UP' Magazine L'innovation pour défi

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Lancement du Prix 2015 de l'Information Sociale

Ce Prix décerné depuis 1985 par l'Association des Journalistes de l'Information Sociale (AJIS) avec le parrainage du Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, et créé en mémoire de la disparition de quatre jeunes journalistes, Marie-France Desgouttes, Martine Godoy, Eric Hassan et Evelyne Lance et de leur accompagnateur, Jean-Claude Pirot, dirigeant de l'AFPA, décédés dans un accident d'avion au retour d'un voyage de presse en décembre 1984, distingue de futurs journalistes s'intéressant à la sphère sociale.

La date limite de dépôt des reportages est fixée au 31 mars 2015.

Les thématiques : travail, emploi, management, formation professionnelle, exclusion, chômage, santé, handicap, dépendance, retraite, dialogue social.
Le prix, doté d'une somme de 3 500 €, est destiné à encourager une personne désireuse de devenir journaliste dans le champ social. Aucune condition d'âge ou d'études n’est exigée. Seule restriction : le candidat ne doit pas avoir de carte de journaliste professionnel (titulaire ou stagiaire à la date de clôture du dépôt des reportages) et n'en avoir jamais eu auparavant.

Le prix récompense une enquête non publiée jusqu’au jour de la cérémonie de remise du Prix. Un seul sujet sera accepté par candidat. Ce sujet ne doit pas avoir été déjà présenté au Prix AJIS les années précédentes et doit être exclusivement proposé pour le Prix AJIS. Il peut être présenté par plusieurs candidats qui, en cas de sélection, se partageront la dotation.

Le jury décernera également « une mention spéciale AFPA » dotée de 2 500 €, saluant la qualité d’une enquête qui n’a pas été retenue pour le Prix.

Pour plus d'information, se reporter au règlement du Prix 2015

Pour tout renseignement complémentaire, envoyez un e-mail à contact[at]ajis.asso.fr

société de l'information

Appel à projets pour l'Impact Journalism Day

Rappel ! Le 20 juin 2015 aura lieu la 3ème édition de l'Impact Journalism Day organisé par Sparknews. Pour cela, un appel à projets est lancé pour révéler 101 projets innovants qui changent le monde. Les projets sont à soumettre avant le 25 février 2015.

Cet appel à projet concerne les solutions concrètes, opérationnelles et innovantes qui ont un impact fort, un potentiel de développement important et qui répondent à un problème social.
Le projet peut être porté par un particulier, une entreprise, une ONG, une association, une organisation publique ou privée…

Vous êtes porteur d'un projet qui relève un grand défi de nos jours ? L'Impact Journalism Day réalisé par Sparknews et ses collaborateurs permet à tels projets d'être connus par un public international grâce à leur publication dans les médias de référence partout dans le monde.
Des solutions innovantes répondent aux enjeux essentiels de notre société partout dans le monde. 50 grands médias du monde entier s'unissent pour partager, le même jour, un supplément dédié aux initiatives impactantes.

Plus d'informations

www.ijdsparknews.com

Revoir l'interview de Christian de Boisredon - Sparknews / UP' Magazine

médias et innovation

Appel à participation au 4e Forum mondial des médias libres

Du 22 au 28 mars aura lieu à Tunis la 4e édition du Forum mondial des médias libres (FMML) pour promouvoir la liberté d’expression et la lutte pour une autre forme de communication. Ce grand rendez-vous est l'occasion pour les journalistes, les activistes de la communication, les organisations de soutien aux médias indépendants du monde entier de proposer des activités autogérées. A l'issue du Forum sera adoptée une charte mondiale des médias libres.

La Tunisie accueillera la 4e édition du Forum Mondial des Médias Libres (FMML) du 22 au 28 mars 2015 sur le site de l’Université El Manar à Tunis. Le Forum mondial des médias libres est né dans le cadre des Forums sociaux mondiaux à travers la rencontre entre activistes en faveur de la liberté d’expression et de la lutte pour une autre forme de communication. Ces militants étaient impliqués à l’histoire des innombrables expériences et luttes menées par les médias indépendants.

Cette 4e édition se tient deux ans après la dernière édition du FMML qui a rassemblé à Tunis des blogueurs, des journalistes, des communicateurs populaires, des associations, des producteurs de l’audiovisuel, des développeurs, des hackers et des chercheurs universitaires et indépendants. La profusion d’initiatives a permis des échanges éclairants sur la liberté d’expression, l’accaparement des savoirs, les enjeux d’Internet, les radios communautaires, la réappropriation de l’information, les logiciels libres entre autres thématiques abordées. La dernière édition du FMML a également été très riche en échanges et perspectives pour poursuivre la lutte pour le droit à la communication et l’information à travers le monde.

Les différentes structures impliquées dans la dynamique du FMML vous donnent donc rendez-vous pour une 4ème édition en 2015. Comme la dernière édition, le prochain FMML commencera deux jours avant le Forum social mondial du 24 au 28 mars, et se poursuivra durant la durée de celui-ci.
Ce sera l’occasion d’approfondir toutes ces réflexions et consolider des convergences entre nos différentes structures et initiatives. La prochaine édition du FMLL sera aussi et surtout l’occasion de participer à la construction de la Charte Mondiale des Médias Libres, qui se veut un outil de luttes et de plaidoyer pour les différentes structures et organisations à travers le monde qui défendent la liberté d’expression et le droit à la communication. D’ici là, les organisations sont d’ailleurs invités à commenter une version préliminaire de la Charte.

Comment proposer une activité ?

Le FMML se construit et est nourri par les initiatives des actrices et acteurs qui s’y engagent : journalistes, associations, blogueur-es, producteurs d’informations, ONG, représentants du mouvement social et citoyen, chercheurs, développeurs, développeuses. Vous et votre organisation sont invités à proposer des activités (ou à vous joindre à celles que d’autres initieront).
Pour proposer une activité pour les deux premiers jours du FMML (avant le FSM), il vous suffit de vous rendre sur le site du FMML dans la rubrique "Proposer une activité" http://www.fmml.net/activite et de remplir le formulaire dédié, en choisissant l’un des axes suivants :

1. Droits à communiquer, bien commun et régulations pour une communication démocratique
2. Mouvements sociaux, médias indépendants et émergence de nouveaux acteurs sociaux et politiques
3. Organisation des médias libres, réseaux transnationaux, info-intégration et modèles économiques
4. Souveraineté, gouvernance d’Internet et appropriation et contre-pouvoirs technologiques

Date limite de dépôt des propositions : 22 février 2015 pour les activités des deux premiers jours (22 et 23 mars). Ces activités ne concernent que le Forum des médias libres. Les activités qui se dérouleront à partir du 24 mars le seront dans le cadre du Forum Social Mondial. Elles doivent être inscrites sur le site du FSM jusqu’au 10 février.

Les propositions seront ensuite étudiées et fusionnées selon le principe dit d’agglutination (regroupement de propositions similaires au sein d’ateliers).
Si vous avez des questions et vous souhaitez participer à l’organisation du FMML, n’hésitez pas à contacter l’équipe d’organisation : info[at]fmml.net

société de l'information

Lancement de la plateforme pour lanceurs d'alerte "Source sûre"

Le Monde, Le Soir, RBTF et La Libre Belgique sont heureux de vous annoncer la naissance de "Source sûre" ! Première plateforme francophone internationale destinée aux lanceurs d'alerte - unique en son genre - celle-ci a pour ambition de s'ouvrir à tous les autres médias francophones pour permettre à des lanceurs d'alerte d'envoyer des informations confidentielles. Réponse en pied-de-nez au projet de la loi Macron sur la notion de "secret des affaires" ?! 

Le site Sourcesûre permet à des lanceurs d'alerte d'envoyer des informations confidentielles à des médias, en envoyant des documents qui seront transmis de façon anonyme et intrâçable. Ils peuvent choisir d'envoyer leurs documents à un seul média ou à plusieurs. Si le lanceur d'alerte accepte d'être recontacté, le journaliste ayant reçu les documents pourra dialoguer avec lui en ligne, en utilisant un code unique et secret (ce dialogue est recommandé, car le journaliste aura ainsi de meilleures chances de mener une enquête fructueuse).
Les médias ayant reçu les documents décideront de donner suite ou non, de vérifier les informations, de mener leur propre enquête, ou de publier les informations.

Voici pour les présentations officielles récupérées sur le site de la plateforme. Au chapitre "sécurité" il est mentionné : "Lorsque vous transmettez aux médias des informations sensibles, vous prenez des risques liés à la technologie des réseaux, et aussi à votre comportement. Vous pouvez prendre certaines mesures pour mieux vous protéger."... puis sont développés les risques liés à "votre" comportement, les risques techniques, les précautions à prendre et les protections techniques à opérer pour rester anonymes et protégés.

Une conférence de presse est organisée le 12 février prochain à Paris pour les présentations officielles. 

Le secret des affaires...

Selon le journal Libération du 28 janvier 2015 : "Lors des débats sur le projet de loi Macron, la notion de secret des affaires a été introduite à l’article 64. Cet amendement prévoit de punir quiconque prend connaissance, révèle sans autorisation ou détourne toute information protégée au titre du secret des affaires d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. En introduisant cette disposition dans le projet de loi Macron, la France anticiperait – ce qui est exceptionnel - la transcription d’un projet de directive européenne, et deviendrait le premier pays européen à pénaliser la divulgation d’informations " valeur économique"". 

Je vous rassure, l'amendement a été retiré devant le tollé général de la presse et la liberté d'informer. Mais l'alerte a été donnée...

A propos des lanceurs d'alerte

En février 2014, presque jour pour jour, sortait un livre de Florence Hartmann, ancienne journaliste du journal Le Monde, "Lanceurs d'alerte" : elle y raconte les parcours, les histoires, les motivations d’une série de lanceurs d’alerte. Elle savait de quoi parler puisqu'en 2008, elle avait été elle-même jugée par le Tribunal pénal international pour avoir travaillé un temps au bureau du procureur et avoir violé la confidentialité de décisions de la cour. (Photo : Florence Hartmann)

Le concept de "lanceur d'alertes" a été forgé dans les années 70, lorsque l’Américain Daniel Ellsberg a révélé les documents du Pentagone sur la guerre du Vietnam. Concept qui a pris de l’ampleur avec les révélations de WikiLeaks ou celles de Snowden ces dernières années, sans oublier les révélations en France de l'exposition de longue durée à l'amiante, les éthers de glycol, ou les effets du Médiator par la lanceuse d'alerte Irène Frachon, médecin pneumologue de formation.

Des actions qui sont dans l'intérêt de tous. L'opinion publique internationale est donc prise à témoin car on y révèle des dysfonctionnements dans nos démocraties. Les lanceurs d’alerte révèlent ce que personne ne veut voir étaler, ni les Etats, ni les entreprises privées. Ils montrent un visage pas forcément idyllique ni satisfaisant des démocraties. Leur méthode est brutale, mais elle est portée au jugement de la société puisque concernant tout le monde. 

Où se trouve l'équilibre entre transparence et droit de savoir ? D'après Florence Hartmann, dans une interview accordée à l'Obs-Rue 89 en 2014 : 
"Les deux extrêmes n’existent pas. On n’a pas le droit de TOUT savoir, on n’a pas le droit de ne RIEN savoir... Au lieu de profiter de l’affaire WikiLeaks, qui a eu un énorme écho et a attiré l’attention sur le sujet, on a posé le sujet comme deux extrêmes irréconciliables. Or, les deux extrêmes n’existent pas.
Tout ce qui existe est entre les deux. Et c’est ce qu’on a éliminé du débat, c’est-à-dire la coexistence entre les uns et les autres, là où vit la démocratie. La règle, c’est le droit de savoir, et – la question a été posée dès Daniel Ellsberg dans les années 70 – l’exception, c’est le secret dans certains domaines.
La « dictature de la transparence », c’est évidemment dangereux, mais on nous parle d’un impossible. Ce n’est pas ce que demandent les lanceurs d’alerte, on a manipulé le débat. A quelques exceptions près, personne ne demande le droit de TOUT savoir."

Ceux qui dénoncent des scandales sanitaires ou environnementaux sont désormais protégés par la loi. Le Parlement a adopté le 3 avril 2014 une proposition de loi visant notamment à protéger "les lanceurs d'alerte", ces scientifiques ou ces citoyens qui attirent l'attention sur les risques sanitaires ou environnementaux. Ajoutant au texte sénatorial une définition du lanceur d'alerte : "Toute personne physique ou morale a le droit de rendre publique ou de diffuser de bonne foi une information concernant un fait, une donnée ou une action, dès lors que la méconnaissance de ce fait, de cette donnée ou de cette action lui paraît dangereuse pour la santé ou pour l'environnement." Le texte veut éviter que les lanceurs d'alerte soient victimes de discrimination professionnelle "pour avoir relaté ou témoigné, de bonne foi", à leur employeur ou aux autorités, "des faits relatifs à un danger pour la santé publique ou l'environnement" dont ils auraient eu connaissance par leurs fonctions.

Et les médias dans tout ça ?

Emmanuel Hoog, ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina), PDG de l’Agence France Presse (AFP) depuis 2010, et auteur de "Mémoire Année zéro1", déclare que "Les lanceurs d'alerte sont les alliés des journalistes."  dans une tribune d'Amnsety International le 2 février dernier : Qu’est-ce qui change avec les lanceurs d’alerte ? La sophistication de l’information ou la mise à jour de la volonté des puissants d’en cacher une partie ?
"L’alerte fait partie de la culture historique des agences de presse, nous sommes des professionnels du temps réel. Les agences de presse structurent encore très largement la temporalité de l’information. Les lanceurs d’alerte sont évidemment liés à cette notion, au sens anglo-saxon du breaking news, la dernière nouvelle, car ils nous mettent en éveil sur un sujet très important ou jusqu’à présent caché."

"Par ailleurs, il y a un deuxième sens au mot « alerte », associé à la notion de danger et de gravité. Ils nous « alertent » que quelque chose de grave se passe. Ils pointent un dysfonctionnement majeur. Ces deux types d’alerte peuvent se rencontrer mais se distinguent. Une urgence sur le plan médiatique ne se confond pas toujours avec une urgence sur le plan démocratique. La complexité du monde moderne ne peut faire reposer sur les seules épaules du journaliste la responsabilité de la transparence et de la vitalité du débat démocratique. En ce sens, les lanceurs d’alerte sont des alliés du journalisme."

Lancée également cette semaine, une autre plateforme, AfriLeaks,veut mettre en relation les détenteurs d'informations sensibles avec les médias africains. Le tout de manière ultra sécurisée. La plateforme se présente comme une "boîte aux lettres" hautement sécurisée permettant à des lanceurs d'alerte de poster des documents et d'entrer en relation directe, en toute confidentialité ou de manière anonyme, avec un ou plusieurs journaux de son choix.
"AfriLeaks est un outil qui permet à des médias et des informateurs de déclencher des enquêtes", résume la journaliste d'investigation Khadija Sharife interwievée par le mensuel anglophone du Groupe Jeune Afrique, The Africa Report. Comme ce magazine, une douzaine d'autres titres de presse africains de langue anglaise et quelques ONG se sont associés au projet.

 

Gemma Serrano : #JesuisCharlie: Internet peut-il garantir la liberté d'expression ?

 #JesuisCharlie : Internet peut-il garantir la liberté d'expression ?, entretien avec Gemma serrano, directrice de recherche et théologienne au Collège des Bernardins.

Pour départager l'information superficielle des enjeux véritables, le séminaire de recherche "Journalisme et bien commun à l'heure du numérique" dirigé par Gemma Serrano, théologienne et Eric Sherrer, directeur de la prospective et de la stratégie numérique de France Télévisions, a souhaité inscrire l'une de ses séances en lien direct avec l'actualité française du 11 janvier dernier. Gemma Serrano revient pour la Lettre de la recherche sur cette séance exceptionnelle.

Le pôle de recherche du Collège des Bernardins est engagé dans la compréhension du monde d’aujourd’hui, notamment dans ses fragilités et ses fractures. Il doit donc s’interroger sur ce que les événements qui nous ont touchés ces derniers jours révèlent et exigent, non pas pour se complaire dans les blessures de l’actualité, mais pour sortir d’un huis clos protecteur et puiser dans la réalité la matière et la raison de notre recherche. 
©Collège des Bernardins

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