré par ici. Pendant des années, les experts nous ont affirmé que la population humaine augmentait à un rythme effréné. Mais ils pourraient en dessous de la réalité. En effet, selon un rapport du Population Reference Bureau (PRB) publié récemment, le rythme s’accélère et la population humaine sur Terre pourraient être encore plus grande que les prévisions précédentes.
 
On estime qu’il y a 7,6 milliards de personnes vivant sur la planète aujourd'hui. Selon les nouvelles prévisions du PRB, l’ONG d’études démographiques basée depuis 1929 à Washington, la population mondiale pourrait s’accroître de 33 % dans les 35 ans qui nous séparent de 2050. Nous atteindrions le chiffre record de 9.9 milliards de terriens !
 
Cette prédiction est plus forte que les estimations les plus récentes de l'Organisation des Nations Unies qui avait suggéré dans un rapport démographique que la population humaine serait de 9,6 milliards personnes en 2050.
 
Cet accroissement accéléré de la population s’explique selon plusieurs facteurs. D’abord, les êtres humains vivent plus longtemps qu’à tout autre moment de leur histoire, grâce aux progrès de la santé, de la nutrition et de l’accès à la nourriture.
Le rapport de l’ONU a également précisé que plus de gens survivent à l’âge de la reproduction et que le phénomène de plus en plus massif des migrations de populations vers des zones plus sûres et plus développées améliore la durée de vie des individus.
 
L’ONU avait établi dans son rapport de 2015 que « Plus de la moitié de la croissance de la population mondiale d'ici 2050 devrait se produire en Afrique. » Sur ce continent à forte expansion démographique, le Nigéria par exemple, à lui seul devrait voir sa population littéralement doubler d’ici 2050.
Selon les experts, « Sur les 2,4 milliards de personnes supplémentaires qui devraient être ajoutées à la population mondiale entre 2015 et 2050, 1,3 milliards seront ajoutées en Afrique. »
 
Un tel accroissement démographique, à un rythme aussi rapide, ne manquera pas d’aggraver les défis déjà posés pour les générations futures et de mettre en effervescence les conflits liés à la pénurie de ressources comme l’eau ou la nourriture.
 
En constatant ces chiffres, on comprend mieux pourquoi tant de scientifiques, d’ingénieurs et même de milliardaires californiens travaillent d’arrachepied à rechercher des exoplanètes et des moyens de nous faire déménager sur Mars ou la Lune...
 
 
Source : Business Insider 
 

 

ISS à vendre

À vendre : station spatiale internationale

Si vous aviez toujours rêvé d’un home sweet home avec caractère et grands espaces, c’est le moment de préparer votre chéquier. La NASA a officiellement annoncé la mise en vente de la station spatiale internationale (ISS). Vue imprenable sur la Terre !
 
Lors d'une conférence de presse organisée le 18 août, William Hill, responsable des programmes d’exploration au sein de la NASA, a été très clair quant à la stratégie de l’agence : “Notre désir est de remettre l’ISS soit à une entité commerciale, soit à un autre type de structure privée, pour que la recherche en orbite basse puisse continuer.” Côté calendrier, la cession devrait se faire courant 2020.
 
La NASA n’a pas précisé s’il y avait déjà un acheteur pour la Station Spatiale internationale. Mais deux entreprises pourraient être intéressées. Un nouveau dock d’arrimage est installé sur l’ISS pour des missions gérées par Boeing et SpaceX. Ces entreprises vont envoyer leur personnel sur l’ISS dès 2017.
SpaceX gère déjà des missions d’approvisionnement pour la NASA et l’ISS depuis 2012. SpaceX est plus intéressé pour aller sur Mars plutôt que de construire des stations commerciales spatiales, mais cela reste un candidat intéressant. Boeing serait un meilleur candidat, car il est moins présent dans la course spatiale et la Station spatiale internationale pourrait l’aider à se développer dans ce domaine.
 
D’ici là, nul doute que d’autres sociétés de transport spatiales privées, telles que Virgin Galactic ou Blue Origin, maîtriseront le voyage spatial habité pour assurer le service de taxi orbital à moindre coût. Reste maintenant à savoir quelle forme prendra la participation du secteur privé à la gestion de la station, comment les autres nations impliquées géreront la cohabitation et, plus important, quelle entreprise sera intéressée. Enfin question prix, le secret demeure. À vous de faire une offre !
Source : Techcrunch
 
 

 

Empreinte de Buzz Aldrin sur la Lune

On va remarcher sur la Lune… et même s’y installer

La dernière fois, c’était le 14 décembre 1972. L’astronaute Gene Cernan gravait ses empreintes dans  les traces laissées par ses augustes prédécesseurs, Neil  Armstrong et Buzz Aldrin. Depuis, plus rien. L’homme n’a plus jamais remis les pieds sur la Lune. Aujourd’hui, la Russie dévoile son intention d’y retourner. Et avec l'Agence spatiale européenne (ESA), d’y installer une communauté humaine en 2029.
 
«La Russie planifie son premier vol habité vers la Lune et un alunissage en 2029», a annoncé mardi Vladimir Solntsev, le directeur de l'entreprise publique russe Energia, qui conçoit et développe des véhicules spatiaux, à l'occasion d'une conférence sur les technologies spatiales à Moscou. Selon lui, la Russie lancera dès 2021 les essais d’un vaisseau spatial spécialement conçu pour alunir. Cet engin devra effectuer plusieurs vols vers la station spatiale (ISS) avant de partir pour l’objectif Lune en 2025.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par un secteur spatial russe longtemps miné par la corruption et les coupes budgétaires mais aujourd’hui en pleine restructuration. Les russes ont toujours en travers de la gorge l’affront d’avoir été doublés par les américains dans la conquête de notre satellite. Ils se remettent difficilement d’une série d’échecs dans le lancement de leurs fusées et veulent désormais mettre un point d’honneur à corriger leurs déficiences. Le vice-premier-ministre russe Dmitri Rogozine avait ainsi affirmé devant la Douma en mai dernier : « Nous ne pouvons pas perdre cette compétence qui contribue à notre souveraineté ».
 
L’ambition des russes pour la Lune rejoint ainsi celle des européens. L’Agence spatiale européenne (ESA) vient en effet de dévoiler son intention de construire un Village lunaire international. En coopération avec plusieurs nations spatiales et bien sûr les russes. Le nouveau directeur général de l'ESA, Johann-Dietrich Woerner, a défendu son idée de "Moon village" devant la communauté spatiale lors du 66e Congrès international d'astronautique (IAC) organisé à Jérusalem du 12 au 16 octobre dernier.
L’idée trouve son origine dans le constat que l'aventure de la Station spatiale internationale (ISS), lancée en 1998, devrait se terminer vraisemblablement aux alentours de 2024.
 
« Il faut réfléchir à ce que nous voulons faire après. D'où l'idée d'inciter la communauté internationale à réaliser quelque chose ensemble sur la Lune », explique Franco Bonacina le porte-parole de  l’ESA. « Il s'agit de rassembler et de fédérer des idées » autour du satellite de la Terre, qui a encore beaucoup à nous apprendre. Le directeur général de l'ESA, pour qui l'espace n'a pas de frontières, veut permettre à tout le monde de contribuer à ce village lunaire. La Chine, qui ne participe pas à la Station spatiale internationale, mais conduit un programme ambitieux sur la Lune, pourrait être la bienvenue.
 
Bernard Foing, qui dirige le Groupe international pour l'exploration lunaire, décrit à l'AFP ce que pourrait être le "Moon village" : « Il y aura une étape de village robotique. Puis une étape de station habitée. Mais cela nous servira aussi à préparer des expéditions vers des destinations encore plus lointaines ».
 
L’association de l’ESA et la Russie dans la mission Luna 27 permettrait d’installer des bases lunaires et de commencer l’exploration de notre satellite, et notamment ses régions polaires dans lesquelles ont été trouvés des dépôts de glace. « Au pôle sud, nous avons localisé des sites qui contiennent de la glace dans le sous-sol proche, qui sont assez bien illuminés et offrent une bonne possibilité de communication », précise Bernard Foing.
Autant d'éléments nécessaires pour installer une base habitée, s’installer, prospecter, et rêver d’aller plus loin.
 
Lever de Terre sur la Lune - Photo NASA
 
Certains diront que nous ferions mieux de nous occuper de la Terre plutôt que de repartir dans ces aventures lunaires. D’autres rappelleront que jamais l’homme n’avait pris conscience de la beauté et de l’immense fragilité de notre planète qu’après avoir vus les clichés pris par les astronautes sur la Lune d’un superbe lever de Terre. Peut-être aussi que, si  la Lune redevient un objectif, nous retrouverons nos fantasmes d’enfants et rejoindront enfin tous ces rêveurs du futur qui nous la promettent depuis Jules Verne. Et nous ferons plaisir à David Graeber qui, dans son dernier livre Bureaucratie, s’afflige d’observer que le futur que nous imaginions avant 1970 n’aie, depuis, jamais réellement tenu ses belles promesses.
 
 
Photo : Empreinte de Buzz Aldrin sur la Lune, 20 juillet 1969 © NASA

 

Une bombe atomique pour rendre Mars habitable

La folie des humais n’a décidément pas de limite. Après avoir bien pollué notre bonne vieille Terre au point d’y compromettre les perspectives de survie de l’humanité, voilà que nous cherchons à conquérir d’autres planètes pour les rendre habitables. Et si elles ne le sont pas, il suffit de forcer un peu la nature.
C’est ce rêve fou que vient de révéler Elon Musk en affirmant sans rire que si l’on bombardait les pôles de Mars avec quelques bombes nucléaires, les glaces polaires fondraient en dégageant suffisamment de chaleur pour recréer une atmosphère vivable.
 
Elon Musk n’est pas un fantaisiste. C’est un entrepreneur quadragénaire mais néanmoins multimilliardaire, qui possède déjà plusieurs hauts faits d’armes : il a créé Paypal, une révolution dans le domaine des paiements, utilisé aujourd’hui par plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde ; il a fondé Tesla Motors qui est l’une des alternatives les plus sérieuses actuellement pour la création de nouvelles générations d’automobiles. Il a fondé Space X dont l’objectif est de créer des lanceurs à bas coût pour conquérir l’espace. Il est enfin le promoteur d’un des projets de transports les plus révolutionnaires : l’hyperloop. Bref un homme d’idées novatrices, qui sait parfaitement  les mettre en pratique.
 
Elon Musk
 
Cela fait longtemps qu’Elon Musk forge, avec d’autres visionnaires, l’idée d’aller sur Mars. Il affirme même être en mesure d’y envoyer un vol habité dans une petite poignée d’années. Mais Mars ne possède pas d’atmosphère suffisante et n’est donc pas vivable. Elle le fut jadis, et son histoire est exemplaire pour imaginer ce qu’il peut advenir de la Terre dans un futur plus ou moins proche.
Plusieurs scientifiques forment donc le projet de la « terraformer » c’est-à-dire d’intervenir sur Mars afin de la rendre compatible avec les standards de vie des êtres humains. Parmi ces idées, Elon Musk en a lancé une mercredi dernier sur CBS  qui, c’est le cas de le dire, a fait l’effet d’une explosion. Il suffit selon lui de bombarder les pôles glacés de Mars à l’aide de quelques charges nucléaires pour les faire fondre et créer suffisamment de chaleur pour générer progressivement, par effet de serre, une atmosphère sur la planète rouge. C’est selon lui, « la méthode la plus rapide pour rendre Mars habitable ».
Sur le papier, l’idée pourrait fonctionner. En effet, en produisant par des explosions nucléaires une énorme vague de chaleur, les glaces polaires pourraient fondre, et feraient apparaître l’eau nécessaire à la vie. Les scientifiques ont immédiatement fait valoir les risques de cette idée. En effet, l’explosion de bombes atomiques sur le sol martien engendrerait inévitablement un hiver nucléaire, qui empêcherait toute forme de vie de fleurir sur Mars.
Elon Musk en est conscient et propose donc un plan B, plus lent à mettre en œuvre. Il consiste à dégager suffisamment de gaz à effet de serre sur Mars pour recréer une atmosphère vivable. Cette solution est dans les cartons de plusieurs équipes scientifiques qui y travaillent sérieusement.
 
Le projet de terraformation de Mars
 
Injecter du gaz à effet de serre sur la planète rouge est une solution qui semble en théorie faisable. La réussite de ce qui peut paraître comme une folie tient en réalité à l’histoire de Mars. Le passé de cette planète laisse en effet penser qu’elle peut un jour devenir habitable pour les humains, qu’on peut la « terraformer ».
 
 
 
L’histoire de Mars se décompose en trois âges distincts : le Noachien, l’Hespérien et l’Amazonien.
Le Noachien s’est déroulé d’environ 4.1 à environ 3.7 milliards d’années ;  cette époque se caractérise par un bombardement d’astéroïdes lourds  et par la formation d’abondantes surfaces d’eau sur la planète. Cette période est l’âge « chaud et humide » de Mars. Il y avait sans doute à cette époque une atmosphère épaisse, dont la pression et l'effet de serre ont certainement permis l'existence de grandes quantités d'eau liquide. La fin de cet âge aurait été marquée par le début d'une intense activité volcanique.
L’Hespérien se situe dans une période allant de 3.7 milliards d’années à entre 1.7 et 3 milliards d’années selon les échelles de temps retenues par les scientifiques.  Cette période est marquée par une activité volcanique intense. Le champ magnétique global aurait disparu, permettant au vent solaire d'éroder l'atmosphère, dont la température et la pression au sol auraient commencé à baisser significativement, de sorte que l'eau liquide aurait cessé d'exister de façon permanente à la surface de Mars.
L’Amazonien remonte à une période de 3.1 à 1.8 milliards d’années selon les échelles. Cette période est assez pauvre en activité géologique et se caractérise par une extrême aridité et sécheresse ; c’est la configuration que l’on connaît aujourd’hui sur Mars. Pendant cette période, l’activité volcanique de Mars s’est considérablement affaiblie. Or, comme sur la Terre, ce sont les volcans qui ont joué un rôle majeur dans la constitution de l’atmosphère et son recyclage. Sans activité volcanique, le recyclage atmosphérique s’est arrêté et Mars a absorbé son atmosphère comme une éponge. Le noyau de la planète s’étant lui aussi refroidi, elle a perdu une grande partie de son champ magnétique rendant la haute atmosphère très vulnérable aux vents solaires chargés électriquement. En perdant l’essentiel de son atmosphère, la planète s’est refroidie et son eau liquide est devenue de la glace.
 
La terraformation de Mars
 
Selon certains scientifiques, il resterait encore une atmosphère épaisse et chaude sous la surface de Mars. On pourrait donc imaginer de « réveiller » cette atmosphère en générant des gaz à effets de serre en quantité suffisante. Ce qui plaide en faveur de cette théorie, ce sont les caractéristiques de l’atmosphère martienne actuelle : la pression atmosphérique y est actuellement  entre 6 et 7 millibars à basse altitude. Cela représente moins de 1% de la pression de la Terre au niveau de la mer. L'inventaire de dioxyde de carbone gelé restant sur ​​la surface martienne est estimé à environ cent mille millibars, avec une bonne partie de l'existant sur ​​la surface gelée aux pôles et le reste sous terre dans le pergélisol.
 
L'augmentation de la pression atmosphérique et de la température de la planète sont liées au réchauffement de ses pôles. De là l’idée de création d'un effet de serre d'emballement pour libérer les réserves de Mars en dioxyde de carbone gelé.
 
Le problème est donc bien de dégeler les pôles. Comment s’y prendre ? La méthode radicale d’Elon Musk est pour le moins violente. Il en existe d’autres : dans leur article publié dans le revue de la British Interplanetary Society,  « Exigences technologiques des terraformation de Mars », Chris McKay et Robert Zubrin suggèrent la mise en œuvre de miroirs orbitaux. Construit en haute orbite au-dessus de Mars, les miroirs reflètent la lumière du soleil sur la surface martienne afin de la réchauffer.
 
Une autre clé pour stabiliser l'atmosphère de Mars réside dans l'activation de son hydrosphère. L'eau fournit non seulement un élément vital pour la vie, mais elle a aussi pour faculté la stabilisation du climat. L’eau retient la chaleur et réduit les fluctuations drastiques de température au cours du cycle diurne et la vapeur d'eau est un gaz à effet de serre puissant qui aidera à maintenir l'énergie thermique dans l'atmosphère. Les modèles actuels suggèrent qu'il existe de grandes quantités d'eau stockées dans le pergélisol martien. La libération de cette eau demandera une énorme quantité d’énergie. Certains pensent que pour libérer de l'eau martienne on pourrait tenter de contrôler l’impact d'un astéroïde en simulant le bombardement de l'hydrosphère qui avait eu lieu à l’époque Noachienne.  Une idée encore plus folle que celle d’Elon Musk qui, du coup, par comparaison, paraît presque la plus sensée.
 
 
 
 

 

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