UP' Magazine L'innovation pour défi

Franco - bioprinting

Professeur Franco: "On sait reconstruire le vivant"

Reconstruire nos organes, foie, reins, peau, cœur et pourquoi pas cerveau à partir de nos cellules souches et en impression 3D ; une folie de science-fiction ? Non car les scientifiques avancent à pas de géants sur ce terrain du bio-engineering, du bio printing et de la reconstruction du vivant. UP’ Magazine a rencontré l’un des plus éminents acteurs de cette épopée pour la vie. Le Professeur Dominique Franco, Professeur Emérite à l'Université Paris-Sud, ancien chef du service de chirurgie de l'hôpital Antoine Béclère de Clamart, responsable de l'unité d'hépatologie translationnelle du DHU Hepatinoiv, à l'Institut Pasteur. C’est une des grandes figures de la construction d'organes et de tissus à partir de cellules souches. Il dirige l’association CellSpace, destinée à promouvoir la recherche dans le domaine de la bio-construction de tissus et d'organes.

Dans son interview vidéo exclusive à UP’ Magazine, le Professeur Franco nous parle d’un monde nouveau, fascinant et peut-être aussi un peu inquiétant ; celui de l’ingénierie des cellules souches, des biomatériaux, du micropatterning et du bioprinting, des bioréacteurs et de modélisation du vivant. Suivons-le dans ce voyage extraordinaire vers l’homme reconstruit et pourquoi pas augmenté…

 

 
Portrait de Dominique Franco devant une oeuvre d'Anna MIKKE
 
 
 
Ekhi Busquet Les Estampillés

Rencontre avec Ekhi Busquet, designer contrebandière

Voici une rencontre de plus, parmi celles que nous n'oublierons pas : nous sommes dans l'atelier de fabrication des créations de la marque Les Estampillés, LA "marque de design pour caractériels qu'on n'enfume pas !" Ici, une marque qui dit ce qu'elle fait et fait ce qu'elle dit... On y créé des éditions courtes et des pièces uniques en textile, marquées par les valeurs humaines de sa créatrice, Ekhi Busquet.

Ekhi est designer et le revendique. Après six ans d'études à l'Ecole Boulle de Paris, puis à l'Ecole Polytechnique de Milan, elle obtient en 2010 son diplôme de Design Produit et Architecture d'intérieure (avec les félicitations du jury) pour son projet "Dessein de l'entreprise humaniste", Master réalisé en partenariat avec EmmaüsDefi. 

Un profil atypique comme le sien ne pouvait qu'attirer de prestigieuses marques, comme L'Oréal où elle sera engagée comme Designer Mobilier pour la marque stratégique du Groupe, Lancôme. Deux ans plus tard, ayant aguerri son approche créative et articulé avec encore plus de caractère des projets dans leur globalité, la prestigieuse Maison Dior la recrute à son tour.
La voici propulsée en deux ans Designer Sénior avec la responsabililé d'une équipe de créatifs. Ekhi y développe son sens de la rigueur, de la perfection et son exigence créative dans une culture à forts enjeux identitaires et stratégiques.
Une passionnane aventure pour affiner sa réflexion initiée dans le cadre de ses études : allier objectifs économiques et finalité humaine.
 
Un parcours entre deux mondes
 
C'était inévitable : Les Estampillés naissent en 2015 de cette belle relation entre créativité et entrepreneuriat. Le concept du studio de création est développé dans un modèle de recherche et d'entrepreneuriat associatif, notamment avec l'ESAT de Ménilmontant. Pourquoi ? La démarche est avant tout éthique, puis économique.
Ekhi se sent ainsi acteur de l'économie sociale et solidaire : elle peut concilier des services sur-mesure, avec des réalisations d'oeuvres uniques, tout en étant  accompagnée de conseils professionnels rigoureux et d'une certaine spécificité dont jouit l'ESAT de Ménilmontant : originalité et créativité.
Ainsi, Les Estampillés peuvent-ils prétendre à la fabrication d'objets socialement innovants et aider à encourager la jeune création française à comprendre ce qui, d'un point de vue humain, se joue derrière les effets créatifs : chaque designer propose son propre process créatif et son degré d'engagement, pourvu qu'il soit vecteur d'innovation et génère un impact social quantifiable.
 
 
 
 
 
Site internet Les Estampillés : www.lesestampilles.com
 
Site internet ESAT Ménilmontant : www.esatmenilmontant.com
 
 
 
 

 

 
conversation

New CITYzens : le média des nouveaux citadins-citoyens

La création de New CITYzens a été motivée par le refus de la morosité ambiante et surtout l’envie de montrer que les enjeux économiques, sociaux et environnementaux auxquels nous sommes confrontés doivent, avant tout, être considérés comme des challenges à relever. Ces défis sont autant d’opportunités pour inventer de nouveaux modèles, avoir l’audace de les lancer et fédérer le plus grand nombre autour de ces projets collectifs à impact positif ! C"est ce qu'a fait l'association New CITYzens, avec passion et fougue, pour l'entrepreneuriat social.

La ville, espace de vie de plus de 50% de la population mondiale et lieu de tous les défis du siècle à venir, leur est apparue comme le terrain de jeu le plus propice pour découvrir la richesse des initiatives positives portées par les entrepreneurs de changement. Pour atteindre ces objectifs, ils ont donc décidé de partir à la rencontre de ceux et celles qu'ils ont appelés les nouveaux « citadins-citoyens » (les New CITYzens), ces habitants qui y croient, qui innovent et qui apportent des solutions concrètes aux nombreux enjeux de leur ville (précarité, transport, habitat, éducation, emploi, espaces verts…).

La mission de New Citi Zens est donc de mobiliser une large communauté d’acteurs pour favoriser l’avènement de villes plus humaines, plus durables, plus solidaires. Pour cela, l'équipe s'évade dans les plus grandes villes de la planète pour découvrir ces habitants créatifs qui ne cessent de réinventer le vivre ensemble urbain. A partir de ces découvertes ramenées du monde entier, ils conçoivent une multitude d’outils et d’activités pour favoriser l’engagement citoyen, imaginer des solutions pour la ville de demain et faire de chacun, et en particulier de la jeune génération, un acteur de changement pour une ville plus positive.
Entretien avec Nicolas Le Berre, co-fondateur.

www.newcityzens.com

Rencontre avec Maximilien Rouer

Maximilien Rouer se présente volontiers comme un « réparateur de planète ». Ingénieur agronome et biologiste de formation, Maximilien Rouer est avant tout un entrepreneur alternatif. Il est le Directeur général délégué de Greenflex, société dont la mission est de conseiller les entreprises dans l’approche de solutions alternatives, écologiques et sociales.


Cet homme de terrain et de convictions a initié l’idée d’économie positive (voir son livre : « Réparer la planète : la révolution de l’économie positive »). Pour lui, l’activité économique doit restaurer l’environnement et le capital humain ; les seules notions de profit ne sont plus soutenables aujourd’hui, dans cette période de transition écologique, énergétique, numérique sociétale, qui peut paraître à la fois angoissante et exaltante. Les incertitudes qui en découlent imposent, selon lui, la question du sens et de l’intention du « vivre ensemble » ainsi que du contrat social qui en découle.

Invité de la dernière conférence de la saison de l'Université Populaire de la Mairie du 2ème arrondissement de Paris nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec lui pour qu’il explique aux lecteurs de UP’ Magazine l'économie positive et sa portée :

 

 

Rencontre avec Cécile Renouard

Cécile Renouard était l'invitée de la dernière conférence de la saison de l'Université Populaire de la Mairie du 2ème arrondissement de Paris. L'occasion de rencontrer une femme passionnée, à l'enthousiasme singulièrement contagieux.

Cécile Renouard est Professeur de philosophie sociale et politique au Centre Sèvres, elle est enseignante à l’Essec et à l’Ecole des Mines de Paris. Elle dirige le programme de recherche CODEV « Entreprises et développement » de l’ESSEC. Elle est aussi religieuse de l’Assomption. Une vraie missionnaire qui parcourt la planète, portant la bonne parole des transformations nécessaires de nos pratiques sociales pour changer le monde.

Avec Gaël Giraud et d’autres, dans la foulée du Prix Nobel Amartya Sen,  elle a construit au sein de son programme de recherches l’ « indicateur de capacité relationnelle ». Celui-ci est destiné à mesurer la qualité du lien social et à mettre l’accent sur une anthropologie relationnelle. Ses travaux soulignent l’importance de la contribution des entreprises au lien social et écologique ; à ce titre, elle conseille de grands groupes comme Danone ou Total.

L’idée maîtresse qui l’anime est de faire de la cohésion sociale la finalité de l’activité et non pas seulement un capital social au service de la croissance.

 

 

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