UP' Magazine L'innovation pour défi

électrosensibilité

Electrosensibilité: enfin reconnue et détectable

Les milliers de personnes électrosensibles en France vont-elles pouvoir enfin sortir de leur isolement ? 
Une décision de justice du tribunal de Toulouse du 25 août 2015 pourrait faire jurisprudence et ouvrir la voie à plus de reconnaissance pour les malades d'électrosensibilité, admettant enfin cette allergie aux ondes électromagnétiques comme handicap grave. Mais une application innovante de réalité augmentée pourrait aussi permettre une visualisation de ce monde d'ondes dans lequel nous vivons, les éviter et permettre peut-être une vie normale.
 
Antennes relais, wifi, fréquences basses, téléphones portables, ... sont les pires cauchemars de ces malades souffrant de maux de tête, d'insomnie, tachycardie, brûlures, pas toujours pris en considération par les autorités sanitaires de notre pays. Selon l'Institut national de veille sanitaire (INVS), un manque de description clinique prècis de la maladie ne permettrait pas sa reconnaissance et sa prise en charge. La décision de justice du Tribunal de Toulouse permettrait donc de faire reconnaître davantage de travailleurs comme handicapés et d'être indemnisés.
 
L'action de Robin des toits
 
C'est grâce à l'action de l'association Robin des toits et son représentant, Etienne Cenrier qui milite pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil, que cette décision judiciaire a pu aboutir. A l'origine, Marine Richard, ex-journaliste, vivait recluse dans les montagnes de l’Ariège depuis cinq ans pour éviter toutes les ondes électromagnétiques, l'empêchant de travailler. Le jugement du tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse reconnaît ainsi, après expertise médicale, la demande de la plaignante. Dans ce jugement, il est estimé que sa déficience fonctionnelle est de 85 % « avec restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi ». La justice lui accorde en conséquence le droit à une "prestation de compensation" pour adulte handicapé pour trois ans, éventuellement renouvelable, sous forme d’aide technique et d’aménagement de son logement, selon Le Monde.fr.
Dans l'attente d'un traitement efficace dans ce monde saturé de signaux sans fil...Mais lequel ?
 
Quelles solutions pratiques ?
 
Malgré des controverses entre experts, malades et associations écologistes qui mettent en avant le principe de précaution et réclament la création de "zones blanches" ou "refuge" sans ondes électromagnétiques, une loi encadrant l'exposition du public aux ondes électromagnétiques générées par les technologies sans fil a été adoptée en janvier 2015 : la première en France à mettre en place une politique de prévention comme "relative à la sobriété, à la transparence, à l'information et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques". Par ailleurs, en 2016, l’agence de sécurité sanitaire doit rendre un rapport sur les effets des ondes sur notre santé. L'AFNR (Agence nationale des fréquences) devra aussi réaliser, chaque année, un recensement national des « points atypiques », c'est-à-dire des "lieux où le niveau d'exposition du public dépasse substantiellement celui généralement observé à l'échelle nationale" (Source : Le monde.fr - Janvier 2015).
 
Mais entre les partisans d'un encadrement plus strict de ce secteur et les opérateurs de téléphonie sans fil, opposés, eux, à tout frein réglementaire, le problème n'est pas prêt d'être résolu.
 
 
Une innovation technologique pour voir l'invisible
 
"Nous sommes complètement entourés par un système invisible de câbles de données et de signaux radio provenant de points d’accès, de tours téléphoniques et autres satellites" déclare l'artiste designer hollandais Richard Vijgen sur son site présentant son application "The Artchitecture of Radio" qui permet de visualiser les ondes des communications sans fil autour de soi, mais aussi les signaux des antennes téléphoniques et des satellites d'observation.
 
 

 
Cette appli récupère les données environnantes et restitue, dans leur contexte, toutes les communications réseau. L'application utilise les bases de données disponibles comme les cartes recensant les antennes relais pour ensuite reproduire le schéma en direct, dans un lieu précis, grâce au GPS. Le designer utilise aussi le programme Ephemeris de la NASA, qui localise les satellites. Grâce à ces différentes données, le système va donc calculer la position orbitale des appareils qui envoient des signaux pour ensuite faire apparaître les ondes en réalité augmentée permettant de redécouvrir complètement l’endroit où vous vous trouvez. Pour réaliser les images, Richard Vijgen dit avoir utilisé deux logiciels: Three.js qui permet de créer des scènes en 3D et Iconic Framework qui sert à créer des applications mobiles (Source : Gizmodo).
L'application sera prête dès décembre 2015 pour iOS et au printemps 2016 pour Android. Mais une version de l'application sera présentée au public au Centre ZKM pour l'art et les médias de Karlsruhe, en Allemagne, de septembre 2015 à avril 2016.
 
Visualiser le monde "caché" des réseaux numériques peut-il recréer des liens humains ? Permettre à ces personnes électrosensibles de sortir de leur isolement et de leur douleur est essentiel. Si l'innovation technologique s'ajoute à la prise de conscience publique et politique, peut-on arriverons-nous à construire l’avenir au service d’une solidarité renouvelée. Comme le disait Roger Pol-Droit lors d'un colloque de la Croix Rouge en 2014, "[le numérique] c’est une juxtaposition du meilleur et du pire, mais surtout une manière de penser une nouvelle distribution des liens, de nouvelles interactions, et de nouvelles solidarités".
 
 
S3 Odéon

La santé monte sur scène à l'Odéon

Le 12 septembre prochain, S3Odéon proposera une nouvelle façon d’explorer et de s’approprier le futur de la santé : sur les planches ! Pour cette première édition et pour la première fois, une trentaine de personnalités de renom et de jeunes entrepreneurs monteront sur la scène du théâtre de l’Odéon pour éclairer les enjeux de la santé de demain sous la forme d'un colloque particulièrement original "au service d'une pensée positive" ouvert au grand public.
 
Selon une étude réalisée par l’Ifop fin décembre 2014, 71% des français estiment que la santé reste leur préoccupation principale, même si le chômage et l’emploi restent à la première place et les problèmes d'insécurité depuis janvier 2015.
Au cours des dernières décennies, le monde a bénéficié de progressions majeures de l’espérance de vie, grâce aux innovations, aux progrès de la médecine et de la recherche. 
Pour encourager l’innovation et faciliter l’accès des habitants des pays aux soins et à la santé, l’Assemblée mondiale de la Santé avait adopté en 2008 le nouvelles résolutions sur la Stratégie mondiale et le Plan d’action pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle. Une stratégie mondiale reposant sur le principe que, dans le cadre de sa mission, l’OMS devrait jouer un rôle stratégique et central dans la relation entre la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle. Les États Membres ont adopté par consensus une stratégie destinée à promouvoir une nouvelle façon d’envisager l’innovation et l’accès aux médicaments qui encourage la recherche axée sur les besoins, par opposition à la recherche axée uniquement sur le marché, et portant sur les maladies qui touchent avant tout les habitants des pays en développement : promotion de la recherche-développement, renforcement et amélioration de la capacité d’innovation, transfert de technologie, application et gestion de la propriété intellectuelle pour contribuer à l’innovation et promouvoir la santé publique, amélioration de la distribution et de l’accès,...
 
Donner au public les clés pour comprendre
 
Les champs de la santé et du bien‐être connaissent un foisonnement sans précédent de découvertes scientifiques et techniques, de projets innovants, de visions nouvelles. Que retenir des multiples annonces et débats ? Comment mieux associer le citoye­n‐patient‐consommateur aux choix qui, demain, influeront sur sa santé et sur celle de ses proches ?
L'initiative S3Odéon a vocation à donner au public les clés pour comprendre le futur de la santé et soutenir les innovations qui paraissent souhaitables.
L’événement existe grâce à la conviction de quelques personnalités parmi lesquelles le neuroscientifique Yves Agid, l’immunologiste Jean‐François Bach et le philosophe Jean‐Michel Besnier. "Nous parlerons des progrès que l’on peut vraiment attendre de la médecine, précise Jean-François Bach immunologiste et secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, lors d'une interview à Sciences et Avenir. Se poseront également des questions aussi fondamentales que l’évolution inexorable des pathologies ou les conséquences sociétales de l’augmentation de la longévité".
 
Ils ont inspiré le concept d’un rendez‐vous annuel destiné au grand public, durant lequel des chercheurs, médecins, philosophes, économistes, entrepreneurs… sont conviés à mettre en lumière une découverte, un projet, une conviction mettant en résonnance Santé, Sciences et Société. Ces personnalités se mettent également à disposition des participants pour échanger. Des échanges et confrontations qui seront certainement passionnés...
 
 
30 interventions, 3 grands thèmes
 
- Une prise en charge adaptée à chaque besoin : À défaut de devenir immortels, nous vieillirons jeunes car nous serons soignés et accompagnés selon nos besoins et singularités à chaque âge de la vie.
- Une santé digitale : La santé s’interconnecte avec les nouvelles technologies pour surveiller, réparer et peut-être « augmenter » notre corps. Comment s’assurer que nous en sortirons grandis ?
- De nouvelles pistes thérapeutiques prometteuses : Guérir de plus en plus de cancers, prédire et prévenir l’émergence de nouvelles maladies sera bientôt possible. Biotechnologies, nano médecine, immunothérapies… la recherche est-elle assez audacieuse ? 
 
Une approche décloisonnée - "Un intervenant une idée"
 
Le devenir de la santé s’élabore à l’interface de disciplines multiples : sciences de la vie, numérique, médecine, économie, sciences humaines et sociales… De nombreuses ruptures technologiques, sociétales, entrepreneuriales sont actuellement à l’œuvre. C’est pourquoi S3Odéon propose une approche panoramique et transversale des déterminants de la santé de demain.
La rencontre du 12 septembre prochain durera 7 heures. Un temps long, agrémenté de belles respirations, pour offrir une tribune de qualité à 30 regards portés par des personnalités de référence et de jeunes entrepreneurs en vue.
La durée maximale d’une intervention sera de 7 minutes. Un temps court pour délivrer l’essentiel, maintenir le public en haleine et permettre aux visions de s’entrechoquer, de s’interfertiliser, et de dégager encore plus de sens.
Les trois séquences de prises de parole, de 80 minutes environ, alterneront avec trois intermèdes d’une heure, permettant à chacun d’engager librement la conversation avec les intervenants comme avec les autres participants, dans des espaces dédiés.
 
Un propos sans contraintes
 
S3Odéon est un événement « non profit », durant lequel chaque orateur interviendra à titre personnel et bénévole. La liberté des points de vue, la pédagogie et l’ouverture sont ses principes fondateurs.
Tous ses acteurs ont le désir de contribuer au partage de la connaissance et à la diffusion d’idées, en veillant à ce que le propos soit compréhensible pour les non initiés.
 
Pour découvrir les intervenants, leurs thèmes de prise de parole et accéder à la billetterie : www.s3odeon.fr
 
 
oeil bionique argus2

Œil bionique: grande Première à Manchester

Le Manchester Royal Eye Hospital annonce aujourd'hui, en collaboration avec la société Second Sight Medical Products, les premiers tests positifs de l'implantation de ‘l'œil bionique’ Argus II chez un patient de 80 ans atteint de DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l'Age sèche) qui provoque la mort progressive des cellules de la rétine. Ce patient, dépourvu de vision centrale, peut désormais discerner à nouveau le contour des personnes. 
 
 
Le Dr. Paulo Stanga, ophtalmologiste consultant, chirurgien vitréorétinien au Manchester Royal Eye Hospital et professeur d'ophtalmologie et de régénération de la rétine à l'Université de Manchester indique que les premiers tests réalisés chez Ray Flynn, patient âgé de 80 ans, résidant à Audenshaw, dans la banlieue de Manchester, ont montré qu'il avait retrouvé des perceptions dans sa vision centrale pour la première fois depuis des années.
Quand le système Argus II est allumé, M. Flynn peut désormais voir les contours des personnes et des objets même en fermant les yeux (se servant uniquement de la vision provenant de l'oeil implanté), prouvant ainsi qu'il n'utilise pas sa vision résiduelle d'origine pour identifier les formes et les contours.
 
La procédure d'implantation de ce patient a eu lieu le 16 juin dernier et a duré quatre heures. Le système a été allumé pour la première fois le 1er juillet. Les tests réalisés ce jour là consistaient à regarder un écran d'ordinateur et à identifier des motifs noirs et blancs placés dans des directions différentes. La capacité du patient à identifier correctement la direction des lignes et la différence entre les lignes diagonales et horizontales montre que le dispositif Argus II fournit une vision centrale fonctionnelle dont le patient était dépourvu avant l’implantation.
Avec de la pratique et de la rééducation, sa vision continuera à s'améliorer au cours des prochains mois.
 
« M. Flynn est le premier patient implanté avec Argus II dans le cadre de cet essai en Angleterre dont le but est de déterminer si les patients qui ont totalement perdu leur vision centrale suite à une DMLA sèche peuvent ou non bénéficier du système de prothèse épirétinienne Argus II, déclare le Professeur Stanga. Actuellement, les prothèses rétiniennes commercialisées sont exclusivement réservées aux patients atteints d'une maladie rare, la rétinite pigmentaire. En ce qui me concerne, les premiers résultats de l'essai sont un réel succès. Je suis impatient de pouvoir traiter d’autres patients atteints de DMLA sèche avec l'Argus II dans le cadre de cette étude. Nous recrutons actuellement quatre autres patients pour l'essai clinique de Manchester. »
 
DMLA : un million de français en souffre
 
La DMLA sèche est une maladie bien plus répandue que la rétinite pigmentaire (RP). Dans le monde, on estime que 375 000 personnes souffrent de RP sévère (1) contre 20 à 25 millions de personnes atteintes de DMLA sèche (2). La dégénérescence maculaire est liée à l’âge et est la première cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans. Toutes formes confondues (séche, humide,...), cette maladie concerne environ 8 % de la population française, mais sa fréquence augmente largement avec l’âge : elle touche 1 % des personnes de 50 à 55 ans, environ 10 % des 65-75 ans et de 25 à 30 % des plus de 75 ans. Si l’on tient compte uniquement des formes tardives de la maladie, associées à une perte de la vision centrale, ces chiffres sont à diviser environ par deux.  Mais dans les années à venir, compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie, l’incidence de la DMLA ne va cesser de croitre. (Source : INSERM)
Selon la forme clinique et le stade de la maladie, les manifestations de la DMLA peuvent être discrètes, se traduisant par une baisse d’acuité visuelle, des difficultés à la lecture (besoin de plus de lumière) et une légère déformation de certains objets (lignes droites vues comme gondolées). A un stade plus avancé des tachesnoires apparaissent dans le champ de vision central ("scotomes") et la vision est déformée.
 
Le système de prothèse épirétinienne Argus® II 
 
Le système Argus II de Second Sight produit une stimulation électrique permettant de contourner les cellules rétiniennes mortes et de stimuler les cellules viables restantes, ce qui induit une perception visuelle chez des personnes atteintes de dégénérescence rétinienne périphérique sévère à majeure. Argus II convertit des images capturées par une caméra miniature montée sur les lunettes du patient en une série de petites pulsations électriques transmises sans fil vers une série d’électrodes implantées à la surface de la rétine. Ces pulsations visent à stimuler les dernières cellules vivantes de la rétine, entraînant la perception de motifs lumineux dans le cerveau. Le patient apprend alors à interpréter ces motifs visuels, et regagne ainsi une certaine fonction visuelle. Le système est contrôlé par logiciel et peut être mis à jour, ce qui lui permet d’être toujours plus performant lorsque de nouveaux algorithmes sont développés et testés.
 
Le système Argus II de Second Sight a obtenu le marquage CE en Europe en 2011 et l’autorisation de la FDA américaine en 2013. Il reste à ce jour le seul implant rétinien approuvé au niveau mondial. L’Argus II a été implanté chez plus de 130 patients. Plusieurs de ces patients utilisent le système depuis plus de sept ans, ce qui montre la fiabilité à long terme du dispositif. L’Argus II a fait l’objet de plus de 20 articles dans des journaux à comité de relecture, dont le plus récent : "Long-Term Results from an Epiretinal Prosthesis to Restore Sight to the Blind" by Ho et al in Ophthalmology, 2015:311 (http://www.aaojournal.org/article/S0161-6420(15)00415-7/abstract).
 
Le Central Manchester University Hospitals NHS Foundation Trust (CMFT) 
 
Il s'agit là d'un fournisseur leader de soins de santé spécialisés à Manchester, traitant plus d'un million de patients chaque année. Ses huit hôpitaux spécialisés (Manchester Royal Infirmary, Saint Mary’s Hospital, Royal Manchester Children’s Hospital, Manchester Royal Eye Hospital, University Dental Hospital of Manchester et Trafford Hospitals) accueillent des centaines de cliniciens de niveau mondial et du personnel universitaire qui se consacre essentiellement à la recherche. http://www.cmft.nhs.uk
L’Université de Manchester est membre du Russell Group, un réseau d’universités du Royaume-Uni axées sur la recherche scientifique. C’est l’Université la plus populaire du Royaume-Uni. Elle compte 20 écoles et des centaines de groupes de recherche spécialisés, pionniers dans l’enseignement et la recherche pluridisciplinaire au niveau mondial. Selon l’évaluation de la recherche scientifique (Research Assessment Exercise) de 2008, l’Université de Manchester est désormais l’une des plus grandes universités de recherche du pays, classée troisième du Royaume-Uni en termes de capacités de recherche et pas moins de 25 prix Nobel y ont exercé ou étudié. www.manchester.ac.uk
 
Le professeur Stanga, qui est également Directeur du laboratoire Manchester Vision Regeneration (MVR) au National Institute for Health Research (NIHR)/Welcome Trust Manchester Clinical Research Facility, déclare : « Au nom du Royal Eye Hospital de Manchester, nous réalisons l’honneur qui nous est fait de pouvoir réaliser la première étude clinique mondiale d’implants rétiniens sur des patients atteints de DMLA. Cette technologie est révolutionnaire et va changer la vie des patients en restaurant de la fonction visuelle et en les aidant à vivre de façon plus autonome. »
 
« La DMLA sèche est une maladie fréquente mais incurable – c’est la cause principale de perte de vue en Occident. Malheureusement, cette maladie sera de plus en plus fréquente avec le vieillissement de la population. Pour l’instant, nous limitons notre étude à des patients atteints de DMLA sèche. Si cet essai est concluant, nous recruterons peut-être des patients atteints de forme avancée et sévère de DMLA humide », ajoute le Pr Stanga.
 
« Le professeur Mark Humayun, co-développeur du système Argus, a utilisé dès 1992 une électrode rétinienne pour stimuler des patients atteints de DMLA sèche et de RP. Ces deux catégories de patients ont pu à nouveau percevoir la lumière », souligne Grégoire Cosendai, vice-président Europe de Second Sight Medical Products.
 
« A la différence des patients atteints de RP, les patients souffrant de DMLA sèche gardent une partie de leur vision périphérique. Les patients atteints de RP sévère n’ont aucune vision périphérique. C’est pour cela que nous nous sommes concentrés au départ sur le traitement des patients atteints de RP. Chez les patients souffrants de DMLA sèche avec une perte de vision importante, qui sont pour ainsi dire non-voyants, nous cherchons à savoir si la vision périphérique restante peut cohabiter avec la vision artificielle du champ visuel central et si les deux visions peuvent améliorer la vision générale. C’est une approche inédite et révolutionnaire. »
 
D'autres implantations dans le monde
 
Le Centre hospitalier du Québec Maisonneuve-Rosemont de Montréal vient également d'implanter la prothèse Argus II. 13 000 canadiens sont touchés aujourd'hui par cette maladie.
Début juillet 2015, la société canadienne Ocumetics Technology Corp annonçait avoir mis au point des lentilles « bioniques » permettant à tous une vision trois fois supérieure à ce qui existe.
 
En France, c'est aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg qu'en Mars 2015 la première implantation du système Argus II a eu lieu. L’opération a été réalisée en collaboration avec le Centre de Référence Maladies Rares CARGO (Affections Rares en Génétique Ophtalmique) ainsi que le service d’ophtalmologie des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. 36 patients devraient bénéficier d’une opération similaire dans les prochains mois en France.
 
 
- Lire l'article "L'oeil bionique agréé" - UP' Magazine 2014
 
biobanque et santé

Les Biobanques: eldorado de la médecine sur mesure ?

Les Biobanques sont méconnues. Pourtant, ce sont des banques pour la vie, notre santé, au sens propre, comme au sens figuré. Elles sont partout, dans les hôpitaux (environ 90 centres de ressources biologiques en France). Lorsqu'un patient donne son sang, son ADN, n'importe quel échantillon biologique pour un simple diagnostic, les biobanques peuvent - avec le consentement du patient - récupérer une partie du prélèvement pour la recherche médicale. La structure des Biobanques décide aujourd'hui de lancer un nouveau site internet, afin de sensibiliser le grand public au besoin de donner ses échantillons. Explications.

Accepter de donner ses échantillons aux biobanques, c'est permettre à la France de contribuer pleinement à la recherche internationale sur le cancer, les maladies comme Parkinson, Alzheimer, les scléroses en plaque, les maladies génétiques, les allergies, le diabète et toutes les maladies cardiovasculaires etc. Bref, la plupart des maladies.

Ces centres de ressources biologiques n'étaient pas coordonnés, organisés, harmonisés (grâce au data management et aux big data notamment) de manière à fournir une force de frappe majeure à la recherche médicale.
C'est aujourd'hui le cas grâce à l'infrastructure BIOBANQUES (créée grâce aux investissements d'avenir issus du grand emprunt). 82 biobanques (sang, ADN, cellules, cerveau, tissus tumoraux etc.) adhèrent à cette structure majeure qui a bouleversé les process, la qualité, la traçabilité des biobanques et de leurs échantillons.
Des équipes de chercheurs du monde entier peuvent désormais s'adresser à cette structure unique pour trouver des centaines, voire des milliers d'échantillons sur leur maladie, pour tester de nouveaux médicaments à grande échelle par exemple.

Deux biobanques sont installées sur le site de la Pitié Salpétrière à Paris : NeuroCEB, qui capitalise des cerveaux de toute la France sur les maladies d'Alzheimer, Parkinson ou encore la Sclérose en plaques ; et la Banque d'ADN et de cellules pour de nombreuses maladies comme les cancers et des affections génétiques.
Elles abritent 182 000 tubes de cellules ou d'ADN, et en reçoivent 3 500 nouveaux par an, avec des équipements rares à découvrir.

Une immense collection d’échantillons de tissus humains, de sang, d’urine, de plasma ou de lignées cellulaires, prélevés dans les hôpitaux et conservés dans des conditions optimales afin que les chercheurs, qu’ils travaillent pour le secteur public ou pour des laboratoires de l’industrie pharmaceutique, puissent en disposer gratuitement. Mais aussi des données médicales diverses (âge, sexe, habitudes alimentaires, antécédents médicaux, arbres généalogiques...).
L’enjeu est de fabriquer des médicaments plus efficaces et moins coûteux pour les systèmes de santé, parce qu’ils seront mieux adaptés aux patients. Les biobanques sont l’outil d’une « médecine sur mesure » grâce à une connaissance toujours plus fine des pathologies et la prédiction de la réponse au traitement (efficacité, tolérance) en fonction du sexe, du style de vie, de facteurs ethniques et génétiques. (Source : Le Monde 19 aôut 2014).

Neuf pays en Europe (l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Estonie, la France, la Grèce, Malte, les Pays-Bas et la Suède) ont participé dès le début à l’aventure. 270 institutions de 33 pays sont maintenant engagées. 

Quels enjeux pour les biobanques ?

La collecte organisée des échantillons biologiques d’origine humaine et le stockage de ces échantillons jouent un rôle central en recherche clinique et translationnelle.
C’est pour cette raison que plusieurs centaines de biobanques existent à travers le monde, principalement aux états-Unis et en Europe, différentes dans leurs modes de fonctionnement, leurs buts, leurs dates de mise en place, la nature et la taille des collections qu’elles conservent et distribuent. Dans le domaine de la santé, la plupart des biobanques collectent des échantillons dans le cadre des soins, seule justification acceptable pour des procédures invasives de prélèvement. La constitution de collections par « requalification» de ces échantillons issus du soin relève ensuite de « stratégies » plus ou moins définies, reflétant essentiellement le recrutement principal de l’établissement hôte de la biobanque, et l’antériorité des programmes de recherche dans l’environnement scientifique géographiquement proche.

Pour ces raisons, beaucoup de biobanques en santé se sont «spécialisées» sur certaines pathologies bien définies. C’est ainsi le cas pour la biobanque des établissements de santé de la région niçoise, fortement orientée sur la pathologie thoracique, thyroïdienne, et oto-rhino-laryngologique. Dans certains cas, les collections peuvent être créées dans le cadre de la conduite d’essais cliniques, mais elles sont en général assorties d’un « embargo » en faveur du promoteur de l’étude.
Les collections conservées dans ces biobanques peuvent être utilisées pour étudier la physiopathologie des maladies représentées, et identifier de nouveaux biomarqueurs diagnostiques, pronostiques, ou théragnostiques.

Très différentes de ces biobanques thématisées sont les biobanques à vocation épdémiologique. Celles-ci ont pour missions l’étude et le suivi de populations sur de longues périodes, afin de surveiller le développement naturel et/ou la progression de différentes maladies. Les cohortes de personnes concernées sont d’un ordre de grandeur très différent de celles représentées dans les biobanques thématisées (de 100 000 à 500 000 personnes), les échantillons étant en général obtenus par des procédures peu invasives (ponction veineuse, écouvillonnage, recueil d’urine…), qui ne menacent pas l’intégrité physique de la personne qui s’y soumet. Le but essentiel est de mettre en évidence des facteurs génétiques et/ou environementaux favorisant le développement des maladies humaines, ce qui nécessite la possibilité de suivre les personnes inclues sur une période d’au moins 10 à 15 ans.

Les tumorothèques représentent la majorité des biobanques thématisées par pathologie, ce qui témoigne à la fois de la forte intégration de la biologie dans le diagnostic des cancers, et de la vitalité de la recherche (Revue Francophone des Laboratoires - Janvier 2010 - n°418 // 51 anatomie et cytologie pathologiques) clinique et translationnelle en oncologie. Le défi auquel sont aujourd’hui confrontées les tumorothèques est de pouvoir constituer rapidement des collections de taille suffisante pour accélérer la conduite d’études cliniques ou translationnelles.

La diminution progressive du coût des biotechnologies, en particulier des analyses génomiques à haut débit, impose le développement de biobanques très structurées,
«professionnalisées », afin de pouvoir utiliser un volume suffisant d’échantillons de très grande qualité associés à des annotations cliniques complètes et parfaitement
orientées sur une thématique prédéfinie. Plusieurs tests évaluant le pronostic des maladies humaines ont pu être établis grâce à la constitution des biobanques. Ainsi, des études réalisées sur de larges séries d’échantillons biologiques de qualité, mis à disposition par des biobanques, devraient permettre de définir de nouvelles approches pour diagnostiquer, prévenir et traiter les maladies humaines. Le développement d’une «médecine personnalisée» pourrait donc dépendre, du moins en partie, de telles plateformes biopathologiques.

Il apparaît très important d’améliorer les coopérations entre les biobanques de plusieurs villes et même de plusieurs nations afin de potentialiser les moyens mis
pour un projet de recherche ciblée. Plusieurs exemples récents montrent cette volonté de mettre en commun et de relier les biobanques. L’INCa a développé en 2004
plusieurs programmes nationaux d’excellence spécialisée (PNES), l’un axé sur une tumeur fréquente, le cancer du poumon, l’autre sur une pathologie tumorale plus rare, le cancer du rein (www.e-cancer.fr).
Le développement de ces programmes scientifiques n’a été rendu possible que grâce à la constitution en parallèle d’un réseau de tumorothèques fortement orientées sur la pathologie thoracique ou rénale. A titre d’exemple, les tumorothèques de Grenoble, Nancy, Caen, Strasbourg, Tenon et Nice (www.biobank06.com) participent aux projets du PNES poumon. De la même façon, la structuration des cancéropôles en France a permis une harmonisation des pratiques de « biobanking » et d’optimiser progressivement la qualité des annotations cliniques associées aux échantillons, en sensibilisant les différents responsables des tumorothèques. Un exemple est fourni par le Cancéropôle PACA dans lequel les tumorothèques des différents partenaires institutionnels (centres de lutte contre le cancer et hôpitaux publiques de la région niçoise et de la région marseillaise) ont exporté l’ensemble des données concernant les échantillons biologiques sur un site consultable en ligne par les utilisateurs potentiels des collections à des fins de recherche (www.biobank-paca.com).
Un autre exemple de coordination des biobanques est donné à plus grande échelle par le projet « Biobanking and biomolecular resources research infrastructure » (BBMRI) se développant en Europe, dans la continuité des recommandations mises en place antérieurement à l’échelon européen. Longtemps rares, les projets de mise en réseau se multiplient aujourd’hui, avec l’association de tumorothèques géographiquement contiguës, ou réunies par un thème scientifique partagé. L’expérience montrera dans les années à venir quelle est celle de ces approches qui est la plus efficace. (Source : "Les biobanques en France: enjeux et contraintes" Revue Francophone des Laboratoires - Janvier 2010)

A qui appartient les échantillons des biobanques ?

Les échantillons des biobanques continuent, juridiquement, d’appartenir aux individus qui ont accepté de prêter à la science un morceau d’eux-mêmes, si infime soit-il. La confiance dans les autorités qui contrôlent l’ensemble du processus garantit leur adhésion, tout comme l’information dispensée aux patients, notamment grâce aux associations qui les regroupent, devenues des partenaires à part entière de la recherche.

L'OCDE, dans un rapport "Lignes directrices sur les biobanques et bases de données de recherche en génétique humaine", donne un certain nombres de recommandations visant à fournir des orientations en matière de constitution, gouvernance, gestion, fonctionnement, accès, utilisation et fermeture des biobanques et bases de données de recherche en génétique humaine (« BGH »), qui sont des ressources structurées pouvant être utilisées à des fins de recherche génétique et qui contiennent des matériels biologiques humains et/ou des informations générées par leur analyse, et un nombre important d’informations associées.

Précieux outil pour la recherche mais source de préoccupations éthiques et marchandes

Dans une interview au Monde l'an dernier, le sociologue Herbert Gottweis, professeur à l’université de Vienne, déclare, "qu'ainsi, après avoir fragmenté le corps humain afin de comprendre son fonctionnement, l’âge postmoderne « reconstitue, avec une infinité de fragments, un corps global virtuel" dans le but de soigner des corps réels, qui réagissent différemment aux traitements en Europe, en Afrique ou en Asie : la biobanque signant l’avènement d’une "nouvelle forme de corporalité transnationale et virtuelle, conforme à l’esprit de notre temps".
Et ce corps virtuel, tournant à l’infini dans la galaxie informatique, ouvre des perspectives vertigineuses. Grâce aux biobanques, pourra-t-on bientôt produire des avatars d’êtres humains ou d’animaux de laboratoire afin de tester, sans risques ni états d’âme, les médicaments du futur ?

Dans un livre sorti en 2009 au PUF dans la collection Que sais-je ?, les auteures (1) cherchent à cerner la réalité de ces biobanques : entre économie de marché et santé publique, les « biobanques », par leur nouveauté et leur ampleur, apparaissent à la fois comme un précieux outil pour la recherche médicale et comme une source de vives inquiétudes. L'ouvrage replace les biobanques dans leur contexte historique, scientifique, économique et juridique, interroge leur légitimité éthique et décortique les problèmes qu'elles posent en matière de propriété et d'accès à leur contenu.

Le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé, dans le rapport d'un avis rendant compte d'une série de discussions communes menées en 2002 et 2003 entre le Conseil National d'éthique allemand et le Comité Consultatif National d'Ethique Français (CCNE), ne dit pas autre chose :"Les activités de collection et de traitement des échantillons biologiques d'origine humaine et des données d'information en résultant, plus particulièrement du fait de la recherche génétique suscitent des interrogations éthiques majeures." 
Les deux comités d'éthique, se posant des questions à propos de la collecte, du traitement, du stockage et de l'utilisation d'échantillons en provenance du corps humain et des données d'information en résultant, considèrent tous deux qu'une clarification de la part du législateur est nécessaire.  Il faut prendre en compte la chaîne de responsabilités, le consentement libre et éclairé des donateurs, conciliant collecte, conservation, traitement et utilisation des éléments et données rassemblés dans les biobanques, le développement de la recherche avec la protection de l'individu est donc nécessaire. 

(1) Les auteures : Agrégée des facultés de droit, Florence Bellivier est professeur à l'Université Paris X Nanterre et Christine Noiville est docteur en droit, chargée de recherches au CNRS. Elle dirige le Centre de recherche en droit des sciences et des techniques (UMR8056, Université Paris 

danger boissons sucrées

Boissons: Les sodas tueurs !

Les sodas et autres boissons sucrées provoqueraient jusqu'à 184.000 morts par an dans le monde, selon une étude publiée lundi dans la revue américaine Circulation.
Il s'agit de la première recherche détaillée au niveau mondial analysant l'impact de ces boissons en termes de mortalité et de handicap résultant du diabète, des maladies cardiovasculaires et de cancers liés à leur consommation.

Selon la revue américaine Circulation, il s'agit là de"la première recherche détaillant la mortalité et les handicaps liés à ces produits sources de diabète, de maladies cardiovasculaires et de cancers".
L'équipe du Pr Dariush Mozaffarian de l’Université de Boston s’est appuyée sur 62 enquêtes diététiques portant sur 611.971 personnes entre 1980 et 2010 dans 51 pays : 133.000 morts liées à la consommation de ces boissons ont résulté du diabète, 45.000 de pathologies cardiovasculaires et 6.450 de cancers". Les jus de fruits pressés entièrement naturels ont été exclus de la recherche.

Le Figaro observe "qu’en France, le taux de mortalité est estimé à 30 décès par million d'adultes." Un résultat relativement faible si on le compare à la plupart de ces décès (76%) qui sont répertoriées dans les pays à revenu faible et moyen. Les populations du Mexique (405 décès par million d’adultes) et des Etats-Unis (125 par million d'adultes) sont les plus touchées par l’impact des boissons sucrées, les situant ainsi au deuxième rang mondial. 

Le journal précise cependant que « l'étude utilise des données remontant à 2010, c'est-à-dire avant l'instauration en France fin 2011 d'une taxe sur les boissons sucrées, de 11 centimes pour 1,5 litre, qui a provoqué une baisse de la consommation de 3,5% en 2012, d'après un rapport du Sénat ».
Le Figaro souligne en outre que « la proportion de jeunes adultes souffrant de maladies chroniques attribuées aux boissons sucrées était plus élevée que chez les adultes plus âgés. Ces données varient de façon importante entre les pays avec une mortalité de moins d'1% au Japon chez les plus de 65 ans contre 30% chez les Mexicains de moins de 45 ans ».
« Les pays à bas et moyens revenus sont les plus touchés, recensant 76% des morts liées à la consommation de sodas », poursuit le quotidien.
Le principal auteur de cette étude, le Dr Dariush Mozaffarian, doyen de la faculté des sciences de la nutrition à l'université Tufts à Boston, remarque que "de nombreux pays enregistrent un nombre élevé de décès résultant d'un seul facteur diététique, à savoir les sodas et autres boissons fruitées ou sucrées comme les thés glacés, dont une forte réduction de la consommation ou leur élimination devrait être une priorité planétaire".

Quelles solutions ?

Selon le professeur Dariush Mozaffarian, la réduction, voire l’élimination du saccharose - sucre blanc - dans nos apports peut aujourd’hui sauver des milliers de vie. L’équilibre nutritionnel vient en augmentant les apports en fruits et en légumes, sources d’eau et de vitamines, mais aussi de fructose et de glucose, deux sucres dont l’organisme a besoin.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait recommandé en mars dernier de limiter la consommation de sucres libres ou cachés à moins de 10% de la ration énergétique journalière, voire "si possible" à 5%. L'objectif étant de lutter également contre l'obésité et les caries dentaires.

Suivant les recommandations de l'OMS, l'Assemblée nationale a interdit début avril 2015 la mise à disposition en libre service, payant ou non, de fontaines à boissons avec ajout de sucres ou d'édulcorants de synthèse ("Free refill").
Le Programme national nutrition santé a fixé comme objectif de réduire de 25% au moins la proportion d'enfants consommant plus d'un demi-verre de boissons sucrées par jour et promeut le repère de consommation d'eau à volonté, l'eau étant la seule boisson indispensable.

"C'est le rôle de la loi de fixer un cadre pour protéger la population contre une surenchère commerciale qui tend à faire de la +gratuité+ du surplus d'une offre alimentaire payante un argument pour attirer le consommateur et l'inciter à certaines consommations excessives et néfastes pour la santé", plaident bon nombre d'élus. 
Favorable à l'amendement, la ministre de la Santé Marisol Touraine a observé que cette "pratique, qui était habituelle dans d'autres pays, se répand dans notre pays et peut être attractive pour des jeunes qui se voient proposer à volonté des boissons comportant soit du sucre en quantité excessive soit des édulcorants".

Une politique à respecter dans la plupart des situations. Tous les pays du monde peuvent s’en inspirer pour formuler des recommandations diététiques en tenant compte
des aliments disponibles localement et des habitudes alimentaires.
D'autres stratégies possibles sont l’étiquetage des aliments et l’étiquetage nutritionnel, l’information du consommateur, la réglementation de la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées à forte teneur en sucres libres, et les politiques fiscales ciblant les aliments riches en sucres libres.
Chacun peut suivre ces recommandations en modifiant ses choix alimentaires.

 

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