UP' Magazine L'innovation pour défi

La transformation numérique en France : décryptage

Nouvelle expérience client, culture de la donnée, collaboration au sein de l'entreprise, digitalisation des services, industrialisation des projets digitaux : la transformation digitale est un défi majeur et global !

SQLI, partenaire des entreprises pour définir, mettre en œuvre et piloter la transformation digitale est sponsor Gold de l'étude du cabinet PAC (Pierre Audouin Conseil). L'étude à télécharger montre concrètement quels défis identifient les décideurs IT et marketing, quelles sont leurs priorités d'investissement et quels sont les acteurs les plus à même de les accompagner dans ce cheminement.

LA TRANSFORMATION DIGITALE N'EST PAS UN CONCEPT, C'EST UNE REALITE FRAPPANTE

Selon l'étude : « Deux tiers des entreprises françaises ressentent l'impact de l'ère numérique comme significatif voire même créant une véritable rupture sur leur secteur d'activité. C'est notamment le cas pour les entreprises de grande taille. »

Toutes les entreprises n'ont pas la même appréhension et les mêmes moyens pour l'adresser :
« Seulement un tiers (34%) des entreprises ont déjà mis en place une stratégie numérique aboutie. En termes de maturité numérique, l'étude révèle trois cas de figures principaux : la majorité des répondants met en place des projets numériques sur des sujets spécifiques sans stratégie de transformation numérique (36%) ; certains (20%) en sont encore au tout début de leur transformation. »

Les entreprises et organisations font face à un double challenge qui doit nécessairement être adressé de façon globale :
+ créer de nouveaux services clients, adresser les parcours cross-canal et mieux vendre,
+ connecter ses équipes, digitaliser les opérations et services existants, créer une véritable force de frappe numérique.

AGENCES DIGITALES, SPECIALISTES IT, CONSEIL : VERS QUI SE TOURNER ?

L'étude montre que les décideurs ont besoin d'acteurs variés : experts de services IT, éditeurs de logiciels, conseil en stratégie, agence marketing/digital.
Pour autant les décideurs sont clairs sur leur souhait de restreindre le nombre d'acteurs à leurs côtés! 78% des répondants souhaitent limiter le nombre de partenaires, seulement 22% souhaitent conserver une approche multiple ‘best-of-breed'.

SQLI est ainsi confirmé pleinement dans sa stratégie de par sa double compétence marketing et technologies :
+ l'agence WAX Interactive, experte en data marketing et commerce connecté,
+ l'entreprise de services numériques SQLI Enterprise œuvrant pour transformer les organisations et les systèmes.

L'étude complète est téléchargeable ici

Etude Cisco : l'énorme potentiel de l'Internet of Everything (IoE)

L’Internet of Everything (IoE) : un potentiel de 4 600 milliards de dollars pour le secteur public dans le monde d’ici à 2022.

Nouvelles sources de revenus, optimisation des budgets, économies, amélioration des services aux citoyens : autant de leviers de performance que l’Internet of Everything peut apporter au secteur public selon une étude de Cisco.

Comment garantir la qualité de l'offre des services publics tout en réduisant la dépense publique ?

Une étude réalisée par Cisco démontre que l'Internet of Everything constitue un formidable levier d'optimisation de la performance et de la dépense pour le secteur public.
L’Internet of Everything, c’est-à-dire la connexion des personnes, processus, données et objets, permet aux services publics de soutenir leur croissance et d’améliorer leurs prestations de services et leur productivité, de renforcer la sécurité publique et la protection de l’environnement. L’Internet of Everything peut ainsi générer un potentiel économique de 4 600 milliards de dollars d'ici moins de dix ans. Cette étude repose sur 40 expérimentations conduites dans différentes agglomérations du monde.

Les avantages de l’IoE pour les villes

Selon l'étude Cisco, la mise en place d’applications reposant sur l’IoE permettrait aux villes, à l'échelle mondiale, de dégager une valeur ajoutée de 1 900 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie.
- Immeubles intelligents : 100 milliards de dollars d'économies sont possibles grâce à une diminution des coûts opérationnels, notamment par une réduction de la consommation énergétique.
- Contrôle optimisé de la consommation de gaz : économie potentielle de 69 milliards de dollars avec la réduction des coûts de relevé des compteurs et une optimisation de l’exactitude des données.
- Stationnement intelligent : potentiel de valeur ajoutée de 41 milliards de dollars, en offrant une visibilité en temps réel sur les espaces de stationnement disponibles ou gênants dans la ville.
- Meilleure gestion de l'eau : 39 milliards de dollars de valeur ajoutée estimée. Un système de connexion au compteur d'eau des foyers transmettrait des informations sur l'utilisation et la situation de la consommation.
- Tarification routière plus adaptée : 18 milliards de dollars de recettes supplémentaires estimées et une nette amélioration des conditions de circulation via un dispositif de paiement automatique pour les véhicules entrant dans des zones urbaines très fréquentées.

Les avantages de l'IoE pour les administrations

- Productivité des employés (1,8 mille milliards de dollars). La fonction publique compte 350 millions d’employés dans le monde. La généralisation des solutions de télétravail par exemple pourrait créer environ 125 milliards de dollars de valeur ajoutée.
- Réduction des coûts (740 milliards de dollars). Un travail plus efficace et une meilleure gestion des dépenses d’investissement engendreraient une réduction majeure des coûts d’exploitation.
- Expérience des usagers (412 milliards de dollars). L’IoE serait bénéfique pour les concitoyens à travers l’amélioration des délais de recherche réduits, de l’environnement et des effets plus positifs sur la santé.
- Augmentation du chiffre d’affaires (125 milliards de dollars). En offrant une meilleure capacité d’adaptation de l’offre à la demande, une optimisation du contrôle et du respect des réglementations, les revenus des instances gouvernementales pourraient croître.
- Défense militaire connectée (1,5 mille milliards de dollars). Les forces de défense pourraient améliorer l'efficacité des opérations militaires en tirant profit d’un partage sécurisé des connexions et des informations entre les militaires, les bases, les véhicules et les forces présentes sur les zones d’opération.

Le haut débit a joué dernièrement un rôle primordial dans la croissance économique, l’intégration sociale et l’amélioration des services publics. Aujourd’hui, c’est l’IoE qui offre de vastes opportunités pour répondre aux enjeux et défis du secteur public.

Liens utiles :
• Infographie de l'Internet of Everything
• Les 10 points à retenir sur l'Internet of Everything
• Le Rapport Cisco sur l'Internet of Everything dans sa version intégrale

(Source : Etude CISCO - Février 2014)

 

À propos de Cisco
Cisco (NASDAQ: CSCO), leader mondial des technologies de l’information, aide les entreprises à saisir de nouvelles opportunités, en démontrant que des choses étonnantes se produisent lorsque l’on connecte ce qui ne l’est pas. www.thenetwork.cisco.com

Technologies mobiles : de l’amélioration de la performance à l’émergence de nouveaux usages

Le Cabinet Deloitte présente sa nouvelle étude sur l’usage des technologies mobiles dans l’administration publique. Dans un contexte de nécessaire réduction du déficit et des dépenses publiques, ces technologies permettront la réduction de l’écart de productivité avec le secteur privé, ainsi que l’amélioration de la relation citoyens - administrations. Elles confèrent aux acteurs publics une capacité sans précédent de comprendre, de communiquer et d’innover avec les citoyens. Si le gouvernement a été un adhérent tardif aux solutions mobiles, les initiatives se sont multipliées. Cette étude propose un panorama de quelques pratiques en France et à l’international et des opportunités à saisir.

Un écart important entre la productivité du secteur privé et celle du secteur public

Au cours des 25 dernières années, la productivité du secteur privé français a cru de 17% supplémentaires par rapport à celle du secteur public. Cet écart entre les secteurs public et privé se retrouve aux Etats-Unis comme en Europe dont la productivité du secteur privé a crû trois fois plus vite que dans le secteur public entre 1990 et 2000. Si le privé et le public ont bénéficié à des degrés divers de l’émergence des nouvelles technologies, le secteur privé ne s’est toutefois pas arrêté à la simple intégration des nouveaux outils, mais en a également tiré les conséquences organisationnelles.
Le secteur public a eu des difficultés, notamment structurelles, à absorber les nouvelles technologies et en tirer pleinement avantage. Or, l’administration française est confrontée à la nécessité d’améliorer la qualité du service rendu à ses citoyens et l’efficience de l’action publique au regard de contraintes budgétaires croissantes.
Une meilleure utilisation des technologies mobiles présente l’opportunité de faire de grandes avancées pour les citoyens tout en réduisant les dépenses. En outre, cette approche permet d’entamer une réflexion sur le redéploiement et la requalification des effectifs de la fonction publique plutôt que rester dans une logique comptable de suppression des postes.
« Le mobile ouvre la voie vers un service public plus participatif et proactif, capable d’une plus grande efficience que ne le laisse penser ses taux de productivité actuels. » commente Joël Elkaim, Associé Conseil responsable secteur public chez Deloitte.

Le fonctionnaire mobile, pour une meilleure qualité de travail

Les fonctionnaires reconnaissent dans leur grande majorité que les technologies mobiles contribuent fortement à améliorer la qualité de leur travail et leur productivité notamment en permettant de : diminuer le temps passé à rentrer des données, travailler quel que soit l’endroit où ils se trouvent, améliorer la précision et réduire les efforts induits par les tâches, progresser dans la collaboration et le partage des données entre employés et entre opérateurs, mieux appréhender le terrain pour les fonctionnaires intervenants en première ligne.

On peut citer en exemple le télétravail et le cloud computing qui transforment les modes d’organisation des administrations. Le télétravail offre un gain de temps, une flexibilité et des gains de productivité d’en moyenne 22% mais également un équilibre entre vie professionnelle et vie privée, de l’autonomie et des responsabilités dans l’organisation de travail. Quant au cloud computing, il rationnalise les moyens technologiques développés au travers des ministères et différents opérateurs, pour répondre mieux et plus rapidement aux demandes des citoyens.
Afin d’illustrer les bénéfices potentiels des technologies mobiles pour les fonctionnaires, nous avons observé trois différents acteurs qui pourraient en faire le meilleur usage : les travailleurs sociaux, les services d’urgence et les forces de l’ordre (exposé complet dans l’étude).

Les services 2.0 aux citoyens : réintroduire le dialogue entre administrations et administrés

Alors que la satisfaction des citoyens vis-à-vis de leur gouvernement a tendance à fluctuer, la satisfaction face à l’e-gouvernement croît de façon stable. En un an, le taux d’utilisation de services d’e-gouvernement a crû de 5% à 45% en Allemagne, et 71% des usagers interrogés sont satisfaits de ces services. En Australie par exemple, la proportion des citoyens utilisant un équipement mobile pour interagir avec les administrations a doublé en seulement deux ans, et 35% d’entre eux utilisent au moins une fois par mois une application mobile.
Les e-services des gouvernements, tout comme les applications créées grâce à la collaboration avec les citoyens, permettent à la fois des gains d’efficacité et de réengager les citoyens dans la vie de leur cité.
En témoigne la production croissante d’applications civiques permettant aux citoyens d’améliorer leur quotidien grâce aux informations qu’ils partagent avec leur municipalité et leur administration, mais aussi grâce aux informations rendues disponibles par celles-ci sur les services de santé ou les formulaires de changement de domicile.

La co-création et co-production avec le citoyen, une solution collaborative

II est désormais vital d’impliquer les citoyens dans les processus de conception des interfaces. Les gouvernements ont tout à gagner en permettant aux citoyens d’être des co-créateurs contribuant, avec leurs administrations, à l’information et aux services rendus.
De nombreuses agences gouvernementales ont compris cette tendance et en tirent profit. Ainsi, le centre américain de contrôle et de prévention des pandémies a sponsorisé une compétition d’applications mobiles dédiées à la grippe utilisant des données publiques existantes. L’application gagnante, « Flu-Ville » (Grippe-Ville), suit le modèle d’un jeu en ligne pour accroître l’engagement des utilisateurs. S’appuyant sur les relevés d’infection de chaque Etat fournis par les centres de prévention, l’application permet aux utilisateurs de concevoir leur propre ville et de gérer des épidémies de grippe.

En France, Etalab et ses partenaires ont initié en février 2012 le concours Dataconnexions qui récompense les meilleures applications, services ou visualisations de données, élaborées à partir de données publiques.
Ainsi, au-delà de la seule amélioration de la productivité, les plateformes mobiles offrent une nouvelle façon de fournir des services 24h/24 - 7j/7 d’une façon radicalement différente puisqu’ils permettent aux citoyens d’être proactifs et aux administrations d’être disponibles.

« Afin de permettre à la technologie mobile d’avoir un fort impact en matière de productivité, les gouvernements devront changer la façon de penser l’administration pour davantage impliquer les citoyens » conclut Joël Elkaim, Associé Conseil responsable secteur public chez Deloitte qui ajoute, « les organisations efficaces ne choisissent pas les solutions mobiles sans raison. Elles ont un objectif précis que les technologies mobiles peuvent aider à réaliser. »

L’étude complète est disponible ici.

Analyse des big data. Quels usages, quels défis ?

Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective vient de publier une note d'analyse : Analyse des «big data» – Quels usages ? Quels défis ?

Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective publie une note d’analyse qui détaille ce que sont les big data, quelles sont leurs principales applications et quelles sont les conditions nécessaires à leur mise en œuvre. Cette note est illustrée par des exemples de cas concrets, issus aussi bien d’entreprises que des administrations du monde entier.

Les données numériques voient leur nombre augmenter de façon exponentielle, ce qui fait que l’on parle désormais de big data ou de données de masse.
Ce phénomène créé de réelles opportunités, notamment économiques, en termes d’analyse et d’exploitation de données tant pour l’État que pour les entreprises.
Mais il est à noter que le développement de l’analyse de ces big data nécessite de bien comprendre les enjeux qui y sont liés.
C’est pourquoi le CGSP a souhaité rédiger une note d’analyse afin de définir ce qui se cache derrière le terme de données de masse, mais également les possibilités qu’offre leur analyse ainsi que les enjeux qui y sont rattachés, notamment en raison du fort potentiel que représente l’exploitation de ces big data.

Messages clés 

• L’augmentation du nombre de données numériques (90 % de l’ensemble des données aujourd’hui disponibles ont été créées ces deux dernières années) est le résultat de l’évolution des technologies et des infrastructures qui y sont liées. Pour définir des données dites big data, 5 critères sont retenus (volume, vitesse, variété, véracité, valeur) et différents outils ont été mis en place afin d’exploiter ces informations.
• Les analyses des big data introduisent différentes applications. Tout d’abord elles permettent de mieux écouter les usagers, de mieux comprendre leurs comportements et d’affiner les offres qui leur sont destinées. Cela ouvre des perspectives pour des entités privées mais également pour le secteur public. Ensuite, ces analyses offrent la possibilité d’améliorer les performances des sociétés en termes de gestion. Ainsi les analyses de données massives peuvent faciliter l’évaluation des services, assister la prise de décision, ou encore entrainer la réalisation d’économies de ressources. Enfin les analyses des big data permettent, avec un certain degré de certitude, d’anticiper des comportements ou des besoins, ce qui amène à prédire et prévenir des tendances futures.
• Cependant certaines conditions sont nécessaires à la mise en œuvre et à la réussite de l’analyse des big data. On retrouve en premier lieu la prise en compte des risques liés au respect de la vie privée (données à caractère privé ou administratif) et à la protection des libertés individuelles. En second lieu il faut promouvoir les big data aussi bien dans le secteur privé que public.
Auteurs : Marie-Pierre Hamel et David Marguerit, département Questions sociales

• Lire la Note d’analyse complète – Analyse des big data. Quels usages, quels défis ? [PDF]

A propos du CGSP

Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) s’est substitué au Centre d’analyse stratégique. Il est au cœur des démarches de réflexion et de concertation nécessaires à la conduite des politiques publiques et à la modernisation du pays. Rattaché au Premier ministre, qui arrête son programme de travail annuel, il apporte son concours à la détermination des grandes orientations pour l’avenir de la Nation et des objectifs à moyen et long terme de son développement économique, social, culturel et environnemental, ainsi qu’à la préparation des réformes. A ce titre, il impulse et favorise la définition de stratégies d’action à moyen et long terme et le développement des études prospectives, des pratiques d’évaluation des politiques publiques, des bonnes pratiques de concertation et des comparaisons internationales et territoriales. Il travaille en réseau avec les conseils spécialisés. 

Commissariat général à la stratégie et à la prospective - 18, rue de Martignac - 75700 Paris SP 07 - 
Tél. 01 42 75 60 00 - www.strategie.gouv.fr 

L'Afrique soigne sa fracture numérique

L’Afrique soigne sa fracture  numérique et se lance dans l’internet mobile car seuls 11% des Africains ont accès à internet.

Dans son nouveau Point de Vue dédié aux enjeux des télécoms en Afrique, le cabinet de conseil BearingPoint rappelle que, sur ce continent, le déploiement de la téléphonie mobile a été l’un des événements majeurs des dernières années. L’aventure ne fait pourtant que commencer : c’est désormais le développement de l’internet mobile qui est attendu.  Les enjeux ne concernent pas seulement le nombre de clients ou le taux de pénétration ; le succès des télécoms est une véritable opportunité de désenclavement, de renforcement des pays dans les échanges internationaux et plus globalement, de développement économique et sociétal.  

Il faut se souvenir qu'un seul câble sous-marin, le South Atlantic 3 (SAT-3), reliait le sud de l'Europe à l'ouest du continent africain. Sept ans plus tard, de nombreux projets ont été lancés, avec la promesse d'une augmentation significative des débits pour les usagers. Depuis 2009, le câble de fibre optique Eastern Africa Submarine Cable System (EASSy), long de 10 000 kilomètres, alimente la côte est africaine. Et deux gros projets, le Globacom-1 et le MainOne, desservent désormais l'ouest du continent, jusqu’à Lagos, au Nigeria. D'autres, comme le West African Cable System (WACS) ou l'Africa Coast to Europe (ACE), sont désormais également opérationnels depuis 2012 (Source : lemonde.fr).

La concurrence dans le mobile, enfin une réalité

Le bilan est flatteur pour l’Afrique avec 160 opérateurs, soit trois opérateurs par pays. Rappelons certains chiffres : en 1992, 75% des pays africains n’avaient aucun réseau mobile et les 25% restant étaient en situation de monopole. Cinq ans plus tard, 95% des pays avaient un réseau mobile mais 75% étaient encore en monopole. En 2002, il restait 20% de monopoles, 40% de duopoles et autant de pays avec plus de deux acteurs. Aujourd’hui, le monopole concerne moins de 10% des pays et le duopole 25%, les deux autres tiers ayant trois ou plus opérateurs.

Le taux de pénétration des télécoms en Afrique est au niveau de l’accès à l’eau courante

Le déploiement des réseaux 3G, 3,5G, 4G constitue l’enjeu technologique majeur de la décennie en Afrique. Le taux de pénétration des télécoms en Afrique est au niveau de l’accès à l’eau courante (64%) et il est largement supérieur à l’accès à l’électricité (40%) ou à un compte en banque (21%). Cependant, seuls 11% des Africains ont accès à l’internet. Le broadband mobile représente une chance pour les Africains, les opérateurs et les Etats.

Les différents degrés de maturité des pays africains permettent de distinguer trois groupes

- Le premier groupe correspond aux pays dans lesquels les télécoms sont les plus développés en Afrique. Les taux de pénétration du mobile y sont proches des 100% et le marché mobile est souvent considéré comme ayant atteint un niveau proche de la saturation.
- Il existe une deuxième catégorie de pays, dans lesquels la téléphonie mobile a atteint un niveau moins mature (taux de pénétration de plus de 50%) et où de nouveaux usagers télécoms sont en cours de développement. L’Algérie, par exemple, se prépare à des perspectives de croissance importantes notamment sur l’internet mobile avec le lancement de la 3G.
- Enfin, viennent les pays dans lesquels les télécoms sont en cours de développement et où la pénétration du mobile reste à des niveaux inférieurs à 50%, par exemple l’Ethiopie dotée d’une population de plus de 80 millions d’habitants, avait un taux de pénétration mobile de 20% en juin 2012.

Jean-Michel Huet, directeur associé chez BearingPoint, précise : « Nous avons souhaité mettre en avant les défis, les impacts et les possibilités offertes par les télécoms dans les pays émergents. L’internet mobile n’y est qu’à ses balbutiements et constitue une formidable opportunité de développement ».


A propos de BearingPoint :
Les consultants de BearingPoint savent que l’environnement économique change en permanence, et que la complexité qui en découle nécessite des solutions audacieuses et agiles. Nos clients du secteur privé comme public obtiennent des résultats concrets lorsqu’ils travaillent avec nous. Nous conjuguons compétences sectorielles et opérationnelles avec notre expertise technologique et nos solutions propriétaires, pour adapter nos services aux enjeux spécifiques de chaque client. Cette approche sur mesure est au cœur de notre culture, et nous a permis de construire des relations de confiance avec les plus grandes organisations publiques et privées. Nos 3350 collaborateurs accompagnent nos clients dans plus de 70 pays, avec notre réseau international de partenaires, et s’engagent à leurs côtés pour des résultats mesurables et un succès durable.

Illustration : © dessin de Xavier Gorce

Lire article/étude de la revue Afrique contemporaine / cairn.info

Réseaux sociaux : les Français disent stop à la pub !

Véritable veau d’or du marketing digital, la publicité sur les réseaux sociaux peine à démontrer son efficacité et exaspère les Français, d'après une étude d'octobre 2013 d' IFOP/Generix Group.

• La présence de publicités sur les réseaux sociaux insupporte 68% des Français

• Moins intéressante que les avis de consommateurs pour 62% des Français, la publicité sur les réseaux sociaux est jugée inutile car mal ciblée par 59% des Français

• Les Français sanctuarisent les réseaux sociaux : 83% espèrent qu’à l’avenir, la publicité y prendra moins de place qu’aujourd’hui

• En terme d’efficacité, la publicité sur les réseaux sociaux se classe loin derrière la plupart des autres formes de publicité : seuls 19% des Français ont déjà effectué un achat en ligne après avoir vu une publicité sur les réseaux sociaux.

• Fantasme de tous les directeurs marketing, faire part de ses achats à sa communauté sur un réseau social n’est pas dans les mœurs des Français : seul 1% le font systématiquement et 9% de temps en temps, contre 75% jamais.

Avec 32 millions d’adeptes en France, les réseaux sociaux sont devenus le nouveau terrain de jeu des marques où leurs investissements publicitaires ne cessent de croître. C’est dans ce contexte que l’Ifop et Generix Group, éditeur de logiciels collaboratifs pour l’écosystème du commerce, ont donné la parole aux Français afin de recueillir leur ressenti et d’identifier l’impact de cette publicité d’un nouveau genre sur leurs comportements d’achat.

Un jugement sévère et sans concession des Français à l’égard de la publicité sur les réseaux sociaux :

- Les marques n’y gagnent pas en proximité : près de neuf personnes sur dix s’opposent à l’idée que ces publicités donnent une meilleure image des marques et donnent le sentiment d’être plus proches d’elles (86%). Et seuls 17% des Français veulent en savoir plus sur les marques concernées.

- Le manque d’originalité des publicités est sévèrement décrié : seulement 16% des interviewés estiment que ce qui est diffusé sur les réseaux sociaux change des publicités classiques, même si le constat se révèle moins sévère auprès des jeunes âgés de 18 à 24 ans (22%).

- Les Français sanctuarisent les réseaux sociaux : 68% des interviewés jugent ces publicités « insupportables » car ils ne vont pas sur les réseaux sociaux pour faire des achats (dont 75% des professions libérales et cadres supérieurs et 72% des habitants de communes rurales).

- En naviguant sur les réseaux sociaux, espace où se mélange la vie publique et privée, les Français attendent des annonceurs un discours personnalisé : 62% estiment que les publicités y sont moins intéressantes que les avis de consommateurs sur la marque (et jusqu’à 71% chez les personnes ayant effectué plusieurs achats après avoir vu une publicité sur un réseau social). En outre, près de six personnes sur dix jugent que ce type de publicité leur est inutile car elle ne cible pas leurs habitudes d’achat (59%).

Dans ce contexte, seuls 2% des Français souhaitent que la publicité sur les réseaux sociaux prenne plus de place à l’avenir. A contrario, 83% espèrent qu’elle prendra moins de place qu’aujourd’hui et 15% « autant de place ». Le souhait de voir se développer la publicité sur les réseaux sociaux convainc donc très marginalement, même chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans (4%) ou les Français ayant déjà effectué plusieurs fois des achats en ligne après avoir vu une publicité sur les réseaux sociaux (9%).

Pour une efficacité encore faible…

Rejetée par les Français, il n’est pas étonnant de retrouver la publicité sur les réseaux sociaux parmi les incitations ou les recommandations les moins persuasives pour acheter en ligne. Concrètement, 19% des Français ont tout de même déjà effectué des achats en ligne après avoir été exposés à une publicité sur un réseau social (Facebook, Twitter, Google+, etc.), dont 9% plusieurs fois.

Bien que non négligeable, c’est très loin derrière l’exposition à d’autres types de publicité : ainsi, 60% des interviewés ont franchi le pas après avoir reçu une publicité par mail, 56% suite à des recommandations ou commentaires sur Internet (dont 38% plusieurs fois), 51% après avoir reçu une publicité par courrier, et 45% après avoir été exposé à une publicité à la télévision ou à la radio (29%).

Au final, seules les expériences d’achat après avoir reçu une publicité par SMS (15%) sont plus rares que celles liées aux réseaux sociaux. Dans le détail, l’expérience d’achat après avoir été exposé à une publicité sur les réseaux sociaux est plus fréquente chez les interviewés âgés de 18 à 24 ans (30%), les professions libérales et cadres supérieurs (26%) ainsi qu’en agglomération parisienne (29%). Elle est en revanche beaucoup plus rare chez les Français âgés de 50 ans et plus (13%) et les habitants de communes rurales (13%).

Manifestement, les Français souhaitent majoritairement décorréler les réseaux sociaux de tout ce qui relève de l’acte d’achat. L’étude révèle d’une part que les Français n’ont pas l’habitude de partager leurs nouvelles acquisitions à leur communauté sur Facebook, Instagram et consorts. En effet, seule une infime minorité de Français fait part systématiquement (1%) ou de temps en temps (9%) de leurs achats sur les réseaux sociaux. A contrario, 75% d’entre eux ne communiquent jamais à ce propos.

Le partage de l’expérience d’achat auprès de leurs proches sur le web social apparaît inégal en termes d’âge, de 22% chez les digital natives âgés de 18 à 24 ans à 1% seulement chez les interviewés âgés de 65 ans et plus. Fait notable, 40% des personnes ayant effectué des achats en ligne après avoir vu une publicité sur les réseaux sociaux partagent leur expérience auprès de leur communauté, constituant à ce titre des ambassadeurs importants.

« Si l’on peut noter une utilisation notable -près d’une personne sur cinq- des réseaux sociaux comme un tremplin vers l’achat en ligne, le grand enseignement de cette enquête est surtout la sévérité des Français à l’égard de la présence de la publicité sur les réseaux sociaux, » analyse Mike Hadjadj, Directeur Marketing et Communication chez Generix Group. « En fantasmant de créer sur les réseaux sociaux des ambassadeurs connectés avides de consommer, les marques prennent le risque de se mettre une majorité d’internautes à dos avec des publicités de plus en plus envahissantes, jugées intrusives, pas assez personnalisées et donc inutiles. A l’inverse, les marques qui transfèrent ces budgets en animation de communautés permettant de renforcer le lien, l’attachement, le partage d’expériences et la recommandation développeront une force de vente démultipliée, fidèle… et bien moins coûteuse ! ».

L’intégralité de l’étude - synthèse graphique des résultats et rapport complet avec synthèse rédigée - est disponible en téléchargement ici.

A propos de Generix Group
Éditeur de logiciels collaboratifs pour l'écosystème du Commerce, Generix Group accompagne les distributeurs, les prestataires logistiques et les industriels, dans la gestion, la mutualisation et l'optimisation de leurs flux. Le bouquet de services Generix Collaborative Business s'appuie sur une forte expertise métier dans les domaines de l'ERP, la Supply Chain et le pilotage de la vente cross canal, l'ensemble porté par nos solutions d'intégration EDI, EAI et portails.

Avec Carrefour, Gefco, Leclerc, Leroy Merlin, Nestlé, Unilever, DHL, Louis Vuitton, Sodiaal, Metro, Sara Lee, Kuehne+Nagel, Cdiscount... ce sont plus de 1500 acteurs internationaux qui ont choisi les solutions « Generix Collaborative Business », établissant Generix Group comme leader européen avec plus de 63 M€ de chiffre d'affaires.

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