UP' Magazine L'innovation pour défi

Ralentir

Une rupture dans les modes de vie est souhaitée par une large majorité d’occidentaux

Une étude internationale consacrée aux modes de vie futurs et aux aspirations liées à la mobilité montre que 78% de personnes interrogées dans six pays au mode de vie "occidental" aspirent à ralentir leur rythme de vie et 51% à moins travailler.
 
Globalement, toutes souhaitent une rupture dans leurs modes de vie et plus de proximité, selon l'étude publiée lundi et réalisée en ligne par l'observatoire Société et Consommation (ObSoCo) pour l'institut de recherche et d'échanges sur la mobilité de la SNCF, fin 2015, auprès de 12.074 personnes dans six pays (2.000 par pays): France, Espagne, Allemagne, États-Unis, Japon, et Turquie.
74% d'entre elles estiment ainsi que le rythme de vie dans la société actuelle est trop rapide (80% en France, Allemagne, Espagne, USA), 78% souhaitent personnellement ralentir (82% en France), et 50% indiquent manquer de temps pour faire ce qu'ils veulent ou doivent faire (60% en France).
90% souhaitent pouvoir accorder plus de temps à leurs proches, 89% à eux-mêmes.
 
Parallèlement, 44% (42% en France) des participants associent la mobilité idéale à une plus grande proximité, en rupture avec le modèle actuel. 
56% (58% en France) estiment en revanche qu'une meilleure mobilité se caractérise par un accès à des systèmes de déplacement plus efficaces et confortables; 44% souhaitent une réduction de leurs déplacements par la proximité. 31% jugent "très important" de réduire avant tout leur temps de transport (33% en France). Ils sont 47% lorsque le temps de trajet (domicile/travail) est actuellement supérieur à 35 minutes.
 
Côté travail, 51% aspirent à réduire leur temps de travail (seulement 29% en France, 40% aux États-Unis, 50% en Allemagne, 60% en Espagne, Japon, Turquie) et 58% souhaitent pouvoir l'organiser librement.
Les personnes interrogées préfèrent cependant moins de temps libre mais plus d'argent (40%) que l'inverse (20%). Ce phénomène est plus marqué chez les anciennes générations puisque seuls 12% des actifs de 65-70 ans seraient prêts à sacrifier leurs revenus au profit du temps libre contre 30% chez les actifs de 18-24 ans.
 
Quant au lieu de travail idéal, 48% souhaiteraient travailler "en proximité" : soit à leur domicile (30%), soit dans leur quartier (18%). En France, ils sont 43% à partager ce souhait (26% à leur domicile et 17% dans leur quartier). 32% (40% de Français) exerceraient quant à eux idéalement leur activité professionnelle en dehors de leur quartier, mais à moins de 30 minutes de leur domicile. 13% souhaiteraient pouvoir travailler d'où ils veulent et quand ils veulent (9% en France).
Certains sont néanmoins prêts à faire des concessions: 23% sont prêts à faire trois heures de trajet par jour pour conserver leur lieu de vie et ce chiffre monte à 35% s'il est possible de télétravailler deux jours par semaine ; 49% accepteraient de déménager ; 28% préfèreraient un autre travail non idéal près de chez eux.
Dans un contexte où la société s'organiserait pour faire face à la crise environnementale, 75% des personnes interrogées seraient prêtes à réduire leurs déplacements et à privilégier la proximité ; 60% à abandonner l'automobile personnelle ou l'avion ; 76% à moins consommer ; 85% à utiliser des objets plus longtemps.
 
Côté décroissance, 39% estiment qu'un "changement radical dans l'organisation de l'économie et de la société, revenant à produire moins et à consommer moins" serait la meilleure manière de répondre au défi environnemental. 
Le scénario décroissant est décrit comme la solution la plus crédible par 41% des moins de 45 ans (contre seulement 32% chez les plus de 65 ans par exemple).
 

 

Bruit

Le bruit coûte 57 milliards d’euros par an à la France !

Le Conseil National du Bruit a inscrit dans son programme de travail le sujet de « l'approche économique du bruit » et notamment l'évaluation des coûts induits par le bruit. Dans ce cadre, une étude a été confiée au cabinet EY (anciennement Ernst &Young), financée par l'ADEME. Elle a été rendue publique le 14 Juin 2016.
 
La méthodologie de cette étude repose sur une analyse critique des travaux disponibles à l'échelle française et européenne : études scientifiques, études technico-économiques, enquêtes et sondages auprès des populations, articles de presse... A partir de cette base, une description des coûts sociaux directs et indirects des principales sources de nuisances sonores (transport, voisinage, milieu professionnel) est réalisée, puis une traduction économique de chaque poste de coût lorsque des données le permettent.
 

Près de 9 millions de personnes en France fortement exposées au bruit des transports

 
En ce qui concerne les transports terrestres, 7 millions d'individus sont exposés à de forts niveaux sonores (dépassant 65 dB(A) en Lden) provenant du trafic routier et 1 million à des niveaux similaires dus au bruit du trafic ferroviaire.
 
En ce qui concerne le trafic aérien, 500 000 personnes sont exposées à des niveaux considérés comme critiques (supérieurs à 55 dB(A) en Lden , seuil retenu pour la délimitation des plans de gêne sonore autour des grands aéroports).
 
Un coût sur la santé du bruit des transports s'élevant à 11,5 milliards d'euros par an en France, dont 89% induit par le trafic routier
Les études de référence publiées par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2011, 2012 et 2013 sur la quantification des impacts sanitaires du bruit des transports et leur valorisation économique ont permis de mettre à disposition des données de coûts sanitaires par individu pour la gêne, les troubles du sommeil et autres effets sur la santé, par mode de transport et par niveau de bruit.
 
La méthode de l'OMS repose sur l'utilisation de fonctions dose-effet, ce qui est typique dans ce type d'exercice, mesurant la relation entre l'exposition à un agent (ici, le bruit) et ses effets (les impacts sanitaires).
 
La méthodologie de l'OMS, appliquée aux statistiques des expositions au bruit de la population française pour les différents modes de transport, a ainsi permis d'estimer un coût sur la santé en France d'environ 11,5 milliards d'euros chaque année : 89% imputables au trafic routier, 9% au trafic ferroviaire (9%) et 2% au trafic aérien.
Les troubles du sommeil représentent l'impact le plus fort (54% du coût total sur la santé), devant la gêne (40%) et les maladies cardiovasculaires (6%). Il est à noter que les effets du bruit en termes de maladies cardiovasculaires se sont limités à la quantification des impacts de l'exposition au bruit routier, ce qui est un facteur de sous-estimation probablement important.
 
D'autres conséquences potentiellement significatives du bruit des transports, pour un montant de plus de 9 milliards d'euros
La perte de valeur immobilière induite par le bruit des transports a jusqu'à présent fait l'objet d'analyses sur des périmètres limités, comme celui du voisinage de l'aéroport d'Orly. L'extrapolation des résultats de cette étude à l'échelle nationale permet d'avancer une estimation grossière de près de 7,1 milliards d'euros de décote annuelle sur le parc immobilier résidentiel en France.
 
La présente étude fournit quelques estimations purement indicatives d'autres conséquences indirectes du bruit des transports, à partir de travaux menés à l'étranger sur des périmètres plus larges. Ainsi, les troubles du sommeil entrainés par le bruit des transports pourraient coûter environ 2 milliards d'euros chaque année en France, dont 1,7 milliards d'euros de pertes de productivité au travail et 300 millions d'euros de troubles de l'apprentissage à l'école.
 

Le bruit en milieu professionnel

 
Les accidents du travail et la surdité provoqués par le bruit en milieu professionnel coûtent chaque année de l'ordre de 1,2 milliards d'euros
 
La surdité professionnelle a particulièrement été étudiée durant les années 1980 ; à partir de chiffres de coûts par individu issus de cette période, actualisés afin de tenir compte de l'inflation et multipliés par les 822 nouveaux cas de surdité professionnelle recensés en 2014, le coût social peut être estimé à 85 millions d'euros chaque année.
 
Le coût social des accidents du travail liés au bruit (masquage des signaux d'alerte, détournement d'attention) peut quant à lui être estimé à 1,1 milliards d'euros. Ce chiffre est basé sur une étude du Ministère des Affaires Sociales de 1983, selon laquelle 10% des accidents du travail seraient provoqués par des nuisances sonores sur le lieu de travail.
 
Le bruit en milieu professionnel ou scolaire provoque probablement des pertes économiques bien plus conséquentes
D'après une étude de Malakoff Médéric, 58% des salariés en France se disent exposés au bruit, soit environ 14 millions de personnes. Les salariés qui travaillent dans le bruit sont 80 % à déclarer avoir un travail nerveusement fatiguant (contre 70 % en moyenne) et 72 % à déclarer avoir un travail physiquement fatigant (contre 47 % en moyenne).
 
Si les travaux sur les coûts sociaux du bruit permettent d'affirmer que le bruit au travail est source de gêne et de perturbation et affecte la productivité (baisse de performance dans les tâches cognitives, dégradation de la satisfaction au travail, perte de concentration), aucune étude n'est parvenue à quantifier l'impact économique final.
 
En ce qui concerne les conséquences du bruit en milieu scolaire, en supposant, en l'absence de valeur issue de la littérature, que 20% de la part du décrochage scolaire soit expliquée par les nuisances sonores, le coût social du bruit en salle de classe serait de l'ordre de 6 milliards d'euros par an.
 

Le bruit du voisinage

 
Le bruit du voisinage, un phénomène conséquent mais dont le coût social n'est pas mesuré
Le bruit de voisinage figure parmi les bruits les plus durement ressentis par les Français, comme en atteste le sondage « Les Français et les nuisances sonores » publié en septembre 2014 par l'IFOP. Les personnes interrogées citent les bruits de voisinage comme la nuisance sonore la plus gênante à leur domicile avec la même occurrence que le bruit des transports.
 
Ce résultat permet, par un raisonnement par analogie, d'estimer à titre indicatif le coût social du bruit du voisinage, à partir des estimations disponibles pour le bruit des transports. La gêne, les troubles du sommeil et les autres impacts sur la santé (maladies cardiovasculaires) entrainés par le bruit du voisinage provoqueraient ainsi un coût social de l'ordre de 11,5 milliards d'euros chaque année en France.
 
 
Au total donc, les pollutions sonores pourraient donc coûter en France environ 57 milliards d'euros chaque année, avec des inconnues qui justifient d'approfondir les connaissances sur le sujet et qui laissent supposer que ce chiffre est susceptible d'évoluer à la hausse.
 
Lors de la présentation de cette étude au conseil National du Bruit (CNB), il a été mentionné que le coût social du bruit s'élevant à plus de 57 milliards d’euros par an pouvait être comparé au budget de l'Éducation Nationale qui s'élève, lui, à 65 milliards d'euros chaque année. Ce coût correspondrait également à 3% du PIB en 2016 (le PIB s'élevait à 2085 milliards d'euros pour l'année 2015 en France).
 
Le Conseil national du bruit
Le Conseil national du bruit est une commission à caractère consultatif placée auprès du ministre chargé de l'environnement. Il peut être amené à émettre un avis sur toute question relative à la lutte contre les nuisances sonores et à l'amélioration de la qualité de l'environnement sonore. Il figure parmi la liste des instances consultatives ayant vocation à examiner les politiques d'environnement et de développement durable. Il est composé de représentants de l'État, de représentants des collectivités locales et des organisations syndicales, de personnalités compétentes et de représentants des différents groupements, associations et professions concernés par les problèmes d'amélioration de l'environnement sonore. Le Conseil national du bruit est l'organisateur du concours des Décibels d'Or, qui récompense les initiatives ayant contribué de façon exemplaire à l'amélioration de notre environnement sonore
 
Image d’en-tête : FutureMag, Arte
 

 

données numériques

Etude SAS : La sécurité des données, un frein pour les internautes européens ?

Si l'utilisation des technologies numériques ne cesse de croître, les préoccupations relatives à la cybersécurité freinent l'adoption des paiements mobiles.
Alors que les vols de données à grande échelle se multiplient, n'épargnant ni les institutions gouvernementales, ni les marques renommées, SAS a mené l'enquête auprès de consommateurs adultes dans 15 pays*. Un focus sur 6 pays d'Europe occidentale (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Pays-Bas et Portugal) permet de comparer leurs comportements et préoccupations.
 
On a recensé pas moins de 20 cyberattaques d'envergure en Europe de l'Ouest sur le seul premier semestre 2015, pourtant seuls 58% des sondés se déclarent plus inquiets quant à la confidentialité et la sécurité de leurs données personnelles.
58% d'entre eux avouent également être préoccupés par la façon dont les entreprises font usage de leurs données personnelles, ce qui apparaît légèrement en retrait de la moyenne mondiale, située à 62%. 42% des Français interrogés estiment même n'avoir absolument aucun contrôle sur cet usage, contre 33% des habitants d'Europe de l'Ouest. Seuls 9% d'irréductibles optimistes restent persuadés de conserver une maîtrise totale de leurs données.
Ces perceptions varient significativement selon l'âge, les revenus, ainsi que le sexe des sondés. On note ainsi une plus forte tendance des participants les plus aisés, des femmes (61% contre 56% pour les hommes) et des plus de 40 ans (62% contre 53%) à s'interroger sur la manière dont sont utilisées leurs informations.
 
Le monde dans lequel nous vivons est à la fois mobile et numérique. Les consommateurs aiment être informés sur des sujets qui les concernent directement, et attendent des entreprises qu’elles soient encore plus à l’écoute de leurs envies et de leurs préférences.
Sans surprise, leur crainte quant à la sécurité des données se polarise sur l'usage d'appareils courants : près de 6 personnes interrogées sur 10 déclarent ainsi leur inquiétude relative à la collecte de données via leur smartphone (57%), leur PC (56%) ou leur tablette (55%). Ils n'expriment pas encore de réelles préoccupations quant aux technologies utilisées en magasin ou liées aux vêtements ou objets connectés.

Les Européens jugent sévèrement les pratiques des entreprises vis-à-vis des données

Un peu paradoxalement, mais néanmoins logiquement, ce sont les consommateurs les plus actifs en ligne qui manifestent le plus d'anxiété. Les craintes quant à la façon dont les entreprises utilisent leurs informations personnelles sont donc particulièrement sensibles chez les consommateurs connectés qui utilisent leurs mobiles dans leur vie de tous les jours pour chercher des informations, réaliser des achats ou des réservations, visiter des sites de loisirs et de divertissement, rester en contact avec leur proches, et rechercher des promotions.
 
Une exception : le paiement mobile. Moins d'un tiers des répondants (30%) déclarent se fier aux systèmes de paiement mobile. Une adoption clairement freinée par le problème de la cybersécurité et qui illustre bien la crainte des européens vis-à-vis de l'utilisation de leurs données.
 
A qui la faute ? Selon l'étude menée par SAS, la responsabilité de la protection des informations personnelles incombe aux entreprises elles-mêmes ! 65% des personnes interrogées considèrent l'utilisation de ces données sans leur autorisation comme une violation de leur vie privée.
 
Les entreprises mettent-elles vraiment tout en œuvre afin d'assurer la sécurité de ces données personnelles ? Ce n'est en en tous cas pas ce qui ressort de l'enquête : seuls 25% des sondés considèrent que leurs informations sont traitées de manière sécurisée, et 20% que les entreprises font preuve de transparence et d'ouverture en ce qui concerne leurs politiques de sécurité ! Une perplexité propre à l'Europe (22% en France), qui reste néanmoins très forte à l'échelle mondiale (28%).
 
Mais s'ils accusent les entreprises de ne pas respecter leur partie du contrat quant à leur politique d'utilisation des données personnelles - par exemple, en cas d'amendements, les consommateurs eux-mêmes ont parfois tendance à faire preuve de nonchalance en matière de protection de leur vie privée. En effet, seules 38% des personnes interrogées déclarent prendre connaissance des conditions générales avant de télécharger une nouvelle application ou d'effectuer un achat en ligne. La plupart d'entre nous se contente de cliquer sur "Je suis d'accord ", sans prendre le temps d'investiguer davantage.

Les données, monnaie d'échange

L’évolution des technologies offre aux entreprises toujours plus de moyens pour obtenir des renseignements personnels sur leurs clients et s’en servir. Avec les applications, l’accès à ces données est devenu quasi immédiat. En 2014, le nombre d’applications liées au style de vie et aux achats a augmenté de 174 % par rapport à l’année précédente. En Europe de l’Ouest, le nombre total de smartphones a progressé de 6,4 % en 2014, avec 145,8 millions d’appareils vendus. Face à cette évolution, les clients doivent mieux connaître les méthodes utilisées par les entreprises pour se procurer et utiliser les informations personnelles nécessaires au marketing personnalisé. La plupart des nouvelles technologies – la publicité géolocalisée, par exemple – reposent sur un principe de non-adhésion, c’est-à-dire que par défaut, elles s’appliquent tant que le client ne s’y oppose pas expressément.
Même si les consommateurs acceptent plutôt bien que les entreprises en sachent autant sur eux, les pratiques de sécurité des données sont parfois discutables. Les failles de sécurité sont devenues monnaie courante et les clients se sentent de plus en plus vulnérables. À l’ère des services bancaires mobiles et des relevés en ligne, les consommateurs doivent être aussi vigilants sur les plates-formes électroniques que sur les marchés physiques.
Malgré leurs préoccupations relatives à la sécurité des données, certaines des personnes interrogées (6% des hommes et 3% des femmes) se déclarent prêtes à partager des données sensibles, en échange de certains avantages. Pour chaque type de promotion testé, c'est plus de la moitié des répondants qui se déclare prêt à communiquer ses informations d'identité telles que nom, adresse ou e-mail.
 
Concernant les messages marketing, le clivage est sans appel : si 50% des consommateurs sondés attendent des entreprises qu'elles connaissent leurs préférences et comprennent leurs besoins, l'autre moitié déclare ne pas souhaiter en recevoir. 38% indiquent néanmoins apprécier recevoir des e-mails personnalisés d'entreprises dont elles sont clientes.
 
" En matière de pratiques numériques, les consommateurs doivent pouvoir avoir une totale confiance dans les entreprises ", déclare Wilson Raj, Global Customer Intelligence Director chez SAS. " Pour y parvenir, il faut que les Comex disposent d'une véritable culture digitale. C'est à cette seule condition que les entreprises pourront à la fois tirer profit des opportunités offertes par la personnalisation et protéger les données de leurs clients. "
 
" Il est important pour les directions de définir des politiques de collecte, partage et utilisation des données, et de mettre en place des procédures visant à assurer la conformité de celles-ci ", poursuit-il. " Enfin, il ne sera pas inutile pour elles de définir de manière claire et concise la façon dont la gestion des données impacte leur image de marque. "
 
*Etude réalisée en ligne par la société SAS. 4 368 répondants en provenance de 15 pays ont été interrogés.
 
Téléchargez l'étude sur la personnalisation et le respect de la confidentialité en Europe de l'Ouest
 
Pour en savoir plus sur l'étude mondiale portant sur 15 pays à travers le monde, téléchargez le livre blanc " Mobility, Vulnerability and the State of Data Privacy " (Mobilité, vulnérabilité et état des lieux de la confidentialité des données) ou visionnez le webcast " Mobility, Vulnerability and the State of Data Privacy " pour obtenir des conseils d'experts qui vous aideront à répondre aux préoccupations de vos clients.
 

 

empreinte environnementale

Quelle est l'empreinte environnementale numérique d’un salarié ?

Aujourd’hui une majorité de salariés français travaille de longues heures quotidiennement devant un ordinateur. Quel est l’impact de ces méthodes de travail numérique sur l’environnement ? Retour en infographie sur l’étude réalisée par GreenIT.fr pour le Club Green IT et le Cigref.

514 kg de gaz à effet de serre et 23 555 litres d’eau par an

Le CIGREF et le Club Green IT présentent le « Benchmark Green IT 2016 », audit de l’empreinte environnementale liée à l’activité numérique quotidienne d’un salarié. Le groupe de travail a identifié les leviers permettant de réduire cette empreinte.
 
Conséquence de la transformation numérique des entreprises, l’activité numérique occupe une place croissante dans le quotidien de plus en plus de salarié dans le monde. Soucieux de l’empreinte environnementale de ces activités numériques, le CIGREF (depuis longtemps impliqué dans le développement durable) et le Club Green IT ont sollicité GreenIT.fr (en collaboration avec la Fing dans le cadre de son programme Transitions) pour réaliser ce benchmark. Il a porté sur 9 grandes entreprises privées et publiques, 515 000 utilisateurs, près de 3 millions d’équipements informatiques et télécoms et 56 400 m2 de salle informatique.

Les axes de progrès

Quatre axes de progrès efficaces à court terme ont notamment été identifiés. Ils portent sur des pratiques simples, rapides et peu couteuses à mettre en œuvre :
 
– Allonger la durée de vie des matériels en favorisant le réemploi plutôt que le recyclage ;
– Acheter responsable en simplifiant cette démarche via l’utilisation des bons écolabels ;
– Réduire le volume d’impressions et choisir un papier labellisés FSC ou Blue Angel ;
– Utiliser une électricité fabriquée à partir d’une énergie primaire renouvelable.
 
Sur la dimension sociale, trois axes de progrès se dessinent également :
 
– Favoriser l’intégration de populations plus fragiles lors de l’achat de prestations ;
– Lier réemploi et social, en privilégiant les acteurs de l’économie solidaire (handicap et insertion) pour le reconditionnement des équipements ;
– Intégrer / inclure plus d’utilisateurs internes et externes via l’accessibilité numérique.

Des progrès à soutenir dans la durée…

Pour Sophie Bouteiller, directrice de mission au CIGREF, « le bilan global du Benchmark Green IT 2016 est positif. Il montre que les grandes organisations qui se donnent les moyens de réduire les impacts environnementaux de leur système d’information ont une empreinte globale jusqu’à 3 fois inférieure aux organisations qui ne font rien ».
 
Cependant, Frédéric Bordage, consultant de GreenIT.fr, remarque que « d’ici à 2020, les gisements habituels vont commencer à se tarir car les organisations auront mis en place la majorité des bonnes pratiques regroupées dans le Référentiel de bonnes pratiques Green IT publié en 2015 par le Club Green IT ».
 
Dès lors, il appartient aux Directions des Systèmes d’information de s’investir pour pérenniser et renforcer les démarches soulignées dans ce « Benchmark Green IT 2016 » et pour identifier de nouveaux leviers. Un de ces nouveaux leviers propose un fort potentiel de réduction de l’empreinte environnementale du numérique, c’est, l’écoconception logicielle.
 
« Les retours d’expérience des pionniers montrent un potentiel très important, de l’ordre de 2 à 100 fois moins de ressources informatiques nécessaires, à tous les niveaux du système d’information. A condition de s’intéresser à la conception et pas aux lignes de code » indique Frédéric Bordage.
 
Cette démarche est d’autant plus importante que s’imposent les objets connectés, le big data, la 5G… des évolutions qui ne vont pas vers un usage plus raisonné et sobre des ressources informatiques de l’entreprise.
 
 
Source : Cigref.fr
 

 

prévisionnistes

Dans la tête des meilleurs prévisionnistes

Comment mieux appréhender toute la confusion du monde qui nous entoure ? Pour répondre à cette question, les services de renseignement américains ont organisé entre 2011 et 2014 un « tournoi de la prévision » (The Good Judgment Project) qui a réuni plus de 20 000 participants issus d’horizons divers. Les résultats de cette immense compétition révèlent les bonnes pratiques et les aptitudes que chacun peut mobiliser pour naviguer plus intelligemment dans l’incertitude.
 
La prise de décisions implique inévitablement une phase de prévisions. Que vous travailliez au service RH, au développement commercial ou pour la fonction IT, l’aptitude à formuler des prévisions exactes est l’une des clés de décisions avisées. Et pourtant, l’exercice est incroyablement difficile, et même de plus en plus délicat dans un contexte de complexité et d’incertitude toujours plus marquées. Comment améliorer vos capacités de prévision ? Les auteurs de Superforcasting, Philip Tetlock et Dan Gardner, exposent les conclusions de l’étude qu’ils ont menée sur les vainqueurs d’une vaste compétition organisée entre 2011 et 2014 : un groupe qu’ils ont baptisé les « superforecasters » (super-prévisionnistes) en raison de l’incroyable exactitude de leurs projections. Pourquoi ces super-prévisionnistes se démarquent-ils des autres ? « La réponse n’est pas à chercher du côté de leur niveau d’études ou de leur accès à des informations sensibles. Ni du côté de leurs opinions – qu’ils soient plutôt de sensibilité libérale ou conservatrice, optimistes ou pessimistes, expliquent les auteurs. Le facteur déterminant réside dans leur manière de penser ».
 
ADOPTER UNE RÉFLEXION GUIDÉE PAR LES DONNÉES
 
L’étude révèle que le jugement des super-prévisionnistes est moins sensible aux biais cognitifs communs, en raison de leur aptitude à synthétiser un large éventail d’informations et de perspectives.
 
Inutile d’avoir la bosse des maths…
Le QI et le niveau d’éducation sont-ils déterminants pour faire de vous un bon prévisionniste ? « Si les super-prévisionnistes se situent bien au-dessus de la moyenne, ils n’affichent pas des capacités inouïes pour autant, et la plupart sont même bien loin d’entrer dans la catégorie de ceux que l’on appelle des génies, concept pour le moins délicat et souvent défini arbitrairement comme correspondant aux top 1 %, ou à un QI de 135 et plus, observent Philip Tetlock et Dan Gardner. Si l’intelligence et le bagage de connaissances aident, ils ne font que peu de différence au-delà d’un certain seuil ». L’aptitude à comprendre et à travailler avec les chiffres est davantage utile. « Les super-prévisionnistes sont des gens qui savent compter », concèdent les auteurs. Néanmoins, être mauvais en maths ne vous exclut pas forcément du clan : il est rare que les prévisions vous obligent à ingurgiter des chiffres. Par exemple, Philip Tetlock et Dan Gardner décrivent les super-prévisionnistes comme des raisonneurs bayésiens (du nom du théorème de Bayes qui permet d’actualiser les estimations d’une probabilité), mais notent toutefois que cela n’implique pas nécessairement d’être capable de résoudre une équation mathématique. Ce qui compte avant tout pour les super-prévisionnistes, ce n’est pas tant le théorème de Bayes que sa démarche de base : se rapprocher progressivement de la vérité en actualisant en permanence son raisonnement au regard des éléments probants.
 
… pour puiser dans une réflexion axée sur les données
Face à un problème, les super-prévisionnistes commencent par analyser la question pour en extraire les différentes composantes. Ensuite, ils cherchent à replacer la problématique dans un schéma plus large de phénomènes…
 
 
 
 

 

bureaucratie de l'innovation

Les Bureaucrates de l’innovation: L’organisation du Gouvernement compte-t-elle lors de la promotion de l’innovation ?

Le Center for Innovation, Research and Competence in the Learning Economy, a publié un rapport de l’Université de Lund (Suède), sur le thème des bureaucrates de l’innovation.
 
Selon le rapport, les recherches actuelles sur le rôle du gouvernement dans l’innovation portent à la fois :
- sur la façon dont les gouvernements soutiennent l’innovation dans les marchés ;
- sur la façon dont les gouvernements réalisent des innovations au sein des organisations publiques pour améliorer leurs activités de soutien du marché.
 
Les conclusions tirées de ces deux types de recherche tendent vers une seule explication : les innovations sont entraînées :
- par des organisations d’experts de haut calibre ;
- par des organisations périphériques fluides.
 
Pour les auteurs, il est particulièrement important de faire la distinction entre les organismes qui innovent dans les politiques et les organisations qui soutiennent les innovations dans le secteur privé.
 
L’une des questions clés posée par les auteurs de ce rapport est de savoir comment coordonner les activités et les capacités des divers organismes publics. Cela fait généralement appel à un leadership politique pour aborder, de façon proactive, les enjeux liés à la coordination.
 
Pour mieux soutenir l’innovation, les auteurs recommandent aux gouvernements non seulement de bien doser leur politique, mais également de prêter attention au dosage des organismes.
 
Accéder au document (en anglais)
 
 

 

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