UP' Magazine L'innovation pour défi

La Cité du vin Bordeaux

La Cité du Vin de Bordeaux, prête à être dégustée sans modération...

Très attendue, La Cité du Vin à Bordeaux ouvrira ses portes au public le 1er juin prochain, au lendemain de son inauguration le 31 mai par François Hollande et Alain Juppé, après trois années de travaux.  Avec une programmation dédiée à l'ensemble des cultures et des civilisations du vin à travers le monde, l’ouvrage se veut « bâtiment signal », fruit d’une étroite collaboration entre deux agences, l’agence d’architecture parisienne XTU et l’agence anglaise de scénographie Casson Mann Limited. Alliance d’une audacieuse et poétique traduction de l’âme du vin.
 
La Cité du Vin est parée d’une robe de reflets dorés évoquant les pierres blondes des façades bordelaises et dialoguant avec les lumières de la Garonne. Toute en torsions, l’enveloppe est constituée de panneaux en verre sérigraphiés cintrés et de panneaux d’aluminium laqué irisé de teinte unie qui confèrent des valeurs de tons de lumière toujours mouvants au bâtiment, en résonnance aux ciels changeants du bordelais. Reflets du ciel mais aussi de la ville, reflets de l’eau renforçant l’aspect évocateur de La Cité du Vin.
Il n’y a pas à dire, la Garonne est bien l’influence dominante qui a inspiré définitivement les architectes Anouk Legendre et Nicolas Desmazières de l’agence parisienne XTU.
Ceux-ci ont imaginé un lieu évocateur empreint de références identitaires : vin qui tourne dans le verre, mouvement enroulé du cep de vigne, remous de la Garonne, une architecture qui évoque l’âme du vin et l’élément liquide : « une rondeur sans couture, immatérielle et sensuelle » qui s’adresse à son environnement multiple.
 
Horizontales et verticales sont reliées par un mouvement continu et unique qui s’amorce dès le sol par une grande rampe promenade. C’est plus un mouvement qu’une forme, il se délie, se relève en s’élevant. Il crée un événement dans le paysage à l’échelle du pont et du fleuve.
Cette rondeur qui répond à la courbe de la Garonne est transcrite dans les volumes, espaces et matériaux intérieurs.
Le bâtiment se revendique d’une architecture située. « La Cité ne pourrait pas être ailleurs qu’à Bordeaux. Elle évoque par sa forme caractéristique le tourbillon du vin dans un verre, la structure bois apparente et le mobilier bois rappellent les barriques du vin de Bordeaux. Nous avons privilégié partout, autant que possible, la vue sur la Garonne, notamment avec le restaurant gastronomique et le bar panoramique au sommet de la tour » explique Nicolas Desmazières.
Un geste architectural fort qui se veut comme « un site de loisir culturel unique, dédié au vin comme patrimoine culturel, universel et vivant », aime rappeler Alain Juppé, maire de Bordeaux.
 

Au cœur du nouvel écoquartier de Bordeaux

Implantée dans l’écoquartier des Bassins à flot, La Cité du Vin s’inscrit dans la politique environnementale du quartier : un impact pensé et mesuré comme le plus faible. 70 % des besoins énergétiques de La Cité du Vin sont couverts par les énergies vertes et locales. Les architectes ont également réfléchi à la conception bioclimatique du bâtiment. Avec des entrées d’air en points bas profitant des vents dominants et des patios, et en point hauts, évacuant la chaleur et générant un courant d’air, la ventilation du bâtiment est optimisée et permet de limiter l’usage de la climatisation. Respectueux de son environnement et de l’écosystème des berges de Garonne classé en Zone Natura 2000, les aménagements paysagers autour du bâtiment prolongeront l’écosystème des ripisylves pour rafraîchir les alentours immédiats et préserver une continuité avec la rive.

Une scénographie immersive

Responsable de la conceptualisation et de la direction artistique de tous les éléments de l’exposition, y compris les éléments médiatiques et les dispositifs audiovisuels, Casson Mann a conçu une expérience scénographique ambitieuse immersive qui occupe le deuxième étage du bâtiment.
Répartis sur un espace intérieur de plus de 3 000 m², les 22 modules de grand format proposent des expériences interactives qui stimulent tous les sens – la vue, l’ouïe, le toucher et l’odorat. Ils vont du survol spectaculaire en hélicoptère des vignobles les plus impressionnants du monde, pendant lequel les visiteurs peuvent littéralement sentir les vignes, à des galeries à l’atmosphère intime où les visiteurs peuvent examiner en détail et de près les documents historiques et les objets exposés, en passant par des dispositifs innovants qui décomposent le processus de l’élaboration du vin et invitent à se plonger dans la couleur, le goût, la sensation et les notes aromatiques de différents vins.
 
 
Comme l’explique Roger Mann, « Nous avons voulu créer une expérience richement structurée permettant aux visiteurs de se laisser inspirer par le vin dans toute sa merveilleuse complexité et notre but était de jouer sur la conception et la technologie des modules pour que les expériences soient plus variées et intéressantes, tout en restant au cœur du sujet. Cette exposition est entièrement audiovisuelle et multimédias, avec des éléments sensoriels qui vont surprendre, enchanter, intriguer et éduquer les visiteurs sur les aspects dramatiques, artistiques et artisanaux de l’histoire du vin. »

Une vraie démarche environnementale

Destinée à mettre en scène et à valoriser le vin, un produit vivant et naturel, La Cité du Vin a bénéficié d’une attention toute particulière en termes de qualité environnementale :
- La charpente d’arc en bois lamellés collés permet de diminuer sensiblement l’impact carbone du projet et témoigne des ressources expressives du bois et de son adaptation à des formes architecturales non standardisées.
- Une isolation très performante pour l’ensemble du bâtiment, associée à une double peau sur la tour pour optimiser les apports solaires.
- L’attention toute particulière portée à la ventilation intérieure pour garantir le confort des visiteurs.
- Une exploitation optimale des énergies renouvelables : réseau de chaleur urbain Mixener et pompes à chaleur géothermiques.
- La neutralité environnementale et sanitaire du projet grâce à des matériaux de revêtement intérieur étiquetés A+, bois issus des forêts gérées durablement, confort lumineux, ventilation intérieure modulée en fonction de la qualité de l’air intérieur et de l’occupation des espaces, …
- Mise au point des dimensions et des caractéristiques des vitrages (sérigraphie et colorimétrie) pour ajuster apport en lumière naturelle et protection solaire.
- Mise en place d’éclairages économes en énergie (LED).
- Un traitement paysagé des abords qui permet d’instaurer une relation différente entre le fleuve et le quartier des Bassins à flot, tout en restaurant le corridor écologique de la ripisylve.
- La réutilisation des eaux pluviales pour l’arrosage et le nettoyage des espaces extérieurs.
- L’accès pour tous au grand paysage fluvial depuis la terrasse et le belvédère du restaurant.

Des outils innovants au service d’une ambition

L’usage de logiciels de conception innovants par l’agence XTU pour la mise au point de la géométrie et de l’enveloppe complexe a permis de concrétiser parfaitement l’image mentale que les architectes se faisaient de la Cité du Vin et d’en faire un projet qui fait sens(action).
Résultat : 9000 m3 de béton et 1000 tonnes d’acier pour la structure, 8000 heures de travail et 17 500 heures de fabrication de l’ossature bois, mise en œuvre en 15 000 heures. La vêture extérieure représente 2235 m2 de verres plans (jaunes), bombés (verts) et à écaille (rouges) répartis en 2500 panneaux de formes et dimensions différentes, cintrés sur place ou en atelier.
 
La traduction de ce patrimoine immatériel, à travers des technologies numériques et immersives, a remporté l’adhésion du jury lors du concours de maîtrise d’œuvre lancé par la Ville de Bordeaux en 2010, maître d'ouvrage et propriétaire du bâtiment, qui compte accueillir grâce à ce nouveau programme culturel de 13 000 m2, quelques 450 000 visiteurs par an.
La Cité du Vin propose donc aux futurs visiteurs des spectacles, des ateliers ciblés sur les sens, une exposition permanente et des expositions temporaires : La première est dédiée à Isabelle Rozenbaum, photographe qui a immortalisé l'évolution du chantier de la Cité du Vin. Son exposition sera visible jusqu'au mois de janvier 2017. 
 
Le restaurant gastronomique
 
L'espace accueille également un restaurant gastronomique, un bar panoramique, une cave, une boutique de vente, mais aussi une bibliothèque et des salles de dégustation.
 
Salle de dégustation
 
Afin de profiter de conditions de visite optimales, la Fondation pour la culture et les civilisations du vin, en charge de l'exploitation et du développement de La Cité du Vin, met en place un système de billetterie horodatée : le visiteur pourra choisir sa date de visite ainsi que son heure d'arrivée, et ce pendant tout l'été.
À deux semaines de l'ouverture de La Cité du Vin, les visiteurs peuvent déjà réserver leur billet pour le parcours permanent et leur abonnement sur le site www.laciteduvin.com
 
 
 
 

 

architecture et urbanisme

Les architectes ouvrent leurs portes

Venez découvrir les coulisses de l’architecture : les architectes ouvrent leurs portes partout en France et en Outre-Mer afin de vous faire entrer dans les réalités de leur métier les 3 et 4 juin prochains. Une occasion unique de rencontrer les artistes-artisans de l'architecture du quotidien.  
 
Pour la troisième année consécutive, les architectes ouvriront simultanément les portes de leurs agences sur l’ensemble du territoire, en métropole et dans les départements d’Outre-Mer, les vendredi 3 et samedi 4 juin 2016.
Ces journées sont avant tout l’occasion de démystifier le rôle de l’architecte et d'inciter le grand public à se familiariser avec la profession. Des rencontres surprenantes et un accueil personnalisé attendent amateurs d’architecture, néophytes et amoureux du paysage.
Forts du succès rencontré en 2015 auprès du grand public puisque les architectes ont accueilli 50% de visiteurs en plus, le Conseil National a décidé de poursuivre le rendez-vous cette année.
En effet, ces journées ont connu des retombées très positives en 2015 : 1138 agences ouvertes (115 en Midi-Pyrénées), 3500 architectes mobilisés et surtout, 27000 visiteurs grand public !

2016 : une édition nationale et collective pour une profession visible

Les journées « Les architectes ouvrent leurs portes » est un projet piloté au niveau national mais également au niveau régional par l'Ordre des Architectes, en association avec le Réseau des Maisons de l’Architecture.
94% des architectes inscrits lors de l’édition 2015 sont prêts à recommencer en 2016 ! 

Le « plus beau métier du monde »

Le recours à l’architecte constitue un véritable avantage pour répondre aux modes de vie d’aujourd’hui et pour s’adapter aux désirs et au budget du client. L’architecte accompagne le projet du début à la fin, de la conception à la réalisation, du dépôt de permis de construire au suivi de chantier. Force de propositions, son savoir-faire est unique et ses compétences multiples.
A l'écoute de vos attentes, analysant vos besoins et vos désirs, et menant à bien votre projet, l’architecte est le maillon essentiel et compétent à toutes les étapes d’un projet de construction, ou de réhabilitation, en garantissant l’intégration des diverses contraintes administratives, techniques, financières,...
C’est souvent un sacerdoce exercé avec passion. Et comme le disait l’architecte italien de renom Renzo Piano, « Le métier d’architecte est le plus beau métier du monde ».
 A la différence des artistes qui peuvent travailler individuellement, comme les peintres, par exemple, au gré de leur fantaisie ou de leur imagination, l'architecte a une mission qui se caractérise par son haut niveau de responsabilité. Il a pour mission d'imaginer, de concevoir techniquement et de réaliser des édifices dans leur contexte urbain ou naturel. Il ne doit pas se contenter de considérations d'ordre esthétique, il lui faut répondre à des considérations d'ordre fonctionnel et aussi, tout simplement, et avant tout maintenant, se soucier de la sécurité, des nouvelles chartes du développement durable, ,...
Déjà, les Romains avec leurs aqueducs en forme de ponts superposés, du plus lourd au plus léger, avaient manifesté ce souci d'efficacité et de sécurité. 
 
Et pourtant le constat est dramatique. Sur environ 30 000 architectes inscrits à l’Ordre en France en 2013, un quart gagnaient moins de 546 euros par mois et un tiers étaient non-imposables sur les revenus de 2013… La crise n’explique pas tout. Si la profession souffre il faut poser les bonnes questions. 
Ces deux journées pourront sans doute le permettre.

Un événement dans chaque agence d’architecture

Chaque architecte a carte blanche pour inventer et organiser son/ses événement(s), seul ou à plusieurs, dans son agence ou hors les murs. Au programme : présentations de projets ou de réalisations, visites de chantiers, expositions, ateliers pour enfants, barbecues ou soirées festives…à chacun de choisir et d’imaginer ses portes ouvertes.
 
Profitez de ces journées pour rendre visite à un ou plusieurs architectes, pour aller de surprise en surprise, pour récolter quelques conseils pour vos futurs projets… ou simplement pour découvrir cette profession et rencontrer les agences autour de vous.
 
Retrouvez le programme de l’événement et la liste des agences participantes sur www.portesouvertes.architectes.org
 
 

 

architecture et urbanisme

Le vivant, grand gagnant du projet Réinventer Paris

Le vivant entre de plain-pied dans l'architecture à Paris : les micro-algues vont habiter les façades parisiennes grâce aux cabinets d'architecture BPD Marignan et XTU Architects qui ont gagné un des appels à projets « Réinventer Paris », lancé pour permettre d’expérimenter et de concrétiser l’étendue des innovations dont Paris a besoin. lls construiront dans le 13ème arrondissement de Paris le projet In vivo , un bâtiment manifeste de l’intégration du vivant en ville. Véritable bâtiment-laboratoire, il affichera sur les Boulevards des Maréchaux sur le lot Paris Rive Gauche une biofaçade active, cultivant des microalgues pour la recherche médicale. 
 
 
"Une ville comme Paris doit être capable de se réinventer à chaque instant, pour relever les nombreux défis qui se présentent à elle. En matière d’habitat notamment, et sur tous les sujets qui touchent à la densité, à la mixité, à l’énergie ou à la résilience, il convient aujourd’hui de trouver les nouvelles manières collectives de travailler, qui donneront sa forme à la métropole du futur."
Anne Hidalgo, Maire de Paris.
 
La Mairie de Paris a lancé un défi inédit aux créateurs du monde entier : réinventer 23 sites parisiens, pour qu’ils deviennent des modèles de la ville du futur en matière d’architecture, de nouveaux usages, d’innovation environnementale et de co-construction. Des équipes du monde entier travaillent depuis le mois de novembre à la transformation de ces sites, avec un même maître mot : innover. 
Loin de concerner la seule audace architecturale, les projets s'adressent à l’innovation dans toutes ses dimensions. L’objectif n’est pas d’innover sur tous les fronts, mais de rechercher, sur chaque site, en quoi l’innovation est la plus pertinente pour faire émerger des solutions de pointe.
Pour X-TU Architects et ses partenaires, il faut adapter la nature à la densité urbaine et les faire cohabiter pour aboutir à une hybridation progressive des villes. Il s’agit pour ce faire selon eux d’utiliser le potentiel des micro-algues à même les constructions, voire de valoriser la culture d’insectes à grande échelle en ville. 
La culture des micro-algues constitue le principal ciment de la réflexion du groupe. Le constat est simple. A la source de la chaîne alimentaire et à l’origine de la vie sur terre grâce au processus de photosynthèse qu’elles opèrent, les micro-algues constituent l’un des principaux puits de carbone de la planète, permettant du coup de réguler le changement climatique. Leur potentiel d’exploitation est aujourd’hui largement sous-estimé, à commencer par leur capacité d’absorption du CO² bien supérieure aux plantes terrestres.

Recréer du lien entre citoyens, et avec la nature

Face aux impacts environnementaux et sanitaires d’une hyper-urbanisation galopante, à la fin prochaine des ressources fossiles, et aux inégalités croissantes, les villes sont au coeur d’un enjeu majeur du XXIème siècle : favoriser la mixité et l’ouverture entre citadins, et intégrer le vivant en ville, au service d’une société plus juste,  durable et résiliente.
C’est à ce défi que le projet In Vivo répond, en créant tout d’abord un environnement architectural et programmatique favorisant la porosité, la mixité sociale et fonctionnelle, les rencontres, le partage entre habitants, usagers, voisins...et parisiens du Grand Paris :
- la création de trois bâtiments favorisant les vues, les expositions, l’éclairage et la ventilation naturels, ainsi qu’une intégration urbaine optimale ;
- 13.000 m² de logements en accession, logements intermédiaires et résidence pour étudiants et jeunes chercheurs ;
- 1.200 m² de tiers-lieu ouvert à tous les publics - 255 m² de café alternatif - et plus de 2.000 m² de jardins et potagers.
 

Un bâtiment manifeste de l’intégration du vivant en ville

Le projet In Vivo se veut un manifeste de l’intégration innovante du vivant en ville à travers trois bâtiments pour les humains ... et un pour les lombrics :
- la Tree House, développant en grands balcons jardinières sur toutes ses façades des arbustes et arbres propices à accueillir la biodiversité en ville ;
- la Plant House, dédiée à toutes les formes de potagers et petite agriculture urbaine en loggias, sous serres ou à l’air libre en toiture ;
- l’AlgoHouse, avec une biofaçade produisant des microalgues pour la recherche médicale ;
- la Lombric House, une construction où l’on élève des lombrics, pour le lombri-compostage des déchets organiques des habitants et l’amendement des cultures.

Une biofaçade productrice de microalgues pour la recherche médicale

La Algo House arborera sur le Boulevard du Général Jean Simon une innovation majeure, développée par XTU et le consortium SymBIO2 : une «biofaçade».
Opérée par AlgoSource, cette façade de nouvelle génération permettra de cultiver, au sein de «capteurs solaires biologiques» (photobioréacteurs), des microalgues à haute valeur ajoutée pour la recherche médicale.
Le concept de biofaçade vise à valoriser l’habitat pour le rendre productif. Partant du constat que les façades d’immeubles représentent un potentiel solaire inexploité pour faire de l’agriculture verticale, XTU Architects et le consortium SymBIO2 ont développé, sur la base des travaux de recherche menés par le laboratoire GEPEA, un« photobioréacteur mur-rideau » plan, vertical, ultra-mince (quelques centimètres) formant la façade même du bâtiment. 
Ces photobioréacteurs maximisent l’exploitation du flux solaire, tant pour les cultures de microalgues que pour la régulation thermique du bâtiment, permettant la captation du CO2, la production d’oxygène, la valorisation d’eaux usées, et la production d’une biomasse valorisable pour la santé, la cosmétique, l’alimentation, la chimie verte, et bientôt l’énergie.
La mise en place de ces façades permettrait une réduction de 30 % du coût de revient pour l’algoculteur, et 50% de réduction des consommations énergétiques pour le chauffage et refroidissement du bâtiment (base RT 2012). Ces économies se traduisent pas une baisse de 30% du coût de revient du bâtiment.
Elle est au coeur d’un programme de recherche en gestation sur les actifs issus des microalgues pour les futurs médicaments biosourcés, regroupant les expertises exceptionnelles du quartier en sciences de la vie (Universités Paris 5, Paris 6 et Paris 7), ainsi que l’Université de Varsovie, sous le pilotage du laboratoire GEPEA de l’Université de Nantes.
Cette biofaçade productive permettra également au bâtiment de valoriser la chaleur captée par les photobioréacteurs pour les eaux chaudes sanitaires et le chauffage, diminuant ainsi ses consommations énergétiques sous le seuil des 48 kWh/m².an du Plan Climat de Paris.
Après sept années de R&D,  un pilote industriel de 200 m² est en-cours de construction à Champs-sur-Marne, sur le site du CSTB, par l’entreprise VIRY, partenaire de SymBIO2.
Erigée au-dessus des Boulevards des Maréchaux sur le pignon sud-est de la future résidence « jeunes étudiants-chercheurs », éclairée la nuit, cette façade vivante sera un signal fort à l’entrée sud du quartier Massena et à la jonction Massena - Bruneseau - Ivry.

Un bâtiment laboratoire, activateur d’innovations et de participation citoyenne

Catalyseur d’innovation au coeur du projet In-Vivo, un tiers-lieu, animé par le laboratoire d’innovation ouverte et citoyenne «La Paillasse», permettra aux habitants de l’îlot ou du quartier, chercheurs, artistes, entrepreneurs de tous horizons, passionnés par les sciences de la vie et de la ville, de se rencontrer, expérimenter, créer, au sein de 1.000m² d’espaces de convivialité.
Ce laboratoire citoyen s’inscrira dans un processus participatif et collaboratif plus large, à l’échelle du quartier, conçu et piloté par le Centre Michel Serres, et animé par des associations telles que Toits Vivants (avec Vergers Urbains et le Collectif Babylone), des services tels que Mon P’tit Voisinage, ou encore des artistes de Street Art tels que l’association Le Mur.

Un modèle de mixité sociale

Au-delà de ses aspects innovants sur le plan architectural et environnemental, le projet In Vivo est une réponse forte du groupe SNI aux besoins en logements sur le territoire du Grand Paris. Modèle de mixité sociale au cœur de la métropole, le programme est composé de :
- 48 logements locatifs intermédiaires dans la Plant House, gérés par la SNI Île-de-France, 
- 141 logements pour étudiants et jeunes chercheurs au sein de l’Algo House, gérés par EFIDIS, filiale du groupe SNI.
BPD Marignan commercialisera également 104 logements en accession, situés dans la Tree House.
« Nous sommes convaincus que pour redevenir compatible avec le vivant, l’habitat du futur doit fonctionner comme le vivant. Le site de M5A2 et les formidables compétences et énergies qui l’entourent, peuvent en devenir le haut-lieu de l’expérimentation “In Vivo“.»
Anouk Legendre, XTU
 

 

sécurité villes intelligentes

Assurer la sécurité des villes intelligentes

Les systèmes de navigation embarqués dans les voitures peuvent signaler les embouteillages, leurs durées ; les caméras repèrent les déchets dans les lieux publics et demandent l’intervention d’équipes de nettoyage ; les lampadaires de rue s'autorèglent... Voilà quelques-uns des scénarios qui pourraient se généraliser avec le développement des villes intelligentes au cours des prochaines années. Nice comme Barcelone, New York, Londres, Singapour se sont engagées dans le développement de "villes intelligentes" à travers les technologies de l'Internet des Objets et de l'analyse des données. Ce qui va créer aussi de nouvelles et redoutables vulnérabilités en matière de sécurité. 
 
Poussées par une urbanisation croissante et alimentées par des technologies telles que l’Internet des objets (IoT) et l’analyse des données, les villes intelligentes sont sur le point de connaître une croissance exponentielle. 2% de la surface de la terre sont occupés par les villes. Or, d’ici 2050, elles accueilleront 70% de la population mondiale. Glasgow, Barcelone, Nice, New York, Londres et Singapour sont déjà engagées dans cette voie. D’après Navigant Research, le marché des technologies des villes intelligentes pourrait représenter 27,5 milliards de dollars annuels en 2023.
 
Le secteur public est souvent à l’origine des initiatives de villes intelligentes. Cependant, celles-ci vont avoir un fort impact sur les entreprises. Les DSI vont devoir apprendre à exploiter les nouvelles infrastructures connectées de leur ville pour leurs activités. Les technologies des villes intelligentes, telles que l’IoT et les analyses des données vont sans doute donner lieu à des idées commerciales innovantes dans le futur.
Mais la nouvelle vague de services et de technologies des villes intelligentes va probablement aussi créer de nouvelles vulnérabilités en matière de sécurité. Voici les cinq zones à surveiller par les DSI.

Davantage de fragmentation de l’IT

Ces dernières années, nous avons assisté à une prolifération rapide des services cloud et à l’adoption des appareils mobiles au travail. Cette tendance a bouleversé la productivité de l’entreprise. Mais elle a également mis à mal le contrôle très rigoureux exercé jusqu’alors par les DSI sur leurs systèmes informatiques.
Les DSI doivent désormais se faire à l’idée que les employés peuvent utiliser des services cloud non autorisés, via des téléphones non sécurisés, pour accéder aux serveurs de l’entreprise et aux données sensibles de l'entreprise. L’explosion attendue des appareils IoT — les chercheurs estiment qu’en 2020, le nombre d’appareils actifs connectés sans fil sera de plus de 40 milliards dans le monde — entraînera davantage de fragmentation de l’IT dans l’entreprise.
Au lieu de s’engager dans une bataille perdue d’avance, les DSI doivent veiller à protéger les données. Ils doivent rechercher des appareils IoT capables d’offrir un chiffrement d’appareil à appareil ; envisager de mettre en place — et de renforcer — des systèmes de chiffrement complets afin de protéger les données stockées dans les réseaux, services cloud et terminaux.

Vulnérabilités des appareils

L’année dernière, des chercheurs en matière de sécurité ont trouvé des failles situées dans les poupées Barbie connectées en Wi-Fi, les voitures Jeep Cherokee, les dispositifs de suivi d’activités physiques et autres appareils connectés dernier cri. FortiGuard Labs de Fortinet constate déjà des attaques ciblant les appareils IoT à travers le monde. Cela montre les risques inhérents au fait de connecter des jouets, dispositifs wearables, voitures et réseaux électriques à des capteurs reliés à un réseau commun et au Web.
L’Internet des objets (IoT) va démultiplier les surfaces soumises aux attaques. Les pirates vont utiliser les appareils IoT comme tremplin pour des attaques de grande ampleur. Par exemple, les pirates profitent des vulnérabilités des appareils connectés grand public pour pénétrer dans les réseaux des entreprises et les matériels auxquels ils se connectent.
Alors, comment les DSI peuvent-ils se protéger contre les risques des appareils connectés ? À défaut de pouvoir séparer physiquement ces appareils de tous les autres systèmes du réseau, ils peuvent envisager de déployer des systèmes de protection réseau. Les pare-feux de segmentation interne (ISFW), par exemple, peuvent limiter la prolifération des menaces à l’intérieur du réseau de l’entreprise. Ils doivent également employer une solution de sécurité réseau pour l’IoT capable de limiter l’exploitation de cette surface d’attaque croissante et vulnérable. Les fournisseurs d’IoT doivent renforcer leurs produits et avoir une équipe d’intervention en cas d’incidents relatif à la sécuritté des produits (Product Security Incident Response Team, PSIRT).

Les passerelles IoT peuvent être exploitées

Dans un déploiement IoT typique, la majorité des appareils sont et seront connectés en permanence. Contrairement aux téléphones mobiles et aux ordinateurs portables, ces appareils bénéficient d’une authentification unique pour des multiples sessions. Cela les rend particulièrement attractifs aux yeux des pirates souhaitant s’infiltrer dans les réseaux d’entreprise. Le renforcement de la sécurité des passerelles qui connectent les appareils IoT est donc indispensable. Les DSI doivent cartographier la localisation et les liaisons de ces passerelles — qui peuvent se trouver en interne ou en externe, et même être connectées aux fabricants des appareils IoT. Un solide plan de mises à jour avec des correctifs de sécurité doit également être établi sur ces passerelles comme sur les appareils IoT.

Big data, plus de risques

L’une des constantes dans le déploiement des villes intelligentes est que cela va générer plus de données, qu’il faudra traiter et stocker. Les dispositifs connectés vont générer d’énormes répertoires de données. Les entreprises qui adoptent le big data assisteront à un déluge encore plus impressionnant de données. Malheureusement, ces données constitueront également des cibles attractives pour les pirates. Pour protéger ces quantités de données associées à d’importants flux en entrée comme en sortie, les capacités en bande passante des dispositifs de sécurité seront primordiales. Et en matière d’analyse des données, il ne s’agira plus de traiter une simple série de données, mais de multiples répertoires de données qui devront pouvoir être combinés et analysés ensemble par différents groupes de personnes. Par exemple, les recherches d’un laboratoire pharmaceutique devront être accessibles aux employés, aux sous-traitants et aux stagiaires. Cela implique autant de droits d’accès et d’audit individuels.

Une nouvelle boîte de Pandore

De nouveaux vers, conçus pour les appareils IoT vont émerger — et ils pourraient faire encore plus de ravages étant donné la portée étendue des nouveaux réseaux convergents. Conficker est un exemple de ver qui s’est répandu sur les PC en 2008 et dont la présence persiste toujours en 2016. De la même manière, on peut s’attendre à ce qu’apparaissent des vers et virus capables de se propager d’appareil en appareil — notamment avec les appareils mobiles et le système d’exploitation Android. Les vers se répandront en exploitant les vulnérabilités d’une surface d’attaque mobile et IoT croissante. Le plus grand botnet constaté par FortiGuard Labs a atteint environ 15 millions de PC. Grâce à l’Internet des objets, celà pourrait facilement en atteindre plus de 50 millions si la propagation des vers sur IoT n’est pas correctement limitée. La gestion des correctifs et les inspections de sécurité basées sur les réseaux — notamment, les systèmes de prévention d’intrusion (IPS) — capables de bloquer les vers sur IoT sont incontournables." 
 
Christophe Auberger, Directeur Technique France de Fortinet 
 

 

comité européen des régions

Les régions et les villes veulent que le programme urbain de l’UE soit un processus contraignant

Les dirigeants locaux et régionaux formulent des propositions pour renforcer les actions de l’Union européenne portant sur les défis urbains tels que la migration, l’inclusion sociale, l’innovation dans les PME et l'environnement.
Le Comité européen des régions (CdR) souhaite que le programme urbain de l’UE soit un processus contraignant. Les institutions de l'UE et les États membres devraient clairement s'engager à mieux associer les villes à la transformation du mode de conception et de mise en œuvre de la législation européenne, en promouvant leur accès au financement public de même qu'en coordonnant les initiatives de coopération en cours. 
 
Afin de favoriser une croissance durable, le développement entrepreneurial et social, ainsi que l’innovation ascendante dans les villes, les institutions de l’UE et les États membres lancent le programme urbain de l’UE. La phase de mise en œuvre démarrera le 30 mai, avec l'approbation du «pacte d’Amsterdam» par les ministres de l’UE chargés du développement urbain. Selon ce pacte, les principaux défis urbains feront l'objet de plans d’action triennaux, élaborés et mis en œuvre dans le cadre de douze partenariats thématiques.
 
Le CdR est l'assemblée des représentants des pouvoirs locaux et régionaux des 28 États membres de l'Union européenne. Créé en 1994 à la suite de la signature du traité de Maastricht, il a pour mission d'associer les collectivités régionales et locales au processus décisionnel de l'UE et de les informer de ses politiques. Il a activement contribué à la préparation de ce pacte et sera directement associé au pilotage du travail des partenariats. Pour préparer la prochaine phase, les régions et les villes ont adopté, lors de la session plénière des 7 et 8 avril, un avis sur les «mesures concrètes pour la mise en œuvre du programme urbain de l’UE», élaboré par la secrétaire d’État du Land de Berlin, Hella Dunger-Löper (DE/PSE).
 
Le président du CdR, Markku Markkula, s'est félicité de cette adoption en soulignant que «le Comité soutient activement le programme urbain de l'UE depuis le début et est désormais ravi que la présidence néerlandaise ait réussi à parachever la première étape de son lancement». Selon le président Markkula, «ce programme peut aider à rapprocher l'UE des besoins réels des citoyens et à innover, à tous les niveaux, en ce qui concerne les politiques publiques portant sur des défis urbains allant de la migration à la lutte contre le changement climatique, en passant par la pauvreté et la mobilité intelligente».
 
Michel Delebarre (FR/PSE, Dunkerque), qui fut le premier, en France, à occuper la fonction de Ministre de la ville (1990), a fait valoir que «l'agenda urbain offre l'occasion d'apporter un éclairage européen sur des thématiques spécifiquement urbaines comme le logement social qui avaient été quelque peu reléguées au second plan des préoccupations de l'Union Européenne en raison de vrai-faux prétextes juridiques. L'approche intégrée permettra de dépasser les querelles de clocher».
 
La rapporteure, Hella Dunger-Löper, a souligné que «le programme urbain de l'UE ne peut changer la donne que s'il est fondé sur la transparence, la participation et la force contraignante. La Commission européenne est la mieux placée pour cela et doit donc se charger de sa mise en œuvre, sous la responsabilité de son premier vice-président, qui peut aussi assurer le lien avec le programme "Mieux légiférer"».
 
Les responsables locaux et régionaux demandent instamment que les politiques de l’UE, y compris le programme urbain, soient tenues d'encourager les liens entre zones urbaines et rurales, de même qu'un développement intégré. Il convient également de garantir une coordination efficace, en particulier entre les autorités municipales et régionales, de sorte que les plans d’investissement soient gérés de façon cohérente et au niveau le plus approprié.
 
Pour ce qui est de la stimulation des investissements dans les zones urbaines, le CdR recommande la participation, dans le cadre de la mise en œuvre du programme urbain, de la plateforme européenne de conseil en investissement instituée auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI), afin de veiller à une utilisation systématique des instruments de financement conçus pour les villes.
 
La feuille de route pour mettre en œuvre le programme urbain fera l’objet de discussions entre les responsables de l’UE et les dirigeants nationaux, régionaux et locaux, réunis le 30 mai à Amsterdam, lors d’un forum de haut niveau organisé par le CdR.
 
Photo : Markku Markkula, Président du CdR
 
 

 

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