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Robotique et Intelligence artificielle : L’apparition d’un nouveau monde ?

Le salon Innorobo ouvrira ses portes du 16 au 18 mai prochain, sommet international de l’innovation et de la transformation robotique en Europe. Une 7ème édition centrée sur les usages des technologies robotiques au service de l’industrie et des hommes mais avec un Appel aux Innovations robotiques pour accélérer vers leur marché les technologies qui contribuent concrètement à une humanité durable. Une opportunité d'échanges et de réflexions sur la place de l'intelligence artificielle dans notre monde, face aux nombreux défis d'accélération de la robotique. 
 
L’intelligence artificielle ne date pas d’aujourd’hui ; elle voit le jour précisément en 1956 lors d’un séminaire dans le New Hampshire. Le docteur en informatique John McCarthy, enseignant au MIT, invente le concept d’IA en annonçant que l’apprentissage, comme l’intelligence peuvent être modélisés sous forme d’algorithme puisqu’il est possible de décrire très précisément leurs formes et caractéristiques.
 
Depuis, l’IA s’est développée, les nouveaux algorithmes (systèmes experts notamment) dans les années 80 en sont un bon exemple. Mais les raisons pour lesquelles l’IA revient en force aujourd’hui sont toutes autres : Tout d’abord, la puissance de calcul est passée de 1,07 téraflops (c-a-d nombre d’opérations en virgule flottante par seconde) en 1997 à 93,01 pétaflops en 2016 et ces supercalculateurs devraient atteindre l’exaflop en 2020. En parallèle, les technologies de récupération et traitement de données (Big Data) ont été développées et diffusées sur Internet notamment mais aussi via nombre de capteurs intégrés à nos téléphones ou aux objets connectés. Ces gigantesques bases de données mêlées à l’augmentation des capacités de stockage et des nouvelles méthodes d’analyses et de traitement comme le Deep learning sont au cœur de la transformation de l’IA ces dernières années. Le champ des possibles s’est ouvert « technologiquement » et avec lui, le potentiel de transformation de la société toute entière. Il n’est donc pas étonnant que ce soit une nouvelle priorité pour les entreprises et les institutions.
 
Selon une récente enquête d'Oracle HCM menée par BI Studios auprès du monde de l’entreprise aux USA et en Europe, 78 % des personnes interrogées pensent que l'avènement des robots et intelligences artificielles affecteront leurs activités d'une façon ou d'une autre au cours des trois prochaines années. L'enquête a mis en lumière quatre points clés : 63 % des répondants pensent que la robotique aura un impact sur leur secteur d'activité au cours des trois prochaines années. Les Français sont les plus convaincus (70 %), et les Allemands le sont le moins (57 %).
La répercussion sur la création d'emploi due à l'automatisation des postes de travail semble être une inquiétude largement partagée, surtout en Allemagne (69 %) et aux Pays-Bas (69 %).
Sur l'ensemble des personnes interrogées, 20 % pensent que le nombre de postes créés sera supérieur, et 40 % pensent qu'il sera inférieur. Si c'est une perte nette de postes qui est attendue, c'est peut-être parce que l'on pense que les employés auront du mal à se réinventer assez rapidement pour surmonter cette perturbation.
Les plus grands obstacles seront la résistance organisationnelle et les compétences : le manque de compétences sera le plus grand obstacle à l'adoption de nouvelles technologies. 
Alors que des études prévoient la disparition de millions de postes au profit de robots d’ici 2020, les entreprises qui s’approprient l’automatisation et les nouvelles technologies pourront recentrer leurs ressources sur le développement d’idées innovantes.   

Quels sont les enjeux de l’IA ?

Un enjeu économique, bien sur
 
En 2016, 1600 start-ups à travers le monde se sont créées sur l’IA . Estimé à 643 millions de dollars en 2016, le marché de l’intelligence artificielle devrait dépasser 38,8 milliards en 2025. C’est un véritable enjeu économique et les États-Unis, la Chine et la Corée du Sud l’ont bien compris puisqu’ils en ont fait une de leur priorité. D’autres pays inscrivent l’IA comme axe stratégique et les annonces fleurissent dans les média.
 
La Corée du Sud a annoncé un plan IA doté de 800 millions d’euros sur 5 ans dans le cadre duquel un centre de recherche national sera créé sous la forme d’un partenariat public-privé.
 
En Chine, dans le cadre de son plan Internet+, un fonds spécifique en IA de 140M€ est mis à disposition de l’Académie des sciences.
 
Quant au Japon, l’ouverture de deux nouveaux centres de recherche en IA fondamentale et appliquée en 2016, avec des investissements respectifs de 57M€ et 157M€, témoigne de l’intérêt prioritaire du gouvernement japonais.
 
Un enjeu sociétal, évidemment
 
Déjà omniprésente sur Internet, ne serait-ce que par brique, l’IA continue d’avancer dans de nombreux champs d’applications. Elle a déjà transformé la bourse et le métier de « broker ». Elle transforme les pratiques marketing sur Internet en permettant une personnalisation des offres. Elle est de plus en plus intégrée dans le monde médical qui devient plus prédictif et préventif, en amont de la médecine curative.  Elle commence à entrer dans le monde du retail, « hospitality » et tourisme pour une relation Client/marques réinventée. Elle est expérimentée dans le domaine de l’éducation avec, par exemple, l’algorithme de curiosité de l’équipe de recherche INRIA Flowers et son robot Poppy. Elle modifie profondément toute la filière de la sécurité, surveillance et maintenance. Elle peut contribuer à l’accélération de la mise sur le marché des véhicules autonomes, de produits et services destinés à l’assistance aux séniors, etc.
 
Quelques exemples d’IA appliquée à différents domaines :
 
Dans le domaine médical, elle peut prévenir les crises cardiaques grâce à un logiciel développé par l’Imperial College à Londres. En créant des cœurs virtuels en 3D, elle peut prévenir les insuffisances cardiaques en détectant les signes de défaillance. 20% plus efficace que les cardiologues, elle pourrait bien sauver des vies.
 
L’entreprise Sentient Technologies fondée par le français Antoine Blondeau a développé une plateforme, inspirée de la méthode OODA (Observe, Orient, Decide and Act), capable de détecter une septicémie trente minutes avant qu’elle ne se déclenche.
 
Dans la surveillance/sécurité, en Angleterre, Cambridge Analytica a créé un logiciel qui cible le comportement. Il permet de savoir en quelques clics qui nous sommes (âge, métier, hobbies) pour nous envoyer de la publicité adaptée.
 
Aux États-Unis, la société Flowcast permet aux banques de décider à qui prêter de l’argent grâce à un logiciel qui analyse les probabilités de retard de paiement.
 
L’IA crée de nouveaux services, de nouveaux usages et donc de nouveaux métiers. Elle en fait évoluer d’autres. L’IA est une technologie d’usage général (GPT – General Purpose Technology) comme l’est également la robotique.

Où en est l’Europe en termes d’intelligence artificielle ?

L’Europe est en retard dans l’installation d’une stratégie globale pour l’IA. Pourtant, elle n’est pas démunie puisque la France produit de nombreux talents, des spécialistes des mathématiques, et que l’Allemagne est expert dans la robotique et les machines-outils.
Il est possible de déployer une politique qui ferait de ce domaine technologique la priorité numéro un.
 
Et la France ?
 
En France, plus particulièrement, depuis plusieurs mois, de nombreux acteurs, des groupes de réflexion et des institutions se sont emparés des enjeux de l’IA.
De nombreux document ou autres initiatives en résultent :
 
Des colloques : celui de l’Académie des Sciences ou celui de la Commission Supérieure du Numérique et des Postes qui a été organisé le 14 février à l’assemblée nationale. Un dîner sous l’égide de l’IEEE et la Présidence de Mme Mady Delvaux Stehres, élue du Parlement européen s’intéresse à l’éthique en matière d’intelligence artificielle et de systèmes autonomes,etc.
 
La création de groupes : Le CNRS met en place un nouveau Groupe de Recherche en Intelligence Artificielle présidé par le Professeur Sébastien Konieczny, qui développe un champ de recherche pluri-thématique portant sur des fonctions de perception, de décision, de mouvement, d'action, de communication et d'interaction entre le robot en son environnement : les autres robots, les hommes et les systèmes d'intelligence ambiante.
Des groupes d’échange comme Paris AI accueillent de plus en plus de membres. L’IEEE développe une initiative globale pour les considérations éthiques de l’IA et les systèmes autonomes (http://standards.ieee.org/develop/indconn/ec/autonomous_systems.html).
 
Des rapports de toutes sortes : l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique) a proposé son livre blanc ; le rapport de l’Institut Mines-Telecom aborde les différentes formes d’intelligence artificielle dans une publication récente, et plusieurs ouvrages de référence sont parus récemment. France Stratégie publie un rapport en mars 2017. Sans opublier le rapport "France Intelligence Artificielle" du 21 mars 2017 par le Gouvernement. 
 
D’autres initiatives : de très nombreuses soirées thématiques sont organisées dans divers lieux d’innovation ; le fonds ISAI (Fonds d’investissement des entrepreneurs internet) a lancé l’initiative « France is AI7 » et a proposé une cartographie interactive des startups en IA.

Quelles décisions ont été prises ? Le rapport de synthèse du gouvernement

Pour soutenir la dynamique française autour de l’IA, le secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie, du Numérique et de l’Innovation et le secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont lancé, le 20 janvier 2017, la démarche #FRANCE IA.
Cette démarche de mobilisation de toute la communauté française de l’intelligence artificielle a pour objectif principal l’élaboration d’une stratégie destinée à confirmer la place de la France au premier plan de l’IA, tout en facilitant l’appropriation des technologies par le tissu économique et en répondant aux craintes souvent exprimées sur la rapidité de ces changements.
 
L’OPECST (Office Parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a adopté à l’unanimité le mois dernier un rapport relatif à l’IA intitulé « pour une intelligence artificielle maîtrisée, utile et démystifiée » (www.senat.fr/opecst) avec quinze propositions concrètes.
 
Quel est le constat ? Quelles en sont les causes ?
 
La recherche se porte bien, mais les avancées technologiques ne sont pas toutes transférées/transférables dans l’industrie ou les entreprises.
 
Les causes sont diverses : manque de personnel pour les tests, contraintes juridiques lourdes et surtout infrastructures de calcul puissantes qui ne sont pas toujours existantes ou disponibles.
 
Si le cloud computing, c’est-à-dire l’exploitation des données en stockage notamment via internet, est présenté comme la solution, il faudrait une solution fiable, et de préférence européenne qui puisse garantir la sécurité des données.
 
Le besoin d’un volume massif de données prétraitées reste également un problème. En effet, la confidentialité étant au centre des débats, cette ressource est donc rare.
 
Malheureusement, peu de données sont disponibles en langue française pour alimenter les phases d’apprentissage des machines. Le prétraitement de données brutes est également très coûteux.
 
S’agissant du tissu industriel, la France dispose d’un ensemble de start-ups dynamiques mais hétérogènes. D’autant plus que certains domaines d’application restent insuffisamment couverts (sécurité, maison connectée, finance, assurance, etc.) alors qu’ils présentent des enjeux importants sur le plan économique ou pour la souveraineté nationale (ex : domaine de la sécurité). L’émergence de start-ups dans ces domaines doit être soutenue. La formation des experts est aussi une nécessité.
 
Les métiers émergents liés à l’intelligence artificielle
 
Loin de la peur du robot qui remplace l’homme, l’IA fait émerger de nouveaux métiers.
Parmi eux, des développeurs informatiques appelés à être des intégrateurs d’IA, des spécialistes « métier » capables d’organiser le problème à résoudre pour le rendre accessible aux solutions techniques existantes, et des chefs de projets intervenant de manière transversale sur le développement, l’intégration, et la maintenance des systèmes d’IA.
 
Beaucoup de chercheurs et ingénieurs français formés partent à l’étranger, ce qui laisse un grand vide dans la recherche et le développement. L’objectif est donc de renforcer l’attractivité de l’écosystème français.
 
Quelles sont les recommandations du gouvernement français ?
 
Afin de faire de l’intelligence artificielle la priorité numéro un en France, il souhaite se diriger vers une politique de soutien à la recherche pour l’IA et son transfert vers l’industrie grâce à une vision systémique, c’est-à-dire anticiper les conséquences sur l’emploi, la société, l’éducation, etc. En disposant d’un environnement propice au développement de l’intelligence artificielle, comme la disponibilité des données dans un cadre protecteur, il est possible de mener une politique de transparence, sensibilisation et information à l’IA.
 
Le but étant de devenir un pays leader dans ce domaine en Europe, que la France soit reconnue comme terre d’accueil pour les start-up IA européennes et ainsi faire naitre des leaders emblématiques qui structureront la filière.
 
Nous vivons l’émergence et la convergence de technologies de rupture sans précédent. Ne serait-ce qu’en considérant la robotique et l’Intelligence Artificielle, le potentiel de transformation de la société est extraordinaire. Il nous faut réfléchir à tous les niveaux avec de nouveaux modes de pensées, nous affranchir de nos peurs et de nos fantasmes, mais aussi d’une réflexion linéaire basée sur l’extrapolation de tendances. Il s’agit d’adopter des outils à la hauteur des changements à venir. A Innorobo, il sera donc possible d’explorer les futurs par l’outil prospectif dont un des experts reconnus internationalement est Mr Riel Miller (Unesco). Il s’agit d’utiliser un autre regard sur les futurs pour prendre des décisions d’actions au présent.
 
Source : Innorobo
 
 
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L’Ontario ouvre l’Institut Vecteur, premier centre de recherche au monde dédié à l’intelligence artificielle

L'Institut Vecteur, un nouvel établissement de recherche indépendant pour l'intelligence artificielle (IA), a ouvert ses portes ce 30 mars au District de la découverte MaRS à Toronto. Il sera dirigé par le Pr Geoffrey Hinton, pionnier du « deep learning ». Ce concept a permis des technologies dont celles qui permet à Netflix de recommander des contenus, aux smartphones d’avoir des outils d'assistance vocale. Google AlphaGo, intelligence artificielle de Google DeepMind l’a également utilisé pour gagner contre un humain dans le jeu de Go en 2016. Une inspiration pour l’écosystème IA en France ?
 
L'Institut Vecteur, un nouvel établissement de recherche indépendant pour l'intelligence artificielle (IA), a ouvert ses portes ce 30 mars 2017 au District de la découverte MaRS à Toronto. Objectif : attirer, former et garder les talents les plus prometteurs du domaine tout en encourageant les entreprises qui souhaitent développer leurs services d’IA et embaucher des experts à investir encore davantage. Il sera dirigé par le Pr Geoffrey Hinton, pionnier du « deep learning ».
 
Kathleen Wynne, Premier ministre d'Ontario
 
« En réalité, l’être humain est au cœur de l’intelligence artificielle et de l'apprentissage en profondeur. Nous tirerons parti de ces technologies de pointe pour améliorer la vie quotidienne en Ontario, tout en attirant les talents les plus prometteurs dans notre province. Ces investissements renforcent notre position de leader mondial dans l'économie de l'innovation, ce qui est essentiel pour créer plus d’emplois bien rémunérés et assurer la prospérité de tous les citoyens de l’Ontario. » déclarait Kathleen Wynne, Premier Ministre d'Ontario.
 
L'Institut Vecteur est le fruit d'un partenariat sans précédent entre le gouvernement et l'industrie : la province d’Ontario, où le secteur de la technologie emploie environ 430 000 personnes (1), injecte 50 millions de dollars dans l'Institut qui bénéficie aussi de l’appui du gouvernement fédéral et de plus de 30 entreprises dont Google Brain.
 
Au début des années 2000, l'IA moderne a été lancée entre les murs de l'Université de Toronto et allait devenir l'apprentissage approfondi, une démarche qui a été presque rejetée il y a vingt ans. L'apprentissage approfondi, un sous-domaine de l'apprentissage automatique qui met en jeu de nombreuses couches de traitement de façon à imiter le fonctionnement du cerveau et qui est utilisé pour formuler des prévisions à partir des mégadonnées, a vu le jour dans le laboratoire du professeur Geoffrey Hinton à l'Université de Toronto, et a été dévoilé au monde entier en 2012 après que son groupe eut remporté le concours international ImageNet.
Depuis, des géants mondiaux en technologie se sont fait concurrence pour attirer les meilleurs talents de recherche en IA de la région ; des diplômés du programme d'apprentissage automatique de l'Université de Toronto occupent des postes importants chez Apple, Facebook, OpenAI et Google Brain, ainsi que chez Microsoft et Google DeepMind, entre autres.
 
Professeur Geoffrey Hinton de l'Université de Toronto - Photo © Université de Toronto
 
Aujourd'hui, des experts de renom, notamment le professeur émérite à l'Université de Toronto et le vice-président et boursier en ingénierie chez Google Geoffrey Hinton, qui est largement considéré comme le « parrain de l'apprentissage approfondi », sont à la tête d'un effort pancanadien visant à établir des liens avec les équipes de recherche des universités de l'Alberta et du Québec afin de faire passer la nation et la province d'une source importante de talents de recherche en IA à un carrefour de calibre mondial. En rassemblant les meilleures facultés et les meilleurs chercheurs du domaine, le financement provincial et fédéral ainsi que les partenaires de l'industrie, le nouvel institut fournira l'infrastructure nécessaire pour faire des idées ambitieuses une réalité.
 
Tomi Poutanen, cochef de la direction et cofondateur de Layer 6 AI, convient que la création de l'Institut Vecteur est un grand pas vers l'établissement d'un écosystème d'IA de calibre mondial : « Un groupe de recherche théorique ne pourra connaître de succès sans partenaires de l'industrie, et une économie du savoir n'atteindra pas son potentiel sans avoir accès aux meilleurs chercheurs en IA du monde. L'Institut Vecteur se situe entre les deux et il assurera le succès de notre économie dans l'avenir. »
 
Avec 13 millions d’habitants, l’Ontario est la plus grande province du Canada. Grâce à une économie principalement orientée vers l’export, elle représente 37% du PIB national, soit un PIB supérieur à celui de la Suisse, de la Belgique et des pays scandinaves. Considérée comme la province la plus attractive du Canada, et comme un hub international pour le commerce et les investissements, elle permet aux entrepreneurs d’avoir un accès direct au marché nord-américain évalué à 17 000 milliards de dollars US et à une main d’œuvre multiculturelle.
L’Ontario a aussi l’avantage d’avoir une règlementation simplifiée et un climat d’investissement où le risque est minime, en plus d’offrir des coûts d’exploitation hautement concurrentiels et une bonne qualité de vie. Des entreprises leaders dans leur domaine et d’envergure internationale ont investi des milliards en Ontario pour y développer leurs activités, dans des secteurs tels que l’automobile, l’aérospatial, les sciences de la vie et les biotechnologies, les TICs, la gestion de la ressource en eau et des eaux usées, les services financiers, les industries extractives (Honda, Magna, Sodexo, Alcatel-Lucent, AXA, DuPont, MDS, Sanofi Pasteur, GlaxoSmithKline, Teva, IBM, Dell).
 
Les 30 entreprises qui ont engagé plus de 80 millions de dollars sur dix ans pour soutenir l'Institut Vecteur démontrent le potentiel transformateur de l'apprentissage profond et de l'apprentissage automatique, technologie qui utilise des logiciels et des algorithmes pour simuler les circuits neuronaux du cerveau humain et analyser d’énormes quantités de données. Avec des applications dans des domaines aussi diversifiés que les soins de santé, les finances, l'assurance, l'éducation, le commerce au détail, la fabrication de pointe, la construction et le transport, l’exploitation minière, la construction et la logistique, pour commercialiser l’IA dans tous les domaines de l’industrie. Car il ne faudrait pas croire que l’apport de l’intelligence artificielle va se limiter aux manufactures ou aux voitures autonomes… Philippe Beaudoin, à l’occasion d’une interview pour Radio Canada, explique que le monde du travail est à la veille d’importants bouleversements. Une véritable révolution qui sera induite par le déploiement de plus en plus important de l’intelligence artificielle. Le cofondateur et vice-président à la recherche de l’entreprise Element AI affirme que « Depuis 2012, les réseaux de neurones artificiels et la puissance de calcul se conjuguent et permettent aux machines de mieux en mieux comprendre les contextes en analysant de très larges banques de données. C’est ce que l’on appelle l’apprentissage profond ».
 
Pour le Dr. Geoffrey Hinton, Chief Scientific Advisor à l’Institut Vecteur, « Les opportunités de découvertes dans le domaine de l’apprentissage profond sont passionnantes, et les applications illimitées. Il est temps pour nous de prendre les devants de la recherche et de modeler l’avenir de ce domaine. L’utilisation des technologies de réseaux neuronaux permettra d’améliorer les soins médicaux, de renforcer notre économie et d’accéder à des opportunités de progrès scientifique jusqu’alors inaccessibles. Et grâce à la collaboration entre l’Institut Vecteur et d’autres instituts de Montréal et Edmonton, nous pouvons mener à bien ce projet ici, au Canada. »
 
Pour Reza Moridi, ministre de la Recherche, de l'Innovation et des Sciences, « L’Ontario est, et restera, un leader de l’économie de la connaissance et de l’innovation. En intensifiant la recherche et le développement liés à l’intelligence artificielle, notre gouvernement prouve son engagement continu à améliorer la vie de tous les habitants de l’Ontario. L’Institut Vecteur aidera l’Ontario à élaborer des solutions maison et à rester à l'avant-garde de l'innovation en matière d'IA. Les améliorations concerneront la sécurité alimentaire, l’éducation des enfants, ainsi que les soins aux proches lorsqu'ils sont malades. »  

LIRE AUSSI DANS UP' : Intelligence Artificielle : la France est-elle à la hauteur ? 

En 2015, Toronto comptait 401 000 emplois technologiques, soit 15 % du marché du travail de la ville, dont 2 500 à 4 100 start-ups technologiques.
Toronto et Waterloo abritent 14 des 20 entreprises technologiques canadiennes les plus innovantes selon le classement 2016 de Canadian Innovation Exchange (CIX).
La majorité des entreprises d’IA et de logiciels avancés de l’Ontario opèrent dans les secteurs suivants : services aux entreprises (29 %), TIC (29 %), santé et bien-être (22 %) et services financiers (19 %).
 
L'Institut Vecteur de l'Ontario s'assurera que les chercheurs et les entrepreneurs les plus brillants de l'Ontario jouent un rôle important dans le nouveau monde que l'IA est en train de façonner. « L'Institut Vecteur fera de notre province le leader mondial en IA, je n'ai aucun doute… Il y aura plus d'entreprises ici, elles seront plus fortes, on observera une plus grande croissance des entreprises en démarrage et les grandes entreprises investiront davantage dans les laboratoires de R-D en IA », explique Raquel Urtasun, professeure agrégée en science informatique à l'Université de Toronto. « Du point de vue de la science, je crois que l'Ontario traversera une période fantastique. »
 
 
(1)    L’écosystème technologique en plein essor de Toronto regroupe 400 000 emplois et connaît une augmentation du nombre d'emplois technologiques plus de deux fois supérieure au taux national. En matière d’emplois technologiques, le « corridor de l'innovation Toronto-Waterloo » se classe en 2e position derrière la Silicon Valley. Cette région abrite plus de 15 000 entreprises de haute technologie employant plus de 205 000 salariés.
Les entreprises de haute technologie du « super corridor » Toronto–Kitchener-Waterloo produisent plus de 17 % du PIB du Canada.
 
Pour en savoir plus sur l'Institut Vecteur : institutvecteur.ai
 
 
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Robotique : Quotas d’emplois humains et mention « made by human » bientôt nécessaires ?

Une étude internationale prédit que le développement de la robotique va ouvrir la voie à une refonte radicale des pratiques du travail et des cadres juridiques actuels. Selon ce rapport publié par l’IBA, la puissante association internationale des juristes, l’innovation dans l’intelligence artificielle pourrait notamment obliger les gouvernements à légiférer pour imposer des quotas humains dans certains activités.
 
Le rapport de 120 pages, qui met l'accent sur les conséquences juridiques du changement technologique rapide, a été produit par une équipe d'avocats spécialisés de l'IBA, Association internationale du barreau, qui agit en tant que forum mondial pour la profession juridique.
L’enquête confirme plusieurs études déjà publiées qui prédisent qu’un nombre considérable d’emplois seront remplacés par des robots ou des logiciels, partout dans le monde. Dans cette perspective, les auteurs soulignent, comme une forme de mise en garde, que les cadres juridiques régissant actuellement l’emploi et la sécurité vont rapidement devenir obsolètes. De même, l’avantage concurrentiel acquis par certains pays émergents dans la production de biens par une main d’œuvre à bas coût risque de s’estomper significativement. Ils soulignent que le coût horaire du travail d’un robot se situe entre 5 et 8 €, et revient déjà moins cher qu’un travailleur chinois. Sans compter qu’un robot ne tombe pas malade, ne prend pas de vacances et ne fait jamais grève.
 
L’auteur principal de ce rapport, l’allemande Gerlind Wisskirchen, une avocate spécialisée en droit social à Cologne et vice-présidente de l'IBA, déclare au quotidien britannique The Guardian : « Ce qui est nouveau dans la révolution actuelle, c’est la rapidité avec laquelle les changements se produisent. Les emplois à tous les niveaux de la société, actuellement occupés par des humains, risquent d’être affectés par les robots et l’intelligence artificielle. Les législations en place actuellement pour protéger les travailleurs ne seront plus adaptées face à cette automatisation accrue. »
 
Face à ce phénomène, les auteurs estiment que les gouvernements seront obligés, par exemple, de décider quels emplois devront être exclusivement occupés par des humains : « L’État pourrait introduire une sorte de « quota humain » dans tous les secteurs et décider s’il faut apposer un label « made by human », fait par l’homme, sur les produits commercialisés. »
 
Ce rapport, rédigé par des juristes, met aussi l’accent sur les problèmes de responsabilité qui vont naître avec la généralisation des machines intelligentes. Un problème qui pourrait s’avérer « insurmontable » dans certains domaines comme celui des véhicules entièrement automatisés ou des machines autonomes dans les usines. Jusqu’à quel point conférer de l’autonomie aux robots ? Cette question pourrait trouver une solution, selon les auteurs du rapport, dans un principe militaire adopté par de nombreuses armées : « mettre toujours un humain dans la boucle » pour éviter que les armes et notamment de drones entièrement autonomes ne puissent sélectionner leurs propres objectifs et déclencher le feu sans qu’une décision humaine ne soit intervenue.
 
Au-delà de ces cas-limites, le développement des robots et de l’IA prend une allure exponentielle partout dans le monde. La nation la plus en pointe dans ce course à la robotisation est la Corée du Sud qui « emploie » 437 robots pour 10 000 salariés dans les industries de la transformation. Ce chiffre est de 323 pour le Japon et de 282 pour l’Allemagne. Tous les emplois sont concernés. Les avocats auteurs du rapport soulignent ainsi que certaines professions non industrielles sont aussi susceptibles d’être fortement impactées. C’est le cas des comptables, des greffiers, de certains employés des administrations fiscales et peut être même certains avocats qui risquent de se retrouver au chômage. Une étude menée en Angleterre par le cabinet d’audit Deloitte estime que 100 000 emplois du secteur juridique britannique seront automatisés dans les vingt prochaines années.  

LIRE AUSSI DANS UP : Intelligence artificielle : les cabinets d’avocats s’y mettent aussi

Même dans les services qui, jusqu’à présent, misaient sur la relation interpersonnelle, les robots prennent l’avantage. Le rapport cite ainsi le cas du Japon où des robots humanoïdes sont désormais déployés dans certains hôtels comme le Henn-na Hôtel de Sasebo. Non seulement ces robots parfaitement multilingues accueillent les clients, mais ils sont responsables du ménage des chambres, ils portent les bagages et, depuis 2016, font même la cuisine. Les responsables de l’hôtel ont planifié le remplacement de 90 % de leurs employés par des robots. Ne subsisteront plus que quelques humains pour des tâches de surveillance… des robots.
 
Face à cette révolution de la robotique et à son introduction partout dans la société, le droit et la protection des humains doivent être sérieusement envisagés. C’est le sens du rapport de l’IBA. Mais d’autres pistes sont évoquées un peu partout dans le monde et notamment celle du revenu universel porté aussi bien par des voix de gauche (par exemple Benoît Hamon dans la campagne présidentielle française) que de droite. C’est le cas de cette initiative lancée par plusieurs industriels français, dont certains sont des soutiens de François Fillon, pour affirmer que cette idée n’était pas si mauvaise que cela et qu’elle était même « plutôt » intelligente. En filigrane derrière ces affirmations, se profile le moyen de calmer les risques sociaux et de permettre un libre déploiement de la robotique dont l’une des vertus, ne l’oublions pas, est bien l’amélioration de la productivité et la fin de la contrainte humaine dans le processus de travail.
 
 
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Donald Trump

Sous Trump, de plus en plus d’Américains utilisent Internet comme s’ils étaient dans un régime répressif

Un hôpital situé au cœur de la Silicon Valley accueille ses patients en leur conseillant de ne pas utiliser Internet pour rechercher des informations sur leur maladie sans avoir, au préalable, téléchargé une application de confidentialité. Parano ? Les américains sont de plus en plus nombreux à craindre que les fournisseurs d’accès à Internet ne vendent leurs données à des compagnies d’assurance pour influencer le taux de crédit du patient.
 
On pourrait être tenté de penser que cette attitude est dictée par une sorte de légende urbaine. Les géants de la publicité sur Internet comme Google, Facebook ou Yahoo, tout comme les grands fournisseurs d’accès, jurent, la main sur le cœur, qu’ils ne vendent pas les données personnelles de leurs utilisateurs. Pourtant, il est notoire que ces entreprises utilisent une masse impressionnante de données personnelles pour mieux cibler leurs publicités et connaître le moindre de nos goûts et comportements.
 
Mais, car il y a un mais, ce mardi 28 mars dernier, les Républicains de la Chambre des représentants ont voté le feu vert aux fournisseurs d’accès Internet pour vendre leurs données, sans le consentement des utilisateurs. Ce consentement était pourtant l’une des pierres de touche que souhaitait mettre en œuvre l’administration Obama. Trump, qui nous habitue chaque jour à détricoter les mesures prises par son prédécesseur, annonce vouloir appliquer cette nouvelle règle dans la loi.
 
Il est vrai que le nouveau président voit d’un très mauvais œil cette tendance qui émerge depuis son élection : de plus en plus d’Américains s’efforcent de cacher leurs données liées à leur navigation sur Internet aux appétits des sociétés en ligne, quand ce n’est pas des agences d’espionnage du gouvernement. Preuve de cette paranoïa, la hausse significative du téléchargement d’applications de messageries secrètes depuis les élections.
 
C’est le cas de l’application devenue vedette, Hotspot Shield, qui encrypte votre activité en ligne pour la garder privée et protégée de tous regards malveillants. David Gorodyansky, le fondateur de AnchorFree, société éditrice de cette application, précise au magazine Business Insider : « Aux États-Unis, nous avons vu l’utilisation de notre application doubler depuis que Trump a été élu. Auparavant, notre application était surtout utilisée dans des pays répressifs comme l’Égypte ou la Turquie. Chaque fois qu’il y avait des événements liés à la censure ou à la violation de la vie privée, nous observions de pics d’utilisation. Nous observons le même phénomène aujourd’hui aux États-Unis."
 
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avant l’élection de Trump, l’application était chargée 200 000 fois par mois sur iPhone. Aujourd’hui, la société avance le chiffre de 700 000 nouveaux téléchargements par mois, soit une augmentation de 240 % ! Et c’est sans compter sur les téléchargements pour la version Android de l’application qui vient de sortir et affiche déjà 1.5 millions de nouveaux utilisateurs par mois depuis le mois de novembre, dans les seuls États-Unis. David Gorodyansky affirme qu’à l’échelle mondiale l’application est téléchargée 6 millions de fois par mois. « Les États-Unis représentaient 20 % de notre parc. Ce chiffre est passé à 40 % aujourd’hui. »
 
L’augmentation de l’utilisation de cette application aux États-Unis a suscité un sondage pour essayer de comprendre ce qui se passait. 64 % des répondants disent qu’ils ont installé cette application parce qu’ils sont préoccupés de la confidentialité en ligne à cause de l’administration Trump. 36 % disent que ce sont les derniers piratages russes qui ont motivé leur décision. Il faut rappeler à ce propos que Yahoo avait annoncé en décembre dernier que 1 milliard de comptes de sa messagerie avaient été volés à la suite d’une attaque de pirates.
 
Pour David Gorodyansky, il ne fait aucun doute que, sous Trump, les utilisateurs américains pensent que leur vie privée est menacée et que la nouvelle administration n’est pas moralement alignée avec ce droit fondamental.
 
Source Business Insider
 
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Hercule Poirot

Les objets connectés, nouveaux alliés des experts de la police

Les policiers d’aujourd’hui n’ont plus besoin des petites cellules grises de Poirot ou des transes perspicaces d’Holmes. Leurs nouveaux alliés pour démasquer les coupables sont les objets connectés de toutes natures qui agrémentent nos environnements contemporains. Le moindre grille-pain, la moindre TV connectée, le plus banal bracelet de fitness garde des traces de votre activité et peut mener les inspecteurs de police à résoudre les enquêtes les plus énigmatiques.
Photo : David Suchet, l'Hercule Poirot de la série culte de la BBC
 
Bracelets fitness, réfrigérateurs, enceintes et thermostats intelligents... Les objets connectés envahissent le quotidien des consommateurs et la justice américaine utilise de manière croissante les informations qu'ils collectent, laissant toujours moins de place pour une vie vraiment privée.
 
L'an dernier, un homme de l'Ohio, qui affirmait s'être enfui précipitamment par la fenêtre quand sa maison avait pris feu, a été trahi par son pacemaker : les données enregistrées par l'appareil ont démenti sa version des faits, et il a finalement été inculpé pour incendie volontaire et fraude à l'assurance.
En Pennsylvanie, une plainte pour viol a été classée grâce à un bracelet Fitbit : il contrôlait en permanence l'activité de la plaignante, et contredisait ses accusations.
 
Dans une affaire de meurtre dans l'Arkansas, les autorités comptent sur un témoin inédit pour faire avancer l’enquête : elles ont réclamé, et obtenu, l'accès aux enregistrements du haut-parleur à commande vocale Amazon Echo du principal suspect, qu'ils avaient saisi sur les lieux du crime.
 
Cette semaine encore, le fabricant canadien du sex-toy "intelligent" We-Vibe a accepté de verser plusieurs millions de dollars à ses utilisateurs américains, car "des données très intimes et sensibles" avaient été collectées par l'application mobile du vibromasseur et stockées sans autorisation sur le serveur de l'entreprise.
Le fabricant de téléviseurs Vizio a aussi dû payer une amende aux Etats-Unis parce que ses appareils connectés enregistraient secrètement des informations sur les téléspectateurs et les revendaient à des annonceurs.
 
Une étude l'an dernier du Berkman Klein Center de l'université de Harvard dressait une longue liste d'appareils bardés de capteurs et se connectant sans fil à internet, et donc susceptibles d'enregistrer des preuves pour les forces de l'ordre. Cela "allait des téléviseurs aux grille-pain en passant par les draps, les ampoules, les appareils photos, les brosses à dents, les serrures, les voitures, les montres et d'autres accessoires vestimentaires".
"Les capteurs audio et vidéo des objets connectés vont ouvrir de nombreuses voies aux acteurs gouvernementaux voulant accéder à des données en temps réel ou enregistrées", prévenaient les chercheurs.
 
John Sammons, ex-policier et professeur à l'université Marshall de Virginie occidentale, souligne néanmoins que les données ne sont utiles pour les enquêteurs que si ceux-ci sont capables de trouver, et d'analyser, celles réellement pertinentes.
"La plupart des policiers ne penseraient même pas à regarder un Fitbit ou un thermostat", relève-t-il. Et même s'ils le font, retrouver des éléments spécifiques dans l'énorme volume de données collectées réclame d'importantes ressources informatiques. "Cela peut parfois prendre des semaines à traiter", note-t-il.

Mort de la vie privée ?

"Le résultat net de ces technologies, c'est que nous renonçons à notre vie privée, à notre autonomie personnelle, et même à notre souveraineté en tant qu'humain, et que nous abandonnons tout cela à l'Etat, aux collecteurs de +big data+, à des institutions et des systèmes omniprésents", affirme Erik Laykin du cabinet de conseil Duff & Phelps.
Cet expert judiciaire a servi de consultant ou de témoin pour des affaires de fraude à l'assurance, des divorces, ou d'autres procédures légales où des preuves numériques entraient en jeu. Et pour lui, "la vie privée est morte".
Il souligne en effet que les appareils connectés sont "toujours allumés", et que cela s'accompagne par la circulation sur internet et le transfert dans le "cloud", le système de stockage en ligne de leurs fabricants, d'énormes volumes d'informations personnelles. Parallèlement, il y a très peu de règles pour protéger ces données ou encadrer leur utilisation.
 
Jay Stanley, un analyste de l'organisation de protection des droits civils ACLU, estime que l'accès aux données enregistrées par des appareils comme les enceintes Echo devrait répondre aux mêmes conditions que les mises sur écoutes, à savoir être autorisé par un mandat signé par un juge et lié à un motif raisonnable de soupçonner un crime.
"A son domicile, on devrait avoir une protection absolue de sa vie privée", fait-il valoir. Il concède une "zone grise" pour les conversations enregistrées par ce type d'enceintes et stockées en ligne, donc par "une tierce partie", mais réclame "des mesures juridiques et législatives" pour régler ce problème. "Les invasions de la vie privée sont trop importantes", déplore-t-il.
 
Source : AFP
 
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