UP' Magazine L'innovation pour défi

climats artificiels EDF

Climats artificiels à la Fondation EDF

En résonnance à la COP21, la Fondation EDF propose du 4 octobre 2015 jusqu'au 26 février 2016 Climats artificiels, une exposition sensible qui met en perspective le changement climatique à travers la vision d’artistes contemporains de renom, parmi lesquels Yoko Ono, Ange Leccia, Marina Abramović, Laurent Grasso, Hans Haacke, Hicham Berrada ou Charlotte Charbonnel…
Véritables évocations poétiques de ce qui constitue l’idée de « Climats », ce sont près de 30 installations, photographies et vidéos qui illustrent les parts de naturel et d’artificiel qui y sont projetés aujourd’hui, les symboliques qui y ont été attachées et celles que le monde contemporain a créées ensuite. 
 
Ils capturent des matériaux ou des phénomènes naturels, nous permettent d’observer des substances insaisissables ou créent des tableaux chimiques
qui ne cessent d’évoluer. Leurs éclairs sont en néons, leurs cyclones faits d’eau et leurs nuages en écorce de cacahuète ou en céramique. Quand certains nous plongent dans une vague grâce à un effet sonore, d’autres inventent des biosphères de poche pour pallier la pollution urbaine ou nous fontcaresser le doux rêve de marcher au travers d’un… nuage.  
Traverser un nuage, plonger dans une biosphère de verdure ou observer une fumée noire recouvrir peu à peu Paris...L'exposition propose un cheminement métaphorique et immersif autour de la notion de climat. 
Monumentales, étonnantes, utopistes, drôles ou émouvantes, l’exposition privilégie des oeuvres qui interrogent sur l'essence même de la nature, et la relation de l'homme à son environnement. 
 
Parcours de l'exposition
 
L’installation centrale de Tetsuo Kondo (avec Transsolar), Cloudscapes, a valeur d’ouverture et de paradigme pour l’ensemble de l’exposition. A l’intérieur d’une structure transparente, le visiteur monte des marches et traverse un nuage dont la composition est identique à celle d’un véritable nuage.
La question de l’artificialité est ainsi posée. La volonté illusionniste de l’homme de produire des images identiques à celle de la nature côtoie l’idée de pouvoir dompter la nature au point de la recréer de toute pièce. L’idée de se placer au-dessus d’un nuage laisse entrevoir une volonté aussi poétique qu’utopique d’imaginer une nouvelle occupation de la Terre.
 
 
Hicham Berrada, Céleste. Vidéo 
 
L’exposition propose un cheminement métaphorique et poétique des interprétations et usages du climat par les artistes en trois parties :
 
« L’état du ciel » autour de l’installation de Testsuo Kondo Cloudscapes présente plusieurs démarches d’artistes qui souhaitent capter, par la prise de vue
photographique ou par la reproduction, le climat. Par leur manipulation, les artistes questionnent l’essence de la nature, la remettent en cause, voire même la détournent.
On y croise les nuages de Bente Skjottegaard, Marina Abramović, Sonja Braas, Vaughn Bell, Hicham Berrada, les nébuleuses de Charlotte Charbonnel, Spencer Finch, Chema Madoz, Chris Morin, Yoko Ono...
 
« Etats transitoires » témoignent de l’état transitoire et changeant d’un environnement. Figées ou en mouvement, les œuvres semblent évoluer, passer d’un état à un autre, ou se maintenir dans un équilibre précaire.
Le visiteur découvre ici le travail de cartographie climatique de Baily, Corby & Mackenzie, Julien Charrière, Rebecca Digne, Hans Haacke, la mer d’Ange Leccia, Pavel Peppertsein, Stéphane Sautour …
 
« Catastrophes ordinaires », propose une rêverie cauchemardesque autour de phénomènes dont l’origine naturelle ou artificielle est indistincte. Invitation à étudier et à percevoir les éléments qui nous entourent d’une nouvelle manière, les œuvres attestent d’un ensemble d’incidents devenus communs.
Les « champs d’ozone » du collectif HeHe, Cécile Beau, l’éclair de Charlotte Charbonnel, Testumi Kudo, Laurent Grasso et « la porte de l’enfer » d’Adrien Missika ponctuent cette dernière partie. 
 
Les artistes
 
Marina Abramović
Baily, Corby & Mackenzie
Cécile Beau
Vaughn Bell
Hicham Berrada
Sonja Braas
Charlotte Charbonnel
Julian Charrière
Rebecca Digne
Spencer Finch
Laurent Grasso
Hans Haacke
HeHe
Testuo Kondo
Testumi Kudo
Ange Leccia
Chema Madoz
Adrian Missika
Chris Morin-Eitner
Yoko Ono
Stéphane Sautour
Bente Skjottegaard
Pavel Pepperstein
 
Camille Morineau, Commissaire d'exposition 
 
Diplômée de l’Ecole Nationale du Patrimoine et de l’Ecole Normale Supérieure, Camille Morineau a exercé les fonctions de conservateur pendant 20 ans dans différents musées et institutions publiques parisiennes. Après avoir travaillé au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume puis à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris où elle a dirigé le Fonds Municipal d’art contemporain puis le Département de la commande publique artistique, elle a été co-commissaire de Nuit Blanche en 2003.
Elle a ensuite travaillé 10 ans au Centre Pompidou comme conservatrice des Collections contemporaines où elle a notamment été le commissaire des rétrospectives Yves Klein (2005), Gerhard Richter (2012) et Roy Lichtenstein (2013). EN 2009-2010 elle a été le commissaire général de « elles@centrepompidou», première exposition des collections permanentes consacrée exclusivement aux artistes femmes, qui a voyagé au Etats-Unis et au Brésil.
C’est à la suite de cette expérience qu’elle a co-fondé l’association AWARE,  Archives of Women Artists, Research and Exhibitions, destinée à promouvoir et diffuser l’information et la recherche sur les artistes femmes du XXe siècle.
Elle se consacre depuis 2014 à cette activité, ainsi qu’à la direction d’EVA ART, société qui conçoit des expositions et assure la direction artistique d’événements culturels. Ces activités de commissaire free-lance ont débuté avec la rétrospective Niki de Saint Phalle au Grand Palais puis au Guggenheim Bilbao en 2014/2015.
Elle a déjà été commissaire d’expositions à l’Espace Fondation EDF: Jeux de Genre en 1998, première exposition publique du Fonds municipal d’art contemporain, et Lanterna Magika, Nouvelles technologies dans l’art tchèque du XX siècle, en 2002.
 
Lieu : Espace Fondation EDF - 6, rue Récamier - 75007 Paris
Entrée libre - Du mardi au dimanche de 12h à 19h
 
arts et culture

Anish Kapoor à Versailles: "Réflections"- Réflexions !

Anish Kapoor invité à investir le château de Versailles jusqu'au 1er novembre 2015 n’a voulu intervenir que dans le parc et très à l’extérieur de l’enceinte du Château, dans la fameuse Salle du Jeu de Paume.
Au château, il a fait entrer en résonance le bel ordonnancement de l’architecture et des collections avec sa vision déformante du lieu, à la manière d’une onde sismique venant frapper les constructions de l’ordre établi. Pour ce faire, il a transformé les jardins en un organisme vivant et perturbateur comme un grand corps étalé, des marches du palais au Grand Canal.

Les lentilles-miroirs qui ouvrent l’exposition en sont les yeux. Tournés vers le ciel, ils captent une réalité qui n’appartient qu’à eux, le Dirty Corner en est l’oreille, volontairement sale pour, dit-il à Julia Kristéva : « Imposer l’irrésolu, le débraillé, l’incertain dans ce lieu » ( Si patiemment organisé par Lenôtre ). Puis, l’artiste a sexué ce corps en présentant une coupe d’organes génitaux féminins où l’on pénètre, non pas en tant que symboliques spermatozoïdes ou phallus car on passe par une porte latérale, mais en tant qu’explorateurs appelés à être fascinés par ce que nous voyons, à l’instar des héros du « Voyage Fantastique » (Richard Fleisher 1957) qui naviguent à l’intérieur du corps humain.

La visite se termine sur un ultime trou dans ce corps, un trou formé par un vortex d’eau où s’évacuent, peut-être les déchets organiques de ce corps, peut-être les atomes dont il est fait, semblables à ceux de l’univers. Alors, il y aurait là un message d’espérance (Et un clin d’œil aux grandes eaux de Versailles) concernant la continuité de la vie, née d’eaux relevées sans cesse par la mystérieuse machine de la création. N’oublions pas qu’Anish Kapoor est indien et que les interrogations sur le sens de la vie baignent cette belle culture. Et c’est probablement un avatar de lui-même ou d’une divinité à venir qu’il nous montre dans son installation.

 

Claude Cehes, Grand reporter UP' Magazine

L'exposition est gratuite, sauf les jours de Grandes Eaux musicales et de Jardins Musicaux (tous les mardis, samedis et dimanches).
Les Jardins sont ouverts tous les jours de 8h à 20h30 (bosquet de l'Etoile : de 10h à 18h30), sauf les les samedis du 20 juin au 19 septembre ainsi que le mardi 23 juin, le dimanche 25 octobre, le samedi 31 octobre et le dimanche 1er novembre : fermeture à 17h30.

L’exposition sera également visible en nocturne les soirs de Grandes Eaux Nocturnes, les samedis du 20 juin au 1er novembre sauf le 4 juillet (de 20h30 à 23h).

Hakanaï: Danse avec la lumière

Hakanaï est un solo dansé en forme de haïkus visuels, dans une boîte de lumière où se meuvent des images vivantes.

Depuis longtemps la chorégraphie a su apprivoiser les arts numériques pour créer de nouvelles scénographies et nous procurer de nouvelles émotions esthétiques. Associer savamment danseur, projection vidéo, images de synthèse, capture du mouvement, musique immersive, etc. dans un espace virtuel est toujours une expérience étonnante. C’est ce type d’expérience que propose la compagnie Adrien M/ Claire B avec Hakanaï.

Ici, l’enjeu n’est pas, comme quelques fois dans les arts numériques, d’effacer toute matière ou de faire disparaître le corps, mais au contraire, de le transcender. Se crée ainsi une «réalité augmentée» au sens premier du terme ; une réalité éphémère et surréelle, pleine de poésie.
La danseuse est immergée dans un volume de lumière qui réagit à ses mouvements grâce à des capteurs. Une véritable danse avec la lumière, onirique, abstraite, enchanteresse. Dans la langue japonaise, Hakanaï définit ce qui est impermanent, fragile, évanescent, transitoire, entre le rêve et la réalité. Mot très ancien, il évoque une matière insaisissable associée à la condition humaine et à sa précarité, mais associée aussi à la nature. Il s’écrit en conjuguant deux éléments, celui qui désigne l’homme et celui qui désigne le songe. Ce collage symbolique est le point de départ de cette partition pour une danseuse rencontrant des images, faisant naître un espace situé à la frange de l’imaginaire et du réel. Les images sont animées en direct, selon des modèles physiques de mouvement, au rythme d’une création sonore également interprétée en direct.

Hakanaï a été présentée le 22 mai à l'occasion du Festival D'ici Danse, à Vizille et le 28 mai au Théâtre Jean Lurçat, Scène Nationale d’Aubusson et fera cet été une tournée dans plusieurs villes du monde.

 Prochaines représentations d’Hakanaï :

  • 17 juin : Festival IKS, Split – dans le cadre de « Rendez-vous » Festival de la France en Croatie
  • 9-11 juillet : Festival GREC, Barcelone (Espagne)
  • 13-14 août : ISEA – 21st International Symposium of Electronic Art, Vancouver (Canada)

Retrouvez aussi l’univers de la Compagnie Adrien M / Claire B au Palais de la découverte à Paris du 8 juin 2015 au 3 janvier 2016 avec l’exposition XYZT, Les paysages abstraits

 

Découvrez Hakanaï en vidéo et en images :

 

 

A propos :
La compagnie Adrien M / Claire B crée des formes allant du spectacle aux installations dans le champ des arts numériques et des arts vivants. Elle est co-dirigée par Claire Bardainne et Adrien Mondot. Leur démarche place l’humain au centre des enjeux technologiques, et le corps au coeur des images, avec comme spécificité le développement sur-mesure de ses outils informatiques. Ils poursuivent la recherche d’un numérique vivant : mobile, artisanal, éphémère et sensible.
Depuis sa révélation aux Jeunes Talents Cirque 2004 avec le projet Convergence 1.0, Adrien Mondot, artiste pluridisciplinaire, informaticien et jongleur crée des spectacles mettant en œuvre des interactions sensibles entre le numérique, le jonglage, la danse et la musique. Avec Cinématique, il remporte le Grand Prix du jury dans le cadre de la compétition internationale «Danse et Nouvelles Technologies» du festival Bains Numériques à Enghien-les-Bains en 2009.
En 2011, avec Claire Bardainne, plasticienne, designer graphique et scénographe, ils refondent la compagnie qui devient Adrien M / Claire B. Aller au-delà de l’espace du plateau et de la temporalité de la représentation est notamment un des axes forts de la transformation de la compagnie. Ils co-signent ainsi la création de l’exposition interactive XYZT, Les paysages abstraits. En 2011, ils créent également le spectacle-conférence Un point c’est tout. Puis en 2013, Hakanaï, pièce chorégraphique pour une danseuse dans une boîte d’images. Ensemble, ils interrogent le mouvement et ses multiples résonances avec la création graphique et numérique. Il en surgit un langage poétique visuel, associant imaginaire, réel et virtuel porteur d’infinies perspectives d’exploration.
Photo © Romain Etienne / Item

Site : http://www.am-cb.net/

 

Zim & Zou: La poésie des machines

Ils fabriquent des smartphones, des caméras, des usines…
Mais aussi des animaux sauvages, des paysages oniriques.
Creative Factory est une fabrique d’innovations unique en son genre car ses productions sont en papier.

A leur tête, deux jeunes artistes/poètes/graphistes/designers français : Zim & Zou (de leurs vrais noms, Lucie Thomas and Thibault Zimmerman). Ils ont installé leur usine à rêves à Nancy et y produisent de fragiles objets qui font aujourd’hui le tour de la planète.

Dans un monde où les objets en plus d’être connectés sont industrialisés, fabriqués en nombre, dispersés sous toutes les latitudes, il est bon de s’arrêter un instant et de les confronter au geste gratuit, au temps minutieux, à l’imperfection propre et nécessaire à la création manuelle. Industrie contre poésie ou jeu de miroirs entre notre quotidien et nos rêves.

Avec des ciseaux, du papier et de la colle, Zim & Zou enchantent notre imagination et séduisent le monde ; ils participent à plusieurs expositions internationales et Hermès leur a demandé d’habiller ses vitrines dans les plus grandes villes du monde.

 

 

Leur installation « Creative Factory » est présentée au 60e Salon de Montrouge, jusqu’au 3 juin.

Site : http://www.zimandzou.fr/

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