UP' Magazine L'innovation pour défi

Robots humanoïdes

Le top 10 des robots humanoïdes

Les robots débarquent. Ils nous fascinent, ils nous inquiètent, mais ils ne nous laissent pas indifférents. Le salon Innorobo qui s'est tenu la semaine dernière à Paris pour sa sixième édition a démontré à quel point ce secteur est en pleine effervescence. Deux cents exposants venus du monde entier et des robots de toutes sortes et de toutes tailles. Des robots travailleurs pour l’usine mais aussi des robots compagnons pour nous assister, nous distraire, nous soigner et nous tenir compagnie. D’autres font la guerre ou sauvent des vies. Beaucoup prennent nos formes ; ils deviennent humanoïdes et nous ressemblent tellement qu’immanquablement un sentiment d’empathie se déclare à leur égard. Un général américain qui envoyait des robots se faire sauter sur des mines à la place de ses soldats, décida de les faire revenir, trouvant que leur traitement était « inhumain »… Les robots humanoïdes sont à nos côtés, ils ont des petits noms sympas. Ils sont quelquefois très intelligents. Ils vont devenir notre quotidien.
Revue de détail du top 10 des robots humanoïdes
 

1. Atlas

Atlas est déjà un vieux robot mais c’est une star. Créé en 2013 par la filiale de Google Boston Dynamics, il a été conçu à l’origine pour des objectifs militaires puisque le DARPA, le département de recherche de la Défense américaine, est très impliqué dans son développement.
La dernière version 2016 d’Atlas est spectaculaire. Le robot est débarrassé de toute attache ou cordon ombilical comme l’était son prédécesseur. Il est complètement autonome et sait marcher, monter des escaliers, crapahuter sur des terrains accidentés, se relever quand on le bouscule, lever des charges etc.
Son prédécesseur, Atlas Unplugged était un colosse de 1.88 m pour 156 kg. Il valait mieux s’en faire un copain. La dernière version est plus allégée, plus proche de l’humain : 1.75 m pour 82 kg. Un concentré d’intelligence artificielle pour lui permettre de s’adapter, seul, à son environnement.
Son design semble tout droit sorti d’un comics ou d’un film de science-fiction. Humanoïde il est, et un tantinet inquiétant aussi. À tel point que Google a envisagé, en mars dernier, de se séparer de sa filiale, craignant que la réputation du groupe ne soit entachée par ces robots humanoïdes un peu trop inquiétants.
 
 

2. Asimo

Asimo est un robot humanoïde développé par le constructeur automobile Honda Motor Co. Il mesure 130 centimètres et pèse 50 kilos. Il est capable de marcher à une vitesse de 2,7 km/h et de courir à une vitesse de pointe de 7 km/h. Il possède une autonomie d’une heure et peut reconnaître les visages et mouvements. Il parlait déjà japonais et savait utiliser la langue des signes grâce à ses cinq doigts indépendants. Il est désormais capable de s’exprimer en chinois et en anglais.
 
Le design d’Asimo le fait ressembler à une sorte de cosmonaute sympathique. Ses concepteurs ont opté pour un look gai et attachant, susceptible de susciter de l’empathie et un contact facile. Un choix pertinent car Asimo est conçu pour être mis en place dans des gares et des centres commerciaux d’ici 2020 avec pour objectif d’aider à l’accueil de touristes étrangers. Sa nouvelle fonction de langues, créée par le National Institute of Information and Communications Technology (l’institut japonais des technologies de l’information et de la communication), lui permet de tenir une conversation en quatre langues. Il est en outre capable de reconnaître la langue utilisée par son interlocuteur et de lui répondre dans la même langue.
Il possède également une fonction d’interprète de base, lui permettant de traduire une question posée par un touriste pour la retransmettre en japonais aux employés de magasin. Selon H+ Magazine, Honda et le NCIT ont prévu pour le futur d’ajouter des langues et d’améliorer la précision des conversations menées.
 
 
 

3. iCub

iCub a été créée par un consortium de plusieurs universités européennes. Son nom est l’acronyme de Cognitive Universal Body. Cet humanoïde est un enfant. Il cherche en tout cas à lui ressembler. Par la taille : 1.04 m pour une vingtaine de kilos, mais aussi par le mode d’apprentissage. En effet, comme un enfant, iCub apprend de son environnement et de sa relation avec les autres humains. Il acquiert des compétences cognitives interagissant grâce à ses membres et ses sens.
 
iCub fait l’enfant et cela en fait un objet à la fois attirant mais terriblement inquiétant. En effet, il est capable de montrer ses émotions, de jouer, de marcher, de danser. Quand il joue à un jeu, s’il gagne, il éclate de rire. S’il perd, on sent une immense tristesse l’envahir. iCub demande aussi des câlins ; difficile de lui résister quand il vous dit « J’aime que tu me touches de cette façon ».
Selon ses concepteurs, ce robot non seulement parle, mais est également capable de raisonnements. Il apprend et s’améliore pour s’approcher progressivement d’un petit humain.
 
 

4. Nao

Nao est le robot humanoïde le plus populaire en France. Il a posé à l’Élysée, fréquente les studios de télévision, il danse, il joue au foot, il amuse les enfants comme les personnes âgées. Il n’est pourtant pas bien grand, moins de 60 cm, il n’est plus tout à fait français puisque Aldebaran, la société qui l’a conçu est passée sous pavillon japonais. On ne sait pas trop à quoi il sert, mais depuis son lancement en 2006, 7000 unités ont été vendues.
Nao est le prototype du robot compagnon au quotidien. Il peut se déplacer, vous reconnaître, vous entendre, vous parler. Ses compétences lui promettent une belle carrière. En attendant de pénétrer tous les foyers, Nao est avant tout une plateforme robotique de luxe destinée aux labos de recherche et aux institutions éducatives. Le MIT, Stanford, Polytechnique ou le CNRS travaillent sur des robots Nao pour améliorer les fonctionnalités, définir des usages, et en faire un bijou parfait. Nao ira même dans l’espace, avec pour mission de transmettre les connaissances acquises aux différents équipages qui se succéderont à bord de la Station spatiale internationale. 
 
 
 

5. Valkyrie

Valkyrie est un robot humanoïde développé par la NASA pour l’exploration spatiale.  Cet astronaute artificiel a été conçu pour ressembler le plus possible à un humain. Bâti comme un champion de football américain, il mesure 1.80 mètre pour 125 kg. Il est bardé de capteurs et d’électronique, ce qui en fait un des robots les plus chers du marché.
Valkyrie a été construit pour résister à des situations extrêmes. L’accent a été mis sur la modularité de telle sorte qu’on puisse remplacer n’importe quel élément très facilement. Il est ainsi possible de remplacer son bras par un outil approprié à une tâche définie dans l’espace.
Les concepteurs pensent que ce robot pourrait servir d’assistant aux astronautes pour effectuer des tâches dangereuses, difficiles ou pénibles. Il pourra aussi préparer le terrain avant l’arrivée des premiers hommes sur Mars.
Pour le moment, Valkyrie parvient à se déplacer, à ramasser des objets et à cartographier son environnement de façon spectaculaire. Mais avant de le lâcher dans l’espace, il faudra encore qu’il soit capable d’interagir avec les autres membres de l’équipage d’un vaisseau spatial. Les ingénieurs s’activent donc sur la mise au point d’algorithmes permettant de faire de ce robot un parfait compagnon de voyage interstellaire.
 
 

6. Pepper

Tout incite, chez Pepper, à prendre soin de lui, comme d’un enfant. Son visage est jovial, ses grands yeux bleus et sa petite voix incitent immédiatement à la bienveillance. Quand on lui sert la main, on est surpris de sa peau douce et lisse, un peu élastique. Pepper incite à la conversation. Et il est fait pour cela. Pepper est en effet le petit frère de Nao, conçu par Aldebaran devenu SoftBank Robotocs. Sa vocation est toute tracée : c’est un robot compagnon, dont la mission est de se tenir à nos côtés, au quotidien. Pour cela, Pepper possède un atout considérable : il sait comprendre et réagir aux émotions et peut donc s’adapter à l’humeur de son interlocuteur. Pepper apprend de nous, d’une façon naturelle et intuitive et évolue avec nous. Il sait mémoriser les traits de notre personnalité, nos préférences, nos goûts, nos petites habitudes.
Pepper est destiné au grand public. Présent déjà dans de nombreux magasins au Japon pour accueillir et guider les visiteurs, il va progressivement se rendre indispensable dans tous les foyers.  Dès le premier jour de sa commercialisation au Japon, 1000 exemplaires ont été vendus en quelques minutes.
Depuis le 24 mai dernier, il débarque en Europe et guide les visiteurs de Roland Garros et de plusieurs gares françaises. L’objectif de Pepper est de s’introduire dans les foyers avec des missions d’éducation et de soin à la personne.
Il est déjà commercialisé pour la somme de 1500 euros puis 200 euros par mois. 
 
 

7. Actroid

Les actroids sont des humanoïdes qui recherchent la ressemblance la plus fine avec les traits des humains. Ce sont essentiellement des avatars capables d’imiter les expressions humaines et dotés d’une intelligence artificielle qui leur permet d’interagir avec des interlocuteurs.
Le grand prêtre des actroïds est le professeur en robotique Hiroshi Ishiguro. Il en a fabriqué plusieurs à son effigie et la ressemblance est frappante. D’autant que le professeur japonais pousse l’expérience jusqu’à habiller son robot avatar comme lui, à la coiffer comme lui, à lui faire prendre toutes ses positions. Nous entrons avec ce type de robots de plain-pied dans « la vallée de l’étrange », cette zone d’inconfort où l’on ne distingue plus l’original de la copie.

LIRE DANS UP’ : Les robots androïdes du Miraikan, plus vrais que nature

Dans la même série, on retrouve Kodomoroid, un robot présentatrice de journal télévisé mais aussi, du côté américain, Han, une créature de Hanson Robotics doté d’expressions faciales inédites actionnées par une quarantaine de moteurs faciaux. L’imitation humaine atteint ici la perfection. 
 
 

8. Robothespian

Autant on hésite sur l’usage que l’on peut faire de la plupart des robots humanoïdes, autant avec Robothespian, on ne se pose pas la question. En effet, ce robot est un comédien né. Sa première apparition publique se fit sur les planches d’un théâtre en Angleterre où ce robot jouait avec de vrais acteurs. Depuis, sa vocation a été toute trouvée : il anime les lieux publics. Et dans ce registre, il excelle. Charmant, fascinant, Robothespian sait accueillir les visiteurs avec politesse et humour. Il leur donne des informations, il peut même leur raconter des histoires dans 30 langues différentes. Son visage est très expressif et nous est plutôt familier car il ressemble à C3P0 de la guerre des Etoiles.
Il est déjà présent dans des dizaines de musées et centres d’exposition scientifique. La NASA l’a même recruté pour effectuer des visites guidées de ses installations.
 
 
 

9. Sophia 

Quand les robots ne nous mettent pas en défaut par rapport à la haute opinion que nous avons de nous-mêmes, ils nous interrogent sur notre reproductibilité et sur notre pérennité. C’est typiquement le cas de ce robot Sophia, présenté par la firme américaine Hanson Robotics et qui emprunte les traits parfaits d’un visage humain, avec toutes ses expressions, sourires charmeurs et grimaces impertinentes.  Un exploit technique qui fait froid dans le dos surtout quand cette beauté siliconée annonce fièrement son intention ultime de se débarrasser de nous. Une plaisanterie ? Un clin d’œil ? Peut-être, mais il est glaçant.
 
 

10. Buddy

 
Ce petit robot compagnon est un rêve d’enfant devenu réalité. C’est celui du parisien Rodolphe Hasselvander, fondateur de la société Blue Frog Robotics. Il faut dire que l’on a du mal à ne pas craquer devant la petite bouille de ce robot qui entrera sans appréhension dans la vie des familles. Il est destiné à cela : vous accompagner à domicile, surveiller votre maison, vous alerter en cas de problème. Mais il sait aussi jouer avec les enfants, leur raconter des histoires et les surveiller. Enfin, si vous êtes en panne de mémoire, adressez-vous à lui, il vous rappellera en un clin d’œil électronique le numéro de téléphone oublié ou le rendez-vous que vous alliez manquer.
Les précommandes de l’année sont en cours et Buddy devrait être dans certains magasins à l’horizon 2017 au tarif indicatif de 650 euros.
 
 
 
Photo d’entête : Real Humans/SVTI
 

 

Bracelets connectés

Ces bracelets connectés qui veulent nous tenir en laisse

Dans le domaine des objets connectés, l’imagination est au pouvoir, pour le meilleur comme pour le pire. On ne compte plus les annonces d’objets connectés miracles, destinés à nous faciliter la vie. IoT (Internet of Things) cet acronyme devenu familier va envahir notre quotidien, bardé de promesses qui chantent. Mais parfois, on se prend à penser que les créateurs de certains de ces objets connectés prennent les humains à qui ils destinent leurs produits pour des individus décervelés, des sortes d’animaux bizarres acceptant sans sourciller d’être dressés à grands coups de réflexes pavloviens par l’intelligence technique. C’est le cas de deux bracelets connectés présentés cette semaine : l’un vous envoie 340 volts dans le poignet si votre compte bancaire passe dans le rouge ; l’autre mesure en temps réel votre taux d’alcoolémie pour vous faire entrer dans le droit chemin.
 
Vous avez tendance à faire du shopping sans compter et votre carte bancaire est atteinte de la maladie chronique de la surchauffe ? La société anglaise Intelligent Environments, dont la spécialité est la vente de logiciels destinés au secteur bancaire s’est associée avec la société Pavlok, spécialiste des bracelets connectés, pour vous éviter d’être à découvert et de subir les réprimandes de votre banquier. Le principe est simple : le bracelet que vous porterez au poignet est connecté avec votre banque et, dès le moindre centime de dépassement, vous recevez … une décharge électrique de 340 volts. Imparable pour reprendre vos esprits et filer doux.
 
 
Le directeur exécutif de la société, David Webber a déclaré à la BBC que son bracelet allait permettre à ses porteurs de retrouver un « bien-être financier ».  Sans sourire, le promoteur de cette technologie affirme qu’elle n’est pas destinée à exercer le moindre contrôle. On en doute car la plateforme est reliée aux banques qui pourront littéralement prendre leurs clients par la main.
Le même bracelet peut être couplé avec d’autres plateformes pour d’autres usages à imaginer. Par exemple, pour délivrer une petite décharge si la température de votre appartement est trop élevée, une autre pour vous inviter à être à l’heure à votre travail. On imagine l’usage que peuvent en faire les parents avec leurs enfants ou les enseignants avec leurs élèves : on s’assoupit en classe ? Allez, une petite décharge pour vous réveiller les neurones….
Bien entendu comme tout ce qui est connecté transmet et conserve des données, on peut s’inquiéter sur l’utilisation que pourraient en faire vos employeurs, vos assureurs, vos banquiers….
 
 
Quasiment en même temps, un autre bracelet connecté est présenté au public. Il s’agit cette fois du BACtrack Skyn, un bracelet qui vous dit quand vous avez trop bu. Cet objet est équipé de capteurs qui vont détecter la présence d’alcool dans votre sueur. Vous serez ainsi en mesure de savoir instantanément si vous pouvez prendre votre voiture. Les partisans de la lutte contre l’alcoolisme au volant seront légitimement ravis. Mais le bracelet est relié à un système de traitement d’information qui enregistre dans le temps votre consommation d’alcool. Ici encore, vous êtes tenu en laisse et surveillé en permanence.
 
Les deux bracelets, celui qui vous envoie des décharges électriques et celui qui espionne votre consommation d’alcool, ne sont encore pas reliés. C’est heureux car, si à chaque petit verre avalé on devait subir un choc électrique, les sorties entre amis risquent ne plus intéresser que les masochistes.
 
 
 

 

reforestation

Ces drones vont planter 1 milliard d’arbres par an

Planter 1 milliard d’arbres par an pour lutter contre la déforestation, tel est le pari fou de cet ex-ingénieur de la NASA. Pour y parvenir, il a mis au point un drone qui est en mesure de « mitrailler » les zones à reboiser de semences d’arbres. Un gain de temps et une économie considérable pour cette mission fixée par la COP21 : replanter 300 milliards d’arbres d’ici 2030 pour compenser les ravages des hommes sur leurs forêts.
 
La déforestation est une calamité pour notre planète. Les arbres sont le poumon de la Terre. Ils sont en nombre considérable, sur tous les continents. On en dénombre le chiffre astronomique de 3000 milliards. Cela représente le nombre de secondes égrenées pendant cent mille ans. Mais cette quantité énorme se réduit sur certaines zones du globe comme peau de chagrin. Selon le World Resources Institute, 80 % de la couverture forestière mondiale originelle a été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des trente dernières années.
La communauté internationale s’est émue de cette tendance dramatique et a décidé, lors de la COP 21 de Paris, de restaurer 350 millions d’hectares de terres dégradées ou déboisées d’ici 2030. Objectif : replanter 300 milliard d’arbres.
 
Cette tâche semble herculéenne car la plantation d’un arbre se fait en général à la main. Le secteur forestier est d’ailleurs le plus gros pourvoyeur d’emplois de la planète. En effet, 1.7 % de la main-d’œuvre mondiale travaille dans cette activité qui contribue à 0,8 % du produit intérieur brut international. Malgré ces chiffres impressionnants, l’objectif de la COP21 risque d’être difficile à atteindre. Aujourd’hui, 26 milliards d’arbres sont brûlés ou coupés et seulement 15 milliards sont replantés chaque année.
 
Lauren Fletcher, CEO de BioCarbon Engineering
 
 
C’est pourquoi l’invention de Lauren Fletcher est à accueillir avec un grand intérêt. Cet ex-ingénieur de la NASA a fondé, à Oxford en Grande-Bretagne, la société BioCarbon Engineering, avec l’idée d’inverser cette tendance en ayant recours à la plantation d’arbres par drones. Les appareils mis au point par Lauren Fletcher embarquent des capsules contenant des pousses d’arbres qui sont projetées au sol par le drone volant à deux ou trois mètres d’altitude. Une méthode capable d’étendre considérablement les surfaces de reboisement et d’atteindre des zones difficiles d’accès.
Pour le dirigeant de BioCarbon, « La seule manière d’attaquer ce problème à la racine est d’utiliser des techniques inédites, qui n’étaient pas possibles ou pas envisageables par le passé. En utilisant une approche à la fois technologique et responsable, on peut véritablement espérer apporter une solution à la dimension du problème ».
 
 
Le travail des drones est opéré en trois temps : d’abord, ils volent au-dessus des zones à reboiser pour collecter le maximum de données sur le terrain, la flore, le paysage, etc. Des cartes 3D de haute qualité sont ainsi générées permettant d’établir des schémas de plantation très précis.
Ensuite, les drones s’envolent à une altitude de deux ou trois mètres. Ils sont équipés d’une sorte de mitrailleuse qui projette des capsules biodégradables contenant les graines pré-germées et recouvertes d’un hydrogel nutritif. La nature peut alors faire son travail.
Troisième étape, les drones reviennent sur le terrain de leurs exploits quelques temps plus tard pour évaluer les résultats et prendre des mesures réparatrices si nécessaire.
 
 
Cette méthode permet selon Lauren Fletcher de planter, avec deux drones, 36 000 arbres par jour pour un prix qui ne représente que 15 % de celui des méthodes traditionnelles. Il faut rappeler qu’un planteur ne peut planter à la main qu’un très grand maximum de 1 500 arbres par jour.  En un an, c’est bien 1 milliard d’arbres qui peuvent être ainsi plantés. Le dirigeant de BioCarbon précise que sa méthode n’a pas la prétention d’être aussi efficace que la main de l’homme. En revanche, face au désastre écologique que représente la déforestation massive, il pense que la méthode rationnelle et industrielle de son offre est une réponse pertinente.
 
La société de Lauren Fletcher semble promise au succès et intéresse des sociétés minières et de grands groupes forestiers publics et privés. La société collabore actuellement avec des ONG environnementales impliquées dans le reboisement de la forêt amazonienne. Fletcher est persuadé que son activité représente non seulement un avantage environnemental mais également social en rétablissant les écosystèmes détruits. Il déclare à Wired : « Nous voulons rétablir l'écosystème mondial car l’intérêt n’est pas seulement pour la forêt elle-même. Il y aura également un avantage en aval » Il explique ainsi « le potentiel que représente sa méthode pour la création d'emplois locaux, de nouveaux matériaux pour l'industrie locale ». Il poursuit sur les conséquences vertueuses d’obtenir ainsi un sol propre, une amélioration de la qualité de l'air et une réduction considérable du CO2 qui serait absorbé par les arbres. 
Un avenir florissant que n’a pas manqué de remarquer un des pionniers des drones, la société Parrot qui a pris, le 13 mai, une participation dans la startup.
 
 
 
 
 

 

Waverly Labs

Babel dans les oreilles : ces écouteurs traduisent en temps réel

Quiconque a voyagé dans un pays dont il ne connaît pas la langue sait les mille et une difficultés de la conversation la plus simple. Avec ces écouteurs révolutionnaires, les langues peuvent être traduites en temps réel. Une immense barrière à la compréhension entre les peuples est peut-être en train de tomber.
 
Waverly Labs, une startup basée à New-York est sans doute en train, pour une fois, de vraiment changer le monde. Elle a mis au point des écouteurs qui traduisent à la volée les propos de votre interlocuteur étranger. Même pas besoin de connexion wifi pour fonctionner !
 
La vidéo ci-dessous donne une assez bonne idée de la façon dont cette innovation fonctionne :
 
La première version de Pilot, cette innovation lancée sur la plateforme de financement participatif Indiegogo la semaine dernière est limitée à quatre langues : le français, l’anglais, l’espagnol et l’italien. Mais les créateurs de ces écouteurs affirment que d’ici un an au plus tard, d’autres langues seront disponibles comme l’Hindi, l’arabe, des langues asiatiques et slaves.
 
 
Pour l’instant, on ne sait pas très bien quelle technologie utilise la startup pour ses traductions à la volée, surtout sans avoir besoin de connexion ; Ils promettent de dévoiler toutes les informations le 25 mai sur leur site. On imagine que ces écouteurs doivent être connectés en Bluetooth à un smartphone pour fonctionner.
 
Ce que l’on sait, d’ores et déjà, c’est que le prix de ce petit bijou sera de l’ordre de 250€ et que l’on peut se le procurer sur Indiegogo à 129 $ pendant la période de lancement. La startup Waverly Labs propose dans le même pack deux écouteurs afin que les deux interlocuteurs d’une même conversation puisent échanger et se comprendre, sans difficulté, chacun dans sa langue maternelle.
 
 

 

Village Lune

Petit village lunaire, avec vue imprenable sur la Terre

C’est un petit village, avec ses maisons, ses centres d’activités collectives, ses usines, ses habitants et ses touristes. Certes le paysage alentour est un peu désertique mais les ciels sont magnifiques, avec des couchers de Terre d’un romantisme débridé. Nous sommes sur la Lune, en 2030. De là nous pourrons partir vers d’autres horizons galactiques, nous pourrons faire de la science. Ce rêve est celui de Jan Wörner, le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA).
 
Ce projet de village lunaire, Jan Wörner le défend farouchement depuis plus d’un an, dès sa prise de fonction à l’ESA. Ses arguments sont simples : la station spatiale internationale (ISS) terminera sa vie vers 2028. Une installation permanente sur la Lune serait une excellente solution de remplacement. Le village accueillerait des astronautes de tous les pays membres du projet. On pourrait y installer différentes activités : des compagnies minières pour extraire des ressources du sol lunaire, des compagnies de robotiques, de fabrication 3D, des laboratoires, etc. On pourrait même y produire du combustible, à base d’oxygène et d’hydrogène, nécessaire pour le départ vers des planètes lointaines. La Lune, station-service de l’espace ? Mais aussi base arrière pour la conquête de Mars.
 
 
Le village lunaire sera construit sur place. Il est en effet impensable d’apporter tous les matériaux depuis notre bonne vieille Terre. L’idée serait de construire les structures en impression 3D en utilisant du régolithe, la poussière lunaire agglomérée avec de l’oxyde de magnésium. L’équipe d’architectes du cabinet Foster + Partners associé à un consortium international y travaille déjà depuis 2013. Ils ont déjà conçu une coque en forme de dôme dont la structure, légère et résistante, est composée de cellules imitant les ailes des oiseaux. L’imprimante 3D sera capable de construire un bâtiment du village lunaire en moins d’une semaine.
 
 
Mais faire de la Lune un projet de villégiature, est-ce vraiment encore une idée dans l’air du temps ? Certains, au sein même de l’ESA, en doutent. Nombreux sont ceux qui déclarent mezza voce qu’il s’agit du projet un peu personnel du Directeur général. Et de là à mettre d’accord tous les membres de l’agence européenne, il y a du travail.
Si la Lune n’excite pas outre mesure les scientifiques de l’espace c’est parce que l’horizon martien semble porteur de plus nombreuses promesses.
 
Mars ! on va s’y ruer bientôt. Ce sera le dernier endroit à la mode. La Nasa veut y aller, mais le milliardaire Elon Musk compte bien lui griller la politesse. Il annonce urbi et orbi être en mesure de s’installer sur la planète rouge avant 2030.
 
Dans cette course à l’espace, tous les projets peuvent être combinés. C’est ce sur quoi comptent les partisans du projet Village lunaire. En effet, l’idée d’une étape sur la Lune avant de partir pour les grands voyages lointains est étudiée par tous les protagonistes avec attention. Et notamment par les financiers des projets qui y voient un intérêt économique : en faisant escale sur la Lune pour se ravitailler en carburant et profiter de sa faible force gravitationnelle, on économise beaucoup de poids au lancement, et donc quelques dizaines voire centaines de millions de dollars. Et puis le détour vaut quand même le coup d’œil…
 
 
 

 

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