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Connexion Internet: La France parmi les très mauvais élèves de l’Europe

Vitesse Internet
La Commission européenne a commandé une carte de la couverture d’Internet a haut débit en Europe. On y observe que la France fait partie des pays les plus mal lotis, accusant un retard préjudiciable à une croissance compétitive.
 
La carte ci-dessous fait apparaître que 65 % des territoires de notre pays ne sont pas couverts par le haut-débit et s’enlisent dans ce que les spécialistes appellent des « zones blanches ». La France est largement distancée par les Pays baltes, l’Islande, l’Irlande du Nord et même l’Espagne. Seules la Grèce et l’Italie semblent avoir une couverture internet moins développée.
 
 
Pourquoi ces différences d’un pays européen à l’autre ? L’une des responsables de l’étude interrogée par le Washington Post explique : «Les disparités entre les différents pays européens reflètent des stratégies très diverses adoptées par les opérateurs de réseaux dans chaque pays. En Italie et en Grèce, la raison de l’absence de haut débit est principalement due à l’absence de câblo-opérateurs.
En France, la stratégie nationale a toujours été axée sur le déploiement des réseaux FTTP (la fibre optique). Néanmoins, en raison des coûts élevés de la fibre optique jusqu’au domicile des clients, le déploiement n’a pas autant progressé que dans les autres pays européens
 
Le gouvernement français a pourtant lancé début 2013 un vaste plan « France très haut débit » doté de 10 milliards d’investissements d’ici 2020. Or on est encore loin du compte puisque l’Observatoire France Très Haut Débit établit que, hormis les grandes villes, le haut débit se fait encore désirer. Ainsi, si 87 % de la population  des Hauts de Seine est couverte par des débits Internet supérieurs à 100 Mb/s, les habitants de la Creuse n’ont aucun accès rapide et pis, près de 30 % de la population fonctionne avec un débit inférieur à 3Mb/s. Dans ce cas, inutile d’essayer de télécharger une pièce attachée volumineuse et encore moins de regarder une vidéo sur son ordinateur.
 
Source : Slate