Close

Innorobo 2015 : les robots font salon

robotique

Innorobo 2015 : Du numérique à la robotique, un continuum dans la transformation de nos vies quotidiennes du 1er au 3 juillet à Lyon.
L'édition 2015 d'Innorobo s’attache à représenter toutes les robotiques et la dynamique transversale de la filière. Cette 5ème édition est organisée autour des six thématiques et champs d’application les plus porteurs de cette transformation : ville intelligente, maison intelligente, robotique médicale et de santé, usine du futur et robotique de terrain. L’événement met en scène les technologies les plus avancées afin que les visiteurs puissent co-définir leur vision du futur et développer une stratégie de conquête.

La robotique fait déjà partie de nos vies et intégrera de nombreux secteurs de l’économie dans un futur proche. Plus qu’une industrie verticale, la robotique est une dynamique transversale qui impacte un grand nombre de secteurs d’activités.

Que l’on parle d’Internet, d’Internet des objets, de Big data ou d’Internet of Robotics things, on fait référence aux mêmes technologies sous-jacentes qui viennent transformer nos modes de vie et notre quotidien : des technologies de communication, du logiciel (intelligence artificielle, algorithme de reconnaissance vocale ou d’analyse d’images, design d’interface et d’interaction, etc), de l’électronique, la science des matériaux et la mécanique. En créant ces appellations, peut-être plaçons-nous des frontières illusoires mais sécurisantes pour que le changement nous paraisse moins rude, nous fasse moins peur. Peut-être préférons-nous avoir une vision à cinq ou dix ans plutôt qu’à trente. N’est-ce pas dommage quand nous aurions plus de temps pour nous préparer à la transformation de nos vies ? Une chose est sûre : Internet entre en action dans le monde physique et à Innorobo, ils appellent cela de la robotique.

Les chiffres du marchés de la robotique où les tendances 2014 se confirment

→ Une croissance du marché total de la robotique de 30% par an en moyenne sur les trois prochaines années, tirée par la robotique de services.
→ Une augmentation de 345 % des ventes de robots d’assistance aux personnes handicapées. En 2013, 700 robots d’assistance ont été vendus dans le monde contre 160 en 2012.
→ Convergence entre la robotique industrielle et la robotique de services donnant naissance à des robots « collaboratifs » (la cobotique) et adaptés aux PME et ETI (baisse des prix, facilité d’installation).
→ Implication accrue des grands secteurs (automobile, logistique et transport, sécurité, électronique grand public, télécommunications, internet, électroménager, etc…) et des territoires en robotique.
→ Multiplication des créations de startups, porteuses d’innovations technologiques et d’usages.
→ Convergence Internet / Télécommunication et robotique : Internet en action dans le monde physique.

Pour la robotique Industrielle, le stock total mondial de robots industriels opérationnels à la fin de 2013 était de l'ordre de 1.332.1 unités. La valeur du marché mondial en 2013 étant estimée à 29 milliards de $.

SoftBank Robotics Corp. vient d'annoncer que les 1000 unités de Pepper, le premier robot personnel au monde capable d’identifier les émotions, ont été vendues en une minute ce samedi 20 juin, après l’ouverture des ventes pour cette première série sur le site de SoftBank au Japon. Des ventes additionnelles seront programmées et annoncées en juillet sur le site de SoftBank.


Pepper, créé par Aldebaran en collaboration avec SoftBank, est le premier robot humanoïde personnel au monde capable de reconnaître certaines émotions, de tenir compte de son environnement et de réagir de manière proactive en utilisant des algorithmes propriétaires. Pepper est ainsi équipé de fonctionnalités et d'une interface de haut niveau lui permettant de communiquer avec son entourage, d’évoluer avec fluidité et d’analyser les expressions et les tonalités de voix en utilisant les dernières avancées en matière de reconnaissance vocale et émotionnelle.

Pour la robotique de service professionnelle, depuis 1998, environ 150.000 robots de service pour un usage professionnel ont été comptabilisés. Il est impossible d'estimer combien de ces robots sont encore en activité en raison de la diversité des produits et de leur utilisation. Il est cependant intéressant de noter que jusqu'à 2008, environ 63.500 robots ont été vendus au cours d'une période de plus de 12 ans. Toutefois, au cours des cinq dernières années, 100.000 robots ont été vendus. Ceci démontre l'accélération du rythme des ventes.

Concernant la robotique médicale, les applications les plus importantes sont les robots d’assistance à l’acte chirurgical et à la thérapie avec plus de 1.000 unités vendues en 2013. La valeur totale des ventes de robots médicaux, bien que 6% seulement en unités, est de 1.450 millions de dollars, soit 41 % de la valeur totale des ventes de robots de services professionnels.
Les ventes de robots médicaux sont estimées à environ 1.300 unités en 2013, ce qui représente une part de 6 % du total des ventes unitaires de robots de service professionnels.

Quant à la robotique de service personnelle, en 2013, environ 4 millions de robots de service pour un usage personnel et domestique ont été vendus, soit 28 % de plus qu'en 2012. La valeur des ventes a augmenté de 1,7 milliard de dollars.
Les ventes de robots d'assistance aux personnes âgées et handicapées seront d'environ 12.400 unités dans la période de 2014 à 2017. Ce marché devrait augmenter sensiblement au cours des 20 prochaines années. (Source IFR 2014)

Quelques 31 millions de robots de service personnels seront vendus entre 2014 et 2017, d’après le syndicat Syrobo.

En France, entre 2008 à 2014, le taux de croissance annuel moyen de la robotique de service a été de 29,4%. Porté par le succès d’Aldebaran Robotics, Medtech, Infotron ou encore E.Zicom, il poursuivra son envol d'ici à 2020 (Source Xerfi).

La grande tendance : les Smart Homes

Alors qu’on promet plus de 200 objets connectés dans la maison, tous contrôlés depuis un Smartphone ou une tablette, je m’interroge sur notre capacité à gérer individuellement chacun de ces objets pourvu d’une application spécifique. Que se passe-t-il lorsque nous sommes plusieurs, en famille, dans une même maison ? Qui prend le contrôle de quel objet ? Alors, bien sûr, la Smart Home n’est pas cette juxtaposition d’objets connectés semi-inertes. Elle procède d’un système intégré, qui capte les informations de son environnement, les analyse en fonction de différents scénarii de vie, individuel et collectif des personnes dans la maison puis communique aux différents « actionneurs » en « machine to machine » pour que se déclenchent des actions qui vont améliorer notre confort, nous assister dans nos tâches quotidiennes, contribuer à l’efficacité énergétique de la maison.

Deux mouvements en parallèle viennent alimenter l’émergence de Smart Homes :
• D’un côté les multiples propositions d’objets connectés intelligents qui fleurissent dans les cerveaux d’entrepreneurs créatifs et qui s’adressent directement au grand public ;
• De l’autre, celui de l’usine du futur, en BtoB, qui profite des progrès technologiques notamment en électronique, informatique et communication, mais aussi des expériences d’interfaces innovantes entre l’homme et la machine pour créer de nouveaux process intégrés dans un environnement collaboratif homme-machine. Les premiers ordinateurs se sont d’abord diffusé en BtoB avant de transformer nos quotidiens.

La Smart Home de demain, dans cinq, dix ou trente ans, sera probablement au croisement de ce double mouvement. Impossible lorsque l’on parle de la transformation robotique de nos vies au quotidien, à la maison, de ne pas mentionner le robot «majordome», qui est là, humanoïde, pour m’assister dans toutes mes actions et la réalisation de mes désirs.
Il faut dire que le robot humanoïde est - je cite ici Bruno Maisonnier, fondateur d’Aldebaran Robotics - « l’interface homme-machine ultime tant elle est naturelle ». Mais la réalité de la robotique domestique aujourd’hui est plus le fait de systèmes domotiques (ouverture des volets lorsque le soleil se lève, fermeture centralisée lorsque je quitte mon domicile, etc…), de robots aspirateurs, tondeuses à gazon autonomes, robots de piscine ou laveurs de vitres. Donc des robots dédiés à une corvée spécifique, qu’ils réalisent merveilleusement bien à ma place.
Néanmoins, à la médiane de la vision et de la réalité, un nouveau type de robots est en train d’apparaître : le Robot social ou robot compagnon. Il n’est ni totalement humanoïde, ni totalement monotâche, il est dans l’interaction avec l’humain et capable d’intégrer de nouvelles applications à notre service, en accord avec ses capacités physiques et « sensorielles ».
Le robot social est peut être la solution robotique idéale pour m’assister dans mon quotidien. Il ne fait pas peur et est capable de rendre de multiples services à un prix abordable pour le marché grand public. C’est une nouvelle typologie de robots que j’invite les investisseurs et l’écosystème au sens large à suivre de près.

Une conférence plénière dédiée au Smart Home se déroulera le vendredi 3 juillet de 9h00 à 11h00 avec des intervenants prestigieux sur le sujet :
- Yuki Nakagawa - CEO - RT Corporation
- Gwennaël Gâté - Co-Founder - Angus.ai
- Jérôme Schonfeld, General Manager & Co-founder - HOLÎ
- Martin Hägele - Head of Department Robots and Systems - Fraunhofer IPA

Les autres conférences traitant de cette thématique sont répertoriées sur le site de l’événement.

Autre grande tendance : L’intelligence artificielle, utopie ou dystopie ?

"Réussir à créer une intelligence artificielle serait le plus grand événement dans l'histoire de l'homme. Mais ce pourrait aussi être le dernier" Stephen Hawking.

La peur, inhérente au progrès technologique suscite de nombreux questionnements. Le premier serait incontestablement la possibilité que la machine se retourne contre l'homme, non parce qu'elle aurait acquis comme par magie une conscience maléfique, mais parce que les capacités de calcul limité des programmeurs ne peuvent pas éviter l'apparition d'effets pervers.

Conférences et experts intervenants :
- « Modularité, mouvements non musculaires, contrôle et détection distribués : que peuvent nous apprendre les plantes en matière de robotique ? » Par Barbara Mazzolai - Director - Center for Micro-biorobotics – IIT
- « Adresser les Challenges de la Soft Robotic. » Par Jamie Paik - Director - Reconfigurable Robotics Laboratory – EPFL
- « D’autres voies pour le marché de la robotique de service » Par Ramesh Caussy - CEO, CTO and Founder Partnering Robotics
- « App Store Global pour Robots – pour faire changer d’échelle votre Business Model » Par Joost Nijhoff - Business Developer IT & Robot - UDVIKLING FYN P/S

Et qu'en est-il de la robotique médicale et de santé ?

Le vieillissement de la population et le développement économique des pays émergents entraînent une augmentation significative des coûts liés à la santé. Pour les maîtriser tout en assurant une qualité des soins croissante, les technologies numériques et robotiques sont présentes sous de multiples formes : l’appareil médical à domicile mobile et connecté, les vêtements qui contrôlent vos données vitales, les prothèses robotiques, les exosquelettes, le robot de chirurgie qui permet des opérations mini-invasives ou encore les robots de ré-éducation, les robots de transport de médicaments, ceux qui préparent les mélanges pharmacologiques, la cyber-médecine, etc. … sont autant d’innovations qui transforment les pratiques du domaine médical et qui sont déjà largement utilisées…

Humain réparé ou humain augmenté, une question d’éthique : Les transhumanismes soutiennent que grâce à la technologie, l’Homme pourra accroître ses capacités, s’améliorer. Pour eux, l’Homme est arrivé à une nouvelle étape de son évolution : l’évolution grâce aux machines et aux biotechnologies. Les perspectives d’humains réparés et augmentés soulèvent de nombreuses questions d’éthique mais aussi d’accès pour tous à la médecine robotisée.

Toujours plus de financements ! La recherche dans le domaine médical est longue et couteuse. Les tests cliniques obligatoires pour obtenir la validation de nombreuses homologations et normes, impliquent pour les startups robotiques la recherche de financements importants sur le long terme.

Les conférences et les experts internationaux :

- "Commercialiser les technologies Microbotics » : Par Bradley Nelson - Professor of Robotics - ETH ZURICH
- « Technologies pour le mieux-être: une main imprimée en 3D » Par Joel Gibbard - CEO – OpenBionics
- « La robotique d’assistance – les challenges de l’intégration de l’humain dans le système » Par Angelika Peer - Full Professor - Bristol Robotics Laboratory (UWE)

Programme complet des conférences

Programme 
A noter : seule la journée du vendredi 3 juillet est ouverte au Grand Public. Les deux autres jours (mercredi et jeudi) sont dédiés uniquement aux professionnels.

Lieu : Cité internationale de Lyon (Centre des Congrès) - 50 Quai Charles de Gaulle - 69006 - Lyon