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arts et cultures

Partir en livre : la grande fête du livre pour la jeunesse

Après le succès 2016, le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis programme, cet été, pour « Partir en livre », un nouveau Parc d’attractions littéraires gratuit et ouvert à tous. Il sera installé du 19 au 25 juillet, le long du canal de l’Ourcq à Pantin sur la place de la Pointe. Cette année, le thème porte sur les jardins et sera mis en valeur par plus de 20 animations spectaculaires : spectacles, croisières littéraires, ateliers d’illustration et d’écriture, performances, jeux littéraires…
 
Inaugurée en 2015, « Partir en livre, la grande fête du livre pour la jeunesse » est un événement du ministère de la Culture et de la Communication, organisé par le Centre national du livre (CNL) avec le soutien du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis (SLPJ93).
Une manifestation qui s’efforce chaque année d’offrir à tous les jeunes, sur l’ensemble du territoire et qu’ils partent ou non en vacances, des activités en plein air autour du livre et de la lecture, durant les temps de détente et de loisirs.

Une pépinière de mots et d’images

Semis de mots, inventaires poétiques, tampons narratifs, jeux de mots et greffes d’images, planches de botanistes…
Des ateliers autour des mots, expressions et images du jardin avec des auteurs/illustrateurs jeunesse : Anouck Boisrobert, Annabelle Buxton, Audrey Calleja, Carole Chaix, Bastien Contraire, Katy Couprie, Marc Daniau, Loïc Froissart, Bruno Gibert, Judith Gueyfier, Anne Herbauts, Antoon Krings, Damien Laverdunt, Vincent Malone, Marc Pichelin, Hélène Rajcak, Louis Rigaud, Cécile Roumiguière et Isabelle Simler.
 
Le Jardin de papier :
Un grand espace d’exposition, constellé d’ateliers destinés à la création d’éléments en papier prêts à intégrer le décor ; un espace bibliothèque et lecture pour présenter les livres des artistes ainsi que lire des histoires pour ponctuer la visite.
Conçus par des illustrateurs les patrons sont téléchargeables sur notre site et seront également disponibles sur place pour que vous puissiez les découper, plier, monter, coller…
 
Des serres :
Pour faire pousser mots et images : les auteurs-illustrateurs Bastien Contraire, Bruno Gibert et Anne Herbauts se sont pliés au jeu de concevoir des activités inédites sur les questions de narration entre mots et images. Qu’il s’agisse de tampons, de pochoirs, de jeux de superposition et d’accumulation graphiques, ces ateliers inviteront à jongler avec les expressions et les images du jardin, tout en explorant les œuvres de la fine fleur de la création jeunesse ! Petits ou grands se verront proposer des règles différentes en fonction de leur âge.
 
Arrosoirs de lecture géants :
Pour chaque âge, animés par les bibliothécaires d’Est Ensemble, avec des centaines de livres sur la nature sélectionnés par les éditeurs.
 
Un jardin des sens :
Laissez-vous bercer par des histoires de jardin, coiffez d’un casque ou d’écouteurs dans un espace cosy et découvrez quelques surprises concoctées par le magazine « J’aime lire ».
 
La Palissade de Carole, Judith et Marc :
Une fresque collaborative florissante d’inventivité : Carole Chaix, Marc Daniau, Judith Gueyfier vont ensemble, ils vont composer un livre de coloriage géant sur une palissade de 10 mètres de long. Tous les jours, les visiteurs seront invités à y apporter couleurs et matières pour faire germer leurs propres graines créatives.
Voir la vidéo
 
Un square de jeux géants et inédits :
Puzzle narratif grand format créé à partir des illustrations de Loïc Froissart dans l’album Ma cabane (éd. Rouergue), memory autour des Drôles de Petites bêtes d’Antoon Krings (éd. Gallimard, Giboulées), dominos de livres et jeux d’adresse sont réunis pour des pauses littéraires stimulantes. Et aussi des dizaines de jeux de plateaux animés par les ludothécaires de Pantin à retrouver autour de la péniche Antipode.
 
Des croisières littéraires :
En lien avec l’Eté du Canal, le public s’embarquera pour une balade enchantée sur les navettes fluviales.
 
Une bulle d’images :
Lové dans des coussins géants installés dans la grande salle des Magasins généraux, le public s’immergera en musique (création de Marc Pichelin) dans une ronde d’illustrations extraites de Au Jardin de Katy Couprie et Antonin Louchard (éd. Thierry Magnier) et choisies pour leur évocation de jardins et de toutes les aventures qui peuvent s’y dérouler.
 
Boutures de mots et pousses d’histoires :
Pour mettre en scène un « Jardin sens dessus dessous » avec des amorces de textes et des jeux d’écritures, imaginés par l’auteur Cécile Roumiguière, à l’occasion du concours « Lire, écrire, grandir » organisé par la Caf 93 dont les lauréats seront présentés sur le parc. Pour expérimenter la relation texte/image et éditer son propre livre, un portfolio, un diaporama… avec une application numérique « Iconotexte » créée par le CNEAI (Centre National Edition Art Image). Des ateliers d’écriture, animés par le Labo des histoires, qui promettent de belles battles de mots sur feuille blanche.

Spectacles et performances

« Le potager de mes petits potes pas âgés, spectacle permaculturel en huit tableaux en parcelles égales bien labourées » : numéro littéraire et musical créé spécialement pour l’ouverture du Parc d’attractions littéraires par Vincent Malone, musicien et auteur-compositeur-interprète, accompagné d’une cinquantaine de jeunes d’accueils de loisirs de quatre villes de Seine-Saint-Denis et d’une fanfare festive.
 
« La Parade des insectes » des bibliothèques de la Ville de Paris : un étonnant cortège d’enfants revêtus des costumes d’insectes qu’ils auront réalisés en papier avec la complicité de l’illustratrice Hélène Rajcak, défilera du Bassin de la Villette au Parc d’attractions littéraires pour une arrivée triomphale.
 
« Performance graphique géante » : Carole Chaix, Marc Daniau et Judith Gueyfier ont créé un coloriage géant qu’ils débuteront par une performance exceptionnelle avant de passer le relais au public pour y apporter couleurs et matières pour faire germer leurs propres graines créatives : une fresque collaborative florissante d’inventivité  de 10 mètres de long !
 
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Les grandes librairies du Parc seront tenues par la Malle aux histoires et l’Association des Librairies du 93.
 
Exposition des lauréats du Concours “Lire #INSeineSaintDenis ” : pour valoriser la vitalité artistique de la Seine-Saint-Denis, le SLPJ lance un concours d’illustrations et de photographies pour les jeunes séquano-dionysiens âgés de 16 à 25 ans, autour du plaisir de la lecture dans le 93. Les lauréats bénéficieront notamment d’une visibilité sur le Parc d’attractions littéraires du 19 au 25 juillet 2017.
J-12 pour participer au concours réservé aux jeunes de 16 à 25 ans qui résident ou étudient en Seine-Saint-Denis. Déposez en ligne vos créations jusqu’au 27 juin minuit ! 
 
 
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Céramique, le nouveau défi du street art

Dix maîtres internationaux du street-art rencontrent l’univers de la céramique cet été à Salernes, dans le Var, à partir du 24 juin. Un rendez-vous à ne pas manquer car, si l'exigence, aussi bien en matière de qualité que d'originalité, a toujours été l'une des vertus majeures des artisans et créateurs de la capitale régionale de la céramique, la tradition se conjugue pour cette nouvelle édition avec l’audace. Une grande première !
 
Se confronter à la céramique : voici le défi lancé par Guy Moch, le curateur de l’exposition « Céramique, le nouveau défi du street art » aux grands noms du street-art. Ces œuvres d’un genre nouveau seront présentées du 24 juin au 1er octobre à la Maison de la Céramique Architecturale Terra Rossa, le musée de Salernes, capitale régionale de la céramique.
Illustration : Nick Walker, "Châtelet argent" - Sculpture en céramique, 67 X47X3cm, 2017 ©Bruno Pellarin
 
C’est à Salernes, capitale régionale varoise de la céramique, qu’est située la Maison de la Céramique Architecturale, un ensemble architectural de 3800m² conçu et réalisé par l’architecte de renommée internationale Jean-Michel Wilmotte. L’espace hors du commun présente au public un ensemble d’expositions permanentes (archéologie, avec les céramiques parmi les plus anciennes d’Europe -7000 ans), des tomettes reconstituées telles qu’elles étaient au début du XXème siècle et 2000 carreaux décorés du Moyen Âge au XXème siècle.
En 2010, Terra Rossa a accueilli les premières céramiques réalisées par Daniel Buren, dont la notoriété internationale n’est plus à souligner. En 2011 la première biennale de Céramique de Salernes voit le jour. L’exposition a regroupé près de 80 œuvres produites par une dizaine d’artistes tels que Zao Wou Ki, Bogart, Karel Appel, Corneille, Waydelich, Folon, Chu Tech-Chun, Miotte, Foubert, etc.
En 2013, la seconde biennale a été conçue en coopération avec la Ville d'Albisola en Italie et en partenariat avec les Céramiques San Giorgio. Parmi les œuvres exposées figuraient notamment des pièces de Lucio Fontana, Asger Jorns, Wifredo Lam, Sosabravo.
En 2015, la troisième biennale s’est construite en partenariat avec le Centre de Recherche des Arts de la Terre et du Feu de Limoges (CRAFT). Ses principales missions consistent à développer des projets d'artistes autour de la céramique.
Dans quelques semaines va s’ouvrir la biennale 2017 qui attire déjà tous les regards par son thème aussi décalé que passionnel : « Street art et céramique » !
 
Cette 4ème édition donne rendez-vous à un matériau qui ne s’était jusque-là jamais confronté à l’art de la rue. Les visiteurs pourront se laisser surprendre par l’éventail et la qualité des œuvres inédites présentées par des artistes décalés qui, dans ce nouveau terrain de jeu, ont laissé leur imagination filer au rythme du défi proposé.
Tout comme Picasso avait révolutionné la céramique à Vallauris, dans l’atelier Madoura, dans les années 50, les grands noms du street art se sont confrontés à un nouveau challenge.

Un tour périlleux autant pour les artistes que pour les initiateurs du projet

Le projet proposé aux street artists n’était pas aisé. En effet, comme l’indique Guy Moch, commissaire de l’exposition, réaliser ce challenge c’est « accepter de se lancer dans l’inconnu, se confronter avec une technique nouvelle et une discipline créative faite de terre et de chimie ».
L’initiative est également relevée par la ville de Salernes comme le souligne Guy Moch : « Rien n’a été facile, mais ce défi n’a pas été que celui des artistes, il a été aussi celui du Comité du Musée Terra Rossa et de sa Présidente Nicole Fanelli lorsque nous lui avons proposé un concept nouveau avec des œuvres qui n’existaient pas encore ».
 
Guy Moch, un passionné d'art
 
Depuis 2011 Guy Moch a été choisi par la ville de Salernes pour diriger et coordonner les biennales du Musée de Salernes. Féru d’art, il côtoie quotidiennement commissaires d’expositions et artistes. En effet, d’abord responsable Achats et Marketing aux Galeries Lafayette, il devient par la suite le créateur de la société Gimmick (posters graphiques américain).
Il poursuit sa carrière en tant que directeur de l’imprimerie Negro de Draguignan (affiches et livres d’artistes) puis il devient le directeur des collections des Editions Navarra (estampes et monographies d’artistes).
En 1992, il crée la société GM Arts qui diffuse, édite des estampes d’art et des céramiques. La société met également en place des expositions « clés en main ».
En 2010, il devient le commissaire d’exposition à la Maison de la Céramique de Salernes.
Guy Moch est également à l’initiative d’une galerie de street art à Honfleur. Située dans une rue pittoresque de la ville, les visiteurs pourront aussi profiter d’une balade dans ce lieu historique. Curieux et dénicheur d’artistes renommés, il est constamment en quête de nouvelles pépites prometteuses à exposer. Fort du succès de la dernière exposition en 2016 avec la participation de M. Chat, il décide de renouveler cette expérience cet été sous le nom de la « Galerie éphémère 3 ».
 
Des artistes décalés : Le défi de la céramique relevé par les street artists
 
C’est une grande première, les grands noms du street art se sont confrontés à un nouveau challenge : la céramique. Nick Walker, Miss Tic, M. Chat, Nasty, L'Atlas, Levalet, Jacques Villeglé, Jérôme Mesnager, Yang Mun-Gi, Speedy Graphito présenteront des œuvres uniques disponibles à la vente.
 
M. Chat, artiste franco-suisse qui tapisse les murs avec son félin au sourire béant, propose par exemple 25 exemplaires de chat en céramique à 1600€ et huit exemplaires de tableaux en céramique à 1400€.
L’exposition est originale : les œuvres des artistes usant de techniques classiques (acrylique, huiles ou pierre) seront mises en miroir avec les œuvres en céramique (1 à 5 œuvres par artiste), de façon à voir l’évolution des artistes sur 20 ans.
 
Eric Brugier et Laurent Rigail, galeristes parisiens réputés dans le street art, en collaboration avec Guy Moch, ont choisi un grand technicien de la céramique pour réaliser ces dernières : Jean Marie Foubert qui travaille à la Tuilerie de Treigny. L’audace du projet réside aussi dans le matériau : la céramique requiert en effet expérience et dextérité : « Je m’émerveille de ressentir ce lien étrange et puissant qui unit le travail des hommes pour la maitrise de cette alchimie : la terre, le feu et l’eau. » déclare Nicole Fanelli, maire de Salernes.
 
Speedy Graphito
 
Olivier Rizzo, alias Speedy Graphito, est né en 1961. Artiste précurseur, il est reconnu comme l’un des pionniers du mouvement Street Art français. Après des études artistiques à l’école Estienne à Paris et une très brève carrière de directeur-artistique dans la publicité, il intègre pendant un an le collectif X-Moulinex en 1983. Peu à peu, il créé le "Style Graphito" à travers ses graffs, exécutés au pochoir ou au pinceau. Sur le mur de Paris et d’ailleurs, il représente des personnages dynamiques, joyeux et colorés. 
Il explore également la peinture, la sculpture, la photographie, l'art vidéo, l'art numérique ainsi que la performance, lors de festivals, de ventes aux enchères ou d’expositions. Aujourd'hui, son œuvre est influencée par l'iconographie de la pop culture. On retrouve en effet dans ses fresques de célèbres personnages issus de comics, de Disney, des marques publicitaires ou des jeux vidéo. Il peut se prévaloir de nombreuses commandes publiques (la plus grande fresque d’Europe réalisée sur l’AGORA à Evry: 5000m²) et interventions dans des musées ou centres culturels (institut Français de Naples, Institut Français de Prague, Ambassade de France à Tokyo, Musée de Dieppe, Musée d’Ingres, etc).
Speedy Graphito, sculpture en céramique, 29x72x9 cm, 2017  ©Giani Soglia      
 
Levalet
Charles Leval, dit Levalet, est né en 1988 à Epinal. Il vit et travaille à Paris.  Il grandit en Guadeloupe, région où il entre en contact de la culture urbaine et des arts plastiques. A 13 ans, il commence à peindre sur les murs de l’île. De retour en métropole à 17 ans, il étudie les arts visuels à Strasbourg Il poursuit ses études d'arts visuels à Strasbourg, son travail, alors davantage tourné vers la vidéo, se nourrit d'une pratique théâtrale assidue.
Il obtient l'agrégation en 2012, année où son travail commence à prendre place dans les rues de Paris. Il n’enseigne plus aujourd'hui et est désormais artiste « à plein temps ».  Il a participé à de nombreuses expositions collectives et « solo » (Allemagne, France, Malaysia, Italie, Norvège, Singapour, Danemark etc.) ainsi qu’à des festivals d’arts urbains internationaux.
L'œuvre de Levalet est avant tout un travail de dessin et d'installation. Il met en scène ses personnages dessinés à l'encre de chine dans l'espace public, dans un jeu de dialogue visuel et sémantique avec l'environnement présent. Les personnages interagissent avec l'architecture et se déploient dans des situations frôlant souvent l’absurde.
 
Nick Walker
Nick Walker est l'un des street artistes le plus connu au monde. Né en 1969, il vient de la scène graffiti infâme et avantgardiste de Bristol du début des années 1980.
En tant que précurseur du phénomène des graffitis britanniques, le travail de Nick est devenu un modèle pour des centaines d'artistes émergents. Son travail est en constante évolution et toujours innovant, moderne et stimulant. Nick s'appuie sur l'énergie et l'imagerie du graffiti mais il réussit à combiner la liberté qu’il procure avec une maitrise parfaite du pochoir. Les résultats sont très sophistiqués et admirables.
Les méthodes qu'il utilise conservent leur force et leur intégrité sur le support traditionnel de la toile. Le style et l’humour immédiatement reconnaissable de Nick Walker lui ont permis d’acquérir une notoriété mondiale. En 2008, les spectacles de Nick se font à guichet fermé à Los Angeles et à Londres. La même année, son emblématique Moona Lisa a été vendu plus de dix fois sa valeur estimée en vente aux enchères chez Bonhams.
 
 Miss. Tic
 Poète, plasticienne et figure incontournable du street art, Miss.Tic développe un univers pictural et poétique qu’elle imprime au pochoir sur les murs de Paris depuis 1985. Avec des dessins de femmes caractéristiques et des phrases incisives, ses créations expriment la liberté. Tout son art repose sur un subtil mélange de légèreté et de gravité, d’insouciance et de provocation.
Présente dans les galeries comme dans l’espace public, elle mêle dans son œuvre les supports pérennes et les interventions éphémères.
Régulièrement exposée depuis 1986 en France comme à l’étranger, réclamée par le milieu de la mode (Kenzo, Louis Vuitton…) et approchée par le monde du cinéma (elle a conçu en 2007 l’affiche de La Fille coupée en deux, de Claude Chabrol), Miss.Tic a participé à l’édition 2010 du Petit Larousse en illustrant des mots de la langue française.
Représentée dans les foires internationales d’art contemporain, certaines de ses œuvres ont été acquises par le Victoria and Albert Museum, à Londres et le Fond d’art contemporain de la ville de Paris.
L’art de Miss.Tic naît de la vie et s’y inscrit. Ses œuvres s’adressent à tous et font du public leur destinataire attitré et critique.
 
M. Chat
M. Chat, alias Thomas Vuille, est un artiste franco-suisse qui tapisse les murs depuis 1997 avec son félin au sourire béant.
Faisant de cette créature énigmatique sa marque de fabrique il va jusqu’à en devenir indissociable.
Ce félin, seul ou accompagné, avec ou sans ailes, se balade dans les rues d’Orléans avant de faire son arrivé dans la capitale. Il est un étendard urbain de joie et d’optimiste, recouvrant le métro ou un mur dans la rue et s'adressant directement aux passants. L’artiste l’a pensé dans une démarche de street art, de culture de quartier et de proximité.
En étant épuré, simple, avec des lignes claires, ce dessin s’est élevé au rang de symbole. M.Chat peut changer de couleurs et de postures, il reste toujours fidèle à celui qu’il est. L’une des particularités de ce fauve des villes est d’être représenté dans des lieux qui paraissent alors inaccessibles.
Avec ses allures de cartoons il n’est pas sans nous rappeler le malicieux personnage présent dans le roman de Lewis Carroll, Le Chat du Cheshire, aux côtés d’Alice aux Pays des Merveilles, avec ce même sourire qui ne défailli jamais.
 
M. Chat, oiseau et chat amoureux 2, sculpture en céramique peinte à la main, 49x49cm, 2016 © Bruno Pellarin
 
Nasty
N.A.S.T.Y. est une référence incontournable du graffiti parisien. Il commence en 1988 et se distingue rapidement en peignant des fresques en couleur sur les métros. Après avoir rejoint le collectif AEC (Artiste en Cavale) en 1990, c’est en 1992 qu’il expose pour la première fois à Paris et entame ainsi le réel développement de son art.
Son nom apparaît dans les tunnels du métro, sur les quais de Seine et le long des voies ferrées. Parallèlement, il a participé à de nombreux projets publicitaires (1664, Mercedes, Bnp Paribas, Burn, Bic, Nestlé…) ou encore dans l’univers des “artoys”: Kidrobot et Toy2R à Hong-Kong.
Dans ses expositions, Nasty met en scène les fameuses plaques en émail du métro parisien dont il s‘empare depuis une quinzaine d’années. Il utilise aussi les plans du métro et perpétue ainsi l'esprit originel du graffiti. Ses plaques remportent un véritable succès lors des ventes aux enchères consacrées à l’art urbain (Artcurial, Drouot…).
Enfin, Arte lui a consacré un documentaire en 2009.
 
L'Atlas
Jules Dedet, plus connu sous le nom de « L’Atlas », est un artiste français de street-art né en 1978.
Méticuleux, à la recherche d’une certaine pureté tant dans la forme que dans le choix des couleurs utilisées, L’Atlas exprime à travers sa vie et son art la philosophie asiatique de la dualité comme source de complémentarité. A travers ses œuvres presque hypnotiques, on retrouve une dichotomie entre le noir et le blanc.
Refusant des études académiques et une vie conformiste, il abandonna ses études d’histoire de l’art pour se consacrer entièrement à son amour de l’écriture.
Il choisit de partir au Maroc puis en Egypte pour étudier l’art de la calligraphie arabe auprès de grands maîtres et professeurs. De retour à Paris, il transposa les techniques arabes anciennes avec les médiums contemporains que sont le scotch et le spray sur des toiles et des posters. Il crée alors une signature unique et universelle inspirée du labyrinthe, qui est toujours un motif récurrent dans ses œuvres.
Ces boussoles et ces labyrinthes faits de gaffer (ce scotch blanc utilisé sur les plateaux de cinéma) et appliqués sur le sol sont une invitation à la réflexion. Dans chacune de ces œuvres, vous pouvez toujours deviner un mot, plus au moins dissimulé, ce qui est une des caractéristiques inhérentes à l’art urbain auquel il appartient. Ses œuvres ont été exposées dans de nombreux musées et institutions comme le Centre George Pompidou, le Palais de Tokyo ou encore le Grand Palais.
L'Atlas, sculpture en céramique, 70x70 cm, 2017 ©Giani Soglia
 
Jacques Villeglé
Jacques Villeglé, est né à Quimper en 1926. Peintre et plasticien français, membre fondateur des Nouveaux Réalistes, Il est considéré comme le chef de file des affichistes.
Au début des années 50, Villeglé se désigne"affichiste" et révèle "la guérilla des signes". Il tient "le journal du monde de la rue". Il collecte, classe et montre ses décollages d’affiches, "reflet de la culture dominante". Il veut faire une œuvre populaire et apporter le témoignage de la vie d’une époque (contexte politique, social, culturel).
À partir de décembre 1949, avec Hains, Villeglé ramasse des affiches lacérées. Leur première affiche, "Ach Alma Manétro", est une œuvre commune. Depuis 1957, l'œuvre sélective de l’artiste a donné lieu à plus de 140 expositions personnelles en Europe et en Amérique. En 1958, Villeglé rédige une mise au point sur les affiches lacérées intitulée "Des Réalités collectives". C’est la préfiguration du manifeste du Nouveau réalisme. Puis, il crée l’entité Lacéré Anonyme en 1959. A partir de 1969, il imagine un "alphabet socio-politique" en hommage à Serge Tchakhotine.
En 2007, l’artiste commence un travail de sculpture utilisant des techniques traditionnelles (bronze, verre) comme des techniques industrielles (acier corten, inox poli miroir, fonte).
 
Jérôme Mesnager
Jérôme Mesnager, est un ébéniste diplômé de l’école Boulle en 1974.
Il est l’un des fondateurs, en 1982, de Zig-Zag, un groupe d’une dizaine de très jeunes artistes qui décident d’occuper la rue ou des usines désaffectées en dessinant des graffitis.
En 1983, il invente l’Homme en blanc, "un symbole de lumière, de force et de paix". Il a reproduit cette silhouette blanche à travers le monde entier, des murs de Paris à la muraille de Chine.
En 1990, Il exposera une série de palissades dans le XXème arrondissement de Paris sur le thème des combats à la galerie Loft. En 1995, il réalise une grande peinture murale rue de Ménilmontant, dans le XXème, "C’est nous les gars de Ménilmontant".
Jérôme Mesnager s’associe souvent avec Némo, dont le personnage fétiche est la silhouette noire d'un homme en imperméable coiffé d'un chapeau. À ce titre, il a accompagné le mouvement d'art urbain parisien (Blek le rat, Miss.Tic, Jef Aérosol, Némo, etc.) et la Figuration Libre au début des années 1980.
En 2006, Jérôme réalise une série de toiles inspirées par l’art nouveau et l’art déco. La même année, il s'attaque à l'Hôtel des Académies et des Arts à Paris et envahit l'espace avec ses Corps blancs.
Jérôme Mesnager, vase en céramique peint à la main 2, 35x21,5cm, 2017 © Bruno Pellarin        
 
Yang Mun-Gi
Yang Mu-Gi est né en 1970 en Corée du Sud et est diplômé des Beaux-Arts de l'Université de Chosun. En 2012, l’artistesculpteur a présenté "Story of Luxury Stone" au Musée d’art d'Okgwa, en Corée du Sud. Cette exposition révélait l’attention toute particulière qu’il porte à la signification du sac de luxe en exploitant les potentialités esthétiques de la pierre.
Ces Luxury stones vont bien au-delà d’une simple imitation ou représentation d’objets luxueux. En effet, la fonction utile du sac disparaît pour se transformer en icône. Seul le désir de possession, lié à l’identité visuelle unique de chaque marque, est conservé. Le détournement porte donc aussi sur le matériau.
Ces Luxury stones suggèrent tout autant le caractère à la fois massif de la consommation des marques de luxe, que les sacrifices humains qu'implique le processus de production et d'acquisition des marchandises de luxe.
 
Musée Terra Rossa - Quartier des Launes, Route des Quatre Chemins - 83690 SALERNES
 
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transition écologique

Entre l’Amérique du Sud et la France, le documentaire "On The Green Road" trace sa route

Faire un voyage engagé c’est bien, créer une association pour porter le documentaire issu de ce voyage c’est mieux, repartir à la rencontre des “acteurs” du documentaire, c’est inédit ! Deux ans après la réalisation de son film qui se voulait un autre regard sur l’écologie, moins ethno-centré et plus ouvert sur le monde, Siméon Baldit de Barral s’envole à nouveau pour l’Amérique du Sud. Au programme : présentation du film aux populations locales et tournage de nouvelles capsules vidéo. 
L’équipe parisienne continue quant à elle ses actions en France en multipliant les projections, les animations de débats, l’accompagnement de projet…

« On The Green Road », c’est quoi ?

Le projet « On The Green Road » est né de deux jeunes cousins tout juste diplômés, Siméon et Alexandre, partis quatorze mois voyager autour du monde à vélo. 18.000 kilomètres à travers 26 pays d’Europe de l’Est, d’Orient, d’Asie et d’Amérique du Sud. Une aventure déconcertante, faite de beaux moments, de galères, de rencontres marquantes, de réflexions profondes et de paysages splendides avec un objectif en tête : comprendre et partager une autre vision de l’écologie à travers la réalisation d’un film documentaire.
Sur les chemins, sur le terrain, ils vont à la rencontre de populations qui se mobilisent. Leur conviction : en montrant ce qui est à l’œuvre dans les pays émergents, il sera possible d’encourager et inspirer le passage à l’action de retour en France.
De leurs rencontres aux quatre coins du monde est né un film de 80 minutes. Il entraîne le spectateur à la rencontre de ces personnes qui font beaucoup avec peu. Dans un système extractiviste qui atteint ses limites, ce road movie captivant montre de façon vivante qu’une transition est possible, et nécessitera un changement de paradigme : une pensée globale pour des action locales.
 
Ce périple a surtout un sens, un objectif : mettre des visages humains sur les questions parfois bien abstraites de changement climatique, de pollution, de dommages environnementaux, d’adaptation forcée. Ils voulaient rencontrer ces personnes qui tutoient ces réalités, qui apportent des solutions. Basé sur un partage au quotidien avec les populations locales, ce voyage est une réelle expérience humaine.
 
Autour des thèmes de l’eau, des forêts et de l’agriculture, ils sont allés à la rencontre de femmes et hommes d’actions qui, confrontés aux réalités environnementales, s’engagent localement pour leur avenir. Responsables d’associations, chefs de communautés, voire même ministres de l’environnement, ces rencontres furent aussi nombreuses que variées. Aux quatre coins du Monde, des gens agissent pour cette transition, inventent le monde de demain.
 
Depuis sa création, l’association a multiplié les projections en France et à l’étranger et a mis un point d’honneur à encourager les discussions post projections. Elle a créé et animé des ateliers et expositions autours du film et des sujets qu’il aborde. L’association accompagne désormais des projets engagés et a pour vocation de devenir un média relayant toutes les belles initiatives qui voient le jour.
Quatres pôles forment donc le cœur de l’association dont l’objectif est toujours le même : sensibiliser aux questions environnementales avec comme outil, le voyage engagé.
- Le pôle accompagnement conseille et forme les nouveaux projets pour favoriser leur concrétisation. Grâce à l’expérience d’On The Green Road, ils pourront à leur tour participer à l’élan de sensibilisation déjà en marche.
- Le pôle des projections collaboratives encourage les associations et volontaires à organiser une projection ou un atelier autour du film près de chez eux (à prix libre). Le film est également projeté en cinéma. La sensibilisation passe ici par la mise en place de débats autour de thématiques essentielles à un développement durable.
- Le pôle des projections institutionnelles (entreprises ou autres structures non associatives) propose des projections, des expositions photos mais aussi d’autres formats d’ateliers, sur l’aventure des deux cousins.
- Enfin, le pôle international s’applique à développer le film à l’international et à entretenir les liens avec l’Amérique du Sud où une bonne partie du film a été tournée. Parallèlement, l’équipe travaille d’ores et déjà sur une traduction Perse pour pouvoir emmener le film du côté de l’Iran et plus largement, du Moyen-Orient. L’ouverture à l’international est un point important du projet On The Green Road.
 
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 Et maintenant ?

L’Amérique du Sud 2017
Comme toute belle aventure, tout a commencé par une idée : pourquoi ne pas montrer le film aux personnes qui ont croisé la route de Siméon et d’Alexandre au cours de leur long périple et leur montrer l’impact du film en France pour les encourager à continuer leurs actions locales ? C’est rare que l’équipe d’un documentaire retourne sur les lieux de tournages.
Il n’en fallait pas plus pour motiver Siméon à retourner en Amérique du Sud (de février à mi-Juin 2017). L’occasion pour le réalisateur de faire de nouvelles interviews et de renouer avec l’aventure qu’il a vécu il y a quatre ans. Il vient d’être rejoint par un autre membre de l’équipe. Grâce à son investissement, l’association multiplie les projections en Amérique du Sud où le réalisateur prend toujours autant de plaisir à parler du film, de son aventure, et de la nécessité urgente à sensibiliser aux thématiques environnementales.
 
La France 2017
Le départ de Siméon n’a pas mis fin aux actions de l’association en France. L’équipe française continue les projections dans les associations, entreprises, cinémas, festivals… Elle travaille également à la mise en place de nouveaux formats de diffusion (notamment des ateliers) afin de s’insérer en entreprises pour sensibiliser un maximum de personnes possibles sur leur lieu de travail. L’association propose également des expositions photos autour du voyage d’Alexandre et Siméon. Celles-ci sont de différents formats et s’adaptent à différents publics (du “petit format artistique” à l’édition “prestige”).
 
Le volet accompagnement proposé par l’association est, lui aussi, très actif. Développé par Pauline, en Service Civique chez On The Green Road, l’association tient à encourager les voyageurs porteurs d’un projet engagé en les accompagnant dans leur démarche : formations à l’audiovisuel de terrain, conseils pratiques… Une aide à la diffusion, une fois les voyageurs rentrés en France, est également en préparation afin de favoriser le bon déroulement de leur projet.

Comment participer à l’aventure ?

En organisant une projection et promouvoir le film !  L’association a, depuis le début, mis un point d’honneur à privilégier les projections “collaboratives”. Ce type de projection laisse la place à un temps de débat post-projection, au cours duquel le réalisateur lui-même ou un membre de l’équipe vient répondre aux questions du public sur l’aventure et sensibilise aux questions environnementales. Même après le départ du réalisateur, ce type de projections continue et est encouragé à travers toute la France.
Si vous souhaitez faire part de cette aventure à votre entourage et organiser une projection, il suffit d’envoyer un mail à cette adresse : maproj[at]onthegreenraod.com.
La chargée des projections vous expliquera quelles sont les démarches à entreprendre. Organiser une projection c’est facile et vous serez bien épaulé !
 
En créant un atelier autour des thèmes du film ou en montant une exposition photographique :
Vous souhaitez aborder le thème du développement durable sous un aspect différent et plus ludique (atelier ou exposition photo) dans votre entreprise, école, quartier…? Il suffit d’envoyer un mail à : events[at]onthegreenroad.com.
 
En soutenant l’accompagnement de projets : Plusieurs formations sur l’audiovisuel de terrain sont organisées pour les novices. Ils sont également accompagnés tout au long de leur projet par un membre de l’équipe. Chaque projet mérite de voir le jour, alors que vous souhaitiez porter un message, ou aider des projets à se concrétiser en apportant vos compétences, envoyez un mail à : accompagnement[at]onthegreenroad.com  et l’aventure commencera.
 
 
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Bill Vioila

Bill Viola : rétrospective au Guggenheim Bilbao

Du 30 juin au 9 novembre 2017, le Musée GUGGENHEIM de Bilbao développe un parcours à la fois chronologique et thématique sur l’ensemble de la carrière de l’un des pionniers de l’art vidéo, à travers une rétrospective de l’œuvre de Bill Viola : des premières cassettes à bande magnétique des débuts de l’art vidéo aux plus récentes réalisations produites grâce à l’avènement de la haute définition et des écrans plats. Ayant développé un très fort intérêt pour la poésie, les philosophies et les religions d’Orient et d’Occident, Bill Viola fait appel à toutes les potentialités de la vidéo afin d’exprimer l’essence de la condition humaine : naissance, mort, développement, renaissance, et transformation - autant de thèmes majeurs abordés au sein de l’exposition.
Photo : Les rêveurs (The Dreamers), 2013 (Détail) - Installation audio/vidéo ; Vidéo en boucle
Performeur : Madison Corn - Courtoisie Bill Viola Studio © Bill Viola - Photo : Kira Perov
 
Cette exposition va des œuvres que Bill Viola a créées dans les années 1970 – époque pendant laquelle il entame sa relation avec la vidéo – à des vidéo-installations réalisées au cours de la dernière décennie, permettant ainsi de découvrir les différents thèmes qui se sont succédés dans sa production.
Son parcours révèle en outre l’évolution de son travail au long de quarante ans d’une carrière qui coïncide avec le développement révolutionnaire des techniques audiovisuelles, dont il a su incorporer en pionnier les progrès dans le médium et dans le domaine artistique. Par son évocatrice iconographie, Bill Viola aborde des expériences humaines universelles, qui vont de la naissance à la mort. Les sources dont son art se nourrit sillonnent l’histoire de l’humanité et ses différentes manifestations culturelles, en prenant notamment en considération les différentes traditions mystiques.
 
Dès ses premières bandes monocanal, Bill Viola aborde d‘emblée des questions centrales dans son œuvre, telles que la notion du temps, la signification de notre existence et notre place dans le monde.
Avec l‘arrivée du nouveau millénaire et des technologies en haute définition, Viola a pu créer des installations monumentales comme Sortir au jour (Going Forth by Day), dans laquelle cinq grandes projections murales partageant un même espace invitent le spectateur à pénétrer dans la lumière et à réfléchir sur sa vie et sur l‘existence humaine.
Au cours de la dernière décennie, Bill Viola a poursuivi sa méditation sur les processus de transformation dans la vie, le cycle naissance-mort-renaissance et l‘entre-deux de ces moments, comme nous pouvons le voir dans son installation à sept canaux Les rêveurs (The Dreamers, 2013).
 
Avec Bill Viola : rétrospective, le Musée Guggenheim Bilbao présente un parcours thématique et chronologique de la trajectoire d‘un pionnier du développement de l‘art vidéo qui est aussi un artiste majeur de notre temps.
Cette ambitieuse exposition, qui apporte une vision complète du travail de Viola et de l‘évolution de l‘art audiovisuel comme forme artistique, est organisée par le Musée Guggenheim Bilbao avec le mécénat d‘Iberdrola.
Bill Viola (New York, 1951) commence ses expérimentations avec l‘art vidéo au début des années 1970, alors qu‘il participe au programme d‘Études Expérimentales de l‘Université de Syracuse (New York), sous la direction de son professeur, Jack Nelson. À Syracuse, il fait la connaissance de David Ross (curateur d‘art vidéo) et travaille comme assistant de personnalités aussi iconiques du Media Art que Peter Campus et Nam June Paik à l‘Everson Museum of Art. Intéressé par le mysticisme, la poésie et les philosophies, d‘Orient comme d‘Occident, Viola utilise les possibilités techniques de la vidéo comme outil pour mener de l‘avant sa permanente exploration de la condition humaine, de la naissance et de la mort, ou des processus de changement, renaissance et transfiguration, ses thèmes de prédilection. L‘exposition Bill Viola : rétrospective remonte à ses premières expériences avec la vidéo en présentant quelques bandes monocanal comme Quatre chansons (Four Songs, 1976) et Le bassin miroir (The Reflecting Pool, 1977–79) dans lesquelles le contenu poétique traite déjà de questions aussi importantes que la notion du temps et sa déconstruction, la signification de notre existence et notre place dans le monde.
Dans les œuvres des années 1980, au moment où Kira Perov (sa femme et sa collaboratrice depuis lors) commence à travailler avec Viola, ce dernier se consacre à réunir des images pour les utiliser dans des pièces destinées à être retransmises à la télévision. Il emploie la caméra et des objectifs spéciaux pour capturer le paysage et enregistrer des images de ce qui, normalement, se trouve audelà de notre perception. Cette étape marque aussi la transition vers les installations des années 1990, qui occupent des salles entières et qui plongent l‘observateur dans l‘image et le son. Il commence aussi à introduire des éléments physiques dans ses travaux.
 
L‘intérêt constant de Viola pour les questions spirituelles est patent dans les objets sculpturaux comme Ciel et Terre (Heaven and Earth, 1992) et dans les grandes installations comme Un récit qui tourne lentement (Slowly Turning Narrative, 1992).
Avec l‘arrivée du nouveau millénaire et des écrans plats haute définition, Viola se tourne vers la production de pièces de petit et moyen format dans une série qu‘il intitule Les Passions, une étude au ralenti des émotions, comme Abandon (Surrender), ou qui montrent le passage du temps et des générations, comme La chambre de Catherine (Catherine‘s Room) et Quatre mains (Four Hands), toutes de 2001.
Ces œuvres intimes sont suivies d‘installations monumentales comme Sortir au jour (Going Forth By Day, 2002), dans laquelle cinq grandes projections murales partageant un espace commun invitent le spectateur à s‘interroger sur sa vie et sur l‘existence humaine. Au cours de la dernière décennie et en employant divers médiums et formats, Viola a continué à explorer l‘essence de l‘expérience de la vie, en recourant notamment à un usage éloquent de l‘eau dans des pièces comme Les innocents (The Innocents, 2007), Trois femmes (Three Women, 2008) et Les rêveurs (The Dreamers, 2013), et à parcourir le cycle de la vie qui débute ici avec Ciel et Terre (Heaven and Earth, 1992) et se termine sur une renaissance avec Naissance inversée (Inverted Birth, 2014).
 
Réflexions partagées :
Des visites réalisées en compagnie de professionnels du Musée permettent au public de découvrir les secrets du montage et d‘autres détails intéressants sur l‘exposition.
· Vision curatoriale : avec Lucía Agirre, commissaire de l‘exposition (20 septembre)
· Concepts-clés : avec Luz Maguregui, coordinatrice Éducation (27 septembre)
Programme parrainé par Fundación Vizcaína Aguirre.
 
Visites express Les visites express gratuites ont pour but de faciliter la transmission des contenus artistiques par une présentation concrète et dynamique.
 
Commissaire : Lucía Agirre
Parrainage : Iberdrola
 
 
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