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Parler politique dans l’entreprise : Et si on « manageait autrement » ?

A l’heure de la « pause dej' », que vous soyez plutôt panini au parc ou choucroute garnie à la cantine deux sujets vous paraitront toujours délicats à évoquer avec vos collègues : la religion et la politique.
La sphère professionnelle reste, pour bon nombre d’entre nous, un lieu où nos convictions politiques ne peuvent être étalées sans une certaine mesure. Mesure sans laquelle cette période électorale se transformerait en véritable cauchemar pour le patron si le débat venait à s’installer autour de la machine à café, dans les ateliers et les bureaux, entraînant des débats houleux voire des débordements. Alors que faire ?
 
En ces temps d’élections présidentielles, tous les Français sont des « Présidents en puissance » et portent un vif intérêt pour la campagne en cours et pour les candidats qui s’alignent sur la grille de départ, malgré  l’inconnue qui bouscule toutes les équations électorales qu’est le taux d’abstention.  Ainsi jusqu’en juin, le planning électoral (élections présidentielles puis législatives) fera de la France une démocratie « connectée » en permanence à son environnement politique. Et ce ne sont ni le récent Penelope Gate, ni la Macronite aïgue qui s’empare de l’actualité qui vont calmer les ardeurs de nos concitoyens, et reléguer les questions de vie politique au second plan.
Mais que faire alors quand on est dirigeant ? Interdire strictement le sujet ? Eluder la question ? Prier pour que nos réflexes conditionnés de recherche du consensus et des bonnes manières fassent le reste ? 
 
Une chose est sûre : si vous interdisez le débat, en bons Français qu’ils sont, vos collaborateurs se feront un devoir de braver l’interdit. De toute façon, depuis 1946, la Convention Européenne des Droits de l’Homme et le Code du Travail protègent le droit des salariés à pouvoir parler de tout sur leur lieu de travail, à la condition de ne faire part que de leurs opinions personnelles. Le salarié peut donc parler de politique au sein de l’entreprise, mais en aucun cas il n’a le droit de militer pour tel ou tel candidat.
 
D’une part, le Droit s’applique. Et de l’autre, l’intérêt des Français pour les débats, en général, est viscéral.
Il est donc du ressort du dirigeant, du manager de l’entreprise, de fixer le cadre des échanges. Et pourquoi pas même, de lancer certains débats d’idées ? C’est d’autant plus vrai dans les sociétés françaises où l’organisation est un des principes régisseur du rapport à l’autre et de la vie en collectivité.
Le plus simple, pour débuter sereinement et sans prendre trop de risques, serait de se lancer sur des sujets en rapport avec l’activité de l’entreprise comme l’analyse des propositions politiques sur le susceptible d’impacter le business. L’exemple le plus pragmatique sera celui du secteur automobile et du débat autour de l’impact, réel ou non, des politiques vertes.
 
En clair, il est presque du devoir du cadre dirigeant de donner l’exemple par sa pratique. En abordant lui-même un sujet, il oriente et autorise le débat, tout en invitant ses collaborateurs à prendre la parole et à exprimer leur point de vue. Et tout cela dans un climat d’échange, de confiance et de respect qu’il aura su instaurer.
Rapprocher les idées au contexte de l’entreprise doit permettre, le cas échéant de mieux gérer la largeur du débat. Il faudra s’armer de courage et ne pas hésiter à creuser et à comparer les programmes en compétition, plutôt que de n’évoquer que tel ou tel candidat. Un vrai débat de fond, voilà ce que le chef d’entreprise doit pouvoir proposer.
Peu importe que Pierre se laisse séduire par le revenu universel de Benoît Hamon, que Paul ne jure que par Jean-Luc Mélenchon ou que Jacques affirme son intention de voter Marine Le Pen ! La démarche imposée est avant tout intellectuelle : mieux comprendre ensemble les sujets, pour mieux anticiper les réformes attendues et leurs incidences. 
Le manager est responsable du cadre des échanges et doit ramener chaque sujet dans son état de réflexion pour l’entreprise, dans ce nouvel espace partagé avec ses équipes.
 
Prudence doit être mère de sûreté quand le débat s’attarde sur les candidats car mathématiquement, une grande partie des salariés a déjà fait son choix entre François Fillon, Emmanuel Macron… Nous ne sommes certes pas aux Etats-Unis, et ce n’est pas demain la veille que la DRH fera irruption dans la salle de réunion, avec un tee-shirt flanqué du portrait de Philippe Poutou.
 
Néanmoins, les thèmes phares de la campagne doivent être abordés avec précaution  car certains approchent de la sphère privée. Et les Français aiment à cultiver une certaine discrétion quant à leurs orientations religieuses, sexuelles… Il sera toujours plus judicieux de mener une analyse comparative à un déroulé d’opinion car le rôle de dirigeant n’est pas le dogmatisme partisan mais la réflexion et l’anticipation du cadre de travail.                                                                                                                                   
De quelle manière aborder le sujet politique tout en le maitrisant ?
S’il faut savoir agir avec précaution, il faut néanmoins trouver la forme qui vous conviendra, à votre équipe et à vous, pour engager la conversation sur ce thème.  Le dirigeant, selon sa personnalité, aura plus ou moins de facilité à rendre le débat informel. A l’inverse, s’il n’est pas à l’aise avec la question, il existe des alternatives comme l’organisation d’un déjeuner ou encore d’un afterwork sur les thématiques politiques en lien avec le secteur d’activité. Cette initiative doit permettre de rassembler autour de l’actualité, tout en ouvrant implicitement la voie de l’échange.
 
Parler politique en entreprise, c’est échanger sur le vécu de la cité et non débattre des grands principes sociétaux. Que faire alors en cas de « dérapage » ? Si le cadre a été posé, fut-il tacitement plutôt que de manière annoncée, le dirigeant se doit de ramener ses « brebis égarées dans le droit chemin ». Par le regard croisé qu’il pose sur la discussion, en présentant les différents programmes sous l’angle de l’impact plutôt que de la simple opinion. Il doit oublier son avis propre et se mettre au service de l’échange, faisant, à la manière d’un chef d’orchestre, intervenir les uns et les autres. Et si cela ne suffisait pas, si la conversation venait à s’envenimer davantage, une opposition ferme aux mises en causes et invectives personnelles, ainsi qu’un rappel clair des règles seraient de bon aloi.
Diriger une entreprise est parfois aussi simple que voter : dans les deux cas, il faut faire appel à son instinct et à son bon sens !
 
François Enius, Conseiller Stratégique Enius

 
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big data

Big data: les pouvoirs publics, aussi, convoitent nos données

Les pouvoirs publics convoitent vos données… et pour les obtenir, ils sont même prêts à détruire les fondements de la confiance sur Internet. Le débat sur le cryptage, déjà agité depuis des années, atteint aujourd’hui un crescendo qui pourrait bien ébranler irréversiblement les fondements de la confiance en ligne : peut-être ne nous relèverons-nous jamais du scénario-catastrophe qui se déroule actuellement. De tous côtés ― le FBI tentant de contraindre Apple à mettre au point un logiciel destiné à contourner son propre cryptage ; le gouvernement britannique présentant sa charte Snooper afin d’obliger les entreprises à mettre fin au chiffrement en divulguant le contenu des communications cryptées ; un juge brésilien bloquant l’application WhatsApp dans son pays, sanctionnant l’entreprise pour retention d’informations dans le cadre d’une enquête sur des trafiquants de drogue ― le message en provenance des administrations est on ne peut plus clair : elles entendent s’approprier le « sésame » qui leur donnera accès à toutes les données et, tellement prêtes à tout pour l’obtenir, elles ne prennent plus garde aux dangers induits. A quand une situation similaire sur le territoire français ?
 
Notre univers en ligne repose sur un système de clés cryptographiques et de certificats numériques qui, depuis 20 ans, constitue la base de nos communications sécurisées. À dessein, ces clés et certificats sont d’emblée jugés dignes de confiance par les serveurs et autres applications de sécurité pour ce qui est de préserver la confidentialité et de délivrer des autorisations à tout ce qui, aujourd’hui, repose sur IP, à savoir serveurs, clouds, appareils mobiles, applications et accessoires connectés relevant de l’Internet des objets (IoT). En substance, ils permettent à nos machines de communiquer entre elles, déterminent l’identité des personnes ou la nature des objets dignes de confiance ou non : et, si vous disposez du « sésame » assurant la mainmise sur ces communications, vous voilà en mesure de soumettre ces machines à votre volonté et d’avoir accès aux données qui vous intéressent. On ne peut donc reprocher aux pouvoirs publics d’être autant obnubilés par la quête de ce sésame ; pour autant, peut-on vraiment leur faire confiance, au vu des précédents ? Les faits sont là : les données sont une forme de pouvoir ; le pouvoir corrompt ; le pouvoir absolu est une corruption absolue. Il serait idiot de croire que l’administration serait à l’abri.
 
Les exemples d’abus de pouvoir administratif ne manquent pas ; le lanceur d’alerte Edward Snowden a levé le voile sur les activités de la NSA (au moyen d’une clé dérobée, rien de moins), et dernièrement, on a appris que les services secrets britanniques espionnaient plusieurs millions de leurs concitoyens. Force est de constater que les États outrepassent d’ores et déjà leurs droits en recueillant des données, à leur insu, sur des citoyens qui, pour la plupart, n’ont commis ni délit ni infraction. Et le problème ne se pose pas uniquement pour des sociétés technologiques comme Apple : aujourd’hui, chaque entreprise exerce ses activités sur le mode numérique, et tous les établissements sont dépositaires de données. Alors, jusqu’où les pouvoirs publics iront-ils ? Exigeront-ils des banques un accès en temps réel pour pouvoir contrôler les transactions ? Ou un accès aux systèmes de géolocalisation dans les transports ?
 
À l’heure actuelle, le cryptage met des bâtons dans les roues des pouvoirs publics, qui ne peuvent donc avoir connaissance de tout ce que nous produisons, et ils enragent de dépit. Comment des individus osent-ils décider de ménager ou de refuser l’accès à leurs données, et pour quelles raisons ? Cette liberté leur apparaît relativement scandaleuse. Ils doivent forcément être des terroristes ou avoir quelque chose à cacher. Tel est le discours généralement tenu par les gouvernants ; il existe pourtant de nombreuses raisons pour lesquelles les entreprises et les particuliers entendent préserver ce droit élémentaire appelé intimité, sans que cela en fasse des criminels pour autant.
D’ailleurs, même si vous êtes disposé à ménager à l’administration un accès à vos données, cela ne signifie pas que vous êtes prêt à accorder à quiconque un libre accès à celles-ci. Notre propriété intellectuelle, la confiance que nous accordent nos clients et l’ADN de notre entreprise se retrouvent dans nos données ; raison pour laquelle celles-ci sont si farouchement gardées. Ce n’est pas tant un abus de pouvoir de l’administration vis-à-vis de ce sésame qu’il nous faut craindre, mais l’incompétence des pouvoirs publics.
 
Maintes et maintes fois, des failles de sécurité administratives ont été constatées. Aujourd’hui, si on leur octroie les pouvoirs qu’ils réclament, ils seront désormais responsables de la sécurité de nos entreprises : ce sont eux qui détiendront le sésame qui permettra à un pirate de vider tous nos comptes en banque. En tant que client, je ne m’estime pas particulièrement rassuré sur ce point, mais en qualité d’actionnaire, je pense que je me hâterai de céder mes parts dans la banque en question si j’apprenais que l’État en détenait le sésame.
 
Obliger des entreprises parfaitement licites à proposer une « porte dérobée » pour accéder à leurs solutions créera de surcroît des outils susceptibles de tomber entre de mauvaises mains. Prenez l’exemple de Stuxnet : ici, l’administration américaine a créé une vulnérabilité mettant à profit des clés et certificats détournés à ses propres fins, qui n’a pas tardé à être piratée et exploitée de la pire manière possible, puisqu’elle visait des infrastructures stratégiques. Cette attaque gouvernementale a constitué la base d’un scénario d’attaque désormais couramment employé par les cybercriminels.
Le sceau du secret ne dure guère, notamment dans l’univers obscur des services de renseignements. Lorsque les États-Unis ont mis au point la bombe atomique, je suis convaincu qu’ils espéraient pouvoir en garder le secret ; aujourd’hui, le doigt potelé de Kim Jong-un menace d’appuyer sur le détonateur. Le « sésame » risque d’être encore plus destructeur. Notre univers, nos infrastructures stratégiques, le commerce en ligne, les hôpitaux, tout est connecté par des machines à présent ; si quelqu’un parvient à prendre le commandement de ces machines, c’est un scénario « année zéro » qui nous guette, susceptible de nous faire revenir un siècle en arrière. C’est un véritable effondrement de la société qui risquerait de se produire. Et plus le nombre d’équipements venant se greffer sur ce réseau de machines dont nous sommes dépendants augmente avec la montée en puissance de l’Internet des objets, plus la problématique devient urgente.
 
Pire, les pirates connaissent tout de nos moindres faits et gestes. Le Dark Web est une place de marché animée où les « méchants » négocient et échangent des clés et certificats ; songez à ce qu’il adviendrait s’ils s’emparaient du très convoité « sésame » ? Pour reprendre les propos de Doc Brown (Retour vers le futur) : « Les conséquences seraient catastrophiques ». Mais encore ? Eh bien, pour commencer, les rançongiciels pourraient bien proliférer dans l’Internet des objets, avec des entreprises à la merci de pirates, contraintes de leur céder plusieurs millions de livres sterling. Quant aux États-nations résolus à en découdre avec un pays, ils pourraient bien réduire à néant son réseau d’électricité, voire modifier la température de ses installations nucléaires pour les rendre instables. S’ils tombent entre de mauvaises mains, les clés et certificats peuvent se muer en armes de destruction massive : voulons-nous vraiment que d’autres outils de ce type inondent le marché ?
 
Pour toutes ces raisons, il est vital, pour l’avenir de la planète, que nous refusions l’accès à notre « sésame » : dans le cas contraire, le monde tel que nous le connaissons pourrait bien s’en trouver transformé, et sans doute pas dans le bon sens.
 
  Kevin Bocek, VP Threat Intelligence and Security Strategy chez Venafi
 
 
 
 
 
 
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santé connectée

La Santé: vecteur du Digital en mode réalité accélérée…

La santé connectée est aujourd'hui un sujet « tendance ». Certains membres du GAFA, sans compter les start-ups spécialisées dans la biotechnologie ou dans la révolution du monde de la santé, y investissent beaucoup d'argent, en suivant une ligne directrice très californienne : changer le monde…
 
Ainsi, 36% des 450 millions de dollars investis par Google Ventures (fonds d'investissement de Google) en 2014 sont dédiés à la santé, contre 9% en 2013. Il est vrai que le secteur est prometteur : Sauver des systèmes de santé qui mettront les pays riches et leur protection sociale en faillite avec la concomitance du progrès technologique et du vieillissement de la population, et offrir un rallongement de la vie comme l'affirment des esprits brillants qui nous promettent la vie éternelle !
 
Dans ce maelström de considérations, ont émergé des projets assez fortement innovants dans le domaine de la santé, utilisant le digital comme moteur de la transformation. Des initiatives qui mettent en exergue les usages croissants qui accompagnent la vie quotidienne de chacun de nous. La santé est un sujet majeur pour tout homme qui est doté de cette seule certitude de la vie : la mort !
 
 

Des projets innovants, quelques exemples..

 
MelCap est une gélule connectée qui permet de perdre du poids en offrant une alternative à la chirurgie. Une fois la capsule avalée, une ceinture aimantée va l'attirer dans la bonne partie de l'estomac. Via l'application mobile, l'utilisateur programme ensuite une durée de repas. Passé ce délai, MelCap va stimuler électriquement les muscles gastriques pour déclencher une sensation de satiété au cerveau. La gélule reste en moyenne 3 semaines dans le corps avant d'être évacuée. Une solution moins coûteuse et beaucoup moins contraignante qu'une opération.
 
Muse est un bandeau connecté capable de lire les ondes cérébrales et de les retranscrire sur une app. Grâce à des sessions quotidiennes de 3 min, l'utilisateur entraîne son esprit, améliore sa concentration et réduit son stress. Muse aurait ainsi des effets positifs sur la pression artérielle et l'hypertension, et permettrait de mieux contrôler sa réactivité émotionnelle. À l'avenir, les créateurs imaginent la possibilité d'interagir avec l'app par la pensée et envisagent un outil capable de détecter l'humeur de l'utilisateur pour lui pousser du contenu adapté, comme une playlist pour remonter le moral par exemple.
 
MyHealthPal est une app qui permet aux personnes atteintes de maladie de longue durée de suivre et mieux comprendre leur état de santé résumé sur un dashboard. Des fonctions de partage permettent de maintenir informés ses proches sur l'évolution de la maladie. Enfin, les utilisateurs peuvent choisir de donner anonymement la data ainsi collectée à des instituts de recherche ou des associations. En échange, le malade reçoit une partie des revenus générés par ce legs : donnant-donnant.
 
 
Ainsi, la santé connectée permet de mieux objectiver les principaux indicateurs de mesure de notre santé au quotidien : pouls, poids, tension artérielle… Mais des indicateurs moins classiques comme le taux de diabète deviendront rapidement la norme ! En un mot, l'utilisateur basculera rapidement d'un suivi des indicateurs de son bien-être – dont l'Apple Watch s'est fait le fer de lance dans la foulée des bracelets connectés – à des indicateurs de santé plus vitaux pour une existence paisible. Grâce à ces outils, nous allons devenir progressivement des spécialistes de notre propre santé et ne plus dépendre simplement du diagnostic du médecin : ce praticien si décrié depuis des siècles et des siècles – nous avons tous été inoculés par le virus « Molière » en tant que pensionnaire de l'Éducation Nationale. Ainsi, le progrès technologique donnera la possibilité de transformer radicalement la façon dont nous sommes soignés ou bien protégés des grandes maladies qui jouent le rôle de grandes faucheuses.
 
En tout cas, la santé nous montre la voie que le digital est progressivement en train d'emprunter : celle des « écosystèmes ». Un écosystème est une combinaison de logiciels, de services, de data et un nombre grandissant de partenaires gravitant autour d'un pôle d'attraction comme Apple ou Google. L'ingrédient majeur devient la capacité à attirer à soi les meilleurs partenaires pour rendre cet écosystème plus performant et toujours plus attractif.
 
Pascal Malotti, Directeur Conseil de Valtech
 
A propos de Valtech 
Valtech [EURONEXT Paris : FR0011505163- LTE] est une agence de marketing digital pionnière dans les technologies avec une présence dans 11 pays (Europe, Amérique du Nord, Asie Pacifique) et forte d'environ 1 500 collaborateurs. En tant qu'acteur « digital full service », Valtech sait apporter de la valeur à ses clients à toutes les étapes d'un projet digital : conseil en stratégie, conception, création graphique, développement et optimisation de plateformes digitales critiques pour l'entreprise. Grâce à son engagement reconnu dans l'innovation et l'agilité, Valtech aide les grandes marques à se développer et augmenter leur chiffre d'affaires grâce aux technologies du web tout en optimisant les délais de commercialisation (Time to Market) et le retour sur investissement (ROI). 
www.valtech.fr  
 
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digital

Tsunami Digital ?

Nous connaissons une révolution extraordinaire, celle du numérique. Nous pouvons percevoir ces évolutions comme une menace ou au contraire comme une opportunité !
 
Notre monde a basculé depuis l’invention du Smartphone. Cet outil a révolutionné notre économie et l’usage du téléphone portable. Aujourd’hui, téléphoner n’est qu’une fonctionnalité parmi des centaines d’autres.
En effet, un terrain de jeu extraordinaire vient de s’ouvrir pour tous les professionnels qui ont envie de créer un lien plus fort avec leurs clients. Certaines startup telles que Uber, Blabalcar, ou Tripadvisor ont investi ce terrain avec une réussite incontestable.
Ces réussites digitales démontrent que nous avons réellement changé d’économie. La meilleure preuve : la capitalisation du groupe Accord, entreprise multinationale possédant des hôtels, est de 11 Milliards d’euros ; Tripadvisor, service de mise en relation, est valorisé à … 11 milliards d’euros également !
Mais quel lien faire entre une multinationale, une TPE, une PME, un commerce de proximité et un artisan ?
 
Le lien est le Smartphone : le consommateur d’Uber ou encore Tripadvisor a un Smartphone en poche ! Ce client est le même que celui du commerçant ou de la TPE !
Et il n’est pas impossible pour les petites structures, aujourd’hui, d’investir le Smartphone, objet de toutes les convoitises : en 2015, on compte, en France, plus de 30 millions de Smartphones et 12 millions de tablettes. Et des statistiques démontrent que ce nombre ne fera qu’évoluer dans les prochaines années de manière constante et significative.
 
Le Digital contribue à renforcer l’image de marque
 
La question est : comment les TPE et les PME peuvent s’inscrire dans cette évolution ?
D’abord, les professionnels doivent prendre conscience que le comportement des consommateurs (mobinautes) a changé : nomades et exigeants, ils ne veulent plus attendre et veulent des offres simples et immédiates.
Les mobinautes regardent au moins 195 fois par jour leur Smartphone d’après une récente étude de Nokia. Beaucoup d’entreprises disposent d’un site web mais pas encore d’application mobile. Et aujourd’hui cela serait pour eux une opportunité de moderniser leur image et de montrer leur dynamisme, comme il y a toujours une prime au premier, ils se distingueraient par rapport à leur concurrent.  
Les tendances montrent qu’aujourd’hui les attentes de ces consommateurs sont nombreuses : 
carte de fidélité embarquée - demande de 39% des mobinautes,
géolocalisation – outil utilisé par 51% des mobinautes,
réseaux sociaux, 
gaming 
 
La carte de fidélité embarquée, un enjeu majeur  pour les  entreprises 
 
Elle permet de recueillir des informations pertinentes, et ainsi de se constituer une base de données permettant une connaissance détaillée du comportement de ces clients. En outre, elle permet de passer d’une communication de masse (très coûteuse) et avec un ROI faible à une réelle stratégie marketing digital.
Les entreprises peuvent grâce au digital lancer des opérations de promotions ciblées et optimiser leur budget communication. Conséquence majeure : une augmentation du trafic dans le lieu de vente et une augmentation du chiffre d’affaire.
 
Démystification et gisement d’emplois
 
La plupart des TPE / PME ont du mal à s’inscrire dans le numérique, parce-que cela leur semble compliqué et non prioritaire par rapport aux nombreuses tâches quotidiennes qui leur incombent. La plupart de ces 3 millions d’entrepreneurs exercent seuls et manquent cruellement de temps.
Et c’est là que les acteurs du digital doivent être à même de proposer des outils simples en terme de gestion et d’administration et de les accompagner dans la digitalisation. En outre, un travail pédagogique doit être fait.
Il faut savoir que seulement 1/3  de ces entreprises disposent d’un site internet ou réseau social (cf. observatoire TIC de la région Rhône-Alpes) et 81 % des entreprises françaises qui ont fait faillite en 2013 n’étaient justement pas présentes sur le web selon le baromètre de la société Email-Brokers. En France, un commerce fait faillite toutes les heures.
Le numérique peut non seulement sauver leur emploi mais aussi, grâce à un développement de leur activité, créer de nouveaux postes : l’usage du numérique induit en effet des gains de productivité et de rentabilité pour toutes les entreprises, et ce, quelque soit leur cœur de métier. 
Pour 1 euro investi dans les TIC, il est constaté 2 euros de marge (Cabinet McKinsey, 2011).
 
Une fois que l’entreprise a compris la nécessité de franchir le pas, il reste encore à définir ses besoins et son budget. 
Le ticket d’entrée pour une application Web ou Native (téléchargeable seulement depuis  App Store ou de Play store) est au minimum de 5 000 euros HT. A cela, il faut ajouter  le coût de l’hébergement, de la maintenance, et des mises à jour. Le prix peut varier selon le nombre de fonctionnalités.
L’ergonomie et le design doivent être particulièrement soignés. En effet, il faut que le mobinaute identifie le territoire de marque de l’enseigne et se reconnaisse au travers de l’application. Tous les anciens sites web qui ne sont « responsive design» devront l’être à cause du nouvel algorithme de Google. Pour exemple, le site leboncoin.fr moins bien référencé car non adapté au Smartphone.
N’est-ce pas là l’opportunité de basculer d’un site à une application web ?
 
Oui, c’est un tsunami digital !
 
Dans les prochaines années, nous verrons disparaitre de nombreuses entreprises qui n’auront pas su prendre ce virage. Ces entreprises n’ont pas toujours conscience de l’importance de la digitalisation de l’économie. Malheureusement, ce tsunami va tout emporter sur son passage et générer une fracture qui sera très difficile à combler. Il y aura deux types d’entreprises : celles qui se seront adaptées et les autres.
Ce changement oblige ces structures à se former et à appréhender la relation client autrement. Les consommateurs sont plus exigeants, les entreprises doivent être, elles, plus performantes.
Malheureusement le talent ne suffit plus à lui seul. C’est pourquoi, tous les acteurs doivent aider ces entreprises afin de préserver les emplois et de profiter de ce gisement de croissance.
 
Khalid SLIMANI, Fondateur d’Appsnet
 
 
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numérique

Transformation numérique, quid de vos réseaux ?

Au XXIème siècle, sommes-nous dans l’ultime révolution industrielle, celle de la révolution de la robotique ? Une nouvelle ére, celle des robots, des startup qui les fabriquent et les commercialisent, des startup de l’intelligence artificielle. Nous avons adopté les nouvelles technologies dans notre vie quotidienne et elles ont tout bouleversé (plus de deux milliards d’humains sont aujourd’hui connectés à Internet)Quel sela le monde de demain où le travail n’existera plus car il sera effectué par des machines aussi performantes que les humains, voire bien plus ? Comment s'y préparer et s'y adapter ?
 
Au début de l’année, l’hôtel Henn-na au Japon a annoncé qu’il ouvrirait cet été 2015 un établissement de 72 chambres sur deux étages dont le personnel sera composé de robots. Les tâches prisent en charge par les androïdes incluront l’accueil, le ménage des chambres et le service de bagagerie. 
 
Tous les jours, nous observons de plus en plus d’exemples d’Intelligence Artificielle (I.A.) et de concepts de machine to machine (M2M) qui se rapprochent de scénarios dignes de la vision hollywoodienne du futur comme c’est le cas dans les films Terminator, A.I. ou I, Robot. Chacun de ses films présente un monde dans lequel les machines finissent par surpasser leurs créateurs humains – et deviennent conscientes d’elles-mêmes, apprennent à survivre et dans certains cas détruisent le monde qui les entoure.
 
La science-fiction rejoint la réalité
 
Hollywood finit toujours par dépeindre une version mélodramatique du futur. Cependant, ce que l’on observe au Japon soulève une question intéressante : serait-ce le début de la transition d’une main d’œuvre humaine à une main-d’œuvre digitale ? 
Pour faire court, la réponse est oui. 
 
Une étude d’Accenture a révélé que 57% des organisations se servent dorénavant de technologies qui aident les professionnels à accomplir des tâches qui exigeaient, par le passé, l’intervention d’un spécialiste en informatique. Pour plus de 75% d’entre elles, les entreprises auront besoin, d’ici trois ans, de se concentrer autant sur la formation de leurs employés que sur celle des machines. 
 
Les entreprises gravitent de plus en plus autour de la transformation numérique, notamment, car les avancées technologiques apportent un gain considérable en termes de retour sur investissement, autant dans la durée que dans l’efficacité. Le Gartner prédit que d’ici 2018, le TCO (Total Cost of Ownership, ou Coût Global de Possession) pour les activités professionnelles sera 30% moins élevé qu’aujourd’hui grâce à un usage plus répandu des machines intelligentes et des services industrialisés. La base soutenant ce réseau d’appareils connectés, de machines et de robots doit être assez robuste et fiable pour que les organisations tirent profit des avantages de leur investissement technologique. 
 
Préparez-vous pour l’avènement des machines 
 
Si vous voyez les machines comme de simples appareils connectés, vous pouvez alors commencer à comprendre les conditions préalables pour mener à bien cette transition. Souvenez-vous du moment où les appareils sans connectique de réseau filaire ont commencé à se connecter au réseau, de l’avènement du BYOD, et de la l’explosion des applications « Shadow IT », ces applications que les employés choisissent d’utiliser et sur lesquelles les responsables informatique n’ont pas de visibilité, sur tous ces appareils mobiles. Chaque étape marque un profond changement dans la mise en réseau. L’avènement des machines ne sera pas différent. 
 
Il est impossible d’anticiper le nombre d’appareils, de machines ou même de robots qui seront nécessaires à l’essor des entreprises. Mais se préparer pour cet avenir commence par la connaissance des éléments réseaux nécessaires aux prérequis. C’est là que les architectures réseaux distribuées intelligentes axées sur la sécurité et la connectivité des appareils entrent en jeu. 
Ce dont nous sommes persuadés c’est qu’une main d’œuvre combinée est en train de prendre forme pour le futur. Les humains tout comme les machines aideront les entreprises à aller de l’avant. Faire les changements nécessaires pour que l’infrastructure de votre réseau soit prête pour ce futur sera la première étape pour adhérer à la transformation numérique.  Et les réseaux sans fil seront au premier plan. 
 
Benoît Mangin, Directeur Commercial Europe du Sud, Aerohive 
 
 
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