UP' Magazine L'innovation pour défi

curio-cité Google

Attisez votre curio-cité !

Certains d’entre vous gardent encore un très bon souvenir de Promenade Nocturne - une balade unique en son genre au cours de laquelle Julie de Muer proposait aux internautes de découvrir le quartier du Cours Julien à Marseille, à travers des histoires racontées par ses habitants et ses artistes. Afin de continuer à vous faire découvrir des personnalités incroyables et d’attiser votre curiosité sur des villes et des quartiers passionnants, Google présente la première étape de “Curio-cité”, une invitation à (re)découvrir nos villes en suivant les traces d’un artiste et de sa communauté.
 
Pour le premier épisode, nous posons nos valises en région parisienne, en compagnie de David de Rueda, explorateur urbain et photographe. David nous entraîne dans un périple urbain et nous livre ses secrets et sa façon de concevoir la photographie et nous incite à découvrir la ville sous un angle nouveau. En utilisant des applis Google telles que Google Maps ou Google Earth, David y repère des endroits oubliés et insolites, qu’il capture grâce à son appareil photo et nous partage pour notre plus grand plaisir.

Pour vous faire découvrir son talent et sa créativité, nous avons décidé à notre tour de capturer son travail grâce aux dernières technologies de prises de vue photo et vidéo à 360°. Les plus curieux d’entre vous pourront partir en exploration dès aujourd’hui, en suivant David de Rueda dans une première expérience immersive grâce aux Google Cardboard glissés dans le magazine THE RED BULLETIN, et visible sur la chaîne YouTube de Google France.
Dès le 3 octobre, vous êtes invités à découvrir d’autres expériences, ainsi que les parcours sélectionnés par des partenaires, tels que la Mairie de Paris, sur le site et l’application Google Arts & Culture (disponible sur Android et iOS), la chaîne YouTube de Google France et les réseaux sociaux en suivant #GoogleCuriocité.

Ouvrez les yeux : L'aventure commence ici !
 
 

 

film documentaire

Qu'est-ce qu'on attend ?

Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune française ? C’est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit. Le film "Qu’est-ce qu’on attend ?" qui sort en salle fin novembre 2016 raconte comment une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique.
 
À l’initiative de la municipalité, Ungersheim a lancé en 2009 un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le xxie siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire pour réduire la dépendance au pétrole, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis).
Depuis 2005, la commune a économisé 120 000 euros en frais de fonctionnement et réduit ses émissions directes de gaz à effet de serre de 600 tonnes par an. Elle a créé une centaine d’emplois. Et elle n’apas augmenté ses impôts locaux.

Alors, Qu’est-ce qu’on attend ?

Le film a été tourné sur quatre saisons, pendant une année cruciale – 2015 - qui a vu l’aboutissement de la quasi-totalité du programme de transition. Plus qu’une « boîte à outils », dont chaque territoire (communes rurales ou quartiers urbains) peut s’inspirer, cette chronique de la transition au quotidien montre le bonheur et la fierté d’agir ensemble pour cette grande cause universelle qu’est la protection de la planète.
Qu’est-ce qu’on attend ? est aussi un hommage à ces élus locaux, habités d’une vision, qui savent mobiliser l’enthousiasme de leurs concitoyens dans le sens du bien commun.

Les personnages

Jean-Claude Mensch, 70 ans, est le maire d’Ungersheim, élu sans discontinuer depuis 1989. Cet ancien mineur cégétiste s’est converti à l’écologie avec le combat contre la centrale nucléaire de Fessenheim. Ancien suppléant d’Antoine Waechter, l’un des fondateurs du parti des Verts, il n’est affilié aujourd’hui à aucun parti politique, même si l’écologie « c’est toute sa vie ». Visionnaire, il sait rassembler et motiver, et est considéré comme le « père » du programme de transition. Il aime à citer Gandhi « l’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul ».
 
Jean-Sébastien Cuisnier, 31 ans ; ce jeune vétérinaire a décidé de changer de métier, parce qu’il ne supportait plus de « vacciner des vaches ou de les bourrer d’antibiotiques ». Il s’est reconverti dans le maraîchage bio et la permaculture. Il a été recruté par la commune d’Ungersheim pour diriger la Régie agricole municipale, qui constitue avec Les Jardins du Trèfle Rouge l’un des piliers de la filière « De la graine à l’assiette». Avec sa femme Alice, ostéopathe, il a entamé une « transition familiale » : moins de consommation, plus de sobriété et de… « bonheur aussi ».
 
Muriel Thomas, 36 ans, cadre commerciale à Mulhouse. Avec son mari Frank, informaticien, elle fait partie des neuf copropriétaires de l’Éco-hameau, qui représente l’une des 21 actions du programme de transition. Les maisons et appartements sont sortis de terre entre mai et décembre 2015. Muriel s’est « lancée dans cette aventure pour allier l’écologie et le vivre ensemble ». Arrivée en tailleur lors de la première visite de chantier, elle s’est mue progressivement en auto-constructeur endossant le bleu de travail pour manier la spatule et les enduits à la chaux.
 
Christophe Moyses, 48 ans, paysan boulanger, a abandonné l’agriculture conventionnelle pour cultiver avec sa femme Lili des variétés anciennes de blé, dont certaines datent du Moyen-Âge. Le couple moud sa farine et vend ses pains à la ferme ou sur les marchés locaux, avec beaucoup de succès, notamment (mais pas seulement !) auprès des personnes allergiques au gluten. Il fait partie du réseau des semences paysannes (www.semencespaysannes.org).
 
Alice Schneider, 82 ans. Cette ancienne directrice marketing d’une entreprise de cosmétiques est la mémoire vivante d’Ungersheim. Elle a connu le village avec des prairies naturelles, de l’élevage et de la polyculture, avant « qu’on arrache toutes les haies et les bosquets pour planter des monocultures de maïs et de blés modernes ». Utilisatrice inconditionnelle du « Radis », la monnaie locale d’Ungersheim, elle dit que « la transition c’est recréer des liens et refuser la morosité en construisant l’avenir. »

Bertrand Helmli-Fontez, un technicien de 42 ans, père de deux enfants, qui a fait construire une maison à Ungersheim en 2013, car, dit-il, « dès que j’ai découvert la commune, j’ai su que c’était là que je voulais que ma famille grandisse ». Bertrand a « découvert le bonheur d’agir ensemble pour le bien commun ». Il fait partie de la commission « énergies renouvelables » du Conseil participatif et est toujours volontaire pour donner un coup de main à la Régie agricole ou sur les chantiers de la commune.
 
Aimé Moyses, 61 ans, grand céréalier conventionnel (maïs et blé) et élu municipal. Il est très inquiet pour l’avenir de sa ferme en raison du changement climatique et dit qu’ « Ungersheim est un laboratoire ». Considéré comme le « Monsieur sceptique » du conseil municipal, il est néanmoins ravi de collaborer avec un « maire bio et vert », car « beaucoup de communes nous envient ».
 
Sébastien et Ayat, se sont rencontrés aux Jardins du Trèfle Rouge, où ils sont en contrat d’insertion. Grâce à cette ferme maraîchère, soutenue par la commune, ils voient le bout de la précarité. Ils ont déménagé ensemble dans une petite maison et attendent un enfant.
 
Mathieu Winter, l’architecte de l’Éco-hameau, a la mission difficile de coordonner la construction en respectant la charte que les neuf copropriétaires ont signée à la demande de la commune (zéro-carbone, maisons passives, buanderie commune, etc.) Formé en Allemagne, il est un pionnier dans le domaine de l’habitat durable et un promoteur de l’isolation thermique par la paille, qui est, dit-il, « écolo et high tech ! ».

Les 21 actions du programme de transition

En 2015, les 21 actions du programme de transition étaient accomplies, sauf une : l’installation d’une épicerie coopérative et solidaire, prévue pour 2016.
Pour mettre en oeuvre la « feuille de route », la municipalité développe une démarche de démocratie participative qui associe cinq commissions citoyennes à toutes les décisions des élus : « Le développement soutenable », « Les énergies renouvelables », « La cohésion sociale », « L’aménagement du territoire et l’accessibilité », « Sport, culture, loisirs et eau ».
 
L’autonomie alimentaire par la relocalisation de la production en Bio
La commune a acheté un terrain de huit hectares, appartenant à un céréalier (Ungersheim est cerné par mille hectares de blé et de maïs conventionnels) pour le louer à l’association Icare, membre du Réseau national des Jardins de Cocagne. En sont issus Les Jardins du Trèfle Rouge, une ferme maraîchère bio qui emploie une trentaine de salariés, dont vingt-cinq personnes en contrat de réinsertion. Toutes les semaines, ils fournissent 200 paniers et alimentent la cuisine collective municipale, qui prépare chaque jour plus de 500 repas (entièrement bio) pour la cantine d’Ungersheim et de cinq communes avoisinantes.
Afin d’atteindre l’autonomie alimentaire, la municipalité a aussi créé une Régie agricole dont elle a confié la direction à un ex-jeune vétérinaire reconverti dans la permaculture et le maraîchage. Les Jardins du Trèfle Rouge et la Régie agricole constituent les piliers de la filière « De la graine à l’assiette », complétée par une Conserverie municipale qui transforme les fruits et légumes déclassés.
La commune a bien sûr banni l’utilisation de pesticides. Depuis 2006, les techniciens municipaux n’utilisent plus aucun pesticide ou engrais chimique pour l’entretien des espaces verts. Ungersheim a reçu le label « trois libellules » octroyé par la région Alsace et l’agence de l’eau Rhin-Meuse, ainsi que le prix des Trophées de l’Innovation en 2013. Les employés du service technique sont équipés de vêtements de travail en coton bio issu du commerce équitable et sont étroitement associés au processus de transition.
 
L’autonomie énergétique par la réduction de la consommation et le développement des énergies renouvelables
Ungersheim est à l’origine de la plus grande centrale photovoltaïque d’Alsace, installée sur une friche industrielle de quatre hectares. D’une capacité de 5,3 mégawatts, la centrale fournit aujourd’hui de l’électricité (hors chauffage) pour 10 000 habitants.
La piscine municipale est dotée de panneaux photovoltaïques et, comme sept autres bâtiments municipaux, elle est reliée à un réseau de chauffage au bois alimenté par des plaquettes qui proviennent en partie de l’élagage de la forêt communale.
Récemment, une éolienne Piggott d’une ca­pacité de 2000 Watts  a été installée pour alimenter les Jardins du Trèfle Rouge et la Maison des Natures et des Cultures, le dernier grand chantier de la commune. Ce magnifique bâtiment agri­cole à énergie passive (bois, paille, torchis) abritera bientôt une malterie bio (outre la conserverie, l’atelier de préparation des pa­niers, etc.)
La commune a réduit l’éclairage public ali­menté par des ampoules LED. La consom­mation d’énergie a ainsi baissé de 40%.
En 2015, Ungersheim a développé un partenariat avec Jugend Solar, un projet développé par Greenpeace Suisse qui associe des jeunes scolaires à l’établissement du cadastre solaire des communes. Celui-ci consiste à mesurer le potentiel solaire de chaque toit, en tenant compte de l’exposition et de la surface disponible. En Suisse, 12 000 jeunes ont déjà été mobilisés. Si tous les toits mesurés étaient équipés de panneaux solaires, la Suisse pourrait fermer trois centrales nucléaires.
 
L’habitat par l’implantation d’un éco-hameau "Zéro carbone" 
Favorisé par la commune, cet Éco-hameau comprend neuf maisons et appartements. Réunis en société civile immobilière, les copropriétaires ont signé une charte, jointe à l’acte de vente du terrain. Elle reprend les dix principes dits de « Bedzed », du nom d’un quartier du Sud de Londres totalement autonome du point de vue énergétique : zéro-carbone, zéro-déchet, construction passive, etc.

La monnaie locale : le « Radis » pour stimuler l’économie réelle
Lancé officiellement le 13 juillet 2013, le « Radis » - la monnaie locale d’Ungersheim - est adossé à l’euro. Son utilisation dans les commerces ou les en­treprises locales permet de stimuler l’éco­nomie de la commune en encourageant la consommation et la production de proximité.
Les familles qui payent avec des Radis pour les centres de loisirs ou les activités parascolaires ont droit à une réduction de 25%. Les producteurs locaux et les com­merçants offrent également une réduction de 10% aux habitants payant en Radis.
 
Les transports par un cheval utilitaire pour le maraîchage et le transport scolaire
Il s’appelle « Richelieu » et il est la coque­luche des enfants. Ce solide hongre de Trait Comtois est le cheval à tout faire du village : trans­port scolaire (4600 kms en voiture épar­gnés chaque année), travaux agricoles, arrosage des pelouses, collecte des sacs et des déchets recyclables. Deux emplois ont été créés pour le conduire.
En 2015, Richelieu a été rejoint par Kosak pour l’aider dans ses tâches.
 
La démocratie participative
 
Instaurée dès 2009, la démocratie parti­cipative constitue la pierre angulaire du programme de transition d’Ungersheim. Quelque quatre-vingts habitants se ré­unissent régulièrement pour envisager ensemble « le village de demain ». On y parle de « pic pétrolier », de « dépendance énergétique », de « réchauffement clima­tique », d’« emplois », et de « résilience ».
« La résilience, c’est-à-dire la capacité à réagir aux crises et à être autonome, est le concept central du mouvement de la transition » explique le maire Jean-Claude Mensch. Pour déterminer et suivre les projets, la municipalité a créé des com­missions consultatives, composées de ci­toyens et d’élus, qui orientent la politique de la commune. C’est ainsi que le contrat qui liait la ville à la Lyonnaise des Eaux a été interrompu, pour créer une Régie mu­nicipale, ce qui a entraîné une baisse de la facture de 20% pour les usagers.

Entretien avec la réalisatrice Marie-Monique Robin

Comment l’idée de réaliser ce film vous est-elle venue ?
En 2014 j’ai réalisé un documentaire pour ARTE intitulé Sacrée croissance ! qui questionnait le dogme de la croissance économique illimitée et montrait des expériences abouties au nord et au sud de la planète traçant la voie vers une société post-carbone, plus durable, plus juste et plus solidaire. Ces initiatives visaient à développer l’autonomie alimentaire et énergétique des territoires tout en stimulant l’économie locale à travers les monnaies complémentaires. Tourné dans sept pays, mon film ne comportait aucun exemple français. C’est lors d’une projection du film à Thann (Haut-Rhin) que j’ai découvert l’existence du programme de transition exceptionnel d’Ungersheim. L’envie de faire ce film a grandi en moi tout au long de l’année 2015 alors que je tournais un documentaire intitulé Sacré village ! pour France 3 Alsace et Ushuaïa Télévision : on y voit Rob Hopkins – le père du mouvement des villes en transition – déclarer que l’expérience d’Ungersheim est « unique au monde ».
 
Vous passez donc de la télévision au cinéma, pourquoi ?
Très vite, il m’est apparu que je ne pourrais jamais utiliser la totalité du matériel filmé, car sa richesse dépassait toutes mes espérances. Après mon repérage en février 2015, j’avais écrit un synopsis qui permettait de raconter la mise en oeuvre des 21 actions du programme de transition à travers des personnages clés, sur lesquels je voulais construire mon documentaire, mais j’avais complètement sous-estimé la puissance de la dynamique que génère une démarche de transition globale, encouragée par des élus et désirée par des citoyens éclairés, qui d’un coup sont prêts à libérer le meilleur d’eux-mêmes. Avec le caméraman Guillaume Martin et l’ingénieur du son Marc Duployer, nous avons compris que l’histoire que nous filmions avait une valeur universelle et qu’en ces temps de doute et d’inquiétude – écologique, économique, politique – elle pourrait montrer aux citoyens que des alternatives existent et sont possibles. C’est ainsi que s’est imposée à moi l’idée de raconter cette histoire d’une autre manière : à travers un film, diffusé sur le grand écran.
 
Comment avez-vous produit ce film ?
Malheureusement, M2RFilms n’a pas pu obtenir l’aide du CNC, car celui-ci avait déjà soutenu la production du 52 minutes pour la télévision. Pourtant, pour réaliser Qu’est-ce qu’on attend ?, j’ai filmé des séquences supplémentaires, et notamment les entretiens conduits en studio, dans « la bulle », ainsi que l’a dit l’un des personnages du film. J’y recueille une parole qui s’adresse au spectateur en lui disant des mots qu’il aurait pu dire, car en ces temps de confusion, qui n’a pas envie d’une cause commune pour remettre de la cohérence dans le grand désordre global ? Bien évidemment, il a fallu reprendre le montage de zéro (quatre mois supplémentaires), le mixage, la musique, créer une affiche, préparer la distribution, etc. M2RFilms a quasiment tout autofinancé…
 
Au delà d’Ungersheim, votre film pose des questions fondamentales sur le vivre autrement …
Alors que je m’apprêtais à raconter le plus fidèlement possible une expérience de transition vers l’après-pétrole, j’ai effectivement été confrontée à des questions fondamentales qui taraudent chacun d’entre nous, et pas seulement les « écolos-bobos ». De quoi avons-nous vraiment besoin pour vivre ? À quoi tenons-nous ? Qu’est-ce que nous voulons transmettre à nos enfants ? Quel est le lien entre le contenu de notre assiette et l’état de la planète ? À quoi sert l’argent ? Quel est le sens du travail ? Qu’est-ce que le « bien commun » ? Et le bonheur ? Toutes ces questions courent tout au long du film.
 
Que souhaiteriez-vous dire au public ?
J’ai envie de convier les citoyens et citoyennes à venir voir et entendre ce conte des temps modernes, qui montre que tout n’est pas perdu et qu’une autre voie est possible ici et maintenant. J’ai envie aussi de les inviter à s’enfoncer dans un fauteuil et l’obscurité pour plonger littéralement dans ce récit porté non plus par mon commentaire, mais par la voix même de ceux et celles qui écrivent ce que pourrait être le futur et que j’appelle les « lanceurs d’avenir ».
Ce film s’accompagnait d’un livre éponyme édité par La Découverte et Arte Éditions.
 
FICHE TECHNIQUE
Réalisation : Marie-Monique Robin
Montage : Françoise Boulègue
Image : Guillaume Martin
Son : Marc Duployer
Musique : Jean-Louis Valero
Production : M2R Films
Programmation :Yann Vidal
Le film est auto-produit. Durée : 1h59 / En salle le 23 novembre 2016
Avec la participation de Mulhouse Alsace Agglomération (M2A), Shaman-Labs,Olivier Legrain.
 

 

grand musée du parfum Paris

Evénement à Paris : Ouverture du Grand Musée du Parfum au cœur du Faubourg Saint-Honoré

Quel est le premier parfum connu dans l’histoire ? Comment les grands parfumeurs créent-ils ? Quel est le lien entre l’odorat et les émotions ? Comment fonctionnent l’odorat et la mémoire olfactive ? Quelles matières premières sont utilisées dans les fragrances d’aujourd’hui ?
Entre émotion, sensorialité et plaisir, le Grand Musée du Parfum, nouvelle institution culturelle, proposera dés décembre 2016 un parcours original, à la fois pédagogique, ludique et immersif pour appréhender l’univers du parfum et dévoiler ses mystères. Emblématique de la culture et de l’audace créative française, l’ouverture de ce musée inédit dédié aux parfums et à l’olfaction vient enrichir l’offre muséale parisienne et relève le défi d’exposer l’invisible en plongeant les visiteurs au cœur d’une expérience sensorielle et artistique hors du commun, "au croisement de l'art et de la science".
 
En traversant les époques, les parfums ont toujours fasciné les hommes. Elixir sacré aux vertus mystérieuses, privilège luxueux des rois et des reines, objet de séduction : le parfum a laissé son empreinte dans l‘Histoire. Les parfums et leurs emplois remontent à la nuit des temps, suivant les civilisations. Au sein des civilisations antiques, les matières premières brutes des parfums (fleurs, plantes aromatiques et résines) sont réservées au culte des Dieux. Egyptiens et Grecs brûlent des essences aromatiques (baumes, plantes et résines) en l'honneur des divinités car le parfum exalte alors leur beauté et puissance. Le mot parfum vient d'ailleurs du latin " per fumum " : " par la fumée ". Et c’est bien par la fumée de parfum que l’on communiquait avec les dieux.
 
Par son parcours interactif et sa scénographie innovante, le musée s’appuiera sur les dernières technologies (mapping vidéo, dispositifs olfactifs...), pour retracer en trois grandes étapes l’histoire des parfums depuis l’Egypte des pharaons jusqu’à nos jours, invitant à découvrir une collection olfactive unique constituée de plus de 60 odeurs à sentir tout au long de la visite.
Le Grand Musée du Parfum se veut un lieu d’échange, de partage et de rencontres. Indépendant, il s’attachera tout particulièrement à la transmission de ce patrimoine immatériel, la valorisation de savoir-faire, les processus de création et la démarche artistique et scientifique des parfumeurs, afin de les rendre accessibles au plus grand nombre. Ce nouvel acteur culturel parisien entend apporter une véritable contribution au rayonnement artistique et culturel hexagonal, et qui sait, susciter des vocations chez les plus jeunes visiteurs ?
 
Grand Musée du Parfum, 73 rue du faubourg Saint-Honoré - Paris 8ème
 
Le musée a d’ores et déjà su fédérer autour de lui les acteurs majeurs du secteur de la parfumerie tels la Fédération des Entreprises de la Beauté et le Syndicat Français de la Parfumerie. Son ouverture est placée sous le parrainage d’Anne Hidalgo, Maire de Paris. Il a reçu le soutien de la Région Île-de-France.

L’art du parfum, symbole de l’art de vivre à la française

Ambassadeur des maisons de luxe et de l’art de vivre français, le parfum est l’un des fleurons de l’économie française. La parfumerie moderne, née à la fin du XIXe siècle avec les premières utilisations de produits de synthèse, développe au XXe siècle de véritables créations, basées sur les découvertes de produits odorants grâce à la recherche en chimie organique et alliées à d’irremplaçables produits naturels issus de nouvelles technologies. Houbigant et Guerlain sont les premiers à utiliser des produits de synthèse : Fougère royale en 1884, Jicky en 1889, considéré comme le premier parfum moderne, célèbrent l’avènement de la vanilline. Ils ouvrent la voie aux grandes créations du XXe siècle. François Coty, père de la parfumerie moderne, homme de génie précurseur et industriel, utilise couramment les « Absolus » naturels, issus de la mise au point de la technique de l’extraction aux solvants volatils, qu’il accorde avec de nouveaux produits de synthèse. La technique reste au service de la création et c’est ainsi que le parfumeur peut recréer des senteurs qui lui sont si inextricablement liées.
La mondialisation va de pair avec le développement de l’industrie de la parfumerie et crée une uniformisation des coutumes et une standardisation, quelles que soient les grandes métropoles. La France joue un rôle prédominant dans ce « Grand siècle » en raison de l’action conjuguée et complémentaire de Grasse, plus grand centre mondial de matières premières naturelles de Parfumerie et leurs dérivés, et de Paris, capitale mondiale de la Mode. Dans la Cité du Parfum, au début du XXe siècle, l’industrie du parfum se caractérise par le traitement des produits naturels, et représente un quasi-monopole mondial. Après le foisonnement d’une création sans véritable limite de prix, à travers une distribution élitiste, la seconde moitié du XXe siècle est marquée par la mise à disposition du parfum au plus grand nombre.
 
Pourtant, malgré un rayonnement international, la parfumerie française ne disposait jusqu’alors à Paris, d’aucun lieu emblématique à sa vraie mesure, malgré le musée Fragonard (qui dépend néanmoins d’une marque) et de l’Osmothèque, le conservatoire mondial du parfum situé à Versailles, qui répertorie notamment toutes les anciennes créations disparues du marché de la parfumerie. De cette absence est né le projet du Grand Musée du Parfum, premier musée entièrement dédié à l’art du parfum, afin de lui reconnaître une véritable existence artistique et culturelle et de valoriser le secteur porteur et créatif de la parfumerie, propre à la France.
 
C’est au 73 rue du Faubourg Saint Honoré dans un hôtel particulier de 1400 m² qu’a élu domicile le Grand Musée du Parfum, au cœur du 8ème arrondissement de Paris, quartier emblématique du luxe et de l’élégance, et haut lieu du tourisme. Véritable écrin de l’art de vivre à la française, cet hôtel particulier a abrité au XIXème siècle, la demeure d’Antoine-Marie Roederer et plus récemment la maison de couture de Christian Lacroix.

Un nouveau musée pour découvrir, développer et aiguiser les sens

Précurseur parmi les établissements culturels parisiens, le Grand Musée du Parfum a vocation à faire découvrir toutes les facettes de ces parfums dont le processus de création reste encore très énigmatique, et permettre à chacun, petit et grand, néophyte ou initié, de mieux décrypter l’intention artistique du parfumeur et sa démarche créative.
Au croisement de l’art et de la science, le Musée souhaite aussi initier le visiteur à l’extraordinaire pouvoir de l’olfaction, sens encore méconnu. Chacun aura la possibilité de constituer son propre carnet de visite personnalisé révélant ses préférences olfactives, tout en approfondissant la découverte de ce sens, en explorant de façon ludique de nouveaux territoires parfumés. Au cœur du parcours, la parole est donnée aux experts qui étudient l’impact et les bénéfices des parfums sur le bien-être, les émotions, la mémoire, le cerveau ou encore la santé.

Le parcours de visite

Au cours d’un véritable parcours initiatique, le parfum sera abordé en trois étapes distinctes :
• Histoires de parfums. De l’Antiquité jusqu’à l’avènement de la parfumerie contemporaine, le visiteur découvrira la diversité des usages et vertus du parfum à travers les époques, en s’amusant des histoires et légendes parfumées de quelques personnages historiques célèbres, et comprendra comment se sont créées les bases de la parfumerie moderne. Il pourra par exemple sentir le kyphi, tout premier parfum de l’humanité créé sous l’Egypte Antique.
Cette séquence s’articule autour de quatre chapitres : la galerie des séducteurs, le parfum sacré, le cabinet de curiosités et l’essor de la parfumerie moderne.
• Immersion sensorielle. Le public sera invité à renouer avec son sens olfactif, en l’expérimentant de différentes manières. Au fil des expérimentations interactives, le visiteur prendra conscience de l’importance dans le quotidien de son sens olfactif souvent mésestimé, et plus encore, de son exceptionnel pouvoir émotionnel.
Le visiteur pourra par exemple tester ses sens grâce à un “cadavre exquis olfactif” et déambuler dans le jardin des senteurs, tout en développant son odorat de façon ludique.
• L’Art du Parfumeur. Cette séquence sera entièrement consacrée aux étapes de création et à la démarche du parfumeur. Le visiteur découvrira ici la collection de matières premières du parfumeur et son extraordinaire mémoire olfactive : une bibliothèque d’odeurs qu’il ne cesse d’enrichir tout au long de sa vie. Il sera invité à sentir les matières emblématiques de la parfumerie avant d’être convié dans le bureau du parfumeur pour découvrir les démarches de création des plus grands compositeurs de parfums. Adjacent au bureau, le « lab » du parfumeur aura vocation à exprimer le passage de la création et de l’imagination à la réalisation.
 
Un parcours interactif, novateur et olfactif signé IFF  (ici collection des matières premières)

Une scénographie innovante et interactive

Le Musée se conçoit tel un « hymne au parfum » exprimé à travers une scénographie sensorielle, interactive et résolument contemporaine, qui s’appuiera sur les dernières innovations technologiques en matière de médiation et d’olfaction pour transmettre ses contenus au public de
manière optimale. Des commandes artistiques prendront place parmi les dispositifs scénographiques réalisés spécifiquement pour le musée tels l’Orgue à parfum visible dans le laboratoire du parfumeur.
Chaque visiteur sera muni d’un outil d’aide à la visite qui accompagnera sa découverte et lui permettra d’approfondir celle-ci (cinq langues proposées dès l’ouverture, dix à terme).
Dans un esprit de partage, le Grand Musée du Parfum portera aussi une attention toute particulière aux personnes en situation de handicap, à travers un parcours qui fait appel à des ressources adaptées à leurs types de handicap.
 
Le Grand Musée du Parfum - Le jardin des senteurs 

Au cœur du projet, le soutien à la création artistique contemporaine et à l’innovation

Une multitude d’événements, expositions, ateliers jeune public constituera le socle de la programmation culturelle.
L’ensemble des disciplines sera convié à dialoguer autour du parfum : spectacle vivant, arts visuels, cinéma, littérature, gastronomie...
Des artistes seront invités à investir les lieux au cours de rendez-vous réguliers (mise en place progressive de résidences d’artistes, commandes d’œuvres d’art…).
Le musée nouera aussi des partenariats avec les maisons de luxe et d’artisanat d’art pour initier des projets destinés à mettre en valeur leurs savoir-faire et leur créativité.

Un Conseil scientifique et culturel

Le Musée dont le président directeur est l'homme d'affaires Guillaume de Maussion, s'appuie sur un conseil scientifique et culturel regroupant notamment 15 experts :
- Nicolas Beaulieu : Parfumeur Créateur Senior chez International Flavors & Fragrances (IFF)
- Sabine Chabbert : Directrice déléguée de la Fragrance Foundation France, journaliste et consultante dans l’industrie de la parfumerie
- Sylvaine Delacourte : Directrice du Développement des Parfums Guerlain
- Jean-Claude Ellena : Compositeur de parfums, conseiller Hermès Parfums
- Isabelle Ferrand : Experte olfactive CEO et Owner de Cinquième Sens
- Elisabeth de Feydeau : Historienne et écrivaine du parfum, fondatrice d’Arty Fragrance
- Anne Flipo : VP, Parfumeur Créateur chez International Flavors & Fragrances (IFF)
- Jean-Christophe Hérault : Parfumeur Créateur Senior chez International Flavors & Fragrances (IFF)
- Céline Manetta : Chargée de recherche au sein du département consumer science chez International Flavors & Fragrances (IFF)
- Patricia de Nicolaï : Parfumeur Créateur, Fondatrice de la Maison de parfums Nicolaï et Présidente de l’Osmothèque
- Lionel Paillès : Auteur et journaliste expert du parfum et des matières premières
- Roland Salesse : Neurobiologiste de l’olfaction (INRA) et participant au programme « Kodo » de recherche sur la création olfactive contemporaine
- Elisabeth Sirot : Directrice du Patrimoine chez Guerlain
- Delphine de Swardt : Docteur en esthétique et communication, spécialiste du langage du parfum et des odeurs
- Diane Thalheimer : Olfactive Profiler, experte en parfums, fondatrice de Red Berry.
 
A la différence des musées du parfum ouverts par la maison Fragonard à Grasse et à Paris, cette institution n'est liée à aucune marque en particulier, ont précisé ses concepteurs à l'AFP.
Financé par des fonds privés, le musée bénéficie du soutien du Syndicat français de la parfumerie, qui rassemble 66 maisons de parfum françaises.
 

Le jardin, un lieu de sensibilisation au développement durable

Le Musée entend sensibiliser le public au développement durable à travers la mise en valeur des plantes à parfum dans son grand jardin de 1200 m².
Dans les mois à venir, l’installation d’une serre chaude permettra de présenter les programmes spécifiquement développés par leurs partenaires pour préserver l’environnement dans le monde entier, grâce à la culture de certaines plantes, et permettre le développement économique
de terroirs défavorisés. Le Musée souhaite faire connaître au grand public les actions menées dans ces domaines afin de sensibiliser les nouvelles générations à la nécessité de construire une économie et des industries responsables, durables et solidaires, y compris dans le domaine du parfum.
 
Le Grand Musée du Parfum bénéficie du soutien matériel et de l’expertise d’International Flavors & Fragrances (IFF) pour une durée de cinq ans. IFF est l’un des grands innovateurs en matière d’expériences sensorielles qui touchent le monde entier. Au cœur de la société, IFF est guidé par une soif de découverte qui lui fait constamment se demander : « et si ? ». Cette passion pour l’exploration l’amène à co-créer des produits que les consommateurs à travers le monde goûtent, sentent, ou ressentent. L’équipe de 6700 personnes s’appuie ainsi sur la primauté d’IFF en matière d’études consommateurs, la recherche et développement, l’expertise créative, et la connaissance approfondie des consommateurs pour développer une offre différentiée de produits.
 
Architecture – scénographie : Agence PROJECTILES
 
Quelques chiffres :
• 1 hôtel particulier de 1400 m², entre cour et jardin
• 1200 m2 de jardin
• 1 parcours multi-sensoriel sur 4 étages
• 1 Conseil Scientifique et Culturel composé de 15 experts
 
Ouverture décembre 2016
 
73, rue du Faubourg Saint Honoré - 75008 Paris
 
 

 

Jean Tinguely exposition

Jean Tinguely « ‘60s » à la Galerie Vallois

A l’occasion du 25e anniversaire du décès de Jean Tinguely, la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois rend hommage à cet artiste majeur du XXe siècle avec un exceptionnel ensemble de 15 sculptures et reliefs animés réalisés dans les années 60.
Alors que le  Kunstpalast de Düsseldorf lui a consacré une grande rétrospective (jusqu’au 14 août 2016) qui est maintenant attendue au Stedelijk Museum d’Amsterdam, « ‘60s » est à ce jour l’unique exposition française entièrement dédiée à Jean Tinguely en cette année anniversaire.
 
Georges-Philippe et Nathalie Vallois avaient déjà dévoilé en 2012 une sélection rare de reliefs Méta-mécaniques et de Méta-Matics réalisés dans les années 1950, perpétuant ainsi leur mission de valorisation de l’extraordinaire patrimoine artistique des Nouveaux Réalistes.
Depuis les exceptionnels « Baloubas » jusqu’aux rarissimes « Radio WNYR », l’exposition « ‘60s » résume une autre décennie mythique dans le travail de Tinguely, au cours de laquelle son œuvre est diffusée dans le monde entier, et acclamée par la critique des USA aux Pays-Bas en passant par le Japon et la Suède.
Evocations de chaos et d’anarchisme pour les unes, d’une certaine sérénité et élégance pour les autres, ces œuvres ont toutes en commun d’explorer le mouvement et le son sous toutes ses formes.
 
 
1. Troïka ou Clochette, (Catalogue Raisonné n°174) - 1960 - Construction en métal soudé avec moteur électrique, chanvre, clochettes, 46 x 63 x 28,5 cm
2. Vive la liberté I (Catalogue Raisonné n°190) - 1960 - Ferraille, fil électrique, rubans de caoutchouc, bois, moteur électrique de 110 V , 96 x 86 x 47 cm
3. Radio WNYR 10 (détail) (Catalogue Raisonné n°1138) - 1962 - Feuille de plexiglas, fixations en métal, radio, moteur électrique, 107 x 107 x 18 cm
4. Radio WNYR 12 (Catalogue Raisonné n°1139) - 1962- Feuille de plexiglas, fixations en métal, radio, moteur électrique, 61,5 x 60,5 x 15,5 cm
 
L’exposition se déroule dans les deux espaces de la galerie (aux 33 et 36 rue de Seine) et est accompagnée d’un catalogue publié aux éditions Hazan, richement illustré et préfacé par Camille Morineau, historienne de l’art, ancienne conservatrice au centre Georges Pompidou, et commissaire de nombreuses expositions dont la Rétrospective Niki de Saint Phalle au Grand Palais et au Guggenheim Bilbao en 2014-2015.
 

Jean Tinguely

Jean Tinguely naît le 22 mai 1925 à Fribourg (Suisse). Après avoir terminé sa scolarité, il commence un apprentissage d’étalagiste dans un grand magasin à Bâle dès 1940, tout en poursuivant des études à l’Ecole des arts appliqués de Bâle de 1941 à 1945.
C’est pendant ces années que l’artiste découvre l’art de Schwitters et de Klee et qu’il se passionne pour le mouvement du Bauhaus.
Jean Tinguely s’installe à Paris en 1953. Dès 1954, sa première exposition personnelle est organisée à la Galerie Arnaud.
Tinguely participe à la Biennale de Paris en 1959, durant laquelle il noue des contacts avec le groupe « ZERO ». Les machines fantaisistes de Jean Tinguely qui comprennent des éléments programmés dus au fruit du hasard et appelés « Méta-Matics » suscitent toute l’attention du public. Ces constructions soudées avec des éléments en fer constituent une attaque ironique par rapport à l’ère technique.
L’artiste jouit d’une reconnaissance internationale dès le milieu des années 60, avec notamment la réalisation à l’invitation du MoMA de Hommage à NY, une sculpture monumentale qui s’auto-détruit dans une explosion créative et qui est chroniquée dans les plus grands médias américains. Dès lors, les expositions s’enchainent dans les musées prescripteurs de l’époque, et des représentations internationales se nouent simultanément avec des galeries telles que Iolas (France, USA), Bischofberger (Suisse), Minami (Tokyo), Staempfl i (New York) et Dwan (Los Angeles).
 
 
Jean Tinguely s’installe avec Niki de Saint-Phalle en 1961. Outre leur relation amoureuse, une étroite collaboration les unit dès lors (depuis le projet Hon à Stockholm en 1966, le Paradis Fantastique en 1967 ou encore le Cyclop, le Jardin des Tarots ou la Fontaine Stravinsky dans les années 70-80). A New York, l’artiste participe en 1966 à l’exposition « The Machine » au Museum of Modern Art. Un an plus tard, Jean Tinguely est représenté à l’exposition universelle de Montréal avec Niki. Ses « machines » sont montrées une nouvelle fois en 1968 au Museum of Modern Art à New York dans le cadre de l’exposition Dada, Surrealism and their Heritage.
Le Museum of Contemporary Art de Chicago organise la même année la première rétrospective portant sur ses œuvres. En 1972-73 débute une série de rétrospectives dont le premier volet a lieu à Bâle. Dans les années 80, Tinguely multiplie les projets de grande ampleur et crée des machines de plus en plus monumentales.
L’énergie de Tinguely demeure intacte même dans les dernières années de sa vie durant lesquelles il enchaîne les manifestations publiques.
Jean Tinguely meurt le 30 août 1991 à Berne.
 
Jean Tinguely « ‘60s » du 9 septembre au 29 octobre 2016
Vernissage le 8 septembre 2016 à partir de 18h
Deux espaces : 33 & 36 rue de Seine, Paris 6e
 
Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois
33-36, rue de Seine 75006 Paris
www.galerie-vallois.com
 
La galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois
 
Ouverte en 1990, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois a su rallier artistes patrimoniaux et artistes contemporains grâce à des expositions de grande envergure. La dualité Art Contemporain/Nouveau Réalisme a toujours constitué l’une de ses singularités. Pour Nathalie et Georges-Philippe Vallois, « l’idée selon laquelle un galeriste peut effectuer un travail comparable avec un jeune artiste et un artiste accompli a toujours été à la base de notre démarche ». 
Depuis l’ouverture de la galerie se sont succédées un grand nombre d’expositions personnelles dont la plupart furent les premières dans une galerie française comme celle d’Alain Bublex (1992), Paul McCarthy (1994), Gilles Barbier (1995), Richard Jackson (2001), Henrique Oliveira (2011), Pierre Seinturier (2014), du duo iranien Peybak (2015) et de l’artiste cubain Lázaro Saavedra (2016).
La galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois est dirigée depuis 2000 par Marianne Métayer.
 
 

 

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