UP' Magazine L'innovation pour défi

Paris Saclay, le futur en chantier(s)

Sous le haut patronage de Geneviève Fioraso, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, l’Etablissement public Paris-Saclay (EPPS), en partenariat avec l’Université Paris-Saclay, la Maison de l’architecture en Ile-de-France et l’Ordre des Architectes d’Ile-de-France, organise : L’EXPOSITION PARIS-SACLAY - Le futur en chantier(s) du 28 novembre au 20 décembre 2014 à la Maison de l'architecture en Ile de France.

Grâce à une frise chronologique, des projections ainsi que la maquette du territoire réalisée à un format 1:2000, cette exposition permet de découvrir l'évolution du plateau de Saclay et de faire un point sur l'avancement du chantier dans l'ensemble de ses dimensions : scientifique, économique et urbaine. 

L’exposition Paris-Saclay présente un point d’étape du projet dans l’ensemble de ses dimensions au moment où se crée l’Université Paris-Saclay et où la phase opérationnelle du campus urbain est engagée. Gratuite et ouverte à un large public, elle s’ouvre par des tables rondes et conférences les 28, 29 et 30 novembre dont vous trouverez le programme complet ci-dessous :

VENDREDI 28 NOVEMBRE - 14h : Ouverture des tables rondes par Pierre Veltz, Président-Directeur général de l’Établissement public Paris-Saclay et Dominique Vernay, Président de la Fondation de Coopération Scientifique Campus Paris-Saclay.

- 14h30–16h30 : Universités, Grandes Écoles et organismes de recherche : la convergence

L’université Paris-Saclay portée par la Fondation de Coopération Scientifique Campus Paris-Saclay, a vu le jour en octobre 2014. Pour la première fois en France, universités, grandes écoles et grands organismes s’associent dans un même ensemble de rang mondial pour bâtir une stratégie scientifique et éducative répondant aux enjeux sociétaux de notre temps. Avec plus de 10.500 chercheurs et enseignants-chercheurs, 60.000 étudiants, dont 25.000 en master et doctorat, elle est le moteur scientifique du territoire, constituant un ensemble comparable aux universités internationales comme Stanford, Berkeley, MIT, Harvard, Oxford ou Cambridge.
- Herve Biausser, Directeur Centrale Supelec
- Jacques Biot, Président de l’École polytechnique
- Jacques Bittoun, Président de l’Université Paris-Sud
- Nozha Boujemaa, Directrice du centre de recherche Inria Saclay Île-de-France
- Alain Fuchs, Président du CNRS
- Philippe Jamet, Directeur général de l’Institut Mines-Télécom
- Isabelle This-Saint-Jean, Vice-Présidente du Conseil régional d’Île-de-France en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche
- Gilles Trystram, Directeur général d’AgroParisTech
- Dominique Vernay, Président de la Fondation de Coopération Scientifique Campus Paris-Saclay
- Pierre-Paul Zalio, Président de l’École normale supérieure de Cachan

- 16h45–18h15 : Innovation ouverte, un nouveau modèle

L’innovation est le facteur clé de notre avenir économique. Pour les entreprises, la compétition par l’innovation est un défi que la seule recherche & développement interne ne permet plus d’atteindre. L’« innovation ouverte » – c’est-à-dire la collaboration avec des partenaires extérieurs, start-up et PME, concurrents, universités, clients et usagers – se dessine alors comme nouveau paradigme. Cette stratégie est au coeur de Paris-Saclay, qui rassemble, avec une densité exceptionnelle, tous les acteurs scientifiques et économiques d’un écosystème de rang mondial. L’enjeu est d’ancrer les firmes dans le territoire national et de créer les emplois de demain dans les secteurs d’avenir de la santé, de l’alimentation, de l’énergie, de la mobilité, de la sécurité, etc.
- Jean-Luc Beylat, Président du Pôle de compétitivité Systematic
- Bernard Bigot, Administrateur général du CEA
- Pierre Gohar, Directeur délégué à l’innovation et aux relations avec les entreprises à la Fondation de Coopération Scientifique Campus Paris-Saclay
- Bruno Leprince-Ringuet, Vice-Président Recherche et développement Europe d’Air Liquide
- Sylvie Retailleau, Doyenne de la Faculté des Sciences de l’Université Paris-Sud
- Bernard Salha, Directeur de la recherche et du développement d’EDF
- Charles Nouboué, fondateur FITLE

18h30–20h : Un « cluster urbain » et des quartiers de ville : réussir un modèle original de mixité

L’accessibilité et la qualité de vie sont la clé de la réussite du projet économique et scientifique. Paris-Saclay est aussi une très grande opération d’aménagement portée par l’Établissement public et les collectivités locales : communauté d’agglomération du Plateau de Saclay, communauté d’agglomération d’Europ’Essonne, communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, communauté d’agglomération de Versailles-Grand Parc. Elle s’appuie sur les atouts reconnus du territoire – proximité entre villes et espaces agricoles et naturels, offre résidentielle attractive, équipements et qualité de vie, patrimoine historique exceptionnel – pour créer un modèle urbain au service de tous : habitants, chercheurs, salariés, étudiants, visiteurs.
- Michel Bournat, Président de la communauté d’agglomération du plateau de Saclay
- Vincent Delahaye, Président de la communauté d’agglomération d’Europ’Essonne
- Michel Laugier, Président de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines
- François de Mazières, Président de la communauté d’agglomération Versailles Grand Parc
- Pierre Veltz, Président-Directeur général de l’Établissement public Paris-Saclay
- Philippe Yvin, Président du Directoire de la Société du Grand Paris

SAMEDI 29 NOVEMBREEn continu tout au long de la journée, des visites guidées de l’exposition par des chargés de projet de l’Établissement public Paris-Saclay et des présentations autour de la maquette.

10h : Accueil et introduction par Pierre Veltz

10h30–11h30 :  De la genèse du projet d’aménagement à sa mise en oeuvre

Les multiples échelles du projet (grand territoire du plateau et des vallées, campus urbain du sud plateau dans l’Essonne, pôle de Versailles-Satory-Saint-Quentin-en-Yvelines) imposent une approche urbaine et paysagère originale. Des concepts transversaux assurent la cohérence de l’ensemble : compacité, chaîne des lieux publics, lisières, mixité des programmes, intégration paysage-urbanisme. La table-ronde en présente la genèse et l’actualité.
- Floris Alkemade, Architecte urbaniste / FAA
- Michel Desvigne, Paysagiste / MDP
- Xaveer de Geyter, Architecte urbaniste / XDGA
- Isabelle Menu, Architecte urbaniste / MSTKA
- Lise Mesliand, Directrice de l’aménagement / Établissement public Paris-Saclay

11h30–13h : Paris-Saclay à l’avant-garde de la transition énergétique

Le territoire de Paris-Saclay rassemble des compétences scientifiques et technologiques qui en font le principal pôle de recherche français en matière de transition énergétique, avec notamment trois nouveaux instituts de la transition énergétique (ITE) dans les domaines du photovoltaïque, de la mobilité, et de l’efficacité énergétique industrielle et urbaine, et bien sûr la présence des grands acteurs que sont le CEA, EDF,
Air Liquide… L’innovation en matière de gestion intelligente de l’énergie est aussi au coeur du projet d’aménagement lui-même, porté par l’Établissement public Paris-Saclay et les collectivités, en partenariat avec les ITE, les entreprises et le pôle de compétitivité Systematic.
- Martine Bridenne, Directrice générale de Paris-Saclay Efficacité Energétique
- Antoine Mullender, Directeur général de Vedecom
- Guillaume Pasquier, Directeur général de l’Établissement public Paris-Saclay
- Antoine du Souich, Directeur développement durable, direction de l’aménagement de l’Établissement public Paris-Saclay
- Laurent Schmitt, Président du groupe de travail « Gestion intelligente de l’énergie » chez Systematic Paris-Région

14h30–20h : PechaKucha du Campus urbain Paris-Saclay

Présentation des projets architecturaux et des espaces publics du Campus urbain du sud plateau sous forme de séquences courtes et enchainées, selon le format imposé de 6,40 mn et 20 images 

- Le quartier de l’École polytechnique :
La lisière nord et la chaine des lieux publics par Michel Desvigne / Agence MDP
Le centre de Recherche & Développement d’EDF par Francis Soler / Agence Francis Soler Architecte
Le campus d’EDF par Emmanuel Combarel / Agence ECDM
Le poste source d’ERDF par Yves Pagès / Agence Explorations Architecture
Le radar de Palaiseau par Philippe Barthélémy / Agence Philippe Barthélémy & Sylvia Griño Architectes
La bande centrale du quartier de l’École polytechnique par Floris Alkemade / Agence XDGA – FAA
L’Institut Mines-Telecom par Shelley McNamara / Agence Grafton Architects
La résidence étudiante de 300 logements étudiants et apprentis par Johan Anrys / Agence 51N4E associée à Bourbouze & Graindorge
L’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique (ENSAE) par Jean-Patrice Calori / Agence CAB Architectes
L’extension des laboratoires de l’École polytechnique par Michel Rémon / Atelier Michel Remon
La halle multisports mutualisée par Séverine Stoffel / Agence Stoffel Lefebvre Architectes
Le centre de nanosciences et nanotechnologies (C2N) par Michel Rémon / Atelier Michel Remon
L’Institut Photovoltaïque d’Île-de-France par Jean-Philippe Pargade / Agence Pargade Architectes

- Le quartier du Moulon :
Le quartier du Moulon par Isabelle Menu / Agence Saison-Menu Architectes Urbanistes
L’École normale supérieure de Cachan par Paul Vincent / Agence Renzo Piano Building Workshop
Le Lieu de vie par Gilles Delalex / Agence Muoto architectes
Le quartier Joliot Curie et la lisière sud par Sylvanie Grée / Groupement OMA et D’ici là paysagistes
L’École Centrale Paris par Ellen Van Loon / Agence OMA
Le quartier du Belvédère par Thierry Kandjee / Agence Taktyk Landscape Urbanism
L’Institut des sciences moléculaires d’Orsay par Kess Kaan / Kaan Architecten
Le Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur par Franck Vialet / Agence Vib architecture
Le Laboratoire Fluides Automatique et Systèmes Thermiques / Laboratoire de Physique Théorique et Modèles Statistiques / Institut Pascal par Florent Descolas / Agence Brenac et Gonzalez
L’Installation pour le climat et l’environnement par Jacob Celnikier / Agence Celnikier et Grabli Architectes

- Dans la vallée et au CEA :
Le Plan guide du CEA par Philippe Prost / Agence d’Architecture Philippe Prost
Le Pôle de recherche NeuroSciences par Jacob Celnikier / Groupement Dietmar Feichtinger Architectes et Celnikier Grabli Architectes
L’Institut de Mathématiques par Jean Guervilly / Agence GM Architecture
Le Conservatoire à rayonnement départemental de la Vallée de Chevreuse par Jacques Pajot / Atelier Novembre
L’Institut de biologie intégrative de la cellule (I2BC) par Antoine Roux / Agence Ragueneau et Roux
La Maison des étudiants par Cyrille Hanappe / Agence Air Architectures

20h  :  Apéritif convivial

DIMANCHE 30 NOVEMBRE :  La science à Paris-Saclay est extraordinairement riche et diverse. Pour conclure ce programme, des conférences scientifiques sont proposées au grand public sur des sujets de forte actualité : comment parler autrement de la physique quantique ? où en est-on de la recherche sur le cerveau ? que savons-nous de l’évolution du climat ?

14h30 :  Julien Bobroff : donner à voir la physique autrement, l’exemple de la supra conductivité
Julien Bobroff est professeur à l’Université Paris-Sud, Laboratoire de Physique des Solides à Paris-Saclay. Il a reçu en 2011, le Prix Jean Perrin, prix de popularisation de la science, qui lui a été attribué pour ses actions en faveur de la diffusion de la physique et pour son implication dans la réussite des événements liés à l’Année de la Supraconductivité pour les 100 ans de sa découverte.

15h30 : Stanislas Dehaene : le cerveau et le code de la conscience
Professeur au Collège de France et membre de l’Académie des sciences, Stanislas Dehaene est directeur de l’unité de Neuroimagerie Cognitive (INSERM/CEA), installée dans le grand centre Neurospin à Saclay. Il est l’un des spécialistes mondiaux du cerveau. Il a publié divers livres accessibles au grand public: Les Neurones de la lecture, La Bosse des maths chez Odile Jacob. Il parlera de son nouvel ouvrage Le Code de la conscience, chez le même éditeur.

16h30 : Valérie Masson-Delmotte : l’évolution du climat à la lumière du passé
Paléoclimatogue, Valérie Masson-Delmotte étudie les mécanismes d’évolution du climat en partant de leur variabilité passée. Elle est responsable de l’équipe Glaccios (Glaces et continents, Climat et isotopes stables), au Laboratoire des Sciences du
Climat et de l’Environnement. Directrice de recherche au CEA, elle est très active dans le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Elle a obtenu le prix Irène Joliot-Curie de la femme scientifique de l’année 2013. Elle a publié aux éditions du Pommier plusieurs livres destinés au grand public sur les enjeux climatiques.
Vente des produits de la ferme organisée par les fermes du plateau de Saclay en lien avec le Café A et tout au long de l’après-midi : visites commentées de l’exposition et présentation de la maquette par des chargés de projet de l’Établissement public Paris-Saclay.

www.epps.fr

Lieu : Couvent des Récollets, 148 rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris

Horaires :
- Le jeudi 27 novembre 2014 à 18:30
- Du vendredi 28 au dimanche 30 novembre 2014 à 09:30
- Du mardi 02 au dimanche 07 décembre 2014 à 11:00
- Du mardi 09 au dimanche 14 décembre 2014 à 11:00
- Du mardi 16 au samedi 20 décembre 2014 à 11:00

Photo Copyright © 2014 Etablissement public Paris-Saclay, Tous droits réservés.

Patrick Bouchain à tambour battant pour changer le monde

Exposition "Tambour battant - Patrick Bouchain" à la Salle Principale / la galerie Paris 19ème

Depuis le 13 septembre et jusqu'au 15 novembre 2014, la Salle Principale /la galerie, située au 28 rue de Thionville à Paris 19e, pour sa première exposition, invite l'architecte et scénographe Patrick Bouchain. C'est la première fois que cet architecte est présenté dans une galerie d'art contemporain.

Patrick Bouchain, 69 ans, est le premier à exposer à la Salle principale. Cet architecte s’est fait un nom en transformant, avec talent, des sites industriels morts en ruches culturelles bien vivantes : une usine à Grenoble, un entrepôt de textile à Roubaix, les nefs des anciens chantiers navals de Nantes, des abattoirs à Calais, des chaix à Sète, la friche Belle de mai de Marseille,… Il a également conçu le cirque équestre Zingaro de Bartabas à Saint-Denis (93), et une superbe salle de concert en bois à Evian-les-Bains (74). Il a assisté Daniel Buren pour ses fameuses colonnes au Palais-Royal, en 1986. Et le pavillon d'exposition itinérant mobile du Centre Pompidou, c’est lui.

Patrick Bouchain s'est fait connaître en élargissant la notion de réemploi des matériaux à une architecture qui serait moins «matériovore». Il a tracé là un chemin qui enrichit et détourne la HQE (haute qualité environnementale) et autre BBC (bâtiment basse consommation) dogmatiques, le métier d'architecte étant de plus en plus coincé par des normes économiques et écologiques qui ne relèvent pas toutes du bon sens. Il ré-explore la matière, renoue avec l'invention constructive et spatiale, mettant en question les habitus du XXIe siècle.

Son activité s’est axée sur les arts du spectacle, la mobilité et l’éphémère. Foncièrement anticonformiste, il pratique avec son agence Construire (Loïc Julienne) une architecture « HQH », pour « Haute qualité humaine », développant les chantiers ouverts au public, véritables actes culturels, et valorisant la maîtrise d’usage, cœur de tout projet.
Patrick Bouchain et son atelier Construire a bâti le Lieu unique de Nantes (anciennes usines Lu) avec des «rebuts du monde» pour en faire une scène culturelle nationale, ou l’Académie du cirque Fratenilli à Saint-Denis avec des tôles récupérées sur un chantier.

L'exposition "Tambour battant" plonge le visiteur dans la lecture du code civil et dans l'interprétation de ses failles

Présentation à partir d'un extrait de la conférence de Patrick Bouchain à l'occasion de l'inauguration de l'exposition : 

"Ce lieu accueillera de multiples regards sur le monde habité, celui qui existe pour qui veut le voir. Les changements prochains et complexes qui nous attendent dans des situations chaotiques nécessitent des appréhensions artistiques ouvertes. Pour entamer cette perçante oeillade sur le monde, nous nous pencherons sur ce qui nous unit.

Lire et relire quelques articles fondateurs du code civil, pour tenter d’y déceler si l’autre monde qui existe est bien dans celui-ci. Faire jouer, résonner et user les tambours encore vibrants du lecteur de la loi.

Et puisqu’il faut bien faire le premier pas : si nous étalonnions à nouveau l’écart entre propriété et appropriation ? Statique et mobile ? Meuble et immeuble ? Solide et liquide ? Peut-il exister une propriété diffuse ? Sur ces sujets fondamentaux pour tout acte de création, que nous disent les textes ? Et surtout, que peut-on y lire pour construire autrement ?

La loi est-elle elle-même appropriable par le citoyen ? Cette première foulée frappera comme un appel : notre plus grand voeu serait que d’autres s’en emparent. Contribuer à déclencher des actions constructives. Et continuer de mener, tambour battant, la transformation du monde que nous désirons." 
©Patrick Bouchain 

Photo de la Salle Principale / la galerie

Coutumier de cette pratique qui lui permet d'assouplir les normes et de remettre en cause le caractère apparemment immuable de la propriété, Patrick Bouchain lui oppose l’appropriation réversible et partagée.

L'aménagement intérieur de la galerie est également conçu par l'architecte dans un exercice scénographique qui le caractérise : un dispositif simple, léger et modulable. Il permet aux artistes de se réapproprier complètement l’espace de la galerie qui peut se réinventer à chaque nouvelle exposition. Par ce geste, Patrick Bouchain crée ainsi une relation avec et entre les artistes.

Patrick Bouchain compte désormais parmi les artistes représentés par la galerie Salle Principale. Elle diffuse l’ensemble de son oeuvre et de son fonds constituée de maquettes, photographies, objets et dessins. (Source : Le courrier de l'architecte - Octobre 2014)

Biographie

Architecte et scénographe né en 1945, Patrick Bouchain a été professeur à l’Ecole Camondo à Paris (1972-1974), à l’Ecole des beaux-arts de Bourges (1974-1981) et à l’Ecole de création industrielle de Paris (1981-1983). Il a successivement été conseiller auprès de Jack Lang, puis conseiller auprès du président de l’Etablissement public du Grand Louvre (1992-1994). De 1990 à 1993, il a été le directeur de l’Atelier public d’architecture et d’urbanisme de la Ville de Blois. Il a conduit un « atelier de production d’idées » sur les relations entre ville, friches et forêt sous l’égide de la Caisse des dépôts et consignations, qui a abouti à la proposition dite « La Forêt des délaissés », et fait l’objet d’une exposition à l’Institut français d’architecture en 2000. 

Il a collaboré avec de nombreux artistes contemporains dont Daniel Buren (« Les Deux plateaux » dans la cour du Palais Royal, 1986), Sarkis, Ange Leccia, Bartabas (célébration de la bataille de Valmy, 1989), Joseph Kosuth (Figeac, 1989), Claes Oldenbourg (« Le Vélo enseveli », Parc de la Villette, 1990), Jean-Luc Vilmouth (« Comme deux tours », Châtellerault, 1994). Il a été le chef d’orchestre du spectacle des « Grandes roues » sur les Champs-Elysées à Paris dans le cadre de la célébration du passage à l’an 2000 et l’invité du Pavillon français à la Biennale internationale d’architecture de Venise en 2006.

Salle Principale /la galerie, 28 rue de Thionville | 75019 Paris
Tél. 09.72.30.98.70
www.salleprincipale.com/galerie

Entrée libre et gratuite
Ouverture : du mercredi au vendredi, de 14h00 à 19h00 ; le samedi, de 11h00 à 19h00

Salle de concert Grange aux Lacs (Haute Savoie)

La Fondation Louis Vuitton : un nuage de verre au Bois de Boulogne

La Fondation Louis Vuitton ouvrira au public le lundi 27 octobre 2014, après trois journées portes ouvertes - entrée gratuite sur réservation - les vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 octobre 2014.
La Fondation sera principalement associée à la création artistique sous toutes ses formes. Au sein de ses espaces, le public sera invité à découvrir la collection permanente composée d’œuvres appartenant à la Fondation ou à la collection Arnault ainsi que des expositions temporaires - deux par an - et des événements musicaux au sein de l’auditorium.

Un vaisseau blanc de 11 700 mètres carrés déploie désormais son "nuage de verre" au-dessus des arbres du Bois de Boulogne avec ses douze voiles de verre incurvées, composées de 3 600 panneaux, posées sur un bassin et s'élevant avec légèreté à presque 50 mètres de haut. A deux pas de la porte Maillot, avenue du Mahatma-Gandhi, arrimée au Jardin d'acclimatation, voici la dernière oeuvre de l'architecte Franck Gehry.

Il aura fallu onze années de bataille pour faire aboutir ce projet, riche d'une trentaine de brevets technologiques novateurs. Il aura fallu un remarquable programme d'innovation technologique porté par près de 120 architectes, ingénieurs et informaticiens sur la réalisation des plans et la conception des monumentales poutres de bois et d'acier qui soutiennent les voiles, créer un four spécifique permettant de courber au millimètre près chacun des panneaux de verre, tous différents. Une prouesse technologique, inscrite au programme du cycle d'études en architecture de l'université de Harvard.

Un ouvrage haute couture

Franck Gehry est l'homme qui déteste les lignes droites : il tord, froisse, courbe...Cette aversion marque toutes ses créations. Déjà, avec sa propre maison en Californie conçue dans les années 70, il imposait son style espiègle, audacieux. Le musée Guggenheim de Bilbao l'a rendu célèbre en 1997. Et c'est justement après avoir découvert cette monumentale fleur de titane posée au bord du fleuve Nervion que Bernard Arnault a voulu lui confier la réalisation de la Fondation. Il n'y a jamais eu d'appel d'offres. Le patron du groupe de luxe a toujours eu pour passion l'architecture. En témoignent notamment l'immeuble Dior de Tokyo dessiné par l'architecte japonaise Kazuyo Sejima ; ou la LVMH Tower de New York conçue par le Français Christian de Portzampac.

Franck Gehry dessine les esquisses, ses collaborateurs architectes fabriquent la première maquette faite généralement de cubes de bois qu'ensuite il chamboule à l'envi, avant de peaufiner les formes et de choisir les matériaux. "Si la création d'un vêtement peut être parfois comparée à de l'architecture, celle de Franck Gehry est, sans conteste, de la haute couture" déclarait le conseiller de Bernard Arnault, Jean-Paul Claverie.
Franck Gehry est à l'avant-garde des hautes technologies : grâce à un logiciel 3D appelé Digital Project, développé par Gehry Technologies à partir du logiciel Catia de Dassault Systèmes, ses créations peuvent onduler joyeusement. Cette structure dont Dassault Systèmes est partenaire compte une centaine de salariés auxquels des architectes du monde entier, comme Jean Nouvel, font appel.
De la bibliothèque publique d'Hollywood faite de cubes roses superposés, en passant par l'assemblage biscornu et délirant de la Venice Beach House sur pilotis, du Hotel Marqués de Riscal d' Alava en Espagne, jusqu'au Walt Disney Concert Hall : une véritable galerie de l'évolution du style Gehry qui l'amène au fameux Prix Pritzker en 1989 (l'équivalent du Nobel d'architecture) (1). Sans compter les réalisations à venir comme le deuxième campus de Facebook en Californie, la Fondation Luma à Arles (une tour en aluminium de 56 mètres de haut), ou la future extension du Musée d'art de Philadelphie.

Derrière ses volutes de verre, la Fondation Louis Vuitton abritera onze galeries dédiées aux collections, aux interventions d'artistes et aux expositions temporaires, ainsi qu'un auditorium de 400 places, un restaurant, une librairie et trois terrasses avec vues inédites sur Paris.
Un engagement fort pour l'art contemporain.

Programmation

Pour l’ouverture de la Fondation Louis Vuitton, le programme artistique global se déroulera en trois étapes successives, d’octobre 2014 à juillet 2015, chaque étape présentant une exposition temporaire, une présentation partielle de la collection et un ensemble d’événements.

→ La première étape – d’octobre à décembre – invite à un « voyage en création » essentiellement consacré à la découverte de l’architecture du bâtiment, avec :
- Une exposition sur l’architecture de Frank Gehry pour la Fondation Louis Vuitton. Cette exposition viendra dialoguer avec la première grande rétrospective européenne de l’œuvre de Frank Gehry organisée au même moment au Centre Pompidou.
- La présentation de quelques œuvres emblématiques de la collection permanente.
- Un ensemble de commandes spécifiquement liées à l’architecture dont une œuvre d’Olafur Eliasson.
- L’auditorium de la Fondation accueillera différentes performances et notamment deux événements musicaux :
• un récital du pianiste Lang Lang le 28 octobre 2014,
• Kraftwerk - groupe pionnier de la création électronique - du 6 au 14 novembre 2014 pour une série de 8 concerts rétrospectifs.

→ Les deux étapes suivantes, allant de décembre 2014 à juillet 2015 seront annoncées ultérieurement.

(1) Depuis le 8 octobre et jusqu'au 5 janvier 2015, le Centre Pompidou accueille pour la première fois en Europe une rétrospective de Franck Gehry.

Photos ©Todd Eberle for Fondation Louis Vuitton

Brooklyn Grange : Une ferme sur les toits de New York

Un matin de mai 2010, un équipage hétéroclite  apparaît avec des bicyclettes sur Northern Boulevard, émergeant d'une bouche de métro d'un bâtiment tentaculaire. Ils enfilent casques et gants de travail plastifiés et, armés de pelles et de cisailles, entreprennent de construire la plus grande ferme du monde sur le toit d'un immeuble newyorkais.
Voilà comment Brooklyn Grange est devenue le premier lieu de culture intense sur les toits de New York !

Le travail demanda six jours de grutage et plus de 3000 sacs de terre. Le groupe engagea deux-douzaine d'amis et membres de la famille pour créer une ferme d'un genre nouveau, à coups de pelles dans le soleil et le vent et dans le vacarme des chariots électriques. 

Aujourd'hui c'est une des plus grandes fermes hors sol située sur deux toits de New York sur 2,5 hectares qui garantit plus de 50.000 kg de légumes biologiques cultivés par an. L'ensemble de ce potager aux lignes épurées est parfaitement organisé avec une diversité de plantes incroyable : laitues,  brocolis, choux frisés, épinards, poireaux, carottes, tomates et... fleurs - beaucoup de fleurs. Le tout entrecoupé d'une trentaine de ruches d'abeilles  et dans un coin d'un petit poulailler et ses poules pondeuses. 

Le système d'enracinement comprend une première couche qui empêche les racines des plantes de pénétrer dans la surface de la toiture, puis une épaisse couche de feutre, et des nattes de drainage pour retenir l'eau en cas de fortes pluies et enfin, une dernière fine couche de feutre pour éviter les nattes de drainage de se remplir avec de la terre.

En plus de la culture et de la distribution des légumes et des herbes fraîches locales, Brooklyn Grange fournit également un service de consultation et d'installation d'agriculture urbaine sur toit dans le monde entier, et travaille en partenariat avec de nombreuses organisations à but non lucratif à travers New York pour promouvoir les communautés locales saines et solides.

Brooklyn Grange est une ferme urbaine commerciale, ce qui signifie la culture de nourriture et sa vente. Pour une agriculture qui soit un secteur prospère et viable en milieu urbain, ainsi que la promotion des agriculteurs de la ville avec un salaire décent et des moyens de subsistance fiables.

La ferme est financée aux moyens de capitaux propres, de prêts, de collectes de fonds et de plates-formes de crowdfunding comme Kickstarter.com et ioby.com et est gérée par Ben Flanner, président et chef d'exploitation, Anastasia Plakias, actuelle vice-présidente, et Gwen Schantz, chef de l'exploitation. L'équipe vise à étendre leurs cultures à d'autres toits et continue à explorer les nombreux défis inhérents à l'exploitation d'une grande ferme sur les toits urbains.

Un petit rappel, s'il en était besoin, que la nature n'est jamais loin de la surface, et qu'elle peut reprendre ses droits très facilement. Si les coeurs de ville cessaient de battre, combien de temps avant que New York ne soit recouverte par la canopée de la forêt ?! 

Les matériaux innovants ont leur plateforme : Axel'One PMI

Inauguration de la plateforme AXEL’ONE PMI : les matériaux à l’honneur dans la Plateforme Matériaux Innovants

Au cœur de la vallée de la Chimie, la plateforme Axel’One PMI (Plateforme Matériaux Innovants) héberge, accompagne et donne aux projets de R&D les moyens de réussir, dans le domaine des matériaux innovants. La plateforme Axel’One PMI invite à la mutualisation des outils de recherche, à la fois pour les TPE/PME innovantes et pour les projets collaboratifs. Retour sur l’inauguration de cette structure inédite située à Saint Fons et adossée au centre de recherche et d’innovation de Solvay.

Près d’un an et demi après la pose de la première pierre (avril 2013), la plateforme Axel’One ouvre ses portes avec déjà plus de 60 chercheurs et experts au service des matériaux de demain, répartis sur quatre plateaux technologiques : Matériaux Composites, Bio-Matériaux, Matériaux pour le Bâtiment Durable et le Recyclage des Matériaux.

Une volonté commune des parties prenantes de s'implanter au coeur de la vallée de la chimie

Constituée de 1200 m2 de hall technologique, de 800 m2 de laboratoires de recherche et de 1400 m2 de surfaces tertiaires, la plateforme est taillée sur mesure pour accueillir l’open innovation et la co-activité de différentes entités conduisant des programmes de R&D. Portés par la SCI Novaone IMMO (SERL et groupe Caisse des Dépôts) avec une participation financière du Grand Lyon, ce programme immobilier d’environ 10 M€ est issu d’un projet architectural signé par Amplitude et confié à Sogelym Dixence pour la conception et la réalisation du bâtiment. Pour l’accompagner dans sa montée en puissance, la plateforme PMI, lauréate d’un appel à projet lancé en 2008 par l’Etat et la Caisse des Dépôts sur les plateformes d’innovation, bénéficie par ailleurs d’une subvention de fonctionnement de l’état (DGCIS) de 2 M€.

Héberger des entités complémentaires pour favoriser la recherche

A ce jour, six projets de recherche ont rejoint la plateforme Axel’One PMI (projets portés par Bluestar Silicones, CNRS/Solvay et Solvay) ainsi que quatre TPE/PME : E-Xtream, Lactips, Mécanium et Skinjay.
Avec elles, ces entités apportent sur la plateforme leurs programmes de recherche collaborative et les outils de recherche nécessaires pour répondre aux principaux défis identifiés dans le domaine des matériaux : l’allègement des structures, les économies d’énergie, les matériaux fonctionnels, la durabilité, l’amélioration des propriétés mécanique, la résistance thermique ou encore le recyclage. L’ensemble de ces défis vise à produire des matériaux compétitifs de hautes performances et à faible empreinte environnementale.

Quatre plateaux technologiques pour développer les matériaux de demain 

Trois plateaux technologiques sont déjà implantés depuis septembre 2014 :
• Plateau Composites (Outils de mise en forme des matériaux, 250 m2, halle technologique, site PMI).
• Plateau Bio-matériaux (Outil de caractérisation des matériaux en atmosphère contrôlée, 150 m2, halle technologique, site PMI).
• Plateau Matériaux Bâtiment Durable (Enduction sur supports souples fonctionnels – 150 m2, halle technologie, site PMI
Une quatrième zone sera implantée courant 2015, autour du recyclage des matériaux. En complément de ces espaces, des experts et des chercheurs en Modélisation (E-Xstream) et en caractérisation des matériaux (Mécanium) viendront apporter leur appui scientifique et intégreront des projets collaboratifs.

Des projets de recherche pour le passage à l'échelle industrielle

PMI accueille aujourd’hui plusieurs projets collaboratifs et start-up, tous impliqués dans des projets destinés à l'amélioration ou au développement de matériaux innovants :
- Bluestar Silicones, porteur du projet collaboratif d’Eco Conception de Silicones Acrylates ECOSILAC, partage sur la plateforme PMI un outil pilote et des compétences de modification de surface de supports souples. D’autres projets collaboratifs tels que BIONICOMP et SMOUSSIF, vont également bénéficier de cet environnement technologique.

- SOLVAY mène des projets destinés à réduire l'impact environnemental grâce aux matériaux composites (allègement des véhicules) : STIICPA, et aux Bio-Matériaux : POLYWOOD et CAPLA.

- Le projet collaboratif TAPAS porté par l’unité mixte SOLVAY-CNRS concerne les polymères et les matériaux avancés.

- La société LACTIPS est spécialisée dans le développement de plastiques à partir de caséine de lait : 100% biodégradables, comestibles, biosourcés, compostables.

- La société SKINJAY conduit des travaux de recherche autour de nouveaux matériaux (recyclables et
biodégradables) pour la conception de capsules de douche permettant la diffusion de soins et de parfums pour la peau, dans l'eau.

- La société E-XSTREAM développe des logiciels de modélisation multi-échelles non-linéaires pour les matériaux composites et structures.

- La société MECANIUM est un centre d’essai en résistance des matériaux et caractérisation du comportement mécanique des structures.

Des équipes et des outils réunis sur un même lieu pour accroître la compétitivité

Sur le site Axel’One PMI se côtoient au quotidien des chercheurs académiques, des experts, des entrepreneurs, des industriels ainsi que l’ensemble de leurs clients, fournisseurs et partenaires. Ce « melting-pot » assure la perméabilité entre industrie et recherche publique, favorisant ainsi l’émergence de projets collaboratifs de rupture. Le but ultime est à la fois de raccourcir la durée de mise sur le marché des nouveaux produits et de réduire les coûts de développement par la mutualisation d’outils technologiques. Des conditions optimales pour permettre la naissance des matériaux de demain.

A propos d’Axel’One
Située en région lyonnaise, la plateforme d’innovation collaborative Axel’One héberge et accompagne des projets collaboratifs de R&D ainsi que des TPE/PME, dans le secteur de la chimie et de l’environnement.
Association de loi 1901, la plateforme Axel’One a été créée en juin 2011 à l’initiative de 8 membres fondateurs dont des structures académiques (CPE Lyon, ENS de Lyon, INSA de Lyon et Université Lyon 1), des établissements publics (CNRS, IFP Energies nouvelles) et des industriels (Solvay et SUEZ ENVIRONNEMENT).
Axel’One compte trois sites dans les environs de Lyon : PMI (Plateforme Matériaux Innovants) à Saint-Fons, PPI (Plateforme Procédés Innovants) à Solaize et Campus (Plateforme Recherche Fondamentale) à LyonTech-la Doua, tous au service des pôles de compétitivité Axelera (chimie- environnement à Lyon), Plastipolis (plasturgie à Oyonnax), Tenerrdis (énergies renouvelables à Grenoble) et Techtera (textile et matériaux souples à Lyon).
 
www.axel-one.com

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