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transition numérique

La transition numérique au coeur de la stratégie d'entreprise

TheFamily est heureux de vous présenter sa dernière étude : LA TRANSITION NUMÉRIQUE AU COEUR DE LA STRATÉGIE D'ENTREPRISE

Ceci est le résultat de plusieurs mois d'écriture par Nicolas Colin, cofondateur et Partner de TheFamily. Réalisée par TheFamily et co-financée par le groupe Caisse des Dépôts et le groupe La Poste, l'étude est inspirée par les startups et nourrie par l’exemple des entrepreneurs de l’économie numérique.

Ce travail a également bénéficié des ressources et de l’expertise de deux grandes entreprises qui, à plusieurs moments dans l’histoire, ont joué un rôle clef dans la structuration de marchés nouveaux, l’aménagement du territoire et le développement de l’économie.

Cette étude générale est un premier volet et sera suivi par trois autres études sectorielles sur l'assurance, les transports en commun et la logistique.

Une offre plurielle 

• Un modèle de compréhension partagée de ce qu’est la transition numérique d’une filière et d’en tirer des leçons stratégiques et opérationnelles pour les entreprises en place.
• Un outil pour dépasser les directions des systèmes d’information et les directions du marketing afin d' ouvrir une discussion sur la transition numérique avec les directions financières et les directions générales.
• Les clefs pour positionner la transition numérique au coeur de la stratégie des entreprises. Nous sommes convaincus qu’ainsi, ces entreprises verront à nouveau les choses en grand et apprendront à prendre des risques et à innover plus vite.
• Un exposé général du modèle que nous utilisons à TheFamily pour analyser la transition numérique des filières.

Les Trois idées qui ont motivé le rapprochement de deux univers

• Le développement des startups est riche d’enseignements pour les entreprises en place – Nouer des liens avec des entrepreneurs est une 1ère étape dans la compréhension de la transition numérique et dans l’appréhension des menaces, comme des opportunités, pour les entreprises en place. L’éducation des grandes entreprises fait partie des missions de TheFamily.
• Le succès des entreprises en place dans la transition numérique est une condition de l’épanouissement des startups – Si les entreprises en place refusent d’affronter la transition numérique, alors cette transition va s’exercer contre elles et va servir les intérêts des entreprises les plus capitalisées issues des écosystèmes les plus dynamiques. À l’inverse, si nos grandes entreprises entament leur transition, leurs intérêts peuvent alors s’aligner avec ceux des startups locales et permettre de trouver leur place dans une filière profondément transformée.
• Enfin, les startups et les grandes entreprises ont beaucoup de choses à faire ensemble – Pour les startups, les grandes entreprises peuvent être des investisseurs, des acquéreurs, des plateformes de ressources difficiles d’accès dans les filières dont la transition commence à peine. Pour les grandes entreprises, les startups sont un gisement inépuisable de talents, de technologies numériques de pointe, de connaissance intime du marché et des consommateurs et, surtout, de la dynamique entrepreneuriale qui, dans l’économie numérique, départage les perdants et les gagnants.

Cette étude est dédiée à tous les membres des Barbares Attaquent, elle est accessible à tous, sous licence Attribution Share Alike.

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mobilité et innovation

Rapport Stratégies des entreprises pour le climat : La mobilité

EpE présente sa nouvelle publication « Stratégies des entreprises pour le climat : La mobilité », un guide sur la mobilité décarbonée à destination des entreprises et des particuliers.
Le développement mondial des transports a accompagné et accompagne encore la croissance des économies mondiales et permet le développement des territoires. Cependant, le transport pèse lourd dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre, avec 14 % des émissions totales annuelles. Le secteur des transports se mobilise pour trouver des réponses qui permettent le développement social et économique, tout en luttant contre le changement climatique.

Nombre d'entreprises, notamment au sein de l'association française des Entreprises pour l'Environnement (EpE), ont travaillé dans la dernière décennie sur les solutions à apporter pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports. Ces solutions concernent aussi bien la mobilité des personnes que celle des marchandises. Dans tous les secteurs, elles travaillent à réduire les émissions, et dans le transport, elles développent des solutions dont le déploiement est placé au cœur de leurs stratégies. Ces entreprises pensent quela mobilité est à la fois un levier de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de développement social et économique des territoires. C'est pour cela que les entreprises d'EpEaméliorent chaque jour les véhicules existants, tout en inventant de nouvelles voies pour la mobilité des biens et des personnes.

Le guide « Stratégies des entreprises pour le climat : La mobilité » est issu des travaux du groupe de travail « Mobilité dans la ville durable » d'EpE, conduits entre 2012 et 2014. Présidé par Patrice-Henry Duchêne, Délégué au Développement Durable de PSA Peugeot Citroën, ce groupe regroupe les représentants des entreprises membres d'EpE issus de tous les secteurs de la mobilité, aérien, ferroviaire ou terrestre, véhicules ou équipements, énergies ou services, qui ont partagé leurs expériences et leurs réflexions. Pour favoriser un débat constructif sur le sujet, des experts externes, du monde scientifique et associatif, les pouvoirs publics et des consultants, ont été invités ponctuellement à intervenir et dialoguer avec les membres d'EpE.

Cette publication en trois parties est destinée aux entreprises qui souhaitent intégrer au mieux la question du changement climatique dans leur prise en compte de la mobilité de leurs clients, de leurs salariés et des marchandises. Par ailleurs, elle s'adresse à tous ceux qui souhaitent découvrir les solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du transport, proposées par les entreprises membres d'EpE.

Pierre-André de Chalendar, Président d'EpE, Président-Directeur Général de Saint-Gobain, déclare :
« Comment imaginer atteindre les objectifs préconisés par le GIEC sans diminuer les émissions dues au transport ? Comment imaginer réduire ces émissions sans renoncer à notre développement et à unemobilité devenue une composante essentielle des progrès de l'humanité ?
Les entreprises membres d'EpE ont compris cet enjeu. Dans tous les secteurs, elles travaillent à réduire les émissions, et, dans le transport, elles développent des solutions dont le déploiement est placé aucœur de leurs stratégies. Ces entreprises pensent que la mobilité est à la fois un levier de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de développement social et économique des territoires. »

La publication « Stratégies des entreprises pour le climat : La mobilité » est divisée en trois grands chapitres illustrés par des cas concrets issus des pratiques des membres d'EpE.

Le chapitre 1, intitulé « Mobilité et changement climatique : les enjeux », précise le lien entre changement climatique et mobilité et rappelle les enjeux en quelques chiffres en informations clés. On y découvre que les émissions de gaz à effet de serre du secteur sont en constante progression, en forte corrélation avec la croissance mondiale.
Les acteurs du transport se mobilisent donc pour trouver les solutions techniques et organisationnelles qui permettront de réduire fortement les émissions du secteur et contribuer ainsi à la réussite des objectifs mondiaux de limitation du changement climatique.

Le chapitre 2, intitulé « Réinventer les véhicules et les énergies », montre que les entreprises travaillent depuis de nombreuses années sur la performance des véhicules. Les voies explorées sont nombreuses, et il devient aujourd'hui possible de produire des véhicules dont les émissions de gaz à effet de serre sont minimes. Ces progrès concernent tous les modes de transport : voitures, motos, avions, trains, bateaux, etc.
Ce chapitre fait également la revue des motorisations et énergies qui feront avancer nos véhicules dans le futur. Des énergies moins émettrices sont déjà disponibles ou en cours de l'être à un coût acceptable dans les prochaines années : biocarburants, gaz liquéfiés, électricité, pile à combustible.
Enfin, on s'interroge sur ce que sera la voiture dans un futur proche et à moyen terme. Alors que le gouvernement français mobilise l'ensemble de la filière automobile française sur la voiture à 2L/100km, les géants des technologies s'intéressent de plus en plus à ce marché et développent des véhicules hyper-connectés, voire complètement autonomes.

Le chapitre 3, intitulé « Inventer les modèles économiques de la mobilité bas-carbone », explore alors les conséquences du changement climatique sur la mobilité des biens et des personnes.
Les entreprises inventent de nouveaux modèles de déplacement, tels que le covoiturage, l'autopartage ou la logistique inversée.
Pour répondre au défi du changement climatique, les transporteurs comme les chargeurs repensent les transports de marchandises pour les inscrire dans une trajectoire bas-carbone. Cela passe d'abord par l'optimisation logistique des flux, mais aussi par le choix du mode de transport le moins émetteur quand cela est possible du point de vue opérationnel.

À propos d'EpE
Entreprises pour l'Environnement (EpE) rassemble une quarantaine de grandes entreprises qui partagent la vision de l'environnement comme source de progrès et d'opportunités et travaillent ensemble à mieux le prendre en compte dans leurs stratégies et leur gestion.

Lire le rapport

Lobbying : où se situe la France ?

Transparence, équité, intégrité du lobbying en France : un état des lieux inédit montre que nos pratiques ne sont pas encore à la hauteur

Pour la première fois, Transparency International France rend public un état des lieux complet sur le lobbying en France.
A travers une analyse historique, sociopolitique et juridique, cette étude permet également de mieux comprendre les raisons des réticences françaises à reconnaître la réalité du lobbying et à prendre des mesures pour l’encadrer.

A ce jour, l’encadrement des relations entre décideurs publics et représentants d’intérêts est quasiment inexistant en France, à l’exception notable de l’Assemblée nationale. Alors que les budgets et moyens consacrés au lobbying sont croissants, que celui-ci intervient à tous les stades des processus de décision et à tous les niveaux (européen, national, local), Transparency France appelle le Gouvernement, les collectivités locales, le Parlement et l’ensemble des lieux de la décision publique à se doter de règles ambitieuses tant à destination des représentants d’intérêts que des décideurs publics. Ces règles doivent permettre de favoriser la transparence, l’intégrité et l’équité d’accès des acteurs de la société aux décideurs publics et préserver ainsi l’intérêt général.

Transparency France publie une nouvelle étude intitulée Transparence et intégrité du lobbying, un enjeu de démocratie – État des lieux citoyen sur le lobbying en France, volet français d’un projet financé par la Commission européenne, conduit parallèlement dans 19 pays européens. Depuis six ans, Transparency International France s’efforce en effet de documenter et d’analyser les enjeux et pratiques du lobbying, dans le secteur public comme dans le secteur privé, afin de nourrir le débat démocratique par des éléments objectifs.

Une question souvent traitée de manière restrictive

Alors que la question du lobbying est souvent traitée de manière restrictive en se limitant aux seuls lobbyistes ou, pour les instances publiques, au seul Parlement et à la création d’un registre et de badges d’accès, ce rapport rassemble un ensemble de données pour fournir aux citoyens un état des lieux global sur le lobbying en France.

Suivant une méthodologie commune aux 19 pays participants, cette étude évalue la réglementation nationale au regard des principes de traçabilité de la décision publique, d’intégrité des pratiques des lobbyistes et des décideurs publics et d’équité d'accès aux processus de décision publique. Pour chacun de ces principes, l’association formule des recommandations précises.

A travers une analyse de la situation historique, sociopolitique et juridique nationale, cette étude permet également de mieux comprendre les raisons des réticences françaises à reconnaître la réalité du lobbying et à prendre des mesures pour l’encadrer.

Études de cas et valorisation des bonnes pratiques

Enfin, trois études de cas illustrent les dérives potentielles d’un lobbying non régulé et les risques qu’elles représentent pour la société : lobbying exercé autour de la loi de séparation des activités bancaires, pratiques de lobbying dans le secteur du tabac, lobbying autour du Mediator. Afin de valoriser les meilleures pratiques, le rapport présente aussi des exemples d’initiatives prometteuses comme le fait d’inscrire le lobbying dans les politiques de responsabilité sociétale.

Au cours des six dernières années, Transparency France a pu en effet constater que les représentants d’intérêts, en particulier les entreprises, prennent de plus en plus conscience de la nécessité de réformer leurs pratiques de lobbying vers plus de transparence. A l’inverse, les décideurs publics, à quelques rares exceptions, peinent à se doter de règles pour eux-mêmes alors même que leur mandat s’effectue sur fonds publics, au nom des citoyens et de l’intérêt général.

Créer les conditions de la confiance des citoyens dans la décision publique

Comme le souligne Anne-Marie Ducroux, administratrice de Transparency International France, « dans un contexte de fortes tensions sur les budgets publics, de confiance dégradée envers les décideurs publics et les acteurs économiques, il est aujourd'hui essentiel de clarifier les relations entre décideurs publics et représentants d’intérêts dans l’ensemble des lieux où se forgent les décisions publiques (Élysée, ministères, administrations centrales, autorités publiques indépendantes, collectivité locales…). »

Transparency France appelle à l’adoption par toutes ces institutions de règles ambitieuses tant pour les représentants d'intérêts que pour les décideurs publics. L’enjeu est de prévenir des décisions répondant plus à des intérêts particuliers qu’à l’intérêt général et ainsi créer les conditions de la confiance des citoyens dans la décision publique nécessaire à un bon fonctionnement démocratique.

Une étude européenne, compilant et comparant les résultats des 19 études nationales, sera publiée début 2015 par le secrétariat international de Transparency International.

Lire le rapport

La France et le Numérique : nouveau baromètre INOP'S

La France et le Numérique : INOP’S publie les résultats de son baromètre sur les Entreprises de Service du Numérique (ESN).

INOP’S est une entreprise française qui s’est donné pour mission de rétablir le lien entre PME et grands donneurs d’ordre. Son objectif, transformer le marché de la prestation intellectuelle en ouvrant le marché des grands comptes aux petites et moyennes entreprises.

La première édition du Baromètre INOP’S

Cet été, INOP’S a interrogé 300 entreprises de France, spécialistes du numérique sur le secteur de la prestation de services, afin d’identifier précisément les difficultés qu’elles rencontrent, et comprendre l’état d’esprit des entrepreneurs. Celles-ci sont implantées sur l’ensemble du territoire et orientées vers les clients grands comptes privés et publics.
Les complexités d’accès aux marchés pour les PME sont la principale difficulté pour ces entrepreneurs (38%) : marchés publics ou privés, ils sont le premier casse-tête relevé par les répondants : « La politique d’achat est clairement pointée sur doigt dans les réponses » commente Laurent Lévy, Président d’INOP’S. « Les meilleures expertises se trouvent dans nos PME. Pourtant, les grandes entreprises s’adressent majoritairement aux grands généralistes SSII pour répondre à leurs besoins. »
Juste après, c’est la difficulté de recruter des profils qualifiés qui pose problème : obstacle RH numéro 1 au développement des petites et moyennes entreprises, il représente 27% des réponses.

88% des problèmes de tarifs relevés par les entrepreneurs proviennent du positionnement des grandes SSII généralistes dans les référencements et contrats cadres au détriment des PME d’expertise, de niche et d’innovation sur les secteurs du numérique : plus que la baisse générale des tarifs constatée sur ces marchés, c’est le quasi monopole des grands groupes généralistes qui pose problème.

« Les entrepreneurs que nous avons interrogés soulignent une difficulté très française, celui des délais de paiement » ajoute Laurent Lévy. Ces retards sont la cause sous-jacente des difficultés financières des PME, la trésorerie étant le nerf de la guerre d’une PME en croissance.

Une majorité des PME n’investissent rien, ou presque, en R&D… un comble pour des entreprises innovantes ! Ces PME, qui pour 60% d’entre elles investissent moins de 5% de leur CA en Recherche & Développement, n’ont en fait pas les moyens de le faire du fait de leurs difficultés financières. « 58% des entrepreneurs voudraient investir davantage mais ne le peuvent pas. Et moins de la moitié ont fait appel au CIR durant les deux dernières années, l’outil Crédit Impôts Recherche étant plus axé sur l’innovation de rupture que l’innovation appliquée du numérique » commente Laurent Lévy.

88% des entrepreneurs ne se sentent pas suffisamment considérés (voire pas du tout) par le gouvernement, les chambres syndicales et les associations professionnelles. Ces chefs d’entreprises ne perçoivent pas l’apport de l’action institutionnelle dans leur développement et leurs difficultés actuelles et conjoncturelles.

Pour 70% d’entre elles, les ESN de l’hexagone se sentent seules : « Les chefs d’entreprises que nous avons interrogés témoignent d’un sentiment d’abandon de la part de leur écosystème. Ils ne perçoivent pas l’accompagnement de l’état ni celui de leurs partenaires financiers, et ne se sentent pas reconnus par les clients grands comptes. » analyse Laurent Lévy.

L’analyse de Laurent Lévy

« Ce baromètre aurait pu s’appeler « Du discours à la réalité », tant la réalité des PME est en décalage avec l’exaltation institutionnelle autour des PME en tant que vecteurs agiles du développement économique français.
. Les grandes entreprises nationales sont vues comme des forteresses imprenables, défendues par leurs processus de référencement et imposant des délais de paiement déraisonnables - et qui dépassent pour certains le cadre réglementaire.
. Pour avoir accès à ces marchés, les PME sont contraints de se positionner comme des sous-traitants de grands fournisseurs avec une double pénalité à payer : la non-reconnaissance de leur identité de par l’opacité de la relation de sous-traitance avec les grands acteurs généralistes, et la compression des marges du fait des mark-up importants imposés par les grands fournisseurs. »

Visualiser le baromètre complet

A propos d'INOP’S
INOP’S est le premier acteur de prestations intellectuelles d’expertises IT et de conseils métiers, s’appuyant sur un réseau de partenaires labellisés. Par son modèle unique, INOP’S fédère autour de projets informatiques les meilleurs experts à forte valeur ajoutée (expertise technique, métier, innovation) et les grands donneurs d’ordre privés et publics.
La société s’appuie sur un processus rigoureux de labellisation « INOP’S Certified Partner » revu régulièrement pour qualifier les compétences de ses partenaires et garantir leur qualité et leur réactivité.
Forte d’un réseau de près de 8500 spécialistes des solutions IT et du conseil, INOP’S apporte une réponse multi-experte adaptée aux exigences des grands donneurs d’ordre en termes de coûts, d’innovation et de délais sur près de 120 domaines de compétences.
www.inops.fr

Les brevets sont-ils une chance de succès d'une start-up ?

Présentation de l’étude réalisée par l'école des Mines pour France Brevets : « La constitution d’un portefeuille de brevets est-il un facteur de succès pour une start-up ? » : Ne pas avoir de brevets signifie se priver d’un facteur significatif de succès pour une start-up. 

France Brevets présente une importe étude réalisée par l’Ecole des MINES dont l’objectif est de comprendre si la constitution d’un portefeuille de brevets est un facteur de succès ou pour une start-up.
Aucune étude à ce jour en Europe n’avait pu mettre en lumière cette réalité. France Brevets a ainsi travaillé avec Yann Ménière de MINES ParisTech pour analyser la réalité des faits.

Yann Ménière, Professeur à l’Ecole des MINES ParisTech, a déclaré « Si on se met à la place des fonds de capital-risque, les données démontrent que les brevets sont un critère pertinent pour investir. L’absence de brevets devrait donc réduire les chances d'une start-up d‘attirer des investisseurs avisés.»

Un échantillon de 829 start-up au sein desquelles au moins un des 9 fonds d’investissement les plus actifs en France a investi a été constitué. Toutes les transactions qui se sont effectuées entre 2002 et 2012 ont été analysées, en identifiant ce qui constitue un succès pour un investisseur, à savoir une introduction en bourse, une fusion ou une acquisition. Deux questions majeures ont été posées : la détention de brevets est-elle un bon indicateur pour les futurs investisseurs ? Est-elle un indicateur des chances de succès d’une start-up ?

Les résultats de cette étude démontrent ainsi que le système de la propriété intellectuelle vise à favoriser un environnement propice à la réussite des start-up.
L’impact des brevets a été analysé à deux moments de la vie des start-ups :

Tôt – au moment de leur première levée de fonds ; une start-up ayant constitué un portefeuille de brevets a 50% de chances de succès dans les 10 ans après sa première levée de fonds. Ce pourcentage baisse à 30% pour une start-up n’ayant pas de brevets, soit 2 fois plus de chances de succès pour une start-up ayant des brevets.

Plus tard - en limitant l’échantillon aux start-ups toujours en activité six ans après leur première levée de fonds, les résultats sont encore plus édifiants : 30% de succès pour une start-up avec brevets et seulement 8% pour une start-up sans brevets, soit trois à quatre fois plus de chances de succès pour une start-up avec brevets.
Avec un facteur de 1 à 3, la constitution d’un portefeuille de brevets est un facteur de succès encore plus important dans le domaine des biotechnologies et du logiciel.

La nature du portefeuille de brevets va bien entendu influencer ce facteur de succès. Ainsi les chances de succès se verront augmenter de :
- 20% pour les sociétés qui ont choisi d’étendre leurs brevets aux Etats-Unis et au Japon en plus de l’Europe ;
- 50% pour les sociétés disposant de portefeuilles ayant les scores les plus élevés en utilisant la méthodologie de scoring de Thomson Reuters ;
- 100 % pour les sociétés ayant les portefeuilles de brevets les plus importants en taille.

Jean-Charles Hourcade, Directeur Général de France Brevets, a déclaré : « Grâce à cette étude, nous avons pu quantifier une intuition qui nous semblait être une évidence. Un investisseur va vouloir s’assurer que son investissement est sécurisé contre des tiers qui seraient susceptibles de copier la technologie dans laquelle il a investi et le brevet en est le vecteur principal. »

Jean Schmitt, Managing Partner de Jolt Capital : « Les start-up Sensitive Objects et Autentec sont deux exemples probants venant appuyer les résultats de cette étude. La première, Sensitive Objects, a développé une technologie d'écran tactile acoustique, la licence de ses brevets à la société Tyco a rapporté plus de 70M$ alors que le chiffre d’affaires de la société ne dépassait 1M$. De l’autre côté, la start-up Authentec a été achetée 360 millions de dollars par Apple ( une des très rares exit important d’un Fonds de VC européen vers Apple) pour son portefeuille de 400 brevets, portant sur les capteurs d'empreinte digitale proposés aujourd'hui dans tous les iPhone. »

Lire l'étude complète (en anglais)

A propos de France Brevets
Détenu à parité par l’Etat et la Caisse des Dépôts, France Brevets a levé en mars 2011 son premier fonds de 100 millions d’euros. France Brevets a pour mission d’aider la recherche française, publique et privée, à mieux valoriser ses portefeuilles de brevets, notamment par le lancement de programmes de licensing tournés vers l’international. France Brevets inscrit son action dans une logique de partenariat avec les détenteurs de droits et leur offre, par les compétences et les montants que le fonds peut mobiliser, l’opportunité de mettre en avant leur innovation, de générer de nouveaux revenus et de consolider un avantage compétitif grâce à leurs brevets. Les domaines d’intervention prioritaires de France Brevets sont le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication au sens large, l’Aéronautique et l’Espace, les Energies Nouvelles, la Chimie, les Matériaux, les Sciences du Vivant et l’Environnement.
Pour plus d’information, visitez www.francebrevets.com

Les Jeunes 15-24 ans toqués de Smartphones

Les 15-24 ans, qui représentent près de 12% de la population, sont 7,3 millions en France. La quasi-totalité est internaute et raffole des smartphones à un point qu’on n’imagine peu communément. Un véritable plébiscite d’après la dernière enquête du Web Observatoire : près de 80% sont équipés.

Les smartphones ne connaissant pas la crise, les ventes n’arrêtent pas d’exploser. Ces téléphones intelligents sont tellement appréciés des consommateurs en France - comme ailleurs - que leurs ventes ont dépassé pour la première fois en 2013 celles des téléphones mobiles traditionnels. Elles représentent désormais les deux tiers de celles des téléphones portables écoulés dans l’hexagone, d’après le cabinet Gartner. La tendance n’est pas près de mollir. Les plus grands fans, on les rencontre surtout chez les 15-24 ans. Cette cible qui adore bouger est si adepte de cet outil indispensable pour rester en contact avec ses amis sur Facebook, Twitter ou Instagram, que ce compagnon ne les quitte quasiment jamais, ni dans les transports en commun, ni au travail, ni dans les loisirs, ni même à table.

Le bonheur d'internet dans la poche 

Si les 15-24 ans sont autant fans c’est parce que, à l’inverse des ordinateurs assez lourds et encombrants, les smartphones tiennent dans la poche pour ouvrir eux aussi avec bonheur la porte d’Internet. La proportion équipée de la cible est devenue impressionnante : huit internautes de 15-24 ans sur dix (79,2% exactement) ont désormais un smartphone, selon le bilan de l’enquête Web Observatoire portant sur le 1er trimestre 2014.

Le sésame fait partie intégrante du « dress code » de cette tranche d’âge. La cible si prisée des annonceurs - du fait de sa forte curiosité pour les marques et les nouveautés - a pris une nette avance sur la moyenne de la population déjà largement équipée (64,1%, sont dotés de ce précieux téléphone). Ainsi le smartphone est-il le deuxième moyen de connexion avec la Toile, après l’ordinateur qui caracole en tête : 96% des personnes de plus de 15 ans qui se sont connectées à Internet au cours du dernier mois l’ont fait sur ordinateur (66% sur mobile). A l’instar de l’ensemble de la population équipée de smartphone, les 15-24 ans sont plus d’un sur 2 (52,2%) à avoir choisi le système d’exploitation Android.

La publicité les intéresse  

Les 15-24 ans qui sont de grands adeptes de la gratuité font bon accueil à la publicité qui finance l’écosystème. Ils sont même moins zappeurs qu’on ne l’imagine. Ils voient la pub et l’acceptent avec le sourire pour son côté utilitaire. Ainsi les deux tiers des utilisateurs d’un smartphone (64,1%) témoignent avoir vu une publicité sur leur mobile, selon le module Mobile Consumer Insight de l’enquête Web Observatoire portant sur le 4e trimestre 2013.

De quoi enchanter les annonceurs qui chérissent cette jeune cible car la population en général n’a pas l’oeil aussi exercé (49,5%). La première occasion de voir la pub a lieu au cours du surf sur Internet, cela se passe ainsi chez un bon tiers de la cible (35,6% des jeunes). Le menu du service mobile de l’opérateur téléphonique offre une deuxième opportunité d’exposition à la publicité (21,2%) et la consultation des sites communautaires la troisième (pour 17,2%).

La publicité réjouit une bonne part des internautes de 15-24 ans utilisateurs de smartphones dès l’instant où elle les maintient informés, leur offre des avantages dans leur vie quotidienne et… fait baisser l’addition. 
C’est une tranche d’âge qui apprécie grandement les publicités interactives (jeux concours, bons de réduction…). Un score en fait foi : 45,3% des jeunes répondent volontiers à des annonces publicitaires sur smartphone (envoi de SMS/photo/email, recherche d’informations, achat sur mobile ou en magasin, …). La perspective d’améliorer leur pouvoir d’achat les enchante plus encore que la population en général : sept jeunes internautes sur dix ayant eu l’occasion de voir une pub sur leur mobile sont d’accord pour recevoir un message dès l’instant où il leur permet de réduire la facture. Cet avantage est plus frappant chez les jeunes (71,3%) que chez l’ensemble des internautes (58,6%). (Sources : Médiamétrie - Mobile Consumer Insight - 4ème trimestre 2013)

Le plaisir de retrouver ses "amis" sur Internet 

Le smartphone est un moyen de communication arrivé à maturité chez les internautes de 15-24 ans. Ils l’utilisent prioritairement pour se raccorder à un réseau social afin de rester en contact avec leur communauté. Une activité incontournable chez plus de huit jeunes sur dix (80,9%). Leur prédisposition est plus marquée que chez les internautes en général, l’ensemble de ces derniers se servant prioritairement de son téléphone intelligent pour d’autres activités, comme la recherche sur Internet, le surf ou la messagerie. Si la visite d’un réseau social demeure répandue dans la population en général (55,4% des 15 ans et plus utilisent ainsi leur smartphone) cette activité n’arrive qu’au cinquième rang de ses usages connectés.
Autre fonction prioritaire du smartphone pour les 15-24 ans : la recherche sur Internet via un moteur de recherche. Une pratique très répandue puisque 75% d’entre eux s’y adonnent. Davantage que l’ensemble des internautes pourtant largement adeptes de cette façon de faire (66,2%), au point d’en faire la fonction numéro 1 de leur téléphone.

Vive les messageries

Le smartphone est un moyen de communication si facile d’usage pour les internautes de 15-24 ans qu’ils le plébiscitent quand il s’agit d’échanger avec ses amis sur une messagerie instantanée, de participer à un chat, ou encore d’adresser des sms online ou en recevoir. Ce type de communication partagée par trois jeunes internautes sur quatre (74,7%) constitue leur troisième activité prioritaire. Une cible décidément en avance sur la population en général (63,3% pratiquent ainsi). Par ailleurs, autant de jeunes ou presque (74%) jonglent avec leur smartphone pour surfer sur Internet. Davantage que l’ensemble de la population, une fois de plus. Au-delà de ces activités très pratiquées par les jeunes, d’autres sont répandues auprès de six individus sur dix mais ne sont pas aussi exacerbées.

Ainsi les internautes de 15-24 ans téléchargent-ils souvent des applications gratuites (64,1%), plus fréquemment que la population en général (54,3%). Ils aiment bien également adresser et recevoir des mails (62,9%, à peine plus, sur ce plan, que la moyenne de la population). De même consultent-ils volontiers des applications (61,7%), avec un engouement plus manifeste, au demeurant, que la population en général (49,9%).

Enfin, contrairement à une idée préconçue assez répandue chez les cibles plus âgées qui baignent dans l’audiovisuel et les jeux vidéos, les jeunes consultent volontiers la presse ou l’actualité gratuite : près d’un individu sur deux s’y adonne. Avec un score plus conséquent que chez l’ensemble des internautes, cette activité fait même partie du top 10 des activités prioritaires des jeunes internautes.

Des applications pour se divertir 

Les 15-24 ans sont intéressés en masse par tout ce qui peut faciliter la vie pratique. D’après l’étude Mobile Consumer Insight portant sur le 4ème trimestre 2013, près d’un sur deux (46,7%) déclare ainsi un intérêt manifeste pour les notifications d’informations pratiques sur leur smartphone, bien plus que l’ensemble des internautes (39,9%). Leur intérêt est également soutenu en faveur des bons de réduction (36,8%), ou encore des flashes d’actualité (31,9%, à l’instar de l’ensemble de la population internaute). L’utilisation des flash-code a franchement le vent en poupe (42,7%), plus que chez l’ensemble des internautes (37,8%).

Pas étonnant donc de voir les jeunes raffoler des applications. Ils en téléchargent bien plus facilement que la moyenne des internautes. Prendre connaissance des applications existantes est devenu un sport répandu ! Deux sur trois (65,9%) s’informent en priorité du choix possible en ouvrant la porte d’un magasin d’applications. Une filière deux fois plus suivie que le recours aux conseils d’un ami (36,1%) ou la lecture du top des applis les plus populaires (35,5%). 

Sans surprise, le téléchargement de jeux tient le haut du pavé : 68% s’adonnent à cet exercice contre 56,3% en moyenne chez l’ensemble des internautes. Les applications de divertissement sont également très prisées (40,3%). Envie de se faire plaisir, sans nul doute, elles l’emportent sur les applications de voyage ou de style de vie (28,1%). Au-delà de la curiosité et l’engouement pour une large panoplie d’applis, reste leur utilisation réelle. Sur ce plan, les applications de divertissement apparaissent plus utilisées (71,3%) que celles de jeu (62,4%) et de musique (54,8%).

En bref, les jeunes internautes veulent profiter autant que possible de toutes les curiosités de la vie.

Source : Marc Pellerin - Audience le mag - Médiamétrie : – Web Observatoire (1er trimestre 2014) et Mobile Consumer Insight (4ème trimestre 2013)

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