UP' Magazine L'innovation pour défi

Patrick Bouchain à tambour battant pour changer le monde

Exposition "Tambour battant - Patrick Bouchain" à la Salle Principale / la galerie Paris 19ème

Depuis le 13 septembre et jusqu'au 15 novembre 2014, la Salle Principale /la galerie, située au 28 rue de Thionville à Paris 19e, pour sa première exposition, invite l'architecte et scénographe Patrick Bouchain. C'est la première fois que cet architecte est présenté dans une galerie d'art contemporain.

Patrick Bouchain, 69 ans, est le premier à exposer à la Salle principale. Cet architecte s’est fait un nom en transformant, avec talent, des sites industriels morts en ruches culturelles bien vivantes : une usine à Grenoble, un entrepôt de textile à Roubaix, les nefs des anciens chantiers navals de Nantes, des abattoirs à Calais, des chaix à Sète, la friche Belle de mai de Marseille,… Il a également conçu le cirque équestre Zingaro de Bartabas à Saint-Denis (93), et une superbe salle de concert en bois à Evian-les-Bains (74). Il a assisté Daniel Buren pour ses fameuses colonnes au Palais-Royal, en 1986. Et le pavillon d'exposition itinérant mobile du Centre Pompidou, c’est lui.

Patrick Bouchain s'est fait connaître en élargissant la notion de réemploi des matériaux à une architecture qui serait moins «matériovore». Il a tracé là un chemin qui enrichit et détourne la HQE (haute qualité environnementale) et autre BBC (bâtiment basse consommation) dogmatiques, le métier d'architecte étant de plus en plus coincé par des normes économiques et écologiques qui ne relèvent pas toutes du bon sens. Il ré-explore la matière, renoue avec l'invention constructive et spatiale, mettant en question les habitus du XXIe siècle.

Son activité s’est axée sur les arts du spectacle, la mobilité et l’éphémère. Foncièrement anticonformiste, il pratique avec son agence Construire (Loïc Julienne) une architecture « HQH », pour « Haute qualité humaine », développant les chantiers ouverts au public, véritables actes culturels, et valorisant la maîtrise d’usage, cœur de tout projet.
Patrick Bouchain et son atelier Construire a bâti le Lieu unique de Nantes (anciennes usines Lu) avec des «rebuts du monde» pour en faire une scène culturelle nationale, ou l’Académie du cirque Fratenilli à Saint-Denis avec des tôles récupérées sur un chantier.

L'exposition "Tambour battant" plonge le visiteur dans la lecture du code civil et dans l'interprétation de ses failles

Présentation à partir d'un extrait de la conférence de Patrick Bouchain à l'occasion de l'inauguration de l'exposition : 

"Ce lieu accueillera de multiples regards sur le monde habité, celui qui existe pour qui veut le voir. Les changements prochains et complexes qui nous attendent dans des situations chaotiques nécessitent des appréhensions artistiques ouvertes. Pour entamer cette perçante oeillade sur le monde, nous nous pencherons sur ce qui nous unit.

Lire et relire quelques articles fondateurs du code civil, pour tenter d’y déceler si l’autre monde qui existe est bien dans celui-ci. Faire jouer, résonner et user les tambours encore vibrants du lecteur de la loi.

Et puisqu’il faut bien faire le premier pas : si nous étalonnions à nouveau l’écart entre propriété et appropriation ? Statique et mobile ? Meuble et immeuble ? Solide et liquide ? Peut-il exister une propriété diffuse ? Sur ces sujets fondamentaux pour tout acte de création, que nous disent les textes ? Et surtout, que peut-on y lire pour construire autrement ?

La loi est-elle elle-même appropriable par le citoyen ? Cette première foulée frappera comme un appel : notre plus grand voeu serait que d’autres s’en emparent. Contribuer à déclencher des actions constructives. Et continuer de mener, tambour battant, la transformation du monde que nous désirons." 
©Patrick Bouchain 

Photo de la Salle Principale / la galerie

Coutumier de cette pratique qui lui permet d'assouplir les normes et de remettre en cause le caractère apparemment immuable de la propriété, Patrick Bouchain lui oppose l’appropriation réversible et partagée.

L'aménagement intérieur de la galerie est également conçu par l'architecte dans un exercice scénographique qui le caractérise : un dispositif simple, léger et modulable. Il permet aux artistes de se réapproprier complètement l’espace de la galerie qui peut se réinventer à chaque nouvelle exposition. Par ce geste, Patrick Bouchain crée ainsi une relation avec et entre les artistes.

Patrick Bouchain compte désormais parmi les artistes représentés par la galerie Salle Principale. Elle diffuse l’ensemble de son oeuvre et de son fonds constituée de maquettes, photographies, objets et dessins. (Source : Le courrier de l'architecte - Octobre 2014)

Biographie

Architecte et scénographe né en 1945, Patrick Bouchain a été professeur à l’Ecole Camondo à Paris (1972-1974), à l’Ecole des beaux-arts de Bourges (1974-1981) et à l’Ecole de création industrielle de Paris (1981-1983). Il a successivement été conseiller auprès de Jack Lang, puis conseiller auprès du président de l’Etablissement public du Grand Louvre (1992-1994). De 1990 à 1993, il a été le directeur de l’Atelier public d’architecture et d’urbanisme de la Ville de Blois. Il a conduit un « atelier de production d’idées » sur les relations entre ville, friches et forêt sous l’égide de la Caisse des dépôts et consignations, qui a abouti à la proposition dite « La Forêt des délaissés », et fait l’objet d’une exposition à l’Institut français d’architecture en 2000. 

Il a collaboré avec de nombreux artistes contemporains dont Daniel Buren (« Les Deux plateaux » dans la cour du Palais Royal, 1986), Sarkis, Ange Leccia, Bartabas (célébration de la bataille de Valmy, 1989), Joseph Kosuth (Figeac, 1989), Claes Oldenbourg (« Le Vélo enseveli », Parc de la Villette, 1990), Jean-Luc Vilmouth (« Comme deux tours », Châtellerault, 1994). Il a été le chef d’orchestre du spectacle des « Grandes roues » sur les Champs-Elysées à Paris dans le cadre de la célébration du passage à l’an 2000 et l’invité du Pavillon français à la Biennale internationale d’architecture de Venise en 2006.

Salle Principale /la galerie, 28 rue de Thionville | 75019 Paris
Tél. 09.72.30.98.70
www.salleprincipale.com/galerie

Entrée libre et gratuite
Ouverture : du mercredi au vendredi, de 14h00 à 19h00 ; le samedi, de 11h00 à 19h00

Salle de concert Grange aux Lacs (Haute Savoie)

La Fondation Louis Vuitton : un nuage de verre au Bois de Boulogne

La Fondation Louis Vuitton ouvrira au public le lundi 27 octobre 2014, après trois journées portes ouvertes - entrée gratuite sur réservation - les vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 octobre 2014.
La Fondation sera principalement associée à la création artistique sous toutes ses formes. Au sein de ses espaces, le public sera invité à découvrir la collection permanente composée d’œuvres appartenant à la Fondation ou à la collection Arnault ainsi que des expositions temporaires - deux par an - et des événements musicaux au sein de l’auditorium.

Un vaisseau blanc de 11 700 mètres carrés déploie désormais son "nuage de verre" au-dessus des arbres du Bois de Boulogne avec ses douze voiles de verre incurvées, composées de 3 600 panneaux, posées sur un bassin et s'élevant avec légèreté à presque 50 mètres de haut. A deux pas de la porte Maillot, avenue du Mahatma-Gandhi, arrimée au Jardin d'acclimatation, voici la dernière oeuvre de l'architecte Franck Gehry.

Il aura fallu onze années de bataille pour faire aboutir ce projet, riche d'une trentaine de brevets technologiques novateurs. Il aura fallu un remarquable programme d'innovation technologique porté par près de 120 architectes, ingénieurs et informaticiens sur la réalisation des plans et la conception des monumentales poutres de bois et d'acier qui soutiennent les voiles, créer un four spécifique permettant de courber au millimètre près chacun des panneaux de verre, tous différents. Une prouesse technologique, inscrite au programme du cycle d'études en architecture de l'université de Harvard.

Un ouvrage haute couture

Franck Gehry est l'homme qui déteste les lignes droites : il tord, froisse, courbe...Cette aversion marque toutes ses créations. Déjà, avec sa propre maison en Californie conçue dans les années 70, il imposait son style espiègle, audacieux. Le musée Guggenheim de Bilbao l'a rendu célèbre en 1997. Et c'est justement après avoir découvert cette monumentale fleur de titane posée au bord du fleuve Nervion que Bernard Arnault a voulu lui confier la réalisation de la Fondation. Il n'y a jamais eu d'appel d'offres. Le patron du groupe de luxe a toujours eu pour passion l'architecture. En témoignent notamment l'immeuble Dior de Tokyo dessiné par l'architecte japonaise Kazuyo Sejima ; ou la LVMH Tower de New York conçue par le Français Christian de Portzampac.

Franck Gehry dessine les esquisses, ses collaborateurs architectes fabriquent la première maquette faite généralement de cubes de bois qu'ensuite il chamboule à l'envi, avant de peaufiner les formes et de choisir les matériaux. "Si la création d'un vêtement peut être parfois comparée à de l'architecture, celle de Franck Gehry est, sans conteste, de la haute couture" déclarait le conseiller de Bernard Arnault, Jean-Paul Claverie.
Franck Gehry est à l'avant-garde des hautes technologies : grâce à un logiciel 3D appelé Digital Project, développé par Gehry Technologies à partir du logiciel Catia de Dassault Systèmes, ses créations peuvent onduler joyeusement. Cette structure dont Dassault Systèmes est partenaire compte une centaine de salariés auxquels des architectes du monde entier, comme Jean Nouvel, font appel.
De la bibliothèque publique d'Hollywood faite de cubes roses superposés, en passant par l'assemblage biscornu et délirant de la Venice Beach House sur pilotis, du Hotel Marqués de Riscal d' Alava en Espagne, jusqu'au Walt Disney Concert Hall : une véritable galerie de l'évolution du style Gehry qui l'amène au fameux Prix Pritzker en 1989 (l'équivalent du Nobel d'architecture) (1). Sans compter les réalisations à venir comme le deuxième campus de Facebook en Californie, la Fondation Luma à Arles (une tour en aluminium de 56 mètres de haut), ou la future extension du Musée d'art de Philadelphie.

Derrière ses volutes de verre, la Fondation Louis Vuitton abritera onze galeries dédiées aux collections, aux interventions d'artistes et aux expositions temporaires, ainsi qu'un auditorium de 400 places, un restaurant, une librairie et trois terrasses avec vues inédites sur Paris.
Un engagement fort pour l'art contemporain.

Programmation

Pour l’ouverture de la Fondation Louis Vuitton, le programme artistique global se déroulera en trois étapes successives, d’octobre 2014 à juillet 2015, chaque étape présentant une exposition temporaire, une présentation partielle de la collection et un ensemble d’événements.

→ La première étape – d’octobre à décembre – invite à un « voyage en création » essentiellement consacré à la découverte de l’architecture du bâtiment, avec :
- Une exposition sur l’architecture de Frank Gehry pour la Fondation Louis Vuitton. Cette exposition viendra dialoguer avec la première grande rétrospective européenne de l’œuvre de Frank Gehry organisée au même moment au Centre Pompidou.
- La présentation de quelques œuvres emblématiques de la collection permanente.
- Un ensemble de commandes spécifiquement liées à l’architecture dont une œuvre d’Olafur Eliasson.
- L’auditorium de la Fondation accueillera différentes performances et notamment deux événements musicaux :
• un récital du pianiste Lang Lang le 28 octobre 2014,
• Kraftwerk - groupe pionnier de la création électronique - du 6 au 14 novembre 2014 pour une série de 8 concerts rétrospectifs.

→ Les deux étapes suivantes, allant de décembre 2014 à juillet 2015 seront annoncées ultérieurement.

(1) Depuis le 8 octobre et jusqu'au 5 janvier 2015, le Centre Pompidou accueille pour la première fois en Europe une rétrospective de Franck Gehry.

Photos ©Todd Eberle for Fondation Louis Vuitton

Brooklyn Grange : Une ferme sur les toits de New York

Un matin de mai 2010, un équipage hétéroclite  apparaît avec des bicyclettes sur Northern Boulevard, émergeant d'une bouche de métro d'un bâtiment tentaculaire. Ils enfilent casques et gants de travail plastifiés et, armés de pelles et de cisailles, entreprennent de construire la plus grande ferme du monde sur le toit d'un immeuble newyorkais.
Voilà comment Brooklyn Grange est devenue le premier lieu de culture intense sur les toits de New York !

Le travail demanda six jours de grutage et plus de 3000 sacs de terre. Le groupe engagea deux-douzaine d'amis et membres de la famille pour créer une ferme d'un genre nouveau, à coups de pelles dans le soleil et le vent et dans le vacarme des chariots électriques. 

Aujourd'hui c'est une des plus grandes fermes hors sol située sur deux toits de New York sur 2,5 hectares qui garantit plus de 50.000 kg de légumes biologiques cultivés par an. L'ensemble de ce potager aux lignes épurées est parfaitement organisé avec une diversité de plantes incroyable : laitues,  brocolis, choux frisés, épinards, poireaux, carottes, tomates et... fleurs - beaucoup de fleurs. Le tout entrecoupé d'une trentaine de ruches d'abeilles  et dans un coin d'un petit poulailler et ses poules pondeuses. 

Le système d'enracinement comprend une première couche qui empêche les racines des plantes de pénétrer dans la surface de la toiture, puis une épaisse couche de feutre, et des nattes de drainage pour retenir l'eau en cas de fortes pluies et enfin, une dernière fine couche de feutre pour éviter les nattes de drainage de se remplir avec de la terre.

En plus de la culture et de la distribution des légumes et des herbes fraîches locales, Brooklyn Grange fournit également un service de consultation et d'installation d'agriculture urbaine sur toit dans le monde entier, et travaille en partenariat avec de nombreuses organisations à but non lucratif à travers New York pour promouvoir les communautés locales saines et solides.

Brooklyn Grange est une ferme urbaine commerciale, ce qui signifie la culture de nourriture et sa vente. Pour une agriculture qui soit un secteur prospère et viable en milieu urbain, ainsi que la promotion des agriculteurs de la ville avec un salaire décent et des moyens de subsistance fiables.

La ferme est financée aux moyens de capitaux propres, de prêts, de collectes de fonds et de plates-formes de crowdfunding comme Kickstarter.com et ioby.com et est gérée par Ben Flanner, président et chef d'exploitation, Anastasia Plakias, actuelle vice-présidente, et Gwen Schantz, chef de l'exploitation. L'équipe vise à étendre leurs cultures à d'autres toits et continue à explorer les nombreux défis inhérents à l'exploitation d'une grande ferme sur les toits urbains.

Un petit rappel, s'il en était besoin, que la nature n'est jamais loin de la surface, et qu'elle peut reprendre ses droits très facilement. Si les coeurs de ville cessaient de battre, combien de temps avant que New York ne soit recouverte par la canopée de la forêt ?! 

Les matériaux innovants ont leur plateforme : Axel'One PMI

Inauguration de la plateforme AXEL’ONE PMI : les matériaux à l’honneur dans la Plateforme Matériaux Innovants

Au cœur de la vallée de la Chimie, la plateforme Axel’One PMI (Plateforme Matériaux Innovants) héberge, accompagne et donne aux projets de R&D les moyens de réussir, dans le domaine des matériaux innovants. La plateforme Axel’One PMI invite à la mutualisation des outils de recherche, à la fois pour les TPE/PME innovantes et pour les projets collaboratifs. Retour sur l’inauguration de cette structure inédite située à Saint Fons et adossée au centre de recherche et d’innovation de Solvay.

Près d’un an et demi après la pose de la première pierre (avril 2013), la plateforme Axel’One ouvre ses portes avec déjà plus de 60 chercheurs et experts au service des matériaux de demain, répartis sur quatre plateaux technologiques : Matériaux Composites, Bio-Matériaux, Matériaux pour le Bâtiment Durable et le Recyclage des Matériaux.

Une volonté commune des parties prenantes de s'implanter au coeur de la vallée de la chimie

Constituée de 1200 m2 de hall technologique, de 800 m2 de laboratoires de recherche et de 1400 m2 de surfaces tertiaires, la plateforme est taillée sur mesure pour accueillir l’open innovation et la co-activité de différentes entités conduisant des programmes de R&D. Portés par la SCI Novaone IMMO (SERL et groupe Caisse des Dépôts) avec une participation financière du Grand Lyon, ce programme immobilier d’environ 10 M€ est issu d’un projet architectural signé par Amplitude et confié à Sogelym Dixence pour la conception et la réalisation du bâtiment. Pour l’accompagner dans sa montée en puissance, la plateforme PMI, lauréate d’un appel à projet lancé en 2008 par l’Etat et la Caisse des Dépôts sur les plateformes d’innovation, bénéficie par ailleurs d’une subvention de fonctionnement de l’état (DGCIS) de 2 M€.

Héberger des entités complémentaires pour favoriser la recherche

A ce jour, six projets de recherche ont rejoint la plateforme Axel’One PMI (projets portés par Bluestar Silicones, CNRS/Solvay et Solvay) ainsi que quatre TPE/PME : E-Xtream, Lactips, Mécanium et Skinjay.
Avec elles, ces entités apportent sur la plateforme leurs programmes de recherche collaborative et les outils de recherche nécessaires pour répondre aux principaux défis identifiés dans le domaine des matériaux : l’allègement des structures, les économies d’énergie, les matériaux fonctionnels, la durabilité, l’amélioration des propriétés mécanique, la résistance thermique ou encore le recyclage. L’ensemble de ces défis vise à produire des matériaux compétitifs de hautes performances et à faible empreinte environnementale.

Quatre plateaux technologiques pour développer les matériaux de demain 

Trois plateaux technologiques sont déjà implantés depuis septembre 2014 :
• Plateau Composites (Outils de mise en forme des matériaux, 250 m2, halle technologique, site PMI).
• Plateau Bio-matériaux (Outil de caractérisation des matériaux en atmosphère contrôlée, 150 m2, halle technologique, site PMI).
• Plateau Matériaux Bâtiment Durable (Enduction sur supports souples fonctionnels – 150 m2, halle technologie, site PMI
Une quatrième zone sera implantée courant 2015, autour du recyclage des matériaux. En complément de ces espaces, des experts et des chercheurs en Modélisation (E-Xstream) et en caractérisation des matériaux (Mécanium) viendront apporter leur appui scientifique et intégreront des projets collaboratifs.

Des projets de recherche pour le passage à l'échelle industrielle

PMI accueille aujourd’hui plusieurs projets collaboratifs et start-up, tous impliqués dans des projets destinés à l'amélioration ou au développement de matériaux innovants :
- Bluestar Silicones, porteur du projet collaboratif d’Eco Conception de Silicones Acrylates ECOSILAC, partage sur la plateforme PMI un outil pilote et des compétences de modification de surface de supports souples. D’autres projets collaboratifs tels que BIONICOMP et SMOUSSIF, vont également bénéficier de cet environnement technologique.

- SOLVAY mène des projets destinés à réduire l'impact environnemental grâce aux matériaux composites (allègement des véhicules) : STIICPA, et aux Bio-Matériaux : POLYWOOD et CAPLA.

- Le projet collaboratif TAPAS porté par l’unité mixte SOLVAY-CNRS concerne les polymères et les matériaux avancés.

- La société LACTIPS est spécialisée dans le développement de plastiques à partir de caséine de lait : 100% biodégradables, comestibles, biosourcés, compostables.

- La société SKINJAY conduit des travaux de recherche autour de nouveaux matériaux (recyclables et
biodégradables) pour la conception de capsules de douche permettant la diffusion de soins et de parfums pour la peau, dans l'eau.

- La société E-XSTREAM développe des logiciels de modélisation multi-échelles non-linéaires pour les matériaux composites et structures.

- La société MECANIUM est un centre d’essai en résistance des matériaux et caractérisation du comportement mécanique des structures.

Des équipes et des outils réunis sur un même lieu pour accroître la compétitivité

Sur le site Axel’One PMI se côtoient au quotidien des chercheurs académiques, des experts, des entrepreneurs, des industriels ainsi que l’ensemble de leurs clients, fournisseurs et partenaires. Ce « melting-pot » assure la perméabilité entre industrie et recherche publique, favorisant ainsi l’émergence de projets collaboratifs de rupture. Le but ultime est à la fois de raccourcir la durée de mise sur le marché des nouveaux produits et de réduire les coûts de développement par la mutualisation d’outils technologiques. Des conditions optimales pour permettre la naissance des matériaux de demain.

A propos d’Axel’One
Située en région lyonnaise, la plateforme d’innovation collaborative Axel’One héberge et accompagne des projets collaboratifs de R&D ainsi que des TPE/PME, dans le secteur de la chimie et de l’environnement.
Association de loi 1901, la plateforme Axel’One a été créée en juin 2011 à l’initiative de 8 membres fondateurs dont des structures académiques (CPE Lyon, ENS de Lyon, INSA de Lyon et Université Lyon 1), des établissements publics (CNRS, IFP Energies nouvelles) et des industriels (Solvay et SUEZ ENVIRONNEMENT).
Axel’One compte trois sites dans les environs de Lyon : PMI (Plateforme Matériaux Innovants) à Saint-Fons, PPI (Plateforme Procédés Innovants) à Solaize et Campus (Plateforme Recherche Fondamentale) à LyonTech-la Doua, tous au service des pôles de compétitivité Axelera (chimie- environnement à Lyon), Plastipolis (plasturgie à Oyonnax), Tenerrdis (énergies renouvelables à Grenoble) et Techtera (textile et matériaux souples à Lyon).
 
www.axel-one.com

i360, la plus haute tour d'observation ascensionnelle du monde

La ville anglaise de Brighton, au sud de l'Angleterre, va construire l’i360, la plus haute tour d’observation ascensionnelle du monde.

Brighton, tout comme Londres ou Paris, a de magnifiques panoramas qui sont encore à découvrir : les ruelles labyrinthiques des Lanes, l'architecture de style Régence du front de mer, les falaises de craie dramatiques de Seven Sisters ou encore les étendues sauvages des Downs,...
A 162 mètres de haut, et avec une rotonde d'observation s'élevant à 138 mètres, le i360 sera la plus haute tour d'observation de la Grande-Bretagne en dehors de Londres - plus haute encore que la London Eye. IL renforcera sans conteste la position de cette ville animée comme destination touristique et centre culturel. Brighton attire en effet plus de 10 millions de visiteurs et est la destination touristique la plus populaire dans le Sud-Est après Londres et Oxford. 

Erigée sur la plage qui s'étend parallèlement à la route du roi à Brighton, il remplacera l'ancien bâtiment Pier West construit en 1866 par l'architecte naval Eugène Birchet qui attirait à l'époque 2 millions de visiteurs chaque année. West Pier était autrefois l'un des cadres les plus spectaculaires de Brighton. La jetée est depuis tombée en désuétude et a été ravagée par deux incendies. Il a été fermé en 1975. Le peu de jetée qu'il reste est aujourd'hui classé ; l'autre jetée également classée en Angleterre étant Clevedon Pier.

L'i360 sera dotée au sol d’un restaurant, d’une boutique, d’un espace d’exposition et d’installations pour des conférences et des événements. L'i360 sera gérée par Brighton i360 Ltd, regroupant principalement dans l'équipe Jacobs Engineering Group Inc (Jacobs), les architectes du cabinet Marks Barfield de Londres, la société néerlandaise Hollandia, et la société française POMA. Ensemble, cette équipe a déjà construit la célèbre tour d’observation London Eye il y a 14 ans. Elle est à nouveau réunie à Brighton pour construire l’i360.

L’entreprise française POMA après avoir conçu les 32 capsules et le système d’entraînement de la London Eye, va de nouveau participer à la construction d’une attraction touristique majeure de l’Angleterre et unique au monde. Les travaux viennent de commencer et l’ouverture est prévue pour l’été 2016.

La construction de la structure de cette remontée mécanique à la verticale dont l’échelle est unique en son genre, a été conçue par Jacobs, acteur de renommée mondiale dans ce type de construction, doté d’une grande expérience dans des projets de loisirs de grande envergure, y compris des attractions touristiques et des installations de transport de passagers. Les deux entreprises Jacobs et HOP (ingénierie locale) géreront le projet ensemble.
David Marks et Julia Barfield, les architectes et créateurs de l’i360 et du London Eye ont déclaré : « Nous allons construire quelque chose de totalement unique et de renommée internationale ici à Brighton & Hove. Nous sommes très enthousiastes de travailler à nouveau avec cette équipe de pointe et nous nous réjouissons de l’ouverture de l’attraction à l’été 2016. »

Francis Charamel, Président de Sigma, l’une des filiales du Groupe POMA qui gère ce projet, a déclaré : « Poma est très heureux de faire partie de ce projet unique et nous sommes très reconnaissants à David Marks de nous avoir fait confiance, faisant suite à notre longue et fructueuse collaboration. »

Nardo Hoogenijk, directeur général de Hollandia a déclaré : « Nous sommes très fiers d’être impliqués dans un tel projet, qui est la continuité de notre partenariat fructueux sur le London Eye. Nous sommes très enthousiastes à l’idée de reformer la même équipe en vue de créer une nouvelle attraction touristique extraordinaire. »
www.brightoni360.co.uk

Le Permis de construire a été accordé en 2006, suite à un accord entre le conservateur et le parti Vert, le Conseil Brighton, a accepté huit ans plus tard d'augmenter son prêt pour le projet de 14,8 millions de livres à £ 36,000,000. A ce jour, la facture totale a maintenant grimpé à plus de 46,2 millions de livres.

Le i360 Brighton devrait attirer au moins 700.000 visiteurs par an (800 000 l'année d'ouverture), ce qui sera la première attraction payante de la ville. Selon une étude d'impact économique indépendante, le i360 permettra de créer 440 nouveaux emplois à temps plein supplémentaires à Brighton et Hove, tout en attirant du personnel d'autres entreprises locales.

A propos de POMA
Avec plus de 7 800 installations construites dans le monde depuis 78 ans, l’entreprise française POMA est devenue un acteur majeur des solutions de transport par câble. Partout dans le monde, POMA innove, apporte son savoir-faire et sa maîtrise du transport par câble dans les domaines de la neige, des sciences de l’industrie et des transports urbains. Chaque jour, ce sont ainsi près de 6,5 millions de personnes qui sont transportées par des équipements fabriqués par POMA. En 2013, le chiffre d’affaires de POMA s’est élevé à 283,4 millions d’euros.  www.poma.net

À propos de Marks Barfield Architects
Fondée en 1989 par Julia Barfield et David Marks, Marks Barfield Architects (MBA) a conçu et dessiné le London Eye en 1993 et a participé également à de nombreux projets dans le domaine des écoles, de la culture, des transports et des bâtiments sportifs ainsi que la passerelle du Treetop Walk et le quai à l’extérieur du Tate Britain. Marks Barfield a remporté plus de 60 récompenses pour le design, l’innovation et la durabilité.  www.marksbarfield.com

Loading...
Loading...