UP' Magazine L'innovation pour défi

Un engin à énergie solaire lancé dans l'espace en 2016

Un engin spatial d'une trentaine de centimètres propulsé par la seule force solaire captée par ses voiles sera lancé en avril 2016 dans l'espace.

Un engin spatial d'une trentaine de centimètres propulsé par la seule force solaire captée par ses voiles sera lancé en avril 2016 dans l'espace, a annoncé ce mercredi 9 juillet la société américaine qui l'a conçu. Le LightSail (en anglais "Voile légère") de la Planetary Society, composé de trois "CubeSats" de 10 cm chacun, sera propulsé dans l'espace à l'aide d'une fusée Falcon Heavy de la société SpaceX.

Une fois lancé sur orbite, le LightSail pourra voyager à travers le cosmos grâce à la seule énergie solaire captée par ses quatre voiles en Mylar ultra-minces d'une surface totale de 32 mètres carrés. 
La propulsion est en effet son principal intérêt. "LightSail offre des avantages considérables par rapport aux fusées chimiques traditionnelles. Inutile de transporter du carburant pour les moteurs de fusée, le Soleil fournit une source d'énergieinépuisable pour la propulsion. Les voiles solaires et les techniques connexes sont le seul moyen pratique pour atteindre d'autres étoiles," explique la Planetary Society.

Le projet est financé par des fonds privés et des membres de la Planetary Society, un organisme de promotion de l'exploration spatiale, co-fondé en 1980 par l'astronome légendaire Carl Sagan.

LightSail doit dépasser l'orbite terrestre basse, là où gravite la Station spatiale internationale (ISS), pour rejoindre l'orbite terrestre moyenne, plus éloignée. "Les ailes solaires vont nous donner accès à des données scientifiques cruciales sur la Terre", a déclaré Jennifer Vaughn, une responsable de la Planetary Society.

Selon son patron, Bill Nye, un vol d'essai avec une fusée plus petite et à une orbite plus basse doit avoir lieu l'an prochain. 

De son côté, la NASA, l’agence spatiale américaine, travaille elle aussi sur un projet de voile solaire, mais bien plus grande. Elle a lancé une mission de démonstration technologique "In-Space Demonstration of a Mission-Capable Solar Sail", plus connue sous le nom de "Sunjammer", afin de prouver la viabilité à court terme de ce concept. Elle a prévu de lancer Sunjammer, en novembre prochain.
(Source : AFP)

Une première collection de chaussures créée en 100 % numérique

Expérience 3D Fashion : Julien Fournié dévoile sa première collection de chaussures créée entièrement en numérique grâce aux projets de recherche du FashionLab de Dassault Systèmes.

Le FashionLab est l'incubateur technologique de Dassault Systèmes dédié aux créateurs de mode. Il présente une « Expérience 3D Fashion » dédiée à la création de chaussures, illustrant l'apport de la 3D pour les créateurs, les distributeurs et les consommateurs.

Julien Fournié, fondateur de la maison de couture éponyme et partenaire historique, présente pour la première fois, une collection capsule de chaussures conçue 100% en numérique par le couturier grâce aux solutions innovantes du FashionLab. Une partie de cette collection sera portée sur le podium à Paris le 8 juillet 2014 lors du défilé Couture Automne/Hiver 2014-2015 de Julien Fournié intitulé « Première Pulsion » et organisé dans le cadre de la semaine de la Haute Couture dont le couturier est membre invité.

Cette collection capsule est composée de sandales en cuir noir à talon haut et semelle crantée, de derbies hautes en couleurs à bout fleuri, de ballerines bicolores et de baskets colorama. Avec « First Footwear » le couturier décline le style Julien Fournié dans une petite collection choisie de propositions en interprétant quatre formes classiques pour aujourd'hui.

L'expérience digitale unique conduite par le FashionLab de Dassault Systèmes et Julien Fournié, en collaboration avec un fabricant européen (Greenfit) va au-delà de la conception et de la réalisation d'une collection capsule de chaussures. Elle rend possible l'interaction émotionnelle des produits avec les consommateurs, grâce à l'exploitation de contenus 3D photo-réalistes sur murs d'image, tablettes ou autre display, intégrant même, pour certains contenus, de la réalité augmentée sur base d'impression 3D.
Elle démontre toute la puissance de l'utilisation de la 3D Digitale du créateur au consommateur : le processus habituellement réservé au studio de création devient visible et palpable, jusqu'à l'intérieur des points de vente.

Ce projet unique est le résultat des programmes de recherche et d'incubation conduits par le FashionLab de Dassault Systèmes. Neuf expériences déclinables dans les magasins ou « scénarios d'usage » ont été mis au point, pour démontrer la puissance de la 3D digital et des univers numériques.
« Nous souhaitons intervenir à chaque étape du processus de création : du talent du créateur à l'expérience des consommateurs. L'exemple d'une collection de chaussures montre notre vision de l'avenir de la mode en général, tout en sachant qu'il sera possible, à terme, de l'adapter à n'importe quel segment, de la joaillerie à l'horlogerie jusqu'à la maroquinerie et au vêtement », rappelle Jérôme Bergeret, Directeur du FashionLab de Dassault Systèmes.

A travers ce projet, le FashionLab propose une nouvelle réponse, pour l'industrie de la mode et du luxe face à l'essor de la 3D digitale dans les prochaines décennies.
Cette approche novatrice implique la capacité des sociétés de la mode et du luxe au fort patrimoine créatif et artisanal à questionner leurs modèles sur de nouvelles bases.
Via la relocalisation des moyens de production et la redéfinition des surfaces de vente, cette approche intègre également de nouvelles bases pour un développement durable.



Le FashionLab est l'incubateur technologique de Dassault Systèmes dédié aux créateurs de mode. A la croisée de l'univers du luxe et de la 3D virtuelle, il allie la créativité de l'ingénierie de Dassault Systèmes à l'inventivité artistique et au savoir-faire des talents de cette industrie. Son objectif est de proposer de nouvelles expériences 3D autour du luxe, intégrant les outils de conception, de simulation et de collaboration nécessaires à la création d'un modèle ou d'une collection.

11 innovations pour booster la Silver Economie

Le forum 4i, porté par la Ville de Grenoble, est un événement fort pour la création et le développement d’entreprises en Rhône-Alpes. Sa vitrine technologique présentait cette année encore des projets innovants issus des laboratoires de recherche Rhônalpins autour du thème de la « Silver Economie ». 

La 17ème édition du Forum 4i® (Innovation, Industrie, Investissement, International) organisée par la Ville de Grenoble a eu lieu le 22 mai dernier. La vitrine technologique du Forum dévoilait les nouveaux projets technologiques issus de l’écosystème d’innovation de la région Rhône- Alpes sur cette thématique, en partenariat avec de nombreux laboratoires et centres de recherche.

En 40 ans, de 1970 à 2010, l'espérance de vie à la naissance a augmenté de 11,1 ans pour les hommes et 12,1 pour les femmes dans le monde.
En Europe, nous compterons 105 millions de seniors de plus de 65 ans en 2030 (+30 millions par rapport à 2010), dont 45 millions de plus de 80 ans. Un Français sur trois sera âgé de plus de 65 ans en 2020. D’ici 2050, les «plus de 60 ans» devraient passer dans les pays développés d’environ 20% à 33% de la population totale ; ils seront alors plus de 20 millions en France. 
Cette révolution démographique génère donc une demande de produits et de services autour du "bien vieillir". C'est un défi sociétal, mais aussi une opportunité de marché.

La Silver Economie mobilise donc autour de nombreux axes de développement (habitat, mobilité, santé, e-commerce, loisirs…). Onze prototypes et démonstrations ont ainsi été mis en scène cette année par le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle de Grenoble (CCSTI) et présentés au public dans un espace attractif.
Depuis sa création, la Vitrine technologique est donc le symbole d’une belle aventure d’entreprises avec plus de 140 projets présentés.

PROJETS 2014 

ACTIVITAL - SBT : La simulation cognitive au service de l’autonomie des personnes âgées.

Le programme ACTIVITAL a été conçu sous la direction du Dr Bernard Croisile, (neurologue et docteur en neuropsychologie) et du Pr. Franck Tarpin-Bernard (chercheur au Laboratoire d'Informatique de Grenoble, LIG, équipe IIHM) pour aider les personnes avançant en âge à préserver leur vitalité cognitive et leur autonomie aussi longtemps que possible. Pour cela, ACTIVITAL propose un ensemble d’exercices cognitifs informatisés, multi-supports (PC, Tablette…), variés et ludiques que les seniors peuvent réaliser depuis leur domicile. ACTIVITAL propose également une interface qui s’adresse au personnel en charge des participants (thérapeutes, animateurs en maison de retraite…) et qui offre la possibilité d’un suivi individuel des performances et la personnalisation des programmes d’entrainement.

AVALUN - CEA LETI/IRT Nanoelec /Minalogic/Lyon Biopôle/Gate 1/AvalunMon labo dans la poche

Avalun est une jeune société innovante dédiée à la conception, l’industrialisation et la commercialisation d’un dispositif portable et communicant de dispositif in-vitro.
Le lecteur LabPad ™ permettra la réalisation de nombreuses analyses biologiques sur le même lecteur à partir d’une goutte de sang. D’utilisation similaire à un lecteur de glycémie, LabPad ™ permet d’apporter la mesure biologique au plus près des patients, notamment ceux souffrant d’affections de longues durées, tout en les inscrivant dans la télémédecine de demain grâce à son module de communication.
Domaines d’application : Dispositif portable de mesures biologiques, suivi des maladies cardio-vasculaires, télémédecine.

E-LIOBOX & INTERFACE UTILISATEUR ADAPTABLE – INRIA/TECHNOSENS/LJKLa nouvelle interface qui reconnaît son utilisateur

E-lioBox est la première box interopérable pour maintenir un lien social et prendre soin des personnes âgées. Avec la détection et la reconnaissance de visage intégrables au système e-lio, les modalités de communication, la prise en charge et le bien être des personnes âgées peuvent être individuellement adaptés à son utilisateur.
Le principe : l’identification automatique des personnes est réalisée en temps réel, à partir des images issues d’une caméra, par le logiciel RECVIS. RECVIS utilise un algorithme d’extraction de descripteurs visuels robustes, caractéristiques des yeux, du nez et de la bouche de chaque visage, et permet d'adapter l'interface de communication et les paramètres du système e-lio à la personne âgée utilisatrice.

ICASA - Orange Labs/UJF/Scalagent/Telecom Paris Tech/MinalogicPlateforme d’intégration logicielle pour un habitat intelligent

Le numérique se développe à la maison. Il va souffler une palette insoupçonnée de services innovants en direction des personnes fragilisées et/ou âgées leur permettant de rester chez elles plus longtemps. La croissance de ce secteur dépend en partie de l’émergence de technologies d’intégration fiables réalisant dynamiquement le lien entre applications et équipements au sein de l’habitat.
Le projet ICASA porté par Orange est une plateforme d’intégration logicielle. Celle-ci simplifie le développement de services numériques, mais aussi le déploiement et la configuration de ces services dans des contextes domestiques divers et évolutifs.

IGIROUETTE - BIIN/CEA/Erasme/IRIS/IMAGINOVELa signalétique intelligente

IGirouette est le premier panneau de signalisation autonome et connecté qui permet de récupérer les informations issues d'Internet pour les afficher dans un environnement urbain. Elle se présente sous la forme d’un panneau de signalisation équipé recto verso d’écran LED. Ses flèches tournent autour de l’axe à 360°. BIIN travaille actuellement avec le CEA pour rendre iGirouette autonome en énergie. De l'information locale à la promotion des commerces en passant par l'orientation des visiteurs, iGirouette est un système complet et innovant qui est aujourd'hui développé en partenariat entre Biin, le bureau d'études concepteur de l'innovation et un industriel rhônalpin.

IMMERSIV CAMERA – AVANT-GOUT STUDIOS - Avec le soutien de CAPTRONIC JESSICA/IMAGINOVE/NUMELINKLa lampe de lecture design, intelligente et connectée

Immersiv Camera est un dispositif innovant de lecture augmentée qui permet un enrichissement lumineux, visuel et sonore de tout type d’ouvrage : romans, encyclopédies, beaux livres, manuels scolaires... Il ne s’agit pas seulement d’une lampe dessinée par des designers, mais d’un objet connecté embarquant la technologie nécessaire à l’enrichissement d’une œuvre pour offrir une expérience de lecture inédite et captivante.

ISKN - CEA LETI/ISKN : La santé en ligne en toute simplicité

ISKN, issue du CEA LETI est une start up qui commercialise un support d’écriture révolutionnaire, la « Slate », qui permet de numériser en temps réel vos notes tout en vous permettant de conserver la simplicité de l’écriture naturelle sur papier. Un outil parfait pour le carnet longitudinal des séniors à domicile comme pour la saisie de formulaire grâce à sa fonction de « papier carbone » numérique.

SAVE MOVE FOR OLDER DRIVERS – IFSTTAR/UMR CNRS SAMPSY/INSERM/Continental/Peugeot Citroën SA/OktalPour une mobilité sure et durable des conducteurs âgés

Le but du logiciel Save Move est d’aider les conducteurs âges à maintenir leur mobilité par l’utilisation d’aides à la conduite adaptives et de supports d’apprentissage leur permettant d’adapter leurs habilités de conduite aux changements physiologiques et cognitifs liés à l’âge. Save Move repose sur l’hypothèse que la conscience de ses déficits est la variable intermédiaire entre le déclin cognitif et la régulation de l’activité de conduite. Certains conducteurs surestiment leurs capacités cognitives et de conduire. A l’inverse, certains conducteurs les sous estiment et arrêtent de conduire prématurément.

TOUCH IT - CEA/UJF/Orange Labs/Université de Lille/INRIA/Minalogic/Cap Digital/MAUD/ STMicroelectronicsNe regardez pas simplement le futur, touchez le !

Redonner ses lettres de noblesse au sens du toucher au travers des interfaces tactiles, telle est l’ambition de la solution TOUCH IT. Elle s’appuie sur l’effet « lame d’air » qui module la friction ressentie par l’utilisateur lorsqu’il déplace son doigt sur l’écran tactile. Cet effet est obtenu par la génération d’une onde stationnaire de très faible amplitude sur la dalle tactile au moyen de micro-actionneurs piézoélectriques positionnés sur sa périphérie. Le capteur embarqué détecte la présence du doigt et synchronise la vibration avec la position de telle sorte à ajuster la friction en temps réel avec un temps de latence très faible. Alliant des performances inédites avec une faible consommation, TOUCH IT préserve la transparence de l’interface. Le réalisme du ressenti est tel qu’il est désormais possible de différencier des textures et des formes ouvrant un mode de solutions pour tous les objets de notre quotidien.

USINE D’INNOVATION POUR HABITAT INTELLIGENT - INRIA / LIG / Equipex AMIQUAL4HOME / Schneider Electric :  Lieu d’hébergement unique pour le développement d’objets numériques

Une usine d’innovation (ou Creativy Lab) est un lieu d’hébergement unique pour la conception, le développement, la fabrication et l'expérimentation d’objets numériques. Le Creativity Lab est accessible à tous les porteurs d’innovations ou industriels, avec l'avantage d'être immergés dans l'environnement technologique développé par les acteurs de la recherche.
Le Creativy Lab, incluant groupe de réflexion et laboratoires d’expérimentations (ex: seniors lab), est connecté
directement au Fab Lab Amiqual4Home pour inventer et prototyper des innovations technologiques adaptées. Des minikits spécialement développés dans ce projet, permettront de valider concrètement dans des appartements tests, en environnements réels, les usages de ces objets numériques pour l'habitat intelligent.

WEEPULSE - CEA/Gate 1Patch d’électrostimulation autonome en énergie pour le traitement de la douleur

Le projet Weepulse a pour but de développer la prochaine génération de dispositifs d’électrostimulation, qui seront utilisés dans le domaine médical pour le traitement des douleurs chroniques, ainsi que dans le domaine du sport pour la rééducation musculaire et l’accompagnement sportif. Ces dispositifs électroniques innovants, portés directement sur la personne, se présenteront sous la forme de patchs autonomes en énergie, discrets et ergonomiques. Connectés au réseau internet par l’intermédiaire d’un smartphone, ils permettront un accompagnement personnalisé du patient ou de l’utilisateur depuis son domicile.

Bike Intermodal : un vélo grand comme un porte-document

Un vélo grand comme un porte-document pour rendre nos villes plus écologiques : qu’y a-t-il de mieux qu’une balade à vélo pour garder la forme tout en aidant notre ville à rester respectueuse de l’environnement ?
Le projet « Bike Intermodal », financé par l’Union Européenne, a développé un nouveau prototype de vélo pliable, pesant environ 7,5 kg, se repliant en une boîte de 50cm x 40 cm x 15 cm qui peut facilement être rangée et transportée que l’on soit au restaurant, dans un bar ou même au cinéma.

Le design avant-gardiste et le processus de production de ce vélo intermodal ouvre la voie à une toute nouvelle génération de véhicules pliables ayant pour but de faire sortir les conducteurs de leurs automobiles et ainsi développer un mode de vie urbain plus respectueux de l’environnement. Sachant qu’en France, en 2012, 2,9 millions de vélo ont été vendus soit 6 vélos par minute et que de plus en plus d’européens viennent habiter dans les grandes agglomérations, le marché potentiel du projet est considérable.

Le vélo est un moyen de transport pratique pour se déplacer. Cependant une simple promenade peut devenir plus compliquée dans les zones urbaines à fort trafic où les conducteurs automobiles ont souvent besoin de traverser les rues et où les risques de vol de vélo sont en augmentation. Les vélos pliables sont devenus des moyens de transport alternatifs car ils facilitent le trajet entre les voitures et les transports publics. Il est entièrement composé de matières recyclables : son cycle de vie est respectueux de l’environnement depuis sa production en passant par son utilisation et sa réutilisation.
« Avec ce Bike Intermodal, nous avons combiné ce qui se fait de mieux en matière de design, de production et d’assemblage en utilisant les tout derniers matériaux disponibles pour créer un vélo ultra-compact, léger et attrayant qui répond à toutes les nécessités de la vie urbaine. Nous espérons qu’il ne va pas uniquement convaincre les accros du vélo, mais qu’il encouragera aussi ceux qui n’en utilisaient pas dans l’espoir qu’ils découvrent la liberté que cela peut procurer», déclare Alessandro Belli de Tecnologie Urbane, un des partenaires clés et fondateur du projet.

Une révolution dans la conception des vélos pliables

135 millions de vélos sont fabriqués chaque année. Environ 2% d’entre eux sont pliables. Bike Intermodal est en train de passer du circuit classique de production du vélo à un modèle inspiré par l’industrie automobile. « Nous avons renforcé la solidité du véhicule en limitant le nombre de pièces et en utilisant le matériel le plus résistant et le plus léger possible tel que le magnésium. Chaque élément est testé, suivi et peut être recyclé. Notre procédé se concentre sur le contrôle de la qualité, la traçabilité du recyclage et sur la dimension environnementale du produit, » souligne M. Belli.

Caractéristiques et fonctionnement du vélo

Au coeur du vélo : une armature renforcée de câbles d’aluminium et de magnésium de premier choix s’ouvre et se ferme comme un train d’atterrissage. A l’avenir, la start-up pense également à utiliser du graphène pour consolider et alléger la structure. Un moteur conçu sur mesure par l’entreprise partenaire Maxon Motor (filiale de BRAUN) favorise la mobilité sans alourdir le véhicule. Malgré celui-ci, le vélo pèse moitié moins qu’un vélo pliable sans assistance électrique et prend environ cinq fois moins de place.
Le poids et la taille du vélo ont été optimisés grâce aux études conçues par l’université de Florence et réalisées par l’ATAF et la LPP, fournisseurs de services de transport public des villes de Florence (Italie) et de Ljubjana (Slovénie). Ces enquêtes, basées sur des questionnaires et des tests sur les vélos pliables, ont été faites sur des étudiants et des personnes utilisant leur voiture pour se rendre au travail. Elles ont aidées à comprendre les différents éléments nécessaires à l’utilisation du prototype.

Développement du produit et commercialisation

L’Union européenne a financé le programme à hauteur de 1,58 million d’euros. Depuis l’aboutissement du projet, la start-up a continué d’optimiser le design et le processus de production du vélo. Elle est prête à commercialiser ses premiers prototypes. L’entreprise est en pourparlers avec des capitaux-risqueurs ainsi qu’avec des acteurs majeurs de l’industrie automobile pour lancer son véhicule sur le marché.

Quand la production sera achevée, M. Belli estime que le prix de vente du vélo sans moteur sera de 800€ et de 1300 € pour la version sous assistance électrique. Une version « fixie» (1) pourrait valoir environ 500€.

Michael Jennings, porte-parole du Commissaire européen à la Recherche, l’Innovation et la Science, Maire Goeghegan-Quinn déclare : « Bike Intermodal est le genre d’innovation que l’on souhaite voir plus en Europe car elle améliore notre qualité de vie et la compétitivité économique. Un des principaux objectifs d’Horizon 2020, à travers notre nouveau fond pour la recherche et l’innovation, est d’avoir des idées de ce type et de participer à leur développement depuis la production jusqu’à la commercialisation. Plus nous avons d’entreprises innovantes, mieux ce sera pour l’économie européenne. »

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site : www.bike-intermodal.eu

A propos de Bike Intermodal

Bike Intermodal est un projet financé par l’Union européenne dans le cadre du 7ème PCRD (Programme Cadre pour la Recherche et le Développement). Bike Intermodal rassemble des partenaires des secteurs publics et privés ainsi que des instituts de recherche : Tecnologie Urbane, une entreprise spécialisée dans la conception urbaine en passant par les transports habituels jusqu’au micro-urbanisme et depuis la communication à l’approvisionnement urbain (IT), Trilix, une entreprise de conception automobile et d’ingénierie (IT), LPP (SL) et AFAT (IT), fournisseurs de services de transport publics, Maxon Motors, producteur leader de micro disques et de systèmes haute précision, Ticona, producteur leader de polymères pour l’industrie automobile, électrique et électronique (ALL) ainsi que l’université de Florence (IT).

A propos des financements européens pour la recherche et l’innovation

Le 1er janvier 2014, l’Union européenne a lancé pour sept ans, un nouveau programme de financements pour la Recherche et l’Innovation appelé Horizon 2020. Sur les sept prochaines années, près de 80 millions d’euros vont être investis dans la recherche et l’innovation afin de soutenir la compétitivité économique européenne et repousser les frontières de la connaissance.

Le budget de l’UE dédié à la recherche est principalement consacré aux domaines de la santé, de l’environnement, des transports, de l’alimentaire et de l’énergie (voir graphique). Afin d’encourager les investissements du secteur privé dans le soutien à la croissance et à la création d’emplois qualifiés, des partenariats de recherche vont également être signés avec des industries pharmaceutiques, de l’aérospatiale, de l’automobile et de l’électronique. Horizon 2020 privilégiera encore davantage les projets permettant de transformer des idées innovantes en produits, process industriel et services commercialisables.
Pour plus d’informations sur les projets européens de recherche et d’innovation.

(1) Les vélos à pignon fixe (souvent nommés "fixies") ont un seul engrenage attaché directement à la roue arrière du véhicule. Il n’y a pas de mécanisme de roue libre. Les roues et les pédales tournent en même temps 

Les dix technologies d'avenir selon le MIT

Le MIT Technology Review dévoile cette année encore ce qu'il considère comme les dix grandes technologies les plus "disruptives" pour les prochaines années à venir. 
Comment vivrons-nous demain ? Si la robotique et l’aéronautique vont connaître des changements radicaux, les travaux en cours sur les cellules souches ou le domaine des neurosciences ouvrent également des perspectives immenses. Des technologies qui devraient prochainement marquer l'économie autant que la vie quotidienne. Les années précédentes, le MIT avait prédit l'essor du Big data, du séquençage ADN ou du financement participatif (crowdfounding). Voyons ce que nous réserve l'avenir...

Les Drones agricoles de précision

Des drones relativement bon marché avec des capteurs avancés et des capacités d'imagerie performantes vont permettre aux agriculteurs d'accroître les rendements et de réduire les dommages aux cultures, grâce à une surveillance accrue. Ces drones pourront également servir à réduire la consommation d’eau et à mieux combattre les invasions d’insectes.

Une société comme Parrot, en partenariat avec l'INRIA, ont déjà présenté un drone mesurant la réflectance des cultures pour alimenter des logiciels d’estimation des besoins en engrais azoté. Il couvre 10 hectares en quelques minutes avec une précision et une résolution 20 fois supérieure au satellite.  Autre entreprise, Redbird offre des services de suivi de parcelles grâce aux drones.

Des smartphones ultra privés

Des smartphones ultra-privés qui permettent de crypter les données et les communications afin d'éviter le partage des données personnelles. L’anonymat sera donc garanti face aux gouvernements ou aux publicitaires, qui, de nos jours, arrivent à traquer les moindres détails de la vie privée : les projets Blackphone, CryptoPhone ou Whisper. Ces smartphones qui cryptent les données pour garantir une confidentialité des échanges auraient un bel avenir.
Il suffit de se souvenir de ce qui est arrivé à un militant à Kiev en Janvier dernier, qui a reçu un message lui indiquant qu’il avait été localisé sur un site de manifestation. Le message lui avait été envoyé par la sécurité du président Ukrainien, Viktor Yanukovych.
Ou encore l’exemple de la NSA révélé par Edward Snowden rappelle que de moins en moins de choses échappent au gouvernement ou au marketing.  

"L’an dernier, Bull a commercialisé Hoox, un smartphone avec un niveau de sécurité ''diffusion restreinte''. Dans une stratégie similaire, le constructeur aéronautique Boeing développe depuis deux ans un téléphone sécurisé, destiné aux agences gouvernementales. Destiné aux salariés du monde de la défense et de la sécurité intérieure, le téléphone haute sécurité multifonction, développé par la société américaine, fonctionne sous Android.
Boeing va plus loin que le chiffrement des données. A la hauteur des gadgets de Mission Impossible, le smartphone est doté d’une fonction d'autodestruction. Toute tentative d'ouverture forcée de la coque du BoeingBlack entraînera un effacement des données et des logiciels et mettra l'appareil hors service. Il intègre aussi une solution de stockage cryptée pour les données sensibles." (Source : IT Industrie et Technologies - 29 avril 2014)

La cartographie du cerveau

Les neuroscientifiques ont fait des progrès remarquables au cours des dernières années pour comprendre comment fonctionne le cerveau. Et dans les prochaines années, le projet européen Human Brain va tenter de créer une simulation de calcul du cerveau humain, tandis que l'Initiative Cerveau US va essayer de créer une image de grande envergure de l'activité cérébrale. Ces projets ambitieux vont grandement bénéficier d'une nouvelle ressource : cartes détaillées et complètes de la structure du cerveau et de ses différentes régions, grâce à un supercalculateur capable de réaliser à terme 1018 opérations par seconde.

Les puces neuromorphiques

Des microprocesseurs configurés comme l'intelligence humaine : l'avenir de l'informatique ! Le robot effectue des tâches qui nécessitent généralement de puissants ordinateurs. Propulsé par seulement une puce de smartphone avec un logiciel spécialisé, un robot peut reconnaître des objets qu'il n'a pas vu avant, les trier par similitude et naviguer dans l'espace pour les livrer au bon endroit. Le robot peut faire tout cela parce qu'il s'approche du système de réflexion du cerveau.
Pour les ordinateurs, ces puces neuromorphiques auront pour but d’accroître les fonctions de certains d’entre eux. La Société Qualcomm a fabriqué un prototype de puce doté d'un réseau neuronal. Le système fonctionne avec des ''neurones'' reliés par des ''synapses'', ce qui lui permet de traiter les informations en parallèle.

L'édition de génomes

L'édition génomique permettrait de créer des mutations de génomes spécifiques chez les primates pour lutter contre certaines maladies humaines : des moyens puissants pour étudier les troubles cérébraux complexes et déroutants. En novembre 2013, une première expérience a été réalisée à Kunming en Chine sur des jumelles singes. Des chercheurs ont réussi à insérer des gènes étrangers dans des embryons créés in vitro grâce à la méthode dite de "Crispr".

La collaboration mobile

Autre avancée, la collaboration mobile : des applications sur smarpthones qui ne se contenteront pas de partager nos documents dans le nuage informatique mais qui peuvent "capturer des flux de communication" pour organiser le travail entre plusieurs personnes.
C’est particulièrement important, indique le MIT, étant donné que la plupart des travaux de nos jours sont effectués en dehors des bureaux. On peut déjà inclure le « Cloud » dans cette nouvelle technologie, mais également toutes sortes d’applications comme « Quip » – un traitement de documents permettant le dialogue simultanément par messagerie – ou le « QuickOffice » ou encore "Box Notes" ou "CloudOn".

La réalité augmentée

Trente ans après les premières lunettes de réalité virtuelle et des mondes virtuels immersifs, la technologie semble enfin prête pour une utilisation plus généralisée. 
Le masque de réalité virtuelle Oculus Rift permet d’explorer de nouvelles expériences visuelles immersives, notamment dans le domaine des jeux vidéo. Ce type de masque permet de faire progresser la communication et le divertissement. Son rachat par Facebook pour 2 milliards de dollars ce printemps prouve que le potentiel de la start-up dépasse le jeu vidéo. Mark Zuckerberg n'a d'ailleurs pas caché ses ambitions : faire d'Oculus une nouvelle plateforme de communication permettant de « partager des espaces sans bornes et des expériences avec les gens de votre vie ».

Oculus a inspiré d'autres sociétés de renom : Sony a montré un casque VR que les joueurs seront en mesure d'utiliser avec la PlayStation 4. Sony travaille également avec la NASA pour créer une simulation en réalité virtuelle de Mars en utilisant des images tiré du Mars Rover.

L'idée de fusionner la réalité virtuelle immersive avec la communication sociale est intéressante. Il pourrait également être un outil convaincant pour les téléconférences, les achats en ligne, ou des formes plus passives de divertissement. Certains cinéastes l'ont déjà expérimenté.

Le Big Data au service de l’énergie

Côté énergie, le solaire et les éoliennes seront mis en place de manière beaucoup plus pertinente à l’aide du Big Data et de l’intelligence artificielle. Leur utilisation sera plus performante avec moins de perte des énergies renouvelables.

Des robots dits "agiles"

La marche est un exploit extraordinaire de l'ingénierie biomécanique. Chaque étape nécessite l'équilibre et la capacité de s'adapter à une instabilité dans une fraction de seconde. Les robots agiles sont en fait des machines dotées de jambes aptes à parcourir sur tous les types de terrain. Certains lieux sont en effet inaccessibles à des machines sur roues, mais n’auront plus de secret pour ces robots. Ils pourront apporter assistance aux personnes âgées ou à celles qui ne peuvent plus se déplacer, mais ils serviront également à l’armée.

Exemple avec Atlas, un robot humanoïde créé par Boston Dynamics, une société que Google a acquis en Décembre 2013. Il peut marcher sur un terrain accidenté et même courir sur un terrain plat. Bien que les robots précédents comme ASIMO de Honda et QRIO de Sony soient capables de marcher, ils ne peuvent pas s'adapter au terrain ; par conséquent, ils sont souvent maladroits et limités dans la pratique. Atlas, qui a un sens exceptionnel de l'équilibre et peut se stabiliser avec facilité, démontre les capacités que les robots pourront se déplacer dans tous les environnements humains facilement et en toute sécurité.

L’impression 3D du vivant

Côté médecine, la micro-impression 3D va s'amplifier et permettre la création d’objets liés au corps : des tissus humains composés de vaisseaux sanguins pourraient ainsi être conçus en mélangeant et en assortissant les "encres" avec précision. 
Jennifer Lewis, scientifique des matériaux à l'Université de Harvard, développe les expériences pour rendre cela possible. Elle imprime des objets de forme complexe en ajoutant précisément des matériaux qui sont utiles pour leurs propriétés mécaniques, la conductivité électrique, ou des traits optiques. Cela signifie que la technologie d'impression 3D pourrait créer des objets qui détectent et réagissent à leur environnement : "ce sera la prochaine grande innovation qui va se produire avec l'impression 3D" prévoit-elle.

Une équipe de l'Université de Princeton a imprimé une oreille bionique, combinant des tissus biologiques et de l'électronique, tandis qu'une équipe de chercheurs de l' Université de Cambridge a imprimé des cellules rétiniennes pour former les tissus oculaires complexes. Mais même parmi ces efforts impressionnants pour étendre les possibilités d'impression 3D , le laboratoire de Jennifer Lewis se distingue par la diversité des matériaux et des types d'objets qu'il peut imprimer.

En effet, l'an dernier, Lewis et ses élèves ont montré qu'ils pouvaient imprimer des électrodes microscopiques et d'autres composants nécessaires pour les batteries lithium -ion minuscules. D'autres projets comprennent des capteurs imprimés fabriqués sur des plaques en plastique que les athlètes pourraient un jour porter afin de détecter des commotions cérébrales et de mesurer les impacts violents. Plus récemment , son groupe a pu imprimer du tissu biologique entrelacé avec un réseau complexe de vaisseaux sanguins. Pour ce faire, les chercheurs ont dû travailler des encres sur divers types de cellules et les matériaux qui forment la matrice pour les soutenir. Un défi constant dans la création d'organes artificiels qui pourront être utilisés pour le dépistage des drogues ou, un jour, comme pièce de rechange. Ou comment créer un système vasculaire neuf pour maintenir les cellules en vie.

Des innovations qui feront la richesse de demain ...

- Rapport "Technologies clés 2015 : une prospective et un éclairage pour des décisions" /Direction Générale de la Compétitivité de l'industrie et des services.

Loading...
Loading...