UP' Magazine L'innovation pour défi

Elon Musk Mars

Elon Musk révèle son plan pour sauver l’humanité en colonisant Mars

Pour Elon Musk, le milliardaire hyper créatif, cela ne fait aucun doute. Si nous voulons sauver l’humanité, il faut être en mesure d’envoyer un million de personnes vers Mars pour coloniser la planète rouge. C’est pour cette raison qu’il a créé, en 2008, la société d’aérospatiale Space X et continue à développer des fusées de nouvelle génération.
 
Mardi, lors d’une conférence de presse très attendue, Elon Musk a dévoilé sa vision : « transformer Mars en un « disque de sauvegarde » et sauver l’humanité ». Rien que cela. Cette annonce a eu lieu à l’occasion du 67e Congrès international d’astronautique qui s’est tenu à Guadalajara au Mexique. Mais avant de prendre la parole, Elon Musk avait partagé, dès lundi matin, sur Twitter, la première photo de « système de transport interplanétaire » (ITS) propulsé par un moteur de fusée d’une puissance inédite : le Raptor.
 
 
Ce n’est pas la première fois que l’on parle de ce moteur mystérieux qui nourrit tous les fantasmes. Mais c’est la première fois qu’on le voit en photo. L’image montre un essai au feu statique et semble indiquer un moteur poussé à la limite pour mesurer ses performances. Musk a partagé quelques détails techniques sur cet essai du Raptor : « impulsion spécifique de 382 secondes avec une poussée de 3MN (soit à peu près 310 tonnes métriques) à 300 bars » Si ces précisions vous laissent perplexes, sachez que cela signifie que le Raptor est trois fois plus puissant que le moteur le plus puissant construit à l’heure actuelle (le moteur Merlin de la fusée Falcon 9).
 
Un tel moteur aussi puisant laisse présager une fusée de taille gigantesque qui sera la nouvelle génération des fusées Space X.
 
 
C’est le minimum si Elon Musk veut remplir son pari : transporter l’humanité sur Mars. Un plan à long terme, qui ne se fera pas en claquant des doigts. Le programme Space X a déjà fait face à des avaries et des retards mais le patron milliardaire compte bien poursuivre et intensifier les efforts. Pendant sa présentation, mardi, il s’est attardé sur tous les défis techniques à long terme qui doivent être résolus avant d’envisager une présence humaine autonome sur Mars. Mais ce n’est pas cette montagne à surmonter qui va arrêter la détermination de Musk. Il compte d’ailleurs sur l’ensemble de la communauté scientifique pour l’aider dans ce projet.
 

LIRE AUSSI DANS UP' : 
Elon Musk : « Vous me prenez pour un dingue ? »
Une bombe atomique pour rendre Mars habitable

 
Source : Business Insider
 

 

Gaia

La sonde Gaia promet de révolutionner l’astronomie

Préparez-vous pour le 14 septembre 2016. À cette date, la sonde Gaia de l’Agence Spatiale européenne va nous proposer sa première carte de la Voie lactée. La sonde nous donnera des réponses sur des questions importantes de notre galaxie et de notre univers en général. L’histoire de la Voie lactée, l’emplacement de la matière noire, l’expansion de l’univers et même des milliers exoplanètes.
 
Gaia, un télescope spatial lancé par l'Agence Spatiale européenne en 2013, va publier sa première carte de la Voie lactée le 14 septembre 2016. Ce catalogue contient les positions en 3D de 2 057 050 étoiles et d'autres objets et comment ces positions ont changé sur les deux dernières décennies. Au fil du temps, la carte va contenir 1 milliard d'objets et elle sera dix fois plus précise que toutes les cartes que nous avons aujourd'hui.
 
La publication de la prochaine semaine va aussi inclure 19 papiers par les astronomes de Gaia qui ont déjà vu les données. Mais des équipes indépendantes sont également prêtes pour les évaluer. Lennart Lindegren, un astronome du Lund Observatory en Suède et l'un des principaux promoteurs du projet Gaia depuis 1993, espère que les astronomes vont produire plus de 100 papiers dans les semaines qui suivront la publication de la carte.
 
Certains groupes envisagent même des événements de type Hacking de Gaia ou Gaia Sprint où les chercheurs vont se coordonner pour exploiter cette soudaine manne de données. Gaia va révolutionner notre connaissance sur les étoiles et la Voie lactée selon David Hogg, un astronome de l'université de New York qui va diriger certains de ces événements. Mais qu'est-ce qu'on peut attendre de la sonde Gaia ?

L'archéologie de la Voie lactée

 
La sonde Gaia va permettre de mieux comprendre la structure de la Voie lactée
 
La vision en 3D portée par Gaia sur la Voie lactée va révéler comment les étoiles se déplacent sous sa force gravitationnelle combinée. Cela permettra de comprendre la structure de la galaxie incluant des parties qui ne sont pas visibles depuis la Terre telle que le Bar, deux bras qui vont du centre galactique pour rejoindre ses bras en spirale.
 
Les chercheurs pourront aussi identifier les groupes particuliers d'étoiles qui se déplacent à grandes villes et dont on estime qu'ils sont les restes de fusions avec des petites galaxies selon Michael Perryman, un astronome de l'University College et un ancien responsable de Gaia pour l'ESA. Combiné avec des informations existantes telles que la couleur, la température et la composition chimique des étoiles, cette carte va permettre aux chercheurs de reconstruire l'archéologie de la galaxie. Pendant toute son existence, Gaia va révolutionner notre compréhension de la Voie lactée selon Monica Valluri, une astronome à l'université du Michigan.

Où est la matière noire de la Voie lactée ?

Les détails de la trajectoire des étoiles ne vont pas seulement révéler la matière visible, mais également la matière noire. Et cela nous permettra de découvrir où se trouve cette matière noire. Gaia permettra aussi de tester des hypothèses exotiques. L'hypothèse standard de la matière noire prédit que la force gravitationnelle de la Galaxie est sphériquement symétrique à côté du centre, mais devient élongée comme un ballon de football américain selon Valluri. Mais une hypothèse alternative appelée MOND (Modified Newtonian dynamics) implique que cette force gravitationnelle en forme de crêpe. En analysant la vélocité des étoiles, qui dépend de la force gravitationnelle, Gaia va permettre de confirmer ou d'infirmer l'une de ces hypothèses.
 
On peut aller plus loin. Les données de Gaia vont peut-être nous dire si c'est la matière noire qui a tué les dinosaures. Si la matière noire est concentrée dans une forme de disque noir à côté du plan galactique selon cette hypothèse audacieuse, alors elle a pu déclencher les impacts d'astéroïdes qui ont provoqué des extinctions de masse dans le système solaire.

Le débat sur les distances stellaires

 
L'Amas des Pléiades, Gaia va nous donner sa distance exacte par rapport au soleil
 
Les mesures précises de la distance des étoiles par rapport à notre soleil permettront aux astrophysiciens de peaufiner le modèle de l'évolution des étoiles. Nos théories actuelles se basent énormément sur les estimations de distance pour comprendre comment la lumière intrinsèque d'une étoile change pendant son existence.
 
L'un des premiers groupes d'étoiles ciblés par les chercheurs sera les Pléiades, un amas dans la constellation du Taureau. La plupart des observations, incluant celle du télescope Hubble, placent l'amas à environ 135 Parsecs (440 années-lumière). Mais les résultats basés sur les données provenant de Hipparcos, une mission spatiale qui a précédé Gaia, suggèrent que cet amas se trouve seulement à 120 Parsecs.
 
Certains doutent de la mesure d'Hipparcos. Gaia va utiliser un instrument similaire, mais beaucoup plus performant. Je pense que les résultats d'Hipparcos seront infirmés par Gaia selon David Soderblom du Space Telescope Science Institute à Baltimore.

Des milliers de nouveaux mondes

 
Des milliers de nouvelles exoplanètes grâce à la sonde Gaia
 
Les astronomes ont découvert des milliers de planètes qui orbitent autour d'autres étoiles. Généralement, on les découvre en détectant la baisse de la luminosité de l'étoile quand la planète passe devant. Gaia va détecter les exoplanètes avec une autre méthode. La mesure des oscillations légères de la position de l'étoile qui est provoquée par la force gravitationnelle de la planète.
« Je parie que Gaia va découvrir des milliers de nouveaux mondes » affirme Gregory Laughlin, un astronome de l'université de Yale. La technique de Gaia est adaptée pour détecter de grandes planètes avec des orbites larges selon Alessandro Sozzetti, un chercheur de Gaia à l'observatoire d'astrophysique de Turin en Italie. Et contrairement à la méthode sur la baisse de luminosité, la technique de Gaia mesure directement la masse de planètes. Mais la recherche d'exoplanètes avec cette méthode va prendre des années et on n'aura pas les résultats avec 2018.

Quelle est l'accélération de l'expansion de l'univers ?

 
L'étoile RS Puppis, utilisée comme une chandelle cosmique pour mesurer l'expansion de l'univers
 
Même si Gaia est une exploratrice de la Voie lactée, son influence atteint tout l'univers observable. Les mesures directes de distance de Gaia fonctionnent uniquement pour la Voie lactée et son voisinage. Pour estimer les distances des galaxies lointaines, les astronomes attendent des explosions telles que les Supernovæ Ia. La luminosité d'une telle supernova révèle la distance de la galaxie correspondante. Ces phares célestes, connus comme des chandelles cosmiques, ont été les principaux outils pour mesurer la vitesse de l'expansion de l'univers. Ces mesures ont amené les astronomes à proposer une mystérieuse énergie noire qui est derrière cette expansion.
 
Mais pour utiliser les supernovæ comme des phares, les astronomes doivent les comparer avec d'autres chandelles standards dans notre galaxie. Dans la première carte, Gaia va mesurer la distance de milliers de ces étoiles avec une grande précision. Par la suite, les mesures de la sonde permettront aux cosmologues d'améliorer la carte de tout l'univers et résoudre les estimations contradictoires de l'expansion de l'univers.

La menace des astéroïdes invisibles

Comme elle scanne constamment le ciel, Gaia va également découvrir des choses proches de nous. L'objectif est de détecter 350 000 astéroïdes à l'intérieur du système solaire selon Paolo Tanga, astronome de Gaia à l'observatoire de la Cote d'Azur à Nice. Et ces objets vont inclure les objets géocroiseurs dont les orbites les amènent à une distance de 200 millions de kilomètres de la Terre.
Si Gaia détecte un objet géocroiseur, alors la sonde peut alerter les observatoires basés au sol pour établir si l'objet est une menace. À partir de son point de vue très avantageux dans l'espace, Gaia va scanner tout le ciel pour révéler des objets qui sont trop proches du soleil pour qu'on les détecte depuis la Terre selon Anthony Brown, un astronome du Leiden Observatory aux Pays-Bas qui préside la collaboration sur l'analyse des données de Gaia. Et en suivant certains astéroïdes qui orbitent autour du soleil sur plusieurs années, Gaia pourra effectuer des tests très sensibles de la théorie de la relativité générale.
 
Jacqueline Charpentier, Journaliste
Source : Houssenia
 
 

 

Agriculteur geek

Les agriculteurs de demain seront-ils des geeks ?

Chausser des lunettes connectées, regarder ses cultures, et savoir en quelques secondes si elles sont malades, de quoi elles souffrent et quel soin leur apporter : l'agriculteur de demain sera-t-il un geek accro à internet ? "Ce n'est pas pour demain", reconnaît Pascaline Pierson, responsable de la "digiferme" installée par Arvalis-Institut du végétal à Saint-Hilaire-en-Wöevre (Meuse). "Mais sans doute pour après-demain".
 
Sur cette ferme expérimentale, entourée d'ingénieurs et de techniciens, elle teste ce qui pourrait être l'agriculture de demain : ultra-connectée, moins pénible, mais aussi plus écologique.
"Il y a trois niveaux de recherche", explique Mme Pierson : "tester l'existant, tester ce qui peut exister demain, et faire de la recherche et du développement".
C'est via ce troisième axe que sont nées les lunettes connectées, qui permettent notamment de garder les mains libres en envoyant directement les données par commande vocale. La recherche porte aussi beaucoup sur les solutions de pâturages, la ferme comptant quelques 55 têtes de bétail.
"Aujourd'hui, la hauteur de l'herbe, ça se mesure à la main", explique Mme Pierson. "Notre ambition, c'est de trouver le bon capteur - laser, infrarouge... - qui permette de mesurer". Et d'imaginer un agriculteur qui attacherait l'outil à ses bottes et saurait, uniquement en se promenant dans ses prés, combien de temps il peut encore laisser ses vaches paître à tel ou tel endroit.

Investissements coûteux

Aujourd'hui, à défaut de bottes high-tech, les agriculteurs ont déjà souvent une clé USB glissée dans la poche. "On la branche directement sur le boitier du pulvérisateur ou du tracteur", explique Denis Franck, agriculteur à Verneville (Moselle), et "il déclenche tout seul (le pulvérisateur) quand il faut traiter".
La quarantaine pas encore entamée, il cultive une centaine d'hectares de colza, orges et blé depuis 13 ans. Jamais réfractaire aux nouveaux outils technologiques, il a essayé cette année de faire survoler une de ses parcelles par un drone fixé sur un ULM.
Pour 11 euros par hectare survolé, il a reçu dans sa boîte mail une carte extrêmement détaillée de son champ lui indiquant centimètre par centimètre les doses d'azote nécessaire à son blé.
« Ça oscille entre 32 et 58 unités », explique-t-il devant la carte striée de zones rouges à vertes claires, "pour une moyenne de 40 unités". Il n'a pas eu à faire lui-même les réglages : le pulvérisateur n'a eu qu'à lire la clé USB.
 
C'est pratique, mais il ne renouvellera pas l'expérience : "d'habitude je pulvérise partout 44 unités", explique l'agriculteur. Les économies qu'il pourrait faire avec un drone sont trop faibles pour en justifier la location.
D'autant qu'il a déjà investi : il faut compter 11.000 euros pour ajouter l'option "agriculture de précision" sur un pulvérisateur. Auxquels se sont ajoutés l'année dernière deux nouveaux tracteurs munis de l'autoguidage - 15.000 euros en plus par véhicule.
Des tracteurs flambants-neufs qui font la différence surtout sur l'épandage. "Avant, cela se faisait manuellement : on ouvrait quand on pensait qu'il fallait épandre, et on fermait quand cela suffisait. Là, le GPS donne l'ordre, et on s'aperçoit que, quand on le faisait manuellement, on ouvrait beaucoup trop tôt, et on fermait beaucoup trop tard. Du coup on économise de l'engrais, et c'est meilleur pour les sols".
Cet investissement, il a pu se le permettre en partageant les coûts avec un voisin. Mais pour certains, la ferme du futur a surtout été synonyme de difficultés financières. "C'est vrai que des producteurs laitiers ont été mis en difficulté après l'achat de robots de traite", reconnaît Mme Pierson.
S'il est un investissement que Denis Franck serait prêt à faire, ce serait pour un "pulvérisateur qui détecte les mauvaises herbes, et ne passe qu'à cet endroit" - des économies en perspective, bonnes pour les sols.
L'un des axes de la recherche porte précisément sur les produits phytosanitaires et leur substitution, souligne Mme Pierson: "si demain on a plus le droit de mettre du glyphosate: comment gère-t-on le désherbage ?".

LIRE DANS UP : Agriculture bio : des robots pour en finir avec les herbicides ?

 
 
Image d’en-tête : Intelliscout
 
 

 

robots domestiques

La France et les robots : je t’aime moi non plus

Métropolis en 1927, L’Odyssée de l’espace en 1968, Star Wars en 1977… autant de films mythiques parmi tant d’autres dans lesquels les robots n’étaient que pure fiction.
Aujourd’hui, cette fiction devient réalité. Tous les jours de nouvelles innovations voient le jour : robots pour réaliser des opérations à cœur ouvert, accueillir les clients dans les magasins, assister nos seniors au quotidien ou encore aller sur Mars… La robotique et ses applications sont partout : dans nos intérieurs, l’industrie, le médical, l’agriculture…
Qui plus est, avec un marché estimé à 135 milliards de dollars de chiffre d’affaires d’ici 2019, elle est devenue en quelques années un secteur d’avenir placé au cœur de la politique industrielle française.

Un paradoxe français illustré par la robotique domestique

A y regarder de plus près, la réalité est bien plus contrastée. A l’heure où la transformation robotique semble en marche et où l’excellence des technologies de notre pays est mise à l’honneur, le marché français est à la traîne, notamment dans le secteur industriel où nous recensons peu de constructeurs et un faible taux d’équipement, contrairement à l'Allemagne ou l'Italie, en Europe.
Mais les français sont également aux abonnés absents sur le marché de l’électroménager qui semble pourtant le plus accessible.
L’exemple des aspirateurs robots est flagrant. Les ventes d’aspirateurs robots explosent à travers le monde et s’élèvent à environ 1,3 milliard de dollars, soit un poids de 20% de l’univers de l’aspiration. En Europe le marché est en croissance dynamique constante. Si nous prenons le cas de l’Espagne, les ventes d’aspirateurs robots représentent plus d’1/3 des ventes d’aspirateurs globales (en valeur), devant l’aspiration traditionnelle. L’Allemagne est également un territoire sur lequel les aspirateurs robots sont en forte progression mois après mois.
Des parts de marché de la catégorie robot qui tombent à 9% en France ! Alors même que les français sont les plus gros acheteurs d’aspirateurs de toute la zone EMEA (5 millions d’aspirateurs achetés par an) et que 43% des utilisateurs d’aspirateurs déclarent vouloir acheter un aspirateur robot.

Des freins structurels et culturels

Comment expliquer un tel retard alors même que les innovations et les attentes des consommateurs sont là ? Contrairement aux idées reçues, le prix n’est pas le premier frein au passage à l’acte d’achat. Le marché français souffre avant tout d’un manque d’évangélisation et de lisibilité de l’offre.
Là où, en Allemagne et en Espagne, le consommateur a le choix entre trois marques et une dizaine de produits, en France, ce sont plus de 16 marques et 130 produits qui sont présentées par les distributeurs. Cette stratégie d’atomisation trouble le consommateur, rend difficile la formation des vendeurs en magasin et finalement décourage les acheteurs potentiels.
Parallèlement, la loi sur l’énergie qui oblige à afficher les puissances des aspirateurs induit les consommateurs en erreur. La puissance d’un robot se calcule différemment d’un aspirateur traditionnel (nombre de passages, fréquence d’utilisation hebdomadaire, couverture des sols renforcée, …). L’intelligence contenue dans un robot permet une aspiration aussi efficace voir supérieure par rapport à un aspirateur traditionnel, qui demande de surcroit beaucoup plus de puissance.
Le rôle de la distribution et des acteurs du marché est donc essentiel pour contribuer à l’évangélisation et à la simplification de l’offre et ainsi faciliter le choix des consommateurs.

Réveille-toi la France !

Le potentiel du marché français est énorme. Sur les 28 millions de foyers, déjà 7 millions sont adressables à court terme. Nous devons donc transformer l’essai et lever ces freins pour rattraper notre retard si nous voulons embrasser cette Robolution, chère à Bruno Bonnell ! Et cela passe par une implication de tous les acteurs afin d’améliorer la diffusion de la technologie et ainsi proposer au plus grand nombre une solution satisfaisante pour se libérer de tâches ménagères peu gratifiantes !
 
Marc Dinee, Directeur Général Robopolis
 

 

Premonition drones

Microsoft lance des drones contre les moustiques porteurs de Zika

Le virus Zika a atteint les États-Unis. Après le Texas, c’est au tour de la Floride d’être touchée. Pour combattre les moustiques, principaux vecteurs de la maladie, tous les moyens sont bons. Microsoft se lance dans la bataille avec des drones porteurs d’un piège à moustiques. Nom du projet : Premonition. Tout un programme !
 
Les drones quadriturbines de Microsoft volent à basse altitude, quasiment en rase-mottes. Les appareils sont équipés d’un appareillage spécial, véritable piège à moustiques. Le projet de recherche de Microsoft, Premonition,  a été lancé pour dépister précocement les maladies se propageant dans la nature. Pour remplir cet objectif, les ingénieurs de Microsoft ont mis au point un piège capable d'identifier les espèces de moustiques et d'enregistrer lorsque l'un de ces insectes a été capturé. Lorsqu'il s'agit d'une espèce connue pour transmettre le virus du Zika ou une autre maladie, une alerte sera directement envoyée aux centres de santé les plus proches.
 
Ethan Jackson, le responsable du projet chez Microsoft explique que ce dispositif a été initialement conçu lors de l'épidémie d'Ebola en 2015. Les chercheurs souhaitaient tenter d'enrayer l'émergence de maladies infectieuses survenues rapidement et sans préavis dans certaines régions.
 
 
La chasse aux moustiques est un exercice complexe. Il existe en effet 3600 espèces de moustiques et seule une poignée peut transmettre le Zika.
Le projet Premonition a donc redessiné son piège pour l’adapter aux moustiques. C’est un appareil automatisé, composé de 64 cellules intelligentes, dont chacun analyse les insectes pris dans le piège.
Les mouvements de chaque insecte prisonnier sont scannés pour repérer le moustique potentiellement porteur de Zika. Pour identifier précisément un moustique, l'insecte pris au piège reçoit une lumière infrarouge. C'est la manière dont elle réfléchit sur le moustique qui permet d'en déduire sa nature. Si le moustique en question n'est pas dangereux, il sera relâché automatiquement.
En même temps une masse considérable de données environnementales, thermiques, de localisation, de déplacement, sont enregistrées.
Le piège peut apprendre de ses erreurs pour devenir plus efficace, et il est conçu pour fonctionner pendant plus de 20 heures dans des environnements chauds et humides.
 
 
 

 

Loading...
Loading...