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19ème appel à projets des pôles de compétitivité : 62 nouveaux projets voient le jour

62 nouveaux projets collaboratifs de R&D voient le jour, suite au 19ème appel à projets des pôles de compétitivité. Ces projets impliquent 50 pôles de compétitivité, 280 entreprises et 120 laboratoires publics de recherche. Ils seront soutenus à hauteur de 88,5 millions d’euros, dont 47,4 millions d’euros de la part de l’Etat et de 41,1 millions d’euros de la part des collectivités territoriales et des fonds communautaires (FEDER).

Sélectionnés parmi les 137 dossiers présentés au 19ème appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI), ces projets d’excellence s’inscrivent dans les priorités de la politique industrielle que le Gouvernement a placée au cœur du Pacte pour la croissance, la compétitivité et l’emploi.
Pilotés par une entreprise, ces projets qui associent au moins deux entreprises et un laboratoire de recherche, apportent une réponse concrète et collective aux enjeux d’innovation.

Ainsi le projet DIDRO, soutenu par le pôle Risques, en rupture complète avec les moyens actuels de surveillance des digues, développera une solution de prestations de services avec un drone instrumenté, dédié à la surveillance et l’auscultation des digues aménagées le long des fleuves, rivières et canaux.
Le projet XTREMCAP, labellisé par le pôle Capenergies, élaborera des solutions alternatives aux batteries, visant un stockage rapide et fiable et fonctionnant dans des environnements sévères, pour répondre aux besoins croissants en énergie et en puissance.
Le projet PRINCESSE, labellisé par le pôle Medicen, concevra une nouvelle immunothérapie contre l’endométriose, ainsi qu’un test compagnon associé.
Le projet NATAROME+, soutenu par le pôle Terralia, exploitera de nouvelles approches biotechnologiques pour concevoir des produits alimentaires « Clean Label » et des arômes naturels à haute valeur ajoutée.
Le projet 4EVER-2, labellisé par le pôle Cap Digital, permettra d’améliorer la qualité d’expérience en télévision, et contribuera à la définition et à la normalisation de l’Ultra Haute Définition.
Le projet ALG, soutenu par le pôle Pégase, développera un système mécanique innovant en vue d’amortir les chocs à l’atterrissage supportés par les petits aéronefs, comme les ULM et les avions de brousse.
Le projet VOIE, labellisé par le pôle Systematic, concevra un démonstrateur de technologies et de solutions de sécurité intégrées aux systèmes opérationnels, focalisé sur la vidéo-protection et la protection des bâtiments accueillant du public.
Enfin, le projet COMPOCHOC, soutenu par le pôle Aerospace Valley, vise à mettre au point une technique de contrôle non destructif de la qualité des assemblages collés, en véritable avance sur l’existant, qui permettra l’octroi d’une certification aéronautique du collage comme technique d’assemblage.

Le nombre, la diversité et la qualité des projets retenus témoignent d'une dynamique d’innovation portée par les pôles de compétitivité et les 7 500 entreprises membres. Pleinement mobilisés, les pôles de compétitivité font naître les projets qui déboucheront sur de nouveaux produits et services commercialisés. Ils permettront ainsi aux entreprises partenaires de prendre des positions de leaders sur les marchés concernés et de développer l’activité et l’emploi dans les territoires.
Un 20ème appel à projets est en cours. Les projets seront sélectionnés au cours du mois de juillet 2015.

Pour en savoir plus sur les pôles de compétitivité 

(Source : CP Bercy - 20 avril 2015)

économie

Comment va la vie ?

Ce 17 avril, est lancée la consultation en ligne sur les nouveaux indicateurs de richesse.  France Stratégie et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) organise ce processus dans le cadre de la Loi Eva Sas, parue au journal officiel ce mardi 14 avril 2015. La députée (EELV) de l’Essonne, qui promeut ce nouveau « thermomètre » du progrès de nos sociétés, était l’invitée de la table ronde "Les indicateurs complémentaires au PIB peuvent-ils changer l'action publique ?" organisée par France Stratégie dans le cadre du Printemps de l'économie (13-17 avril 2015). Explications.

Qu’est-ce qu’une société qui va bien ? Est-ce une société qui améliore son espérance de vie ? Qui réduit les inégalités de revenus ? Qui diminue son empreinte écologique ? Qui continue à investir dans l’avenir ? Qui améliore son niveau d’éducation ? Qui permet à tous d’accéder à un logement décent ? Toutes ces questions sont au cœur du dialogue social qui doit venir préciser les priorités des Français pour signifier leur qualité de vie. C’est la Loi Sas, adoptée le 2 avril 2015 au Sénat qui requiert une mobilisation citoyenne afin de faire voter au CESE en juin un tableau de bord apte à piloter et évaluer les politiques publiques. L’enjeu est de hisser au même niveau de visibilité que le PIB, une dizaine d’indicateurs qui devraient couvrir a minima trois grandes thématiques : l’environnement (notamment la lutte contre le dérèglement climatique et la préservation de la biodiversité) ; l’emploi et les inégalités de revenus ; l’actif public et privé (en regard du passif que constitue la dette). Il s’agit de « nouvelles lunettes » capables de nous faire changer de regard : juger les projets et les actions à l’aune de la prospérité réelle et non de la production brute (PIB).

Construire du sens politique

Pourtant, le grand public est peu sensible à ce sujet perçu le plus souvent comme technocratique. « Il faut parvenir à générer de la signification politique, une démarche à forte composante symbolique », souligne Eva Sas. « Il s’agit de changer nos capteurs, notre gouvernail, pour que la gouvernance économique colle aux besoins de nos concitoyens et aux exigences de notre environnement » souligne André Gattolin, sénateur EELV des Hauts-de-Seine. « L’adoption de la loi sur les nouveaux indicateurs de richesse par le Sénat à majorité de droite montre, s’il le fallait encore, l’intérêt de cette démarche pour tous les décideurs politiques : mieux prendre en compte le quotidien de nos concitoyens dans la définition des politiques publiques ». Celles-ci sont insensibles au progrès social tant qu’elles restent uniquement guidées par le PIB . Si le constat est largement partagé depuis les années 70 (voir encadré) il reste à établir un nouveau tableau de bord signifiant et efficace.

Historique des nouveaux « indicateurs de prospérité » Au début des années 1970, MM. Nordhaus et Tobin ont construit un indicateur de « bien-être économique durable » (3). Quoiqu’expérimentale, la démarche de MM. Nordhaus et Tobin a su montrer que les conventions comptables ne sont pas immuables et peuvent évoluer avec notre conception de la richesse.

 Ces travaux pionniers ont largement inspiré l’émergence d’indices de bien-être économique durable composites. La création d’un indicateur de santé sociale, publié depuis 1987 dans le cadre d’un rapport annuel du Fordham Institute for Innovation in Social Policy (4), comme le succès rencontré par l’indice de développement humain (IDH) créé en 1990 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) (5), inspiré des travaux de l’économiste indien Amartya Sen et de l’économiste pakistanais Mahbub ul Haq, sont à ce titre significatifs. En France, des travaux de recherche ont été engagés sur ce sujet à la fin des années quatre-vingt-dix sous l’impulsion notamment de Mme Dominique Méda (6) et de M. Patrick Viveret (7), suivis par les travaux de M. Jean Gadrey et Mme Florence Jany-Catrice (8), qui promeuvent de nouveaux indicateurs de richesse composites pour évaluer le bien-être humain.

L’initiative internationale « Mesurer et favoriser le progrès des sociétés » en 2007, dont le chef de file était l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). (9) Partant d’« un consensus sur la nécessité de mesurer dans chaque pays le progrès des sociétés en allant au-delà des indicateurs économiques habituels tels que le PIB par habitant », l’OCDE a préconisé un partage des bonnes pratiques et la recherche d’accords, au niveau national, et à terme au niveau mondial, sur un ensemble d’informations permettant d’évaluer les résultats des politiques.

La commission dite « Stiglitz-Sen-Fitoussi », en 2008, chargée d’étudier « les limites du produit national brut comme critère de mesure de la performance économique et du bien-être ». (11) Ces travaux ont abouti aujourd’hui à un large consensus sur la nécessité de tableaux de bords d’indicateurs, juste milieu entre un agrégat synthétique unique et myriade d’indicateurs. Directement inspirés par les travaux de la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi, des indicateurs du « vivre mieux » ont été publiés par l’OCDE le 24 mai 2011. Chaque semestre, dans le rapport « Comment va la vie ? », l’OCDE évalue la qualité de la vie des citoyens des pays de l’OCDE et certains pays émergents. Cette évaluation couvre onze aspects du bien-être : le logement, le revenu, l’emploi, les liens sociaux, l’éducation, l’environnement, l’engagement civique, la santé, la satisfaction, la sécurité et l’équilibre travail/vie personnelle.

Eva Sas considère que la loi votée est à la fois « modeste et ambitieuse ». Modeste, car elle laisse les citoyens définir ce que veut dire « qualité de vie et développement durable » et elle prend le temps de s’inscrire dans un contexte international très porté sur cette transition majeure (voir les travaux de l’OCDE et ceux menés sous d’égide d’Eurostat, dans le cadre de l’initiative Beyond GDP). Ambitieuse, car elle entend réorienter les politiques publiques et remettre du long terme dans une logique de rationalisation et de visibilité. « La loi propose de hisser au niveau du PIB quelques indicateurs phares sur l’état de progrès de la société ».

Valoriser ce qui fait stabilité

Un relatif consensus semble se dessiner sur trois thématiques à traiter au travers de ces nouveaux indicateurs : la question de l’environnement, pour évaluer le patrimoine naturel que nous léguons à nos enfants, et notamment les enjeux climatiques et la biodiversité ; la question de l’actif, c’est-à-dire du patrimoine national public et privé, qui doit être mis en regard de la dette, parce que la soutenabilité sur le long terme de nos sociétés passe par la qualité des infrastructures, de l’éducation, etc. Le bilan de ce que nous laissons à nos enfants est-il positif si la dette léguée est faible, mais que les infrastructures sont en ruines ? Et enfin, la question du revenu, et plus particulièrement des inégalités de revenus, une question fortement corrélée à la qualité de vie perçue par nos concitoyens et qui reste un angle mort de nos politiques publiques, puisque les délais de publication des indicateurs d’inégalités sont de l’ordre de trois ans.

Jean-Paul Fitoussi, ancien coordonnateur de la Commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social, a d’ailleurs proposé qu’ait lieu chaque année un grand débat au Parlement sur les inégalités. « Les inégalités qui conduisent à l’exclusion et à la violence, rompent la cohésion sociale et donc la démocratie. La confiance et la démocratie sont des actifs dits intangibles mais elles sont essentielles pour la soutenabilité. » insiste-t-il.

Une mobilisation internationale déjà bien engagée

De pionnière qu’était la France à la publication du rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi en 2009 (voir encadré historique ci-dessus), notre pays a certes fait progresser le suivi statistique social et environnemental en France, mais sans effet véritable sur le pilotage des politiques publiques. Par contre, nos voisins européens sont passés de la parole aux actes.

Au Royaume-Uni, le programme « La roue du bien-être » (the National Well-Being Wheel) met en avant, sur le site du Premier ministre, des indicateurs objectifs et subjectifs permettant d’évaluer et de prendre en compte ces indicateurs dans la définition des politiques publiques. Cette initiative a été portée par David Cameron.

En Allemagne, le Parlement a mis en place une commission parlementaire transpartisane « W3 » qui a préconisé la mise en place de 9 indicateurs d’alarme sur les thématiques économique, sociale et écologique. Sur la dimension économique, la commission a ainsi préconisé la mise en place de trois indicateurs d’alarme : le taux d’investissement net, la distribution des revenus et la soutenabilité financière.

La Belgique a, de son coté, adopté une loi sur les indicateurs complémentaires en janvier 2014 « en vue de mesurer la qualité de vie, le développement humain, le progrès social et la durabilité de notre économie ». Ces indicateurs doivent être intégrés au rapport annuel de la Banque Nationale de Belgique et débattus au à la Chambre chaque année.

L’usage symbolique – ou démocratique – des nouveaux indicateurs de richesse est aujourd’hui le plus développé. Les exemples de l’OCDE (et son rapport annuel « Comment va la vie ?) ou du Royaume-Uni sont, à cet égard, particulièrement illustratifs et riches d’enseignements. Les Régions françaises ont aussi fait un gros travail d’appropriation sous la l’impulsion de Myriam Cau (urbaniste et vice-présidente de la région Nord-Pas-de-Calais en charge du développement durable, de l’évaluation et de la démocratie participative). Celle-ci s’est appuyée sur la grande expertise rassemblée au sein du Forum pour d’autres indicateurs de richesse (Fair) (13),au sein duquel coopèrent notamment Aurélien Boutaud, Jean Gadrey et Florence Jany-Catrice. Un rapport paru en 2012 et intitulé Développement durable : la révolution des nouveaux indicateurs (14), a inspiré le choix des  trois nouveaux indicateurs de richesse choisis par les conseils régionaux, qui apportent un éclairage sur le développement durable des régions françaises : l’empreinte écologique, qui mesure la pression exercée par l’homme sur la nature ; l’indicateur de développement humain (IDH-2), qui croise les dimensions santé, éducation et niveau de vie du développement humain, défini par le Pnud ; l’indicateur de santé sociale (ISS), qui résume en quelques variables (éducation, sécurité, logement, santé, revenus, travail et emploi) l’aspect multidimensionnel de la santé sociale des régions.

Ces repères permettent désormais d’établir des comparaisons entre régions et entre territoires, avec des résultats saisissants : l’ile de France qui se place au premier rang des régions en terme de PIB par habitant, elle n’occupe que la 17e place pour l’indicateur de santé social. Inversement, le Limousin est au dix-neuvième rang en termes de PIB par habitant mais au premier rang pour l’ISS.

Tableau de bord plutôt qu’un indicateur synthétique unique

Avec le débat public qui s’ouvre aujourd’hui, la France entend reprendre son rôle de chef de file au niveau mondial sur la question des indicateurs, notamment environnementaux, dans le cadre de la COP21, la Conférence sur le Climat qui aura lieu en décembre 2015 à Paris.

France Stratégie et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) qui orchestrent et animent ces deux mois de consultation ont préparé la démarche depuis janvier par cinq réunions de travail avec les dix-huit groupes du CESE et les réseaux sociaux concernés. La consultation en ligne durera jusqu’en juin, tandis que trois panels de citoyens auront lieu en mai.

Le 24 juin prochain, le CESE se prononcera sur une liste réduite d’indicateurs qui seront alors proposés au Parlement pour intégration à la Loi de finances.  La machine démocratique est allumée. Malheureusement il manque de la clarté sur le contrat social pris avec les citoyens. Qu’attend-on véritablement de la consultation sur le sujet dès lors qu’il existe déjà tant de matériaux sensés mesurer le développement durable et la qualité de vie. Quelle légitimité aura ce processus à la méthode floue qui est moins contributive que consultative ? Enfin, parviendra-t-on par un tel sondage à se focaliser sur les marqueurs les plus essentiels d’une vitalité ? Comme l’a souligné Jean Pisani-Ferry, Commissaire général de France Stratégie, lors de la table-ronde du 14 avril, il faudra s’attacher à des indicateurs dynamiques, à tout ce qui supporte la vitalité. Mieux vaudra veiller à la qualité des sols (et surveiller l’artificialisation des terres) que de mesurer les espèces ! La Suisse par exemple, a mis en place un indicateur d’artificialisation des sols et impose désormais un bilan neutre ou positif pour tout projet de construction ou d’aménagement urbain. 

Dorothée Browaeys, Rédactrice en chef adjointe UP' Magazine

- Enjeux blog Eva Sas

14 Avril : Les indicateurs complémentaires au PIB peuvent-ils changer l'action publique ?

Intervenants :
- Eva Sas, Députée de l’Essonne
- Jean Pisani-Ferry, Commissaire Général, France Stratégie
- Jean-Luc Tavernier, Directeur Général, INSEE
- Philippe Donnay, Commissaire au Plan du Bureau fédéral du Plan belge
Animation par :
- Ivan Best, Journaliste, La Tribune
- Ugo Tanielian, Etudiant Mines ParisTech

INDICATEURS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE MESURÉS PAR L’INSEE

LES DÉFIS

LES INDICATEURS

1. Consommation et production durable

– Productivité matières (€/kg)

2. Société de la connaissance

– Sorties précoces du système scolaire (en %)

– Dépenses intérieures de recherche et développement (poids en % du PIB)

3. Gouvernance

– Participation des femmes aux instances de gouvernance (% femmes cadre dans le privé)

4. Changement climatique et énergies

– Émissions de gaz à effet de serre (en tonnes équivalent CO2, indice base 100 en 1990)

– Empreinte carbone de la demande finale nationale (en tonne par personne)

– Énergies renouvelables (part en % dans la consommation primaire d’énergie)

5. Transports et mobilité durables

– Consommation totale d’énergie dans les transports en tonnes équivalents pétrole rapportée au PIB (indice 100 en 1990)

6. Conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles

– Indice d’abondance des populations d’oiseaux communs

– Artificialisation des sols (en % du territoire national)

7. Santé publique, prévention, gestion des risques

– Indice d’espérance de vie en bonne santé (en année)

8. Démographie, immigration, inclusion sociale

– Pauvreté monétaire (%)

– Taux d’emploi des séniors (%)

– Part des jeunes de 16 à 25 ans hors emploi et hors formation (%) avec une distinction homme / femme

9. Défis internationaux en matière de développement durable et de pauvreté dans le monde

– Aide publique au développement (en % du revenu national brut)

 

économie de l'innovation

Cocorico ! La France détient dix performances économiques

Le journal Le Monde, dans un article de Mathilde Damgé du 2 mars 2015, présente le classement des dix performances économiques de la France. Utile par les temps qui courent pour recadrer un peu le moral des français ! L'hexagone est le premier mondial dans les dix classements suivants.

La première destination touristique

Il y a eu dans le monde en 2014 plus de 1,1 milliard de touristes internationaux, selon les chiffres provisoires de l'Organisation mondiale du tourisme. Parmi eux, 84,7 millions se sont rendus en France, ce qui permet à notre pays de rester la première destination touristique mondiale.
Ces chiffres provisoires, révélés par le groupement de professionnels du tourisme Alliance 46.2, montrent toutefois que l'Hexagone stagne par rapport à l'an dernier. Le président François Hollande a décrété à l'été 2013 une mobilisation générale pour redynamiser le tourisme français, érigeant le sujet en « cause nationale ». Le but étant de repasser devant l'Espagne en termes de recettes touristiques.

Une vigne productive

La France a retrouvé en 2014 son titre de premier producteur de vin. Elle l'avait cédé en 2012 à l'Italie, qui rétrograde à la deuxième marche du podium. L'Espagne complète le trio de tête, consacrant le Vieux Continent comme fournisseur principal de vin de la planète. Selon les chiffres de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), le pays du bourgogne, du bordeaux et du champagne totaliserait 46,2 millions d'hectolitres dans ses cuves, soit une hausse en volume de 10 % par rapport à 2013.

La stratégie du luxe

Les maisons du luxe françaises paradent au premier rang du marché mondial des produits de luxe, selon l'étude 2013 du cabinet de conseil Bain & Company. Les marques tricolores monopoliseraient un quart du chiffre d'affaires du secteur au niveau mondial, selon les calculs des consultants. Sur 270 marques de prestige dans le monde, 130 sont françaises, rapporte le ministère de l'économie.

Les semences tricolores sur toute la planète

La France reste classée au premier rang des exportateurs mondiaux de semences agricoles de grandes cultures, maïs en tête, selon les chiffres du groupement corporatiste mondial International Seed Federation.
En 2012, le chiffre d'affaires de la filière des exportations de semences française se maintient à 1,6 milliard d'euros ; les deux suivants, Pays-Bas et Etats-Unis, atteignent respectivement 1,4 et 1,35 milliard d'euros.

Les footballeurs s'exportent bien

Les footballeurs français s'expatrient avec succès. Selon l'Observatoire du football du Centre international d'étude du sport de Neuchâtel, 113 joueurs ayant grandi dans l'Hexagone évoluent cette saison dans les quatre plus grands championnats européens (Italie, Angleterre, Espagne, Allemagne).
Un record : l'Observatoire constate que la « France est devenue pour la première fois l'origine la plus représentée parmi les expatriés » au sein des quatre autres plus grands championnats du continent. Les deux autres nationalités les plus représentées dans des équipes étrangères sont le Brésil et l'Argentine.

Des voiliers qui sillonnent des mers

La France est au premier rang mondial pour l'exportation de voiliers, selon les derniers chiffres des douanes, datant de 2013 : « La production de voiliers, fer de lance de l'industrie tricolore, s'établit à 422,6 millions d'euros de chiffre d'affaires (...) dont 75 % sont réalisés à l'export », précise la Fédération des industries nautiques (chiffres 2012-2013), qui regroupe les entreprises du secteur.
Les segments du monocoque et du multicoque habitables, sur lesquels la France est également leader mondial participent à cette performance. Outre les voiliers, l'Hexagone est également leader du pneumatique et de la glisse, ajoute la FIN.

Des services administratifs en ligne performants

Selon une étude de l'Organisation des Nations unies, la France a des raisons d'être fière de son développement numérique puisqu'elle prend la tête d'un classement européen basé sur trois critères : les infrastructures de télécommunications, le niveau d'éducation des habitants et les services en ligne proposés par l'administration. Ces derniers arrivent à la première place au niveau mondial grâce au site service-public.fr.

Les as de l'atome

Même si cette proportion a commencé à diminuer, la France est le pays le plus « nucléarisé » au monde, en termes d’énergie, puisqu'elle produit 73 % de son électricité grâce à ses réacteurs nucléaires, selon les derniers chiffres (2013) du Nuclear Energy Institute.
Cette indépendance énergétique, voulue par le général De Gaulle après la seconde guerre mondiale, est toutefois mise en balance avec la nécessité de diversifier la couverture énergétique tricolore. La part de l'atome dans la fourniture énergétique française doit descendre à 50 % d'ici 2025, a promis François Hollande.

Le pays des grands écrivains

Avec Patrick Modiano, la France a empoché son 15e prix Nobel de littérature. Le tout premier prix avait aussi été attribué à un Français, Sully Prudhomme, en 1901.
La France est le pays qui affiche le plus grand nombre de lauréats. Sur 111 prix décernés depuis 1901, les 15 Français prennent donc la tête du classement des nationalités les plus récompensées, devant les Etats-Unis (12 lauréats), le Royaume-Uni (10), l'Allemagne et la Suède (8 chacun).

Le meilleur système de santé

Certes le rapport date de l'an 2000 mais le constat de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est sans appel : la France dispose du meilleur service de soins de la planète, ou du moins des 191 pays membres de l'organisation. « L'analyse conclut que la France fournit les meilleurs soins de santé généraux, suivie notamment de l'Italie, de l'Espagne, d'Oman, de l'Autriche et du Japon. »
Dans les anciens rapports, la France était troisième (le Japon caracolant en tête), mais seul le niveau de santé général de la population – essentiellement la durée de vie – était pris en compte. Dans l'approche adoptée par l'OMS en 2000, des critères plus qualitatifs ont été ajoutés, comme le fonctionnement du système de santé et la satisfaction des malades, la part financée directement par les populations et la répartition équitable des soins.

©Mathilde Damgé - Le Monde, 2 Mars 2015

Lire l'article complet dans Le Monde

économie de l'innovation

L’explosion des smartphones en Afrique

Selon le cabinet Deloitte [1] , le nombre de smartphones sur le continent africain devrait doubler d'ici à 2017 pour dépasser les 350 millions d'appareils connectés. Malgré un taux de pénétration de 15 % encore relativement modeste, le marché africain devrait néanmoins connaître une forte progression grâce à l'émergence des smartphones low-cost, au contexte de croissance économique favorable, à la réduction des prix de connectivité et au développement de la couverture haut débit mobile. L’étude table sur une croissance de plus de 40% en 2015.

Il y a encore quelques années, la perspective d'une offre de smartphones de qualité à des prix plus accessibles aux consommateurs africains, semblait utopique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Après Google, qui avait annoncé le lancement d'un téléphone intelligent à moins de 100 dollars pour les marchés émergents, Microsoft a répondu en janvier dernier en proposant deux nouveaux appareils vendus entre 69 et 79 euros. C’est maintenant au tour d’Orange de lancer le Klif, un smartphone à moins de 40 €.

Ce big bang des smartphones en Afrique est symptomatique d’une caractéristique intéressante des innovations dans les pays émergents : celui de l’affranchissement des étapes intermédiaires. Dans les pays occidentaux, nous sommes passés du téléphone filaire au sans-fil, au mobile puis au smartphone. Ici, on brûle les étapes et on adopte d’emblée les dernières innovations. Rien d’étonnant à ce que cette percée soit associée, selon le cabinet Deloitte, à un fort développement de l’accès haut débit, accompagnée d’une prolifération de la consommation des technologies et contenus numériques tels que le commerce électronique, le paiement mobile et la numérisation des contenus.
Déjà, l’Afrique est leader en matière de paiement mobile puisque 52% des transactions mondiales sont enregistrées sur le continent. Le paiement mobile constitue une alternative au système bancaire, en particulier dans les zones rurales. Selon cette étude, plus de la moitié des utilisateurs de portables utilisent ce moyen de paiement au Kenya et en Tanzanie et plus d'un quart en Afrique du sud et au Sénégal.

Orange lance Klif, le smartphone low cost pour les africains

C’est dans ce contexte particulièrement favorable qu’Orange vient de dévoiler une nouvelle offre à bas coût baptisée «Klif», disponible dans la zone Afrique et Moyen-Orient et comprenant un smartphone associé à un forfait data afin de développer l’internet mobile sur le continent africain.
«L’objectif de cette offre, c’est vraiment de donner l’accès à internet à tout le monde», a expliqué à l’AFP Yves Maître d’Amato, vice-président exécutif de l’opérateur de téléphonie français.
Pour 40 dollars au maximum suivant les pays, l’acheteur aura droit en moyenne à un forfait comprenant six mois de données à raison de 500 Mo par mois de téléchargement, à un forfait voix de six mois compris entre 30 minutes et une heure chaque mois, ainsi qu’à six mois de SMS. Ce smartphone, utilisable avec deux cartes SIM, sera compatible avec la 3G et pourra s’appuyer sur les réseaux que l’opérateur développe actuellement en Afrique. Il fonctionnera avec le système d’exploitation Mozilla pour smartphones, disponible dans un grand nombre de langues locales comme le wolof ou le swahili qui n’existent ni sur iOS (Apple) ni sur Android (Google).

sources : Jeune Afrique, AFP

Ugo Yaché, Journaliste UP' Magazine

[1] Dans une étude sur les "tendances 2015 des Technologies, Médias et Télécommunications en Afrique", publiée le lundi 16 février

économie de l'innovation

Lancement du guichet innovation de l'ANFR

Axelle LEMAIRE crée un « guichet innovation » au sein de l’Agence nationale des fréquences pour accompagner les porteurs de projets innovants utilisant des fréquences radioélectriques

Afin d’orienter les porteurs de projets innovants dans l’accès au spectre des fréquences, Axelle LEMAIRE, secrétaire d’Etat au Numérique, a souhaité la mise en place d’un service d’accompagnement pour faciliter leurs démarches auprès des différentes administrations. Ce « guichet innovation », géré par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), est accessible depuis son site Internet : www.anfr.fr

En France, l’économie numérique, qui représente 5% du PIB, irrigue et transforme 80% de l’économie. Les fréquences radioélectriques sont indispensables à de nombreux secteurs : les communications et l’audiovisuel, tous les modes de transports, les réseaux satellites, les réseaux d’énergie et les compteurs intelligents, la sécurité privée ou publique, la défense nationale… L’augmentation des besoins en spectre fait donc consensus. 



L’accès au spectre radioélectrique constitue un enjeu capital pour le développement économique de nombreux secteurs d’activités en France qui contribuent à l’investissement et à la création d’emplois en France.

L'augmentation du trafic mobile devrait être multiplié par un facteur compris entre 13 et 25 entre 2011 et 2017 et le développement de nouveaux services innovants comme l’Internet des objets avec ses applications multiples (villes intelligentes, e-santé...) pourraient se traduire par cinquante milliards d’objets connectés à l’horizon 2020. Avec cet Internet des objets, une multitude de nouveaux services et usages connectés voient le jour, en particulier dans les secteurs de la santé, de l’environnement, de l’équipement des foyers, ou des services de la ville intelligente. Les entreprises françaises sont en pointe dans ce domaine.

Dans ce contexte, l’Etat doit être en mesure d’accompagner les utilisateurs innovants du spectre, qui sont souvent des acteurs de petites taille, de jeunes startups issues de la French Tech notamment, qui n’ont pas toujours la capacité d’identifier le bon point d’entrée au sein des différentes administrations chargées de la gestion des fréquences.
Le « guichet innovation » de l’ANFR permettra d’orienter les porteurs de projets innovants vers le bon interlocuteur, que celui-ci se trouve au sein de l’ANFR, du Conseil supérieur de l’audiovisuel, de l’ARCEP ou d’un autre affectataire. Cette initiative fait suite aux propositions du rapport de Joëlle TOLEDANO, professeure des universités en sciences économiques à Supélec, pour la mise en œuvre d’une politique du spectre radioélectrique plus ouverte et plus simple, faisant des recommandations en terme de gestion de ces fréquences pour favoriser l’innovation et la croissance. Elle s’inscrit également dans la volonté de moderniser la gestion du spectre des fréquences, afin de la rendre plus réactive et plus souple.
A travers ce « guichet innovation », la gestion du spectre devrait s’adapter à l’émergence de nouveaux acteurs industriels, et répondre à l’agilité et à la créativité des écosystèmes de la French Tech.
Pour Axelle LEMAIRE « les fréquences sont devenues le carburant d’un nombre croissant de services innovants - des réseaux de télémesure aux objets connectés - pour lesquels nous ne sommes qu’au début de l’histoire. L’Etat, en modernisant sa gestion du spectre, peut aiguiser cet esprit d’innovation ».

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