UP' Magazine L'innovation pour défi

Intelligence Artificielle & Santé : de la réparation à l'augmentation

Dans le cadre des séminaires organisés par le LIMICS (Laboratoire Informatique Médicale et Ingénierie des Connaissances en e-Santé - Inserm U1142), une conférence s'est tenue le 29 septembre dernier portant sur le thème Intelligence artificielle et Santé.

En santé, l’intelligence artificielle (IA) a longtemps été cantonnée dans des projets d’aide au diagnostic, avec plus ou moins de succès. Aujourd’hui, l’avènement de la réalité augmentée, de l’internet des objets et du Quantified Self avec ses multiples capteurs et ses flux de données tend à étendre les champs d’application de l’IA dans ce domaine.
Ainsi, Chris Drancy, l’homme le plus connecté au monde, dit avoir en permanence entre 300 et 700 systèmes de mesures de données qui lui permettent de mieux comprendre son corps et sa manière de vivre. Atteint de surpoids, il aurait pu perdre près de 45 kilos grâce à cette nouvelle forme de connaissance de soi. Des ontologies pour assurer l’interopérabilité des systèmes d’informations hospitaliers aux prothèses intelligentes, en passant par les serious games utilisant la réalité augmentée, l’IA investit progressivement tous les champs du domaine médical.

Nombre de dispositifs dits « intelligents » apparaissent pour remplacer des organes ou des membres déficients. De la cochlée à la rétine en passant par les prothèses orthopédiques, les chercheurs arrivent à reproduire in silico le comportement et les fonctionnalités de ces organes ou de ces membres. A ce stade, il ne s’agit pas véritablement d’intelligence artificielle, mais que dire des prothèses cognitives développées par le Professeur Berger (1) de l’université de Californie du Sud. Encore au stade de la recherche de pointe, elles visent autant un objectif de réparation que d'augmentation qualitative et quantitative de la cognition.

Au-delà même de ce que peut apporter l’IA dans le domaine de la santé, la frontière entre réparation et augmentation est très mince. Oscar Pistorius, athlète sud-africain, amputé des deux pieds alors qu’il n’avait que 11 mois, réalise des temps assez similaires à ceux des athlètes valides dans les courses de sprint grâce à deux lames en carbone en guise de tibias. Aimee Mullins, athlète handisport, actrice et mannequin américaine, amputée des jambes à l’âge de un an, fait de ses prothèses une normalité et joue véritablement de son esthétique augmentée.

Dans un récent éditorial du journal The Independant, le physicien Stephen Hawking écrit au sujet de l’IA que «Les avantages potentiels sont énormes ; tout ce que la civilisation a à offrir est un produit de l'intelligence humaine ; nous ne pouvons pas prédire ce que nous pourrions réaliser lorsque cette intelligence sera amplifiée par les outils que l'IA peut fournir, mais l'éradication de la guerre, de la maladie et de la pauvreté seraient la priorité de tous. Réussir à créer l'IA serait le plus grand événement dans l'histoire humaine. Malheureusement, il pourrait aussi être le dernier, à moins que nous n'apprenions à éviter les risques. » 

Dans notre cas, si dans un premier temps ces nouveaux dispositifs visent à pallier des fonctions déficientes de l’humain malade, n’est-il pas possible d’y voir également l’occasion de pouvoir augmenter cet humain tant dans ses fonctionnalités que dans sa durée de vie – comme le suggèrent les transhumanistes ? Ne serions-nous pas en train de ré-inventer l’homme comme le souligne Jean-Marie Besnier (2) ? Ne serions-nous pas tout bonnement en train de jouer avec le feu ?

Vidéo d'introduction à la conférence :

Visionner toute la conférence 

(1) Berger, T. W.; Song, D.; Chan, R. H.; Marmarelis, V. Z.; LaCoss, J.; Wills, J.; Hampson, R. E.; Deadwyler, S. A. & Granacki, J. J. A hippocampal cognitive prosthesis: multi-input, multi-output nonlinear modeling and VLSI implementation Neural Systems and Rehabilitation Engineering, IEEE Transactions on, IEEE, 2012, 20, 198-211

(2) Jean-Michel Besnier, « Les nouvelles technologies vont-elles réinventer l'homme ? », Études, 2011/6 Tome 414, p. 763-772.

Chèque santé, chèque solidaire

Chèque Santé, Chèque solidaire : lutter contre la précarité en permettant l’accès aux soins pour tous via les CCAS.  Après les Chèques vacances, voici le chèque santé financé par l’entreprise, le CE ou la collectivité, pour faciliter les soins pour tous les salariés, agents ou bénéficiaires de ressources sociales et qui sera commercialisé le 1er janvier 2015. En lançant le premier titre prépayé dédié aux prestations de santé, Chèque Santé veut répondre à un enjeu de santé publique. D'autant que le trou de la Sécu sera plus important que prévu cette année atteignant "11,7 milliards d'euros en 2014" selon Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales.
Alors qu’un français sur trois, couvert ou non par une mutuelle, renonce aux soins par manque de moyens, quelles solutions existent ? 

Derrière ce chiffre alarmant, il est des situations encore bien plus inquiétantes. Chez les personnes bénéficiant des minima sociaux, ce taux est encore supérieur : 63% d’entre elles renoncent aux soins bucco-dentaires, 25% aux lunettes et 16% aux soins spécialistes [1]. Au sein de cette population, les jeunes et les seniors sont particulièrement touchés. Chèque Santé veut donc ne laisser personne sur le bord du chemin et propose d’élargir les chèques santé aux bénéficiaires des aides sociales au même titre que les bons alimentaires ou chèques énergie qui leur permettent de régler leurs factures.

Le Chèque Santé se décline pour les plus démunis

Si Chèque Santé est un outil de management social proposé aux entreprises, aux comités d’entreprise, aux collectivités à l’attention de leurs salariés ou usagers, il peut également être décliné en Chèque Santé social et solidaire.
Les 15 et 16 octobre prochains, Chèque Santé participe au Congrès National de l’Union Nationale des CCAS. Alors que le budget global consacré aux aides financières pour l’accès aux soins ou à la santé en 2013 par les CCAS peut être estimé à un peu plus de 3 millions d’euros et que 59 % des CCAS engagés dans le domaine de l’accès à la santé déclarent attribuer des aides financières [2], Vincent Daffourd, président de Chèque Santé, veut profiter de ce congrès pour proposer aux représentants des CCAS un nouveau dispositif dans le volet Santé des aides apportées aux plus démunis : « Notre volonté est de permettre l’accès aux soins pour tous. Aucune population ne doit être laissée pour compte. En proposant notre dispositif aux différents services sociaux, nous pouvons toucher les populations qui ne peuvent pas en bénéficier via leur entreprise : jeunes et retraités, notamment ! »

En effet, la problématique santé est très prégnante dans les accompagnements de publics défavorisés. Ainsi, par exemple lors des journées du travail social organisées par la FNARS [3] fin 2013, les travailleurs sociaux ont souvent évoqué le manque de moyens et de dispositifs pour faire face aux difficultés de plus en plus nombreuses des personnes qu’ils accompagnent. Ils ont largement témoigné que « la santé est une thématique omniprésente par l’augmentation des troubles mentaux, les addictions ou les maladies graves soignées avec retard faute de prévention et diagnostic ». Les professionnels de l’accompagnement social, démunis face à de tels constats, se sont fixés comme objectif prioritaire de combattre cette inégalité d’accès aux soins. « La santé ne peut pas être reléguée au second plan dans les parcours d’insertion au risque d’un échec de la réinsertion toute entière ».

Fort de ce constat et d’une compétence dans le secteur social, internalisée au sein de Care Labs SAS, une réflexion a été menée quant à l’opportunité d’ouvrir le spectre du déploiement de Chèque Santé vers les services sociaux. Il s’avère que les premiers contacts établis reçoivent une écoute toute particulière de la part de ces acteurs et que le dispositif initialement ancré dans une relation employeur / employé pourrait se concevoir dans un rapport prescripteurs / bénéficiaires.

Comment ça marche ?

C’est très simple, les collectivités désirant investir dans la bonne santé et le bien-être des administrés en situation précaire, adhèrent au dispositif Chèque Santé et ouvrent, via les CCAS ou autres acteurs sociaux, un compte individuel et nominatif au bénéficiaire du montant de leur choix. Pour quel montant ? Les sociétés expérimentant ce futur produit ont décidé d'accorder 150 € par an et par salarié en moyenne, selon Vincent Daffourd, président de Care Labs. Une somme financée par le comité d'entreprise ou directement par l'employeur - sauf exceptions, exonérée de charges sociales.
Ce crédit «santé» permet de s’assurer que l’aide allouée est strictement utilisée dans un parcours santé fléché répondant à un besoin du bénéficiaire : chirurgiens dentistes, orthophonistes, orthodontistes, psychologues, nutritionnistes, kinésithérapeutes, matériel médical, …

Côté technique, Chèque Santé va éditer des titres dématérialisés disponibles sur un smartphone ou une carte équipée d’un QR Code personnel et sécurisé. Ainsi le professionnel de santé n’a pas besoin d’un terminal de paiement. Le salarié a accès à son solde via l’application et il peut recréditer lui-même son compte ou être remboursé par son comité d’entreprise, sa mutuelle ou son assurance. L’application de Chèque Santé offrira la possibilité de prendre des rendez-vous médicaux ou paramédicaux en ligne, avec un rappel des dates, des vaccins obligatoires, des séances de coaching… A ce jour, 10 000 généralistes, dentistes, et ostéopathes se sont déjà engagés à accepter ce nouveau moyen de paiement.

Jeune, Femme, Sénior : précarité ? Comparatif avec les Etats-Unis

Le baromètre 2013 de l’UNCCAS a braqué le projecteur sur la santé et de l’accès aux soins. « Depuis 2009, les CCAS constatent une augmentation globale des demandes d’aides relatives à la santé : aide au paiement des soins, à l’acquisition d’une mutuelle, à la prise en charge des frais non remboursés, au reste à charge… La réponse consiste en un accompagnement administratif et/ou une aide financière pour les deux tiers des CCAS. »
Si l’augmentation est généralisée notamment dans une conjoncture difficile pour tous ; il est important de bien connaître le profil des personnes en situation de précarité, afin de leur apporter le soutien adéquat.
Ainsi, en France, comme aux Etats-Unis, les chiffres sont sans appel : la précarité concernant l’accès aux soins médicaux touche les populations à faibles revenus, en particulier les jeunes, les femmes et les retraités.
En France, 68 % des personnes sollicitant une aide financière pour l’accès aux soins auprès des CCAS sont des femmes ; 42 % de ces personnes sont retraitées. Même si 83 % des demandeurs sont affiliés à la Sécurité Sociale ; plus d’un quart (27 %) ne sont couverts par aucune complémentaire santé.
De la même manière aux Etats-Unis, seuls 2% des seniors ne sont pas couverts par une couverture publique, néanmoins 29% des seniors déclarent ne pas arriver à se soigner. [4] Couverture et accès aux soins sont deux choses différentes ! Etudes à l'appui, Vincent Daffourd ne doute pas un instant du succès de son produit : « Aux Etats-Unis, pour 1 $ investi, entre 3 et 8 $ sont gagnés cinq ans plus tard. S'attaquer au stress, à la fatigue, aux troubles musculaires ou psychosociaux permet de réduire l'absentéisme ou les accidents au travail ».

L’accès aux soins des moins de 25 ans est également un fait alarmant dénoncé par la Mutuelle des Etudiants qui indique qu’ « un tiers des étudiants, déclare avoir renoncé à des soins médicaux au cours des 12 derniers mois, pour des raisons financières principalement (29%). Dans le même temps, la Mutuelle des Etudiants (LMDE) montre que le fait de disposer d’une complémentaire santé améliore l’état de santé des étudiants en facilitant l’accès aux soins, dentaires, optiques, gynécologiques , etc… » [5]

Sans parler des problèmes d'absentéisme.  Six jours par an en moyenne. C’est le taux d’absentéisme en 2013 révélé par une étude d’Alma Consulting Group. 67% des DRH et 68% des salariés affirment que la principale cause de cet absentéisme est l’état de santé du salarié. "La santé des salariés, c’est la santé de l’entreprise !  Parfaitement intégré aux politiques RSE des entreprises, Chèque Santé constitue une alternative innovante et socialement responsable permettant de garantir une meilleure Qualité de Vie au Travail (QVT) et une véritable politique de Prévention Santé en Entreprise (PSE)."  argue le fondateur lors d'une interview au magazine info expoprotection.com.

L'innovation résulte d'activités entrepreneuriales comme celle-ci pour lutter contre les inégalités, pour une croissance inclusive, c'est-à-dire une croissance avec mobilité sociale qui ne laisse personne sur le bord de la route.

A propos de Chèque Santé

Née d’une expérience personnelle vécue par les deux cofondateurs, Chèque Santé est un produit de la société CARE LABS SAS, créé en juin 2014. Vincent Daffourd, porteur du projet, et son kinésithérapeute respiratoire, Guillaume Gallois, constatent, en 2010, l’inexistence d’un dispositif dédié au financement des soins complémentaires aux traitements allopathiques alors même que l’éventail des titres prépayés destinés aux salariés est large : chèque restaurant, culture, voyage, cadeaux … Après 3 ans d’étude de marché et de combat pour stabiliser sa maladie, Vincent Daffourd lance Chèque Santé : le 1er titre prépayé dématérialisé de prestations santé qui sera commercialisé auprès des entreprises, des comités d’entreprises, des collectivités, des mutuelles, des associations et des services sociaux.
Chiffres clés :
• 35 % des Français renoncent aux soins par manque de moyens
• 600€/ an restent à la charge des ménages après remboursement
• 300 000 professionnels de santé et thérapeutes (ostéopathes, psychologues, nutritionnistes…) ne sont pas remboursables
________________________________________
[1] Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale – CNLE
[2] www.unccas.org, revue Enquêtes et observations sociales - « Accès aux soins et à la santé : actions des CCAS », n°7 JUIN 2014 : Les aides financières octroyées par les CCAS dans le domaine de l’accès à la santé financent en majorité l’achat de petits appareillages (prothèse auditive, orthodontie, lunettes) et l’aide pour l’acquisition d’un contrat de complémentaire (concerne respectivement 73 % et 70 % des CCAS accordant des aides financières pour la santé)
[3] Fédération Nationale des associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale
[4] Etats-Unis : séniorité, précarité ?, 5 juin 2013 - http://etudes-economiques.credit-agricole.com/medias/EF13_42_PVB_20130605.pdf
[5] http://www.leciss.org/bons-points-mauvais-points/15-%E2%80%93-24-ans-l%E2%80%99%C3%A2ge-de-plomb-pour-l%E2%80%99acc%C3%A8s-aux-soins

La santé connectée est en marche

ADI crée l'événement de la "Santé connectée" le 4 octobre à Bordeaux (33)

Des applications mobiles pour gérer des problèmes de dos, surveiller ses risques cardio-vasculaires, soulager les "maux" du quotidien... Des "serious games" pour aider aux relations parents-ados...
Les patients veulent devenir acteurs de leur santé et le numérique investit le champ médical : l'ère de la "santé connectée" est en marche.

Aquitaine Développement Innovation (ADI) et le Cluster TIC SANTÉ AQUITAIN donnent rendez-vous aux industriels et professionnels de santé samedi 4 octobre à Bordeaux, en plein cœur de la 1ère région en matière de Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) appliquées à la santé.
Cet événement d'envergure nationale vise à favoriser les échanges entre la communauté médicale et les compétences de santé connectée : les entreprises et les laboratoires y présenteront ces outils et services d'avenir tandis que les praticiens aquitains y exposeront leurs besoins.

De quoi anticiper les défis du "lifestyle medicine" : s'appuyer sur les nouvelles technologies pour compléter les traitements traditionnels.

Un marché en plein boom, des progrès pour la médecine de demain

Cette tendance fait suite à une transformation profonde de la société, prenant à la fois appui sur l'appétit grandissant pour les smartphones, objets connectés, médias sociaux... et sur le souci permanent du corps et de sa santé.
Face à cet engouement, les objets "connectés" ou "intelligents" dessinent un marché promis à un bel avenir, voire un nouvel eldorado. On comptabilisait déjà 100 000 applications santé et bien-être en 2013 (contre 20 000 en 2012), dont 40 000 médicales. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) estime que la santé mobile pourrait représenter, à l'horizon 2017, 26 milliards de dollars et concerner près de 1,7 milliard d'utilisateurs.

Lorsqu'elle repose sur des preuves scientifiques, cette technologie ouvre de nouvelles réponses aux défis que pose la prise en charge des maladies chroniques : les outils impactent la motivation du patient et permettent un suivi collaboratif avec l'équipe des professionnels de santé ; le médecin lui-même les utilise pour se former, pour mieux communiquer avec son patient, et échanger avec ses pairs.

L'Aquitaine, berceau d'innovations TIC santé

L'Aquitaine est leader français dans le domaine des TIC santé (notamment appliquées aux établissements de soins publics, privés et aux établissements d'accueil de personnes âgées et/ou dépendantes), avec 1 000 emplois privés, 45% du chiffre d'affaires national et près de 50% des effectifs de la filière française en informatique de santé.
Le foisonnement de PME et start-up innovantes dans ce très récent marché de la santé connectée (Interaction Healthcare, Interactive Situations, Doado, 10h11...) contribue à ce positionnement.
Un leadership qui repose aussi sur l'existence et le soutien du cluster "TIC SANTÉ AQUITAIN" co-animé par ADI et composé d'industriels, d'acteurs de la recherche et de professionnels de santé.

Le 4 octobre : un carrefour pour créer de nouvelles solutions

Sont-ils efficaces ? Comment les évaluer ? Quels modèles économiques ?... Si la journée du 4 octobre permettra de débattre autour de ces questions centrales, elle vise surtout à soutenir le développement d'outils et initier des projets de santé connectée. Les problématiques présentées directement par les professionnels de santé donneront du contenu aux entreprises pour créer de nouvelles solutions.



"Alors que la santé mobile fait régulièrement l'actualité, les usages réels tardent à se concrétiser. Le potentiel est pourtant là, et les attentes sont nombreuses chez les industriels comme chez les utilisateurs potentiels. Dès lors, pourquoi et comment soutenir la santé mobile en France et en Europe ?" Guillaume Marchand, Médecin Psychiatre, Président DMD Santé.

"S'agissant de la santé connectée, il y a des patients ou des usagers relais potentiels de prévention qui ne demandent qu'à interagir grâce aux interfaces que l'on peut leur proposer : ce sont les adolescents d'aujourd'hui ??? ces digital natives qui utilisent avec virtuosité les outils numériques. À charge pour les professionnels de la santé de mieux connaître les outils en question et d'en comprendre les bénéfices escomptés tant en termes de compliance aux soins que d'amélioration de la communication. C'est tout l'intérêt d'une telle Journée que de pouvoir échanger autour de dispositifs ou d'applications utilisables avec les jeunes ou les moins jeunes." Dr Xavier Pommereau, chef du Pôle aquitain de l'adolescent, CHU de Bordeaux.

Parallèlement aux conférences de fond animées par des professionnels aguerris aux questions de santé connectée (experts ADI, entreprises innovantes, praticiens...), seront présentées les nouvelles solutions nées en Aquitaine. À noter : la possibilité de tester les solutions de réalité augmentée avec les "Google Glass" et "l'Occulus Rift".

Programme complet
Inscription : aquitaine-developpement-innovation.com

Lieu : Amphi Léon Duguit - 35 place Pey Berland - Bordeaux

A propos d'Aquitaine Developpement Innovation
Née en 2012 de la fusion de 2ADI (Agence Aquitaine de Développement Industriel) et d'Innovalis Aquitaine, l'agence Aquitaine Développement Innovation est le fer de lance du développement économique de la région. Son équipe de 50 experts (ingénieurs, docteurs, spécialistes sectoriels, juristes, marketeurs...) apporte son savoir et son soutien aux PME/PMI/ETI/Start-up de la région (aide à l'amélioration de la performance et de la compétitivité : financement, marketing, R&D...), aux filières, pôles et clusters (structuration, animation, émergence de filières..) et aux territoires (accompagnement de projets structurants, animation de réseaux, marketing territorial et attractivité, implantation d'entreprises...). Un vaste champ d'intervention qui amène ADI à s'imposer comme le lieu privilégié d'animation de l'écosystème régional d'innovation et du développement industriel.
www.aquitaine-developpement-innovation.com

La santé connectée est en marche (2)

ADI crée l'événement de la "Santé connectée" le 4 octobre à Bordeaux (33)

Des applications mobiles pour gérer des problèmes de dos, surveiller ses risques cardio-vasculaires, soulager les "maux" du quotidien... Des "serious games" pour aider aux relations parents-ados...
Les patients veulent devenir acteurs de leur santé et le numérique investit le champ médical : l'ère de la "santé connectée" est en marche.

Aquitaine Développement Innovation (ADI) et le Cluster TIC SANTÉ AQUITAIN donnent rendez-vous aux industriels et professionnels de santé samedi 4 octobre à Bordeaux, en plein cœur de la 1ère région en matière de Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) appliquées à la santé.
Cet événement d'envergure nationale vise à favoriser les échanges entre la communauté médicale et les compétences de santé connectée : les entreprises et les laboratoires y présenteront ces outils et services d'avenir tandis que les praticiens aquitains y exposeront leurs besoins.

De quoi anticiper les défis du "lifestyle medicine" : s'appuyer sur les nouvelles technologies pour compléter les traitements traditionnels.

Un marché en plein boom, des progrès pour la médecine de demain

Cette tendance fait suite à une transformation profonde de la société, prenant à la fois appui sur l'appétit grandissant pour les smartphones, objets connectés, médias sociaux... et sur le souci permanent du corps et de sa santé.
Face à cet engouement, les objets "connectés" ou "intelligents" dessinent un marché promis à un bel avenir, voire un nouvel eldorado. On comptabilisait déjà 100 000 applications santé et bien-être en 2013 (contre 20 000 en 2012), dont 40 000 médicales. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) estime que la santé mobile pourrait représenter, à l'horizon 2017, 26 milliards de dollars et concerner près de 1,7 milliard d'utilisateurs.

Lorsqu'elle repose sur des preuves scientifiques, cette technologie ouvre de nouvelles réponses aux défis que pose la prise en charge des maladies chroniques : les outils impactent la motivation du patient et permettent un suivi collaboratif avec l'équipe des professionnels de santé ; le médecin lui-même les utilise pour se former, pour mieux communiquer avec son patient, et échanger avec ses pairs.

L'Aquitaine, berceau d'innovations TIC santé

L'Aquitaine est leader français dans le domaine des TIC santé (notamment appliquées aux établissements de soins publics, privés et aux établissements d'accueil de personnes âgées et/ou dépendantes), avec 1 000 emplois privés, 45% du chiffre d'affaires national et près de 50% des effectifs de la filière française en informatique de santé.
Le foisonnement de PME et start-up innovantes dans ce très récent marché de la santé connectée (Interaction Healthcare, Interactive Situations, Doado, 10h11...) contribue à ce positionnement.
Un leadership qui repose aussi sur l'existence et le soutien du cluster "TIC SANTÉ AQUITAIN" co-animé par ADI et composé d'industriels, d'acteurs de la recherche et de professionnels de santé.

Le 4 octobre : un carrefour pour créer de nouvelles solutions

Sont-ils efficaces ? Comment les évaluer ? Quels modèles économiques ?... Si la journée du 4 octobre permettra de débattre autour de ces questions centrales, elle vise surtout à soutenir le développement d'outils et initier des projets de santé connectée. Les problématiques présentées directement par les professionnels de santé donneront du contenu aux entreprises pour créer de nouvelles solutions.



"Alors que la santé mobile fait régulièrement l'actualité, les usages réels tardent à se concrétiser. Le potentiel est pourtant là, et les attentes sont nombreuses chez les industriels comme chez les utilisateurs potentiels. Dès lors, pourquoi et comment soutenir la santé mobile en France et en Europe ?" Guillaume Marchand, Médecin Psychiatre, Président DMD Santé.

"S'agissant de la santé connectée, il y a des patients ou des usagers relais potentiels de prévention qui ne demandent qu'à interagir grâce aux interfaces que l'on peut leur proposer : ce sont les adolescents d'aujourd'hui ??? ces digital natives qui utilisent avec virtuosité les outils numériques. À charge pour les professionnels de la santé de mieux connaître les outils en question et d'en comprendre les bénéfices escomptés tant en termes de compliance aux soins que d'amélioration de la communication. C'est tout l'intérêt d'une telle Journée que de pouvoir échanger autour de dispositifs ou d'applications utilisables avec les jeunes ou les moins jeunes." Dr Xavier Pommereau, chef du Pôle aquitain de l'adolescent, CHU de Bordeaux.

Parallèlement aux conférences de fond animées par des professionnels aguerris aux questions de santé connectée (experts ADI, entreprises innovantes, praticiens...), seront présentées les nouvelles solutions nées en Aquitaine. À noter : la possibilité de tester les solutions de réalité augmentée avec les "Google Glass" et "l'Occulus Rift".

Programme complet
Inscription : aquitaine-developpement-innovation.com

Lieu : Amphi Léon Duguit - 35 place Pey Berland - Bordeaux

A propos d'Aquitaine Developpement Innovation
Née en 2012 de la fusion de 2ADI (Agence Aquitaine de Développement Industriel) et d'Innovalis Aquitaine, l'agence Aquitaine Développement Innovation est le fer de lance du développement économique de la région. Son équipe de 50 experts (ingénieurs, docteurs, spécialistes sectoriels, juristes, marketeurs...) apporte son savoir et son soutien aux PME/PMI/ETI/Start-up de la région (aide à l'amélioration de la performance et de la compétitivité : financement, marketing, R&D...), aux filières, pôles et clusters (structuration, animation, émergence de filières..) et aux territoires (accompagnement de projets structurants, animation de réseaux, marketing territorial et attractivité, implantation d'entreprises...). Un vaste champ d'intervention qui amène ADI à s'imposer comme le lieu privilégié d'animation de l'écosystème régional d'innovation et du développement industriel.
www.aquitaine-developpement-innovation.com

Quelle santé pour demain ?

"Quelle santé pour demain ? Quand le numérique bouleverse la médecine". Cet ouvrage, réalisé à l'initiative et par les membres du Collectif Santé Numérique, propose à la fois un état des lieux, une présentation des bonnes pratiques dans ces domaines, mais aussi des idées de mesures concrètes de nature à accélérer la pénétration du numérique en santé et à rendre (enfin !) le parcours de soins intelligent.

Synox Group, le spécialiste de l'Internet des Objets et référence de la e-santé, s'est joint au collectif Santé Numérique, sous la direction de Jacques Marceau (1), afin de contribuer à la naissance d'un ouvrage sur la santé numérique, paru le 18 septembre aux éditions Gallimard.

Emmanuel Mouton, Président de Synox Group, y dévoile notamment sa vision sur les nouvelles technologies et leurs usages dans le secteur de la santé et explique qu'au travers des objets connectés, de la télémédecine, des coaching thérapeutiques et autres protections des données et Big Data, la révolution est belle et bien en marche. Un sujet passionnant dont tous les aspects sont passés à la loupe afin d'éclairer et de sensibiliser le lecteur.

Alors que le numérique est partout, irrigue tout, et rend « intelligent » un nombre toujours plus grand d'objets de la vie courante, la santé échappe toujours à cette logique. Pourtant, la multiplication des systèmes d'information de santé, des dispositifs médicaux connectés et la généralisation de l'internet mobile tendent à conférer au patient un rôle qu'il n'a jamais eu : celui d'acteur de sa propre santé.

Tout est là : les technologies et les services, les acteurs économiques avec des offres opérationnelles, sans oublier l'attente, voire l'impatience, des patients et des professionnels, le tout soutenu par une volonté politique apparemment sans faille.

L'explication de ce retard endémique tient à de nombreux facteurs : cadre juridique et réglementaire inapproprié, organisation de la pratique médicale cloisonnée en spécialités toujours plus segmentées.
Cet ouvrage propose un état des lieux, une présentation des bonnes pratiques dans ces domaines mais aussi des mesures concrètes qui permettraient d'accélérer la pénétration du numérique en santé et à rendre (enfin !) le parcours de soins intelligent.

Le collectif Santé Numérique

Jacques Marceau est le cofondateur du Collectif Santé Numérique, créé en 2011, qui a pour principale missions de promouvoir et contribuer à la création d'un cadre favorable à l'innovation numérique en santé.
Membres du collectif : Michel Barth & Daniel Legendre, Jacques Bonte, Jacques Demongeot, Kevin Dolgin, Devis Fompeyrine, Jacques Marceau, Hervé Mathe & Xavier Pavie, Hubert Méchin, Emmanuel Mouton, Jean-Marie N'Guyen, Olivier Peraldi, Jean-Luc Plavis, Gérard Reach.

A propos de Synox Group

Acteur de l'Internet des Objets, Synox Group est reconnu pour son expertise technologique dans le domaine de l'e-santé. Le monde de la santé est un marché en pleine expansion. 15 millions d'objets connectés sont aujourd'hui recensés, et près de 80 millions le seront d'ici 2020. Pour faire face au besoin grandissant des acteurs dans le monde de la santé et à l'augmentation exponentielle du nombre de données émanant de ces centaines d'objets connectés, Synox créé des plateformes permettant de collecter, traiter et gérer les données de tous ces objets
communicants.
Depuis plusieurs années, Synox Group équipe hôpitaux, prestataires de soins à domicile et professionnels de santé en solutions de communication et d'infrastructures. Les résultats : de meilleures prises de décision, une collaboration plus fluide entre les réseaux de santé, un système d'échange des données médicales sécurisé, davantage d'efficacité, une réduction de coût des infrastructures de santé et une meilleure qualité de soins pour les patients.

(1) Fondateur des Assises de l'innovation thérapeutique et des Assises des technologies numériques de santé.

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