UP' Magazine L'innovation pour défi

Les Jeunes 15-24 ans toqués de Smartphones

Les 15-24 ans, qui représentent près de 12% de la population, sont 7,3 millions en France. La quasi-totalité est internaute et raffole des smartphones à un point qu’on n’imagine peu communément. Un véritable plébiscite d’après la dernière enquête du Web Observatoire : près de 80% sont équipés.

Les smartphones ne connaissant pas la crise, les ventes n’arrêtent pas d’exploser. Ces téléphones intelligents sont tellement appréciés des consommateurs en France - comme ailleurs - que leurs ventes ont dépassé pour la première fois en 2013 celles des téléphones mobiles traditionnels. Elles représentent désormais les deux tiers de celles des téléphones portables écoulés dans l’hexagone, d’après le cabinet Gartner. La tendance n’est pas près de mollir. Les plus grands fans, on les rencontre surtout chez les 15-24 ans. Cette cible qui adore bouger est si adepte de cet outil indispensable pour rester en contact avec ses amis sur Facebook, Twitter ou Instagram, que ce compagnon ne les quitte quasiment jamais, ni dans les transports en commun, ni au travail, ni dans les loisirs, ni même à table.

Le bonheur d'internet dans la poche 

Si les 15-24 ans sont autant fans c’est parce que, à l’inverse des ordinateurs assez lourds et encombrants, les smartphones tiennent dans la poche pour ouvrir eux aussi avec bonheur la porte d’Internet. La proportion équipée de la cible est devenue impressionnante : huit internautes de 15-24 ans sur dix (79,2% exactement) ont désormais un smartphone, selon le bilan de l’enquête Web Observatoire portant sur le 1er trimestre 2014.

Le sésame fait partie intégrante du « dress code » de cette tranche d’âge. La cible si prisée des annonceurs - du fait de sa forte curiosité pour les marques et les nouveautés - a pris une nette avance sur la moyenne de la population déjà largement équipée (64,1%, sont dotés de ce précieux téléphone). Ainsi le smartphone est-il le deuxième moyen de connexion avec la Toile, après l’ordinateur qui caracole en tête : 96% des personnes de plus de 15 ans qui se sont connectées à Internet au cours du dernier mois l’ont fait sur ordinateur (66% sur mobile). A l’instar de l’ensemble de la population équipée de smartphone, les 15-24 ans sont plus d’un sur 2 (52,2%) à avoir choisi le système d’exploitation Android.

La publicité les intéresse  

Les 15-24 ans qui sont de grands adeptes de la gratuité font bon accueil à la publicité qui finance l’écosystème. Ils sont même moins zappeurs qu’on ne l’imagine. Ils voient la pub et l’acceptent avec le sourire pour son côté utilitaire. Ainsi les deux tiers des utilisateurs d’un smartphone (64,1%) témoignent avoir vu une publicité sur leur mobile, selon le module Mobile Consumer Insight de l’enquête Web Observatoire portant sur le 4e trimestre 2013.

De quoi enchanter les annonceurs qui chérissent cette jeune cible car la population en général n’a pas l’oeil aussi exercé (49,5%). La première occasion de voir la pub a lieu au cours du surf sur Internet, cela se passe ainsi chez un bon tiers de la cible (35,6% des jeunes). Le menu du service mobile de l’opérateur téléphonique offre une deuxième opportunité d’exposition à la publicité (21,2%) et la consultation des sites communautaires la troisième (pour 17,2%).

La publicité réjouit une bonne part des internautes de 15-24 ans utilisateurs de smartphones dès l’instant où elle les maintient informés, leur offre des avantages dans leur vie quotidienne et… fait baisser l’addition. 
C’est une tranche d’âge qui apprécie grandement les publicités interactives (jeux concours, bons de réduction…). Un score en fait foi : 45,3% des jeunes répondent volontiers à des annonces publicitaires sur smartphone (envoi de SMS/photo/email, recherche d’informations, achat sur mobile ou en magasin, …). La perspective d’améliorer leur pouvoir d’achat les enchante plus encore que la population en général : sept jeunes internautes sur dix ayant eu l’occasion de voir une pub sur leur mobile sont d’accord pour recevoir un message dès l’instant où il leur permet de réduire la facture. Cet avantage est plus frappant chez les jeunes (71,3%) que chez l’ensemble des internautes (58,6%). (Sources : Médiamétrie - Mobile Consumer Insight - 4ème trimestre 2013)

Le plaisir de retrouver ses "amis" sur Internet 

Le smartphone est un moyen de communication arrivé à maturité chez les internautes de 15-24 ans. Ils l’utilisent prioritairement pour se raccorder à un réseau social afin de rester en contact avec leur communauté. Une activité incontournable chez plus de huit jeunes sur dix (80,9%). Leur prédisposition est plus marquée que chez les internautes en général, l’ensemble de ces derniers se servant prioritairement de son téléphone intelligent pour d’autres activités, comme la recherche sur Internet, le surf ou la messagerie. Si la visite d’un réseau social demeure répandue dans la population en général (55,4% des 15 ans et plus utilisent ainsi leur smartphone) cette activité n’arrive qu’au cinquième rang de ses usages connectés.
Autre fonction prioritaire du smartphone pour les 15-24 ans : la recherche sur Internet via un moteur de recherche. Une pratique très répandue puisque 75% d’entre eux s’y adonnent. Davantage que l’ensemble des internautes pourtant largement adeptes de cette façon de faire (66,2%), au point d’en faire la fonction numéro 1 de leur téléphone.

Vive les messageries

Le smartphone est un moyen de communication si facile d’usage pour les internautes de 15-24 ans qu’ils le plébiscitent quand il s’agit d’échanger avec ses amis sur une messagerie instantanée, de participer à un chat, ou encore d’adresser des sms online ou en recevoir. Ce type de communication partagée par trois jeunes internautes sur quatre (74,7%) constitue leur troisième activité prioritaire. Une cible décidément en avance sur la population en général (63,3% pratiquent ainsi). Par ailleurs, autant de jeunes ou presque (74%) jonglent avec leur smartphone pour surfer sur Internet. Davantage que l’ensemble de la population, une fois de plus. Au-delà de ces activités très pratiquées par les jeunes, d’autres sont répandues auprès de six individus sur dix mais ne sont pas aussi exacerbées.

Ainsi les internautes de 15-24 ans téléchargent-ils souvent des applications gratuites (64,1%), plus fréquemment que la population en général (54,3%). Ils aiment bien également adresser et recevoir des mails (62,9%, à peine plus, sur ce plan, que la moyenne de la population). De même consultent-ils volontiers des applications (61,7%), avec un engouement plus manifeste, au demeurant, que la population en général (49,9%).

Enfin, contrairement à une idée préconçue assez répandue chez les cibles plus âgées qui baignent dans l’audiovisuel et les jeux vidéos, les jeunes consultent volontiers la presse ou l’actualité gratuite : près d’un individu sur deux s’y adonne. Avec un score plus conséquent que chez l’ensemble des internautes, cette activité fait même partie du top 10 des activités prioritaires des jeunes internautes.

Des applications pour se divertir 

Les 15-24 ans sont intéressés en masse par tout ce qui peut faciliter la vie pratique. D’après l’étude Mobile Consumer Insight portant sur le 4ème trimestre 2013, près d’un sur deux (46,7%) déclare ainsi un intérêt manifeste pour les notifications d’informations pratiques sur leur smartphone, bien plus que l’ensemble des internautes (39,9%). Leur intérêt est également soutenu en faveur des bons de réduction (36,8%), ou encore des flashes d’actualité (31,9%, à l’instar de l’ensemble de la population internaute). L’utilisation des flash-code a franchement le vent en poupe (42,7%), plus que chez l’ensemble des internautes (37,8%).

Pas étonnant donc de voir les jeunes raffoler des applications. Ils en téléchargent bien plus facilement que la moyenne des internautes. Prendre connaissance des applications existantes est devenu un sport répandu ! Deux sur trois (65,9%) s’informent en priorité du choix possible en ouvrant la porte d’un magasin d’applications. Une filière deux fois plus suivie que le recours aux conseils d’un ami (36,1%) ou la lecture du top des applis les plus populaires (35,5%). 

Sans surprise, le téléchargement de jeux tient le haut du pavé : 68% s’adonnent à cet exercice contre 56,3% en moyenne chez l’ensemble des internautes. Les applications de divertissement sont également très prisées (40,3%). Envie de se faire plaisir, sans nul doute, elles l’emportent sur les applications de voyage ou de style de vie (28,1%). Au-delà de la curiosité et l’engouement pour une large panoplie d’applis, reste leur utilisation réelle. Sur ce plan, les applications de divertissement apparaissent plus utilisées (71,3%) que celles de jeu (62,4%) et de musique (54,8%).

En bref, les jeunes internautes veulent profiter autant que possible de toutes les curiosités de la vie.

Source : Marc Pellerin - Audience le mag - Médiamétrie : – Web Observatoire (1er trimestre 2014) et Mobile Consumer Insight (4ème trimestre 2013)

La transformation numérique en France : décryptage

Nouvelle expérience client, culture de la donnée, collaboration au sein de l'entreprise, digitalisation des services, industrialisation des projets digitaux : la transformation digitale est un défi majeur et global !

SQLI, partenaire des entreprises pour définir, mettre en œuvre et piloter la transformation digitale est sponsor Gold de l'étude du cabinet PAC (Pierre Audouin Conseil). L'étude à télécharger montre concrètement quels défis identifient les décideurs IT et marketing, quelles sont leurs priorités d'investissement et quels sont les acteurs les plus à même de les accompagner dans ce cheminement.

LA TRANSFORMATION DIGITALE N'EST PAS UN CONCEPT, C'EST UNE REALITE FRAPPANTE

Selon l'étude : « Deux tiers des entreprises françaises ressentent l'impact de l'ère numérique comme significatif voire même créant une véritable rupture sur leur secteur d'activité. C'est notamment le cas pour les entreprises de grande taille. »

Toutes les entreprises n'ont pas la même appréhension et les mêmes moyens pour l'adresser :
« Seulement un tiers (34%) des entreprises ont déjà mis en place une stratégie numérique aboutie. En termes de maturité numérique, l'étude révèle trois cas de figures principaux : la majorité des répondants met en place des projets numériques sur des sujets spécifiques sans stratégie de transformation numérique (36%) ; certains (20%) en sont encore au tout début de leur transformation. »

Les entreprises et organisations font face à un double challenge qui doit nécessairement être adressé de façon globale :
+ créer de nouveaux services clients, adresser les parcours cross-canal et mieux vendre,
+ connecter ses équipes, digitaliser les opérations et services existants, créer une véritable force de frappe numérique.

AGENCES DIGITALES, SPECIALISTES IT, CONSEIL : VERS QUI SE TOURNER ?

L'étude montre que les décideurs ont besoin d'acteurs variés : experts de services IT, éditeurs de logiciels, conseil en stratégie, agence marketing/digital.
Pour autant les décideurs sont clairs sur leur souhait de restreindre le nombre d'acteurs à leurs côtés! 78% des répondants souhaitent limiter le nombre de partenaires, seulement 22% souhaitent conserver une approche multiple ‘best-of-breed'.

SQLI est ainsi confirmé pleinement dans sa stratégie de par sa double compétence marketing et technologies :
+ l'agence WAX Interactive, experte en data marketing et commerce connecté,
+ l'entreprise de services numériques SQLI Enterprise œuvrant pour transformer les organisations et les systèmes.

L'étude complète est téléchargeable ici

Etude Cisco : l'énorme potentiel de l'Internet of Everything (IoE)

L’Internet of Everything (IoE) : un potentiel de 4 600 milliards de dollars pour le secteur public dans le monde d’ici à 2022.

Nouvelles sources de revenus, optimisation des budgets, économies, amélioration des services aux citoyens : autant de leviers de performance que l’Internet of Everything peut apporter au secteur public selon une étude de Cisco.

Comment garantir la qualité de l'offre des services publics tout en réduisant la dépense publique ?

Une étude réalisée par Cisco démontre que l'Internet of Everything constitue un formidable levier d'optimisation de la performance et de la dépense pour le secteur public.
L’Internet of Everything, c’est-à-dire la connexion des personnes, processus, données et objets, permet aux services publics de soutenir leur croissance et d’améliorer leurs prestations de services et leur productivité, de renforcer la sécurité publique et la protection de l’environnement. L’Internet of Everything peut ainsi générer un potentiel économique de 4 600 milliards de dollars d'ici moins de dix ans. Cette étude repose sur 40 expérimentations conduites dans différentes agglomérations du monde.

Les avantages de l’IoE pour les villes

Selon l'étude Cisco, la mise en place d’applications reposant sur l’IoE permettrait aux villes, à l'échelle mondiale, de dégager une valeur ajoutée de 1 900 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie.
- Immeubles intelligents : 100 milliards de dollars d'économies sont possibles grâce à une diminution des coûts opérationnels, notamment par une réduction de la consommation énergétique.
- Contrôle optimisé de la consommation de gaz : économie potentielle de 69 milliards de dollars avec la réduction des coûts de relevé des compteurs et une optimisation de l’exactitude des données.
- Stationnement intelligent : potentiel de valeur ajoutée de 41 milliards de dollars, en offrant une visibilité en temps réel sur les espaces de stationnement disponibles ou gênants dans la ville.
- Meilleure gestion de l'eau : 39 milliards de dollars de valeur ajoutée estimée. Un système de connexion au compteur d'eau des foyers transmettrait des informations sur l'utilisation et la situation de la consommation.
- Tarification routière plus adaptée : 18 milliards de dollars de recettes supplémentaires estimées et une nette amélioration des conditions de circulation via un dispositif de paiement automatique pour les véhicules entrant dans des zones urbaines très fréquentées.

Les avantages de l'IoE pour les administrations

- Productivité des employés (1,8 mille milliards de dollars). La fonction publique compte 350 millions d’employés dans le monde. La généralisation des solutions de télétravail par exemple pourrait créer environ 125 milliards de dollars de valeur ajoutée.
- Réduction des coûts (740 milliards de dollars). Un travail plus efficace et une meilleure gestion des dépenses d’investissement engendreraient une réduction majeure des coûts d’exploitation.
- Expérience des usagers (412 milliards de dollars). L’IoE serait bénéfique pour les concitoyens à travers l’amélioration des délais de recherche réduits, de l’environnement et des effets plus positifs sur la santé.
- Augmentation du chiffre d’affaires (125 milliards de dollars). En offrant une meilleure capacité d’adaptation de l’offre à la demande, une optimisation du contrôle et du respect des réglementations, les revenus des instances gouvernementales pourraient croître.
- Défense militaire connectée (1,5 mille milliards de dollars). Les forces de défense pourraient améliorer l'efficacité des opérations militaires en tirant profit d’un partage sécurisé des connexions et des informations entre les militaires, les bases, les véhicules et les forces présentes sur les zones d’opération.

Le haut débit a joué dernièrement un rôle primordial dans la croissance économique, l’intégration sociale et l’amélioration des services publics. Aujourd’hui, c’est l’IoE qui offre de vastes opportunités pour répondre aux enjeux et défis du secteur public.

Liens utiles :
• Infographie de l'Internet of Everything
• Les 10 points à retenir sur l'Internet of Everything
• Le Rapport Cisco sur l'Internet of Everything dans sa version intégrale

(Source : Etude CISCO - Février 2014)

 

À propos de Cisco
Cisco (NASDAQ: CSCO), leader mondial des technologies de l’information, aide les entreprises à saisir de nouvelles opportunités, en démontrant que des choses étonnantes se produisent lorsque l’on connecte ce qui ne l’est pas. www.thenetwork.cisco.com

Technologies mobiles : de l’amélioration de la performance à l’émergence de nouveaux usages

Le Cabinet Deloitte présente sa nouvelle étude sur l’usage des technologies mobiles dans l’administration publique. Dans un contexte de nécessaire réduction du déficit et des dépenses publiques, ces technologies permettront la réduction de l’écart de productivité avec le secteur privé, ainsi que l’amélioration de la relation citoyens - administrations. Elles confèrent aux acteurs publics une capacité sans précédent de comprendre, de communiquer et d’innover avec les citoyens. Si le gouvernement a été un adhérent tardif aux solutions mobiles, les initiatives se sont multipliées. Cette étude propose un panorama de quelques pratiques en France et à l’international et des opportunités à saisir.

Un écart important entre la productivité du secteur privé et celle du secteur public

Au cours des 25 dernières années, la productivité du secteur privé français a cru de 17% supplémentaires par rapport à celle du secteur public. Cet écart entre les secteurs public et privé se retrouve aux Etats-Unis comme en Europe dont la productivité du secteur privé a crû trois fois plus vite que dans le secteur public entre 1990 et 2000. Si le privé et le public ont bénéficié à des degrés divers de l’émergence des nouvelles technologies, le secteur privé ne s’est toutefois pas arrêté à la simple intégration des nouveaux outils, mais en a également tiré les conséquences organisationnelles.
Le secteur public a eu des difficultés, notamment structurelles, à absorber les nouvelles technologies et en tirer pleinement avantage. Or, l’administration française est confrontée à la nécessité d’améliorer la qualité du service rendu à ses citoyens et l’efficience de l’action publique au regard de contraintes budgétaires croissantes.
Une meilleure utilisation des technologies mobiles présente l’opportunité de faire de grandes avancées pour les citoyens tout en réduisant les dépenses. En outre, cette approche permet d’entamer une réflexion sur le redéploiement et la requalification des effectifs de la fonction publique plutôt que rester dans une logique comptable de suppression des postes.
« Le mobile ouvre la voie vers un service public plus participatif et proactif, capable d’une plus grande efficience que ne le laisse penser ses taux de productivité actuels. » commente Joël Elkaim, Associé Conseil responsable secteur public chez Deloitte.

Le fonctionnaire mobile, pour une meilleure qualité de travail

Les fonctionnaires reconnaissent dans leur grande majorité que les technologies mobiles contribuent fortement à améliorer la qualité de leur travail et leur productivité notamment en permettant de : diminuer le temps passé à rentrer des données, travailler quel que soit l’endroit où ils se trouvent, améliorer la précision et réduire les efforts induits par les tâches, progresser dans la collaboration et le partage des données entre employés et entre opérateurs, mieux appréhender le terrain pour les fonctionnaires intervenants en première ligne.

On peut citer en exemple le télétravail et le cloud computing qui transforment les modes d’organisation des administrations. Le télétravail offre un gain de temps, une flexibilité et des gains de productivité d’en moyenne 22% mais également un équilibre entre vie professionnelle et vie privée, de l’autonomie et des responsabilités dans l’organisation de travail. Quant au cloud computing, il rationnalise les moyens technologiques développés au travers des ministères et différents opérateurs, pour répondre mieux et plus rapidement aux demandes des citoyens.
Afin d’illustrer les bénéfices potentiels des technologies mobiles pour les fonctionnaires, nous avons observé trois différents acteurs qui pourraient en faire le meilleur usage : les travailleurs sociaux, les services d’urgence et les forces de l’ordre (exposé complet dans l’étude).

Les services 2.0 aux citoyens : réintroduire le dialogue entre administrations et administrés

Alors que la satisfaction des citoyens vis-à-vis de leur gouvernement a tendance à fluctuer, la satisfaction face à l’e-gouvernement croît de façon stable. En un an, le taux d’utilisation de services d’e-gouvernement a crû de 5% à 45% en Allemagne, et 71% des usagers interrogés sont satisfaits de ces services. En Australie par exemple, la proportion des citoyens utilisant un équipement mobile pour interagir avec les administrations a doublé en seulement deux ans, et 35% d’entre eux utilisent au moins une fois par mois une application mobile.
Les e-services des gouvernements, tout comme les applications créées grâce à la collaboration avec les citoyens, permettent à la fois des gains d’efficacité et de réengager les citoyens dans la vie de leur cité.
En témoigne la production croissante d’applications civiques permettant aux citoyens d’améliorer leur quotidien grâce aux informations qu’ils partagent avec leur municipalité et leur administration, mais aussi grâce aux informations rendues disponibles par celles-ci sur les services de santé ou les formulaires de changement de domicile.

La co-création et co-production avec le citoyen, une solution collaborative

II est désormais vital d’impliquer les citoyens dans les processus de conception des interfaces. Les gouvernements ont tout à gagner en permettant aux citoyens d’être des co-créateurs contribuant, avec leurs administrations, à l’information et aux services rendus.
De nombreuses agences gouvernementales ont compris cette tendance et en tirent profit. Ainsi, le centre américain de contrôle et de prévention des pandémies a sponsorisé une compétition d’applications mobiles dédiées à la grippe utilisant des données publiques existantes. L’application gagnante, « Flu-Ville » (Grippe-Ville), suit le modèle d’un jeu en ligne pour accroître l’engagement des utilisateurs. S’appuyant sur les relevés d’infection de chaque Etat fournis par les centres de prévention, l’application permet aux utilisateurs de concevoir leur propre ville et de gérer des épidémies de grippe.

En France, Etalab et ses partenaires ont initié en février 2012 le concours Dataconnexions qui récompense les meilleures applications, services ou visualisations de données, élaborées à partir de données publiques.
Ainsi, au-delà de la seule amélioration de la productivité, les plateformes mobiles offrent une nouvelle façon de fournir des services 24h/24 - 7j/7 d’une façon radicalement différente puisqu’ils permettent aux citoyens d’être proactifs et aux administrations d’être disponibles.

« Afin de permettre à la technologie mobile d’avoir un fort impact en matière de productivité, les gouvernements devront changer la façon de penser l’administration pour davantage impliquer les citoyens » conclut Joël Elkaim, Associé Conseil responsable secteur public chez Deloitte qui ajoute, « les organisations efficaces ne choisissent pas les solutions mobiles sans raison. Elles ont un objectif précis que les technologies mobiles peuvent aider à réaliser. »

L’étude complète est disponible ici.

Analyse des big data. Quels usages, quels défis ?

Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective vient de publier une note d'analyse : Analyse des «big data» – Quels usages ? Quels défis ?

Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective publie une note d’analyse qui détaille ce que sont les big data, quelles sont leurs principales applications et quelles sont les conditions nécessaires à leur mise en œuvre. Cette note est illustrée par des exemples de cas concrets, issus aussi bien d’entreprises que des administrations du monde entier.

Les données numériques voient leur nombre augmenter de façon exponentielle, ce qui fait que l’on parle désormais de big data ou de données de masse.
Ce phénomène créé de réelles opportunités, notamment économiques, en termes d’analyse et d’exploitation de données tant pour l’État que pour les entreprises.
Mais il est à noter que le développement de l’analyse de ces big data nécessite de bien comprendre les enjeux qui y sont liés.
C’est pourquoi le CGSP a souhaité rédiger une note d’analyse afin de définir ce qui se cache derrière le terme de données de masse, mais également les possibilités qu’offre leur analyse ainsi que les enjeux qui y sont rattachés, notamment en raison du fort potentiel que représente l’exploitation de ces big data.

Messages clés 

• L’augmentation du nombre de données numériques (90 % de l’ensemble des données aujourd’hui disponibles ont été créées ces deux dernières années) est le résultat de l’évolution des technologies et des infrastructures qui y sont liées. Pour définir des données dites big data, 5 critères sont retenus (volume, vitesse, variété, véracité, valeur) et différents outils ont été mis en place afin d’exploiter ces informations.
• Les analyses des big data introduisent différentes applications. Tout d’abord elles permettent de mieux écouter les usagers, de mieux comprendre leurs comportements et d’affiner les offres qui leur sont destinées. Cela ouvre des perspectives pour des entités privées mais également pour le secteur public. Ensuite, ces analyses offrent la possibilité d’améliorer les performances des sociétés en termes de gestion. Ainsi les analyses de données massives peuvent faciliter l’évaluation des services, assister la prise de décision, ou encore entrainer la réalisation d’économies de ressources. Enfin les analyses des big data permettent, avec un certain degré de certitude, d’anticiper des comportements ou des besoins, ce qui amène à prédire et prévenir des tendances futures.
• Cependant certaines conditions sont nécessaires à la mise en œuvre et à la réussite de l’analyse des big data. On retrouve en premier lieu la prise en compte des risques liés au respect de la vie privée (données à caractère privé ou administratif) et à la protection des libertés individuelles. En second lieu il faut promouvoir les big data aussi bien dans le secteur privé que public.
Auteurs : Marie-Pierre Hamel et David Marguerit, département Questions sociales

• Lire la Note d’analyse complète – Analyse des big data. Quels usages, quels défis ? [PDF]

A propos du CGSP

Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) s’est substitué au Centre d’analyse stratégique. Il est au cœur des démarches de réflexion et de concertation nécessaires à la conduite des politiques publiques et à la modernisation du pays. Rattaché au Premier ministre, qui arrête son programme de travail annuel, il apporte son concours à la détermination des grandes orientations pour l’avenir de la Nation et des objectifs à moyen et long terme de son développement économique, social, culturel et environnemental, ainsi qu’à la préparation des réformes. A ce titre, il impulse et favorise la définition de stratégies d’action à moyen et long terme et le développement des études prospectives, des pratiques d’évaluation des politiques publiques, des bonnes pratiques de concertation et des comparaisons internationales et territoriales. Il travaille en réseau avec les conseils spécialisés. 

Commissariat général à la stratégie et à la prospective - 18, rue de Martignac - 75700 Paris SP 07 - 
Tél. 01 42 75 60 00 - www.strategie.gouv.fr 

L'Afrique soigne sa fracture numérique

L’Afrique soigne sa fracture  numérique et se lance dans l’internet mobile car seuls 11% des Africains ont accès à internet.

Dans son nouveau Point de Vue dédié aux enjeux des télécoms en Afrique, le cabinet de conseil BearingPoint rappelle que, sur ce continent, le déploiement de la téléphonie mobile a été l’un des événements majeurs des dernières années. L’aventure ne fait pourtant que commencer : c’est désormais le développement de l’internet mobile qui est attendu.  Les enjeux ne concernent pas seulement le nombre de clients ou le taux de pénétration ; le succès des télécoms est une véritable opportunité de désenclavement, de renforcement des pays dans les échanges internationaux et plus globalement, de développement économique et sociétal.  

Il faut se souvenir qu'un seul câble sous-marin, le South Atlantic 3 (SAT-3), reliait le sud de l'Europe à l'ouest du continent africain. Sept ans plus tard, de nombreux projets ont été lancés, avec la promesse d'une augmentation significative des débits pour les usagers. Depuis 2009, le câble de fibre optique Eastern Africa Submarine Cable System (EASSy), long de 10 000 kilomètres, alimente la côte est africaine. Et deux gros projets, le Globacom-1 et le MainOne, desservent désormais l'ouest du continent, jusqu’à Lagos, au Nigeria. D'autres, comme le West African Cable System (WACS) ou l'Africa Coast to Europe (ACE), sont désormais également opérationnels depuis 2012 (Source : lemonde.fr).

La concurrence dans le mobile, enfin une réalité

Le bilan est flatteur pour l’Afrique avec 160 opérateurs, soit trois opérateurs par pays. Rappelons certains chiffres : en 1992, 75% des pays africains n’avaient aucun réseau mobile et les 25% restant étaient en situation de monopole. Cinq ans plus tard, 95% des pays avaient un réseau mobile mais 75% étaient encore en monopole. En 2002, il restait 20% de monopoles, 40% de duopoles et autant de pays avec plus de deux acteurs. Aujourd’hui, le monopole concerne moins de 10% des pays et le duopole 25%, les deux autres tiers ayant trois ou plus opérateurs.

Le taux de pénétration des télécoms en Afrique est au niveau de l’accès à l’eau courante

Le déploiement des réseaux 3G, 3,5G, 4G constitue l’enjeu technologique majeur de la décennie en Afrique. Le taux de pénétration des télécoms en Afrique est au niveau de l’accès à l’eau courante (64%) et il est largement supérieur à l’accès à l’électricité (40%) ou à un compte en banque (21%). Cependant, seuls 11% des Africains ont accès à l’internet. Le broadband mobile représente une chance pour les Africains, les opérateurs et les Etats.

Les différents degrés de maturité des pays africains permettent de distinguer trois groupes

- Le premier groupe correspond aux pays dans lesquels les télécoms sont les plus développés en Afrique. Les taux de pénétration du mobile y sont proches des 100% et le marché mobile est souvent considéré comme ayant atteint un niveau proche de la saturation.
- Il existe une deuxième catégorie de pays, dans lesquels la téléphonie mobile a atteint un niveau moins mature (taux de pénétration de plus de 50%) et où de nouveaux usagers télécoms sont en cours de développement. L’Algérie, par exemple, se prépare à des perspectives de croissance importantes notamment sur l’internet mobile avec le lancement de la 3G.
- Enfin, viennent les pays dans lesquels les télécoms sont en cours de développement et où la pénétration du mobile reste à des niveaux inférieurs à 50%, par exemple l’Ethiopie dotée d’une population de plus de 80 millions d’habitants, avait un taux de pénétration mobile de 20% en juin 2012.

Jean-Michel Huet, directeur associé chez BearingPoint, précise : « Nous avons souhaité mettre en avant les défis, les impacts et les possibilités offertes par les télécoms dans les pays émergents. L’internet mobile n’y est qu’à ses balbutiements et constitue une formidable opportunité de développement ».


A propos de BearingPoint :
Les consultants de BearingPoint savent que l’environnement économique change en permanence, et que la complexité qui en découle nécessite des solutions audacieuses et agiles. Nos clients du secteur privé comme public obtiennent des résultats concrets lorsqu’ils travaillent avec nous. Nous conjuguons compétences sectorielles et opérationnelles avec notre expertise technologique et nos solutions propriétaires, pour adapter nos services aux enjeux spécifiques de chaque client. Cette approche sur mesure est au cœur de notre culture, et nous a permis de construire des relations de confiance avec les plus grandes organisations publiques et privées. Nos 3350 collaborateurs accompagnent nos clients dans plus de 70 pays, avec notre réseau international de partenaires, et s’engagent à leurs côtés pour des résultats mesurables et un succès durable.

Illustration : © dessin de Xavier Gorce

Lire article/étude de la revue Afrique contemporaine / cairn.info

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