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institut français du design

Quel regard portez-vous sur le futur du travail ?

L’Institut Français du design lance un concours de photographies auprès des étudiants : « Quel regard portez-vous sur le futur du travail ? » avec une exposition à la Biennale Internationale du Design de Saint-Etienne, du 9 mars au 9 avril 2017.
UP' magazine est partenaire de l'opération
 
Partage social, jobbing, co-working, uberisation, tiers-lieux, profession slasher… autant de nouveaux vocables qui commencent à dessiner les contours du monde du travail de demain. Or le monde change si vite qu’il faut beaucoup d’imagination et des discours aux accents utopiques pour créer la vision de nos sociétés futures.
La photographie est un média qui donne à voir un réel imaginaire. CLassée dans lart contemporain, elle est devenue populaire grâce aux appareils et aujourd'hui, à la portée de tous, avec les smartphones. Mais elle reste un média de création quand elle est capture d'une situation extraordinaire.
 
Qui, mieux que la génération Y directement impliquée par ces nouvelles formes à définir, pouvait apporter un regard pertinent et inventer les fictions et les images du futur du travail ?
 
L’IFD a donc imaginé à leur égard un concours de photos pour capter leur regard, mais aussi leurs attentes, leurs fantasmes et leurs angoisses sur ces transformations et les nouveaux usages qu’elles impliquent.
Nouveaux métiers, nouveaux savoir-faire, nouvelles organisations du travail, nouvelles relations au travail, nouveaux espaces, optimisation des ressources… tous les thèmes liés aux mutations du travail peuvent être abordés par les étudiants.
 
Ce concours réservé aux étudiants (écoles de design, d’architecture intérieure, de photos, etc.) s’intitule, en écho à la thématique proposée par la Biennale internationale du design de Saint Etienne en 2017 : « Explore / outside the box ? ». Présidée par Yann Arthus-Bertrand, le jury annoncera les résultats le 9 mars 2017.
 
Depuis l’origine, l’Institut Français du Design s’est associé à la Biennale internationale du Design de Saint-Etienne pour partager un regard singulier et une expertise accumulée depuis 1951. Cette année, le thème choisi par les organisateurs de la Biennale « Working Promesse » retient encore toute son attention.
 
Un concours photos qui doit permettre :
- De capter le regard des jeunes générations sur un sujet phare de société,
- D’encourager l’imagination, la créativité et l’exploration des possibles,
- De recueillir des informations sur les attentes de ces générations,
- D’attirer l’attention des plus jeunes sur la Biennale et sa programmation,
- De renforcer les liens entre la Biennale, l’IFD, les écoles et universités,
- D’enrichir la proposition de la Biennale par un propos sensible.
 
CALENDRIER :
 
- 16 janvier 2017 : Lancement du concours dans les écoles de design, arts appliqués, communication, via les réseaux sociaux.
- 20 Février 2017 : Sélection des photos par un jury composé de photographes, sociologues, designers, journalistes.
- 9 mars 2017 / Vernissage de l’exposition à la Biennale.
 
Au terme du concours, toutes les photos déposées sur le site de l'IFD seront soumises à l'évaluation du jury qui sélectionnera parmi tous les participants le gagnant du concours. Jury composé de personnalités issues de l'univers de la photographie, du design, de la sociologie et de la presse. Un prix du public est organisé avec les images ayant été sélectionnées par le jury et exposées à la Biennale. 
 
 
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JANUS 2016 : les grandes tendances en matière de design et d’innovation

Le 22 novembre 2016 s’est tenue la 62ème cérémonie de remise des labels JANUS de l’Institut Français du Design. 64 entreprises ont été récompensées par ce label valorisant les "5E" : Économie, Ergonomie, Esthétisme, Éthique et Émotion, sous la présidence et en présence de Matthias Fekl, Secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger. Cette cérémonie a été précédée d’une conférence de presse analysant et décryptant les tendances majeures du design sur l’année 2016, la place du design dans l’entreprise et sa valorisation. Compte-rendu.
 
En amont de la cérémonie s’est tenue une prise de parole destinée à analyser les grandes tendances en matière de design et d’innovation, perçues pendant l’année 2015-2016 au cours des quinze différentes sessions des JANUS. Il en ressort une vraie réflexion sur la place du design dans toute entreprise.
Présidée par Anne-Marie Sargueil, de l' Institut Français du Design, cette conférence a donné la parole à quatre membres éminents du jury des labels JANUS : Anne-Frédérique Gautier, Directrice Marketing & Marques, ARISTON THERMO Group / Mathieu Riou-Chapman, Global Brand Design Manager, PEUGEOT / Jacques Mandorla, publicitaire / Michel Levron, journaliste spécialisé dans la construction.
 
« Le design est un investissement économique qui a un impact fort sur la vie des gens » introduit Anne-Marie Sargueil « quand il est quotidien et incarné, il constitue la meilleure réponse aux questions sociétales ».
 La première tendance qui se détache cette année est la notion de non-client, identifiée par la majorité des lauréats. Le non-client est celui que l’on respecte, que l’on considère et qui élargit la notion de parties prenantes en termes d’usage.
 Toutes les marques recherchent un plébiscite »
« Toutes les marques recherchent un plébiscite que ce soit pour leur produit, leur magasin, ou leur service », rappelle Mathieu Riou-Chapman.
- Générer une identité forte immédiatement perceptible par leurs clients,
- Générer des valeurs autour de cette identité.
Ici est la fonction première du design. Selon les marchés, on peut rechercher une expression archétypale qui soit en adéquation avec les attentes du plus grand nombre (recherche de quantité liée au mass market). Sur d’autres offres distinctives, c’est la résonance qualitative avec les aspirations des cibles identifiées qui prime (premiumness).
Le propre du design de la relation est de concevoir et de formaliser une stratégie esthétique pour faire adhérer les clients à son modèle qui est une équation émotionnelle. Au-delà du produit, du service, c’est cette cohérence qui séduit les clients. »
Le design est la colonne vertébrale de l’innovation dans l’entreprise »
Pour Anne-Frédérique Gautier, « Le design est la colonne vertébrale de l’innovation dans l’entreprise, plus que le produit ou le service lui-même. Le design c’est poser une problématique, l’associer à une inspiration et en faire quelque chose qui va produire un résultat qui sera Ergonomique, Esthétique, Émotionnel, Éthique, Économique, les « 5E ». Ce qui fait battre le cœur des entreprises et qui leur assure une forme de pérennité. »
« Une entreprise est là pour produire, proposer des services, des offres, des solutions, qui vont venir nourrir notre quotidien. Le design est au cœur de ce quotidien, il le fait vivre et l’emmène plus loin » continue Anne-Frédérique Gautier. « L’innovation va permettre à l’entreprise de se différencier, ce qui en fait sa valeur, mais aussi de l’emmener vers une innovation managériale et comportementale. Investir dans le design c’est entraîner les personnes de l’entreprise vers une manière de travailler plus ouverte, qui dépasse le produit. » « Dans l’entreprise, la force du design est visible par un succès commercial. »
 
 
Le JANUS n’est pas un prix, c’est un label »
 
Jacques Mandorla revient sur les critères d’obtention du label JANUS et le déroulé des sessions. « Le JANUS n’est pas un prix, c’est un label. Il est décerné, ou non, selon des critères précis et requiert une large majorité de votes pour son obtention, ce qui lui donne la valeur d’un label d’excellence. »
« Pour les lauréats du JANUS, il est primordial de communiquer ERGONOMIE – ESTHÉTIQUE – ÉMOTION – ÉTHIQUE – ÉCONOMIE Les « 5 E », pré-requis à l’attribution du label Les critères d’attribution sont communs à toutes les catégories de JANUS. Ces critères portent tant sur le processus d’élaboration du produit ou du service que sur le résultat. 60 ans après avoir été définie par Jacques Viénot, fondateur de l’Institut d’Esthétique Industrielle, cette conviction, rebaptisée les « 5 E », dicte toujours la sélection du jury. autour de ce label, en interne – via les verbatim du jury -, comme en externe via les relations presse ou la publicité, afin d’en assurer sa pertinence et d’en récolter les fruits. Ce label n’est pas réalisé par des designers pour les designers, il fédère les entreprises, des géants du CAC 40 à des créateurs et start-ups en passant par de nombreuses PME et livre ainsi un nombre de créations insoupçonnées » ajoute Jacques Mandorla.
 
« Le jury voit tous les produits »
 
Michel Levron le précise d’emblée : « Je ne connaissais rien au design. Et j’ai trouvé cela passionnant. La force de ce jury c’est justement sa pluridisciplinarité. Elle apporte une écoute qui se ressent dans les questions posées et dans les profils qui s’enrichissent mutuellement. Le jury voit tous les produits, c’est indispensable, et rencontre également maître d’ouvrage et maître d’œuvre. Le duo doit impérativement venir ensemble pour présenter son produit, magasin ou service et c’est ainsi qu’on ressent le subtil fonctionnement qu’il y a entre les deux entités. Je crois que je commence à comprendre ce qu’est le design » conclut Michel Levron. Le jury des JANUS est composé de 63 membres qui se réunissent plusieurs fois par an. Il regroupe des industriels, responsables « distribution », designers, architectes, directeurs d’écoles, journalistes et communicants. Deux présidents de jury animent les jurys des JANUS : Claude de Méneval (pour le produit) et Éric Ranjard (pour le commerce). « C’est un partage de connaissances mais aussi des rencontres. » Pauline Polgar, journaliste et membre du jury.
L’écologie au cœur de cette sélection »
Anne-Marie Sargueil insiste sur le fait que pour ce palmarès 2015- 2016, les lauréats ont proposé des produits extrêmement techniques, souvent connectés, avec une forte composante environnementale et des matériaux écologiques.
Pour Anne-Frédérique Gautier, le label JANUS a su créer un dénominateur commun « un cercle vertueux et enthousiaste qu’il sait faire grandir et perdurer ».
Mathieu Riou-Chapman confirme une conception transversale aux créations : la notion de «phygital» chez les lauréats, soit « un rapport aux espaces ou aux objets où les formes, les matières, les fonctions sont couplés à une expérience, numérique, digitale. Cette notion est maintenant présente sur tous les points de vente, pour assurer une expérience de valeur d’image, sans rupture dans la chaîne de découverte de l’écran au point de vente. L’architecture devient alors un media où les espaces physiques se mêlent à la virtualité du motion-design ».
 
Jacques Mandorla note qu’un tiers des lauréats de cette édition a présenté un projet intégrant le digital – dont nombre d’objets connectés. « Le design n’a pas vocation à devenir entièrement virtuel » assure Mathieu Riou-Chapman « il passe beaucoup par une identité par les matières. « Plus il y a de virtuel, plus les consommateurs souhaitent une expérience forte à travers des choses simples ou extrêmement sophistiquées (lumières, confort…). Le design est une expertise de la qualité perçue, grâce aux choix les plus pertinents qui permettent d’émerger dans un secteur concurrentiel économique. Avec les contraintes, le designer doit trouver des leviers d’identification qui créent de la valeur. »
 
Selon Anne-Frédérique Gautier, que le designer soit extérieur (agence, personnalité) ou intégré, son rôle est de « s’approprier la problématique et de comprendre l’envie de l’entreprise. » L’entreprise, quant à elle, doit « s’ouvrir à une manière de travailler, de traiter une solution différemment de ce qu’elle a l’habitude de faire. La prise de risque est mutuelle. »
 
Anne-Marie Sargueil observe que les deux entités s’approprient le langage et la culture de l’autre. « Pendant les sessions des jurys des JANUS, on voit tous les profils de designers et on constate que leur point commun est d’être des gens extrêmement professionnels. Il faut leur faire confiance et investir. »
Qu’est-ce que le design français aujourd’hui ? « Le design c‘est la pertinence sur le marché »
Mathieu Riou-Chapman décrypte la question. « Le design français est composé de nombreux acteurs hétérogènes. Il y a deux grandes catégories de design : le design d’agence, qui développe l’esthé- tique propre des marques, et le design des stars (ou starlettes pour certains) qui génère une écriture spécifique et que les marques s’approprient ou non. La question française réside dans une forte culture de la décoration, les Français ont tendance à confondre design et décoration. Et la France, par son ancrage fort dans la mode, raffole de la culture du nom, du génie créateur. Ainsi pour l’entreprise, la question se pose de faire appel à des noms très connus dans le monde du design, leur apportant leur identité stylistique et leur notoriété relative, ou bien à une agence dont la mission est de distiller les codes et valeurs formulés par l’entreprise elle-même. Néanmoins, le design d’excellence sera toujours précisément la pertinence de codes esthétiques adaptés à leurs marchés. »
« Dans les entreprises internationales, on aime le design car on sait qu’il est un vecteur de pérennité et de succès économique » assure Anne-Frédérique Gautier.
« La France représente l’élégance, la qualité de conception et une approche stylisée (parfois trop), le design français a une vraie identité. Mais les designers français ne sont pas liés à une image franco-française. »
D’après Mathieu Riou-Chapman, « les grandes agences françaises ont un chiffre d’affaires toujours croissant à l’international. Les designers français sont reconnus pour la qualité de leurs choix straté- giques. C’est un vrai avenir pour les agences françaises. »
 
Comment valoriser la conception française quand un produit n’est pas fabriqué en France ? Pour Mathieu Riou-Chapman, le design crée de la valeur intangible, certes difficilement quantifiable mais qui est la plus grande valeur des grandes marques B to C. Dans cette recherche d’efficience, le design français est reconnu, ainsi à l’instar du Made in France, on pourrait aussi valoriser le Conçu en France ou « Designed in France ».
Aujourd’hui, de nombreuses marques investissent toujours plus dans la publicité (sucres courts) que dans le design (sucres lents). Pourtant, les plus grandes marques ont fait la démonstration de la performance d’un équilibre inversé où leur identité esthétique constitue pleinement leur communication. C’est avant tout le design transversal de leurs produits, de leurs points de vente, de leur packaging jusqu’à leurs pubs qui fait la cohérence de la marque et sa force. (Cf. Apple).
« C’est toujours difficile au début face à une idée nouvelle car personne ne l’attend et elle dérange ce qui existe » Anne-Marie Sargueil
 « Le design est une démarche reconnue, les critères d’acte d’achat ont beaucoup évolué ces dix dernières années : un produit réalisé par un designer a tout pour séduire le consommateur et répondre aux attentes des entreprises » conclut Anne-Frédérique Gautier.

Liste des récipiendaires du 62ème Janus : Marc Aurel, AUREL DESIGN URBAIN Christophe Blin, IN SPIRIT Michaël Boumendil, SIXIÈME SON James Cole, DA DESIGNERS ASSOCIÉS Vincent Créance, MBD DESIGN Eric Denis, EDDS Alain Doré, BRANDIMAGE François Dumoulin, L’AGENCE VERSIONS Chafik Gasmi, CHAFIK STUDIO Stéphane Jardin, INTANGIBLES Luc Joubert, ONE BUY ONE Patrick Jouin, PATRICK JOUIN Xavier Laforge, STORIES DESIGN Jean-Pierre Lefèvre et François Hannebicque, AKDV Daniel Lellouche, WORKSHOP Hubert de Malherbe, MALHERBE DESIGN Philippe de Mareilhac, MARKET VALUE Stéphane Mathieu, Agence STÉPHANE MATHIEU Frédéric Messian, LONSDALE Françoise Novel, CBA Christophe Pradère, BETC DESIGN Stéphane Quigna, ARTE CHARPENTIER Oliver Rasquinet, MINALE DESIGN STRATEGY Mathieu Riou-Chapman, (design intégré, juré JANUS), PEUGEOT Olivier Saguez, SAGUEZ & PARTNERS Et Anne-Marie Sargueil, INSTITUT FRANÇAIS DU DESIGN, pour sa contribution à la promotion du design en France.

64 labels décernés dans les domaines de l’Industrie, la Santé, la Cité, l’Espace de Vie, les Composants et Matériaux, le Service, la Mode et le Commerce - 16 mentions spéciales du jury - 26 médailles du Commerce extérieur décernées - 400 personnes présentes.

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Prix ArtScience Paris: stimuler créativité et innovation

Strate École de Design a remis le Prix ArtScience Paris Universitaire 2015-2016, un programme pédagogique qu’elle dirige depuis 2014 en France. La cérémonie s'est tenue en mars à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris. Le Prix ArtScience, fondé à Boston en 2009, fait partie du réseau international ArtScience Labs, créé par le fondateur du Laboratoire, David Edwards. Il a pour objectif de stimuler la créativité de jeunes étudiants en les incitant à rapprocher deux domaines culturels : l’Art et la Science.
 
Le Prix ArtScience offre l’opportunité aux étudiants d’apprendre à innover, en travaillant avec des scientifiques, des artistes et des designers reconnus, autour d’une thématique de recherche. Pendant un semestre, les participants, répartis en petits groupes, développent leur propre projet et apprennent à le concrétiser. Au final, les meilleures innovations sont primées, et leurs créateurs participent ensuite au workshop international d’été, à Paris. Ils y rencontrent des professionnels du design et de l’industrie, mais également des étudiants de tous horizons - l’occasion pour eux d’expérimenter et de développer leur concept.
Depuis sa création, le Prix ArtScience poursuit son développement dans le monde et a déjà vu le jour à travers 17 sites et dans six pays. 
 
Répartis en six groupes, les vingt sept étudiants de la nouvelle édition du Prix ArtScience ont eu un semestre pour élaborer un projet innovant mêlant art et sciences à partir d’une trentaine de pistes de recherches. Au cours de la réalisation de leurs projets, ils ont été encadrés par des professeurs, des artistes, des designers et des juristes spécialistes de l’innovation.  
Les candidats sont issus d’écoles d’ingénieur et de design : Centrale Supelec et Telecom ParisTech, Strate école de design, ENS Cachan, Polytechnique.   
Ce 10 mars, les étudiants ont présenté une maquette fonctionnelle et dans certains cas, un prototype. Un projet a été récompensé.  
Les partenaires du programme sont La cité des Sciences et de l’Industrie et Laval Virtual. L’un des projets a également été exposé au sein du festival Laval Virtual, du 23 au 27 mars.

Des projets « Interface Homme-Machine »  : Pour une reconnexion empathique au monde  

Cette année, le Prix ArtScience est placé sous le signe de « l’interface Homme-Machine ». Ces dernières années, l’informatique a rendu l’essentiel des machines multifonctionnelles mais a généré en retour des difficultés nouvelles en matière de convivialité avec l’homme ou de facilité d’usage. Le problème d’ergonomie des machines a pris de l’ampleur et est devenu une préoccupation importante des utilisateurs qui est renvoyée aux concepteurs. Les étudiants ont été challengés pour rendre humaine l’interaction des machines de demain et les intégrer au quotidien des hommes.  

Les six projets présentés

 Ligo (Andy Barakat, CENTRALE SUPELEC, Roxane Bloch et Tobias Riché, STRATE, Louis Lecointre, ENSC) Ligo est un dispositif d’aide des déficients visuels. Il les accompagne dans leur quotidien et réduit considérablement le nombre d’appareils technologiques dont ils ont besoin grâce à un support « hardware » qui connecte des modules contenant une puce NFC. Chaque module, identifiable par sa texture et sa matière (bois poli, pierre, coton, caoutchouc…), assure une fonction : appels, sms, mails, lecteur de code-barres, etc. 
http://artscience-paris.wix.com/ligo
 
 ParIci (Laëtitia Ducrot et Edouard Pillet, STRATE, Huynh DuyHung Nguyen et Rémy Soukarie, TELECOM PARISTECH)  ParIci est une carte interactive conçue pour aider les touristes à s’orienter dans Paris et à découvrir la ville. Elle fonctionne sans connexion Wifi ou 3G et dispose d’un écran pliable à encre électronique, un système engendrant une basse consommation d’énergie. Ainsi, l’utilisateur n’a pas de problème de batterie ! Avant son arrivée à Paris, il dresse la liste de ses destinations préférées et de ses goûts qui permet à ParIci de sélectionner pour lui les meilleurs endroits et de les lui suggérer. Une fois sur place, il récupère une carte « ParIci » dans un endroit stratégique (aéroport ou station de métro). Elle lui indique quelle ligne de métro prendre et quelle sortie choisir. C’est aussi un parfait guide pour trouver un monument, une boutique, un restaurant, un musée, etc.   
http://www.parici.eu/ 
 
 OKO (Maud Buffier, TELECOM PARISTECH, Simon Lorand et Mikhaël Pommier, STRATE, Antoine Qian, POLYTECHNIQUE) OKO a pour but d’accompagner les agriculteurs des petites parcelles agricoles dans les pays en voie de développement et de les aider à optimiser leur planning agricole.  OKO utilise la technologie du SMS pour établir un dialogue entre un téléphone mobile et des capteurs et permet d’obtenir des données précises, comme la composition du sol afin de favoriser la combinaison des cultures, ou encore la température ou l’humidité afin de réduire les pertes liées au stockage par exemple. A un plus large niveau, le serveur d’OKO permet de mieux anticiper les évolutions météorologiques afin d’optimiser l’utilisation des ressources. Il permet également de comparer ces données avec celles d’autres parcelles voisines pour favoriser les pratiques et la recherche agricoles participatives. 
https://okowordpresscomsite.wordpress.com/ 
 
 POP OUT (Chedly Bourguiba, POLYTECHNIQUE, Bernardo Caroso Cordeiro, TELECOM PARISTECH,  Eloïse Gillard et Nicolas Journo, STRATE) POP OUT est une nouvelle manière de se comporter face aux nouvelles technologies qui génèrent des informations en flux continus et modifient les comportements sociaux. En effet, l’omniprésence des nouvelles technologies dans notre vie dégrade et affecte souvent le temps que nous accordons à nos proches et à nous-mêmes. Nous ne nous 
imaginons plus passer une journée sans notre smartphone, ou encore une soirée loin des écrans. POP OUT est un outil ludique permettant une meilleure compréhension de la relation quotidienne que nous entretenons avec les technologies. Ce projet encourage les efforts et motivations des personnes désireuses de changement afin de les reconnecter à leur vie réelle. POP OUT prend vie à travers deux objets connectés : au domicile, il prend la forme d’un réveil intelligent qui chasse le smartphone de nos tables de chevet ; dans la poche, c’est sous forme de coque de téléphone qu’il accompagne l’utilisateur. En fonction des usages et des objectifs que l’utilisateur s’est fixé, POP OUT délivre à chaque réveil une mission qui lui est adaptée. Cette dernière se voit illustrée d’un graphisme automatiquement transférée sur la coque à clapet du téléphone, faisant office de jauge qui schématise l’accomplissement de la mission. De jour en jour, l’usager est encouragé à la communication directe, notamment par les  sorties culturelles enrichissantes (spectacles, musique, théâtre, sport, cinéma...) qui lui sont conseillées et offertes.   
http://egillard1.wix.com/popout  
 
 Weco (Victor Arxer, CENTRALE SUPELEC, Charlotte Cherel et Giulio Dupuy-Urisari, STRATE, Nicolas Grandmaison, ENSC, Salah Ben Kacem, TELECOM PARISTECH)  Weco est une application qui permet de consulter l’évolution de ses consommation en eau, électricité et déchets et de recevoir des conseils personnalisés et concret pour ajuster sa consommation. Le projet repose sur un dispositif composé de trois robots placés dans un immeuble qui réagissent en fonction de la consommation en eau et en électricité des habitants, ainsi qu'à la quantité de déchets produits. Les différents robots réagissent comme un être humain : par exemple, si tous les habitants ont fait attention à leur consommation, le robot est heureux et le montre. Ils sont donc expressifs et interagissent directement avec les habitants. Par contre, si l'immeuble a beaucoup consommé, alors le robot le montre à travers des expressions de tristesse ou de mal-être.  
http://www.theweco.sitew.fr/#Weco.A
  
 Time Progress (Arthur Fouillet et Christophe Manzolini, STRATE, Maxime Inizan, POLYTECHNIQUE) Time Progress est une solution d’accompagnement du patient atteint de Troubles Obsessionnels Compulsifs [TOC] dans sa vie quotidienne. C’est un objet léger, portable sur le bras, autour du cou, ou dans la poche. Connecté à un Smartphone ou un ordinateur, il transfère les données quotidiennes du patient (fréquence cardiaque, fréquence de répétition du TOC, émotions, etc.) et synchronise son emploi du temps, ce qui l’aide à structurer son temps et ainsi à dompter son TOC.   Time Progress sert de plateforme entre le patient et son personnel traitant afin de suivre l’évolution du trouble et de l’accompagner dans son processus de guérison.    
http://maximeinizan.wix.com/timeprogress
 
{youtube}YT518Lpp4tw{/youtube}
Présentation à mi-parcours du Prix Artscience
 
Les 2 premiers prix Artscience
 
1er prix : projet OKO de Maud Buffier (Télécom ParisTech), Simon Lorand et Mikhaël Pommier (Strate), et Antoine Qian (Polytechnique)
OKO remporte une bourse de 2000 € + la participation au workshop international du prix ArtScience à Cambridge en juillet 2016 + une exposition fête de la science – 14, 15 et 16 octobre 2016 + une demi-journée de coaching avec l’agence In Process + une incubation de 6 mois chez l’un de nos partenaire.
 
2ème prix ex-aequo : LIGO et  WECO de Victor Arxer (Centrale Supelec), Charlotte Cherel et Giulio Dupuy-Urisari (Strate), Nicolas Grandmaison (ENSC) et Salah Ben Kacem (Telecom ParisTech)
WECO et LIGO, les deux 2es prix ex-aequo, remportent une exposition à la Fête de la Science les  14, 15 et 16 octobre 2016 + une incubation de 3 mois chez un des partenaires.

Agir sur l’innovation pédagogique à plus grande échelle

Le Prix ArtScience a pour objectif de promouvoir le concept d’artscience, une démarche associant les modes de pensée trop souvent fermés les uns aux
autres que sont les arts et les sciences. Ce concept se fonde sur l’idée que la découverte et l’innovation, mais aussi le développement créatif de chaque individu, quel que soit son âge, nécessitent de sortir de sa zone de confort et de trouver des espaces de réflexion dénués de réponses toutes faites, et où l’on peut laisser libre cours à son imagination et rêver en grand.
 
Nous savons aussi que la recherche de nouvelles solutions passe par une vision de plus en plus interdisciplinaire et un meilleur accès aux cultures qui ne nous sont pas familières.
Dans cette dynamique, le Prix ArtScience se veut le fer de lance, au niveau international, d’un programme de développement d’idées qui favorise la passion et cultive le désir et  les compétences en vue d’agir sur le monde, grâce notamment à la contribution de nombreux partenaires permettant à nos étudiants de passer de la conception d’un projet à sa réalisation.
Dès sa première édition, en 2008, le Prix ArtScience s’est inspiré du modèle pédagogique innovant d’Idea Translation Lab, développé en 2003 à Harvard par David Edwards auprès de lycéens d’établissements publics de Boston. Le Prix ArtScience et la démarche de « traduction d’idée » basée sur l’expérimentation ont attiré l’attention de la presse et d’institutions internationales grâce à leur créativité et à leur efficacité en matière d’enseignement. Ce programme fonctionne actuellement, au niveau secondaire comme universitaire, dans onze villes à travers le monde (États-Unis, France, Singapour, Irlande, Arabie saoudite, Afrique du Sud) ainsi qu’à l’Université d’Harvard. Il va également être lancé prochainement dans plus de quinze autres villes. Des approches sont en cours dès cette année avec différents partenaires à la création du Prix ArtScience à Londres, au Canada et en Corée du Sud, et le lancement en 2016 de huit nouveaux sites en Amérique du Nord et en Europe. Cette diffusion internationale des programmes du Prix ArtScience (pour les niveaux secondaire et universitaire) et du programme d’Idea Translation Lab (pour le niveau universitaire) permettra d’agir sur l’innovation pédagogique à bien plus grande échelle qu’auparavant.
 
Ce prix apporte à des jeunes les moyens de développer des projets liés à l’art et au design de manière pertinente aussi bien personnellement que socialement. Autour d’un thème scientifique à la pointe de la recherche et nouveau chaque année (la neuroinformatique, l’avenir de l’eau, les mondes virtuels, la biologie synthétique, l’énergie) ; des « mentors » (des enseignants de différentes disciplines formés de manière intensive à notre pédagogie) guident tout au long de l’année les groupes d’étudiants à travers les trois étapes du processus de « traduction d’idées » par lesquelles ils imaginent, traduisent puis réalisent leurs projets. Les équipes de trois à cinq étudiants se réunissent régulièrement pour confronter leurs idées, manipuler des concepts liés aux sciences fondamentales ou appliquées et se poser les questions inédites qui serviront de point de départ à la conceptualisation de leurs projets.
 
Le cœur de ce processus créatif est l’aspirational design ; une démarche qui favorise l’émergence d’idées nouvelles et socialement responsables en mêlant la passion des étudiants et les besoins de la société. Ce programme crée un espace d’apprentissage propice à la réalisation d’idées originales en incitant les étudiants à prendre des risques, à rêver en grand, à travailler simultanément dans plusieurs disciplines et à combiner différents modes de pensée.
Contrairement aux autres modèles éducatifs qui se concentrent exclusivement sur les arts ou les sciences, le Prix ArtScience les encourage à passer d’une discipline à l’autre.
Il est ainsi tout aussi possible de voir leurs équipes explorer les mondes virtuels (le thème scientifique de l’année) en réalisant un film d’animation ou une installation qu’en étudiant la manière dont les scientifiques s’en servent pour cartographier le génome humain ou mieux connaître l’écologie des espèces animales menacées d’extinction.
 
Dans cet environnement pédagogique interdisciplinaire, les formateurs amènent à déployer un ensemble de compétences essentielles pour le développement d’idées (brainstorming, recherche, prototypage, communication, etc.) et aident à bâtir un esprit de communauté qui rassemble les étudiants du cours, les intervenants et tous les autres participants du réseau international du Prix ArtScience.
 
 
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design thinking

Bâtir une culture orientée Design Thinking

Popularisé par Tim Brown, le Design Thinking est une méthode d’innovation qui s’appuie sur les outils du designer pour concevoir la plus parfaite réponse aux attentes de clients. Aujourd’hui, bien que ses détracteurs se fassent nombreux, le concept s’étend progressivement à de nouveaux territoires, jusqu’au centre névralgique des organisations et s’impose comme source d’avantage concurrentiel.
 
Qu’ont en commun Apple, SAP et IBM, si ce n’est leur poids dans l’univers des nouvelles technologies ? La réponse à de quoi surprendre : le design. Pour Apple, cela va de soi… mais IBM, qui ne fabrique quasiment plus de terminaux, et SAP qui produit essentiellement des progiciels de gestion ? L’explication est à chercher du côté d’une agence de design née il y a 25 ans à Palo Alto : IDEO et sa méthode, le Design Thinking, qui vise à mettre l’expérience client au coeur de la réflexion stratégique.
La méthode a depuis séduit 3M, Nike ou encore Coca-Cola. Comment expliquer ce boom du Design Thinking ? Par un changement de paradigme dans notre économie, désormais dominée par l’expérience client, explique Tim Brown, actuel président d’IDEO qui a popularisé le concept avec son livre Change by Design. Le client doit donc être le point de départ de toute réflexion, bien avant la technologie ou le marché.

Les fondamentaux du design thinking

Largement ignoré il y a dix ans, le Design Thinking est devenu un sujet brûlant pour des entreprises de toutes tailles. Quels en sont les fondamentaux ?
 
La philosophie design : partir du client pour innover.
Le Design Thinking est né dans les années 1990 pour développer une approche de l’innovation non plus centrée sur la technologie, mais sur le client. C’est d’ailleurs ce focus qui différencie le Design Thinking des approches traditionnelles d’innovation. Pour Tim Brown, le travail en mode Design Thinking s’organise autour de trois logiques faisant la synthèse entre pensée analytique et pensée intuitive :
• Une logique de co création : une entreprise qui met le Design Thinking au coeur de son activité ne fait pas travailler ses départements de manière isolée. Elle connecte les silos pour favoriser l’intelligence collective et la fertilisation croisée des expertises.
• Une gymnastique intellectuelle visant à alterner des phases d’intuition et d’analyse, dans une logique d’ouverture et de collaboration avec les utilisateurs.
• Une grande importance accordée à l’étude de terrain – observation ethnographique notamment – pour bien comprendre l’expérience client (contrairement aux traditionnels focus groups ou études quantitatives).  (Source : Business Digest.eu)
 
Selon Jean-Pierre Léac, dans les Cahiers de l'innovationLe design thinking est « un mode d’application des outils de conception utilisés par les designers pour résoudre une problématique d’innovation, par une approche multidisciplinaire centrée sur l’humain ». Si certains annoncent déjà la mort du design thinking, ses méthodologies se retrouvent aujourd’hui disséminés dans toutes les situations où quelque chose est conçu (nouveau produit ou service).
 
Notre économie est désormais dominée par l’expérience, c’est ce qui explique le succès du design thinking. Si on schématise, la valeur est passée des produits aux services (services toutefois souvent associés à des produits et constituant une « solution globale » à des besoins clients). Le nouveau maître mot est aujourd’hui l’expérience. Il s’agit d’une étape de plus dans la dématérialisation, consécutive à la standardisation des services et la volonté / nécessité de générer un engagement plus fort de la part des utilisateurs. Il s’agit donc moins de concevoir un nouveau produit que de concevoir l’expérience que vit le client en utilisant le produit que nous lui vendons.
 
La démarche du design thinking peut être résumée en trois étapes-clés :
- Identifier une problématique et comprendre son environnement (« empathy »)
- Trouver le concept, l’idée qui permettra de la résoudre (« ideate »)
- Concevoir la forme qui incarnera ce concept « prototype » et « test ».
 
Même si les principes du design thinking sont de plus en plus adoptés par les entreprises (cf. cet article : le design thinking se rapproche-t-il du coeur des entreprises ?), il semblerait que les conditions d’adoption de ces principes ne soient pas toujours optimales, voire parfois en contradiction avec les objectifs poursuivis. 

Une démarche dépassée ? Bientôt la mort du design thinking ?

Un des noms les plus importants de la scène mondiale dans le domaine de l’intelligence collective, Bruce Nussbaum, a jeté un pavé dans la marre en parlant du design thinking comme d’une « expérience ratée ». Il annonce carrément la mort du design thinking ! 
 
Mais que reproche M. Nussbaum exactement au « design thinking » et pourquoi passe-t-il à un nouveau « cadre conceptuel » (qu’il appelle l’intelligence créative) ? Selon lui, s’il faut changer de paradigme, c’est parce que le « design thinking » a apporté à la société tout ce qu’il pouvait donner et qu’il devient maintenant nuisible parce que sclérosant. A l’origine, le design thinking a permis d’augmenter l’impact des designers et de libérer la créativité dans les entreprises, celles-ci accueillant favorablement ce qu’elles percevaient comme un process bien défini.
 
Il y a bien eu quelques réussites mais également de nombreux échecs. Ceux-ci s’expliquent parce que les entreprises ont « trop bien » intégré le « design thinking » et en ont fait un process linéaire et fermé capable de produire, au mieux, de l’innovation incrémentale. Les dirigeants ont parfois fait du « design thinking » un process comme on fait du Lean ou du 6 sigma, dans une logique d’amélioration de la performance et de l’organisation de l’entreprise. 
 
La mise en place du design thinking en entreprise passe par une formalisation de ses principales étapes : Comme le dit Tim Brown (cabinet IDEO), dans Les Cahiers de l'innovation,  les consultants qui ont promu le « design thinking » en entreprise ont espéré que la mise en œuvre de ce nouveau process produirait à lui seul de grands changements culturels et organisationnels. Mais il ne faut pas oublier que dès le départ, le design thinking n’a été qu’une technique permettant d’aboutir au véritable objectif : la créativité. Or le problème, c’est que pour le rendre compatible avec la « culture procédurale » des entreprises, le design thinking a été dépouillé du désordre, du conflit, des échecs, des émotions et des boucles de rétroaction qui sont constitutifs de la créativité. Les entreprises qui ont accepté le désordre inhérent au processus créatif sont rares et, dans la plupart des cas, le taux de succès de l’implémentation du design thinking a été très faible.
 
Le design thinking a eu un grand mérite cependant : il a joué un rôle fondamental pour repenser totalement la place des designers dans la société. Cantonnés auparavant à une vision limitée aux produits et à leur esthétique, ils occupent une place de plus en plus large car ils incluent l’humain dans leurs réflexions et prennent en compte de façon systématique les problèmes sociaux, économiques et environnementaux de notre temps.
 
Rappelons le, la promesse initiale du design thinking était cependant bel et bien d’apporter de la créativité.  La créativité est un vieux concept, beaucoup plus vieux que le design, mais c’est un concept très inclusif. Si vous évoquez le « design » autour d’une table, vos interlocuteurs ont tendance à sourire et à penser « mode » ou « mobilier original. Si vous dites design thinking, ils arrêtent généralement de sourire et cherchent à changer de sujet. Par contre, si vous parlez de « créativité », alors là leur visage s’illumine et il est presque certain qu’ils cherchent à participer à ce que vous leur proposez ensuite. Tout le monde aime la créativité car tout le monde croit qu’il est ou peut être créatif. Et c’est vrai. Les meilleurs scientifiques, sportifs, ingénieurs, entrepreneurs, artistes, ou joueurs de ‘World of Warcraft’ sont toutes des personnes créatives. Les comportements et compétences exigées par les démarches de design thinking sont au cœur de la créativité : être en phase avec les gens et la culture qui nous entourent, avoir l’expérience et la sagesse d’identifier les vrais problèmes et avoir la capacité d’imaginer et de mettre en œuvre des solutions.
 
Annonçant la mort du design thinking, l’avenir passe donc pour Bruce Nussbaum, par son abandon dans les entreprises en tant que process figé dont découlerait une capacité créative améliorée. Il s’agit de promouvoir selon lui l’intelligence créative, c’est à dire la capacité à aborder les problèmes d’une façon renouvelée et à concevoir des réponses originales. Il s’agit d’une approche davantage sociologique que psychologique, où la créativité émerge des activités d’un groupe plutôt que d’un individu génial ou d’étapes de mise en œuvre d’un process particulier.
(Source : Les Cahiers de l'innovation - Avril 2015) 
 
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