UP' Magazine L'innovation pour défi

Laval Virtual du 8 au 12 avril 2015

Laval devient, le temps du salon, la capitale mondiale des nouvelles technologies et usages du virtuel du 8 au 12 Avril 2015.

Avec 40 pays représentés et près de 15 000 visiteurs, le salon jouit d’une véritable renommée mondiale. Fort d’une croissance plus importante chaque année, Laval Virtual ne cesse de s’agrandir confortant son statut du plus grand salon dédié aux technologies et usages du virtuel.

Du 8 au 12 avril 2015, le salon accueillera donc plus de 130 exposants sur 4500 m2 . Professionnels, scientifiques et étudiants du monde entier pourront, au cours des trois premiers jours, échanger sur les usages, exposer et découvrir les dernières innovations dans le domaine de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée, des images 3D temps réel et des techniques interactives, mais aussi développer leur réseau et leur business. Le week-end sera, quant à lui dédié, au grand public ; l’occasion unique pour lui de découvrir les innovations de son futur.

LES NOUVEAUTES ET LES TEMPS FORTS SUR L’EDITION 2015

I. Tables-rondes et workshops

Les conférences professionnelles sont remplacées par des tables-rondes (gratuites) et des workshops (payants). Les tables-rondes, au nombre de 5 réparties sur les 3 journées professionnelles, aborderont les thèmes suivants : Transport & Logistique, Formation & Education, Mode & Retail, mais aussi Culture & Musées et Marketing & Communication.

Les workshops seront l’occasion de générer du business et de l’innovation en apportant des solutions concrètes aux industriels et aux entreprises de service. Les workshops reprendront les thèmes des tables rondes mais ouvriront aussi les travaux sur d’autres sujets tels que : Santé & Handicap, Agro & Nutrition et Défense.

II. Le colloque scientifique international, VRIC’15 - du 8 au 10 avril

Ces conférences Internationales sur la Réalité Virtuelle rassemblent des professionnels, des scientifiques, des experts ainsi que des spécialistes du monde entier. A titre d’exemples, Skip Rizzo, Director for Medical Virtual Reality à l’Institute for Creative Technologies de Californie, et Mark Mine de Walt Disney Imagineering aborderont des sujets comme la RV au service de la lutte contre le stress et la douleur ou la RA et la RV dans l’art et le divertissement.

III. L’année de la Californie : une première pour 2015

C’est la première fois qu’une démarche particulière a été mise en place pour attirer des entreprises et organisations californiennes sur le salon. Celles-ci viendront partager leur vision quant aux évolutions technologiques et adoptions de nouveaux usages, mais aussi exposer leur savoir-faire en la matière.

IV. Les trophées

Les Laval Virtual Awards, décernés par un jury international de spécialistes, labélisent la haute technicité des réalisations primées en mettant en lumière les tendances du marché. Une partie de ces trophées seront remis sur le salon le mercredi 8 avril de 14h à 15h, dans 10 catégories différentes (design Industriel et simulation ; Jeux 3D et divertissement ; Culture, Art et Patrimoine … ). La deuxième partie des trophées se déroulera au Théâtre de Laval le jeudi 9 avril et récompensera les différentes compétitions : Virtual Fantasy Temps limité (développer en 30h non-stop une application en 3D temps réel interactive), Virtual Fantasy Démos (exposer des démonstrateurs réalisés au cours de l’année), Prix IVRC (Japon), Prix Emerging Technologies (SIGGRAPH), Prix Startup, Grand Prix du Jury.

PETITS ET GRANDS NE SERONT PAS EN RESTE

Le salon Laval Virtual leur ouvre ses portes le temps du week-end pour les emmener dans cet univers futuriste où l’Imagination, l’Interaction et l’Immersion seront au rendez-vous. Du 11 au 12 avril, ils pourront, comme les professionnels avant eux, découvrir et tester les applications liées à la réalité virtuelle et augmentée mises à leur disposition telles que :

- Birdly : Ce projet venu de Suisse est un nouveau type de simulateur de vol. Grace à un masque de réalité virtuelle et une table sur laquelle il faut s’allonger, l’utilisateur à l’impression de devenir un oiseau. Les mouvements de ses bras et jambes agissent directement sur la manière de « voler », et la table dispose d’un ventilateur diffusant de l’air en fonction de la vitesse.

- Childhood : Conçu par une équipe de chercheurs japonais, ce projet à pour but de révéler le point de vue d’un enfant à un adulte grâce à un système de caméra. Celles-ci, installées sur la ceinture, projettent les images dans un masque de réalité virtuelle, permettant à l’utilisateur de voir le monde qui l’entoure comme un enfant le voit.

Lieu : Salle Polyvalente, Place de Hercé – 53 001 Laval

Informations pratiques :

- Du mercredi 8 au vendredi 10 avril (journées réservées aux professionnels) : Entrée gratuite sur pré-inscription sur le site internet, 50€ sur place Horaires Mercredi : 10h - 18h Jeudi : 9h - 18h Vendredi : 9h -16h - Samedi 11 et dimanche 12 avril (événement ouvert au grand public) : Tarif Adulte : 7 euros TTC Tarif Réduit : 5 euros TTC Gratuit pour les enfants de moins de 5 ans Horaires Samedi : 10h - 18h Dimanche : 9h -18h

Attention : Les inscriptions "Visiteurs Professionnels" en ligne ferment le 03/04/15

- Samedi 11 et dimanche 12 avril (événement ouvert au grand public) : Tarif Adulte : 7 euros TTC Tarif Réduit : 5 euros TTC Gratuit pour les enfants de moins de 5 ans
Horaires Samedi : 10h - 18h Dimanche : 9h -18h

http://www.laval-virtual.org

Forum d’investissement spécial entreprises sur Laval Virtual 2015

Comme chaque année RA’pro est partenaire du salon Laval Virtual. L’année dernière ils ont mis en avant des usages de la réalité augmentée liés à l’industrie. Cette année ils concentront sur la promotion des entreprises du secteur de la réalité augmentée. Ils sont donc partenaire des pôles de compétitivité, Images et Réseaux, Cap Digital, Imaginove et Systematic pour organiser un forum d’investissement dédié exclusivement aux domaines de la réalité Augmentée et Virtuelle.

Le principe est simple : 15 jeunes entreprises seront sélectionnées par un comité composé d’experts internationaux du secteur. Elles présenteront leur offre d’investissement à un panel de 10 à 12 investisseurs nationaux et internationaux ayant un portfolio dans les domaines des TIC et contenus numériques (Business Angels, Family offices, Fonds de capital risque). Les investissements attendus se situent entre 200k€ et 1M€.

Parmi les 15 entreprises sélectionnées, 10 entreprises pourront présenter leur offre d’investissement aux investisseurs selon un format standard de 7 minutes tandis que les 5 autres seront invitées à exposer un Poster au forum (le Poster fonctionne tel un Teaser susceptible de susciter l’intérêt des investisseurs).

La compétition est ouverte à toutes les entreprises dans le domaine des Nouvelles Technologies et Usages de la réalité Virtuelle et Augmentée.

La date limite de soumission des candidatures est fixée au dimanche 15 février 2015.

Pour toute information 

La préférence ira pour les pépites de la réalité augmentée et ils sont prêts à mettre en place un accompagnement spécifique pour aider les candidats qui le souhaitent à préparer leur dossier .

Une communication spéciale avec les lauréats pourra être organisée.

Critères d’éligibilité 

- Start-up ou PME européenne avec un business modèle innovant et à potentiel de croissance dans les domaines des nouvelles technologies et usages de la réalité virtuelle et augmentée
- Prototype disponible
- En recherche de fonds compris entre 200K-1m€

Les bénéfices pour les entreprises sélectionnées

- Accès au Forum d’investissement se tenant à Laval Virtual le 8 avril 2015, ainsi qu’aux rendez-vous individuels avec les investisseurs nationaux et internationaux invités au forum d’investissement
- Accès aux divers événements se tenant durant Laval Virtual
- Accès à une séance de préparation en amont du Pitch

Le forum est organisé en collaboration avec le projet européen EIG.

(Source : Grégory Maubon - Association de promotion de la réalité augmentée - 27 Janvier 2015)
Grégory MAUBON est consultant expert en réalité augmentée et usages numériques. Il est à l’origine en 2008 du site www.augmented-reality.fr et a co-fondé en 2010, RA’pro l’association de promotion de la réalité augmentée. Il propose aujourd’hui des prestations pour aider les entreprises et les institutions à définir avec précision leurs besoins en réalité augmentée et les accompagner dans la mise en place. Grégory MAUBON est également animateur et conférencier.

 

Smartsy, ce n’est pas une mais trois révolutions

Smartsy, la startup franco-américaine de reconnaissance des objets et d’engagement marketing a annoncé en ce début d’année l’indexation massive des magazines mode et déco français ainsi qu’un certain nombre de partenariats commerciaux importants. UP’ magazine a voulu en savoir plus en rencontrant Arnaud Saint-Paul, co-fondateur avec Gérard Ayache de cette pépite que certains observateurs qualifient de « shazam des objets ».

Photo : Arnaud Saint-Paul Janvier 2015 ©UP' Magazine

Arnaud Saint-Paul, vous avez cofondé Smartsy il y a maintenant presque trois ans. Cette société est née en France où elle est particulièrement active, mais votre centre opérationnel est situé en Silicon Valley en Californie et vous répondez à nos questions depuis vos bureaux de Los Angeles. Quelle est la raison de cette implantation des deux côtés du monde ?

ASP – Smartsy a effectivement vu le jour en France fin 2012. La société était très orientée sur les technologies de reconnaissance visuelle et avait un programme de R&D ambitieux. Mais nous avons très rapidement pris conscience que cette startup ne pouvait rester cantonnée à une jolie réalisation technique. Nous avons compris tout de suite que smartsy c’était plus que ça et que notre projet pouvait révolutionner le monde si nous l’inscrivions dans une dimension beaucoup plus large : celle de la construction progressive du réseau social des objets. Cette vision nous a conduit à considérer smartsy comme un acteur global qui devait s’appuyer sur les ressources les plus avancées, là où elles étaient dans le monde. En France nous avons la chance de disposer des meilleurs chercheurs en matière de reconnaissance des objets. Nous avons donc initié des partenariats scientifiques avec des organismes comme le CEA ou l’Institut Telecom pour améliorer l’état de l’art en matière d’algorithmie. Mais ce n’était pas suffisant ; en effet, pour que la plateforme smartsy éclose, il fallait réunir des intelligences dans des domaines aussi variés que la gestion des bases de données massives, du cloud computing, du big data, du marketing social, du développement d’user interface mobiles au top niveau, etc. Nous nous sommes donc immédiatement implantés à Sunnyvale dans la Silicon Valley, au plus près des grandes universités américaines et des grands opérateurs high-tech. Nous avons trouvé là un vivier de talents et surtout un état d’esprit qui nous ont porté beaucoup plus loin que ce que nous espérions.

Smartsy c’est une aventure technologique mais c’est aussi une plateforme qui a pour ambition de changer le monde dites-vous. C’est ambitieux voire prétentieux ; qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que smartsy est le vecteur d’une révolution ?

ASP – Une révolution ? Plutôt trois ! Tant qu’à être ambitieux, soyons-le à fond ! Je m’explique. En établissant une passerelle entre le monde physique et le monde digital, et plus précisément, en rendant les pages des supports de presse interactives, simplement en les visualisant avec un smartphone, nous facilitons des mutations profondes dans plusieurs registres. Une mutation d’abord dans les comportements de lecture, une mutation dans la relation des marques avec leurs publics et enfin une mutation dans le modèle économique de la presse.

Vous parlez de mutations dans les modes de lecture de la presse. Vous entendez par-là la possibilité pour un lecteur de magazine de pouvoir acheter directement les produits qui y sont présentés ?

ASP – Smartsy, ce n’est pas que cela. Si nous avions inventé cette application pour simplement pouvoir faire plus de shopping, ce serait largement insuffisant et terriblement réducteur. Contrairement à quelques-uns des acteurs qui se sont placés dans le sillage de Smartsy, nous ne sommes pas un site de m-commerce de plus.
Smartsy est une plateforme ouverte qui offre aux lecteurs de la presse magazine la possibilité d’acquérir des réflexes nouveaux. Par exemple, chercher et obtenir instantanément une information complémentaire sur le produit présenté, repérer ce que les autres utilisateurs disent du produit. Les lecteurs eux-mêmes sont invités à l’engagement : en collectant les objets qu’ils ont repérés dans leurs propre collector personnalisé. Savez-vous que selon un sondage que nous avons fait aux USA, plus de 35% des lectrices de magazines de mode collectionnent les produits de leur rêve ? Ils pourront ainsi y revenir à tout moment, ils pourront le partager avec leurs amis sur les réseaux sociaux, ils pourront comme ils le faisaient par exemple sur Pinterest ou Instagram créer un réseau social mais ici, non plus seulement des images mais des objets. Dans les prochaines versions de Smartsy, nous prévoyons de permettre aux utilisateurs enregistrés de partager leur expérience du produit en vidéo et de créer ainsi des communautés d’expériences autour des objets.

De plus, il faut noter que Smartsy ne recense pas uniquement et de manière restrictive les seuls produits dont les magazines parlent. Nous indexons toutes les pages du magazine, y compris les pages rédactionnelles. A terme, les journalistes y verront là la possibilité d’augmenter leurs contenus et d’apporter des éléments multimédia et interactifs qui manquent si cruellement au papier.

Certes mais Smartsy est aussi un nouveau canal de vente, qui propose des milliers de produits à l’achat immédiat.

ASP – Oui bien sûr, cette dimension est très importante. Nous avons contractualisé des partenariats commerciaux avec les plus grandes marques et distributeurs français pour permettre à nos utilisateurs d’acheter s’ils le souhaitent le produit qu’ils ont repéré dans un magazine dans les meilleurs conditions de simplicité et de sécurité. Dans les prochaines versions de l’app, nous proposerons le cas échant plusieurs marchands pour le même produit afin de permettre une comparaison immédiate des offres. Notre objectif est avant tout de faciliter la vie des utilisateurs.

L’autre révolution que vous annoncez concerne les marques. Qu’en est-il ?

ASP – Imaginez, si vous êtes une marque, que vous puissiez parler à votre client au moment idéal, celui où il est face au produit ; au produit représenté dans une page de la presse mais aussi ailleurs, dans une publicité, une affiche, ou même le produit lui-même. Ce moment idéal, que les gens de marketing appellent aussi le point de contact immédiat ou highest peak of desire, est un Graal. Smartsy permet enfin de l’atteindre.
Nous offrons aux marques la possibilité de communiquer intelligemment, de façon personnalisée et interactive avec leurs publics dès que leur produit est flashé. Nous avons créé la notion de BrandApp qui est un espace de communication affiché, comme une app complémentaire, dans l’app smartsy. Cela permet aux marques de situer leur produit de façon contextuelle, de donner des informations utiles comme les modes d’utilisation, l’univers de la marque, la signature du designer, etc. Les possibilités d’engagement sont infinies. Elles sont de plus personnalisables et géolocalisables. Cet espace de communication innovant est extrêmement plus puissant qu’une simple bannière qui était l’usage jusqu’à aujourd’hui. Il ne s’agit plus de bannière publicitaire mais de véritable espace d’engagement et de communication lié intimement au produit que l’on a visualisé sur son smartphone et qui s’inscrit dans l’engagement social de l’utilisateur.

Les publicités des marques publiées sous forme d’annonces dans les magazines sont également « smartsifiées » ?

ASP – Oui et c’est là une profonde mutation dans le monde de la publicité. En effet, en permettant l’interaction directe avec l’annonce publicitaire que l’on regarde de façon naturelle et instantanée, en proposant au consommateur des éléments d’information d’une richesse illimitée, on ouvre un champ immense de possibilités qui intéresse non seulement les annonceurs mais aussi les publicitaires qui se voient ainsi offrir un nouveau terrain de jeu propre à exciter leur créativité.

Si je comprends bien vous proposez donc aux marques de rendre interactif l’ensemble de leurs produits représentés dans les magazines ou dans des campagnes publicitaires ?

ASP – Exactement. Nous introduisons ici un nouveau concept qui est celui de #Object. Chaque produit d’une marque, quel que soit son mode de représentation, agrège dans un simple snap un ensemble de contenus et d’univers. Des contenus propulsés par la marque, par les utilisateurs, par les observateurs, la presse etc.

Le hashtag communément compris, par exemple celui de twitter, signifie qu’un mot assemble une nuée de contenus qui s’y rapportent. Eh bien avec smartsy, on ne parle plus seulement de mot mais du produit lui-même. Le produit transporte ainsi avec lui tout son univers quel que soit son mode de représentation. Par exemple, quand vous flashez un produit et le partagez ensuite sur Facebook, l’image que vous partagée n’est pas une simple photo ; c’est un véritable déclencheur de sens puisque tous les contenus qui y sont attachés sont transportés dans le partage et disponibles pour d’autres utilisateurs. Pour faire court, Pinterest ou Instagram permettent de partager des photos ; smartsy permet de partager des déclencheurs de sens.

Votre technologie reconnaît aussi les produits physiques ?

ASP – Personne ne peut prétendre reconnaître, avec les technologies de reconnaissance visuelle actuelles, tous les produits du monde. Le dire ainsi serait une source de déception pour nos utilisateurs. En revanche, il y a certaines catégories de produits que nos algorithmes peuvent reconnaître directement dans le monde réel. De nombreuses catégories d’objets sont déjà concernées, nous avançons vite et commençons à atteindre une efficacité correcte pour un nombre de plus en plus importants de produits réels. Notre roadmap scientifique est particulièrement dense sur ces thèmes, aussi bien sur la partie algorithmique que sur celle de la gestion des bases de données massives d’images et le chemin qui nous reste à parcourir est très prometteur.

Vous avez évoqué aussi une révolution dans le modèle économique de la presse magazine. Les magazines que vous avez indexés ont-ils payé pour obtenir ce service ?

ASP – Les magazines n’ont rien à payer pour être indexés dans les bases de données de Smartsy. C’est nous qui les choisissons et décidons de les référencer. L’action de Smartsy est donc totalement indolore pour eux.
Mais nous souhaitons aller plus loin. Nous estimons normal de faire bénéficier les magazines du business créé. En effet les magazines sont des prescripteurs de produits qui n’en tirent actuellement aucun bénéfice direct ; ils sont pourtant situés au cœur de la stratégie cross canal des marques et possèdent un très haut pouvoir de créateur d’envies. Désormais, Smartsy leur offre la possibilité de récupérer une partie de la valeur ajoutée suscitée par leur prescription des produits. En clair, quand un produit sera acheté via le snap d’un magazine, ce dernier pourra en retirer une part de rémunération. Il s’agit là d’un modèle de revenue sharing mais aussi un partenariat d’échange de visibilité et de traction marketing que nous sommes en train de mettre en œuvre avec certains titres de la presse magazine.

Vous avez indexé plusieurs dizaines de magazines français mais quelles sont vos prochaines étapes ?

ASP - L’indexation massive des magazines, qui sont, je le rappelle 100 % flashables, est une première mondiale. Cela n’avait jamais été opéré à cette échelle et demande des ressources significatives pour le traitement des données mais aussi leur qualification. Notre objectif est d’augmenter encore le nombre de magazines pour offrir le choix le plus large possible à nos utilisateurs. L’opération se déroule actuellement en France et aux Etats-Unis mais nous prévoyons de reproduire ce modèle dans d’autres pays notamment européens.

Vous envisagez d’autres secteurs d’intervention que la presse ?

ASP - Dans le pipe de Smartsy, nous allons lancer cette année l’indexation de tous les visuels musicaux. Il s’agit là d’une opération qui se déroulera aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis et consistera à permettre l’identification de tous les visuels du secteur musical : pochettes d’albums mais aussi posters, flyers, photos de presse des chanteurs, etc… Au total c’est plus de 30 millions de titres qui seront indexés et le partenariat mondial que nous avons signé avec Getty images nous permettra d’entrer dans nos bases de données plusieurs dizaines de millions d’images d’artistes internationaux. Nous pensons introduire avec smartsy music un nouvel accès à la musique, innovant et original. Les grands labels et les artistes de renommée mondiale s’y intéressent activement et c’est une des raisons pour lesquelles nous avons établi un bureau ici à Los Angeles.

UP' a testé l'application sur une bonne douzaine de magazines : ça marche !
Nous vous souhaitons plein de succès pour cette merveilleuse aventure et merci de nous avoir accordé cet entretien.

Propos recueillis par Fabienne Marion

Site de smartsy : www.smartsy.co
Pour télécharger l’app smartsy (Apple) [http://www.smartsy.co/app]

PhoneStation : transformez votre smartphone en lunettes 3D

On peut désormais transformer son smartphone en lunettes de réalité augmentée. Développé par une société Taïwanaise peu connue, View Phone Technology, le PhoneStation affiche le contenu de votre smartphone en 3D.

Le PhoneStation s’apparente à un casque de réalité augmentée ordinaire, à la différence qu’il fonctionne comme des lunettes 3D passives. A cet effet, il utilise l’écran du smartphone en lieu et place des verres. Transférant ainsi son contenu devant les yeux pour une expérience plus immersive. De cette manière, le porteur peut visualiser des films ou des vidéos Youtube en 3D, en plus de jouer à des jeux vidéo avec le même rendu. Compatible avec la plupart des terminaux, le casque permet également de visionner des photos sur un mur grâce à une application personnalisée.

Tout modèle de smartphone peut s'insérer dans l'extrémité à condition d'avoir la taille appropriée, c'est un Samsung Galaxy Note 3 qui a été utilisé pour la démonstration.
Il s’agit en réalité d’un petit accessoire nomade pour smartphone. A l’état de prototype, cet accessoire a pour avantage d’être plus abordable comparé aux casques de réalité augmentée tels que l’Oculus Rift (Facebook) ou le projet Morpheus de Sony, puisque son prix ne devrait pas dépasser les 100 dollars.
Le PhoneStation n'est pas attendu sur le marché tout de suite mais, déjà, une centaine d'exemplaires serait en commande pour être offerts à des malvoyants d'ici 2015.

La réalité augmentée au service de la voiture électrique

Atos, acteur international des services du numérique, annonce le lancement de la première application de réalité augmentée pour l'automobile électrique, développée pour la Bluecar du groupe Bolloré.

Développée en partenariat avec la startup Diotasoft, la solution est conçue pour les forces commerciales de Blue Solutions, filiale du groupe Bolloré, comme outil d'aide à la commercialisation de Bluecar et à l'expansion des services d'auto-partage à travers le monde.

 

"Développée sur tablette, l'application de Réalité Augmentée d'Atos, permet à nos futurs clients de voir facilement et concrètement les avantages de la Bluecar, notamment sa batterie électrique avec son système de rechargement dynamique, et toute l'intelligence embarquée propre à l'auto-partage (réservation, services personnalisés innovants, etc) explique Serge Amabilé, directeur commercial de Blue Solutions. Notre partenariat avec Atos, initié en 2012 autour de la première flotte de véhicules d'entreprise 100% électriques, a fait école auprès de nombreuses organisations publiques ou privées, et il connaît un nouveau développement avec cette innovation qui va nous aider à conquérir de nouveaux clients à travers le monde."

Atos a présenté au public cette nouvelle solution à l'occasion du lancement de Blue Indy, le nouveau service d'auto-partage lancé à Indianapolis (USA) par le Groupe Bolloré. La solution est actuellement visible au Business Technology & Innovation Center (BTIC) d'Atos sur le campus de Bezons et bientôt dans le showroom du Groupe Bolloré.

Déjà en 2011, le Strate College et Dassault Systèmes présentaient le "projet Aeon", à travers un film de présentation : une vision de l'apport de la réalité augmentée dans l'automobile. Le projet était élaboré par un jeune designer venu du Luxembourg, Michaël Harboun (avec Fabien Chancel et Akky Reddy). L'idée : proposer des applications à bord des voitures, projetées sur le pare-brise, et que le conducteur affiche à sa guise, le temps d'un feu rouge ou d'un bouchon par exemple. 

Ou encore la marque BMW qui a également élaboré un concept de ce type, nommé "micropause apps" qui offre au conducteur des applications synchronisées par rapport à la durée des feux rouge urbains. Un moyen de tromper l'ennui à travers des petits jeux ou même une sorte de "chat roulette" réunissant tous les infortunés du feu rouge.

A propos de Blue Solutions

Blue Solutions est une société du Groupe Bolloré qui développe des technologies qui répondent à deux enjeux majeurs pour l'environnement : le développement de transports propres et la gestion intelligente de l'énergie, notamment à travers une meilleure intégration des énergies renouvelables. Les batteries électriques et supercapacités produites et commercialisées par Blue Solutions trouvent leurs débouchés naturels dans les produits et les services proposés par d'autres entités du Groupe Bolloré comme Blue Applications.

A propos d'Atos

Atos SE (Société Européenne), acteur international des services informatiques avec un chiffre d'affaires annuel de 8,6 milliards d'euros et 76.300 collaborateurs dans 52 pays, fournit à ses clients du monde entier des services de conseil & d'intégration de systèmes, d'infogérance et des services transactionnels par l'intermédiaire de Worldline, le leader européen et un acteur mondial dans les services de paiement. Grâce à son expertise technologique et sa connaissance industrielle, Atos sert ses clients dans différents secteurs : Industrie, distribution & transports, Secteur public & santé, Services financiers, et Télécoms, médias & services aux collectivités.

Atos déploie les technologies qui accélèrent le développement de ses clients et les aident à réaliser leur vision de l'entreprise du futur. Atos est le partenaire informatique mondial des Jeux Olympiques et Paralympiques. Le Groupe est coté sur le marché NYSE Euronext Paris et exerce ses activités sous les noms d'Atos, Atos Consulting, Worldline et Atos Worldgrid.

A propos de Bolloré

Le groupe Bolloré, créé en 1822 en Bretagne, est un groupe industriel français qui figure aujourd’hui parmi les 500 plus grandes compagnies mondiales. Ses nombreuses implantations dans le monde emploient 53.600 collaborateurs pour un chiffre d’affaires annuel de 10,8 milliards d’Euros.

Grâce à sa stratégie de diversification basée sur l’innovation et à une forte volonté de développement à l’international, il occupe aujourd’hui des positions fortes dans chacune de ses activités : transport et logistique, communication et télécoms, stockage d’électricité et solutions.
Premier producteur mondial de composants électriques complets pour condensateurs, le groupe Bolloré possède une grande expertise dans le stockage de l’électricité qui lui a permis de développer les supercapacités et les batteries LMP (Lithium Metal Polymère) dont sont équipées les Bluecar.
Au moment où les questions de développement durable et de transition énergétique sont devenues des enjeux majeurs pour les Etats et les villes, le Groupe s’est lancé dans la création de voitures (la Bluecar notamment pour le service Autolib’), mais aussi de bus électriques, de tramways sans rail ni caténaire, de bateaux électriques, ainsi que des applications stationnaires et des batteries de stockage de l’électricité pour les particuliers et les collectivités.

Fashionistas, vous en rêviez, Zoomdle l'a fait !

Magazine féminin Biba Mai 2014 (sortie le 1er avril), en pages 48 et 49, une double page pas comme les autres : six produits tendance en mode shopping à acheter directement à partir de leur captation par Smartphone. Une innovation intéressante pour la presse papier, avec cette nouvelle application "Zoomdle" qui vient de sortir ce 1er avril.

Vous avez un Smartphone ? Téléchargez l'application gratuite Zoomdle sur l'App Store ou Google Play, flashez le produit qui vous plaît sur la page du magazine et vous le recevrez en 48 heures chez vous.

Dans un premier temps, à ce jour, deux magazines sont partenaires de ce lancement : Biba et Grazia (sortie le 4 avril). 
Les articles que nous pouvons flasher sont ceux proposés parmi la sélection de la rédaction de ces magazines et présentés dans une nouvelle rubrique «Flash&Shop ». Présentation en packshot aérée et précise. Et si vous souhaitez élargir la gamme, vous accédez d'un clic à toute une sélection de produits présentés dans l'app pour craquer encore un peu plus ! 

Plus de 1 milliard d'euros de ventes réalisées depuis un mobile en 2012 contre 400 millions en 2011*, soit plus de 150 % de croissance en un an. Et quand on sait que 62% des cyber-acheteurs utilisent leur smartphone ou tablette au cours du processus d’achat et que celui-ci se termine sur mobile, ordinateur, ou en magasin, cette appli innovante pourrait bien révolutionner le Mcommerce...
(*Chiffres Etude Fevad 2013).

Flash and Buy !

Cette nouvelle application permet donc en un flash d'acheter ses produits coup de coeur repérés dans les magazines partenaires et de les recevoir directement chez soi dans une belle boîte cadeau. Qu'il soit mode, beauté ou design, le produit reste dans son emballage d'origine ; Zoomdle apportant une valeur ajoutée par la qualité de son service, tout en respectant l'image de marque des produits. Un lien très intuitif et immédiat. 

34 % des possesseurs de Smartphones effectuent une recherche après avoir vu une information dans un magazine. Cette recherche soit n'aboutit à rien, soit est déceptive car trop compliquée. L'applicaIon Zoomdle est simple et ludique car elle prolonge le plaisir de lecture et corrige la frustration de ne pouvoir se procurer immédiatement l’objet convoité. Et Zoomdle s’occupe de tout : la prise de commande, le paiement en ligne sécurisé, la livraison, le service après-vente…

La reconnaissance visuelle au service du e-shopping 

L'application Zoomdle permet d’identifier, par reconnaissance visuelle, vêtements, chaussures et tous types d'accessoires de mode. Zoomdle fonctionne avec les moteurs de reconnaissance visuelle et d'engagement marketing de Smartsy, la société franco-américaine, pionnière et leader dans ce domaine. Le dispositif développé par cette société permet, grâce à des technologies avancées de reconnaissance visuelle, de donner vie à tout objet ou document. 

L’image prise est instantanément comparée avec celles figurant dans les serveurs de la plateforme et lorsqu’elle est reconnue, elle renvoie en une fraction de seconde sur le smartphone ou la tablette de l’utilisateur un contenu organisé et enrichi. La force de Smartsy ? Reconnaître avec un taux de précision de 98% les images et objets, quelle que soit la qualité de la prise de vue, comme la luminosité ambiante, le flou de bougé…

Le client au centre de toutes les attentions

Zoomdle a été pensée par Philippe Journo. Il est le fondateur et Président de La Compagnie de Phasbourg, un des principaux acteurs du marché de l’immobilier commercial en France. Créée en 1989, la société est essentiellement tournée vers l'immobilier de commerces : de grands projets « Signature » comme L’Atoll à Angers, et la restructuration des entrées de ville et des zones commerciales.

Une société qui souhaite se distinguer par une attention et une écoute particulières à leurs clients pour créer et innover, avec audace. Avec une ambition affichée :  donner une avance au commerce de demain.
Une initiative intéressante à suivre.

Photo ©Anne Thai, Illustratrice

www.zoomdle.com / facebook.com

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