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François Hollande à Jean d’Ormesson : « Comment faites-vous pour être aimé ? »

Avec cet humour vache dont raffolent les Immortels, Bertrand Poirot-Delpech aimait dire de son confrère académicien Jean d’Ormesson : « Il est le seul à faire des étincelles en marchant parce qu’il est si petit que son épée traîne par terre. » A l’Elysée, mercredi 26 novembre, c’est sans épée, ni habit vert que l’écrivain et journaliste de 89 ans est venu recevoir la grand-croix de la Légion d’honneur des mains de François Hollande, celui-là même dont il a dit et écrit : « François Hollande n’est pas un homme d’Etat. » Au moment de l’élection de 2012, il avait ironisé sur ce candidat « mondialement connu en Corrèze » quand son cher Nicolas Sarkozy avait, lui, « l’étoffe d’un chef ».

L’académicien attendait donc l’arrivée du président de la République de son fameux air goguenard, même si c’est à tort qu’une légende véhiculée sur Internet lui a prêté ces propos supplémentaires : « J’ai peur de mourir pendant son quinquennat et la pensée que Hollande puisse me rendre hommage me terrifie. »

« Vous êtes populaire »
Dans le petit salon où il patientait, il montrait à ses invités la grosse épingle à nourrice dont on l’avait affublé sur la poche gauche de son veston. L’objet était destiné à fixer l’écharpe rouge que le président de la République lui passerait un peu plus tard. « Ce que tout cela me fait ? Une belle jambe ! », plaisantait-il. L’assemblée étant limitée à quelque vingt-cinq personnes, elle ne comptait guère que « sa famille », dont cinq académiciens – la secrétaire perpétuelle Hélène Carrère d’Encausse, Marc Fumaroli, Jean-Marie Rouart, Pierre Nora, Gabriel de Broglie –, ses éditeurs Antoine Gallimard et Teresa Cremisi ainsi que sa fille Héloïse d'Ormesson, l’essayiste Jacques Julliard et le cinéaste Claude Lanzmann. Ce petit échantillon de l’élite parisienne n’a pu contenir un murmure d’attendrissement à l’arrivée du secrétaire général de l’Elysée Jean-Pierre Jouyet, dernière vedette involontaire de la presse.

François Hollande a commencé son hommage par un aveu de jalousie : « Vous avez réussi tout au long de votre vie à être aimé, lui a-t-il dit. Je me suis posé cette question : comment avez-vous fait ? » « Est-ce dû à votre esprit subtil ? A votre élégance subtile ? A votre regard pétillant ? A votre sourire désarmant ? A votre talent d’écrire ? », s’est demandé le président, décidément intrigué : « Vos livres suscitent toujours des compliments, y compris de ceux qui ne les lisent pas. Vous êtes populaire chez les femmes, chez les hommes, célèbre en France sans être méconnu à l’étranger, aimé sans être envié… Je me suis interrogé sur ce mystère : pourquoi ce don de Dieu ? Pourquoi à vous ? Et pourquoi Dieu est-il si sélectif ? » M. Hollande a finalement trouvé cette explication rassurante : « Ceux qui racontent l’Histoire ont plus de chance d’être aimés que ceux qui font l’Histoire. »

« Un plaisir gourmand »
Le président a rendu hommage au « pamphlétaire qui ne blesse pas » et qui a « choisi son camp dans la république, celui de Montesquieu et Tocqueville, celui de la démocratie ». « Vous êtes un libéral politique – vous combattez l’arbitraire –, un libéral économique – vous croyez au marché –, un libéral culturel – vous défendez les avis même s’ils vont contre vous-même », a-t-il expliqué. En rappelant que François Mitterrand était l’une des cibles préférées de Jean d’Ormesson, François Hollande n’a pas caché sa fierté à en être une lui aussi. « La dernière conversation qu’a eue François Mitterrand dans cette maison, il l’a eue avec vous. Je cherche encore avec qui je vais pouvoir converser… » Pour conclure : « Le président pour lequel vous n’avez pas voté a un plaisir gourmand et une fierté jubilatoire à vous remettre les insignes… »

Contre les usages, M. Hollande avait invité le récipiendaire à répondre. Jean d’Ormesson l’a remercié de l’avoir « distingué dans la foule » au-delà de leurs divergences politiques notoires. « Contrairement à ce que soutiennent l’extrême droite et l’extrême gauche, tout n’est pas politique, a dit l’écrivain. Au-delà de la politique, il y a une certaine hauteur qui se confondait peut-être hier avec l’honneur et qui se confond aujourd’hui avec la démocratie, où se mêle l’émotion, le goût des idées, un peu de grâce et de beauté, une sorte d’élan vers les autres, une interrogation sur notre destin, ces fantômes mystérieux qu’il est peut-être permis d’appeler dans cette maison les forces de l’esprit. »

Marion Van Renterghem - 27 novembre 2014
Journaliste au Monde 

PSA investit un million d'euros dans le covoiturage via la start-up Wedrive

Le constructeur automobile prend 20% de la start-up qui vient de lancer un réseau social de covoiturage destiné aux trajets domicile-travail. Wedrive estime ce marché à environ 50 millions de clients en Europe.
Le groupe PSA ne veut pas être à rebours du basculement des modes de consommation automobile. Ce matin, il a annoncé qu'il entrait dans le capital de Wedrive, une start-up basée à Paris qui a lancé un service de covoiturage. Le groupe automobile investit un million d'euros pour prendre 20% du capital de la société. Cédric Nicolas reste l'actionnaire principal de Wedrive.

Lire la suite : La Tribune.fr - 14 Octobre 2014

Les entreprises s’essaient à l’« esprit start-up »

Les grandes entreprises sont confrontées à une inévitable transformation numérique, et pas seulement dans leurs usages. Le numérique les conduit à imaginer de nouveaux produits et services, de nouvelles interactions avec leurs clients comme, par exemple, la banque mobile ou l’assistance sur Internet 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Mais leur organisation, leur structure hiérarchique, leurs habitudes ralentissent les processus d’innovation. Les start-up non seulement les prennent de vitesse, mais elles imaginent des innovations de rupture qui créent de nouveaux marchés en forte croissance, soulignant d’autant la lenteur et les archaïsmes de leurs aînées.

Lire la suite : Le Monde.fr - 7 octobre 2014

Entreprise, maison, santé, transport : Orange dévoile ses innovations pour un futur ultra-connecté

Seul en scène, comme Steve Jobs en son temps. Stéphane Richard, PDG d’Orange, a présenté le 2 octobre, à Paris, une vingtaine d’innovations dédiées à la maison, au travail et à la mobilité. Certaines de ces solutions ont été codéveloppées en Midi-Pyrénées, au sein de l’Orange Lab de Blagnac. Zoom sur les outils de mobilité de demain made in Orange.
Service de sécurité réglé au millimètre, musiques et lumières d’ambiance, caméras virevoltantes au-dessus du public : c’est à un véritable show à l’américaine qu’Orange a convié quelque 1.000 décideurs, partenaires et journalistes triés sur le volet, le 2 octobre dernier, au palais de Chaillot, à Paris.

Lire la suite : Objectif news.com - 7 octobre 2014

Le numérique et les biotechnologies tirent l'innovation

Pépite aujourd'hui, leader mondial demain… Voici quelques jeunes entreprises à suivre.
Les entreprises ayant reçu le Pass French Tech auront-elles le destin de Criteo, spécialiste du ciblage marketing et coté au Nasdaq ? Bpifrance veut focaliser des moyens importants sur quelques entreprises du numérique en hypercroissance. A l'exception des bordelaises AT Internet, repérée par le cabinet Forrester comme l'une des meilleures au monde pour ses solutions d'analyse de l'audience des sites Web, et News Republic, plate-forme qui permet aux médias de diffuser leurs contenus sur les appareils mobiles, elles sont toutes franciliennes et appartiennent aux pôles Cap Digital et Systematic.

Lire la suite : Les échos.fr - 7 octobre 2014

Six innovations paysagères à l’honneur

Le premier concours de l’innovation des entreprises du paysage a atteint son but : les six nominés répondent aux attentes de l’association interprofessionnelle de l’horticulture Val’Hor et de l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep).

Mariant gestion et nouvelles technologies, biodiversité et design, économie des ressources et lutte contre le vandalisme ou les nuisances sonores, les six initiatives nominées au premier concours d’innovation des entreprises du paysage confortent ses initiateurs : « Le millésime 2014 est encourageant pour les futures éditions du concours », se réjouit Pascal Barduidjian, président du jury et entrepreneur récompensé pour ses innovations. La proclamation du lauréat aura lieu le 24 octobre à Toulouse, à l’occasion du congrès de l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep), co-organisatrice de l’événement aux côtés de l’association interprofessionnelle de l’horticulture et du paysage Val’hor.

Lire la suite : Le Moniteur - 6 Octobre 2014

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