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Robots

Google veut doter les robots d’imagination

Les chercheurs de Google sont en train de mettre au point le moyen de doter l’intelligence artificielle d’une capacité d’anticipation afin de pouvoir raisonner et bâtir des plans d’action sans instruction humaine. En bref, permettre aux robots de faire jouer leur imagination.
 
Quand vous placez un verre rempli d’eau au bord d’une table, vous calculez son emplacement afin qu’il ne tombe pas et ne se brise en mille morceaux. Vous pouvez le faire car vous êtes doté d’une capacité d’anticipation. Vous savez qu’un verre placé de façon instable risque de tomber et se briser. Cela, les robots sont incapables de le faire correctement. Il leur est impossible d’imaginer les conséquences des actions qu’ils sont amenés à prendre.
 
L'équipe travaillant dans le laboratoire de Google DeepMind affirme que cette capacité sera cruciale dans le développement des algorithmes d'intelligence artificielle pour l'avenir. Elle permettra aux systèmes de mieux s'adapter aux conditions changeantes pour lesquelles ils n'ont pas été spécifiquement programmés. « Nos doivent avoir la capacité d'imaginer et de raisonner sur le futur. Au-delà, ils doivent être en mesure de construire un plan utilisant cette connaissance » expliquent les chercheurs dans une publication sur le blog.
 
Nous avons déjà vu une version de cette planification anticipatrice dans les victoires de Go que les robots de DeepMind ont marqué sur des adversaires humains récemment, car l'IA établit les résultats futurs qui résulteront de ses actions actuelles. Mais les règles du monde réel sont beaucoup plus variées et complexes que les règles du jeu de Go. C'est pourquoi l'équipe a travaillé sur un système qui fonctionne à un autre niveau.
 
Pour ce faire, les chercheurs ont combiné ensemble plusieurs approches d’intelligence artificielle existantes, y compris l'apprentissage par renforcement (apprentissage par épreuve et erreur) et l'apprentissage en profondeur (apprentissage par le traitement de vastes quantités de données d'une manière similaire au cerveau humain). Il est résulté de leurs travaux un système qui mélange l'essai et l'erreur avec les capacités de simulation. Les robots peuvent ainsi apprendre à connaître leur environnement, puis réfléchir avant d'agir.
 
« Les agents augmentés d'imagination surpassent considérablement les lignes de base de l'imagination", disent les chercheurs. « Ils apprennent avec moins d'expérience et peuvent faire face aux imperfections de la modélisation de l'environnement ». Les chercheurs de Google ont constaté que robots ainsi conçus pouvaient mieux maîtriser leurs connaissances, ils étaient mieux à même de choisir des informations utiles pour leurs simulations, et ils pouvaient apprendre différentes stratégies pour élaborer des plans.
 
Ce n'est pas seulement une planification préalable dont il s’agit. C'est une planification préalable avec une créativité supplémentaire, de sorte que les actions futures potentielles peuvent être combinées ou mélangées de différentes façons afin d'identifier les itinéraires les plus prometteurs.
 
Les chercheurs précisent prudemment que des analyses complémentaires sont encore nécessaires pour conférer à des robots des solutions évolutives leur permettant d’utiliser leur imagination pour raisonner et planifier l'avenir.
 
Quand ce jour sera venu, on sera vraiment en droit de s’inquiéter en nous souvenant des sombres pressentiments d’auteurs de science-fiction qui avaient décrit la « révolte des robots ».
 
 
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béton impression 3D

Révolution dans la construction avec l’impression 3D du béton

« Réapprendre à reconstruire ». C’est ce que prétend la société hollandaise CyBe grâce à ses imprimantes 3 D de béton. La startup a choisi le salon Viva Technology qui s’est tenu à Paris la semaine dernière pour présenter sa technologie innovante et un partenariat avec Bouygues Construction.
 
La startup CyBe a été créée il y a seulement quatre ans mais elle a déjà de nombreuses réalisations à son palmarès et notamment l’édification d’un bâtiment important à Dubaï, le R&Drone. Ses prestations innovent dans l’impression de béton, une technologie vieille de 10 ans. CyBe est en effet capable d’ « imprimer » un bâtiment directement sur place alors qu’auparavant, il fallait fabriquer des éléments, morceau par morceau, en usine.
L’intérêt de fabriquer sur place est évidemment économique. Les bâtiments, parfois aux formes très complexes, sont construits plus rapidement et pour beaucoup moins cher qu’une construction classique.
 
Le site Industrie & technologies indique que, côté matériaux, « Cybe a dû travailler sur les additifs chimiques qui entrent dans la composition du béton pour maîtriser la rhéologie du matériau, son temps de prise, et sa visquosité. La rhéologie est la tenue du béton sous l’effet des contraintes. Une première couche, notamment, doit pouvoir supporter une seconde couche. Le temps de prise du béton doit également être extrêmement rapide, de l’ordre de la minute. Ce qui n’est pas sans poser problème quant à la gestion de la fabrication du béton au pied du robot, mais permet de diminuer drastiquement le temps de séchage ! Enfin, la visquosité du béton doit être telle qu’il puisse être pompé par le robot et « imprimé » sans être ni trop solide, ni trop liquide ! »
 
L’imprimante de béton peut être montée sur chenilles pour se déplacer sur les chantiers. Elle travaille sur la base de logiciels de modélisation qui dirigent les têtes d’impression en fonction du dessin du bâtiment que l’on souhaite obtenir.
 
Le fondateur de la société, Bart Vaessen affiche sans complexes ses ambitions : « Nous voulons réapprendre à construire. Grâce à cette technique, les différents pans de la construction, de la conception jusqu’à la finalisation, sont bien plus intégrés, et doivent l’être pour que cela fonctionne. Tout le monde travaille ensemble. »
C’est ce concept « réapprendre à reconstruire » qui a intéressé le géant de la construction Bouygues. Un partenariat a donc été conclu avec la jeune société. Le responsable de l’open-innovation chez Bouygues, Roland Leroux, explique : « Ce qui nous intéresse dans cette technique, c’est la souplesse. Souplesse sur la forme mais aussi sur les coûts et la rapidité. Nous n’aurions pu construire le bâtiment à Dubaï avec des matériaux classiques. On aurait dû faire faire des moules par des sous-traitants, ce qui aurait pu prendre un mois, puis une fois le béton coulé, il aurait fallu attendre trois semaines pour que cela sèche ! »
 
Selon le dernier rapport publié par MarketsandMarket, société américaine de consulting et d’études de marché, le marché de l’impression 3D béton devrait connaître « une croissance significative au cours des prochaines années en raison de l’urbanisation et l’industrialisation rapide, avec des investissements accrus dans les développements d’infrastructure dans les marchés émergents. »
 
Dans son étude MarketsandMarket distingue trois secteurs sur ce marché : la construction industrielle, la construction architecturale et la construction domestique qui devrait représenter la part la plus importante de ce marché dans les cinq prochaines années.
 
 
 
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objets connectés

Valeur ou vanité, quelle est vraiment la promesse de l’Internet des Objets ?

« Vanité des vanités, tout est vanité. » dit l’Ecclésiaste. Ces mots prononcés il y a des milliers d’années pourraient bien décrire les appareils connectés en ce moment, ou peut-être pas. Les brosses connectées et autres appareils du genre ont-ils réellement de la valeur ? Et comment utiliser en toute sécurité ces objets connectés à tout et à tous ?
 
Les analystes ont tranché et classent ainsi les objets connectés en deux groupes essentiels : valeur ou vanité. L’appareil apporte-t-il réellement de la valeur à l’utilisateur ou ne sert-il qu’à rendre plus beau ou plus intéressant ? La liste ressemble donc à cela :
  • Les objets connectés axés sur la valeur : les caméras, les thermostats, les appareils de sport, …
  • Les objets connectés axés sur la vanité : les chaussettes intelligentes, les tétines connectées, les bagues intelligentes, …
Effectivement, c’est une liste subjective mais il faut bien commencer quelque part. Après tout, lorsque vous essayez une Lamborghini, on vous demande ce que vous ressentez au volant et non pas combien de secondes vous avez gagné sur votre trajet du matin.
 
Mais qui sont les acheteurs d’appareils connectés, qu’ils soient tendance ou sur le marché depuis quelques années ? Comment les gens décident-ils de ce qui finit ou non dans leur panier ? Comme pour tous les achats, de nombreux facteurs entrent en ligne de compte, mais si l’on simplifie les choses, il reste deux grands groupes d’utilisateurs :
 
  • Les « early adopters » qui ont de grandes attentes à partir du moment où ils achètent un nouveau gadget. Une fois l’achat effectué, ils utilisent leur appareil très fréquemment mais cela ne dure pas longtemps. Puis, dès qu’un nouvel appareil fait son apparition dans le commerce et attire l’attention de l’utilisateur, l’ancien gadget finit dans le tiroir. Et retrouve les chaussettes à carreaux. Je suis sûr que les neurologues diront que ce genre d’obsession pour un objet a les mêmes effets sur le cerveau qu’une aventure amoureuse.
  • Les autres utilisateurs quiréagissent moins sur le coup de l’impulsion. Ils font attention au rapport qualité/prix et se posent souvent des questions sur la sécurité. Lorsqu’ils achètent un objet connecté, ils pensent à la valeur, au long terme, et s’attendent à un retour sur investissement précis, que ça soit en matière d’économies financières ou de confort. Alors qu’un early adopter achète quelque chose parce que cela fait bien et qu’il a l’impression qu’il en a vraiment besoin (même s’il ne sait pas exactement pourquoi), l’utilisateur normal n’achète pas sur le coup de l’impulsion. Du moins pas les appareils connectés. Il évalue, lit des tests et des critiques de produit, demande peut-être même conseil à ses proches pour savoir si l’achat en vaut la peine.
Chiffres Etude Cisco
 
Alors… quels appareils connectés valent la peine d’être achetés ? C’est une question légitime, mais à laquelle il est difficile de répondre. Vous avez peut-être déjà entendu le proverbe : « La beauté est dans l’œil de celui qui regarde ». Il en va de même pour la valeur.
 
Pour exemples, voici quelques objets connectés complètement ... inutiles ! 
- Le RollScout : ce porte rouleau connecté vous alertera via SMS dès que le niveau de papier toilette disponible deviendra critique. Et si par malheur vous ne voyiez pas le SMS, un voyant lumineux est prévu pour vous rappeler que vous ne disposez plus que de quelques feuilles de papier.
- Le Ravijour, le soutien-gorge connecté créé par la société japonaise éponyme. Grâce à un capteur analysant les battements du cœur, ce soutien-gorge est en mesure de déterminer si la porteuse est réellement amoureuse, et ainsi de permettre de l’ouvrir ou non.
- Les couches connectées Tweet Pee (Huggies). Ce capteur se place sur la couche de votre bambin et vous avertit par texto lorsqu’il est temps de changer la couche...
- Les Smarter Socks : Grâce à ces chaussettes connectées, vous pourrez ranger sans vous tromper vos paires de chaussette grâce à une puce NFC contenant des informations sur chacune de vos chaussettes. 
- La Smokio : cette cigarette n’est pas simplement électronique, mais également connectée. Grâce à elle, vous pourrez évaluer précisément votre consommation de nicotine, connaître vos progrès et savoir à combien de cigarettes traditionnelles correspond votre consommation. (Source : www.raccroche.com). 
 
Et voici cinq catégories principales d’objets connectés que vous pourriez trouver intéressants ou utiles. Vous en possédez peut-être déjà un dans la liste ci-dessous ou vous ne saviez peut-être pas qu’ils existaient en version connectée !
 
  • Les caméras connectées
Elles vous permettent de garder un œil sur votre nourrisson lorsque vous êtes dans la pièce d’à côté ou de surveiller votre domicile lorsque vous êtes en vacances. Exemples de produits : D-Link, Nestcam, ...
 
  • Les thermostats
Ces thermostats sont électroniques, programmables, connectés à votre réseau WiFi et apprennent de vos habitudes. Ils permettent d’optimiser le chauffage et la climatisation de domiciles ou d’entreprises et de faire des économies d’énergie. Soyons honnêtes, qui n’en veut pas un ? Exemples de produits : Nest, Ecobee, Netatmo, ...
 
  • Les assistantspersonnels
Ils font fureur ! Ils sont capables de répondre à votre voix, de lire de la musique, de faire des listes, de programmer des réveils, de diffuser des podcasts, de lire des livres audios et de vous donner des informations en temps réel sur la météo, la circulation et les actualités. Ils peuvent même faire vos courses pour vous, même si vous ne vouliez rien au départ.  Exemples de produits : Amazon Echo et Alexa, Google Home, ...
 
  • Les prises et interrupteurs
Allumez ou éteignez les lumières et l’électricité chez vous depuis n’importe où, que ça soit depuis l’autre bout de la maison, le jardin ou le bout du monde. Exemples de produits : WeMo, Philips Hue, ...
 
  • Les appareils de sport
Combien avez-vous marché ou couru ? Combien de calories avez-vous brûlées ? Qu’en est-il de votre fréquence cardiaque ? Un appareil de fitness a la réponse à toutes ces questions, peut-être même plus. Exemples de produits : Fitbit, Withings, Garmin, ...
 
Tous les appareils énumérés ci-dessus sont considérés comme utiles par les utilisateurs « normaux » mais ils comportent leur lot de risques, comme lorsque Alexa s’est lancée dans une session de shopping ou quand les caméras connectées ont été utilisées pour mener des attaques DDoS d’ampleur.
La question primordiale est peut-être celle-ci : la valeur l’emporte-t-elle sur les risques et savez-vous comment vous protéger ? C’est à vous de décider. Des entreprises existent pour nous aider à nous protèger dans ce monde connecté, en permettant à tout un chacun de gérer, de sécuriser et d'améliorer sa vie numérique. Comme la société Avira qui regroupe sous son parapluie toute une gamme d'applications de sécurité et de performance pour Windows, Android, Mac, et iOS.
L’usage des objets connectés révèle un certain nombre de risques, notamment en termes de protection de la vie privée et de responsabilité pour les utilisateurs et fabricants. Mais pas seulement.
Aussi, le CIGREF et le département Sécurité économique de l’INHESJ ont publié un rapport en décembre 2014 « La sécurité des objets connectés », mettant l’accent sur quatre points de vue, qui sont respectivement de nature juridique, technique, opérationnelle et commerciale pour aborder en toute connaissance de cause l’« Internet of Things », domaine encore flottant dans le domaine de la sécurité.
 
 
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DNA data

D’ici 3 ans Microsoft promet de stocker des données dans l’ADN

Aujourd’hui, nos données sont stockées essentiellement sur des supports magnétiques. Imaginons un instant qu’elles puissent être conservées dans de l’ADN, tout comme le sont les données génétiques des organismes vivants. Leur archivage serait alors illimité et tiendrait dans un volume extraordinairement restreint. C’est le pari que fait Microsoft dont les chercheurs annoncent pouvoir stocker à grande échelle nos données dans l’ADN d’ici la fin de la décennie.
 
L’ADN contient les instructions génétiques qui organisent le développement des organismes vivants. Celles-ci sont encodées dans la fameuse double hélice découverte par James Watson et Francis Crick. Les ingénieurs de Microsoft affirment dans la MIT Technology Review être en passe d’utiliser un système de stockage opérationnel inscrit dans l’ADN et fonctionnant dans des datacenters d’ici trois ans.
 
Le stockage des données n’est pas une mince affaire quand on songe qu’un plus grand nombre de données ont été générées au cours des deux dernières années que dans toute l’histoire de l’humanité. Les données s’accumulent de façon exponentielle et s’inscrivent sur des supports magnétiques dont la durée de vie au-delà de trente ans semble problématique. Alors chercher un autre type de support a été depuis des décennies un enjeu majeur. Dans les années 1940, le physicien Erwin, celui que l’on connaît pour son chat dans la boîte de Schrödinger, a proposé un «code-script» héréditaire qui pourrait être embarqué dans une structure non récurrente qu'il a décrite comme un cristal apériodique.
Sa suggestion a inspiré James Watson et Francis Crick pour déterminer la structure hélicoïdale de l'ADN basée sur la recherche de Rosalind Franklin, déclenchant une révolution dans la compréhension de la mécanique de la vie.
 
Bien que des séquences d'acide nucléique aient été utilisées pour recueillir des informations sur les cellules vivantes pendant des milliards d'années, leur rôle dans le stockage des données informatiques a été démontré pour la première fois il y a seulement cinq ans, lorsqu'un généticien de l'Université de Harvard a encodé son livre –y compris les données jpg pour les illustrations– dans un peu moins de 55000 mille brins d'ADN. Depuis lors, la technologie a progressé à tel point que les scientifiques ont pu enregistrer 215 petabytes (215 millions de gigaoctets) d'informations sur un seul gramme d'ADN.
 
Selon le magazine ZDNet, l'ADN peut stocker des données avec des densités record. « L'ADN est le support de stockage connu le plus dense de l'univers » explique Victor Zhirnov, de Semiconductor Research Corporation. L'ADN est bien plus résistant que le silicium. Sa durée de vie est estimée entre cent et mille fois plus longue qu'un dispositif réalisé avec du silicium. La molécule est si stable qu'elle est fréquemment retrouvée dans les ossements de mammouths par exemple. Mais sa caractéristique la plus importante est sa densité. L'ADN peut contenir 1.000.000.000.000.000.000 (c'est à dire un quintillion de bits de données dans un millimètre cube. À cette échelle, stocker toute l’information produite depuis que l’humanité existe pourrait tenir dans un espace de quelques mètres carrés seulement.
 
Le problème avec le stockage de données sur de l’ADN c’est que c’est lent et que c’est cher. Des obstacles qui seraient en passe d’être surmontés selon Microsoft.
L’année dernière la firme informatique avait démontré sa technologie de stockage de données d'ADN en codant environ 200 mégaoctets de données sous la forme de 100 classiques littéraires dans les quatre bases de l'ADN dans un processus unique. Selon la revue du MIT, ce processus aurait coûté environ 800000 $ US à l'aide de matériaux sur le marché libre, ce qui signifie qu'il faudrait qu'il soit un millier de fois moins cher pour en faire une option concurrentielle. Circonstance aggravante, le processus d’encodage est aussi incroyablement lent, avec des données stockées à un débit d'environ 400 octets par seconde. Microsoft dit qu'il faut atteindre environ 100 mégaoctets par seconde pour être viable commercialement. Il est vrai que la conversion de bits numériques en code ADN (constitué de chaînes de nucléotides étiquetés A, G, C et T) reste compliquée et coûteuse en raison du processus chimique utilisé pour fabriquer des brins d'ADN. Pour sa démonstration Microsoft a utilisé 13.448.372 morceaux d'ADN uniques.
 
Microsoft travaille sur cette recherche avec un écosystème d’entreprises et de startups : Twist Bioscience, un fabricant d'ADN situé à San Francisco, DNAScript, Nuclera Nucleics, Evonetix, Molecular Assemblies, Catalog DNA, Helixworks et Genome Foundry.
Jean Bolot, directeur scientifique de Technicolor Research, à Los Altos, affirme à MIT Technological Review qu'il finance ce travail à l'Université de Harvard, dans le laboratoire de George Church, l'expert en génomique. « Je suis convaincu que nous aurons des résultats dont nous pourrons parler dès cette année", dit-il. Il ajoute que sa société a discuté avec des studios de cinéma sur la façon dont ils pourraient utiliser le stockage de l'ADN. Il affirme que la moitié de tous les films réalisés avant 1951 sont déjà perdus parce qu'ils étaient stockés sur du celluloïd. Maintenant les nouveaux formats comme la vidéo haute définition et la réalité virtuelle exigent plus de la capacité des studios à préserver leur travail.
 
Un porte-parole de Microsoft Research a déclaré à MIT Technology Review que la société ne pouvait pas confirmer « des précisions sur un plan de produit » pour l'instant. À l'intérieur de l'entreprise, l'idée de stockage d'ADN est largement défendue mais n'est pas encore universellement acceptée. L'objectif est pour l'heure de mettre sur pied un « système proto-commercial d'ici trois ans stockant une quantité de données sur l'ADN dans l'un de nos centres de données » explique Doug Carmean, architecte chez Microsoft Research.
 
Microsoft garde encore le mystère que sa capacité à baisser les coûts du processus et l'accélérer, mais les progrès dans les biotechnologies montrent chaque jour une baisse du coût du séquençage des gènes, de sorte que l'objectif de la fin de la décennie paraît réaliste.
Quand bien même cet objectif serait atteint, il est probable qu'il ne serait utilisé que dans certaines circonstances pour les clients disposés à payer une solution de stockage spécialisée –comme les archives critiques des données médicales ou juridiques– plutôt que de remplacer les méthodes de stockage à grande échelle courantes.
 
Dans ce domaine, la science-fiction rejoint la réalité à toute vitesse et rien n’interdit de penser que, finalement, le stockage de données fondé sur l'ADN pourrait un jour impliquer des ordinateurs vivants.
En effet, alors que la solution de stockage d'ADN de Microsoft est basée sur des puces, il est possible que les futures versions de stockage impliquent des enzymes ou des bactéries conçues pour effectuer des calculs.
 
Même à l'extérieur des cellules, l'ADN offre potentiellement de nouvelles façons de calculer les données, ouvrant des moyens de réduire rapidement les nombres de certains problèmes, tout comme les ordinateurs quantiques le font pour d'autres domaines des mathématiques. Pour l'instant, il semble que l'ADN ait un rôle solide à jouer pour résoudre un problème très réel de gestion de masses considérables de données, problème qui ne fera que s'aggraver dans le temps.
 
 
 
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amazon drones

Amazon ouvre en France un centre de recherche sur les drones

Après Facebook qui a installé son laboratoire d’intelligence artificielle à Paris, c’est au tour d’Amazon d’y implanter son centre de R&D de logiciels de gestion du trafic des drones, que le groupe américain entend utiliser pour ses livraisons.
 
Basé à Clichy (Hauts-de-Seine), ce centre doit héberger une douzaine de spécialistes logiciel chargés de plancher sur un système de gestion du trafic sécurisé des drones qui viendra compléter le contrôle du trafic aérien existant, a précisé Amazon dans un communiqué.
Ce système sera dédié à Prime Air, le programme de livraison par drones en 30 minutes que prépare le géant américain du web. "Il permettra d'effectuer des opérations de drones à basse altitude en toute sécurité en fournissant un accès à l'espace aérien et au geofencing (fonction permettant de surveiller le déplacement et de prendre des mesures si l'appareil s'écarte de sa trajectoire, ndlr), d'identifier et de séparer le trafic aérien en temps réel, de planifier des vols intégrant la gestion des imprévus et le contournement des fortes intempéries", a expliqué Amazon.
L'équipe française rejoindra le réseau des centres de développement Prime Air qui travaille déjà sur le projet aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Autriche et en Israël.
Amazon, qui a réalisé sa première livraison par drone à un particulier britannique en décembre, ne donne pas de date pour la généralisation de son programme mais écrit sur son site que, "un jour, voir des engins Prime Air sera aussi normal que voir des fourgons postaux sur les routes".
 
La firme de Jeff Bezos sait parfaitement que ce projet est de long terme en raison des complexités de la règlementation aérienne et de la sécurité. En Europe et plus particulièrement en France, il est très difficile aujourd’hui de survoler certaines zones et notamment les villes. En 2015, Amazon avait demandé en vain l’ouverture de couloirs aériens pour laisser circuler ses drones. Ainsi, outre le défi technologique, la livraison par drone suppose de surmonter un autre défi de taille : que les autorités de l'aviation civile donnent leur feu vert.
 
 
Source : AFP
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