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Réforme régionale : un enjeu pour la croissance

Dans le cadre du rapport « Quelle France dans 10 ans ? », France Stratégie vient de publier une note d’analyse proposant d’adapter la carte administrative et politique à la nouvelle géographie de la croissance.
Les métropoles sont les moteurs de la croissance. Il faut les soutenir et assurer leur rayonnement sur le territoire par des compétences renforcées du conseil régional et un périmètre des régions élargi.

Élargir le périmètre des régions, pour que chacune dispose d’une métropole, tout en renforçant leurs compétences, notamment en matière de transports et de développement économique, renforcer les interactions entre les métropoles et leurs régions, étendre et adapter les infrastructures, permettre les mobilités et, de manière générale, favoriser la diffusion de la croissance à partir des centres urbains dynamiques, c’est la meilleure manière d’assurer la prospérité de l’ensemble des territoires.

A cette fin, les auteurs de la note proposent trois axes :
• Élargir le périmètre et renforcer les compétences du niveau régional en intégrant la métropolisation ;
• Soutenir le développement des métropoles en interaction avec les régions ;
• Assurer le développement des territoires éloignés des métropoles.

Il est souhaitable que chaque région puisse bénéficier de la présence d’une ou plusieurs métropoles sur son territoire afin de bénéficier de leur dynamisme. Il faut pour cela que le périmètre des régions soit élargi. Il faut également que la région et la métropole travaillent ensemble, car c’est de leur articulation et des stratégies qu’elles mettront en œuvre de façon coordonnée que dépendra l’efficacité économique des politiques territoriales.

Les dix régions métropolitaines qui comptent au moins une métropole sur leur territoire concentrent aujourd’hui 67 % de la population, 76 % du PIB, 70 % des pôles de compétitivité et 80 % des laboratoires d’excellence. De plus en plus, dans les économies dont le moteur est l’innovation, la croissance naît dans des métropoles qui favorisent les interactions formelles et informelles entre univers de la recherche, de l’entreprise et de la formation : entre 2000 et 2010, la croissance a ainsi été en moyenne de 1,6 % dans les quatorze grandes métropoles quand elle n’était que de 1,1 % dans l’ensemble de la France.

Cette métropolisation de la croissance interroge l’organisation administrative et politique du territoire : l’enjeu est en effet que les métropoles exploitent à plein leur potentiel de croissance, et en même temps que celle-ci se diffuse vers l’ensemble des territoires. La carte des « classes créatives », denses en ingénieurs, chercheurs, artistes, managers, scientifiques… illustre le potentiel des métropoles. Il ne faudrait pas cependant que celles-ci deviennent des isolats de croissance au sein d’un territoire en difficulté.

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