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Voisin-Age, le nouveau réseau social pour séniors, s’installe à Montreuil

Des gestes simples, des petites attentions au fil des jours, une vigilance bienveillante…. C’était un peu l’esprit « village » qui existait dans le temps mais qui a quasiment disparu de nos jours dans les grandes villes et dans les quartiers. La ville de Montreuil (93) a choisi le nouveau réseau social pour séniors Voisin-Age, comme manière inédite de retisser des liens sociaux et de replacer les personnes âgées au cœur de la vie de leur quartier et lutter contre l’isolement.
 
Voisin-Age, c'est la communauté web des petits frères des Pauvres qui met en relation des personnes âgées et leurs voisins en privilégiant la proximité, les affinités et la réciprocité des échanges. Un nouveau réseau social mais, à la différence de Facebook, favorise les rencontres réelles et non virtuelles entre les utilisateurs. Parmi eux, il y a d’un côté les « voisinés » et de l’autre les « voisineurs ».
Les voisinés sont des seniors qui créent leur profil et qui donnent des informations basiques pour l’alimenter. Ils précisent ce qu’ils recherchent : des personnes pour leur rendre visite, faire leurs courses, des petits travaux de bricolage ou simplement correspondre. Les voisineurs, eux, sont là pour entrer en contact avec les personnes inscrites dans leur quartier.
 
Avec quasiment 20 millions de personnes, les plus de 50 ans représentent aujourd’hui près d’un tiers de la population française. Les progrès de la médecine et l’amélioration des conditions de vie aidant, il y a inéluctablement de plus en plus de seniors dans un pays dit « développé » comme la France. Cette distorsion de la pyramide des âges engendre logiquement d’importantes évolutions sociales. Mais les personnes âgées sont les plus touchées par l’isolement et la solitude en France, par manque de relations sociales, comme le révélait la Fondation de France dans son rapport sur les Solitudes en 2014, qu'elle appelle "isolement relationnel". Comment agir contre cette perte de liens sociaux ?
 
Le principe de Voisin-Age est de mettre en relation les personnes âgées et leurs voisins, en privilégiant la proximité, les affinités, et la réciprocité des échanges.  Il n'y a pas d'engagement de temps. Chacun fait comme il peut et comme il veut. La responsabilité, partagée par plusieurs « voisineurs », devient légère.
Certes, les personnes âgées ont besoin qu'on prenne soin d'elles mais la réciprocité existe, avec une disponibilité et une efficacité que vous n'imaginez pas : Maryse peut réceptionner vos colis, arroser vos plantes ou récupérer votre courrier pendant vos vacances.
 
Une communauté web Voisin-age.fr réunit tous les membres de la communauté Voisin-Age. Il vous permet de rencontrer les personnes âgées de votre voisinage et les voisins qui sont déjà en relation avec elles. Ainsi vous pourrez coordonner vos actions entre voisins (visites, coups de fil, petits mots, coups de main…), partager vos expériences, vos idées... et vivre une expérience de solidarité enrichissante, en renforçant les solidarités de proximité et ce, entre tous les âges.
 
A Montreuil, Voisin-Âge est le fruit d’un travail entre le Service des personnes âgées de la Ville (CLIC), Les Petits Frères des Pauvres et Malakoff Médéric, groupe spécialisé dans la protection sociale. Un partenariat qui complète les actions menées par la ville en faveur du bien vieillir et des liens intergénérationnels bénéfiques à tous les habitants.
 
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Voisin-Age est déjà présent à Paris (75), Rueil-Malmaison (92), Sceaux (92), Nanterre (92), St-Quentin (02), Nantes (44), Toulon (83), Nice (06), Grenoble (38), Limonest (69), Roubaix (59), Rosny-sous-Bois (93) et Orsay (91) et se déploie progressivement sur d’autres villes et communes. A l'étranger des développements sont prévus à Madrid, Chicago...
 
En savoir plus : voisin-age.fr

 
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Territoires zéro chômeurs

« Territoires zéro chômeurs » : l’initiative qui souhaite partir des envies des gens pour créer leurs emplois

Un taux de chômage qui stagne à plus de 10%, avec 2,5 millions de chômeurs de longue durée. Face à l’inefficacité des politiques, l’association ATD Quart Monde propose une autre voie : partir réellement des compétences des demandeurs d’emplois, pour créer des activités d’intérêt général, et non des listes de postes à pourvoir affichées par Pôle emploi. Le tout, sans coût supplémentaire pour la collectivité. Comment cette belle idée se met-elle concrètement en place ? Quelles sont ses limites ? Pendant les prochains mois, Basta ! suit son expérimentation dans la ville de Colombelles, à côté de Caen. Là, une dynamique s’est enclenchée, qui bouleverse les façons de faire et suscite de nombreuses attentes. Article de Bastamag qu'UP' a choisi de relayer.
Photo: Fotolia
 
Il y a quelques mois, Isabelle a reçu un texto de Pôle emploi : l’agence l’invite à assister à une réunion, à la mairie, sur un nouveau projet pour lutter contre le chômage. Cette ancienne assistante de direction, au chômage depuis plus d’un an, pense d’abord ne pas y aller. Un peu lasse face à une nouvelle sollicitation. « J’avais participé à une formation de Pôle Emploi, mais j’avais refusé les autres : elles ne correspondaient pas à mon projet et servaient plutôt à nous exclure temporairement des chiffres du chômage. » La quinquagénaire décide quand même de se rendre à la réunion, qui va bouleverser sa recherche d’emploi...
 
Ce nouveau projet, c’est celui des « Territoires zéro chômeur de longue durée », lancé par l’association ATD Quart monde. Une nouvelle méthode pour lutter contre le chômage, un peu révolutionnaire. « Disons qu’elle prend les choses à l’envers », suggère Patrick Valentin, l’initiateur de cette idée. Plutôt que de partir des offres d’emplois existantes et de trouver la main d’œuvre qui y correspond, le projet propose d’identifier les besoins et des manques, ainsi que les compétences et les envies des personnes sans emploi. Et tente d’apporter de nouveaux services à la population, grâce au développement de nouvelles activités.

Partir des envies des personnes, des besoins des territoires

Voilà pour l’idée. En pratique, dix territoires ont été sélectionnés pour expérimenter la méthode. Colombelles, dans la banlieue de Caen (Normandie) fait partie des heureux élus. La ville de 6280 habitants affiche le plus fort taux de chômage de l’agglomération caennaise (environ 18 % de sa population active). Jusqu’en 1993, la Société métallurgique de Normandie, installée sur son territoire, était un véritable poumon d’activité. Mais les fourneaux ont fermé et les startups de haute-technologie les ont remplacés, au pied de l’ancienne usine. Ces emplois qualifiés n’empêchent pas que Colombelles compte environ 700 demandeurs d’emplois, dont 250 de longue durée. Peu de diplômes, peu de mobilité. Des personnes qui perdent confiance en eux, et en l’avenir.
 
Tout doit partir d’eux. Première étape du projet : inviter les personnes sans emploi à réfléchir aux besoins de leur territoire de vie. « Non seulement les personnes doivent nous expliquer dans quel travail elles se verraient le mieux, mais aussi quelles activités seraient bonnes pour la collectivité », explique Pascal Gourdeau, de l’Ardes, engagée dans la maîtrise d’ouvrage du projet. L’un se voit aménager le bois de la ville, y créer un parcours pédagogique, de l’accrobranche. Une autre pourrait créer un point info-santé, afin d’orienter les personnes vers les bonnes structures. Une troisième envisage de conduire un taxi solidaire, ce qui accroîtrait la mobilité des habitants pour un prix modique. Une dernière visiterait les personnes âgées dépendantes, pour passer du temps avec elles, discuter, jouer aux cartes, et lutter ainsi contre la solitude.

« Pas question de laisser une personne sur le carreau »

Ludovic Provost en connaît un certain nombre. Il les accueille régulièrement à la Cellule emploi de Colombelles, les accompagne dans leurs démarches, les aide à rédiger leurs CV ou leurs lettres de motivation. Il travaille aussi sur la confiance en soi. A côté de la porte d’entrée de son bureau, sont affichées des cartes postales sur les métiers d’autrefois qui peuplaient les campagnes normandes. Charbonnier, filetière, chiffonnier. Quels sont ceux de demain ? « Dans les entretiens, nous partons de leurs envies et de leur motivation. Nous explorons avec eux leurs idées et nous les confrontons à la réalité », explique le conseiller en insertion qui a pris part depuis quelques mois au projet Territoires zéro chômeurs.
 
La réalité, c’est d’abord de savoir si le travail ou le service existe déjà sur le territoire. Si une entreprise le propose, l’idée est abandonnée. Pas question de concurrencer une activité déjà existante. Les emplois doivent ensuite être principalement non marchands, ou peu solvables : si une compensation financière est demandée au public bénéficiaire de cette activité, elle doit être très faible.
 
Mais la réalité à laquelle les demandeurs d’emploi doivent se confronter, c’est aussi de s’assurer que les différents projets sont cohérents, et d’entrevoir des formations adéquates. « Une des personnes souhaite aménager le bois de la ville, raconte Ludovic Provost. Elle a les compétences pour le faire, mais une fois l’aménagement effectué, il faudra animer ce parcours. Et là, il est nécessaire de se former en animation, d’avoir un Bafa. » Pour autant, il n’est pas question de laisser une personne sur le carreau. « Concrètement, les personnes volontaires sont recrutées de droit, précise Patrick Valentin, l’initiateur du projet chez ATD Quart Monde. Elles ne subissent pas une sélection. Mais nous voyons avec elles, dans un emploi, ce qu’elles désirent faire, ce qu’elles savent faire. » Une petite révolution.

Tous salariés, et en CDI

Tous ces chômeurs de longue durée seront salariés, en CDI, dans une « entreprise à but d’emploi ». Celle-ci regroupera toutes les micro-activités identifiées en amont, s’assurera des démarches administratives et de la comptabilité. La structure fournira également des prestations à des entreprises extérieures. C’est la deuxième source d’activités du projet : aller convaincre les entreprises du territoire de tester de nouvelles activités. A Colombelles, une entreprise agro-alimentaire créerait un poste de cultivateur de bouillon de culture. Une start-up aurait besoin de testeurs d’applications pour les terminaux mobiles. « Les demandeurs d’emplois et les porteurs du projet rencontrent directement les entreprises pour imaginer ces postes, précise Pascal Gourdeau, qui mène le projet. Ce n’est pas toujours confortable de se retrouver en face d’un patron. Cela remue les tripes du demandeur d’emploi. Mais c’est formateur et cela aide à retrouver confiance en eux. »
 
Pour les entreprises partenaires, rentrer dans le projet constitue un avantage financier. Les postes sont financés à 70 % par l’entreprise à but d’emploi, créée par le projet Territoires zéro chômeur de longue durée. Sur un poste qui coûte entre 26 et 27 000 euros par an, l’entreprise partenaire n’a plus qu’à trouver 8 à 10 000 euros. Un petit effort financier pour créer une opportunité de travail. Un comité de vigilance (composé de syndicats, de collectivités, de volontaires) épluche les possibilités de postes établis avec les entreprises du coin. Lorsque le supermarché de la ville a proposé un travail pour décharger les camions, le comité a mis son veto : l’activité aurait très bien pu être développée sans l’aide du projet. Et l’enseigne de la grande distribution n’a pas forcément besoin de cette aide pour assurer cet emploi. « Nous continuons à chercher des idées avec le supermarché, relate Ludovic Provost. A l’inverse, les associations peuvent manquer de financement pour développer telle ou telle activité. Le dispositif peut les aider. »

Des emplois sans surcoût pour la collectivité

On récapitule : des activités développées qui ne sont pas forcément solvables ; des prestations à bas prix pour des entreprises partenaires ; mais des CDI pour tous les volontaires ! Comment financer le dispositif ? Là aussi, ATD Quart Monde a choisi de « prendre les choses à l’envers ». Le coût de la privation d’emploi est estimé à 36 milliards d’euros par l’association (voir le schéma ci-dessous). En réaffectant les coûts et les manques à gagner de cette privation d’emploi, environ 70 % du coût d’un poste à temps plein, au Smic, peut être payé. Pour financer la phase expérimentale, un fonds a été créé par l’État à l’été 2016. Le principe est que l’État et les collectivités territoriales volontaires transfèrent les prestations sociales telles que le RSA pour financer de nouveaux emplois, plutôt que pour pallier la pénurie d’emploi.
 
Il reste donc 30 % du poste à financer. C’est là qu’interviennent les prestations vendues aux entreprises (tests d’application ou cultivateur de bouillon de culture, par exemple) et les activités solvables proposées sur le territoire. Le taxi solidaire de Colombelle pourra par exemple appliquer des tarifs très modestes et progressifs, en fonction des clients : particuliers, associations, entreprises. « Au fond, les gens ont des capacités, le travail ne manque pas, et il y a de l’argent qui est utilisé pour aider ces personnes qui n’ont pas d’emploi. On ferait mieux d’utiliser cet argent pour créer de l’emploi, résume Patrick Valentin. Nous voulons démontrer qu’une fois que cette pénurie d’emplois est supprimée, non seulement elle ne coûte pas plus à la collectivité, mais elle est favorable économiquement. »

« Dans la tête des gens, cela change tout ! »

Le défi est de taille, le projet en plein déploiement. A Colombelles, la démarche provoque de l’enthousiasme chez certains participants, qui deviennent acteurs de la construction de l’« entreprise à but d’emploi ». « Avec ce projet, j’ai rencontré de nombreuses de personnes dans différents domaines, explique Gwladys, 24 ans et en recherche d’emplois depuis bientôt un an. Nous avons assisté aux réunions, mené l’enquête sur les besoins du territoire, rencontré les entreprises… Avant de savoir si ça allait être financé, voir le jour ! Mais cela ouvre des perspectives. » Ludovic Provost, de la cellule emploi, perçoit une nouvelle dynamique : « Pour les personnes qui s’engagent, il y a un CDI à la clé. Ce n’est pas : si vous faites cette formation, vous allez peut-être trouver un emploi. Non, le poste sera créé. Dans la tête des gens, cela change tout ! »
 
« Cela en est où, le projet ? », lui demande un homme qui entre dans son bureau, pendant notre entretien. « Beaucoup me demandent régulièrement des nouvelles », m’explique le conseiller en insertion. D’autres ont disparu depuis la première rencontre : certains n’y croient pas, une quinzaine ont trouvé un emploi. « Est-ce un effet positif du projet ?, s’interroge Ludovic Provost. Quand il y a un accompagnement comme celui que nous proposons, cela aide les gens à croire qu’ils peuvent trouver un emploi. Je pense qu’ils ne se présentent plus de la même façon, ensuite, lors d’un entretien d’embauche par exemple. »

La confiance remplace le contrôle

Au total, c’est 2 000 emplois qui pourraient être créés, en cinq ans, sur les dix territoires qui mènent l’expérimentation. « Ce sera un succès si on parvient à supprimer la pénurie d’emplois, et à observer le mieux être de la population », répète Patrick Valentin. Pour cet homme qui a vécu auprès des « plus pauvres », « les personnes qui demandent de l’emploi ont beaucoup plus de compétences pour dire ce qu’elles savent faire, que ce que l’on croit. Si on les sélectionne, on les exclut ». Mais le changement de logique n’est pas forcément évident : « On est contaminés par la logique ordinaire, celle de la sélection, de la méfiance, du contrôle. Nous, nous proposons d’être dans une logique de confiance. Faisons les choses utiles, et s’il y a un problème, on le traitera à ce moment là. »
 
Qu’en sera-t-il à Colombelles ? L’entreprise à but d’emploi devrait être créée en avril prochain. Les premiers salariés lanceront leurs activités dans la foulée. Gwladys pourrait devenir la standardiste secrétaire de la nouvelle structure. Et Isabelle, assistante de direction. « C’est difficile d’être demandeur d’emploi de longue durée, souligne-t-elle. Tu es coupée du monde du travail, tu as peu de vie sociale, ton budget est restreint. Quand on vous propose un projet super innovant comme celui-ci, cela permet d’abord de cotoyer de nouveau des gens, de sortir de chez soi, et puis à terme d’avoir un emploi. En quelque sorte, c’est retrouver une forme de dignité. Et cela n’a pas prix. Si j’ai un emploi, je fais partie de la société. »
 
Simon Gouin - Bastamag.net
 
 
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nouvelles solidarités

L'Appel des solidarités : 80 associations de tous horizons unissent leur voix autour de Nicolas Hulot

Et si nous n’attendions plus un homme ou une femme providentiel pour nous accorder sur l’essentiel ? Et si en 2017 les solidarités devenaient un impératif pour les prochains locataires de l’Elysée et de l’Assemblée ? Pour que cela devienne possible, près de 80 associations de premier plan et de tous horizons, unies autour de Nicolas Hulot et de Thierry Kuhn, président d'Emmaüs, ont décidé de faire l’appel : l’Appel des Solidarités. «5 caps des Solidarités » fixés par les ONG veulent constituer un référentiel dans lequel devront s’inscrire dorénavant les politiques publiques. C'est la naissance d'un nouveau mouvement citoyen qui place la société civile en force dans la campagne électorale face à une société politique en grande partie démonétisée. 
La solidarité restera une intention inaboutie tant que nous tolérons un modèle économique qui concentre la richesse au lieu de la partager. La solidarité restera marginale tant que nous exploiterons et épuiserons nos ressources au lieu de les gérer et les préserver. La solidarité sera mise à mal tant que l’on aura pas soustrait à la spéculation les biens communs qui préfigurent notre avenir. La solidarité est en péril tant que la Nature est considérée comme un simple sujet d’exploitation. Sans réconciliation amicale avec la Nature, la solidarité sera volatile. La solidarité sera limitée tant que nous ne donnons pas la priorité à ce qui nous rassemble et non ce qui nous ressemble. 
Nicolas Hulot,Président de la Fondation pour la Nature et l’Homme. 
 
 
 
Parce que les crises que nous traversons sont toutes liées à un déficit de solidarité, qu’elles ne pourront se résoudre que par plus de solidarité, pour la première fois, 80 associations – du social, de l’écologie, de la solidarité internationale, de l’éducation, de la démocratie, du monde agricole, des quartiers populaires, de la défense des droits de tous, et de l’égalité, du handicap, de la jeunesse, pour la santé, et la protection animale – ont décidé d’unir leur voix. Unir leur voix pour dominer le brouhaha ambiant. Unir leur voix pour faire, haut et fort, l’Appel des Solidarités. Pour que sortent de leur réserve toutes celles et ceux fier.e.s d’être généreux.ses et solidaires. Qu’elles et ils lèvent le doigt et élèvent la voix jusqu’à imposer un changement de cap(s). En répondant PRESENT !
 
Aujourd’hui, en France : 1 jeune sur 5 vit sous le seuil de pauvreté, on dénombre 600 000 logements indignes, 12 millions de personnes touchées par le handicap, on ingère 128 résidus chimiques en moyenne chaque jour à travers notre alimentation, il existe 26% d’écart de salaire entre les femmes et les hommes, 3% des député.e.s issu.e.s des rangs employés et ouvriers alors qu’ils représentent la moitié de la population active. Et dans le monde : 24 307 espèces de plantes et d’animaux en danger de disparition imminente, 4 742 personnes noyées en traversant la Méditerranée en 2016, 7,6 millions d’enfants meurent dans le monde chaque année de maladies faciles à prévenir ou à soigner … Des chiffres plus effrayants les uns que les autres et pourtant devenus banals. Des réalités a priori sans rapport qui ont pourtant un point commun : le déficit de solidarité.
 

Un appel pour mettre les solidarités au cœur des politiques publiques

Parce que l’heure est grave, que les crises se conjuguent pour mieux s’accentuer, que menace le repli sur soi et chez soi, les associations rassemblent de plus en plus leurs forces. Dans la continuité du cri du cœur lancé à l’occasion de l’anniversaire de la mort de l’Abbé Pierre, 80 associations ont décidé d’unir leur voix pour faire l’Appel.
Un Appel pour compter toutes celles et ceux qui veulent imprimer durablement les solidarités dans l’ADN d’une démocratie en manque de repères. Un appel pour construire l’avenir sur un socle de fondamentaux partagé par une France invisible et généreuse qui agit déjà au quotidien. Un Appel pour imposer « 5 caps des Solidarités » et en faire la boussole des futures politiques publiques.
Il ne s’agit pas seulement de se décréter solidaire mais bien d’en réunir les préalables. La solidarité est avec toutes et tous sans exception, elle est économique et fiscale, elle est avec la nature et les générations futures, elle est avec les plus pauvres, les discriminé.e.s ; elle est avec celles et ceux qui ne sont pas entendu.e.s ; elle est avec tous les peuples. Autant de thèmes et de réalités qui semblent éloignés mais qui sont au contraire totalement liés.
 
Pour montrer que cette nouvelle donne est possible, les associations mettent en avant 500 premières propositions et initiatives à découvrir sur le site de la campagne et invitent tou.te.s les citoyen.e.s à imaginer comment aller plus loin grâce à une consultation organisée avec Make.org.

Une campagne d’interpellation du public, pas des candidats

Il ne s’agit pas d’interpeller les candidats comme les enfants tirent sur la manche d’un adulte mais bien de leur donner un cap, un mandat « impératif ». Pour l’imposer, il faut peser et pour peser il faut se compter. A travers cette campagne, les associations offrent aux citoyennes et aux citoyens, quelle que soit leur appartenance politique, un cadre non-partisan pour se manifester, s’exprimer et revendiquer leur volonté de changement, leur envie de façonner une France plus solidaire.
ET DANS UN AN : LE RAPPEL DES SOLIDARITÉS. Jusque-là, les ONG étaient régulièrement convoquées par le gouvernement. Il est temps d’inverser le rapport de force. En 2018, ce sont elles qui convoqueront les responsables politiques pour faire le bilan des progressions et régressions sur les 5 caps. Dès la rentrée parlementaire 2017, les associations remettront aux député.e.s les centaines de propositions associatives et citoyennes pour y parvenir.
 

Un mot d’ordre : « PRÉSENT ! » et un symbole, l’index levé

Chaque cause a son symbole qui l’incarne, lui permet d’exister dans l’imaginaire collectif, d’affirmer des valeurs, de donner un repère, de contribuer à l’émergence d’une idée.
Un symbole qui permet aussi à chacun de se reconnaître comme partie d’un tout, d’une famille de pensée, d’un courant. Du « make love not war » à la main de l’antiracisme ou au ruban de la lutte contre le sida, à travers le temps et les époques, des symboles très différents ont contribué à l’émergence d’une idée, à imposer des valeurs. Aujourd’hui l’Appel des Solidarités veut offrir aux solidarités un moyen de s’exprimer et de rayonner. Les associations font l’appel, chacun peut répondre Présent ! en levant l’index. Un doigt levé qui dit « je suis solidaire et je souhaite voir ces caps guider l’action politique ».

Le 23 mars, la statue de la liberté appelle aussi à plus de solidarités

Pendant longtemps, la statue de la Liberté fut pour des millions d’immigrants la première main tendue des Etats-Unis. Elle reste aujourd’hui un symbole d’espoir, de solidarité. Une solidarité mise à l’épreuve un peu partout dans le monde. Alors, quoi de mieux que l’icône de la liberté pour rappeler la nécessité de plus de solidarités au cœur de la présidentielle française ? Ce 23 mars 2017, la réplique de la statue newyorkaise située sur l’Ile aux Cygnes à Paris, troque sa flamme contre un index levé pour répondre Présent ! à l’Appel des Solidarités.
 
©Bertrand Guya/AFP

Pourquoi un appel des solidarités ?

Les crises se démultiplient et se conjuguent. L’heure est aux replis sur soi et chez soi qui nuisent à l’intérêt général, creusent les inégalités, détricotent le lien social, freinent la transition écologique, affaiblissent la démocratie et menacent nos droits et nos libertés. Toutes ces crises sont liées au fait que les préalables à plus de solidarité ne sont pas réunis : comment partager quand le modèle économique dominant détruit et épuise le substrat de la richesse, les ressources naturelles et les matières premières ? Comment partager quand un tout petit nombre concentre l’essentiel de la richesse en privant le plus grand nombre ? Comment partager quand certains spéculent sur les ressources vitales pour créer la rareté dont ils font profit ensuite.
 
Le temps est clos où l’on pouvait s’accommoder d’un pan entier de l’économie mondiale échappe aux états et aux peuples. Toutes ces crises ne pourront se résoudre autrement que par plus de solidarités : avec toutes et tous, avec la nature et les générations futures, avec celles et ceux qui sont en difficulté et discriminé.e.s, avec celles et ceux qui n’ont pas voix au chapitre, avec tous les peuples. Elles ne pourront se résoudre séparément sans vision d’ensemble. Les solidarités au pluriel, c’est le trait d’union qui rassemble tous les acteurs du tissu associatif, le leitmotiv d’une société discrète mais résolument solidaire. Pourtant, malgré la réalité palpable sur le terrain, ces solidarités ne sont pas visibles, et ne sont pas au cœur du logiciel politique et médiatique et le mot vidé peu à peu de son sens.
 
Il s’agit d’unir les voix, de créer l’unisson pour dépasser le brouhaha des présidentielles. Il s’agit de rassembler autour des essentiels, les « caps » des solidarités. Pour tenir chaque cap, les propositions, expérimentations, solutions et indicateurs ne manquent pas. Il s’agit maintenant de les faire passer de l’ombre vers la lumière.
 
En faisant l’Appel de toutes celles et ceux qui défendent la solidarité comme un préalable à toute action politique. En faisant l’Appel de la majorité discrète mais résolument solidaire qui œuvre chaque jour, et l’encourager à se revendiquer comme telle.
 
Pas question de faire l’Appel des candidats, ni de les interpeller. C’est l’adhésion citoyenne qui permettra à ces caps des solidarités de s’imposer d’eux-mêmes, de devenir le mandat de tous les responsables politiques bien au-delà de l’échéance présidentielle.
 
C’est pourquoi il faut se rassembler et se compter. Rassembler le tissu associatif pour lancer un Appel des solidarités. Et compter les citoyen.ne.s qui répondront « présent ! » à cet Appel pour que les solidarités deviennent le cœur et le cap du prochain quinquennat.

Ecouter Nicolas Hulot, Thierry Kuhn (Emmaüs) et Estelle Kleffert (Générations Cobayes) sur France Inter 

5 Caps et plus de 500 propositions pour changer la donne au cours du prochain quinquennat

L’Appel des Solidarités est adossé à cinq « caps » qui donnent à voir les grands enjeux, les préalables à réunir pour façonner un monde plus juste et plus solidaire, et sortir des crises actuelles par le haut. Ces cinq caps s’appuient sur des centaines de propositions, de solutions, d’expérimentations. Nos associations conjuguent les solidarités au présent et les initiatives essaiment partout en France. Pourtant, on n’en entend très peu parler, elles ne font pas la une à l’Assemblée ou à l’Elysée. Ce n’est pas la solidarité qui manque, mais la place qu’on lui accorde dans l’espace public. Le site de l’Appel recense 500 premières propositions et la consultation Make.org permettra d’en recenser des centaines directement émises par les citoyen.ne.s. De quoi guider le travail des futurs responsables à l’Elysée et l’Assemblée.
 
1-Solidarité de tous et toutes avec toutes et tous : luttons contre les inégalités sous toutes leurs formes, contre la fraude et l’évasion fiscale et contre l’impunité des banques, des politiques, des multinationales. Saviez-vous qu’en France …
- 21 milliardaires possèdent autant que les 40 % les plus pauvres. Les 1 % les plus riches détiennent 25 % des richesses nationales.
- La fraude fiscale représente plus de 60 milliards par an.
- La fraude sociale représente 150 millions d’euros par an.
- La pauvreté touche 1 français sur 7.
- 3 millions de logements sont inoccupés.
- Depuis 2008, 1 million de personnes ont basculé dans la pauvreté.
- Les femmes ont, en moyenne, un salaire de 23% inférieur à celui les hommes. Au rythme de rattrapage actuel, il faudra encore 170 ans pour que les femmes atteignent le même niveau de rémunération que les hommes.
- Le prix des terres agricoles a augmenté de 50% entre 1995 et 2015 et 1/3 des paysans touchent moins de 350 € par mois.
- Les entreprises du CAC 40 ont distribué pour 55.7 milliards de dividendes en 2016. 9
La mobilisation des personnes qui ont l’expérience de la pauvreté et d’autres ayant rejoint ce combat a permis des avancées majeures (RMI, CMU...) En rejoignant l’Appel des solidarités, nous voulons montrer qu’il existe des initiatives expérimentées sur le terrain pour une société autrement, sans discrimination »
Christophe Géroudet, délégué national d’ATD Quart Monde
 
2 -Solidarité avec la nature et les générations futures : luttons pour protéger le climat, les sols, les océans, la biodiversité et les animaux. Luttons pour une énergie renouvelable et une économie où rien ne se perd, où tout se transforme.  Saviez-vous que….
- Il nous faut chaque année l’équivalent de 1,6 planète Terre pour satisfaire nos besoins.
- 128, c’est le nombre moyen de résidus chimiques qu’on trouve dans notre alimentation non-biologique chaque jour.
- Une tomate produite hors saison, sous serre chauffée, émet jusqu’à 10 fois plus de gaz à effet de serre qu’une tomate produite à l’extérieur et pendant la saison.
- En France, 11m2 de terres agricoles disparaissent chaque seconde.
- 80% des stocks de poissons sont exploités ou surexploités dans le monde.
- En moyenne, la France dépense 54 milliards d’euros par an pour sa facture d’importation de pétrole.
- On dénombre 52 000 décès prématurés à cause de la pollution de l’air par an.
- Sur le territoire français, on recense 11,5 millions de personnes en situation de précarité énergétique. La rénovation thermique des logements pourrait créer 460 000 emplois nets d’ici à 2025.
- 24 307 espèces de plantes et d’animaux sont en danger de disparition imminente dans le monde.
- En 2014, 1,8 million d’animaux a été utilisés en France pour l’expérimentation.
- 80% des français jugent la cause animale importante en 2017 (IFOP).
- En 2017, 84% des citoyens français se disent préoccupés par la protection l’environnement (IFOP).
La préservation de notre écosystème ne peut se faire sans gestion solidaire et partagée de nos ressources, et inversement. Quand nous choisissons d’ignorer les limites de notre planète, ou d’ignorer les besoins de l’autre, nous faisons la même erreur : nous croyons nous affranchir, mais ce gaspillage nous asservit. »
Flore Berlingen - directrice de Zero Waste France
 
3-Solidarité avec les personnes en difficulté, exclues, discriminées : luttons pour garantir le logement, l’emploi, l’accès aux soins, à l’éducation, aux revenus. Défendons nos droits fondamentaux, luttons contre les préjugés qui occultent notre humanité. Saviez-vous qu’en France…. -1 jeune sur 5 vit sous le seuil de la pauvreté.
- Le taux de chômage chez les jeunes de 15-24 ans atteint 40% dans les quartiers défavorisés.
- Les élèves issu.e.s de familles défavorisées sont trois fois plus susceptibles d’être en échec scolaire.  -85 % des personnes interrogées déclarent n’avoir jamais subi de contrôle d’identité. 80 % des personnes de 16 à 25 ans, se percevant comme noires ou arabes, déclarent avoir été contrôlées. Elles ont une probabilité 20 fois plus élevée que les autres de subir un contrôle.
- On dénombre 600 000 logements indignes et 4 millions de mal-logés.
- Plus d’un million de personnes en situation de handicap vivent sous le seuil de pauvreté.
- 21% c’est le taux de chômage des personnes en situation de handicap, le double du taux de chômage de l’ensemble de la population.
- Plus d’1,5 million de personnes âgées de plus de 75 ans sont en situation d’isolement relationnel. -3/4 des Français.e.s sont prêt.e.s à consacrer du temps à une personne âgée.
- On dénombre 15 000 personnes sans abri en France et 140 000 sans domicile fixe.
- 1 sans domicile fixe sur 4 est salarié.
- L’aide médicale de l’Etat représente seulement 0,48% des dépenses de l’assurance maladie.
 
4-Solidarité avec les sans-voix : luttons pour que chacune et chacun puisse faire entendre sa voix dans chaque territoire et dans chaque quartier, en toutes circonstances et à poids égal. Saviez-vous qu’en France….  
- Les employés et ouvriers représentent la moitié de la population active, mais seulement 3 % des députés.
- 27,45 % des jeunes de 18 à 24 ans ne sont pas allé.e.s voter à l’élection présidentielle en 2012 et près de 50% disent ne pas aller voter en 2017.
- L’abstentionnisme grimpe : de 21% en 1977 à 37% en 2014 pour les élections municipales et de 22 à 50% pour les élections régionales.
- 83% des français sondés estiment que le système démocratique fonctionne mal et ne se sentent pas représentés.
- 10 millions de personnes n’ont pas accès à Internet.
- Les résidents étrangers non-européens n’ont pas le droit de vote aux élections locales.
- Le secteur associatif représente 13 millions de bénévoles, 1,8 millions de salariés, 1,3 millions d’associations, plus de 85 milliards d’euros de budget annuel total.
 
5-Solidarité avec tous les peuples : luttons pour une solidarité sans frontières, pour la coopération entre les pays et les continents, pour l’accueil de celles et ceux qui prennent la route, qui fuient la misère et la guerre. Saviez-vous que dans le monde….
- Nous produisons aujourd’hui de quoi nourrir 1,5 fois la population mondiale. Pourtant 795 millions de personnes souffrent encore de la faim.
- Plus de 50% des travailleurs-ses agricoles vivent dans la pauvreté.
- 168 millions d’enfants travaillent.
- 2,4 milliards de personnes n’ont pas accès à des toilettes et à des moyens d’hygiène satisfaisants.  -7,6 millions enfants meurent chaque année de maladies faciles à prévenir ou à soigner.
- Aujourd’hui, une femme vivant au Mali a 73 fois plus de risques de mourir lors de sa grossesse ou de son accouchement qu’une femme vivant en France.
- En 2015, plus de 65 millions de personnes ont pris le chemin de l’exil, soit l’équivalent de la population française entière. Plus de la moitié sont des enfants.
- 90 000 mineur.e.s non-accompagné.e.s ont demandé l’asile dans un pays de l’U.E en 2015. Contre 13 000 en 2013.
- Sur 80 075 personnes ayant demandé l’asile en France en 2015, seulement 1 sur 4 l’a obtenue.
- 4742 de personnes sont décédées en traversant la Méditerranée en 2016.
- 17 millions de personnes en Afrique subsaharienne ont maintenant accès à des traitements contre le VIH/Sida qui peuvent leur sauver la vie. 10 millions n’y ont toujours pas accès.
- 1,6 milliard de personnes n’ont pas accès à l’électricité. En Afrique, 300 GigaWatts d’énergies renouvelables installées en plus d’ici à 2030 permettraient à tout le continent d’accéder à l’électricité.
- La taxation des transactions financières européennes permettrait de dégager de 20 à 22 milliards d’euros par an pour financer des actions de solidarité.
Le vivre ensemble ne se décrète pas, il se construit. Les migrant.e.s de France ont une voix et un rôle majeur à jouer. L’adoption récente des ODD confirme la nécessité de penser la solidarité et la citoyenneté de façon globale et transnationale, comme le FORIM le porte depuis longtemps. Plus que de grandes ré- formes, nous pensons que certaines mesures simples mais néanmoins prioritaires contribueront à raffermir des liens positifs entre migrations et développement pour une société pacifique, plus durable et inclusive, ici et là-bas »
Thierno Camara, Président du FORIM

Les citoyens invités à faire des propositions et à donner leur avis 

Lors de l’Appel, les citoyens eux-mêmes sont invités à faire leurs propositions dès aujourd’hui via la plateforme Make.org.
Cette consultation nationale doit permettre de recueillir des milliers de suggestions autour des cinq principaux « caps de solidarité » fixés par l’Appel :
Pour une plus grande solidarité entre nous : comment mieux répartir les richesses ?
Pour assurer un avenir aux générations futures : quelles solutions pour préserver la nature ?
Pour lutter contre la pauvreté : comment améliorer l’accès au logement, aux soins et à l’emploi ? › Pour une démocratie vivante : comment garantir la participation citoyenne dans les décisions politiques ?
Pour plus de solidarité internationale : comment assurer à chacun.e de vivre dignement et où qu’il soit ?
Toutes ces propositions et celles des associations seront ensuite remises aux député.e.s dès la rentrée parlementaire de septembre 2017.

Comment répondre PRESENT !

D’un clic, chacun peut découvrir l’Appel des Solidarités et répondre Présent ! sur le site Internet dédié : appel-des-solidarites.org
Les internautes ont également la possibilité de télécharger une photo, cette dernière fera partie d’une mosaïque qui se générera au fur et à mesure des participations. Et parce que ce ne sont ni les idées, ni les actions concrètes qui manquent, le site présente :
- Les 5 caps des solidarités et les 500 propositions actuelles des associations,
- 100 initiatives pour booster sa solidarité,
- Une consultation citoyenne en partenariat avec Make.org
- Un agenda partagé en partenariat avec le Printemps citoyen de Kawaa pour créer des événements et les faire connaître.
ENVOYER PRÉSENT ! Par SMS gratuit au 32321 Pour permettre à tou.te.s celles et ceux qui ne peuvent voter par voie électronique de le faire par sms et ainsi répondre à l’appel.

De nombreux événements et conférences

Une « tournée » dans 7 villes de France. Durant un mois, aux côtés de représentants et bénéficiaires de différentes associations, Nicolas Hulot part à la rencontre des étudiants.
Programme :
› Le 24 mars à la Recyclerie à Paris de 17H30 à 19H30 avec Générations Cobayes et Générations Futures, dans le cadre de la nuit des Débats.
› Le 28 mars à la faculté de Lyon 3, de 16h30 à 18h30, avec le Réseau des Etudiants Français pour l’Environnement et le Développement Durable et Etudiants & Développement.
› Le 1er avril à la faculté de Nantes, de 14H30 à 16H30, avec Emmaüs France et l’association Le Carillon.
› Le 4 avril à Sciences Po Rennes, de 18h30 à 20h00, avec Médecins du Monde et la Cimade.
› Le 6 avril à la Business School de Toulouse de 14h30 à 16h00 avec le REFEDD et Générations Cobayes.
› Le 13 avril, à la IEP de Bordeaux, de 15h00 à 17h00, avec le REFEDD, les Apprentis d’Auteuil et d’autres associations de la jeunesse.
› Le 19 avril, à l’EDHEC à Lille, de 18h à 19h30. 15
 
De nombreux événements organisés par les associations de l’Appel des Solidarités. A titre d’exemple :
› Du 23 mars au 21 avril : venez proposer des solutions pour plus de solidarité sur la plateforme Make.org qui organise une consultation citoyenne sur les 5 caps des Solidarités.
› Du 9 mars au 30 avril : le Secours Catholique organise un tour de France contre les préjugés. Grâce à deux bus itinérants et une appli sur le modèle de PokemonGo.
› Le 24 mars : les ONG ACF, CARE, ONE et Action Santé Mondiale, en partenariat avec Coordination SUD, organisent une discussion avec les représentant-e-s des candidats à l’élection présidentielle sur leur vision de la politique de développement et de solidarité internationale de la France pour les 5 prochaines années.
› Le 25 mars : les lumières s’éteindront pendant une heure à l’initiative du WWF ; les artistes appelleront à signer le Chant des Colibris à Bordeaux ; les quartiers populaires lanceront leur printemps.
› Du 25 mars au 11 avril : l’APF organise la Marche citoyenne des oubliés de Nantes à Paris pour défendre les Droits de l’Homme.
› Le 27 mars : Secours Islamique France organise un colloque au Sénat sur le thème « Où trouver refuge ».
› Le 1er avril : Le Centre Primo Levi lance à l’occasion de la présidentielle et face à l’influence des discours xénophobes une campagne digitale. « La peur est un poison, face à la peur des réfugiés un antidote : les faits !» #poisondavril2017
› Le 8 et 9 avril : les Colibris nous proposent de faire un tour à la Halle de la Villette à Paris pour façonner le monde de demain.
› Le 10 avril : Animafac soulèvera la question de l’engagement et de la jeunesse dans le débat présidentiel.
› Le 11 avril : se tiendra le procès d’un des faucheurs de chaises contre l’évasion fiscale.
› Le 16 avril : le Printemps Solidaire donne rendez-vous dans les rues de Paris pour célébrer les solidarités ! Manif-concerts sur chars - Hôtel de Ville- Champs Elysées
› 22 avril : Meeting-Concert géant - esplanade des Invalides
› Le 29 et 30 avril : 450 fermes en transition agroécologique dans 22 départements ouvriront leurs portes au grand public.
L’imagination et la réflexion alliée à l’action, ainsi que les principes de fraternité combinés à la volonté farouche de s’attaquer aux causes du dérèglement social et écologique, arriveront à fédérer un mouvement fort et solidaire avec comme objectif d’aller vers une société du Bien Vivre ».
Franck Pupunat, animateur et porte parole d’Utopia
 
 
 
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Revenu universel

Le revenu universel au secours de la démocratie ?

Le capital social est constitué des liens, réseaux, normes et confiance entre individus. Ils se construisent pour la plupart dans un engagement civique indépendant de l'État, pour être éventuellement institutionnalisés. Aux prises avec les inégalités inhérentes au capitalisme, cet élément essentiel au bon fonctionnement d’une démocratie - elle-même fondamentalement basée sur l’égalitarisme, s’est définitivement délité. Le déclin du nombre d'emplois disponibles et la perte de sens croissante du travail donnent à réfléchir à un nouveau modèle de société. Ce nouveau modèle pourrait reposer sur un revenu de base universel, individuel et inconditionnel.

Des inégalités et un éclatement

Cette crise de confiance est le résultat direct d’une exacerbation des inégalités. Le chômage de masse frôle aujourd'hui les 10%, on observe une ghettoïsation géographique, économique et éducative de la population, et le sentiment d’insécurité s'est renforcé. Ce dernier, causé en partie par les attentats perpétrés depuis 2015, se double d'une crainte de l’imperceptible déplacement de « l’équilibre entre ordre public et libertés publiques » depuis la mise en place de l’état d’urgence.

Le découpage de la population en quelques groupes - ouvriers, cadres et patrons, a un temps permis de camoufler un certain niveau d’inégalités derrière une « cohésion sociale » motivée par un avenir économique commun. Le gouffre des inégalités économiques semble désormais difficilement franchissable, avec une concentration de la plus grande partie des richesses entre les mains d’une faible proportion de la population.

En France, les 10% des plus hauts revenus en reçoivent environ 28% du total, et détiennent 50% du total des actifs nets. Entre 1985 et 2011, dans les pays de l’OCDE, le revenu des 10% les plus riches a augmenté de 50%, celui des classes moyennes entre 25 et 35%, alors que celui des 10% les plus pauvres n’a augmenté que d’environ 12% (OCDE, 2015). Les divisions sont aujourd’hui innombrables (les jeunes, les décrocheurs, les diplômés, les vieux, les femmes, les pauvres, les sans-abris, les chômeurs, les classes moyennes, les riches, les immigrés,…).

La « Lutte des places » et le 1%

Tous sont malgré eux, comme l’expliquent Vincent de Gaulejac et ses co-auteurs, engagés dans cette nouvelle « lutte des places » qui se substitue à l’ancienne lutte des classes. Cette nouvelle forme de lutte est caractérisée à la fois par la destruction des liens sociaux, et la solitude de ces combats individuels contre la société. Elle a pour objectif de trouver ou retrouver une « place » dans un monde ou l’existence ne se mesure plus qu’à l’aune de l’utilité économique.

Certaines de ces divisions peuvent certes se recouper, mais ne permettent pas la formation d’un tissu social dense, solidaire, et puissant. Pourquoi? Parce qu’elles sont éclatées en de multiples territoires (géographiques, démographiques, éducatifs…), et sans aucun lien direct avec la sphère économique. Or, ce sont les acteurs de cette sphère qui gouvernent à tous les débats, et notamment celui du pouvoir.

Ce sont aujourd’hui les grandes entreprises qui bénéficient d’un pouvoir considérable dans le façonnage de la société. Pourtant, elles ne représentent en France que 0,007% de toutes les entreprises, mais 27,3% de l’emploi et 32,3% de la valeur ajoutée produite (INSEE, 2013). Cette concentration de pouvoir est aggravée par le jeu des conseils d’administration interreliés, et a mené à l’émergence d’une « classe capitaliste transnationale ». Au niveau mondial, les 1% les plus nantis détiennent près de 50% des richesses.

Le mythe du plein emploi

Le rapport de l’OCDE dédié aux inégalités publié en 2015, comme de nombreux autres rapports, multiplie les propositions afin que chacun puisse trouver ou retrouver un emploi, comme une solution miracle. Cependant, comme le soulignait si justement Albert Einstein « on ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés ». Le mode de fonctionnement capitaliste actuel et la mondialisation reposent en grande partie sur l’emploi de masse des populations. Il a cependant amené au délitement du capital social, et aux prémices d’une grave crise démocratique. Ce n’est donc certainement pas l’emploi de masse qui soignera nos maux actuels.

Le retour au plein emploi est d’autant plus improbable que les gains de productivité, l’automatisation croissante de l’économie, et la prochaine vague d'implémentation des technologies d’intelligence artificielle ne nécessitent absolument pas le recours à l’emploi de masse. Elon Musk par exemple - et il n’est pas le seul, répète depuis plusieurs mois que l’application généralisée de ces technologies va fortement diminuer les besoins en travail humain (voir par exemple sa dernière participation au World Government Summit en février 2017).

L’anthropologue britannique David Graeber nous rappelle d’ailleurs que John Maynard Keynes fut le premier à prédire dans les années 1930 qu’avant la fin du 20ème siècle, la technologie nous permettrait sans doute le passage à la semaine de 15 heures! Il souligne néanmoins que cela ne s’est toujours pas produit, et ce pour des raisons plus morales et politiques qu’économiques. En effet,

« la classe dirigeante a compris qu’une population heureuse, productive et bénéficiant de temps libre est un danger mortel (pensez à ce qui s’est passé lorsque cela a commencé à se réaliser dans les années 60) ».

De faux emplois ou un revenu de base universel ?

Afin de réconcilier le manque de besoin de travailleurs dans la sphère économique avec le besoin de maintien de l’ordre au niveau politique, nos sociétés sont devenues prolifiques en emplois « inutiles ». Leurs différents travers sont déclinés en « burn-out », « bore-out » et autres « brown-out », et contribuent à la détérioration spirituelle et morale des populations employées. Elle s’ajoute à celle des chômeurs et autres exclus, continuant ainsi de détruire le capital social, mais consolidant ainsi toutes les caractéristiques des consommateurs idéaux.

Le déclin du nombre d'emplois disponibles et la perte de sens croissante du travail donnent à réfléchir à un nouveau modèle de société. Ce nouveau modèle pourrait reposer sur un revenu de base universel, individuel et inconditionnel. Il donnerait accès aux ressources de base nécessaires à l’élargissement du monde des possibles pour chacun. Il faciliterait par exemple l’incubation de start-ups ou les reconversions professionnelles.

Il redonnerait aussi une « place » à toutes celles et ceux qui génèrent une valeur sociale non rémunérée (les parents , les aidants, les volontaires…). Le revenu universel permettrait, selon Guy Standing, de reconstruire confiance et sécurité pour le “précariat” qui tend aujourd'hui plutôt à se tourner vers les promesses populistes. Réintroduisant ainsi un élément essentiel d’égalité, ce revenu permettrait au tissu social de se reformer afin de restaurer des bases démocratiques saines.

Virginie Vial, Professeure d'Economie, Kedge Business School

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

The Conversation
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Le monde selon Gates

Le monde, selon Gates, va beaucoup mieux

Pour Bill et Melinda Gates, tout va mieux dans le meilleur des mondes. Les deux co-dirigeants de la Fondation Gates expliquent dans leur dernière Annual Letter, une sorte de bilan annuel du progrès du monde, que le monde se porte beaucoup mieux que ce que les médias laissent entendre et que l’opinion publique croit. Pour preuves, plusieurs graphiques particulièrement parlants qui montrent que, sur certains aspects, en effet, le monde va mieux.
 
Non, ce n’est pas une provocation de milliardaires vivant dans un cocon protégé. Les données que présentent Bill et Melinda Gates dans leur Lettre annuelle sont certes choisies, mais elles ont de quoi nous faire réfléchir et pour une fois, de façon positive.
 

Zéro, chiffre magique pour zéro cas de polio dans le monde depuis 17 ans.

Le vaccin contre cette terrible maladie a démontré son efficacité absolue. En témoigne cette courbe :
 
 
Le premier vaccin mis au point par Jonas Salk il y a soixante-quatre ans a été inoculé partout dans le monde. Tous les pays ont fait des efforts parfois colossaux pour vacciner leur population. La Chine s’y est mise dans les années 1990 et l’Inde ? vingt ans plus tard. En 1985 on dénombrait environ 400 000 cas dans le monde. Aujourd’hui il n’en subsiste que 37 ! presque zéro.

Contraception : le pouvoir aux femmes

Selon Bill et Melinda Gates, l’une des méthodes les plus efficaces pour favoriser le succès économique et social est de donner le pouvoir aux femmes. Dans leur lettre, ils démontrent que les investissements consacrés à la santé des femmes produisaient inévitablement la création de populations actives et d’économies plus fortes.
 
 
La contraception casse le cycle de la pauvreté en permettant aux femmes de se concentrer sur elles-mêmes et leur famille.
300 millions de femmes réparties dans 69 pays parmi les plus pauvres de la planète ont utilisé l’une des nombreuses formes de contraception disponibles en 2016. C’est un bond de 30 millions par rapport à 2012. L’objectif, atteignable selon les Gates est de toucher 120 millions de femmes d’ici 2020. Une bonne façon de changer le monde.

La mortalité infantile chute

C’est, selon les Gates, le plus beau graphique du monde.
 
 
Depuis 1990, le nombre d'enfants morts avant d'atteindre leur cinquième anniversaire a été divisé par deux, passant de 12,1 millions à 5,8 millions en 2015. Ce résultat a été obtenu grâce aux progrès et investissements réalisés dans des mesures simples et peu coûteuses dans des pays en développement, comme les moustiquaires contre la malaria et la création de puits pour accéder à de l'eau propre.

L’extrême pauvreté tend à se réduire

L’extrême pauvreté, c’est vivre avec moins de 1.90 $ par jour. La population correspondant à ce critère n’a cessé de croître pendant toute la période industrielle, de 1820 à 1970. A la fin des années 70 elle atteignait plus de 2 milliards d’individus. Mais depuis cette date, et contrairement à ce que la plupart des gens croient, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est descendu sous la barre des 705 millions.
 
 
Melinda Gates explique dans sa Lettre : « Les grandes tendances historiques vont vers plus d'inclusion et de soin", écrit-elle. "Nous le voyons clairement dans la santé mondiale. C'est une priorité pour les gouvernements. Les citoyens la soutiennent. Et les scientifiques convergent aussi vers cet objectif. ».
 
Dernier graphique en guise d’objectif :
 
 
Source Business Insider
 
 
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mutations sociales

Aux stades citoyens ! Pour une nouvelle énergie au changement démocratique

Notre monde a-t-il encore du sens ? Nos institutions sont-elles encore en mesure de répondre aux défis de notre temps ? Comment inventer le monde de demain ?
80 000 personnes au Stade de France pour une "agora du XXIe siècle", c’est le pari fou de l’association STADES CITOYENS qui veut réunir le 22 avril prochain un rassemblement géant de citoyens pour former une agora nouvelle et tenter de faire porter la voix des acteurs de la transition et montrer comment "chacun peut être acteur de sa propre vie".
 
Les organisateurs de cet événement inédit attendent 80 000 personnes, le 22 avril 2017 dans cette très grande infrastructure publique qu’est le Stade de France, transformée en agora géante citoyenne et en village des initiatives susceptibles de faire évoluer notre démocratie et plus largement notre société dans le bon sens.
Rassemblement exceptionnel inédit qui se veut sommet citoyen dans un contexte de crise démocratique, et qui a pour vocation de mettre en lumière la puissance d’agir citoyenne, en reliant les citoyen.ne.s à des acteur.trice.s de changement, des organisations partenaires et des artistes participant à l’émergence d’une société du bien vivre.
 
Comme l’explique le site We demain.fr, l’association s’est constituée à la suite d’un apéritif Colibi en juin 2016 avec une première rencontre entre Avryl Colleu, architecte, coorganisatrice de l'espace parisien Place to B et Yvan Richard, comédien, cofondateur et ex-membre du mouvement #LesJoursHeureux, notamment soutenu par le philosophe Patrick Viveret. Sujets de conversation : transition sociétale et "reliance", ou comment relier entre eux différents mouvements citoyens pour leur donner plus d’impact. Et le projet se monte, avec deux autres co-fondateurs : Petra Popp, bloggeuse, coach et organisatrice d’événements citoyens, et Nicolas Bériot, ingénieur des ponts, des eaux et des forêts, ex-représentant de la France auprès du GIEC, bientôt rejoints par quatre bénévoles principaux, et une cinquantaine de personnes pour co-construire le programme de cette journée.
 
« Nous pensons que co-construire notre destin commun, une société du bien vivre, est ce qui compte vraiment », explique Petra Popp.
 
Pour les soutenir, des partenaires comme La Fonda, le Pacte civique, ou Hello Asso pour la billetterie, mais aussi des parrains comme Cyril Dion ou Maxime de Rostolan. Et pléthore d'associations, à l'instar de Terre & Vie, La belle démocratie ou l'Association des Paralysés de France (APF), le Mouvement français pour un revenu de base, l'Institut des Futurs souhaitables, L'Université du Nous, ... 

Expérimenter les outils de l’intelligence collective au service de la démocratie

L’objectif est de faire l’expérience de nouvelles méthodes, de nouveaux outils et de nouveaux cadres de pensées et/ou d’actions au service de la démocratie, ceci en dehors de toute référence à un parti ou à un.e candidat.e, autour des quatre grandes thématiques que sont la participation aux décisions, subvenir à mes besoins fondamentaux, participer à la transition écologique et prendre soin de soi et de ses proches.
Cette Agora du 21e siècle nourrit plusieurs ambitions. D’une part, inspirer et informer, avec des témoignages sur les « mesures basculantes », ces choses que l’on peut faire tout de suite et qui peuvent nous mener vers une société harmonieuse. Ensuite, tester des civic-tech, c’est-à-dire des démarches et des moyens interactifs pour recueillir finement les opinions des participants, développer l’intelligence collective, favoriser les innovations démocratiques. Enfin, dynamiser et mobiliser : en créant des liens, en redonnant confiance dans la société, dans le présent, dans le vivant.

Co-construire une société du bien-vivre

Réunir 80 000 personnes durant une journée non pas pour adresser un carton rouge au système politique mais pour brandir la banderole d’une puissance d’agir citoyenne, collective et festive : c’est le vœu des citoyens de l’association Stades Citoyens. Avryl Colleu, Yvan Richard, Petra Popp, Nicolas Bériot, Jeanne Moutet, Didier Fradin , Raphaël Bosch-Joubert sont au service des nombreux mouvements citoyens qui fleurissent actuellement en France. Leur vie de citoyen ordinaire a donc basculé ce jour de l’été 2016 où ils ont eu l’idée de relier 80 000 personnes et initiatives au Stade de France.
 
 « Stades Citoyens est une association loi 1901 laïque qui n’est affiliée à aucun parti politique, aucun syndicat, aucune organisation religieuse. Son principal moyen d’action consiste à organiser des rencontres citoyennes de grande envergure, dans des espaces publics ou privés tels que des stades. » rappelle Nicolas Bériot.
Selon Avryl Colleu, « Stades Citoyens, c’est un changement culturel de la responsabilité politique de chaque citoyen.ne et de son pouvoir d’agir à toutes les échelles. Au vu de la complexité grandissante de notre société, chaque citoyen.ne a l’opportunité de la faire évoluer. » 
 
Pour Petra Popp et Nicolas Bériot, « Stades Citoyens met en lumière les initiatives citoyennes. Qu’elles soient déjà convaincues de la nécessité de changement ou qu’elles découvrent l’existence de mouvements pour la transition, les personnes qui se rassembleront sont invitées à disposer de leurs libertés et de leurs pouvoir de décision, d’agir et de proposition ; au travers d’initiatives concrètes auxquelles ils peuvent prendre part ou d’autres propositions nouvelles. »
 
{youtube}pr3ne9uogyQ{/youtube}

Le programme

Il veut refléter la diversité, s’inspirer auprès des acteurs du changement et rendre visibles des solutions concrètes appropriables par tous. 
 
La liste d’initiatives et de propositions n’est pas exhaustive. Elle sera complétée par les participant.e.s inscrit.e.s à l’événement. Chacun.e de celles et ceux qui ont communiqué une adresse mail pourront contribuer à la construction du programme détaillé et interagir en amont et pendant l’événement.
De plus, des organisations partenaires reflétant la diversité favoriseront un rassemblement mixte et pluraliste, incluant des minorités et des personnes avec peu de ressources.
Le financement du projet Stades Citoyens est principalement participatif. Des sponsors et mécènes sont recherchés dans le respect de l’indépendance de l’événement.
Stades Citoyens est organisé et scénarisé avec le concours des plus grands spécialistes des événements grand format : Yvan et Mélanie Hinnemann, Xavier Vandegucht et leur équipe.
 
L’association Stades Citoyens donne le coup d’envoi de son agora du 21e siècle au Stade de France où nous pourrons expérimenter notre puissance d’agir. Elle met les places en prévente sur le site www.stades-citoyens.fr
Réservation sur www.stades-citoyens.fr
(Tarif unique de 25€)
Evénement, dont le financement est intentionnellement INDEPENDANT et PARTICIPATIF et qui ne s’appuie sur aucun financement extérieur, dépend SEULEMENT de la VOLONTE des citoyen.ne.s, et donc des dons et de la vente des billets. Si l’objectif minimal n’est pas atteint le 01/03/2017, l’ensemble des participants à l’événement sera remboursé.
 
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