UP' Magazine L'innovation pour défi

architecture et urbanisme

Le vivant, grand gagnant du projet Réinventer Paris

Le vivant entre de plain-pied dans l'architecture à Paris : les micro-algues vont habiter les façades parisiennes grâce aux cabinets d'architecture BPD Marignan et XTU Architects qui ont gagné un des appels à projets « Réinventer Paris », lancé pour permettre d’expérimenter et de concrétiser l’étendue des innovations dont Paris a besoin. lls construiront dans le 13ème arrondissement de Paris le projet In vivo , un bâtiment manifeste de l’intégration du vivant en ville. Véritable bâtiment-laboratoire, il affichera sur les Boulevards des Maréchaux sur le lot Paris Rive Gauche une biofaçade active, cultivant des microalgues pour la recherche médicale. 
 
 
"Une ville comme Paris doit être capable de se réinventer à chaque instant, pour relever les nombreux défis qui se présentent à elle. En matière d’habitat notamment, et sur tous les sujets qui touchent à la densité, à la mixité, à l’énergie ou à la résilience, il convient aujourd’hui de trouver les nouvelles manières collectives de travailler, qui donneront sa forme à la métropole du futur."
Anne Hidalgo, Maire de Paris.
 
La Mairie de Paris a lancé un défi inédit aux créateurs du monde entier : réinventer 23 sites parisiens, pour qu’ils deviennent des modèles de la ville du futur en matière d’architecture, de nouveaux usages, d’innovation environnementale et de co-construction. Des équipes du monde entier travaillent depuis le mois de novembre à la transformation de ces sites, avec un même maître mot : innover. 
Loin de concerner la seule audace architecturale, les projets s'adressent à l’innovation dans toutes ses dimensions. L’objectif n’est pas d’innover sur tous les fronts, mais de rechercher, sur chaque site, en quoi l’innovation est la plus pertinente pour faire émerger des solutions de pointe.
Pour X-TU Architects et ses partenaires, il faut adapter la nature à la densité urbaine et les faire cohabiter pour aboutir à une hybridation progressive des villes. Il s’agit pour ce faire selon eux d’utiliser le potentiel des micro-algues à même les constructions, voire de valoriser la culture d’insectes à grande échelle en ville. 
La culture des micro-algues constitue le principal ciment de la réflexion du groupe. Le constat est simple. A la source de la chaîne alimentaire et à l’origine de la vie sur terre grâce au processus de photosynthèse qu’elles opèrent, les micro-algues constituent l’un des principaux puits de carbone de la planète, permettant du coup de réguler le changement climatique. Leur potentiel d’exploitation est aujourd’hui largement sous-estimé, à commencer par leur capacité d’absorption du CO² bien supérieure aux plantes terrestres.

Recréer du lien entre citoyens, et avec la nature

Face aux impacts environnementaux et sanitaires d’une hyper-urbanisation galopante, à la fin prochaine des ressources fossiles, et aux inégalités croissantes, les villes sont au coeur d’un enjeu majeur du XXIème siècle : favoriser la mixité et l’ouverture entre citadins, et intégrer le vivant en ville, au service d’une société plus juste,  durable et résiliente.
C’est à ce défi que le projet In Vivo répond, en créant tout d’abord un environnement architectural et programmatique favorisant la porosité, la mixité sociale et fonctionnelle, les rencontres, le partage entre habitants, usagers, voisins...et parisiens du Grand Paris :
- la création de trois bâtiments favorisant les vues, les expositions, l’éclairage et la ventilation naturels, ainsi qu’une intégration urbaine optimale ;
- 13.000 m² de logements en accession, logements intermédiaires et résidence pour étudiants et jeunes chercheurs ;
- 1.200 m² de tiers-lieu ouvert à tous les publics - 255 m² de café alternatif - et plus de 2.000 m² de jardins et potagers.
 

Un bâtiment manifeste de l’intégration du vivant en ville

Le projet In Vivo se veut un manifeste de l’intégration innovante du vivant en ville à travers trois bâtiments pour les humains ... et un pour les lombrics :
- la Tree House, développant en grands balcons jardinières sur toutes ses façades des arbustes et arbres propices à accueillir la biodiversité en ville ;
- la Plant House, dédiée à toutes les formes de potagers et petite agriculture urbaine en loggias, sous serres ou à l’air libre en toiture ;
- l’AlgoHouse, avec une biofaçade produisant des microalgues pour la recherche médicale ;
- la Lombric House, une construction où l’on élève des lombrics, pour le lombri-compostage des déchets organiques des habitants et l’amendement des cultures.

Une biofaçade productrice de microalgues pour la recherche médicale

La Algo House arborera sur le Boulevard du Général Jean Simon une innovation majeure, développée par XTU et le consortium SymBIO2 : une «biofaçade».
Opérée par AlgoSource, cette façade de nouvelle génération permettra de cultiver, au sein de «capteurs solaires biologiques» (photobioréacteurs), des microalgues à haute valeur ajoutée pour la recherche médicale.
Le concept de biofaçade vise à valoriser l’habitat pour le rendre productif. Partant du constat que les façades d’immeubles représentent un potentiel solaire inexploité pour faire de l’agriculture verticale, XTU Architects et le consortium SymBIO2 ont développé, sur la base des travaux de recherche menés par le laboratoire GEPEA, un« photobioréacteur mur-rideau » plan, vertical, ultra-mince (quelques centimètres) formant la façade même du bâtiment. 
Ces photobioréacteurs maximisent l’exploitation du flux solaire, tant pour les cultures de microalgues que pour la régulation thermique du bâtiment, permettant la captation du CO2, la production d’oxygène, la valorisation d’eaux usées, et la production d’une biomasse valorisable pour la santé, la cosmétique, l’alimentation, la chimie verte, et bientôt l’énergie.
La mise en place de ces façades permettrait une réduction de 30 % du coût de revient pour l’algoculteur, et 50% de réduction des consommations énergétiques pour le chauffage et refroidissement du bâtiment (base RT 2012). Ces économies se traduisent pas une baisse de 30% du coût de revient du bâtiment.
Elle est au coeur d’un programme de recherche en gestation sur les actifs issus des microalgues pour les futurs médicaments biosourcés, regroupant les expertises exceptionnelles du quartier en sciences de la vie (Universités Paris 5, Paris 6 et Paris 7), ainsi que l’Université de Varsovie, sous le pilotage du laboratoire GEPEA de l’Université de Nantes.
Cette biofaçade productive permettra également au bâtiment de valoriser la chaleur captée par les photobioréacteurs pour les eaux chaudes sanitaires et le chauffage, diminuant ainsi ses consommations énergétiques sous le seuil des 48 kWh/m².an du Plan Climat de Paris.
Après sept années de R&D,  un pilote industriel de 200 m² est en-cours de construction à Champs-sur-Marne, sur le site du CSTB, par l’entreprise VIRY, partenaire de SymBIO2.
Erigée au-dessus des Boulevards des Maréchaux sur le pignon sud-est de la future résidence « jeunes étudiants-chercheurs », éclairée la nuit, cette façade vivante sera un signal fort à l’entrée sud du quartier Massena et à la jonction Massena - Bruneseau - Ivry.

Un bâtiment laboratoire, activateur d’innovations et de participation citoyenne

Catalyseur d’innovation au coeur du projet In-Vivo, un tiers-lieu, animé par le laboratoire d’innovation ouverte et citoyenne «La Paillasse», permettra aux habitants de l’îlot ou du quartier, chercheurs, artistes, entrepreneurs de tous horizons, passionnés par les sciences de la vie et de la ville, de se rencontrer, expérimenter, créer, au sein de 1.000m² d’espaces de convivialité.
Ce laboratoire citoyen s’inscrira dans un processus participatif et collaboratif plus large, à l’échelle du quartier, conçu et piloté par le Centre Michel Serres, et animé par des associations telles que Toits Vivants (avec Vergers Urbains et le Collectif Babylone), des services tels que Mon P’tit Voisinage, ou encore des artistes de Street Art tels que l’association Le Mur.

Un modèle de mixité sociale

Au-delà de ses aspects innovants sur le plan architectural et environnemental, le projet In Vivo est une réponse forte du groupe SNI aux besoins en logements sur le territoire du Grand Paris. Modèle de mixité sociale au cœur de la métropole, le programme est composé de :
- 48 logements locatifs intermédiaires dans la Plant House, gérés par la SNI Île-de-France, 
- 141 logements pour étudiants et jeunes chercheurs au sein de l’Algo House, gérés par EFIDIS, filiale du groupe SNI.
BPD Marignan commercialisera également 104 logements en accession, situés dans la Tree House.
« Nous sommes convaincus que pour redevenir compatible avec le vivant, l’habitat du futur doit fonctionner comme le vivant. Le site de M5A2 et les formidables compétences et énergies qui l’entourent, peuvent en devenir le haut-lieu de l’expérimentation “In Vivo“.»
Anouk Legendre, XTU
 

 

sécurité villes intelligentes

Assurer la sécurité des villes intelligentes

Les systèmes de navigation embarqués dans les voitures peuvent signaler les embouteillages, leurs durées ; les caméras repèrent les déchets dans les lieux publics et demandent l’intervention d’équipes de nettoyage ; les lampadaires de rue s'autorèglent... Voilà quelques-uns des scénarios qui pourraient se généraliser avec le développement des villes intelligentes au cours des prochaines années. Nice comme Barcelone, New York, Londres, Singapour se sont engagées dans le développement de "villes intelligentes" à travers les technologies de l'Internet des Objets et de l'analyse des données. Ce qui va créer aussi de nouvelles et redoutables vulnérabilités en matière de sécurité. 
 
Poussées par une urbanisation croissante et alimentées par des technologies telles que l’Internet des objets (IoT) et l’analyse des données, les villes intelligentes sont sur le point de connaître une croissance exponentielle. 2% de la surface de la terre sont occupés par les villes. Or, d’ici 2050, elles accueilleront 70% de la population mondiale. Glasgow, Barcelone, Nice, New York, Londres et Singapour sont déjà engagées dans cette voie. D’après Navigant Research, le marché des technologies des villes intelligentes pourrait représenter 27,5 milliards de dollars annuels en 2023.
 
Le secteur public est souvent à l’origine des initiatives de villes intelligentes. Cependant, celles-ci vont avoir un fort impact sur les entreprises. Les DSI vont devoir apprendre à exploiter les nouvelles infrastructures connectées de leur ville pour leurs activités. Les technologies des villes intelligentes, telles que l’IoT et les analyses des données vont sans doute donner lieu à des idées commerciales innovantes dans le futur.
Mais la nouvelle vague de services et de technologies des villes intelligentes va probablement aussi créer de nouvelles vulnérabilités en matière de sécurité. Voici les cinq zones à surveiller par les DSI.

Davantage de fragmentation de l’IT

Ces dernières années, nous avons assisté à une prolifération rapide des services cloud et à l’adoption des appareils mobiles au travail. Cette tendance a bouleversé la productivité de l’entreprise. Mais elle a également mis à mal le contrôle très rigoureux exercé jusqu’alors par les DSI sur leurs systèmes informatiques.
Les DSI doivent désormais se faire à l’idée que les employés peuvent utiliser des services cloud non autorisés, via des téléphones non sécurisés, pour accéder aux serveurs de l’entreprise et aux données sensibles de l'entreprise. L’explosion attendue des appareils IoT — les chercheurs estiment qu’en 2020, le nombre d’appareils actifs connectés sans fil sera de plus de 40 milliards dans le monde — entraînera davantage de fragmentation de l’IT dans l’entreprise.
Au lieu de s’engager dans une bataille perdue d’avance, les DSI doivent veiller à protéger les données. Ils doivent rechercher des appareils IoT capables d’offrir un chiffrement d’appareil à appareil ; envisager de mettre en place — et de renforcer — des systèmes de chiffrement complets afin de protéger les données stockées dans les réseaux, services cloud et terminaux.

Vulnérabilités des appareils

L’année dernière, des chercheurs en matière de sécurité ont trouvé des failles situées dans les poupées Barbie connectées en Wi-Fi, les voitures Jeep Cherokee, les dispositifs de suivi d’activités physiques et autres appareils connectés dernier cri. FortiGuard Labs de Fortinet constate déjà des attaques ciblant les appareils IoT à travers le monde. Cela montre les risques inhérents au fait de connecter des jouets, dispositifs wearables, voitures et réseaux électriques à des capteurs reliés à un réseau commun et au Web.
L’Internet des objets (IoT) va démultiplier les surfaces soumises aux attaques. Les pirates vont utiliser les appareils IoT comme tremplin pour des attaques de grande ampleur. Par exemple, les pirates profitent des vulnérabilités des appareils connectés grand public pour pénétrer dans les réseaux des entreprises et les matériels auxquels ils se connectent.
Alors, comment les DSI peuvent-ils se protéger contre les risques des appareils connectés ? À défaut de pouvoir séparer physiquement ces appareils de tous les autres systèmes du réseau, ils peuvent envisager de déployer des systèmes de protection réseau. Les pare-feux de segmentation interne (ISFW), par exemple, peuvent limiter la prolifération des menaces à l’intérieur du réseau de l’entreprise. Ils doivent également employer une solution de sécurité réseau pour l’IoT capable de limiter l’exploitation de cette surface d’attaque croissante et vulnérable. Les fournisseurs d’IoT doivent renforcer leurs produits et avoir une équipe d’intervention en cas d’incidents relatif à la sécuritté des produits (Product Security Incident Response Team, PSIRT).

Les passerelles IoT peuvent être exploitées

Dans un déploiement IoT typique, la majorité des appareils sont et seront connectés en permanence. Contrairement aux téléphones mobiles et aux ordinateurs portables, ces appareils bénéficient d’une authentification unique pour des multiples sessions. Cela les rend particulièrement attractifs aux yeux des pirates souhaitant s’infiltrer dans les réseaux d’entreprise. Le renforcement de la sécurité des passerelles qui connectent les appareils IoT est donc indispensable. Les DSI doivent cartographier la localisation et les liaisons de ces passerelles — qui peuvent se trouver en interne ou en externe, et même être connectées aux fabricants des appareils IoT. Un solide plan de mises à jour avec des correctifs de sécurité doit également être établi sur ces passerelles comme sur les appareils IoT.

Big data, plus de risques

L’une des constantes dans le déploiement des villes intelligentes est que cela va générer plus de données, qu’il faudra traiter et stocker. Les dispositifs connectés vont générer d’énormes répertoires de données. Les entreprises qui adoptent le big data assisteront à un déluge encore plus impressionnant de données. Malheureusement, ces données constitueront également des cibles attractives pour les pirates. Pour protéger ces quantités de données associées à d’importants flux en entrée comme en sortie, les capacités en bande passante des dispositifs de sécurité seront primordiales. Et en matière d’analyse des données, il ne s’agira plus de traiter une simple série de données, mais de multiples répertoires de données qui devront pouvoir être combinés et analysés ensemble par différents groupes de personnes. Par exemple, les recherches d’un laboratoire pharmaceutique devront être accessibles aux employés, aux sous-traitants et aux stagiaires. Cela implique autant de droits d’accès et d’audit individuels.

Une nouvelle boîte de Pandore

De nouveaux vers, conçus pour les appareils IoT vont émerger — et ils pourraient faire encore plus de ravages étant donné la portée étendue des nouveaux réseaux convergents. Conficker est un exemple de ver qui s’est répandu sur les PC en 2008 et dont la présence persiste toujours en 2016. De la même manière, on peut s’attendre à ce qu’apparaissent des vers et virus capables de se propager d’appareil en appareil — notamment avec les appareils mobiles et le système d’exploitation Android. Les vers se répandront en exploitant les vulnérabilités d’une surface d’attaque mobile et IoT croissante. Le plus grand botnet constaté par FortiGuard Labs a atteint environ 15 millions de PC. Grâce à l’Internet des objets, celà pourrait facilement en atteindre plus de 50 millions si la propagation des vers sur IoT n’est pas correctement limitée. La gestion des correctifs et les inspections de sécurité basées sur les réseaux — notamment, les systèmes de prévention d’intrusion (IPS) — capables de bloquer les vers sur IoT sont incontournables." 
 
Christophe Auberger, Directeur Technique France de Fortinet 
 

 

comité européen des régions

Les régions et les villes veulent que le programme urbain de l’UE soit un processus contraignant

Les dirigeants locaux et régionaux formulent des propositions pour renforcer les actions de l’Union européenne portant sur les défis urbains tels que la migration, l’inclusion sociale, l’innovation dans les PME et l'environnement.
Le Comité européen des régions (CdR) souhaite que le programme urbain de l’UE soit un processus contraignant. Les institutions de l'UE et les États membres devraient clairement s'engager à mieux associer les villes à la transformation du mode de conception et de mise en œuvre de la législation européenne, en promouvant leur accès au financement public de même qu'en coordonnant les initiatives de coopération en cours. 
 
Afin de favoriser une croissance durable, le développement entrepreneurial et social, ainsi que l’innovation ascendante dans les villes, les institutions de l’UE et les États membres lancent le programme urbain de l’UE. La phase de mise en œuvre démarrera le 30 mai, avec l'approbation du «pacte d’Amsterdam» par les ministres de l’UE chargés du développement urbain. Selon ce pacte, les principaux défis urbains feront l'objet de plans d’action triennaux, élaborés et mis en œuvre dans le cadre de douze partenariats thématiques.
 
Le CdR est l'assemblée des représentants des pouvoirs locaux et régionaux des 28 États membres de l'Union européenne. Créé en 1994 à la suite de la signature du traité de Maastricht, il a pour mission d'associer les collectivités régionales et locales au processus décisionnel de l'UE et de les informer de ses politiques. Il a activement contribué à la préparation de ce pacte et sera directement associé au pilotage du travail des partenariats. Pour préparer la prochaine phase, les régions et les villes ont adopté, lors de la session plénière des 7 et 8 avril, un avis sur les «mesures concrètes pour la mise en œuvre du programme urbain de l’UE», élaboré par la secrétaire d’État du Land de Berlin, Hella Dunger-Löper (DE/PSE).
 
Le président du CdR, Markku Markkula, s'est félicité de cette adoption en soulignant que «le Comité soutient activement le programme urbain de l'UE depuis le début et est désormais ravi que la présidence néerlandaise ait réussi à parachever la première étape de son lancement». Selon le président Markkula, «ce programme peut aider à rapprocher l'UE des besoins réels des citoyens et à innover, à tous les niveaux, en ce qui concerne les politiques publiques portant sur des défis urbains allant de la migration à la lutte contre le changement climatique, en passant par la pauvreté et la mobilité intelligente».
 
Michel Delebarre (FR/PSE, Dunkerque), qui fut le premier, en France, à occuper la fonction de Ministre de la ville (1990), a fait valoir que «l'agenda urbain offre l'occasion d'apporter un éclairage européen sur des thématiques spécifiquement urbaines comme le logement social qui avaient été quelque peu reléguées au second plan des préoccupations de l'Union Européenne en raison de vrai-faux prétextes juridiques. L'approche intégrée permettra de dépasser les querelles de clocher».
 
La rapporteure, Hella Dunger-Löper, a souligné que «le programme urbain de l'UE ne peut changer la donne que s'il est fondé sur la transparence, la participation et la force contraignante. La Commission européenne est la mieux placée pour cela et doit donc se charger de sa mise en œuvre, sous la responsabilité de son premier vice-président, qui peut aussi assurer le lien avec le programme "Mieux légiférer"».
 
Les responsables locaux et régionaux demandent instamment que les politiques de l’UE, y compris le programme urbain, soient tenues d'encourager les liens entre zones urbaines et rurales, de même qu'un développement intégré. Il convient également de garantir une coordination efficace, en particulier entre les autorités municipales et régionales, de sorte que les plans d’investissement soient gérés de façon cohérente et au niveau le plus approprié.
 
Pour ce qui est de la stimulation des investissements dans les zones urbaines, le CdR recommande la participation, dans le cadre de la mise en œuvre du programme urbain, de la plateforme européenne de conseil en investissement instituée auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI), afin de veiller à une utilisation systématique des instruments de financement conçus pour les villes.
 
La feuille de route pour mettre en œuvre le programme urbain fera l’objet de discussions entre les responsables de l’UE et les dirigeants nationaux, régionaux et locaux, réunis le 30 mai à Amsterdam, lors d’un forum de haut niveau organisé par le CdR.
 
Photo : Markku Markkula, Président du CdR
 
 

 

concept house

Après le "concept car", le "concept house"

La maison en 2030 sera modulaire, connectée, personnalisée, conçue pour que l'homme soit au centre de tout. C'est la "concept house" imaginée par le constructeur Ami Bois. L’enjeu : répondre à un profond changement de notre mode de vie et à des exigences accrues des clients.
 
La perception de l'habitat a bien changé au cours des différents siècles. Pourtant, qu'y a-t-il d'apparemment plus universel que l'image d'une maison ? L’habitat de demain est au cœur d’enjeux humains, sociétaux et planétaires  : problèmes de logement, exigences sanitaires, adaptation aux mutations de la société, réchauffement climatique, épuisement des ressources, crise énergétique, extension des villes, inégalités croissantes et, pour l’Europe, vieillissement de la population... De nombreuses initiatives émergent. Plusieurs solutions techniques sont envisageables aujourd’hui. Penser l’habitat n’est plus l’apanage des seuls spécialistes, mais concerne chacun, dans ses choix de consommateur et de citoyen.
 
Aussi, à l’image de ce qu’est le concept car  pour le secteur de l’automobile, le constructeur Ami Bois (1) invente la concept house pour celui de la maison individuelle, en misant sur l'évolutivité de l'habitat. Voilà la maison centrée sur la notion de service, prête à répondre au mode de vie actuel et aux multiples exigences des futurs acquéreurs. Via un pack "domoservice" qui fonctionne comme un concierge à domicile, disponible à toute heure : suivi de l'entretien de la maison, du jardin, l'assistance par télémédecine ou des services spécifiques à chacun. On imagine un programme d’alimentation génique pour adapter l’hygiène alimentaire de chacun en fonction de sa génétique, le suivi de son épargne C02, la réservation d’une nounou-robot, etc. tout est possible !  N'oublions pas qu'avec la domotique, la fonction de programmation de nombreux appareils permet d'éviter le gaspillage et donc de réaliser de belles économies d'énergie et de nombreux dispositifs sont pensés pour garantir la sécurité et faciliter le quotidien des séniors. 
 
 
Ainsi, le constructeur de demain devra faciliter l’accès au changement et intégrer à son offre un maximum de « services en + » pour se démarquer, tout en restant compétitif en terme de couts : la notion de service ne sera plus l’apanage des ménages les plus aisés. "Ce n'est pas la maison en elle-même qui va connaître une révolution : nous connaissons déjà aujourd'hui les technologies qui y seront intégrées demain. Elles doivent seulement être démocratisées d'ici à 15 ans, grâce notamment au travail des industriels " souligne Frédéric Carteret, président-fondateur du groupe Ami Bois.
 
La construction de cette maison modulaire et évolutive repose sur un principe d'assemblage de modules préconçus, dont les panneaux peuvent être pré-assemblés en usine, que l'on associe pour obtenir une maison à son image. Un nouvel arrivant dans la famille ? Un nouveau module vient s'ajouter à l'ensemble de base.
En fait, deux modèles de modules préfabriqués (carré et triangulaire de 6x6 m) constituent ce modèle de base. Et à partir d'un simple configurateur, le propriétaire peut le faire évoluer à sa guise, sélectionner, repositionner, personnaliser chacun des modules supplémentaires qu'il souhaite ajouter. Mais aussi choisir les éléments de décoration intérieure et extérieure, ainsi que les appareils intelligents qui lui permettront de piloter ce qu'il désire au sein de son habitat. 
 
C’est en partenariat avec Marc Prigent, Designer spécialisé dans les projets haut de gamme, Architecte du projet et Christophe Kleck, Directeur Régional Sud-Ouest chez Rector, Coordinateur du projet, qu’Ami Bois a modelé sa vision de cette maison du futur. C’est de l’étroite collaboration entre les constructeurs et les départements Recherche & Développement des industriels, que naitra la maison 2030, avec un rôle crucial pour chacun. Pour les constructeurs, celui de se positionner comme véritables moteurs et acteurs privilégiés pour identifier les attentes sociétales des futurs acquéreurs. Qu’elles soient liées à la vie intérieure de leur maison, au confort, à la sécurité ou encore à l’environnement. Selon Ami Bois, les industriels eux, jouent un rôle capital dans la conception et le développement global de solutions novatrices et surtout compétitives : la maison 2030 doit être accessible à tous. 
 
www.ami-bois.fr
 
(1) Ami Bois, spécialiste de la construction de maisons individuelles à ossature bois, a reçu la médaille d'argent dans la catégorie "Maison Concept House", dans le cadre du Challenge des Maisons Innovantes organisé par l'Union des Maisons Françaises fin 2015.
 

 

Casas Em Movimento

Cette maison suit le soleil comme une plante pour absorber plus d'énergie

C’est une évidence, les panneaux solaires fonctionnent à pleine efficacité quand ils sont correctement orientés vers le soleil. Or le problème est que le soleil change de position toute la journée. Et vos malheureux panneaux solaires, fixés solidement sur le toit sont obligés d’attendre le retour d’Apollon.
Et si la maison tournait et suivait les mouvements du soleil ? Comme un tournesol. C’est ce qu’ont imaginé des architectes espagnols en inventant cette maison phototropique.
 
Il fallait y penser. Comme la Terre tourne, il suffit de déplacer la maison avec elle pour lui offrir la meilleure exposition au soleil. Les panneaux solaires qui lui fournissent son énergie sont toujours orientés vers la meilleure source d’énergie possible.
 
Le toit du bâtiment est recouvert de panneaux solaires et se déplace en suivant le soleil comme un tournesol.
 
L'effet de tournesol est créé en combinant deux mouvements : la rotation du bâtiment lui-même, d'environ 180 ° tout au long de la journée, et la rotation des panneaux photovoltaïques, afin d'assurer l'inclinaison optimale de 90 ° de cette surface par rapport au soleil.
 
 
Mais ce n’est pas tout : cette maison à géométrie variable donne vie au bâtiment en créant une dynamique entre les espaces extérieurs et intérieurs. C’est ce qu’explique Manuel Vieira Lopes, fondateur de Casas Em Movimento. En étant toujours bien orientés, les panneaux solaires qui alimentent cette maison en énergie ont une efficacité multipliée par un facteur de cinq. Dès lors, le système fournit plus d’énergie qu’il n’en faut pour l’usage domestique, permettant aux propriétaires de revendre le surplus.
 
 
Dans cette maison dynamique, les pièces changent de position en fonction du mouvement de la maison. La construction est composée de modules permettant aux habitant d’adapter les mouvements de chaque pièce à ses besoins. Manuel Lopes donne un exemple : « Le matin, la cuisine peut avoir une taille plus petite alors que le soir, elle pourrait être intégrée au salon pour offrir un cadre agréable à toute la famille. » Cette mobilité est contrôlée automatiquement par une application dont on peut changer les paramètres à loisir.
 
Les espaces intérieurs sont adaptés aux habitants, offrant des espaces mobiles. Les murs se déplacent grâce à un système d'entraînement assisté. Dans le même espace il est ainsi possible de créer une chambre, un salon, une salle à manger ou bureau. Cette polyvalence des espaces permet une plus grande efficacité dans l'utilisation de l'espace disponible au sol.
 
 
 
Les architectes travaillent sur leur projet depuis 2008 en collaboration avec l’Université et l’École d’architecture de Porto (Portugal). Ils envisagent la commercialisation de leur idée d’ici le mois de mai 2016 et sont actuellement en train de construire au Portugal, sur le même principe, une maison de cinq étages qui peuvent être orientés séparément.  
 
 
 
 
Source : fastcoexist
 
 

 

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