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arts  numériques

27 Novembre : Quel art en 2050 ?

Table ronde au Cube « Quel Art en 2050 ? » le Jeudi 27 novembre à 19h, en partenariat avec le magazine L’Œil

L’Art numérique recouvre une grande diversité de champs d’expression d’où émergent de nouvelles formes : art génératif, bio-art, art comportemental, data design, art participatif, art cinétique… A quoi ressemblera le monde de la création en 2050 ?

Les pistes qu’arpenteront les artistes de demain se dessinent aujourd’hui, à la croisée des arts, du design, des sciences, des technologies, mais aussi de la participation active de la « multitude connectée ». Le Prix Cube entend être un révélateur des nouvelles formes qui explorent et révèlent les mutations du monde. Depuis un an, à travers sa rubrique mensuelle, le magazine L’Œil se penche également sur cette question.

Au-delà de la nature même des œuvres, ce sont les modes de conception et de diffusion, et le « statut » même de l’artiste dont il est question, dans un monde où chacun devient co créateur grâce aux outils numériques et aux réseaux sociaux.
Cette table-ronde se propose d’explorer l’art du 21ème siècle et les mutations culturelles, autour d’artistes engagés, de chercheurs et théoriciens qui fabriquent le futur.

Invités :
- Franck Ancel, artiste, théoricien, commissaire (@franckancel)
- Yacine Ait Kaci, aka YAK, auteur, réalisateur, artiste transmédias, cofondateur d’Electronic Shadow et créateur d’Elyx (www.yacineaitkaci.com)
- Etienne-Armand Amato, enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication, co-fondateur de l’Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines (@EA_Amato)
- Charles de Meaux, artiste contemporain, réalisateur et producteur de films
- ORLAN, artiste transmédias (www.orlan.eu)
Modération : Fabien Simode, rédacteur en chef de L’Œil

Gratuit sur réservation au 01 58 88 3000
Lieu : Espace Saint-Sauveur / 4 parvis Corentin Celton, 92130 Issy-les-Moulineaux.

création  numérique

Jeune création numérique internationale au Cube

Exposition jeune création numérique internationale au Cube du Mercredi 26 au Dimanche 30 Novembre de 12h à 20h30

Venez découvrir, sur plus de 600m2 d'exposition, les oeuvres poétiques, interactives ou audiovisuelles sélectionnées pour remporter le Prix Cube 2014 dans un lieu hors du commun : l'espace Saint-Sauveur d'issy-les-Moulineaux, une ancienne chapelle du XIXe siècle.
Et autour de l’exposition, participez à des événements : rencontre, table-ronde, performances, visites et ateliers pour enfants et adultes...

DANS L'EXPOSITION EN ACCÈS LIBRE - Du 26 au 30 novembre de 12h à 20h30 (sauf dimanche 30 novembre : fermeture à 18h)

- Lia Giraud - "Immersion" / France
Une image véritablement "vivante" se développe en temps réel grâce à des micro-algues. Cette installation audiovisuelle immersive questionne les limites de la perception. Tel un laboratoire dans lequel le spectateur peut entrer, Immersion est un dispositif autonome qui évolue grâce à des échanges de flux, de captations et de régulations, pour permettre la formation d’une image-vivante. Cette image-vivante, constituée de micro-algues, interagit en temps réel avec la projection d’un film retraçant l’existence d’Hidetosho, un homme dont le destin le mènera à “devenir algue ».
Prix cube

- Nonotak - "Daydream V.2" / France-Japon 
Daydream v.2 est une installation audiovisuelle qui tend à flouter la frontière entre l’espace virtuel et l’espace réel. C’est une exploration de l’espace, du temps et de la matière géométrique et lumineuse. Alternant distorsions, éclats, accélérations et impacts sonores, cette installation plonge le spectateur dans une architecture virtuelle qui se métamorphose au fil du temps. La superposition d’écrans translucides et la symétrie du dispositif créent une perspective hypnotique et immersive.
Prix Cube

- Theresa Schubert - "Bodymetries" / Allemagne
Cette oeuvre d'art biologique interactive met en scène un organisme artificiel s'adaptant à la morphologie de chacun. 
À travers un dispositif génératif et interactif, Bodymetries propose une cartographie du corps humain adaptée à la morphologie de chacun. En temps réel, le spectateur voit apparaître sur la peau de son bras un organisme vivant qui se développe à partir de ses grains de beauté. S’inspirant des recherches de Marshall McLuhan, cette oeuvre interroge le corps en tant que “laboratoire d’expériences”.
Collaboration scientifique : Andrew Adamatzky
Prix Cube

- Stefan Tiefengraber - "User Generated Server Destruction" / Autriche
Au "spec-acteur" de décider du sort de cette oeuvre à obsolescence programmée...Avec User Generated Server Destruction, ce sont les visiteurs qui décident du sort de l’oeuvre. En se connectant au site Internet www.ugsd.net, le public peut actionner à distance et en temps réel six marteaux en les laissant tomber lourdement sur un serveur informatique… Serveur qui abrite le site permettant d’actionner les marteaux ! Si le serveur casse, impossible de se connecter au site, et donc, de faire fonctionner l’installation. C’est un jeu masochiste dans lequel l’existence même de l’oeuvre dépend du choix du spectateur d’y participer ou non.
Prix Cube

- Nils Völker - "Seventeen" / Allemagne
Mue par une respiration, cette sculpture lumino-cinétique invite à la contemplation méditative. Seventeen se donne à voir comme une oeuvre vivante qui livrerait son souffle. Composée de dix-sept coussins blancs fabriqués à partir de Tyvek (matériau synthétique non tissé), l’installation est suspendue au-dessus de la tête des visiteurs. Le mouvement ondulatoire, qui se combine à un subtil dispositif lumineux intégré, crée comme une respiration qui semble guider le visiteur dans sa déambulation contemplative.
Prix Cube

- ::VTOL:: - "Post-Code" / Russie
"Post-Code" transforme le code-barres de n'importe quel produit de consommation en oeuvre d'art abstrait et "Glitch". Post Code est un dispositif interactif qui transforme les codes-barres de nos objets manufacturés en oeuvre d’art abstraite. En scannant n’importe quel emballage disposant d’un code-barres, le visiteur obtient une oeuvre “glitch” (esthétique du bug) au format carte postale. L’image et le son produits sont générés en temps réel à partir des chiffres codés.
Le code-barres, symbole du consumérisme et de la non communication technologique, devient ici le vecteur d’une communication personnelle.
Prix Cube

ET AUTOUR DE L'EXPOSITION...

Mercredi 26 novembre à 19h / Entrée libre
Rencontre table-ronde avec les 6 artistes nominés + Performance de ::Vtol::
À l'espace Saint-Sauveur d'Issy-les-Moulineaux / M° Corentin Celton (Ligne 12) / Entrée libre

Chacun des 6 artistes nominés pour le Prix Cube reviendra sur son parcours, son œuvre et sa vision de l’art numérique, mis en écho avec d’autres créations.
Cette rencontre est préparée et animée par Dominique Moulon, critique d’art spécialisé dans les nouveaux médias et fondateur du site nouveauxmedias.net.

À la suite de la rencontre, l’artiste russe ::Vtol ::, l’un des 6 artistes nominés, proposera au public une performance incluant scanner, tatouage et musique : “Reading my body”.

VISITE-ATELIERS « DÉCOUVERTE DE L’ART NUMÉRIQUE »
Mercredi 26, samedi 29 novembre et dimanche 30 novembre à 16h

Comment appréhender les nouveaux artistes et leurs pratiques innovantes ? Venez découvrir et comprendre les enjeux de l’art numérique en retraçant 60 ans d’une aventure artistique étonnante ! Installations interactives et génératives, oeuvres participatives, design interactif… ce panorama éclectique dévoile les multiples facettes d’une création numérique qui innove et révolutionne les genres. L’atelier se poursuit par une visite guidée de l’exposition. Tout public 

Gratuit sur réservation au 01 58 88 30 00
Lieu : Espace Saint-Sauveur / 4 parvis Corentin Celton, 92130 Issy-les-Moulineaux.

Salgado ou l'hommage photographique à la planète Terre

Un jour, l'objectif et la caméra se posent. Après 40 ans de parcours et voyages dans les régions du monde que Sebastião Salgado a couvertes, et dont il a rapporté ses fabuleux clichés en noir et blanc, les témoignages poignants d'une humanité souffrante en pleine mutation cessent. Un jour, face à la beauté poignante de la nature, Salgado s'arrête.

Ces témoignages furent l'occasion d'une incroyable exposition à Paris en 2013 de près de 250 de ses clichés, intitulée Genesis, devenu livre alliant le goût de l'exploit et la vision messianique de l'écologie (1)«Dans GENESIS, mon appareil photo a permis à la nature de me parler. Écouter fut pour moi un privilège.» dira Sebastião Salgado.
Aujourd'hui un film (2) met à l'honneur le grand photographe brésilien, depuis le 15 octobre 2014. C'est en collaboration avec Juliano Saldago, fils de l'artiste, que Wim Wenders réalise le documentaire, "Le sel de la terre", à partir d'une édifiante collection de photographies récoltées aux confins de l'humanité à travers les continents.

En 1970, à 26 ans, Sebastião Salgado se retrouve par hasard pour la première fois avec un appareil photo entre les mains. En regardant dans le viseur, il a une révélation : brusquement, la vie prend un sens. Dès lors — même s’il lui a fallu des années de travail acharné avant d’acquérir l’expérience nécessaire pour pouvoir vivre de son travail de photographe — l’appareil photo devient l’outil par lequel il interagit avec le monde. Salgado, qui a "toujours préféré la palette en clair-obscur des images en noir et blanc" prend quelques photos couleur à ses débuts, avant d’y renoncer définitivement. Le noir et blanc lui permet d’approcher au plus près l’âme des gens et l’essence des histoires qu’il veut raconter.

Son père voulait qu'il fasse des études de droit ; ce sera l'économie. Et fort de cette formation, son regard sur le monde sera celui de la sensibilité à la façon dont les êtres humains sont affectés par les conditions socio-économiques souvent accablantes dans lesquelles ils vivent.

Accéder à la conscience de l'histoire humaine

Des nombreuses œuvres que Salgado a réalisées au cours de son admirable carrière, trois projets de longue haleine se démarquent particulièrement : La Main de l’homme (1993) qui illustre le mode de vie bientôt révolu de travailleurs manuels du monde entier ; Exodes (2000), témoignage sur l’émigration massive causée par la faim, les catastrophes naturelles, la dégradation de l’environnement et la pression démographique, et le dernier opus, Genesis, résultat d’une expédition épique de huit ans à la redécouverte des montagnes, déserts et océans, animaux et peuples qui ont jusqu’ici échappé à l’empreinte de la société moderne — les terres et la vie d’une planète encore préservée. "Près de 46% de la planète semblent encore comme au temps de la Genèse", fait remarquer Salgado. "Nous devons sauvegarder ce qui existe." 
Le projet Genesis, en lien avec l’Instituto Terra créé par Salgado, a cherché à montrer la beauté de notre planète, à inverser les dommages qu’on lui a infligés et à la sauvegarder pour les générations futures.

Iceberg entre l’île Paulet et les îles Shetland du sud dans la mer de Weddell. Péninsule Antarctique, 2005. © Sebastiao Salgado - Amazonas images - 2013

Dans le film de Wenders qui a reçu le prix spécial du Certain regard et une mention spéciale du jury Œcuménique au dernier festival de Cannes, ce sont les incroyables et très fameuses prises de vue photographiques d’une mine d’or à ciel ouvert au Brésil qui apparaissent en ouverture. Une fourmilière de milliers d’hommes, accrochés à des échelles vertigineusement hautes, comme des fourmis sur des brins d’herbe, avec la même détermination, le même grouillement et la même fragilité que les insectes : on a l’impression qu’ils peuvent perdre la vie dans la seconde, à cause d’une chute ou d’un coup de couteau. Vision apocalyptique d'une humanité asservie à "la soif maudite de l'or", disait Virgile.

Le ton est donné : le film donne à voir de très belles et très fortes photos, qui documentent des conditions de vie extrêmes. Tout au long du film, l'épopée violente des populations de tous les continents (guerres, exodes, famines) alterne avec la célébration des merveilles de la nature, et l'histoire personnelle de Salgado avec la réflexion sur son travail de photographe. 
On voit défiler tout le travail du photographe à partir des années 70 : des séries sur l’esclavage et l’Amérique du Sud, sur la mort au Rwanda, en Yougoslavie, au Congo, le Koweit, la famine au Sahel,... Hommage aux réalités du monde.

Les arbres de la vie

"Il avait vu les hommes se comporter comme des animaux. Il ne pouvait plus continuer. Il s’est retiré sur les terres de son père et a découvert que plus rien n’y poussait. Les oiseaux avaient disparu, il n’y avait même plus d’herbe pour les vaches… C’était mort.
Sa femme lui a proposé de planter des arbres pour faire revivre le domaine. Ils se sont ancrés dans cette terre, et cela a changé leurs vies. Sinon, il serait tombé dans un trou terrible. Il serait peut-être mort aujourd’hui. Il était arrivé à un point où il avait perdu toute confiance en l’humanité." raconte Wim Wenders dans une interview au journal Le Temps du 11 octobre.

"On comprend rarement que ce n'est jamais par désespoir qu'un homme abandonne ce qui faisait sa vie. Les coups de tête et les désespoirs mènent vers d'autres vies et marquent seulement un attachement frémissant aux leçons de la terre" disait Camus dans Noces. Ainsi Salgado, à la suite de longs séjours au Congo et au Rwanda meurtris par les atrocités que l'on sait, décide de poser ses appareils, il n'en peut plus de cette horreur. Il rentre au Brésil et décide de se consacrer à la renaissance de la ferme familiale devenue comme un caillou desséché. Arbre par arbre, il replante : c'est aujourd'hui une forêt de plusieurs millions d'arbres consacrée réserve nationale. 

Une utopie qui inspire à l’artiste l’idée de partir à la recherche des beautés de la Terre. Une renaissance avec son appareil photo pour explorer les contrées encore naturelles, la vie encore sauvage pour une conviction : la guérison est possible.

Photo : Léila et Sebastião Salgado, Fondation Instituto Terra. ©Ricardo Beliel


(1) Genesis - La Genèse - Edition Taschen : ouvrage existant en trois versions : une version grand public, une version collector avec un lutrin conçu par le grand architecte japonais Tadao Ando, et une art edition en cinq différentes versions différentes de luxe, comprenant deux tirages photographiques.

Deux hommes, une mission : Salgado évoque avec Benedikt Taschen le projet photographique qui a changé sa vie.

(2) Le Sel de la terre documentaire de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado avec Sebastião Salgado, Wim Wenders, Juliano Ribeiro Salgado… Durée : 1 h 50.

 

 

 

Vernissage à l'Autodesk Gallery pop-up

Le vernissage de la toute première Galerie dédiée à la 3D, Autodesk Gallery pop-up, gratuite pour le grand public, ouvre ses portes dans 3 jours, dans la lignée de sa grande sœur de San Francisco. 

Autodesk organise et met en place une Galerie éphémère du 9 au 23 octobre 2014, appelée “ Gallery Popup ”. Un lieu dédié à la mise en avant des projets de Créateurs, Architectes, Designers,...célèbrant le processus de création et la mise en lumière de l’utilisation des nouvelles technologies pour imaginer, concevoir et créer un monde meilleur.

Sous le thème « Imaginer pour demain », les différents espaces exploreront l’architecture, le cinéma, l’industrie, l’automobile, la mode, l’art, et bien d’autres domaines. Chaque jour une soirée thématique explorera l’un des aspects que ce projet englobe et en proposera une approche nouvelle, dans l’air du temps et plus responsable.
L'occasion rare de découvrir la 3D en action et l’expérimenter via le Fab Lab, un photomaton futuriste qui permettra de repartir avec votre buste imprimé en 3D, un robot tatoueur, un robot dessinateur et divers ateliers de modélisation, de découpe Lazer, d’impression 3D,… mais aussi des expositions : Renault, Nike, Anouck Wipprecht (Mode), Adrien Bonnerot (Art), Ora-ïto (Design), Jacques Ferrier (Architecture), Marc Miance (Cinéma),… 

Une soirée d'exception sous le signe du design 3D en présence d'Ora-ïto

Lors de cette soirée exclusive sur le thème de la 3D intégrée au design, qui mieux qu’Ora-ïto pour ouvrir la discussion sur l’importance de la technologie 3D, lui qui s’est fait connaître par ses créations virtuelles et son concept de « simplexité ».

Rendez-vous donc jeudi 9 octobre de 18h à 20h pour découvrir, en avant-première l’exposition et contribuer à la discussion de "The Future of How Things are Made - Imaginer pour demain".

Tous les jours du 9 au 23 octobre de 11h à 17h30
Galerie Nikki Diana Marquardt : 10, rue de Turenne 75004 Paris (M° Saint-Paul ou Bastille)
Entrée Libre en journée, mais pour les soirées (également gratuites) on vous conseille fortement de vous inscrire :  julie.fend[at]fleishmaneurope.com

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