UP' Magazine L'innovation pour défi

musée du quai brably

Le Musée du Quai Branly fête ses 10 ans !

À l'occasion des 10 ans du musée du Quai Branly, une programmation exceptionnelle est proposée en continu du samedi matin 25 juin au dimanche soir 26 juin, soit plus de 30 heures d'ouverture non-stop.
Le Quai Branly c’est 27 700 m² de terrain et 17 500 m² de jardin, 300 000 œuvres d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, 97 expositions temporaires conçues par 134 commissaires différents, 48 expositions présentées à l’international sur les 5 continents, 108 spectacles (danse, concert, cirque ; traditionnel ou contemporain), 331 conférences de l’Université populaire, 600 manifestations scientifiques …
 
Le 23 juin 2006, le musée du quai Branly était inauguré par le Président de la République Jacques Chirac.
Installé le long de la Seine, dans un bâtiment singulier signé par l’architecte Jean Nouvel et le paysagiste Gilles Clément, le musée du quai Branly donne la pleine mesure de l'importance des Arts et Civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques, à travers une collection riche de 300 000 œuvres.
Tout au long de cette décennie, le musée du quai Branly s’est imposé comme un lieu de rayonnement international unique et singulier faisant dialoguer en son sein histoire de l’art et ethnologie, séduisant des visiteurs, des plus jeunes aux séniors.
Depuis son ouverture, le musée propose une programmation d’expositions, de spectacles, de colloques, d’événements et de rencontres au carrefour de l’actualité culturelle et scientifique.
2016 permet aux visiteurs de (re)découvrir l’histoire et les temps forts qui ont marqué les dix premières années du musée : la collection, les grandes acquisitions et donations, et la recherche au sein d’un bâtiment devenu un des emblèmes de la vie culturelle en France.
 
 
Au programme, deux jours de best-of des activités proposées aux visiteurs pendant ces 10 dernières années dans le jardin, sur le plateau des collections, dans les expositions et sur le toit du musée (initiation à des pratiques artistiques, rencontres, workshops, contes, création collective, soirée festive...)
L'après-midi, en soirée, au cœur de la nuit ou au petit matin, petits et grands, novices ou experts, visiteurs en solo ou à plusieurs, personnes en situation de handicap, chacun va trouver pendant ce week-end festif et gratuit l'occasion de participer à ce moment anniversaire car, plus que jamais, le musée se veut pendant ces deux jours ouvert et accessible à tous.
 

Une programmation riche...

LE LIÈVRE BLANC D’INABA ET DES NAVAJOS
Une création inédite de MIYAGI Satoshi avec la troupe du SPAC - Shizuoka Performing
Arts Center
Théâtre Claude Lévi-Strauss
Du 09/06 au 19/06/16 (10 représentations)
10 ans après avoir inauguré le théâtre Claude Lévi Strauss avec une interprétation épique et envoûtante du Mahabharata, le metteur en scène japonais MIYAGI Satoshi est invité à créer un spectacle inédit pour célébrer l’anniversaire du musée du quai Branly.
MIYAGI Satoshi y confronte deux mythes japonais au mythe des Indiens Navajos décrit par Claude Lévi Strauss dans son recueil L'Autre face de la lune.
La création - mise en scène, costumes et décors - sera achevée au cours de la résidence au théâtre Claude Lévi Strauss qui débutera le 26 mai. Le spectacle mettra en scène 27 acteurs et musiciens.
 
JACQUES CHIRAC OU LE DIALOGUE DES CULTURES
Du 21/06 au 9/10/16, mezzanine Est
Commissariat : Jean-Jacques Aillagon
L’exposition JACQUES CHIRAC OU LE DIALOGUE DES CULTURES dresse le portrait culturel et politique de l’ancien Président de la République, qui fut à l’origine du musée du quai Branly. Ou comment les fils d’un destin personnel croisent ceux de l’histoire des civilisations extra-européennes.
Longtemps restées discrètes, les positions culturelles de Jacques Chirac sont les témoins de la révolution qui a conduit l’Europe du 20e siècle à se défaire, peu à peu, de son ethnocentrisme et à considérer les cultures du monde avec plus d’intérêt et de respect. Ce portrait culturel dressé à l’occasion du dixième anniversaire du musée permet de (re)découvrir la passion de l’ancien Président de la République pour l’Asie, et pour le Japon en particulier, ou son intérêt méconnu du grand public pour les arts précolombiens, qui a conduit à l’exposition Taïno de 1994 au Petit Palais.
 
WEEK-END ANNIVERSAIRE : LE BEST OF
Samedi 25/06 et dimanche 26/06/2016
À l’occasion des 10 ans du musée, une programmation exceptionnelle est proposée en continu du samedi matin au dimanche soir, soit plus de 30 heures d’ouverture non-stop. Deux jours de best-of des activités proposées aux visiteurs pendant ces 10 dernières années dans le jardin, sur le plateau des collections, dans les expositions et sur le toit du musée (initiation à des pratiques artistiques, rencontres, workshops, contes, création collective, soirée festive…).
L’après-midi, en soirée, au cœur de la nuit ou au petit matin, petits et grands, novices ou experts,
visiteurs en solo ou à plusieurs, personnes en situation de handicap, chacun va trouver pendant ce week-end festif et gratuit l’occasion de participer à ce moment anniversaire car, plus que jamais, le musée se veut pendant ces deux jours ouvert et accessible à tous. Au programme du week-end anniversaire :
* Siestes électroniques ;
* Le Bal de l’Afrique enchantée ;
* Projections de films du musée du quai Branly et du CNRS ;
* Speed-dating avec des chercheurs en partenariat avec le CNRS ;
* Redécouverte des collections à travers des rencontres avec les conservateurs ;
* Visites contées sur le plateau des collections ;
* Ateliers de tatouages, initiations au Aka, aux percussions Steelpan des Caraïbes ;
* Rencontre avec Jean Nouvel au théâtre Claude Lévi-Strauss. Une conversation inédite entre l’architecte Jean Nouvel et le Président du musée Stéphane Martin ;
* Et encore bien d’autres rendez-vous tout au long du week-end…
 
 

 

Biennale des bains numériques

9ème Biennale internationale des Bains numériques

Du 1er au 5 juin, Le Centre des arts d’Enghien accueille « Les mondes sensibles », sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO, dans le cadre de la célébration du 350ème anniversaire de l’Académie des sciences : cinq jours de festival entièrement gratuit dans un cadre d’exception au bord du lac pour une manifestation en faveur de la création digitale et de l’hybridation entre les arts, les sciences et les technologies.
L’art numérique sous toutes ses formes : une exposition, des installations, des spectacles, concerts et DJ sets, des rencontres avec les artistes, des ateliers…
 
Bains numériques est devenu le rendez-vous incontournable de la création artistique numérique contemporaine. Après huit éditions auréolées de succès publics et professionnels, la biennale a su développer des axes forts pour faire vivre les arts numériques au cœur de la ville Le festival, à travers un parcours d’art numérique pensé à partir de l’espace public combinant concerts, performances et installations, compétitions et rencontres professionnelles internationales, révèlera le potentiel créatif et social du territoire. Le point d’orgue du festival restant ses concerts électro sur la scène flottante du lac d’Enghien.

Musique

Une programmation foisonnante de concerts et DJ sets électro sur la spectaculaire scène flottante du lac :
 
Samedi 4 juin, de 18h à 1h :
- Carte blanche à la scène électro de Mannheim (Allemagne)
Avec Adam Stacks, Sasch BBC et Steffen Baumann
- 2MANYDJS : Reconnu dans le monde entier, le duo belge composé des deux frères Dewaele, s’est fait connaître sur scène par l’assemblage de musiques rock, électro, dance, hip-hop...
- MOLÉCULE : Mêlant synthés, guitares, et sons saisis au gré des balades à bord, Romain Delahaye - alias Molécule - plongera le public dans une musique ambiante entre l’Atlantique Nord et le lac d’Enghien-les-Bains.
 
Dimanche 5 juin, dès 16h30
CLUB TRAX : Un après-midi bucolique en musique au bord du lac d’Enghien. Encore tenu secret, le line-up de cet après-midi de clôture de festival promet une promenade – DJ set parmi les installations de la biennale.

Arts plastiques

 
Une exposition collective au croisement des arts et des sciences et 13 installations immersives et interactives dans la ville.
Tournée vers les imaginaires scientifiques, l’exposition collective « Hémisphères » est conçue comme une traversée des mondes, du réel à la fiction, au mythe, à l’utopie ou encore au virtuel. C’est aussi un parcours sensoriel traversant l’espace, le temps et le langage au fil d’installations sonores et visuelles, de dispositifs immersifs et interactifs. Pendant la biennale, l’exposition est prolongée dans l’espace urbain par des installations multimédia ouvrant  le champ de la création contemporaine à d’autres univers et à des artistes capables d’imaginer une nouvelle sémantique de la création.
Avec : Jean-Sébastien Baillat & Patrick Trudeau, Golnaz Behrouznia, Magali Desbazeille, David Guez, Olga Kisseleva, Laab / Laboratoire Associatif d’Art et de Botanique  (Nicolas Bralet, François Collin & Sabrina Issa), Fabien Léaustic, Julien Poidevin, Flavien Thery

Danse et spectacles

Depuis sa création, le Centre des arts d’Enghien, révèle et soutient la création numérique chorégraphique, musicale et théâtrale. Pendant le festival, des spectacles multimédia mêlant danse, show audiovisuels, théâtre numérique, performances robotiques…seront offerts au public.
Et, comme à chaque édition, un appel à projets international a été lancé pour donner l’occasion à des créations existantes ou en cours de production, mais inédites en Île-de-France, d’être montrées au sein de la programmation  internationale de la Biennale et de rencontrer de nouveaux publics.  Cette démarche permet à des créations existantes ou en cours de production, mais inédites en Île-de-France, d’être montrées au sein de la programmation de la Biennale et de rencontrer de nouveaux publics. Le Prix Bains numériques décerné par un jury de professionnels et présidé par un membre de l’Académie des sciences, permet de distinguer l’un des lauréats qui sera accueilli en résidence au Centre des arts dans le cadre de la saison 2016/2017.

Performances et débats

 
Des espaces de questionnements et d’échanges autour des relations entre art et sciences.
L’objectif de ces rencontres, appelées Labos, est de susciter une discussion entre artistes, scientifiques, chercheurs et public sur une problématique spécifique liée à la perception.
- Labo Main / Musique et autisme interaction numérique : sur le rôle des outils numériques et des nouvelles techniques de création artistique dans les interactions entre autistes et personnes non-autistes
- Labo Ergonomics : une recherche sur l’usage et la nature du corps contemporain hybride
- Labo striptease en nanoséquences : performance digitale autour des manipulations cellulaires par ORLAN

Shooroom de projets innovants

 
2 juin, 11h-19h / 3 juin, 11h-22h
Au cœur du festival, la Fabrique numérique sera un espace de présentation et d’expérimentation de projets numériques innovants. Dans un lieu de 700m2, artistes, universités, instituts de recherche et entreprises françaises et internationales seront invités à présenter des dispositifs qui favorisent les interactions entre l’homme et son environnement. Un lieu de rencontres et de networking, des ateliers grand public et une série de conférences viendront enrichir les présentations de ces stands.
 
 
 
 

 

nuit des arts et mondes

Nuit des arts et des mondes

La 3ème édition de « La Nuit des Voyages aux bouts des Arts et des Mondes », festival des Arts et de l’Interculturalité créé en 2007, et portée par l’Association Arts-Mondes-Cultures (Laura Petrache et Yannick Le Guern), se déroulera  du 4 au 12 juin de 10h à 20h à Pantin sur le thème "Uni(vers) le renouveau"
UP' Magazine est partenaire de l'événement
 
Le festival a cette année pour thème : « Construire ensemble - UNI(S)VERS LE RENOUVEAU». Il est placé sous le patronage de la Commission Nationale Française pour l’UNESCO, de la Commission Nationale Roumaine pour l’UNESCO, du Mona Bismarck American Center et bénéficie du soutien de la Ville de Pantin.
 
Les objectifs du festival restent les mêmes depuis sa création en 2007 : Promouvoir les valeurs de citoyenneté, solidarité, transmission, le vivre et surtout le construire ensemble dans un cadre commun, celui des valeurs républicaines.
Mais c’est aussi rassembler et créer des liens entre les populations de tous les quartiers et de toutes catégories socio professionnelle ou culturelles dans un événement commun et dans la production d’œuvres collectives-communes : les murs de Renouveau.
Enfin, faire des liens interculturels, cette année entre les cultures Roumaines, Françaises et Américaines et faire découvrir des artistes contemporains de ces trois pays.

Bâtir les murs du Renouveau

Le thème des Murs de Renouveau© qui est présenté est : Uni(s)vers le Renouveau.
Ce thème, vaste et inspirant, correspondant aux aspirations et interrogations sur notre société. Il permet de laisser libre cours aux réflexions et expressions artistiques, philosophiques, sociétales ou prospectives, montrant qu’il est possible de bâtir ensemble un monde commun, renouvelé, plus humain.
UnMurdeRenouveau est basé sur le principe des « Wall of Inspiration» et se nourrit de l’inspiration de plusieurs individus qui décident d’œuvrer ensemble pour atteindre un but commun. Ils partent de leur unicité et diversité qui s’expriment, se répondent et s’agrègent, transcendant ce qui sépare et divise pour faire naitre un concept qui unit. Se redécouvre ainsi l’Etre et le Faire ensemble.
 
LesMursdeRenouveau© de la Nuit des Arts et des Mondes sont des espaces de création ouverts à tous, sur lesquels prennent vie des idées nouvelles. Plusieurs murs sont élevés, dans la cité, murs intérieurs, extérieurs, éphémères ou plus durables, impliquant la population, les institutions, les écoles, maisons d’associations, théâtre, créant un édifice commun. Le Mur de Re- nouveau© est supervisé par 3 artistes qui apportent une aide technique éventuelle à la création sur le thème choisi.
LeMurdeRenouveau forme une œuvre vivante en perpétuel renouvellement qui permet de libérer notre propre force créatrice et nous connecte à nos rêves individuels et collectifs les plus beaux. Le Mur de Renouveau© permet de montrer de manière métaphorique que chacun a sa pierre à apporter au monde. Il donne la représentation collective de l’esprit d’une population à un moment donné.
Lesmurssontbâtis : Mur des Sheds, Quai aux Bestiaux, Square éphémère, Mur du parc de Stalingrad, Passage Forceval et sur des bâches offertes par la société Dadoun.
 
Venez découvrir / construire / créer :
Du 4 au 12 juin : exposition d’art contemporain, d’art brut et street art, création d’œuvres participatives – de 10 h à 20h.
9 juin : conférences-rencontres (migrations, évolution du monde, projets de société…) exposition d’art, concerts, performances, documentaires vernissage VIP - de 9h30 à 22h
11 juin : laboratoire de Global Citizenship, incubateur de projets, rencontres (écrivains, influenceurs, artistes), concerts, expositions, cinéma, œuvres participatives de 14h à 20 h
 
Porteurs de projets, étudiants, salariés, chômeurs,  associations et entrepreneurs intéressés par les questions de citoyenneté, de global citizenship et de développement durable venez présenter vos projets lors du grand LABconcret d’expérimentation sociétale, de construction du « Global Citizenship- Sustainable Communities" le samedi 11 juin, aux Sheds de Pantin, 45 rue Gabrielle Josserand, Pantin de 14h à 16h30.
Venez partager vos solutions et vos questions avec des personnalités influentes dans différents domaines et être repérées par elles pour développer vos propres projets. C’est l’occasion ou jamais de rejoindre un réseau de porteurs de projets concrets qui souhaitent mettre leur talent au service de projets utiles à la collectivité.
Rejoignez un écosystème innovant, qui réunit les habitants, les entreprises, les institutions, les associations, les universités, fait émerger, incube et accompagne des projets entrepreneuriaux, associatifs ou culturels.
 
La Nuit des Arts et des Mondes s’inscrit dans la convention de l’UNESCO pour la diversité culturelle Association Arts-Mondes-Cultures. 
L’association ARTS-MONDESCULTURES, porteuse du festival, a pour buts de promouvoir les arts, la diversité culturelle et les liens entre les cultures, afin de rapprocher par l’inter-culturalité, les mondes, les peuples, les communautés, les cultures et les Hommes, et, de bâtir ensemble une humanité meilleure. Ceci, par tout moyen et notamment par l’organisation d’événements.
 
Lieu : Les SHEDS, 45 rue Gabrielle Josserand – 93500 Pantin
(RER direction Chelles ou Villiers-surMarne, arrêt“Pantin” - Métro Ligne 5, Aubervilliers-Pantin-Quatre Chemins)
 
Plus d’informations sur http://www.artsetmondes.com
 
 

 

cinéma réalité virtuelle

La révolution virtuelle est en marche au Festival de Cannes

Que diriez-vous d'entrer dans la peau d'un lapin bataillant contre des aliens ou dans la tête d'un androïde à qui on a implanté la mémoire d'un humain ? La réalité virtuelle, qui permet au spectateur d'un film d'en être aussi l'acteur, est une star à Cannes.
 
"Ca ressemble à de la magie", explique à l'AFP le cinéaste américain Eric Darnell (le réalisateur de Madagascar), venu présenter au Marché du film de Cannes "Invasion! ", son court métrage en réalité virtuelle.
C'est l'acteur américain Ethan Hawke ("Gattaca", "Good Kill") qui a prêté sa voix à ce film. Il offre une vue à 360 degrés et s'inspire du chapitre d'ouverture de "La Guerre des Mondes", le roman de science-fiction de H. G. Wells.
 
Pour le visionner, il faut enfiler un casque de réalité virtuelle pour se retrouver dans la peau d'un lapereau combattant deux extraterrestres déguisés en drôles de champignons bleus.
"C'est un peu comme aux débuts du cinéma, sauf qu'en matière de réalité virtuelle tout va beaucoup plus vite", explique Vincent Leclercq, directeur de l'audiovisuel et de la création numérique au CNC (Centre national du cinéma).
 
Invitée majeure cette année du Marché du film - le plus important du monde - la réalité virtuelle (VR, comme virtual reality en anglais) a déjà largement investi de nombreux domaines comme les jeux vidéo, la médecine, l'automobile et même le porno.
L'industrie cinématographique semble désormais s'intéresser de près à cette nouvelle technologie et à ses perspectives de développement.
Le chiffre d'affaires potentiel de la VR est estimé à environ 20 milliards de dollars d'ici à 2020, selon les experts du secteur.
 
Quelque 35 films offrant une vision à 360 degrés, venus du monde entier, ont été proposés au Marché du film, qui se tient pendant le Festival et ferment ses portes mercredi soir.
Parmi eux, "I Philip" (Moi, Philip"), un film de 14 minutes réalisé par Pierre Zandrowicz, produit par Arte, et qui place le spectateur dans la tête d'un androïde à qui l'on a implanté la mémoire du célèbre auteur de science-fiction Philip K. Dick et les souvenirs de son dernier amour. Mais ces souvenirs ne sont-ils pas le fruit de l’imagination d’un androïde qui a peu à peu appris à être humain ?
 

Création plus rapide que distribution 

"L'un des principaux problèmes que pose la réalité virtuelle réside dans l'écriture des scénarios", explique à l'AFP Antoine Cayrol, producteur du film.
"Dans un univers à 360°, l'enjeu consiste à ce que le spectateur-acteur regarde là où on veut qu'il regarde". Pour y parvenir, une astuce parmi d'autres consiste à claquer une porte (dans le film), ce qui l'oblige à se retourner, précise-t-il.
"L’essentiel des films est américain. Et les rares films étrangers sont presque tous tournés en anglais", a confié Brice Rocton, cofondateur de la société Pickup qui s’est chargée de l’exploitation technique des sessions, à BFM TV. Pour le moment, les coûts prohibitifs de production – 450 000 euros les 14 minutes de I, Philip - freinent le développement de cette technologie au cinéma qui reste assez expérimentale.
 
Le matériel, qui n'est pas encore totalement au point, est aussi une difficulté. "Nous travaillons encore de façon artisanale, on bidouille en collant deux caméras entre elles, par exemple. Pendant le tournage de +I Philip+, nous placions un sac de glace sur la caméra pour éviter la surchauffe", confie-t-il encore.
"En attendant les premières caméras dédiées, beaucoup de réalisateurs ont bidouillé leur propre matériel en raccordant, par exemple, plusieurs GoPro les unes aux autres", observe Brice Rocton. Les films présentés sont disponibles sous forme d’applications. On peut les regarder sur son smartphone en naviguant à 360 degrés dans l'appli mais il vaut mieux un casque de réalité virtuelle pour les voir dans de bonnes conditions. Ce qui restreint leur public pour le moment. Cette forme de cinéma reste donc très marginale.
 
Autre écueil, l'accès encore limité de ces films au grand public. "Sans doute le plus gros défi", poursuit M. Cayrol. Il faut débourser plusieurs centaines d'euros pour acquérir les premiers casques de réalité virtuelle (comme l'Oculus Rift de Facebook, le HTC Vive ou le Samsung VR) commercialisés depuis quelques mois.
Quant aux modèles plus abordables, comme le Samsung Gear qu'Antoine Cayrol a utilisé pour montrer son film à Cannes, ils "n'ont pas une qualité d'image optimale", reconnaît-il.
 
Pour les adeptes de la réalité virtuelle en groupe, une salle de cinéma exclusivement dédiée à cette technologie, la première du genre en Europe, a ouvert ses portes en mars à Amsterdam. Ses sièges pivotent à 360 degrés (ce qui permet d'avoir accès à la totalité de l'image) et un casque audio équipe chaque fauteuil.
La prochaine ouverture sera à Paris où Pick Up VR ouvrira la toute première salle de cinéma à 360° en France, le 19 mai prochain.
 
"Nous sommes dans une phase d'apprentissage où la création va plus vite que la distribution", explique Vincent Leclercq.
"Dans quelques années, nous sourirons en voyant ces gros casques que nous étions obligés de porter. Sans doute des lunettes suffiront-elles", conclut Eric Darnell.
 
Mais les institutions en France semblent confiantes. "On se retrouve un peu comme au début du cinéma mais cela évolue très très rapidement", a déclaré au site phys.org Vincent Leclercq, le directeur de l’audiovisuel et de la création numérique au CNC.
 
Les gros studios commencent ainsi à s’y intéresser. La Fox a financé Le Martien, une adaptation de 40 minutes de son blockbuster Seul sur Mars avec Ridley Scott lui-même à la production et Robert Stromberg à la réalisation. Le spectateur est invité à se mettre dans la peau de l’astronaute Mark Watney. Sa version courte est déjà disponible pour les possesseurs de Gear VR. On attend son intégralité dans le courant de l'année pour Oculus et Vive.
Pour les années à venir, le studio Okio a déjà des tas de projets en cours. Et il n’est pas le seul. James Knight, producteur des images en motion capture du "Avatar" de James Cameron, a confié lors d’une conférence de presse organisée au Pavillon Américain qu’il avait rencontré "les plus gros studios de production à Cannes ces jours-ci parce qu’ils s’intéressent à la réalité virtuelle". Et d’après les déclarations du cinéaste Robert Stromberg au festival du film de Sundance, Steven Spielberg en personne travaille sur un projet exclusivement en réalité virtuelle. A suivre…
 
Source : AFP 2016
 
 

 

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