UP' Magazine L'innovation pour défi

Futurs souhaitables

La Lab Session pour un voyage dans le monde d’après

Exploration intellectuelle pour mieux se repérer et se projeter dans le monde de demain, le Lab Sessions de l’IFs (Institut des futurs souhaitables) lance deux nouvelles caravelles de voyageurs qui partiront vers les terra incognita du Futur, à l’image des grandes explorations de jadis. Deux promotions de voyageurs, lab#12 et lab#13 embarqueront à quelques jours d’intervalle vers les mêmes flots de renouveau, gardant le contact pour échanger leurs découvertes respectives, se retrouvant régulièrement pour vivre ensemble des étapes clefs. Session de recrutement le 31 janvier !
 
Depuis 2011, 300 audacieux ont voyagé dans les Futurs grâce à la Lab Session, un voyage intellectuel de 6 mois où 25 participants d’horizon divers, accompagnés par 55 intervenants d’avant-garde (1), explorent les limites de notre monde… pour mieux les dépasser. 300 « décideurs voyageurs», venant du monde des entreprises, des institutions publiques, des associations, des medias, des arts ou encore de la culture, qui, en décalant leur regard, en détectant les signaux faibles et en s’inspirant d’expérimentations porteuses d’avenir, ont su trouver des outils et des coéquipiers pour passer à l’action et construire… leurs futurs souhaitables.
 
A la fois cycle d’étude, de veille et de formation, la Lab Session est une expérience à vivre, un voyage intellectuel de six mois durant lequel 25 participants issus d’horizons très divers explorent les limites de l’existant : décaler le regard, détecter les signaux faibles en attirant l’attention sur des expérimentations porteuses d’avenir ici et maintenant, l’IFs veut donner de l’inspiration et faciliter l’action pour que chacun puisse construire ses futurs souhaitables.
25 voyageurs qui se rassemblent mais ne se ressemblent pas. La diversité du groupe est un élément clé de l’expérience, elle apporte richesse des échanges, ouverture sur de nouveaux possibles et hybridation fertile. Trois qualités réunissent nos voyageurs : curiosité, bienveillance et envie de construire ensemble des futurs souhaitables.
Les 25 voyageurs du monde d’après vont :
- Explorer les limites de l’existant pour mieux les dépasser (démographie, biodiversité, bouleversements climatiques, gouvernance mondiale, énergies, sécurité alimentaire…),
- Se projeter dans le monde d’après pour mieux l’anticiper (Monnaie Libre, biomimétisme, territoires en transition, nouvelles utopies managériales, open source/open data, transhumanie …)
- Manier des outils d’appréhension de la complexité pour mieux se repérer (construction des désaccords, facteurs de changements et signaux faibles, complexité Vs complication …),
- Dialoguer avec des grands témoins pour mieux s’en inspirer (Patrick Viveret, Dominique Bourg, Jean-Paul Delevoye, Cynthia Fleury…),
- Construire ensemble des scénarios souhaitables (prospective stratégique, méthodologie des scénarios…) et ouvrir des pistes d’actions pour y parvenir.
 
 
Intéréssé(e) pour rejoindre l'équipage ? Inscrivez-vous au petit-déjeuner conférence de présentation de la Lab Session le Mardi 31 janvier à 9H à l'ESCP. Au programme :
9h-9h30 : intervention sur "L'Art d'imaginer les Futurs" par Mathieu Baudin, historien et prospectiviste, directeur de l'Institut des Futurs souhaitables
9h30-10h : présentation de la Lab Session, cycle Prospective, Innovation et Développement Durable de l'IFs, un voyage aller-retour vers le monde d’après - La Prospective au service de l’innovation
10h-10h30 : témoignages d’anciens participants de la Lab Session et échanges avec l’auditoire.
 
Lieu : ESCP Europe, 79 Av. de la République, 75011 Paris
 
 
 
(1) Carine DARTIGUEPEYROU, Patrick VIVERET, Cynthia FLEURY, Clair MICHALON, Jean-Marc GANCILLE, Thanh NGHIEM, Tarik CHEKCHAK, Isabelle DELANNOY, Jean-François NOUBEL, Yannick ROUDAUT, Mathieu BAUDIN,… Et bien d’autres encore.
 
 

 

Surpopulation

La population mondiale croît plus vite que nous ne le pensions

Ça commence à devenir encombré par ici. Pendant des années, les experts nous ont affirmé que la population humaine augmentait à un rythme effréné. Mais ils pourraient en dessous de la réalité. En effet, selon un rapport du Population Reference Bureau (PRB) publié récemment, le rythme s’accélère et la population humaine sur Terre pourraient être encore plus grande que les prévisions précédentes.
 
On estime qu’il y a 7,6 milliards de personnes vivant sur la planète aujourd'hui. Selon les nouvelles prévisions du PRB, l’ONG d’études démographiques basée depuis 1929 à Washington, la population mondiale pourrait s’accroître de 33 % dans les 35 ans qui nous séparent de 2050. Nous atteindrions le chiffre record de 9.9 milliards de terriens !
 
Cette prédiction est plus forte que les estimations les plus récentes de l'Organisation des Nations Unies qui avait suggéré dans un rapport démographique que la population humaine serait de 9,6 milliards personnes en 2050.
 
Cet accroissement accéléré de la population s’explique selon plusieurs facteurs. D’abord, les êtres humains vivent plus longtemps qu’à tout autre moment de leur histoire, grâce aux progrès de la santé, de la nutrition et de l’accès à la nourriture.
Le rapport de l’ONU a également précisé que plus de gens survivent à l’âge de la reproduction et que le phénomène de plus en plus massif des migrations de populations vers des zones plus sûres et plus développées améliore la durée de vie des individus.
 
L’ONU avait établi dans son rapport de 2015 que « Plus de la moitié de la croissance de la population mondiale d'ici 2050 devrait se produire en Afrique. » Sur ce continent à forte expansion démographique, le Nigéria par exemple, à lui seul devrait voir sa population littéralement doubler d’ici 2050.
Selon les experts, « Sur les 2,4 milliards de personnes supplémentaires qui devraient être ajoutées à la population mondiale entre 2015 et 2050, 1,3 milliards seront ajoutées en Afrique. »
 
Un tel accroissement démographique, à un rythme aussi rapide, ne manquera pas d’aggraver les défis déjà posés pour les générations futures et de mettre en effervescence les conflits liés à la pénurie de ressources comme l’eau ou la nourriture.
 
En constatant ces chiffres, on comprend mieux pourquoi tant de scientifiques, d’ingénieurs et même de milliardaires californiens travaillent d’arrachepied à rechercher des exoplanètes et des moyens de nous faire déménager sur Mars ou la Lune...
 
 
Source : Business Insider 
 

 

ISS à vendre

À vendre : station spatiale internationale

Si vous aviez toujours rêvé d’un home sweet home avec caractère et grands espaces, c’est le moment de préparer votre chéquier. La NASA a officiellement annoncé la mise en vente de la station spatiale internationale (ISS). Vue imprenable sur la Terre !
 
Lors d'une conférence de presse organisée le 18 août, William Hill, responsable des programmes d’exploration au sein de la NASA, a été très clair quant à la stratégie de l’agence : “Notre désir est de remettre l’ISS soit à une entité commerciale, soit à un autre type de structure privée, pour que la recherche en orbite basse puisse continuer.” Côté calendrier, la cession devrait se faire courant 2020.
 
La NASA n’a pas précisé s’il y avait déjà un acheteur pour la Station Spatiale internationale. Mais deux entreprises pourraient être intéressées. Un nouveau dock d’arrimage est installé sur l’ISS pour des missions gérées par Boeing et SpaceX. Ces entreprises vont envoyer leur personnel sur l’ISS dès 2017.
SpaceX gère déjà des missions d’approvisionnement pour la NASA et l’ISS depuis 2012. SpaceX est plus intéressé pour aller sur Mars plutôt que de construire des stations commerciales spatiales, mais cela reste un candidat intéressant. Boeing serait un meilleur candidat, car il est moins présent dans la course spatiale et la Station spatiale internationale pourrait l’aider à se développer dans ce domaine.
 
D’ici là, nul doute que d’autres sociétés de transport spatiales privées, telles que Virgin Galactic ou Blue Origin, maîtriseront le voyage spatial habité pour assurer le service de taxi orbital à moindre coût. Reste maintenant à savoir quelle forme prendra la participation du secteur privé à la gestion de la station, comment les autres nations impliquées géreront la cohabitation et, plus important, quelle entreprise sera intéressée. Enfin question prix, le secret demeure. À vous de faire une offre !
Source : Techcrunch
 
 

 

Empreinte de Buzz Aldrin sur la Lune

On va remarcher sur la Lune… et même s’y installer

La dernière fois, c’était le 14 décembre 1972. L’astronaute Gene Cernan gravait ses empreintes dans  les traces laissées par ses augustes prédécesseurs, Neil  Armstrong et Buzz Aldrin. Depuis, plus rien. L’homme n’a plus jamais remis les pieds sur la Lune. Aujourd’hui, la Russie dévoile son intention d’y retourner. Et avec l'Agence spatiale européenne (ESA), d’y installer une communauté humaine en 2029.
 
«La Russie planifie son premier vol habité vers la Lune et un alunissage en 2029», a annoncé mardi Vladimir Solntsev, le directeur de l'entreprise publique russe Energia, qui conçoit et développe des véhicules spatiaux, à l'occasion d'une conférence sur les technologies spatiales à Moscou. Selon lui, la Russie lancera dès 2021 les essais d’un vaisseau spatial spécialement conçu pour alunir. Cet engin devra effectuer plusieurs vols vers la station spatiale (ISS) avant de partir pour l’objectif Lune en 2025.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par un secteur spatial russe longtemps miné par la corruption et les coupes budgétaires mais aujourd’hui en pleine restructuration. Les russes ont toujours en travers de la gorge l’affront d’avoir été doublés par les américains dans la conquête de notre satellite. Ils se remettent difficilement d’une série d’échecs dans le lancement de leurs fusées et veulent désormais mettre un point d’honneur à corriger leurs déficiences. Le vice-premier-ministre russe Dmitri Rogozine avait ainsi affirmé devant la Douma en mai dernier : « Nous ne pouvons pas perdre cette compétence qui contribue à notre souveraineté ».
 
L’ambition des russes pour la Lune rejoint ainsi celle des européens. L’Agence spatiale européenne (ESA) vient en effet de dévoiler son intention de construire un Village lunaire international. En coopération avec plusieurs nations spatiales et bien sûr les russes. Le nouveau directeur général de l'ESA, Johann-Dietrich Woerner, a défendu son idée de "Moon village" devant la communauté spatiale lors du 66e Congrès international d'astronautique (IAC) organisé à Jérusalem du 12 au 16 octobre dernier.
L’idée trouve son origine dans le constat que l'aventure de la Station spatiale internationale (ISS), lancée en 1998, devrait se terminer vraisemblablement aux alentours de 2024.
 
« Il faut réfléchir à ce que nous voulons faire après. D'où l'idée d'inciter la communauté internationale à réaliser quelque chose ensemble sur la Lune », explique Franco Bonacina le porte-parole de  l’ESA. « Il s'agit de rassembler et de fédérer des idées » autour du satellite de la Terre, qui a encore beaucoup à nous apprendre. Le directeur général de l'ESA, pour qui l'espace n'a pas de frontières, veut permettre à tout le monde de contribuer à ce village lunaire. La Chine, qui ne participe pas à la Station spatiale internationale, mais conduit un programme ambitieux sur la Lune, pourrait être la bienvenue.
 
Bernard Foing, qui dirige le Groupe international pour l'exploration lunaire, décrit à l'AFP ce que pourrait être le "Moon village" : « Il y aura une étape de village robotique. Puis une étape de station habitée. Mais cela nous servira aussi à préparer des expéditions vers des destinations encore plus lointaines ».
 
L’association de l’ESA et la Russie dans la mission Luna 27 permettrait d’installer des bases lunaires et de commencer l’exploration de notre satellite, et notamment ses régions polaires dans lesquelles ont été trouvés des dépôts de glace. « Au pôle sud, nous avons localisé des sites qui contiennent de la glace dans le sous-sol proche, qui sont assez bien illuminés et offrent une bonne possibilité de communication », précise Bernard Foing.
Autant d'éléments nécessaires pour installer une base habitée, s’installer, prospecter, et rêver d’aller plus loin.
 
Lever de Terre sur la Lune - Photo NASA
 
Certains diront que nous ferions mieux de nous occuper de la Terre plutôt que de repartir dans ces aventures lunaires. D’autres rappelleront que jamais l’homme n’avait pris conscience de la beauté et de l’immense fragilité de notre planète qu’après avoir vus les clichés pris par les astronautes sur la Lune d’un superbe lever de Terre. Peut-être aussi que, si  la Lune redevient un objectif, nous retrouverons nos fantasmes d’enfants et rejoindront enfin tous ces rêveurs du futur qui nous la promettent depuis Jules Verne. Et nous ferons plaisir à David Graeber qui, dans son dernier livre Bureaucratie, s’afflige d’observer que le futur que nous imaginions avant 1970 n’aie, depuis, jamais réellement tenu ses belles promesses.
 
 
Photo : Empreinte de Buzz Aldrin sur la Lune, 20 juillet 1969 © NASA

 

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