UP' Magazine L'innovation pour défi

La Transformation Numérique, Affluent du Fleuve Big Data

Enfants, nous récitions en cours de géographie les noms des fleuves arrosant la France : la Garonne, la Loire, le Rhin, le Rhône, la Seine. Les moins cancres d’entre nous se souviennent peut-être aussi de leurs affluents, comme par exemple ceux du Rhône : la Saône, l'Isère, la Durance et l'Ain. Nous apprenions également comment ces cours d’eau étaient, depuis toujours, source de prospérité pour les régions et villes qu’ils traversaient, pour les bassins agricoles qu’ils arrosaient ; comment ils pouvaient aussi être, avant les grands travaux hydrauliques du XIXème siècle, une force dévastatrice impossible à contrôler.

Quelques décennies plus tard, dans une ère devenue numérique, la source de prospérité d’une région ne se définit plus par sa capacité de transport fluvial ou d’irrigation, mais par sa capacité d’exploitation des richesses et des ressources virtuelles de l’entreprise et de la société. Ces ressources, ce sont les données, et plus particulièrement les Big Data. Telle l’eau, les Big Data sont une ressource quasi inépuisable, une source de prospérité pour ceux qui les exploitent correctement, mais aussi une cause de dégâts considérables si elles ne sont pas maîtrisées ou utilisées de façon déraisonnée.

Le fleuve des Big Data trouve habituellement sa source dans le système d’information de l’entreprise. Avant d’être « Big », on trouve en effet un ou plusieurs ruisseaux de « Small Data » qui s’alimentent dans les systèmes informatiques traditionnels : données clients, évolution des stocks, chiffres de ventes, etc. Au long de leur course, ces cours d’eau vont s’enfler de nombreux affluents qui les rendront « Big ». Ces affluents peuvent être des données provenant de l’Open Data, telles des données démographiques ou météorologiques, des données provenant de partenaires ou de fournisseurs, ou encore de nouveaux types de données : les données engendrées par la transformation numérique.

La transformation numérique de l’entreprise et de la société redéfinit en effet la façon dont une organisation génère et gère ses données. Cette transformation numérique est parfois provoquée en amont par une réelle volonté (même si celle-ci se fait en réponse à la concurrence) de transformer la relation avec ses clients, d’optimiser ses coûts, d’augmenter la rétention ou le chiffre d’affaires. Mais elle est aussi souvent provoquée par une réaction à un phénomène insidieux et omniprésent de disruption qui, tel des infiltrations d’eau, se généralise dans l’entreprise ou dans l’organisation à son insu. Quel est le point commun entre le partage (légal) de fichiers, les cryptodevises, et l’impression 3D ? Ce sont tous des phénomènes de disruption et de contournement des processus établis, qui forcent une organisation à accélérer, ou à initier, une transformation numérique.

Quelle que soit sa cause ou la forme qu’elle prend, cette transformation numérique est productrice d’un volume considérable de données. Une amélioration de la relation client passe par une analyse poussée du comportement du client, en ligne comme dans les magasins, et donc par le recoupement de données de navigation internet, de données de géolocalisation, de données de réseaux sociaux, à la recherche d’une modélisation individualisée du profil client. La mise en place d’une nouvelle offre de services basée sur des objets connectés nécessite la récupération des données des capteurs, leur stockage, leur analyse. Une optimisation de chaine de production demande la mise en place et la collecte de mesures rigoureuses, l’analyse des historiques de commandes et des défaillances passées, et une prédiction de capacité. La liste est longue, ces cas de figure ne représentant que quelques exemples.

Ce sont donc des nouveaux flux de données qui sont produits par cette transformation numérique. Il est certes possible pour une organisation de les ignorer, de les traiter comme des sous-produits, des « rejets » du processus – tels les gaz d’échappement d’un moteur ou les déchets d’une usine. Mais l’organisation dérivera bien plus de valeur de ces données si elle leur fait rejoindre le fleuve des Big Data qui coule déjà non loin de là. C’est donc en construisant une infrastructure optimisée pour concentrer et canaliser ces nouvelles données que l’organisation tirera pleinement parti de la transformation numérique.

Sans le nouvel affluent que représente la transformation numérique, le fleuve des Big Data risque de vite se tarir, appauvrissant le bassin qu’il arrose et créant un désert numérique. A contrario, si la transformation numérique est gérée de façon optimale, elle représente un potentiel inouï de renouveau économique pour le tissu industriel et sociétal qu’elle alimente !

Yves de Montcheuil, VP Marketing de Talend

 

A propos de Talend

Les solutions d’intégration de Talend aident les entreprises à tirer le meilleur parti de leurs données. A travers le support natif des plates-formes modernes de Big Data, Talend réduit la complexité de l’intégration, tout en permettant aux départements informatiques de répondre plus rapidement aux besoins métiers, le tout pour un coût prévisible. Reposant sur des technologies open source, les solutions hautement évolutives de Talend répondent à tous les besoins d’intégration, actuels et émergents.

Plus de 4000 entreprises du globe s’appuient sur les solutions et services de Talend. Basée à Suresnes (France) et à Los Altos (Californie), la société est implantée en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, et s’appuie sur un réseau mondial de partenaires. Pour plus d’informations : www.talend.com sur le Web et @Talend sur Twitter.

Publicité Mobile : stop ou encore ?

A première vue, le ciel de la publicité mobile semble bleu, sans aucun nuage à l’horizon. D’ailleurs la dernière étude du cabinet eMarketer ne révélait-elle pas qu’en 2013 les dépenses publicitaires sur mobile ont atteint 17,9 milliards d’euros et devraient progresser de 75,1% cette année pour culminer à 31,4 milliards d’euros ?

Pourtant, en dépit de ces chiffres à faire pâlir d’envie plus d’un secteur d’activités, la publicité mobile risque de compromettre le bel avenir qu’elle s’est forgée. Car parallèlement à l’investissement massif des annonceurs, les acteurs du marketing mobile multiplient les stratégies publicitaires en excluant complètement les attentes de l’utilisateur.

Compte tenu de sa place dans une stratégie mobile réussie et de l’adoption croissante du smartphone dans le monde (au cours du premier semestre 2014, le nombre de smartphones en circulation va dépasser le nombre de PC) comment expliquer un tel comportement des responsables du secteur ?
Pourquoi risque-t-il de précipiter la chute de la publicité mobile ? Comment éviter ce scénario ?

Les raisons de l’autisme des acteurs de la publicité mobile

Pour comprendre la vision autocentrée de nombre de responsables marketing, il importe, avant tout, de replacer la publicité mobile dans le contexte suivant : bien qu’impressionnants, les revenus issus de la publicité mobile sont six fois inférieurs à ceux provenant de la publicité en ligne et d’ici à la fin de l’année en cours l’accès à Internet se fera majoritairement par mobile.

Afin de ne pas manquer ce virage, nombre de responsables marketing ont initié une véritable course aux clics illustrée par une profusion de publicités peu esthétiques et standardisées sur le modèle des publicités utilisées sur internet fixe. Pire, des publicités volontairement intrusives - apparaissant au milieu de l’écran dans le but d’obliger l’utilisateur à cliquer dessus lorsqu’il tente de les faire disparaître - ont été déployées à grande échelle.

La conséquence de ces stratégies réalisées en dépit du bon sens ? Tout simplement la mise en danger de la pérennité de la publicité mobile par l’exaspération de l’utilisateur.

Des utilisateurs exaspérés par des publicités intrusives

Le smartphone et son propriétaire font corps. Pour preuve, une étude de Mc Afee révèle que 50% des Français préfèreraient égarer leur portefeuille plutôt que leur téléphone.

On comprend facilement pourquoi le consommateur vit comme une véritable intrusion dans sa vie privée l’arrivée sur son écran d’une publicité qu’il n’a pas choisi et qui ne lui correspond pas. D’ailleurs une enquête menée l’an dernier faisait état de chiffres abondant dans ce sens : 87% des possesseurs de smartphones trouvent la publicité mobile gênante et 62% s’estiment trop exposés à la publicité mobile…

Des paroles aux actes. Sans surprise, les utilisateurs réagissent face à ce qu’ils considèrent comme une intrusion dans leur vie privée, et ils sont de plus en plus à s’en prémunir. Un nombre croissant d’utilisateurs équipent leur terminal de petits programmes qui bloquent l’affichage des publicités ; les ad-blockers. Quand on sait que l’un de ces logiciels les plus connus, Adblock Plus, a été téléchargé plus de 200 millions de fois, les publicitaires peuvent s’inquiéter des versions mobiles de ces bloqueurs de publicité, qui connaissent un succès croissant.

Ces informations traduisent une double aspiration de la part des utilisateurs : celle d’une navigation en ligne « tranquille » et celle d’un véritable souci de protection de la vie privée. Ces deux aspects mettent les spécialistes du marketing mobile face à leur responsabilité.

Car si les utilisateurs se passent le mot et se mettent majoritairement à interdire l’accès de leur smartphone à la publicité, peut-on imaginer que les annonceurs continuent d’y investir leurs budgets ? A l’évidence, il est grand temps de remettre l’utilisateur au centre de toute stratégie publicitaire mobile.

La publicité mobile doit entrer dans une nouvelle ère caractérisée par la créativité et le souci de l’expérience utilisateur.

Remettre l’utilisateur au centre, c’est faire de la publicité autrement

Afin d’être réellement satisfaisant pour les possesseurs de smartphones ce renouveau doit avoir pour mot d’ordre la créativité.
En tant qu’acteurs du marketing mobile il est de notre responsabilité d’imaginer de nouveaux formats visibles, agréables et qui ne parasitent pas l’expérience de l’utilisateur.

A cet égard, des formats tels que la vidéo, les créations « rich media » en html5 ou la publicité native vont dans le bon sens car ils facilitent l’interactivité et enrichissent les contenus. Certains types d’affichage allant même jusqu’à disparaître lorsque l’utilisateur touche l’écran en dehors de la zone de la publicité pour ne pas gêner la navigation, voire à disparaître d’elle-même au bout de quelques secondes si l’utilisateur n’interagit pas avec le format.

Toutefois pour que cette créativité puisse s’exprimer pleinement il est nécessaire de lui en donner les moyens. A mon sens, l’achat programmatique dans la publicité, ou RTB (Real Time Biding), tel que pratiqué aujourd’hui sur mobile est une des entraves majeures à la libération de cette imagination.

Bien qu’ils fluidifient grandement les échanges entre annonceurs et éditeurs, les achats programmatiques proposés aujourd’hui sur mobile brident la créativité car ils imposent des formats précis et limités. Cette standardisation complique le développement de formats innovants et adaptés aux attentes des utilisateurs et réduit la performance des campagnes. C’est d’ailleurs ce que démontre un rapport publié par CPXi sur la programmatique : plus les créations, plus les formats de bannières sont multiples et différents sur une campagne publicitaire, meilleurs sont les coûts et la performance.

Le RTB doit donc être repensé ou… remplacé car il en va de l’avenir de la publicité mobile !

Bien que la menace d’un rejet massif de la part des utilisateurs plane sur l’avenir de la publicité mobile, celle-ci n’est pas encore condamnée : une part importante de son futur dépendra de l’émergence d’une nouvelle vague de responsables marketing et d’acteurs de la publicité mobile qui sauront prendre conscience de cet enjeu. A force d’audace, de volonté et de créativité cette nouvelle génération devra se donner les moyens de changer en profondeur la publicité mobile et le droit (légitime) de contredire Steve Jobs et son fameux : « mobile ads suck ». 

Accéder à l’innovation devient enfin possible

L’accélération du cycle de sortie des technologies est un réel challenge pour les entreprises qui doivent en continu investir des ressources importantes pour en bénéficier. Cela est un frein pour certaines entreprises et notamment les plus petites qui pourraient développer rapidement leur compétitivité en utilisant des technologies de nouvelle génération. Nous pouvons prendre l’exemple des technologies d’impression 3D ou encore du Displair, cet écran révolutionnaire qui projette des images à partir d’air et de particules d’eau… Sur cet exemple, l’écran de 30 pouces est aujourd’hui proposé au tarif de 30 000 € HT.

L’achat de ces technologies a donc un coût. Il est alors nécessaire de trouver des sources de financement. Mais lesquelles ? La location évolutive semble être une piste. Cette dernière permet en effet de contenir ses coûts tout en accédant à des technologies révolutionnaires. L’achat One Shot n’est alors plus la règle et devient l’exception sur un marché mouvant.

Les bénéfices de l’approche de location évolutive sont alors de différentes natures :

- Souplesse d'un seul contrat pour le financement d'un projet global ;
- Choix du type de matériel et de la durée des contrats ;
- Intégration des évolutions technologiques ;
- Renouvellement régulier de son parc grâce à l'évolutivité des contrats ;
- Préservation de sa capacité d'autofinancement ;
- Maîtrise de ses budgets en fonction de la durée de vie des matériels.

Proposer à ses collaborateurs des outils innovants ne représente donc plus un investissement dissuasif. À titre d’exemple, il devient possible d’accéder à des technologies de plusieurs dizaines de milliers d’euros pour des mensualités abordables et ne grevant pas le budget de l’entreprise. Il est donc nécessaire de se poser la question du financement des technologies et de mettre en place une politique d’achat flexible et respectant son plan budgétaire.

De plus, acquérir une technologie au travers d’un achat traditionnel n‘est pas nécessairement adapté dans la mesure où les technologies sont très rapidement obsolètes. De plus, considérer qu'ils ne se déprécient pas sur une période de trois ans est une erreur comptable. Devenir propriétaire, en fin de contrat, d'un matériel à forte obsolescence, c'est également supporter un coût de maintenance disproportionné par rapport à la valeur du matériel. Ce constat est particulièrement saisissant pour les technologies chères et de pointe.

La location évolutive est donc un véritable moteur de financement et de l’accès à l’innovation. Il faut donc repenser ces processus d’achat traditionnels et ne pas hésiter à se tourner vers des modèles de financement flexibles. L’entreprise peut alors se développer en utilisant à moindre coût des technologies de nouvelle génération.

Cyril Marlaud, Directeur Général de Realease Capital

 

 

 


Les responsabilités en cas de sinistre
Bien qu'elle ne soit pas propriétaire à proprement parler de l'équipement mis à sa disposition, l'entreprise qui loue a tout de même une responsabilité envers ce matériel, son entretien et sa garde. Il s'avère donc indispensable de le protéger par un contrat d'assurance spécifique. Une garantie multirisque (vol, incendie et déprédation) avec remboursement à neuf est d'ailleurs prévue dans la plupart des contrats de location évolutive. Les taux sont variables. En fonction du type de matériel concerné, ils sont compris entre 0,1 % et 0,5 %.  En effet, le risque de vol est sensiblement plus grand pour un micro-ordinateur portable que pour un serveur. En cas de problème, le bailleur est couvert par une franchise proportionnelle au type de matériel assuré. Elle est généralement fixe et se situe entre 2 500 et 5 000 F. Elle peut également être calculée sur le montant des dommages. Dans ce cas, elle peut s'élever jusqu'à 15 % de la valeur neuve (spécifiquement pour les portables).

Les secrets d'un bon contrat de location évolutive
Tout d'abord, au terme du contrat, il ne peut exister que deux issues : soit une relocation, c'est-à-dire une renégociation de la durée, soit la restitution du bien, le cas pour la grande majorité des dossiers. Mais en aucun cas, le contrat de location évolutive ne doit comporter d'offre de revente ou de cession. En effet, si tel était le cas, le contrat en question serait immédiatement (et définitivement) requalifié en crédit-bail par l'administration fiscale. Dès lors, le client perdrait tous les bénéfices de la location. Qu'elle ait la forme d'un pacte entre le bailleur et son client ou d'une clause écrite du contrat, la notion d'évolution est rarement détaillée car il est impossible de deviner à l'avance les technologies ou les capacités qui seront les standards dans un, deux, voire trois ans. En revanche, il est important de définir le délai de carence pendant lequel l'entreprise ne pourra pas renouveler son matériel. L'assurance n'est pas obligatoire mais vivement recommandée. La législation sur les locations s'applique normalement, il est donc conseillé de signaler au plus vite tout vice caché lors de sa mise en fonction des équipements.

Respecter les engagements vis-à-vis des clients
Il faut très rapidement intégré le financement des équipements matériels et logiciels à une offre commerciale. Qu'il s'agisse du passage de solutions 2D à des solutions 3D, ou de déploiement de nouvelles versions d'applications de CAO, le renouvellement du matériel des bureaux d'études s'impose à chaque fois. Il faut chercher un moyen de linéariser le coût global de l'investissement, tout en permettant une évolution constante des équipements et des applications. Parfaitement adaptée aux budgets de fonctionnement, la location évolutive apparaît comme la solution idéale car le revendeur a trouvé là une manière de respecter ses engagements vis-à-vis de ses clients : tout en pratiquant un loyer constant, cela permet de rester dans la configuration optimale (plates-formes et applicatifs) pour développer leur activité et être compétitifs dans un contexte de concurrence internationale. (Source : Interview 01net.com)

Le Design émotionnel : repenser le métier de designer Web ?

Le Design Emotionnel devient-il une nouvelle tendance forte pour la création des interfaces numériques ? Le design émotionnel est une nouvelle tendance dans la création d’objets ou d’interfaces qui cherche à proposer une expérience utilisateur enrichie afin de déclencher des émotions. Comment humaniser les sites web et les applications mobiles ? Comment donner l’impression d’instaurer un dialogue entre l’interface et les utilisateurs ? Quelles sont les limites ?

L’évolution rapide des technologies de l’information et de la communication crée de nouvelles attentes chez les utilisateurs, tant en termes de design que d’ergonomie. Sur un projet web, le concept de "Design émotionnel" est une tendance forte consistant à insuffler de l’émotion à travers une interface graphique dès sa conception. 

L’objectif principal est de retenir l’attention du visiteur en suscitant des émotions chez l’internaute et ainsi transformer sa visite en une expérience à part entière.

Pour répondre aux exigences des utilisateurs, une interface doit être fonctionnelle, optimisée et sécurisée. Mais la dimension technique du site ne fait pas tout. Afin de capter toute l’attention du futur visiteur sur le site, il est important d’anticiper cette expérience.
Si l’interface web doit correspondre à l’image de l’entreprise, elle doit aussi transmettre un ressenti en créant ainsi un lien propre, le design émotionnel renvoie donc à des sentiments humains.

Les objets que nous utilisons génèrent ou non des émotions en fonction de la personnalité de chacun. Nous les choisissons, les apprécions, non seulement pour le rôle qu’ils jouent, mais aussi pour les sensations qu’ils nous procurent.

Utiliser le design émotionnel de manière appropriée. Le plus souvent, l’émotion passe au travers de petits détails visuels ou de fonctions simples qui font appel aux réflexes primaires du cerveau. Que ce soit au travers d’un ton particulier dans les textes (“je” par exemple) ou d’une illustration ou encore de fonctionnalités interactives et amusantes, il faut faire appel à la sensibilité des internautes en mobilisant les reflexes innés plutôt qu’acquis et ainsi susciter une réponse rapide, communément partagée et positive.

Le design émotionnel n’est pas évident à mettre en œuvre, une connaissance graphique du domaine de la publicité est nécessaire. La mise en place du design émotionnel peut se faire graduellement, en modifiant certains éléments qui feront sens ou en passant par une refonte totale permettant ainsi de créer une vraie dynamique efficace.

En cas de création ou de refonte globale d’un site internet, il devient nécessaire de penser celui-ci en y intégrant un travail de Design Emotionnel bien en amont afin de conférer au site davantage d’impact dès sa conception. Le design émotionnel change avec le temps, il s’affine et évolue à mesure que les techniques et les habitudes évoluent.

Pour exemple l’utilisation des grids (structures basées sur des proportions optimales) dans le design web, illustre bien l’évolution des techniques de création face aux nouveaux usages (responsive design).

En responsive design, les designers utilisent des grids pour déterminer la taille et la distance des éléments entre eux et les différentes proportions dans le design des pages. Ces règles s’appliquent de la même manière à la mise en page dans l’imprimerie, la photographie ou encore le design.
L’une des contraintes fortes qui limite les grids sur le web est justement l’absence de limites bien définies sur ces deux dimensions.

Sur un site internet, chaque page peut avoir une hauteur ou une largeur différente, voire même aucune limite du tout. Il convient donc de veiller à ce que la grille de mise en page s’exprime en « écrans » pour rester cohérent sur l’ensemble du site et non dans une seule partie de celui-ci.

La divine proportion. Le design n’est pas subjectif, il existe des règles qui régissent l’harmonie des objets, des interfaces, etc. La conception des interfaces d’Apple ou de Twitter se basent, par exemple, sur des figures mathématiques dont les proportions sont générées à partir du nombre d’or et qui participent à ce sentiment d’harmonie.

Des calculs savants permettent d’en tirer un rectangle d’or, ou une spirale d’or, comme dans l’image ci-contre. Ce nombre d’or, encore appelé « Phi » (φ = (1 + √5)/2 = 1,61803398875...), fascine depuis plus de deux mille ans. Encore aujourd’hui, il suffit de taper "golden mean" sur Google pour être frappé par la diversité des sites qui se l'approprient. Il est prouvé que le cerveau humain reconnaît inconsciemment ce ratio que l’on retrouve partout, dans la nature mais aussi dans beaucoup d’œuvres d’art, en architecture, dans la philosophie, la spiritualité, l'économie, les mathématiques et… le design.

Ainsi, nos métiers du design doivent s’adresser directement aux utilisateurs pour susciter de l'émotion. En flattant les sens il est donc possible d’accroître l'efficacité d'un site, d'augmenter les retours positifs et ainsi de maximiser sa visibilité sur la toile.

L'exemple de l'Agence Interactive Jouve prouve l'expertise nécessaire dans la conception ergonomique et la création artistique des interfaces utilisateur, portails d’information et sites e-commerce. Cette agence est précurseur dans les nouveaux modes de diffusion et améliore l'expérience utilisateur quel que soit le support choisi. Mobilité, responsive design, accessibilité : l’agence interactive intégrée prend en compte les nouveaux usages du web pour concevoir sites et applications métier, sur tous les modes de diffusion : téléphone mobile, tablette, desktop classique...

A propos de Jouve

Le Groupe Jouve conçoit, enrichit, valorise et diffuse les contenus sur tous les médias. A la pointe des technologies et expert des nouveaux usages, Jouve renforce l’agilité et la compétitivité de ses clients dans l’ère du numérique. Son offre de services est unique : conseil, conception et valorisation de contenus enrichis et multimédia, leader de la production de livres numériques, dématérialisation des flux documentaires, IT Solutions, externalisation sécurisée des processus métiers, diffusion multicanale et optimisation des chaînes d’approvisionnement des imprimés. www.jouve.com

La sauvegarde de l’énergie humaine, le défi du 21ème siècle ?

Aider ses salariés à faire bon usage de leur énergie en facilitant l’accès à la bonne information au bon moment : un levier de performance économique. Favoriser le partage des réflexions entre les salariés, avec des tiers et ainsi créer une synergie : un levier d’innovation.

Qui ne s’est jamais senti découragé et épuisé à la seule idée d’ouvrir sa boîte courriel ?
Qui n’a jamais été pris de court, dans l’impossibilité de réagir correctement face à un partenaire, un confrère, un concurrent, par absence d’une information critique ?
Qui - au contraire - ne s’est jamais perdu dans la quantité d’information, non triée, non vérifiée, à disposition dans son organisation ?

Voici quelques-unes des questions qui résument l’un des plus grands défis actuels pour les entreprises et leurs salariés. Dans un monde plus ouvert que jamais, où l’information circule instantanément et où il est vital de prendre en compte la globalité de son écosystème, nous sommes en fait trop facilement débordés.
Les conséquences sont faciles à identifier. D’après le « Fifth European Working Conditions Survey » de la Fondation Européenne de Dublin (Commission Européenne), la France est dans le top 3 des pays « stressés » de l’UE. Le gâchis que cela représente au quotidien est difficile à chiffrer, mais indéniable.

A l’heure où maîtriser, économiser même, les ressources, l’énergie… donnent lieu à des paroles et à des actes, qu’en est-il de la sauvegarde de l’énergie humaine ? Moins de fatigue, moins de stress, moins de tensions interpersonnelles, favorisent une meilleure productivité, une utilisation optimale de l’intelligence collective et une plus grande créativité. Un avantage majeur à la fois pour l’entreprise et le salarié.

Les recettes traditionnelles ne suffisent plus

Il existe déjà des recettes concrètes pour permettre à l’entreprise d’économiser l’énergie de ses salariés, pour qu’ils conjuguent efficience et sérénité. Bien sûr, il y a l’environnement de travail (une bonne luminosité, de l’espace, un volume sonore confortable…) ou les services mis à disposition du personnel, en interne ou dans les environs immédiats, pour lui faciliter la vie.

Mais dans cet univers numérique, mobile et instantané dans lequel nous vivons, cela ne suffit plus. Ce qui aide le plus un collaborateur, lui permet de vraiment se concentrer sur l’essentiel, c’est l’accès immédiat à la « juste » information. C’est-à-dire celle dont il a besoin pour décider, pour agir, pour être devant ses concurrents ; celle qui enrichit les réflexions et élargit le périmètre de connaissance. Celle, enfin, qui facilite l’innovation, clé de voûte des entreprises qui se développent et se réinventent sans cesse. C’est une information précise, vérifiée, non redondante, accessible, en mode « zéro clic ».

Les technologies qui répondent à ces aspects existent déjà et ont toutes en commun le collaboratif et le social. Mieux : en plus de faciliter l’accès à l’information, elles sont également évolutives ; elles apprennent des choix et des préférences de l’individu, pour lui fournir une information filtrée, prête à consommer, sans qu’il ait chaque jour à expliciter de nouveaux ses besoins réels. Cette capacité d’évolution est centrale dans un contexte où une entreprise est tout sauf une structure figée. Elle évolue de jours en jours et les attentes de ses collaborateurs changent progressivement elles aussi. Les outils doivent donc en tenir compte.

Collaboratif et RSX pour mieux utiliser son énergie

Parmi ces derniers, les réseaux collaboratifs d’entreprises sont ceux qui offrent les plus grands bénéfices. Ils sont au cœur des enjeux business et de relations interpersonnelles. Leur objectif est en effet de faire naitre des synergies métier et d’augmenter la puissance des communautés professionnelles qui les utilisent.
En alliant ces réseaux avec un accès intuitif à l’information pertinente, les idées se partagent mieux, les capacités d’innovation et de découvertes stratégiques se multiplient car la justesse des informations, leur non-redondance sont vérifiées – sans perte de temps. Les salariés disposent ainsi d’un plus grand confort pour partager leurs réflexions et les enrichir avec ceux, parmi leurs pairs, qui seront les plus concernés et capables d’apporter de la valeur. De facto, l’énergie de ces collaborateurs est préservée, voire augmentée.

La bonne nouvelle, c’est que les entreprises prennent conscience des enjeux d’efficience, de développement, de climat social et d’innovation, que cet impératif de sauvegarde de l’énergie humaine recouvre. L’édition 2013 de l’Index International des valeurs, réalisé par l’agence Wellcom, souligne ainsi la très forte progression de la valeur « Innovation » dans les entreprises, pour se différencier de la concurrence et l’apparition, pour la première fois, de la valeur « Communauté » dans le classement. Cette dernière concerne d’ailleurs autant une dynamique interne (salariés) qu’externe (clients).

En effet, si les professionnels comprennent que l’optimisation de l’énergie humaine par une utilisation plus fine des outils collaboratifs est une force, l’idée qu’il s’agit également d’un atout à l’extérieur de l’entreprise fait son chemin. La stratégie de la pertinence et du « zéro clic », appliquée sur les réseaux sociaux externes (RSX)* offre une forte optimisation de leurs processus de vente : un utilisateur, client, revient sur une plateforme lorsqu’il sait que l’information qui lui est présentée est de qualité. Un des critères fondamentaux de cette qualité est la pertinence vis-à-vis de ses centres d’intérêt. Thématique par thématique, il est donc possible de capitaliser d’un point de vue business sur les mêmes approches qui ont rendu ses salariés plus efficients et zen dans son organisation. En approfondissant l’analyse, il apparait même que les clients deviennent sources d’innovation, facilitant l’adaptation permanente de l’entreprise.

À une époque où toute organisation cherche à rationaliser ses investissements, les dispositifs qui favorisent l’économie de l’énergie humaine sont plus qu’une ligne dans la politique RSE des entreprises ou qu’une simple opportunité commerciale. Veiller, agir pour maîtriser la dépense d’énergie humaine de son écosystème est une véritable nécessité. Agir pour favoriser le partage au sein de l’entreprise et avec ses clients est un formidable levier de synergie.

* Les RSX sont des réseaux sociaux sur-mesure, conçus par les entreprises pour fédérer une communauté autour de leur activité, sur une plateforme externe thématique qu’elles maitrisent et sur laquelle elles peuvent s’appuyer systématiquement pour se développer.

Florian Leblanc, Executive Vice-President, NYC, Entropic Synergies & Viviane Strickfaden, CEO VS Management

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