UP' Magazine L'innovation pour défi

développement durable

365 initiatives pour réinventer notre Monde

Efficycle vient de publier la 4ème édition de son hors-série, soutenu par le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, intitulé cette année « 2015 en 365 initiatives pour réinventer notre Monde » : cet eBook interactif, téléchargeable gratuitement, promeut ainsi les initiatives éco-responsables optimistes et concrètes, sources d'inspiration pour les citoyens comme pour les entreprises.
 
Efficycle publie son hors-série annuel « 2015 en 365 initiatives pour réinventer notre Monde », et propose sa sélection rétrospective de cette année riche en actualités éco-responsables, notamment à travers l’organisation de la COP 21. Soutenu par le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, cette 4ème édition se veut une source d’inspiration pour le grand public comme pour les professionnels en réunissant une sélection de 365 initiatives positives et concrètes pour changer notre Monde.
La jeune entreprise toulousaine, dont l’activité principale est la conception et la diffusion d’EffiNews – cinq veilles hebdomadaires thématiques du développement durable, souhaite ainsi mettre en avant les solutions existantes pour réduire nos impacts sur l’environnement et vivre dans un monde plus solidaire. 
Téléchargé plus de 150 000 fois en 2015, Efficycle souhaite doubler ce chiffre pour contribuer, cette année encore, à la diffusion massive de l’information durable. Au programme : solidarité, nouvelles technologies et innovations contre le changement climatique.
 
Fabien Baceiredo, dirigeant-fondateur d’Efficycle, revient sur sa démarche : « Nous vous proposons de découvrir 365 initiatives qui représentent selon nous de réelles solutions impactantes dans un monde en transition. Que vous les preniez en mains, ou qu’elles aiguisent simplement votre curiosité, ces initiatives seront a minima une source d’inspiration pour votre vie quotidienne, et, qui sait,  vous donneront peut-être soif d’aller plus loin dans votre rôle de citoyen de la Terre ! La sélection de ces 365 initiatives n’a pas été chose aisée sur les 35 000 repérées par Efficycle cette année, mais elles ont toutes un point commun : la preuve que chacun de nous peut agir pour réinventer notre Monde. » 

Au fil des saisons, prenons du recul sur 2015 et un nouvel élan pour 2016 

L’idée de ce hors-série est de sélectionner les 365 initiatives les plus pertinentes parues dans les médias francophones en 2015 autour du développement durable. Cette année encore, « l’innovation des choses simples », concept développé par Efficycle représentant l’ensemble des initiatives ingénieuses dont les usages sont emplis de bon sens pour les Hommes et la Nature, a la part belle : 
- La solidarité pour les sans-abris et personnes en difficultés économiques et sociales : des associations et simples citoyens réinventent des services pour aider les plus démunis dans leur quotidien,
- Les nouvelles technologies pour les personnes en situation de handicap : impressions 3D, objets connectés, services web… le numérique comme usage au service des déficients visuels, auditifs, moteurs…,
- Les innovations pour réduire notre impact sur l’environnement : la COP 21 a eu comme effet de rendre l’espace médiatique friand de solutions permettant de réduire nos consommations énergétiques, d’économiser nos ressources, de repenser notre façon de consommer, et plus globalement de limiter les effets négatifs de nos actions sur les changements climatiques en cours.
Ainsi, Efficycle propose aux initiatives et aux 120 médias présents dans son hors-série de profiter de cette tribune pour accroître leur visibilité en relayant l’eBook « 2015 en 365 initiatives pour réinventer notre Monde ». 
 
 

 

magazine connecté

Le magazine, nouvel objet connecté ?

Le Labo de l'Edition et le Digital Publishing Institute ont fini l'année 2015 en organisant un hackathon inédit, « Presse & IoT ». L'objectif, inventer de nouveaux concepts dans le secteur des media print, afin de trouver des voies pour digitaliser intelligemment les contenus, et créer une presse écrite connectée.
 
L'écosystème des media doit vivre sa révolution digitale, comme les autres industries.  Comme le précise le magazine Siècle digital, le papier ne va pas disparaître. Cependant, pour démontrer davantage sa valeur, il doit se transformer et s’adapter au viral digital que nous sommes en train de prendre, et tirer son épingle du jeux au même titre que les acteurs de notre société : entreprises, institutions, médias… Plusieurs procédés existent sur le marché destinés à créer une passerelle entre le monde papier et le digital en ayant recours à la reconnaissance visuelle  comme le franco américain smartsy ou le fameux shazam. Pourtant, d'autres pistes sont aussi envisagées, qui conjuguent personnalisation du parcours du lecteur et enrichissement des contenus. « Le challenge n'est pas tant de numériser ce qui existe déjà que de réinventer entièrement l'expérience du lecteur » commente Nicolas Rodelet du Labo de l'Edition, pour expliquer la mission de l'événement qui a eu lieu en décembre dernier. Les éditeurs et les annonceurs seraient-ils en train d’inventer le magazine de demain ?

La presse est morte, vive la presse !

En deux jours, ce hackathon a permis de faire émerger des concepts innovants et variés, répondant aux attentes du lecteur connecté. « Les usages ont profondément changé : les lecteurs veulent une presse en ligne, bien sûr, mais qui leur propose en plus une profondeur de contenu et des services, que le digital peut apporter » ajoute Antoine Garnier du Digital Publishing Institute. La transformation du media est donc bel et bien en marche, avec de nouvelles dimensions à la fois contextualisée, personnelle, sociale etc.
 
Les possibilités qu'offre le mobile remettent en question la forme même des contenus : dans notre monde digital, quelle expérience veut vivre le lecteur ? Il veut de l'information de qualité, personnalisée pour lui, rapidement accessible. Pendant ce hackathon, les équipes ont fait ressortir les traits caractéristiques de ce magazine de demain, qui répondrait à tous ces challenges :
 
le magazine devient connecté, grâce à un papier connecté NFC. « Nous misons sur une complémentarité des différents contenus » explique le leader d'une des équipes du hackathon. Sur la base d'un contenu print, il a ainsi la possibilité de compléter les informations auxquelles il a accès, selon ses envies, de façon extrêmement fluide.Il permet d'accéder à des contenus complémentaires, les sauvegarder, les partager, d'avoir une publicité augmentée et le tout en un clic.
 
Il est très personnalisé. L'équipe gagnante du hackathon s'est distinguée avec un concept de quotidien ultra personnalisé. Son principe : une puce en sticker (papier connecté) collée sur un pass Navigo©, et qui permet au voyageur d'imprimer son journal perso lorsqu'il entre dans sa station de métro ou de train. Au programme, des articles sur–mesure sur ses sujets de prédilection ! 
 
Il est social. La lecture de la presse n'est plus passive et personnelle, les lecteurs veulent pouvoir partager leurs opinions, rebondir sur une idée et débattre autour d'un article. C'est l'hypothèse de départ de la 3ème équipe du hackathon, qui a choisi de travailler sur le media l'Equipe, en imaginant comment le quotidien, le magazine, le site web et l'application mobile pouvaient collaborer au service du lecteur, et lui permettre d'interagir avec son environnement.
 
« Les retours ont dépassé le simple lien entre le papier et mobile et ont mis en exergue toute la dimension digitale possible que peut apporter le media en tant que marque. A la fois en fédérant autour d'un sujet commun, mais également  en tissant une relation personnalisée des contenus en affinité avec le lecteur » conclut Gautier Pigasse, de la régie publicitaire Adsp.
 
La restitution aura lieu lors du salon Créativ Crossmédia, le 9 février à 12h (Palais Brongniart)
 
 
 

 

TVA presse en ligne

TVA presse en ligne : une simple clarification d’un droit existant depuis 1986 et 2009

Par amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2015, l’Assemblée nationale a adopté vendredi 4 décembre une disposition interprétative précisant que le taux de TVA super-réduit existant pour la presse (2,1%) s'applique à la presse en ligne dès le 12 juin 2009. Le principe en est la stricte neutralité technologique qui prévient toute discrimination entre presse imprimée et presse en ligne. Il résulte d’un raisonnement juridique rigoureux et respectueux du législateur. Son maintien dans le texte lors de l’examen qui commence au Sénat est donc essentiel.
 
C’est en effet dès la loi n°86-897 du 1er août 1986 qu’a été adoptée une définition de la presse, neutre en termes de support, englobant à dessein tant la presse imprimée que la presse “télématique”. C’est ensuite par précision apportée à cette loi par la loi n°2009-669 du 12 juin 2009 qu’a été défini le “service de presse en ligne”. Le droit de la presse a ainsi aligné clairement les droits et devoirs de la presse numérique sur ceux de la presse imprimée. 
 
En matière de TVA, ce n’est pourtant qu’en février 2014 qu’a été mise en oeuvre l’harmonisation des taux applicables aux deux modes de diffusion de la presse. Sur la période antérieure, le droit fiscal n’avait pas été mis explicitement en cohérence avec le droit de la presse. Or, comme l’indique Me Philippe Charron, avocat au Barreau de Paris, “La loi est une et d’application générale et la définition de ce qu’est une publication de presse relève de dispositions civiles et pénales, au même titre que la définition des actes de commerce et des commerçants relève du code de commerce et s’impose aux services fiscaux” (lire sa tribune sur le site de Légipresse).
 
L’inadaptation du droit fiscal est d’autant plus paradoxale que son alignement sur le droit de la presse avait justement présidé à la création de la notion de service de presse en ligne. En conclusion des États généraux de la presse en écrite le 23 janvier 2009, le président de la République Nicolas Sarkozy déclarait ainsi que “Le statut d’éditeur de presse en ligne ouvrira droit au régime fiscal des entreprises de presse”.
 
Que le législateur procède aujourd’hui à cette mise en cohérence du droit fiscal par une disposition interprétative n’est donc en aucun cas une “amnistie fiscale” auprès de titres s’étant “auto-appliqué” le taux de 2,1%, comme on a pu le lire ces derniers jours, mais un rétablissement de la presse en ligne dans les droits qui étaient les siens de par les votes du Parlement de 1986 et 2009. 
 
C’est de plus :
Non pas une mesure d’exception, mais une pratique courante en matière fiscale :
Comme l’a souligné sur son blog le 9 novembre dernier l’ancien Directeur national des enquêtes fiscales, Roland Veillepeau, qui était il y a encore 15 mois l'un des plus hauts fonctionnaires de Bercy, “il arrive régulièrement que des dispositions fiscales mettant un terme à une situation confuse soient qualifiées « d’interprétatives ”.
Non pas la défense d’intérêts particuliers, mais d’un intérêt général, transcendant les barrières politiques :
Huit députés de tous bords ont adressé le 12 novembre un courrier au président de la République pour défendre les sites de presse en ligne qui ont appliqué avant 2014 le même taux de TVA que la presse imprimée, estimant que "les titres de presse en ligne sont des entreprises de presse, avant d'être des services en ligne" et rappelant que "Notre République a, depuis le XIXe siècle, réservé à la presse des droits particuliers, parce qu'elle sert la démocratie". En aucun cas, on ne peut, de fait, confondre la presse en ligne (lemonde.fr, lepoint.fr ou rue89.com) avec un service en ligne dont l'activité est uniquement commerciale comme Voyages-Sncf.com, Amazon, Apple, lastminute.com, ou bien d'autres.
 
Les amendements déposés pour introduire la disposition législative interprétative l’ont été par des sénateurs et députés écologistes, par des députés socialistes, centristes et Les Républicains (les amendements de ces derniers ayant été toutefois retirés par la suite conformément à la position du président du groupe à l’Assemblée).
Une sortie par le haut des redressements fiscaux en cours :
La conduite des redressements fiscaux à l’encontre de trois éditeurs de presse en ligne (Arrêt sur images, Indigo Publications et Mediapart) ayant appliqué avant 2014 le taux de TVA de 2,1% à la vente de leurs services de presse en ligne témoigne d’un "réel défaut de gouvernance" de l'administration fiscale, selon Roland Veillepeau.
Une stricte application du principe d’égalité devant l’impôt prévu par la Constitution :
Comme indiqué par Me Philippe Charron, “si le principe d’égalité face à l’impôt est bien en cause dans cette affaire (articles 6 et 13 de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789), c’est au détriment de la presse en ligne, en ce qu’elle n’a pas bénéficié, depuis le 12 juin 2009, des taux réduits de 2,1% et 1,05%, contrairement à la presse imprimée.”
Une volonté partagée au niveau communautaire :
Contrairement au cas du livre numérique, aucune décision de la Cour de justice de l’Union européenne n’est à ce stade intervenue pour confirmer l’interprétation faite par la Commission européenne de la directive TVA, fondée sur une directive de 1991, comme interdisant l’application du taux super-réduit de TVA à la presse en ligne en France.
 
Le Président de la Commission européenne s’est au contraire déclaré le 6 mai 2015 en faveur de la neutralité complète du taux de TVA entre la presse écrite et la presse numérique : "Si la Commission – la précédente Commission – ne s’est pas aperçue qu’il y a eu une petite révolution depuis et s’en tient à ces règles, alors cela sera changé" ; "Que le contenu soit lu sur papier ou en version numérique ne fait pas de différence".
 
(Source : CP SPIIL - 9 décembre 2015)
 
 

 

écriture

Faites bouger les lignes !

Welovewords et Opinion Internationale lancent un concours d'écriture en ligne du 7 décembre au 7 janvier pour envisager le monde sous un angle positif et citoyen.
 
Opinion Internationale, le @magazine des libertés et des cultures, s'associe avec WeLoveWords, la première plateforme des auteurs et rédacteurs en ligne, pour lancer un concours d'écriture intitulé : « Faites bouger les lignes ! » 
 
« S'informer pour s'engager : aujourd'hui l'information peut faire bouger les lignes… Si le monde est de plus en plus connecté et ouvert aux échanges, l'ignorance mutuelle des peuples et des cultures n'a guère reculé. L'insécurité et la violence grandissent dans un monde de plus en plus organisé et libre… Opinion Internationale ambitionne de répondre à ces contradictions et de donner du sens à l'actualité », Michel Taube, fondateur d'Opinion Internationale.
 
Dans un monde où la vitesse prend le dessus sur le temps de la réflexion, où la simplification l’emporte le plus souvent sur la nuance, dans ce monde qui devient aussi de plus en plus complexe, s’informer devient essentiel si nous voulons garder le cap de notre avenir, réhabiliter le débat d’idées et reconstruire des convictions mobilisatrices. 
Pourquoi s’engager ? S’engager pour quoi ? Pour faire bouger les lignes, pour reconstruire des repères, pour contribuer au rapprochement entre les cultures et à la rencontre des esprits ouverts, pour promouvoir toutes les libertés et des sociétés de droit.
 
Dans cet esprit, Opinion Internationale avec WeLoveWords, proposent à tous les internautes de prendre leur plume pour faire bouger les lignes en rédigeant un article ou une chronique d'information qui aura pour thème central une action ou une initiative positive ou constructive à même de faire avancer les opinions.
 
Le concours est ouvert à toutes et à tous en participation libre, du 7 décembre 2015 au 7 janvier 2016, sur le site WeLoveWords. Le lauréat verra son texte publié en « Une » du magazine Opinion Internationale pendant une semaine en janvier prochain, assorti d'une courte interview de présentation de son auteur.
 
WeLoveWords est une communauté en ligne de 23.000 auteurs-rédacteurs. Cette maison digitale, unique en son genre, offre à ses membres un espace de publication et d'expression unique, notamment dans le cadre de concours créatifs. http://welovewords.com
 
Opinion Internationale est le @média des libertés et des cultures, engagé, mais non partisan. Média participatif, des contributeurs du monde entier, en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique latine nourrissent la Rédaction. Avec comme ligne éditoriale l'idée forte de "s'informer pour s'engager" : www.opinion-internationale.com
 
 

 

Free Wifi

L’arsenal liberticide du Ministère de l’intérieur pour lutter contre le terrorisme

Le Wifi gratuit à la terrasse des bistrots, ou les connexions partagées via Freewifi c’est peut-être fini. Le Ministère de l’intérieur vient en effet de faire la liste des mesures qu’il entend mettre en œuvre, dans le cadre de l’Etat d’urgence, pour lutter contre le terrorisme.
 
Une note interne du ministère de l’Intérieur, établie par la direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ), révélée ce weekend, évoque la possibilité d’« interdire les connexions wifi libres et partagées » durant l’état d’urgence et de supprimer « les connexions wifi publiques », sous peine de sanctions pénales.  
Dans le cadre de l’Etat d’urgence, la place Beauvau souhaite en effet mettre en œuvre une série de mesures permettant de mieux identifier les internautes et de capter leurs échanges. L’objectif du gouvernement est d’en finir avec l’anonymat sur internet. C’est la raison pour laquelle une série de mesure dont certaines ont un caractère fortement liberticide pourraient être proposées prochainement pour enrichir l’arsenal législatif contre le terrorisme.
 

Fini le wifi gratuit

 
Parmi ces mesures, celles concernant les connexions internet risqueraient de changer la vie de nombreux utilisateurs du réseau. L’idée consiste à permettre l’identification des personnes qui communiquent par Internet. Si cette mesure passe, il en sera fini des connexions sur les hotspots de Starbucks, McDo, des bibliothèques, jardins publics et autres lieux où l’on pouvait se connecter facilement.  Le projet envisage aussi de demander aux opérateurs de suspendre les connexions facilitées via les réseaux wifi partagés comme FREE wifi (trois millions de hotspots) ou SFR wifi. Une mesure à portée massive quand on sait que la France, avec plus de 13 millions de bornes publiques est championne du monde de l’accès public au wifi.
 
Pour Olivier Chicheportiche de ZDNet, « Il s'agirait d'une mesure sans précédent dans un pays comme la France où les réseaux ouverts sont extrêmement nombreux. Servent-ils de support pour les terroristes ? On ne le sait pas mais on peut s'interroger sur l'utilisation à des fins terroristes d'outils intrinsèquement ouverts et peu discrets ».
 

Fini l’accès anonyme pour les lanceurs d’alerte

 
Une autre mesure choc est envisagée, celle-ci concernant moins de monde ; il s’agit de l’interdiction des réseaux Tor en France. Rappelons qu’il s’agit d’un logiciel de navigation permettant aux internautes de surfer dans le plus parfait anonymat, sans crainte d’identification de leur adresse IP.  Ce type de réseaux est certes utilisé par ceux qui ont quelque chose à cacher, mais aussi par des journalistes, des lanceurs d’alerte ou des défenseurs des droits des citoyens. La plateforme de lanceurs d’alerte « Source sûre » ouverte par plusieurs grands médias dont Le Monde fait appel à cette technologie pour préserver l’anonymat de ceux qui souhaitent communiquer des informations sensibles.

LIRE SUR UP : Lancement de la plateforme pour lanceurs d'alerte "Source sûre"

Autant il sera assez facile pour le gouvernement de mettre en œuvre la limitation du wifi public, autant il lui sera plus ardu de convaincre les opérateurs de Tor qui fonctionnent dans un réseau mondial. La Chine s’y est essayée avec un succès très mitigé.
 

Fini la téléphonie sur Internet

 
Dans l’arsenal des mesures envisagées, la note du ministère de l’intérieur vise aussi les applications de téléphonie sur internet utilisant la voix sur IP (VoIP). Ces applications au premier rang desquelles figure l’application Facetime d’Apple utilisent des procédures de chiffrement dites « de bout en bout » afin de conserver l’anonymat des utilisateurs. Ce chiffrement est inconnu même de l’opérateur.
 
Adrienne Charmet-Alix de la Quadrature du Net interrogée par Rue89, se désole de ces mesures : « Ce n’est malheureusement pas très étonnant. Sur le chiffrement et Tor, on s’y attend depuis un an et demi. Sur le wifi public, là c’est n’importe quoi. Depuis Hadopi, il n’y a plus de wifi en total libre accès. Il faut s’identifier, au moins avec une adresse mail. Je ne vois pas en quoi ça peut faire diminuer le terrorisme. »
 
 
D’autres idées destinées à lutter contre le terrorisme figurent dans la note du ministère, véritable liste de Noël des services chargés d’assurer notre sécurité. Parmi ces mesures, citons l’installation systématique d’un GPS sur toutes les voitures en location, la conservation des fadettes pendant deux  ans contre une année aujourd’hui, l’élargissement des possibilités de vidéo surveillance dans les lieux publics ou l’utilisation des fameux IMSI-catchers, ces aspirateurs de données d’un téléphone portable, sans autorisation judiciaire.
 
Toutes ces demandes ne seront vraisemblablement pas obtenues lors de la discussion de la loi sur l’état d’urgence programmée en janvier. Mais elles vont dans le sens d’un durcissement des outils mis à disposition des services de sécurité. Certains d’entre eux sont légitimes, d’autres risquent de limiter fortement les libertés dont nous jouissons. Remarquons enfin que les limitations de l’accès à Internet vont carrément à contrecourant de la fameuse « confiance dans le numérique » chantée par Emmanuel Macron et Axelle Lemaire. Les français accepteront-ils de payer ce prix pour leur sécurité ?
 

MISE A JOUR DU 9 DECEMBRE 
Le Premier ministre français Manuel Valls a assuré mercredi 9 décembre au mico de BFM-TV et RMC  que l'interdiction des accès à internet via des Wifi publics n'était "pas une piste envisagée" par le gouvernement, en écartant également une interdiction de l'outil d'anonymisation sur internet TOR. 

"Non, l'interdiction du Wifi n'est pas une piste envisagée aujourd'hui, je vous le confirme", a insisté Manuel Valls. "Internet est une liberté, est un moyen extraordinaire de communiquer entre les gens, c'est un plus pour l'économie", souligne-t-il, rappelant qu'il était "aussi un moyen pour les terroristes de communiquer et de diffuser leur idéologie totalitaire". 
"Que la police regarde l'ensemble des aspects qui permettent de mieux lutter contre les terrorismes, bien évidemment, mais il faut prendre des mesures efficaces", a déclaré M. Valls.
Quant à une interdiction du système TOR, qui permet d'empêcher l'identification d'un internaute via son adresse IP, le Premier ministre a également dit qu'il n'y était pas favorable.

 
Charles-Elie Guzman, UP’ Magazine
 

 

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