UP' Magazine L'innovation pour défi

Lobbying : où se situe la France ?

Transparence, équité, intégrité du lobbying en France : un état des lieux inédit montre que nos pratiques ne sont pas encore à la hauteur

Pour la première fois, Transparency International France rend public un état des lieux complet sur le lobbying en France.
A travers une analyse historique, sociopolitique et juridique, cette étude permet également de mieux comprendre les raisons des réticences françaises à reconnaître la réalité du lobbying et à prendre des mesures pour l’encadrer.

A ce jour, l’encadrement des relations entre décideurs publics et représentants d’intérêts est quasiment inexistant en France, à l’exception notable de l’Assemblée nationale. Alors que les budgets et moyens consacrés au lobbying sont croissants, que celui-ci intervient à tous les stades des processus de décision et à tous les niveaux (européen, national, local), Transparency France appelle le Gouvernement, les collectivités locales, le Parlement et l’ensemble des lieux de la décision publique à se doter de règles ambitieuses tant à destination des représentants d’intérêts que des décideurs publics. Ces règles doivent permettre de favoriser la transparence, l’intégrité et l’équité d’accès des acteurs de la société aux décideurs publics et préserver ainsi l’intérêt général.

Transparency France publie une nouvelle étude intitulée Transparence et intégrité du lobbying, un enjeu de démocratie – État des lieux citoyen sur le lobbying en France, volet français d’un projet financé par la Commission européenne, conduit parallèlement dans 19 pays européens. Depuis six ans, Transparency International France s’efforce en effet de documenter et d’analyser les enjeux et pratiques du lobbying, dans le secteur public comme dans le secteur privé, afin de nourrir le débat démocratique par des éléments objectifs.

Une question souvent traitée de manière restrictive

Alors que la question du lobbying est souvent traitée de manière restrictive en se limitant aux seuls lobbyistes ou, pour les instances publiques, au seul Parlement et à la création d’un registre et de badges d’accès, ce rapport rassemble un ensemble de données pour fournir aux citoyens un état des lieux global sur le lobbying en France.

Suivant une méthodologie commune aux 19 pays participants, cette étude évalue la réglementation nationale au regard des principes de traçabilité de la décision publique, d’intégrité des pratiques des lobbyistes et des décideurs publics et d’équité d'accès aux processus de décision publique. Pour chacun de ces principes, l’association formule des recommandations précises.

A travers une analyse de la situation historique, sociopolitique et juridique nationale, cette étude permet également de mieux comprendre les raisons des réticences françaises à reconnaître la réalité du lobbying et à prendre des mesures pour l’encadrer.

Études de cas et valorisation des bonnes pratiques

Enfin, trois études de cas illustrent les dérives potentielles d’un lobbying non régulé et les risques qu’elles représentent pour la société : lobbying exercé autour de la loi de séparation des activités bancaires, pratiques de lobbying dans le secteur du tabac, lobbying autour du Mediator. Afin de valoriser les meilleures pratiques, le rapport présente aussi des exemples d’initiatives prometteuses comme le fait d’inscrire le lobbying dans les politiques de responsabilité sociétale.

Au cours des six dernières années, Transparency France a pu en effet constater que les représentants d’intérêts, en particulier les entreprises, prennent de plus en plus conscience de la nécessité de réformer leurs pratiques de lobbying vers plus de transparence. A l’inverse, les décideurs publics, à quelques rares exceptions, peinent à se doter de règles pour eux-mêmes alors même que leur mandat s’effectue sur fonds publics, au nom des citoyens et de l’intérêt général.

Créer les conditions de la confiance des citoyens dans la décision publique

Comme le souligne Anne-Marie Ducroux, administratrice de Transparency International France, « dans un contexte de fortes tensions sur les budgets publics, de confiance dégradée envers les décideurs publics et les acteurs économiques, il est aujourd'hui essentiel de clarifier les relations entre décideurs publics et représentants d’intérêts dans l’ensemble des lieux où se forgent les décisions publiques (Élysée, ministères, administrations centrales, autorités publiques indépendantes, collectivité locales…). »

Transparency France appelle à l’adoption par toutes ces institutions de règles ambitieuses tant pour les représentants d'intérêts que pour les décideurs publics. L’enjeu est de prévenir des décisions répondant plus à des intérêts particuliers qu’à l’intérêt général et ainsi créer les conditions de la confiance des citoyens dans la décision publique nécessaire à un bon fonctionnement démocratique.

Une étude européenne, compilant et comparant les résultats des 19 études nationales, sera publiée début 2015 par le secrétariat international de Transparency International.

Lire le rapport

La France et le Numérique : nouveau baromètre INOP'S

La France et le Numérique : INOP’S publie les résultats de son baromètre sur les Entreprises de Service du Numérique (ESN).

INOP’S est une entreprise française qui s’est donné pour mission de rétablir le lien entre PME et grands donneurs d’ordre. Son objectif, transformer le marché de la prestation intellectuelle en ouvrant le marché des grands comptes aux petites et moyennes entreprises.

La première édition du Baromètre INOP’S

Cet été, INOP’S a interrogé 300 entreprises de France, spécialistes du numérique sur le secteur de la prestation de services, afin d’identifier précisément les difficultés qu’elles rencontrent, et comprendre l’état d’esprit des entrepreneurs. Celles-ci sont implantées sur l’ensemble du territoire et orientées vers les clients grands comptes privés et publics.
Les complexités d’accès aux marchés pour les PME sont la principale difficulté pour ces entrepreneurs (38%) : marchés publics ou privés, ils sont le premier casse-tête relevé par les répondants : « La politique d’achat est clairement pointée sur doigt dans les réponses » commente Laurent Lévy, Président d’INOP’S. « Les meilleures expertises se trouvent dans nos PME. Pourtant, les grandes entreprises s’adressent majoritairement aux grands généralistes SSII pour répondre à leurs besoins. »
Juste après, c’est la difficulté de recruter des profils qualifiés qui pose problème : obstacle RH numéro 1 au développement des petites et moyennes entreprises, il représente 27% des réponses.

88% des problèmes de tarifs relevés par les entrepreneurs proviennent du positionnement des grandes SSII généralistes dans les référencements et contrats cadres au détriment des PME d’expertise, de niche et d’innovation sur les secteurs du numérique : plus que la baisse générale des tarifs constatée sur ces marchés, c’est le quasi monopole des grands groupes généralistes qui pose problème.

« Les entrepreneurs que nous avons interrogés soulignent une difficulté très française, celui des délais de paiement » ajoute Laurent Lévy. Ces retards sont la cause sous-jacente des difficultés financières des PME, la trésorerie étant le nerf de la guerre d’une PME en croissance.

Une majorité des PME n’investissent rien, ou presque, en R&D… un comble pour des entreprises innovantes ! Ces PME, qui pour 60% d’entre elles investissent moins de 5% de leur CA en Recherche & Développement, n’ont en fait pas les moyens de le faire du fait de leurs difficultés financières. « 58% des entrepreneurs voudraient investir davantage mais ne le peuvent pas. Et moins de la moitié ont fait appel au CIR durant les deux dernières années, l’outil Crédit Impôts Recherche étant plus axé sur l’innovation de rupture que l’innovation appliquée du numérique » commente Laurent Lévy.

88% des entrepreneurs ne se sentent pas suffisamment considérés (voire pas du tout) par le gouvernement, les chambres syndicales et les associations professionnelles. Ces chefs d’entreprises ne perçoivent pas l’apport de l’action institutionnelle dans leur développement et leurs difficultés actuelles et conjoncturelles.

Pour 70% d’entre elles, les ESN de l’hexagone se sentent seules : « Les chefs d’entreprises que nous avons interrogés témoignent d’un sentiment d’abandon de la part de leur écosystème. Ils ne perçoivent pas l’accompagnement de l’état ni celui de leurs partenaires financiers, et ne se sentent pas reconnus par les clients grands comptes. » analyse Laurent Lévy.

L’analyse de Laurent Lévy

« Ce baromètre aurait pu s’appeler « Du discours à la réalité », tant la réalité des PME est en décalage avec l’exaltation institutionnelle autour des PME en tant que vecteurs agiles du développement économique français.
. Les grandes entreprises nationales sont vues comme des forteresses imprenables, défendues par leurs processus de référencement et imposant des délais de paiement déraisonnables - et qui dépassent pour certains le cadre réglementaire.
. Pour avoir accès à ces marchés, les PME sont contraints de se positionner comme des sous-traitants de grands fournisseurs avec une double pénalité à payer : la non-reconnaissance de leur identité de par l’opacité de la relation de sous-traitance avec les grands acteurs généralistes, et la compression des marges du fait des mark-up importants imposés par les grands fournisseurs. »

Visualiser le baromètre complet

A propos d'INOP’S
INOP’S est le premier acteur de prestations intellectuelles d’expertises IT et de conseils métiers, s’appuyant sur un réseau de partenaires labellisés. Par son modèle unique, INOP’S fédère autour de projets informatiques les meilleurs experts à forte valeur ajoutée (expertise technique, métier, innovation) et les grands donneurs d’ordre privés et publics.
La société s’appuie sur un processus rigoureux de labellisation « INOP’S Certified Partner » revu régulièrement pour qualifier les compétences de ses partenaires et garantir leur qualité et leur réactivité.
Forte d’un réseau de près de 8500 spécialistes des solutions IT et du conseil, INOP’S apporte une réponse multi-experte adaptée aux exigences des grands donneurs d’ordre en termes de coûts, d’innovation et de délais sur près de 120 domaines de compétences.
www.inops.fr

Les brevets sont-ils une chance de succès d'une start-up ?

Présentation de l’étude réalisée par l'école des Mines pour France Brevets : « La constitution d’un portefeuille de brevets est-il un facteur de succès pour une start-up ? » : Ne pas avoir de brevets signifie se priver d’un facteur significatif de succès pour une start-up. 

France Brevets présente une importe étude réalisée par l’Ecole des MINES dont l’objectif est de comprendre si la constitution d’un portefeuille de brevets est un facteur de succès ou pour une start-up.
Aucune étude à ce jour en Europe n’avait pu mettre en lumière cette réalité. France Brevets a ainsi travaillé avec Yann Ménière de MINES ParisTech pour analyser la réalité des faits.

Yann Ménière, Professeur à l’Ecole des MINES ParisTech, a déclaré « Si on se met à la place des fonds de capital-risque, les données démontrent que les brevets sont un critère pertinent pour investir. L’absence de brevets devrait donc réduire les chances d'une start-up d‘attirer des investisseurs avisés.»

Un échantillon de 829 start-up au sein desquelles au moins un des 9 fonds d’investissement les plus actifs en France a investi a été constitué. Toutes les transactions qui se sont effectuées entre 2002 et 2012 ont été analysées, en identifiant ce qui constitue un succès pour un investisseur, à savoir une introduction en bourse, une fusion ou une acquisition. Deux questions majeures ont été posées : la détention de brevets est-elle un bon indicateur pour les futurs investisseurs ? Est-elle un indicateur des chances de succès d’une start-up ?

Les résultats de cette étude démontrent ainsi que le système de la propriété intellectuelle vise à favoriser un environnement propice à la réussite des start-up.
L’impact des brevets a été analysé à deux moments de la vie des start-ups :

Tôt – au moment de leur première levée de fonds ; une start-up ayant constitué un portefeuille de brevets a 50% de chances de succès dans les 10 ans après sa première levée de fonds. Ce pourcentage baisse à 30% pour une start-up n’ayant pas de brevets, soit 2 fois plus de chances de succès pour une start-up ayant des brevets.

Plus tard - en limitant l’échantillon aux start-ups toujours en activité six ans après leur première levée de fonds, les résultats sont encore plus édifiants : 30% de succès pour une start-up avec brevets et seulement 8% pour une start-up sans brevets, soit trois à quatre fois plus de chances de succès pour une start-up avec brevets.
Avec un facteur de 1 à 3, la constitution d’un portefeuille de brevets est un facteur de succès encore plus important dans le domaine des biotechnologies et du logiciel.

La nature du portefeuille de brevets va bien entendu influencer ce facteur de succès. Ainsi les chances de succès se verront augmenter de :
- 20% pour les sociétés qui ont choisi d’étendre leurs brevets aux Etats-Unis et au Japon en plus de l’Europe ;
- 50% pour les sociétés disposant de portefeuilles ayant les scores les plus élevés en utilisant la méthodologie de scoring de Thomson Reuters ;
- 100 % pour les sociétés ayant les portefeuilles de brevets les plus importants en taille.

Jean-Charles Hourcade, Directeur Général de France Brevets, a déclaré : « Grâce à cette étude, nous avons pu quantifier une intuition qui nous semblait être une évidence. Un investisseur va vouloir s’assurer que son investissement est sécurisé contre des tiers qui seraient susceptibles de copier la technologie dans laquelle il a investi et le brevet en est le vecteur principal. »

Jean Schmitt, Managing Partner de Jolt Capital : « Les start-up Sensitive Objects et Autentec sont deux exemples probants venant appuyer les résultats de cette étude. La première, Sensitive Objects, a développé une technologie d'écran tactile acoustique, la licence de ses brevets à la société Tyco a rapporté plus de 70M$ alors que le chiffre d’affaires de la société ne dépassait 1M$. De l’autre côté, la start-up Authentec a été achetée 360 millions de dollars par Apple ( une des très rares exit important d’un Fonds de VC européen vers Apple) pour son portefeuille de 400 brevets, portant sur les capteurs d'empreinte digitale proposés aujourd'hui dans tous les iPhone. »

Lire l'étude complète (en anglais)

A propos de France Brevets
Détenu à parité par l’Etat et la Caisse des Dépôts, France Brevets a levé en mars 2011 son premier fonds de 100 millions d’euros. France Brevets a pour mission d’aider la recherche française, publique et privée, à mieux valoriser ses portefeuilles de brevets, notamment par le lancement de programmes de licensing tournés vers l’international. France Brevets inscrit son action dans une logique de partenariat avec les détenteurs de droits et leur offre, par les compétences et les montants que le fonds peut mobiliser, l’opportunité de mettre en avant leur innovation, de générer de nouveaux revenus et de consolider un avantage compétitif grâce à leurs brevets. Les domaines d’intervention prioritaires de France Brevets sont le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication au sens large, l’Aéronautique et l’Espace, les Energies Nouvelles, la Chimie, les Matériaux, les Sciences du Vivant et l’Environnement.
Pour plus d’information, visitez www.francebrevets.com

Les Jeunes 15-24 ans toqués de Smartphones

Les 15-24 ans, qui représentent près de 12% de la population, sont 7,3 millions en France. La quasi-totalité est internaute et raffole des smartphones à un point qu’on n’imagine peu communément. Un véritable plébiscite d’après la dernière enquête du Web Observatoire : près de 80% sont équipés.

Les smartphones ne connaissant pas la crise, les ventes n’arrêtent pas d’exploser. Ces téléphones intelligents sont tellement appréciés des consommateurs en France - comme ailleurs - que leurs ventes ont dépassé pour la première fois en 2013 celles des téléphones mobiles traditionnels. Elles représentent désormais les deux tiers de celles des téléphones portables écoulés dans l’hexagone, d’après le cabinet Gartner. La tendance n’est pas près de mollir. Les plus grands fans, on les rencontre surtout chez les 15-24 ans. Cette cible qui adore bouger est si adepte de cet outil indispensable pour rester en contact avec ses amis sur Facebook, Twitter ou Instagram, que ce compagnon ne les quitte quasiment jamais, ni dans les transports en commun, ni au travail, ni dans les loisirs, ni même à table.

Le bonheur d'internet dans la poche 

Si les 15-24 ans sont autant fans c’est parce que, à l’inverse des ordinateurs assez lourds et encombrants, les smartphones tiennent dans la poche pour ouvrir eux aussi avec bonheur la porte d’Internet. La proportion équipée de la cible est devenue impressionnante : huit internautes de 15-24 ans sur dix (79,2% exactement) ont désormais un smartphone, selon le bilan de l’enquête Web Observatoire portant sur le 1er trimestre 2014.

Le sésame fait partie intégrante du « dress code » de cette tranche d’âge. La cible si prisée des annonceurs - du fait de sa forte curiosité pour les marques et les nouveautés - a pris une nette avance sur la moyenne de la population déjà largement équipée (64,1%, sont dotés de ce précieux téléphone). Ainsi le smartphone est-il le deuxième moyen de connexion avec la Toile, après l’ordinateur qui caracole en tête : 96% des personnes de plus de 15 ans qui se sont connectées à Internet au cours du dernier mois l’ont fait sur ordinateur (66% sur mobile). A l’instar de l’ensemble de la population équipée de smartphone, les 15-24 ans sont plus d’un sur 2 (52,2%) à avoir choisi le système d’exploitation Android.

La publicité les intéresse  

Les 15-24 ans qui sont de grands adeptes de la gratuité font bon accueil à la publicité qui finance l’écosystème. Ils sont même moins zappeurs qu’on ne l’imagine. Ils voient la pub et l’acceptent avec le sourire pour son côté utilitaire. Ainsi les deux tiers des utilisateurs d’un smartphone (64,1%) témoignent avoir vu une publicité sur leur mobile, selon le module Mobile Consumer Insight de l’enquête Web Observatoire portant sur le 4e trimestre 2013.

De quoi enchanter les annonceurs qui chérissent cette jeune cible car la population en général n’a pas l’oeil aussi exercé (49,5%). La première occasion de voir la pub a lieu au cours du surf sur Internet, cela se passe ainsi chez un bon tiers de la cible (35,6% des jeunes). Le menu du service mobile de l’opérateur téléphonique offre une deuxième opportunité d’exposition à la publicité (21,2%) et la consultation des sites communautaires la troisième (pour 17,2%).

La publicité réjouit une bonne part des internautes de 15-24 ans utilisateurs de smartphones dès l’instant où elle les maintient informés, leur offre des avantages dans leur vie quotidienne et… fait baisser l’addition. 
C’est une tranche d’âge qui apprécie grandement les publicités interactives (jeux concours, bons de réduction…). Un score en fait foi : 45,3% des jeunes répondent volontiers à des annonces publicitaires sur smartphone (envoi de SMS/photo/email, recherche d’informations, achat sur mobile ou en magasin, …). La perspective d’améliorer leur pouvoir d’achat les enchante plus encore que la population en général : sept jeunes internautes sur dix ayant eu l’occasion de voir une pub sur leur mobile sont d’accord pour recevoir un message dès l’instant où il leur permet de réduire la facture. Cet avantage est plus frappant chez les jeunes (71,3%) que chez l’ensemble des internautes (58,6%). (Sources : Médiamétrie - Mobile Consumer Insight - 4ème trimestre 2013)

Le plaisir de retrouver ses "amis" sur Internet 

Le smartphone est un moyen de communication arrivé à maturité chez les internautes de 15-24 ans. Ils l’utilisent prioritairement pour se raccorder à un réseau social afin de rester en contact avec leur communauté. Une activité incontournable chez plus de huit jeunes sur dix (80,9%). Leur prédisposition est plus marquée que chez les internautes en général, l’ensemble de ces derniers se servant prioritairement de son téléphone intelligent pour d’autres activités, comme la recherche sur Internet, le surf ou la messagerie. Si la visite d’un réseau social demeure répandue dans la population en général (55,4% des 15 ans et plus utilisent ainsi leur smartphone) cette activité n’arrive qu’au cinquième rang de ses usages connectés.
Autre fonction prioritaire du smartphone pour les 15-24 ans : la recherche sur Internet via un moteur de recherche. Une pratique très répandue puisque 75% d’entre eux s’y adonnent. Davantage que l’ensemble des internautes pourtant largement adeptes de cette façon de faire (66,2%), au point d’en faire la fonction numéro 1 de leur téléphone.

Vive les messageries

Le smartphone est un moyen de communication si facile d’usage pour les internautes de 15-24 ans qu’ils le plébiscitent quand il s’agit d’échanger avec ses amis sur une messagerie instantanée, de participer à un chat, ou encore d’adresser des sms online ou en recevoir. Ce type de communication partagée par trois jeunes internautes sur quatre (74,7%) constitue leur troisième activité prioritaire. Une cible décidément en avance sur la population en général (63,3% pratiquent ainsi). Par ailleurs, autant de jeunes ou presque (74%) jonglent avec leur smartphone pour surfer sur Internet. Davantage que l’ensemble de la population, une fois de plus. Au-delà de ces activités très pratiquées par les jeunes, d’autres sont répandues auprès de six individus sur dix mais ne sont pas aussi exacerbées.

Ainsi les internautes de 15-24 ans téléchargent-ils souvent des applications gratuites (64,1%), plus fréquemment que la population en général (54,3%). Ils aiment bien également adresser et recevoir des mails (62,9%, à peine plus, sur ce plan, que la moyenne de la population). De même consultent-ils volontiers des applications (61,7%), avec un engouement plus manifeste, au demeurant, que la population en général (49,9%).

Enfin, contrairement à une idée préconçue assez répandue chez les cibles plus âgées qui baignent dans l’audiovisuel et les jeux vidéos, les jeunes consultent volontiers la presse ou l’actualité gratuite : près d’un individu sur deux s’y adonne. Avec un score plus conséquent que chez l’ensemble des internautes, cette activité fait même partie du top 10 des activités prioritaires des jeunes internautes.

Des applications pour se divertir 

Les 15-24 ans sont intéressés en masse par tout ce qui peut faciliter la vie pratique. D’après l’étude Mobile Consumer Insight portant sur le 4ème trimestre 2013, près d’un sur deux (46,7%) déclare ainsi un intérêt manifeste pour les notifications d’informations pratiques sur leur smartphone, bien plus que l’ensemble des internautes (39,9%). Leur intérêt est également soutenu en faveur des bons de réduction (36,8%), ou encore des flashes d’actualité (31,9%, à l’instar de l’ensemble de la population internaute). L’utilisation des flash-code a franchement le vent en poupe (42,7%), plus que chez l’ensemble des internautes (37,8%).

Pas étonnant donc de voir les jeunes raffoler des applications. Ils en téléchargent bien plus facilement que la moyenne des internautes. Prendre connaissance des applications existantes est devenu un sport répandu ! Deux sur trois (65,9%) s’informent en priorité du choix possible en ouvrant la porte d’un magasin d’applications. Une filière deux fois plus suivie que le recours aux conseils d’un ami (36,1%) ou la lecture du top des applis les plus populaires (35,5%). 

Sans surprise, le téléchargement de jeux tient le haut du pavé : 68% s’adonnent à cet exercice contre 56,3% en moyenne chez l’ensemble des internautes. Les applications de divertissement sont également très prisées (40,3%). Envie de se faire plaisir, sans nul doute, elles l’emportent sur les applications de voyage ou de style de vie (28,1%). Au-delà de la curiosité et l’engouement pour une large panoplie d’applis, reste leur utilisation réelle. Sur ce plan, les applications de divertissement apparaissent plus utilisées (71,3%) que celles de jeu (62,4%) et de musique (54,8%).

En bref, les jeunes internautes veulent profiter autant que possible de toutes les curiosités de la vie.

Source : Marc Pellerin - Audience le mag - Médiamétrie : – Web Observatoire (1er trimestre 2014) et Mobile Consumer Insight (4ème trimestre 2013)

La transformation numérique en France : décryptage

Nouvelle expérience client, culture de la donnée, collaboration au sein de l'entreprise, digitalisation des services, industrialisation des projets digitaux : la transformation digitale est un défi majeur et global !

SQLI, partenaire des entreprises pour définir, mettre en œuvre et piloter la transformation digitale est sponsor Gold de l'étude du cabinet PAC (Pierre Audouin Conseil). L'étude à télécharger montre concrètement quels défis identifient les décideurs IT et marketing, quelles sont leurs priorités d'investissement et quels sont les acteurs les plus à même de les accompagner dans ce cheminement.

LA TRANSFORMATION DIGITALE N'EST PAS UN CONCEPT, C'EST UNE REALITE FRAPPANTE

Selon l'étude : « Deux tiers des entreprises françaises ressentent l'impact de l'ère numérique comme significatif voire même créant une véritable rupture sur leur secteur d'activité. C'est notamment le cas pour les entreprises de grande taille. »

Toutes les entreprises n'ont pas la même appréhension et les mêmes moyens pour l'adresser :
« Seulement un tiers (34%) des entreprises ont déjà mis en place une stratégie numérique aboutie. En termes de maturité numérique, l'étude révèle trois cas de figures principaux : la majorité des répondants met en place des projets numériques sur des sujets spécifiques sans stratégie de transformation numérique (36%) ; certains (20%) en sont encore au tout début de leur transformation. »

Les entreprises et organisations font face à un double challenge qui doit nécessairement être adressé de façon globale :
+ créer de nouveaux services clients, adresser les parcours cross-canal et mieux vendre,
+ connecter ses équipes, digitaliser les opérations et services existants, créer une véritable force de frappe numérique.

AGENCES DIGITALES, SPECIALISTES IT, CONSEIL : VERS QUI SE TOURNER ?

L'étude montre que les décideurs ont besoin d'acteurs variés : experts de services IT, éditeurs de logiciels, conseil en stratégie, agence marketing/digital.
Pour autant les décideurs sont clairs sur leur souhait de restreindre le nombre d'acteurs à leurs côtés! 78% des répondants souhaitent limiter le nombre de partenaires, seulement 22% souhaitent conserver une approche multiple ‘best-of-breed'.

SQLI est ainsi confirmé pleinement dans sa stratégie de par sa double compétence marketing et technologies :
+ l'agence WAX Interactive, experte en data marketing et commerce connecté,
+ l'entreprise de services numériques SQLI Enterprise œuvrant pour transformer les organisations et les systèmes.

L'étude complète est téléchargeable ici

Etude Cisco : l'énorme potentiel de l'Internet of Everything (IoE)

L’Internet of Everything (IoE) : un potentiel de 4 600 milliards de dollars pour le secteur public dans le monde d’ici à 2022.

Nouvelles sources de revenus, optimisation des budgets, économies, amélioration des services aux citoyens : autant de leviers de performance que l’Internet of Everything peut apporter au secteur public selon une étude de Cisco.

Comment garantir la qualité de l'offre des services publics tout en réduisant la dépense publique ?

Une étude réalisée par Cisco démontre que l'Internet of Everything constitue un formidable levier d'optimisation de la performance et de la dépense pour le secteur public.
L’Internet of Everything, c’est-à-dire la connexion des personnes, processus, données et objets, permet aux services publics de soutenir leur croissance et d’améliorer leurs prestations de services et leur productivité, de renforcer la sécurité publique et la protection de l’environnement. L’Internet of Everything peut ainsi générer un potentiel économique de 4 600 milliards de dollars d'ici moins de dix ans. Cette étude repose sur 40 expérimentations conduites dans différentes agglomérations du monde.

Les avantages de l’IoE pour les villes

Selon l'étude Cisco, la mise en place d’applications reposant sur l’IoE permettrait aux villes, à l'échelle mondiale, de dégager une valeur ajoutée de 1 900 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie.
- Immeubles intelligents : 100 milliards de dollars d'économies sont possibles grâce à une diminution des coûts opérationnels, notamment par une réduction de la consommation énergétique.
- Contrôle optimisé de la consommation de gaz : économie potentielle de 69 milliards de dollars avec la réduction des coûts de relevé des compteurs et une optimisation de l’exactitude des données.
- Stationnement intelligent : potentiel de valeur ajoutée de 41 milliards de dollars, en offrant une visibilité en temps réel sur les espaces de stationnement disponibles ou gênants dans la ville.
- Meilleure gestion de l'eau : 39 milliards de dollars de valeur ajoutée estimée. Un système de connexion au compteur d'eau des foyers transmettrait des informations sur l'utilisation et la situation de la consommation.
- Tarification routière plus adaptée : 18 milliards de dollars de recettes supplémentaires estimées et une nette amélioration des conditions de circulation via un dispositif de paiement automatique pour les véhicules entrant dans des zones urbaines très fréquentées.

Les avantages de l'IoE pour les administrations

- Productivité des employés (1,8 mille milliards de dollars). La fonction publique compte 350 millions d’employés dans le monde. La généralisation des solutions de télétravail par exemple pourrait créer environ 125 milliards de dollars de valeur ajoutée.
- Réduction des coûts (740 milliards de dollars). Un travail plus efficace et une meilleure gestion des dépenses d’investissement engendreraient une réduction majeure des coûts d’exploitation.
- Expérience des usagers (412 milliards de dollars). L’IoE serait bénéfique pour les concitoyens à travers l’amélioration des délais de recherche réduits, de l’environnement et des effets plus positifs sur la santé.
- Augmentation du chiffre d’affaires (125 milliards de dollars). En offrant une meilleure capacité d’adaptation de l’offre à la demande, une optimisation du contrôle et du respect des réglementations, les revenus des instances gouvernementales pourraient croître.
- Défense militaire connectée (1,5 mille milliards de dollars). Les forces de défense pourraient améliorer l'efficacité des opérations militaires en tirant profit d’un partage sécurisé des connexions et des informations entre les militaires, les bases, les véhicules et les forces présentes sur les zones d’opération.

Le haut débit a joué dernièrement un rôle primordial dans la croissance économique, l’intégration sociale et l’amélioration des services publics. Aujourd’hui, c’est l’IoE qui offre de vastes opportunités pour répondre aux enjeux et défis du secteur public.

Liens utiles :
• Infographie de l'Internet of Everything
• Les 10 points à retenir sur l'Internet of Everything
• Le Rapport Cisco sur l'Internet of Everything dans sa version intégrale

(Source : Etude CISCO - Février 2014)

 

À propos de Cisco
Cisco (NASDAQ: CSCO), leader mondial des technologies de l’information, aide les entreprises à saisir de nouvelles opportunités, en démontrant que des choses étonnantes se produisent lorsque l’on connecte ce qui ne l’est pas. www.thenetwork.cisco.com

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