UP' Magazine Le magazine de l'innovation et de l'économie créative

Après les lunettes, les vêtements … des voitures capables de détecter les émotions

L’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) travaille en partenariat avec le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën sur un système de détection des émotions des conducteurs. Une caméra infrarouge couplée à un algorithme va lire sur les visages et déceler les expressions faciales associées à un état de colère. 

Grâce à une caméra installée derrière le volant qui filme le visage du conducteur, un algorithme parvient à déceler si celui-ci est dans un état de colère (anger). Cette technologie pourrait servir à déclencher des contremesures préventives afin d’améliorer la sécurité. © EPFL-LTS5, PSA

Il est évident que l’interface fusionnelle homme-machine fondée sur les états émotionnels est une innovation technologique à suivre d’autant qu’elle répond à des besoins humains – technologies à visages humain, technologies affectives ...

Lire article complet Futura-sciences.com /Marc Zaffagni - 22 mars 2014

Maryline Passini, Fondatrice et Directrice agence Proâme

Plongée au cœur de la R&D et du Transfert de Technologie des Biotechnologies en Chine

Au cours de ces trente dernières années, la stratégie du gouvernement chinois est passée de « Made in China » à « Thought & Created in China ». Cette évolution a été possible grâce à la réorganisation et à la restructuration du système chinois de recherche des sciences et des technologies. Chacun des acteurs prenant part à la recherche ou à son financement s’est vu attribuer de nouvelles activités dans un périmètre bien défini.

Ces dernières années, l’Académie des Sciences de Chine a métamorphosé son organisation et ses installations afin de faire émerger une dizaine d’instituts à rayonnement international. La Chine est un pays structuré où le modèle de développement des sciences et des technologies est imbriqué dans une stratégie plus globale qui vise à faire de la Chine un leader économique, politique, technologique…

Une Chine innovante guidée par des plans quinquennaux stratégiques

Sur le plan technologique, la Chine a mis en place de nombreux plans nationaux pour soutenir et orienter son développement. Cette orientation s’exprime dans le cadre des programmes spécifiques qui sont portés et accompagnés par les plans quinquennaux définissant des objectifs chiffrés pour ces cinq années.

À partir de 1983, la Chine met en place un premier plan pour dynamiser sa R&D et en 1986 elle priorise sept thématiques considérées comme cruciales pour son développement à long terme. Afin de faciliter l’intégration des technologies de pointe dans ses procédés industriels de fabrication, la Chine a créé des zones de développement industriel des hautes technologies dès 1988. Pour compléter son dispositif de recherche, la Chine mise depuis 1997 sur la recherche fondamentale. Le dernier plan en date a débuté en 2005 et doit prendre fin en 2020 et vise à faire de la Chine un haut lieu de l’innovation.

Montée en puissance dans les sciences du vivant

En ce qui concerne les sciences du vivant, le gouvernement est en grande partie le maître d’oeuvre de la croissance des marchés. L’objectif du XI plan quinquennal visait à assurer la sécurité sociale de sa population et a permis de couvrir 90% de celle‐ci.

Cette couverture a dopé la consommation de médicament jusqu’à en faire le troisième marché pharmaceutique mondial derrière les États‐Unis et le Japon. De plus, pour attirer toujours plus d’entreprises étrangères, la Chine a mis en place des réglementations avantageuses pour la pratique de la R&D et des essais cliniques. Cependant, les dernières études estiment qu’il y a seulement une centaine d’entreprises pharmaceutiques chinoises (soit 5%) actives dans la R&D. Mais ces réglementations, de fait incitatrices à la délocalisation des essais cliniques et à l’attraction des centres de R&D d’entreprises étrangères, permettront aux entreprises chinoises de monter en puissance.

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©Mathieu DUBLOC - LaBiotech déc 2013
Mathieu Dubloc, recherche actuellement une opportunité professionnelle en tant que veilleur et analyste en intelligence économique dans le secteur des biotechnologies. 

Avec nos remerciements au magazine LaBiotech pour cette aimable collaboration.

Les nouveaux agents de la circulation de Kinshasa

L'association Women Technology a mis un point un robot capable de réguler la circulation dans la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa. 

Taille : 2,5 mètres de haut, et un look rock'n roll avec lunettes de soleil, diodes clignotantes vertes et rouges, le tout alimenté de panneaux solaires lui permettant son autonomie. Cet impressionnant robot gère la circulation automobile lorsque les piétons traversent le boulevard Lumumba : il pivote son buste dont le plastron passe du vert au rouge et lève ses bras comme le ferait un agent pour bloquer une voie et laisser passer les voitures sur l’autre.

Pour ce faire, il utilise des signaux lumineux et ses bras afin de stopper la circulation. Selon Thérèse Inza, la présidente de Women Technology, l’association à l’origine du projet, ce policier d’aluminium a déjà pris du galon avec des caméras, un système pour détecter les piétons, des panneaux solaires et une liaison directe avec un centre de données qui pourrait, à terme, être utilisé par la police. 
Le robot de Limete a été mis en service en juin 2013. Un petit frère plus évolué est en place depuis le mois d’octobre à un carrefour devant le Parlement, où il assure la tâche du « roulage » : les policiers chargés d’assurer la circulation dans la mégalopole kinoise, où les feux tricolores sont encore rares. Sachant que dans la ville 600 carrefours dangereux ou endroits compliqués  ont été identifiés : les robots pourraient y être installés. Kinshasa, mégalopole de plus de 10 millions d’habitants, est connue pour ses embouteillages géants et sa circulation anarchique. On y voit circuler pléthore de voitures hors d’âge et d’état, et les consignes élémentaires du Code de la route y sont allègrement bafouées, tandis que les policiers du roulage, mal payés, sont souvent accusés de rançonner les automobilistes.

Comment ça marche ?

En aluminium et conçus pour résister aux rigueurs du climat équatorial (fortes chaleurs, humidité élevée et grosses pluies), les « robots roulage intelligents », avec leur allure anthropoïde embarquent toute une électronique poussée. Un système de détection indique au robot des piétons qui veulent traverser, et des caméras fichées dans ses yeux et ses épaulettes permettent de filmer en permanence la circulation.

« Quand le robot capte les images », il les transmet à l’aide de l’antenne dressée sur sa tête à un centre où « l’on stocke toutes les données », explique Claude Diasuka, ingénieur en vidéosurveillance qui participe au projet. Pour l’instant, les robots sont toujours la propriété de l’association et ces données ne sont pas utilisées. A terme, lorsque les robots seront remis à la police, ces informations « permettront de poursuivre les gens qui ont commis des infractions « , ajoute-t-il.

Le prix pour un tel robot avoisine pour l’instant les 15.000 dollars mais si la Commission Nationale de Prévention Routière congolaise, séduite par le projet, passe bel et bien commande, ce prix pourrait diminuer rapidement. 

"Un robot qui est en train de faire la sécurité routière et la régulation routière c'est vraiment Made in Congo", assure Madame Inza, "nous devons vendre notre intelligence dans d'autres pays, de l'Afrique centrale comme d'ailleurs, pourquoi pas, aux Etats Unis, en Europe ou en Asie ?" (Expositions prévues dès avril 2014 au Canada et en Suisse).

Au départ, Woman Technology a été fondée pour offrir des débouchés aux femmes congolaises titulaires d'un diplôme d'ingénieur, mais avec ses robots, Madame Inza rêve de créer des emplois dans tous le pays, avec le soutien de partenaires financiers.

(Source : AFP - 30 janvier 2014)


- Lire article de Radio Okapi / Fondation Hirondelle : "Kinshasa : présentation d’un robot régulateur de la circulation" -  Juin 2013

Pixeliris-Labs invitée par Microsoft au NRF 2014

Retail's Big Show 2014 : Microsoft invite exceptionnellement une entreprise française, Pixeliris-Labs, à venir exposer sa technologie de paiement CopSonic, la première technologie universelle de paiement mobile, une innovation en matière de solution bancaire.

Issue du « Microsoft partners Network », l’entreprise née en Région Midi-Pyrénées Pixeliris-Labs est exceptionnellement conviée par le géant informatique à venir présenter sa technologie sonique/ultrasonique de paiement sans contact ainsi qu’un service d’offres commerciales personnalisées en point de vente lors du congrès-expo NRF qui se déroule à New-York jusqu'au 15 janvier 2014.

Sur un marché du paiement mobile où les technologies actuelles (NFC, RFID, Bluetooth) sont peu exploitées du fait notamment des besoins matériels qu’elles nécessitent, une société française a mis au point un système de paiement mobile compatible avec tous les téléphones portables existants dans le monde.
Microsoft, présent en tant que sponsor et exposant de l’événement NRF surnommé Retail’s Big Show, permet à la société Pixeliris-Labs, membre de son programme de partenaires, de mettre en avant cinq années de recherche et développement au profit des consommateurs.

En combinant les normes de cryptographie, la technologie OTP (One Time Password) et une authentification forte, le système CopSonic offre la possibilité de transformer n’importe quel téléphone mobile en appareil de paiement sans contact. La saisie du numéro de mobile du consommateur et son code PIN suffisent pour effectuer un achat. 

Cette technologie, baptisée CopSonic, fonctionne par un protocole breveté de communication sonore et ultrasonore où les signaux sont émis et reçus grâce aux haut-parleurs et aux microphones des terminaux mobiles. Comme il est avancé sur le site www.copsonic.com, l’innovation majeure de ce système réside dans l’universalité et la sécurité accrue du dispositif.

L’objectif de ces technologies étant de proposer un moyen de paiement électronique efficace, ultra sécurisé et surtout accessible à tous les possesseurs d’un téléphone portable, que ce soit de première ou de dernière génération.
Compte tenu des sept milliards d’appareils mobiles en circulation dans le monde, l’enjeu est double : d’une part CopSonic permettrait aux populations des pays émergents de se procurer un moyen de paiement et ainsi remédier en partie à la sous-bancarisation de ces territoires ; d’autre part, la technologie sonique /ultrasonique renferme de multiples possibilités d’usages avec les appareils mobiles comme le Web2store Tracker.

Le web2store Tracker, présenté en parallèle de CopSonic, est un service qui permet aux enseignes et aux marques de suivre un consommateur depuis sa visite sur un site web jusqu’à sa visite en boutique physique et ainsi de pouvoir proposer, par exemple, des coupons de réduction temporaire directement sur le smartphone du consommateur. Ce service ne nécessiterait aucune installation spécifique pour les structures physiques d’achat, puisque le Web2store Tracker utiliserait les haut-parleurs servant à l’animation sonore pour émettre les ultrasons.

Pour résumer, par le biais de cette innovation, l’entreprise Pixeliris veut résoudre deux problèmes observés sur le plan bancaire et technologique :

- La sous-bancarisation des pays émergents. En effet, la plupart des personnes, issus de ces pays, possédant au moins un téléphone portable standard ne dispose pas de moyens de paiement (chèques, carte bancaire,..).
- Le faible taux d’appareils dotés de technologies de paiement mobile dans les pays développés. Les technologies actuelles de paiement mobile (NFC, RFID, Bluetooth) concernent moins de 10% des smartphones et nécessitent l’ajout de composants matériels supplémentaires (puces, antennes, bornes…).

La dimension innovante du système CopSonic se caractérise par l’universalité de sa technologie et les échanges de données sécurisées par ondes sonores, inédit jusque-là.

Les robotiques et leurs innovations – les enjeux technologiques et sociétaux de demain

Vecteur majeur de croissance du 21e siècle, le marché mondial de la robotique de service devrait atteindre les 24,7 milliards d'USD d'ici 2016 - source IFR (International Federation of Robotics). Innorobo 2014 propose à cet eco-système un lieu d'échanges, de rencontres et d'affaires de qualité. 

Innorobo rassemble des professionnels qualifiés et des décisionnaires provenant de plusieurs filières d'activités (privées ou publiques) mais aussi d'une multitude d'industries qui sont déjà ou seront un jour impactées par la robotique de service.
Responsables de l'innovation, de la stratégie d'entreprise, cadres dirigeants et PDGs de l'électronique grand public dans son ensemble, des entreprises de service public internationales, sociétés de service B to B et plus encore.... visitent Innorobo pour découvrir, investir et acquérir des technologies robotiques, produits ou services pertinents pour leur stratégie d'innovation et leur futur développement commercial.

A l'occasion de cette semaine européenne de la Robotique (du 25 novembre au 1er décembre), Innorobo a lancé un appel à Start-up robotiques. 

C'est dans cet esprit que la conférence du 17 décembre s'est tenue dans les locaux de l'ISIR (L'Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique), afin de faire un point sur les enjeux technologiques et sociétaux de demain avec quatre intervenants de renom : Bruno BONNELL, Président de SYROBO, Etienne DOMBRE, Représentant Délégué du GdR ROBOTIQUE, Directeur de Recherche au LIRMM et Jean TOURNOUX, Délégué Général du SYMOP ont partagé les dernières tendances et actualités sur leur domaine d'intervention respectif.

Catherine SIMON, présidente d'Innoecho, société dédiée à l'animation et l'accélération d'écosystèmes émergents et organisatrice du sommet INNOROBO, en a profité pour faire un tour d'horizon rapide des évolutions robotiques dans le monde. Elle a par ailleurs présenté les grands axes de développement d'Innorobo pour 2014 et les événements organisés en marge de celui-ci.

*(L'Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique)

Accédez aux présentations de Catherine Simon et d'Etienne Dombre.

Vidéo de Catherine Simon :

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