UP' Magazine L'innovation pour défi

urbanisme

SolaRoad, la 1ère route solaire du monde !

Transition écologique : Les Pays-Bas viennent d’inaugurer la première route solaire du monde !

Les Pays-Bas viennent d’inaugurer le 12 novembre dernier le premier tronçon de route solaire au monde au nord d'Armsterdam. « C’est l’un de nos projets ambitieux sur les énergies renouvelables », s’est enthousiasmé le ministre de l’Économie néerlandais, Henk Kamp, lors de l’inauguration de SolaRoad.

Ce projet révolutionnaire, développé par la société néerlandaise SolaRoad, a relevé le défi de couvrir de panneaux solaires une portion de route. Long de 70 mètres, SolaRoad a la capacité de produire de l’énergie électrique comme celle générée par les panneaux photovoltaïques qui captent la lumière du soleil. SolaRoad va être testée pendant deux ans. Le but du projet est de pouvoir installer d’ici à cinq ans une route solaire viable commercialement, alors que le nombre de voitures et vélos électriques ne cesse d’augmenter. Selon ses concepteurs, ce projet novateur pourrait à terme permettre de recharger vélos et véhicules électriques sur l’ensemble du réseau routier néerlandais (140.000 km, 25.000 km de pistes cyclables).

A ce jour, la route se compose de modules de béton de 2,5 mètres sur 3,5 mètres recouverts de panneaux solaires. Ceux-ci ont été tapissés de verre trempé, anti-dérapant afin d’éviter les accidents. Grâce à la captation de la lumière du soleil, elle peut produire 140 kilowatts d’énergie par heure. Pour l’instant, l’électricité générée est injectée dans le réseau électrique mais pourrait aussi être utilisée dans le futur pour éclairer la voie publique, indique l’Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique (TNO).

L'électricité générée par les modules photovoltaïques exposés au soleil est directement injectée dans le réseau électrique local. Toutefois, le projet s’inscrit dans une visée plus large : celui d’intégrer des dispositifs d’énergie verte dans les infrastructures existantes du pays. L’idée de SolaRoad est celui d’exploiter, dans cette perspective, les nombreuses pistes cyclables qui parsèment le territoire pour les transformer peu à peu en une source importante d’énergie renouvelable. Dans cette perspective, la piste cyclable de SolaRoad servira de banc d’essai pour les trois prochaines années.

A horizon 2016, si l’expérience fonctionne, la piste sera étendue à 100 mètres, « les vélos et les véhicules électriques pourraient un jour être capables de recharger leurs batteries depuis la route ou la piste cyclable, sans fil ou fiche électrique », rapporte Stefen De Wit, l’un des scientifiques. L’énergie produite par celle-ci permettra ainsi de recharger directement les batteries des véhicules électriques, d’éclairer la voie publique, voire d’alimenter les feux de signalisation.

« Nous espèrons disposer d’ici cinq ans, d’un produit applicable à grande échelle » précise Stefen De Wit, qui rappelle que "Les Pays-Bas souhaitent tripler la part des énergies renouvelables dans leur consommation électrique d’ici à 2020 et être énergiquement neutres d’ici à 2050."

(Source : IMTech nov 2014)

Les rues du futur : éclairages intelligents ecologiques

Living Tomorrow, Eandis, Schréder et la Ville de Vilvorde testent l’éclairage LED intelligent en voirie et aux abords d’un passage pour piétons

L’éclairage intelligent a de l’avenir. Il consomme jusqu’à 80 % moins d’énergie, réduit la facture d’entretien et atténue l’empreinte carbone. Le centre d'innovation bruxellois Living Tomorrow, la société Eandis et la société de systèmes d'éclairage belge Schréder présentent l’éclairage intelligent en voirie et aux abords d’un passage pour piétons. Ils ont installé un éclairage intelligent sur le parking de Living Tomorrow.

Le projet-pilote a été lancé en collaboration avec Eandis, Schréder et la Ville de Vilvorde. Cette exclusivité s’inscrit dans le cadre du projet « la Rue du Futur ». Avec ses partenaires et la Ville de Vilvorde, Living Tomorrow a choisi le site de l’Indringingsweg – 560 m de voirie juste avant Living Tomorrow – pour tenter l’expérience. Depuis lors, le projet-pilote est encore optimisé sur base du feedback reçu. Les premières intégrations ont lieu progressivement dans le reste de la Flandre.

Sécurité, économie d’énergie et moindre pollution lumineuse

L’éclairage intelligent installé dans l’Indringingsweg permet de réduire l’éclairage pendant les heures creuses à un niveau préalablement défini. Quand un usager de la route (véhicule, vélo, piéton) est détecté, l’environnement s’éclaire totalement. Ensuite, quelque temps après le passage, l’intensité diminue à nouveau. Il en résulte d’importantes économies d’énergie et une pollution lumineuse fortement réduite. Un éclairage intelligent a également été placé aux abords du passage pour piétons. Il s’éclaire automatiquement avant même que le piéton s’apprête à traverser. L’éclairage dynamique signifie donc un niveau d’éclairage en fonction du trafic. Pendant ce projet-pilote Eandis suit la consommation d’énergie par un « compteur intelligent »

Mais ce n’est pas tout. Grâce au pilote, chaque lampe peut être examinée séparément et réglée pour adapter la lumière de manière optimale aux exigences du lieu et aux souhaits. Des capteurs de détection supplémentaires ont été placés à la sortie de grands bâtiments situés dans la rue. Quand des gens sortent du bâtiment, sans même être déjà sur la voie publique, l’éclairage de rue se met automatiquement à briller plus intensément, ce qui renforce le sentiment de sécurité. Tant pour le visiteur que pour les riverains.

Influences climatiques et situations d’urgence

Dans le futur, l’intensité et la durée de l’éclairage seront même adaptés en fonction des conditions climatiques afin de garantir une visibilité optimale. Aussi en cas de catastrophes naturelles ou d’événements spéciaux, les instances compétentes pourront éclairer instantanément et entièrement la rue (même jusqu’à 120 % de l’intensité normale) via Internet ou par SMS. De même, lorsqu’une défaillance est détectée au niveau des capteurs, l’éclairage s’allume automatiquement à pleine puissance.

Facilité d’entretien

L’éclairage intelligent indique quand un entretien préventif est nécessaire, ainsi que l’heure et la localisation d’une panne, ce qui permet un entretien efficace et économique de l’éclairage.

Pas seulement en rue

L’éclairage intelligent a été installé sur le parking de Living Tomorrow. Dès lors, lorsqu’un visiteur quitte le bâtiment dans l’obscurité, l’éclairage le « suit » automatiquement jusqu’à ce qu’il quitte le site en voiture. L’éclairage intelligent dans la rue prend alors le relais. Cet éclairage convient donc également pour les stations-service, les lieux et parcs publics, les zones périphériques, les quartiers résidentiels et les centres de villages, les parcs industriels, les campus universitaires, les ports, les usines, les parkings et bien d’autres endroits encore.

- Smart cities : « Amsterdam, une ville plus intelligente que les autres ? » © Télerama 
- Eco/ECO partage : 100 Nissan Leaf électriques en libre-service sur l’île de Terschelling, 4700 habitants, 88 km2, 0,19 euro HT la minute
- Transition écologique : Les pays-Bas viennent d’inaugurer la 1ère route solaire du monde

Maryline Passini, Fondatrice et directrice agence de prospective Proâme

architecture et urbanisme

Quelle modernité pour Paris ? Entretien avec Jean-Louis Missika

"La ville se transforme. Ces dernières décennies ont été marquées par de profonds changements qui affectent particulièrement les villes : émergence de nouvelles technologies qui révolutionnent les télécommunications et les transports, risques liés au climat et à l’environnement, modifications des modes de travail, évolution des formes de vie sociale et familiale, flux migratoires, mutations du monde économique…" C'est en ces termes qu'Anne Hidalgo, Maire de Paris, aborde son projet de modernisation pour Paris 2014-2020. Un projet très concret avec 26 propositions recensées dans un petit livre "Paris qui ose".

Des transformations urbaines qui doivent passer par l'agriculture urbaine, des réseaux intelligents, une revalorisation des déchets,... En quoi va consister la politique de modernisation de Paris et du "Grand Paris", qu'en est-il de l'axe Paris Seine, quel avenir pour la tour Triangle ? Rencontre avec Jean-Louis Missika, dans son bureau à la Mairie de Paris. Bureau historique puisqu'il fut celui de Georges Clémenceau où les ornements sont ceux des valeurs sûres de l’art officiel et des thématiques classiques. C’était l'époque du triomphe de l’allégorie exaltant la République, le règne des sciences et de la mécanique, la pensée et la connaissance, et Paris avec ses fêtes, ses monuments, ses environs et ses métiers, y était amplement glorifié. Un signe ?!

 

Paris grandit, Paris bouge, Paris innove... Justement la politique d'innovation de la Ville dont Jean-Louis Missika était en charge avant avril 2014, parlons-en !

architecture et urbanisme

Paris Saclay, le futur en chantier(s)

Sous le haut patronage de Geneviève Fioraso, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, l’Etablissement public Paris-Saclay (EPPS), en partenariat avec l’Université Paris-Saclay, la Maison de l’architecture en Ile-de-France et l’Ordre des Architectes d’Ile-de-France, organise : L’EXPOSITION PARIS-SACLAY - Le futur en chantier(s) du 28 novembre au 20 décembre 2014 à la Maison de l'architecture en Ile de France.

Grâce à une frise chronologique, des projections ainsi que la maquette du territoire réalisée à un format 1:2000, cette exposition permet de découvrir l'évolution du plateau de Saclay et de faire un point sur l'avancement du chantier dans l'ensemble de ses dimensions : scientifique, économique et urbaine. 

L’exposition Paris-Saclay présente un point d’étape du projet dans l’ensemble de ses dimensions au moment où se crée l’Université Paris-Saclay et où la phase opérationnelle du campus urbain est engagée. Gratuite et ouverte à un large public, elle s’ouvre par des tables rondes et conférences les 28, 29 et 30 novembre dont vous trouverez le programme complet ci-dessous :

VENDREDI 28 NOVEMBRE - 14h : Ouverture des tables rondes par Pierre Veltz, Président-Directeur général de l’Établissement public Paris-Saclay et Dominique Vernay, Président de la Fondation de Coopération Scientifique Campus Paris-Saclay.

- 14h30–16h30 : Universités, Grandes Écoles et organismes de recherche : la convergence

L’université Paris-Saclay portée par la Fondation de Coopération Scientifique Campus Paris-Saclay, a vu le jour en octobre 2014. Pour la première fois en France, universités, grandes écoles et grands organismes s’associent dans un même ensemble de rang mondial pour bâtir une stratégie scientifique et éducative répondant aux enjeux sociétaux de notre temps. Avec plus de 10.500 chercheurs et enseignants-chercheurs, 60.000 étudiants, dont 25.000 en master et doctorat, elle est le moteur scientifique du territoire, constituant un ensemble comparable aux universités internationales comme Stanford, Berkeley, MIT, Harvard, Oxford ou Cambridge.
- Herve Biausser, Directeur Centrale Supelec
- Jacques Biot, Président de l’École polytechnique
- Jacques Bittoun, Président de l’Université Paris-Sud
- Nozha Boujemaa, Directrice du centre de recherche Inria Saclay Île-de-France
- Alain Fuchs, Président du CNRS
- Philippe Jamet, Directeur général de l’Institut Mines-Télécom
- Isabelle This-Saint-Jean, Vice-Présidente du Conseil régional d’Île-de-France en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche
- Gilles Trystram, Directeur général d’AgroParisTech
- Dominique Vernay, Président de la Fondation de Coopération Scientifique Campus Paris-Saclay
- Pierre-Paul Zalio, Président de l’École normale supérieure de Cachan

- 16h45–18h15 : Innovation ouverte, un nouveau modèle

L’innovation est le facteur clé de notre avenir économique. Pour les entreprises, la compétition par l’innovation est un défi que la seule recherche & développement interne ne permet plus d’atteindre. L’« innovation ouverte » – c’est-à-dire la collaboration avec des partenaires extérieurs, start-up et PME, concurrents, universités, clients et usagers – se dessine alors comme nouveau paradigme. Cette stratégie est au coeur de Paris-Saclay, qui rassemble, avec une densité exceptionnelle, tous les acteurs scientifiques et économiques d’un écosystème de rang mondial. L’enjeu est d’ancrer les firmes dans le territoire national et de créer les emplois de demain dans les secteurs d’avenir de la santé, de l’alimentation, de l’énergie, de la mobilité, de la sécurité, etc.
- Jean-Luc Beylat, Président du Pôle de compétitivité Systematic
- Bernard Bigot, Administrateur général du CEA
- Pierre Gohar, Directeur délégué à l’innovation et aux relations avec les entreprises à la Fondation de Coopération Scientifique Campus Paris-Saclay
- Bruno Leprince-Ringuet, Vice-Président Recherche et développement Europe d’Air Liquide
- Sylvie Retailleau, Doyenne de la Faculté des Sciences de l’Université Paris-Sud
- Bernard Salha, Directeur de la recherche et du développement d’EDF
- Charles Nouboué, fondateur FITLE

18h30–20h : Un « cluster urbain » et des quartiers de ville : réussir un modèle original de mixité

L’accessibilité et la qualité de vie sont la clé de la réussite du projet économique et scientifique. Paris-Saclay est aussi une très grande opération d’aménagement portée par l’Établissement public et les collectivités locales : communauté d’agglomération du Plateau de Saclay, communauté d’agglomération d’Europ’Essonne, communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, communauté d’agglomération de Versailles-Grand Parc. Elle s’appuie sur les atouts reconnus du territoire – proximité entre villes et espaces agricoles et naturels, offre résidentielle attractive, équipements et qualité de vie, patrimoine historique exceptionnel – pour créer un modèle urbain au service de tous : habitants, chercheurs, salariés, étudiants, visiteurs.
- Michel Bournat, Président de la communauté d’agglomération du plateau de Saclay
- Vincent Delahaye, Président de la communauté d’agglomération d’Europ’Essonne
- Michel Laugier, Président de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines
- François de Mazières, Président de la communauté d’agglomération Versailles Grand Parc
- Pierre Veltz, Président-Directeur général de l’Établissement public Paris-Saclay
- Philippe Yvin, Président du Directoire de la Société du Grand Paris

SAMEDI 29 NOVEMBREEn continu tout au long de la journée, des visites guidées de l’exposition par des chargés de projet de l’Établissement public Paris-Saclay et des présentations autour de la maquette.

10h : Accueil et introduction par Pierre Veltz

10h30–11h30 :  De la genèse du projet d’aménagement à sa mise en oeuvre

Les multiples échelles du projet (grand territoire du plateau et des vallées, campus urbain du sud plateau dans l’Essonne, pôle de Versailles-Satory-Saint-Quentin-en-Yvelines) imposent une approche urbaine et paysagère originale. Des concepts transversaux assurent la cohérence de l’ensemble : compacité, chaîne des lieux publics, lisières, mixité des programmes, intégration paysage-urbanisme. La table-ronde en présente la genèse et l’actualité.
- Floris Alkemade, Architecte urbaniste / FAA
- Michel Desvigne, Paysagiste / MDP
- Xaveer de Geyter, Architecte urbaniste / XDGA
- Isabelle Menu, Architecte urbaniste / MSTKA
- Lise Mesliand, Directrice de l’aménagement / Établissement public Paris-Saclay

11h30–13h : Paris-Saclay à l’avant-garde de la transition énergétique

Le territoire de Paris-Saclay rassemble des compétences scientifiques et technologiques qui en font le principal pôle de recherche français en matière de transition énergétique, avec notamment trois nouveaux instituts de la transition énergétique (ITE) dans les domaines du photovoltaïque, de la mobilité, et de l’efficacité énergétique industrielle et urbaine, et bien sûr la présence des grands acteurs que sont le CEA, EDF,
Air Liquide… L’innovation en matière de gestion intelligente de l’énergie est aussi au coeur du projet d’aménagement lui-même, porté par l’Établissement public Paris-Saclay et les collectivités, en partenariat avec les ITE, les entreprises et le pôle de compétitivité Systematic.
- Martine Bridenne, Directrice générale de Paris-Saclay Efficacité Energétique
- Antoine Mullender, Directeur général de Vedecom
- Guillaume Pasquier, Directeur général de l’Établissement public Paris-Saclay
- Antoine du Souich, Directeur développement durable, direction de l’aménagement de l’Établissement public Paris-Saclay
- Laurent Schmitt, Président du groupe de travail « Gestion intelligente de l’énergie » chez Systematic Paris-Région

14h30–20h : PechaKucha du Campus urbain Paris-Saclay

Présentation des projets architecturaux et des espaces publics du Campus urbain du sud plateau sous forme de séquences courtes et enchainées, selon le format imposé de 6,40 mn et 20 images 

- Le quartier de l’École polytechnique :
La lisière nord et la chaine des lieux publics par Michel Desvigne / Agence MDP
Le centre de Recherche & Développement d’EDF par Francis Soler / Agence Francis Soler Architecte
Le campus d’EDF par Emmanuel Combarel / Agence ECDM
Le poste source d’ERDF par Yves Pagès / Agence Explorations Architecture
Le radar de Palaiseau par Philippe Barthélémy / Agence Philippe Barthélémy & Sylvia Griño Architectes
La bande centrale du quartier de l’École polytechnique par Floris Alkemade / Agence XDGA – FAA
L’Institut Mines-Telecom par Shelley McNamara / Agence Grafton Architects
La résidence étudiante de 300 logements étudiants et apprentis par Johan Anrys / Agence 51N4E associée à Bourbouze & Graindorge
L’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique (ENSAE) par Jean-Patrice Calori / Agence CAB Architectes
L’extension des laboratoires de l’École polytechnique par Michel Rémon / Atelier Michel Remon
La halle multisports mutualisée par Séverine Stoffel / Agence Stoffel Lefebvre Architectes
Le centre de nanosciences et nanotechnologies (C2N) par Michel Rémon / Atelier Michel Remon
L’Institut Photovoltaïque d’Île-de-France par Jean-Philippe Pargade / Agence Pargade Architectes

- Le quartier du Moulon :
Le quartier du Moulon par Isabelle Menu / Agence Saison-Menu Architectes Urbanistes
L’École normale supérieure de Cachan par Paul Vincent / Agence Renzo Piano Building Workshop
Le Lieu de vie par Gilles Delalex / Agence Muoto architectes
Le quartier Joliot Curie et la lisière sud par Sylvanie Grée / Groupement OMA et D’ici là paysagistes
L’École Centrale Paris par Ellen Van Loon / Agence OMA
Le quartier du Belvédère par Thierry Kandjee / Agence Taktyk Landscape Urbanism
L’Institut des sciences moléculaires d’Orsay par Kess Kaan / Kaan Architecten
Le Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur par Franck Vialet / Agence Vib architecture
Le Laboratoire Fluides Automatique et Systèmes Thermiques / Laboratoire de Physique Théorique et Modèles Statistiques / Institut Pascal par Florent Descolas / Agence Brenac et Gonzalez
L’Installation pour le climat et l’environnement par Jacob Celnikier / Agence Celnikier et Grabli Architectes

- Dans la vallée et au CEA :
Le Plan guide du CEA par Philippe Prost / Agence d’Architecture Philippe Prost
Le Pôle de recherche NeuroSciences par Jacob Celnikier / Groupement Dietmar Feichtinger Architectes et Celnikier Grabli Architectes
L’Institut de Mathématiques par Jean Guervilly / Agence GM Architecture
Le Conservatoire à rayonnement départemental de la Vallée de Chevreuse par Jacques Pajot / Atelier Novembre
L’Institut de biologie intégrative de la cellule (I2BC) par Antoine Roux / Agence Ragueneau et Roux
La Maison des étudiants par Cyrille Hanappe / Agence Air Architectures

20h  :  Apéritif convivial

DIMANCHE 30 NOVEMBRE :  La science à Paris-Saclay est extraordinairement riche et diverse. Pour conclure ce programme, des conférences scientifiques sont proposées au grand public sur des sujets de forte actualité : comment parler autrement de la physique quantique ? où en est-on de la recherche sur le cerveau ? que savons-nous de l’évolution du climat ?

14h30 :  Julien Bobroff : donner à voir la physique autrement, l’exemple de la supra conductivité
Julien Bobroff est professeur à l’Université Paris-Sud, Laboratoire de Physique des Solides à Paris-Saclay. Il a reçu en 2011, le Prix Jean Perrin, prix de popularisation de la science, qui lui a été attribué pour ses actions en faveur de la diffusion de la physique et pour son implication dans la réussite des événements liés à l’Année de la Supraconductivité pour les 100 ans de sa découverte.

15h30 : Stanislas Dehaene : le cerveau et le code de la conscience
Professeur au Collège de France et membre de l’Académie des sciences, Stanislas Dehaene est directeur de l’unité de Neuroimagerie Cognitive (INSERM/CEA), installée dans le grand centre Neurospin à Saclay. Il est l’un des spécialistes mondiaux du cerveau. Il a publié divers livres accessibles au grand public: Les Neurones de la lecture, La Bosse des maths chez Odile Jacob. Il parlera de son nouvel ouvrage Le Code de la conscience, chez le même éditeur.

16h30 : Valérie Masson-Delmotte : l’évolution du climat à la lumière du passé
Paléoclimatogue, Valérie Masson-Delmotte étudie les mécanismes d’évolution du climat en partant de leur variabilité passée. Elle est responsable de l’équipe Glaccios (Glaces et continents, Climat et isotopes stables), au Laboratoire des Sciences du
Climat et de l’Environnement. Directrice de recherche au CEA, elle est très active dans le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Elle a obtenu le prix Irène Joliot-Curie de la femme scientifique de l’année 2013. Elle a publié aux éditions du Pommier plusieurs livres destinés au grand public sur les enjeux climatiques.
Vente des produits de la ferme organisée par les fermes du plateau de Saclay en lien avec le Café A et tout au long de l’après-midi : visites commentées de l’exposition et présentation de la maquette par des chargés de projet de l’Établissement public Paris-Saclay.

www.epps.fr

Lieu : Couvent des Récollets, 148 rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris

Horaires :
- Le jeudi 27 novembre 2014 à 18:30
- Du vendredi 28 au dimanche 30 novembre 2014 à 09:30
- Du mardi 02 au dimanche 07 décembre 2014 à 11:00
- Du mardi 09 au dimanche 14 décembre 2014 à 11:00
- Du mardi 16 au samedi 20 décembre 2014 à 11:00

Photo Copyright © 2014 Etablissement public Paris-Saclay, Tous droits réservés.

architecture et urbanisme

Patrick Bouchain à tambour battant pour changer le monde

Exposition "Tambour battant - Patrick Bouchain" à la Salle Principale / la galerie Paris 19ème

Depuis le 13 septembre et jusqu'au 15 novembre 2014, la Salle Principale /la galerie, située au 28 rue de Thionville à Paris 19e, pour sa première exposition, invite l'architecte et scénographe Patrick Bouchain. C'est la première fois que cet architecte est présenté dans une galerie d'art contemporain.

Patrick Bouchain, 69 ans, est le premier à exposer à la Salle principale. Cet architecte s’est fait un nom en transformant, avec talent, des sites industriels morts en ruches culturelles bien vivantes : une usine à Grenoble, un entrepôt de textile à Roubaix, les nefs des anciens chantiers navals de Nantes, des abattoirs à Calais, des chaix à Sète, la friche Belle de mai de Marseille,… Il a également conçu le cirque équestre Zingaro de Bartabas à Saint-Denis (93), et une superbe salle de concert en bois à Evian-les-Bains (74). Il a assisté Daniel Buren pour ses fameuses colonnes au Palais-Royal, en 1986. Et le pavillon d'exposition itinérant mobile du Centre Pompidou, c’est lui.

Patrick Bouchain s'est fait connaître en élargissant la notion de réemploi des matériaux à une architecture qui serait moins «matériovore». Il a tracé là un chemin qui enrichit et détourne la HQE (haute qualité environnementale) et autre BBC (bâtiment basse consommation) dogmatiques, le métier d'architecte étant de plus en plus coincé par des normes économiques et écologiques qui ne relèvent pas toutes du bon sens. Il ré-explore la matière, renoue avec l'invention constructive et spatiale, mettant en question les habitus du XXIe siècle.

Son activité s’est axée sur les arts du spectacle, la mobilité et l’éphémère. Foncièrement anticonformiste, il pratique avec son agence Construire (Loïc Julienne) une architecture « HQH », pour « Haute qualité humaine », développant les chantiers ouverts au public, véritables actes culturels, et valorisant la maîtrise d’usage, cœur de tout projet.
Patrick Bouchain et son atelier Construire a bâti le Lieu unique de Nantes (anciennes usines Lu) avec des «rebuts du monde» pour en faire une scène culturelle nationale, ou l’Académie du cirque Fratenilli à Saint-Denis avec des tôles récupérées sur un chantier.

L'exposition "Tambour battant" plonge le visiteur dans la lecture du code civil et dans l'interprétation de ses failles

Présentation à partir d'un extrait de la conférence de Patrick Bouchain à l'occasion de l'inauguration de l'exposition : 

"Ce lieu accueillera de multiples regards sur le monde habité, celui qui existe pour qui veut le voir. Les changements prochains et complexes qui nous attendent dans des situations chaotiques nécessitent des appréhensions artistiques ouvertes. Pour entamer cette perçante oeillade sur le monde, nous nous pencherons sur ce qui nous unit.

Lire et relire quelques articles fondateurs du code civil, pour tenter d’y déceler si l’autre monde qui existe est bien dans celui-ci. Faire jouer, résonner et user les tambours encore vibrants du lecteur de la loi.

Et puisqu’il faut bien faire le premier pas : si nous étalonnions à nouveau l’écart entre propriété et appropriation ? Statique et mobile ? Meuble et immeuble ? Solide et liquide ? Peut-il exister une propriété diffuse ? Sur ces sujets fondamentaux pour tout acte de création, que nous disent les textes ? Et surtout, que peut-on y lire pour construire autrement ?

La loi est-elle elle-même appropriable par le citoyen ? Cette première foulée frappera comme un appel : notre plus grand voeu serait que d’autres s’en emparent. Contribuer à déclencher des actions constructives. Et continuer de mener, tambour battant, la transformation du monde que nous désirons." 
©Patrick Bouchain 

Photo de la Salle Principale / la galerie

Coutumier de cette pratique qui lui permet d'assouplir les normes et de remettre en cause le caractère apparemment immuable de la propriété, Patrick Bouchain lui oppose l’appropriation réversible et partagée.

L'aménagement intérieur de la galerie est également conçu par l'architecte dans un exercice scénographique qui le caractérise : un dispositif simple, léger et modulable. Il permet aux artistes de se réapproprier complètement l’espace de la galerie qui peut se réinventer à chaque nouvelle exposition. Par ce geste, Patrick Bouchain crée ainsi une relation avec et entre les artistes.

Patrick Bouchain compte désormais parmi les artistes représentés par la galerie Salle Principale. Elle diffuse l’ensemble de son oeuvre et de son fonds constituée de maquettes, photographies, objets et dessins. (Source : Le courrier de l'architecte - Octobre 2014)

Biographie

Architecte et scénographe né en 1945, Patrick Bouchain a été professeur à l’Ecole Camondo à Paris (1972-1974), à l’Ecole des beaux-arts de Bourges (1974-1981) et à l’Ecole de création industrielle de Paris (1981-1983). Il a successivement été conseiller auprès de Jack Lang, puis conseiller auprès du président de l’Etablissement public du Grand Louvre (1992-1994). De 1990 à 1993, il a été le directeur de l’Atelier public d’architecture et d’urbanisme de la Ville de Blois. Il a conduit un « atelier de production d’idées » sur les relations entre ville, friches et forêt sous l’égide de la Caisse des dépôts et consignations, qui a abouti à la proposition dite « La Forêt des délaissés », et fait l’objet d’une exposition à l’Institut français d’architecture en 2000. 

Il a collaboré avec de nombreux artistes contemporains dont Daniel Buren (« Les Deux plateaux » dans la cour du Palais Royal, 1986), Sarkis, Ange Leccia, Bartabas (célébration de la bataille de Valmy, 1989), Joseph Kosuth (Figeac, 1989), Claes Oldenbourg (« Le Vélo enseveli », Parc de la Villette, 1990), Jean-Luc Vilmouth (« Comme deux tours », Châtellerault, 1994). Il a été le chef d’orchestre du spectacle des « Grandes roues » sur les Champs-Elysées à Paris dans le cadre de la célébration du passage à l’an 2000 et l’invité du Pavillon français à la Biennale internationale d’architecture de Venise en 2006.

Salle Principale /la galerie, 28 rue de Thionville | 75019 Paris
Tél. 09.72.30.98.70
www.salleprincipale.com/galerie

Entrée libre et gratuite
Ouverture : du mercredi au vendredi, de 14h00 à 19h00 ; le samedi, de 11h00 à 19h00

Salle de concert Grange aux Lacs (Haute Savoie)

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