UP' Magazine L'innovation pour défi

économie et innovation

Comité Richelieu : Présentation du rapport 2014 sur les actions du Gouvernement au service de l’innovation

L'Observatoire du Comité Richelieu remet ce jour son rapport annuel, réalisé en collaboration avec GAC Group, sur les Engagements et actions du Gouvernement au service de l'innovation et de la croissance, "Engagements et actions du Gouvernement : des débats nouveaux et des avancées à la marge".

L’année écoulée a été marquée par trois mouvements : la poursuite du déploiement du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi présenté en 2012 par le Premier ministre ; les suites notamment données aux Assises de l’Entrepreneuriat avec la présentation de la Nouvelle donne pour l’innovation ; l’ouverture de débats autour de la simplification administrative et de la responsabilité des différents acteurs de la société dans une perspective d’efforts en faveur de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi.

Si les engagements et actions continuent de couvrir de nombreux domaines – financement, fiscalité de la recherche et de l’innovation, relations entre acheteurs publics et PME, dynamisation de l’écosystème de l’innovation avec l’initiative « French Tech » – l’imbrication des problématiques et l’ouverture de plusieurs débats semblent avoir un effet dilatoire quant à la mise en place des mesures claires et fortes qu’attendent les EIC. Il s'agit de l’orientation de l’épargne vers l’innovation, à l’action en faveur d’achats publics innovants ou encore à la diminution des charges pour les entreprises les plus en capacité de soutenir la croissance et de renforcer la compétitivité du pays.

Face aux attentes et au scepticisme exprimé par les entrepreneurs dans le rapport 2013, l’Observatoire regrette que les messages lancés l’an dernier n’aient été entendus que trop partiellement. Certes la Médiation de l’innovation se met en place mais, d’un autre côté, le CICE, mesure phare du Gouvernement, continue d’exclure de son calcul dirigeants d’entreprise et salariés – essentiellement ingénieurs et chercheurs – dont les revenus sont supérieurs à 2,5 fois le SMIC. Certes, l’objectif de 2 % des achats publics innovants affectés aux PME/ETI est ramené de 2020 à 2017 mais aucun objectif annuel n’est exposé publiquement. Enfin, si l’on constate que le crédit d’impôt innovation (CII) se déploie, on note également que l’orientation concrète et claire de l’épargne des Français vers les entreprises innovantes est trop peu perceptible.

Perception des entrepreneurs : la confiance est mise à l’épreuve

87% estiment que le Pacte pour la croissance, la compétitivité et l’emploi n’a pas bien répondu aux besoins de leur entreprise
66% croient en la pérennité du crédit d’impôt recherche
20% ont utilisé le crédit d’impôt innovation
53% voient la FrenchTech comme un atout pour leur développement international
67% auraient préféré un autre dispositif que le CICE

A la lumière des résultats de l’enquête réalisée auprès d’un panel représentatif des EIC sur un an d’action gouvernementale, l’Observatoire souhaite encore attirer positivement l’attention des pouvoirs publics sur les attentes et besoins des entreprises innovantes pour la mise en place d’un environnement favorable à leur développement.

Cette deuxième édition permet, d’une part, d’offrir une possibilité de recul aux entrepreneurs qui ont répondu à l’enquête et, d’autre part, d’apprécier l’évolution de leur perception.

Si des dispositifs comme le crédit d’impôt recherche (CIR) ou les aides au développe- ment international recueillent toujours une adhésion, la confiance est mise à l’épreuve. La pertinence du CICE est largement remise en cause. La crainte s’atténue mais de- meure concernant l’avenir du CIR. Enfin, le CII ne connaît qu’un léger « décollage ».

Le besoin de stabilité se confirme…

Crédit d’impôt recherche : à la lecture des commentaires des entrepreneurs interrogés, l’Observatoire constate que le CIR continue de faire l’objet d’un véritable plébiscite. 74 % des entreprises le jugent indispensable ou utile pour leur activité. Des doutes demeurent concernant sa stabilité et sa pérennité même si, dans chacun des cas, plus de la moitié des entreprises pensent que le dispositif est stable (61 %) et pérenne (66 %).

Bpifrance et financement de l’innovation : interrogées sur l’impact de la centralisation des activités de Bpifrance sur l’accès aux financements de l’innovation, les entreprises ne sont que minoritairement convaincues. 29 % estiment que la centralisation facilite cet accès s’agissant des aides et garanties, 32 % s’agissant des prêts, 28 % s’agissant des dispositifs relatifs à l’export ou encore, 17 % concernant les investissements en capital.

Crédit d’impôt innovation : introduit dans la loi de finances pour 2013, ce dispositif avait fait l’objet d’un relatif bon accueil étant donné que 42 % des entreprises prévoyaient de l’utiliser. Un an après, 20 % d’entre elles indiquent y avoir eu recours. Celles qui déclarent ne pas l’avoir sollicité, évoquent notamment un périmètre « peu lisible » et des
« complications supplémentaires » pour leur entreprise.

Statut Jeune Entreprise Innovante (JEI) : fin 2013 (cf. loi de finances pour 2014), nous nous réjouissions de voir revenir le statut JEI aux conditions qui prévalaient en 2010. Nous constatons une fois de plus que l’instabilité est préjudiciable car 16 % des entreprises déclarent en être informées.

…et la confiance est mise à l’épreuve

Alors que le Gouvernement annonce un Choc de simplification, nous aurions pu nous at- tendre à un regain de confiance. Malheureusement, les résultats de l’enquête indiquent qu’elle est sensiblement mise à l’épreuve.

Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi : contre 21 % dans le rap- port 2013, seulement 13 % des entreprises ayant répondu à l’enquête estiment que le pacte – acte majeur de l’engagement du Gouvernement – répond à leurs attentes et besoins.

CICE : 78 % des entreprises ont bénéficié du CICE en 2013 et 54 % d’entre elles indiquent qu’il leur a permis d’alimenter leur fonds de roulement. Par ailleurs, 67 % des entreprises auraient préféré un autre dispositif comme une baisse des charges (70 %) ou un CICE à 3,5 fois le SMIC (19 %).

Achats publics innovants : rapporté à 2017, l’objectif de 2 % d’achats publics innovants affectés aux PME/ETI peine à se faire ressentir. Alors qu’aucune entreprise ne déclarait en percevoir les effets dans notre rapport 2013, 1 % indique qu’elle « commence à res- sentir les effets » de cette mesure.

French Tech : initiative saluée par le Comité Richelieu et GAC group, la French Tech, mesure forte du Gouvernement en faveur de l’innovation et des startups de croissance, doit encore convaincre car seulement 11 % des entreprises innovantes estiment qu’elle aura un impact positif sur leur activité. S’agissant de celles qui pensent que la French Tech aura un tel impact, 53 % y voient un atout pour leur développement à l’international.

Médiation de l’innovation (extension de la mission de la Médiation inter-entreprises à l’innovation) : alors qu’elle s’est installée en mars 2014, 12 % des entreprises interrogées la connaissent. Parmi les attentes des entreprises, on trouve prioritairement l’établissement d’une feuille de route CIR/CII pour en simplifier l’accès (31 %), la résolution des litiges entre acteurs publics et entreprises innovantes (20 %) ou encore la résolution de différends liés à la propriété intellectuelle (19 %).

L’équipe de l’Observatoire

- Pour le Comité Richelieu : Jean Delalandre, délégué général ; Sophie de Guillebon, responsable partenariats et événements
- Pour GAC Group : Michel Peltier, responsable veille et études

Pourquoi un observatoire ?

En novembre 2013, L'Observatoire présentait le premier rapport des engagements et actions du Gouvernement au service de l’innovation et de la croissance mis en place en toute indépendance par le Comité Richelieu et GAC Group.
Il était constaté que les initiatives prises par le Gouvernement couvraient un large spectre, qu’il s’agisse des engagements – Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi – ou des actions poursuivies – de la mise en place du CICE à la création de Bpifrance. Il était constaté par ailleurs une forte attente ainsi que du scepticisme du côté des entrepreneurs craignant l’instabilité des dispositifs ou encore la lenteur de leur mise en application.
L’édition 2014 comprend à nouveau trois parties : l’une concernant les engagements, l’autre les actions du Gouvernement et enfin, la troisième présentant les résultats d’une enquête réalisée auprès d’entreprises d’innovation et de croissance (EIC).

Ce deuxième rapport annuel, notamment basé sur la Nouvelle donne pour l’innovation annoncée par le Gouvernement dès novembre 2013, entend jouer pleinement le rôle qui est le sien : sensibiliser, informer, alerter, interpeller, rendre compte et enfin encourager les acteurs de l’innovation et les responsables politiques à mieux se comprendre et à travailler ensemble au service de l’innovation, de la croissance et de la compétitivité.

Accès au Rapport : www.comite-richelieu.org 

innovation et économie

Rapport Lemoine - La nouvelle grammaire du succès : La transformation numérique de l'économie française

En janvier dernier, une mission gouvernementale sur la transformation numérique de l’économie et de la puissance publique était confiée à Philippe Lemoine (1), Président du Forum d'Action Modernités et Président de la Fondation internet nouvelle génération, par les ministres de Bercy et la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique.

À l’issue de 9 mois de travaux, ayant mobilisé plus de 500 personnes, le rapport de la mission Lemoine a été officiellement remis ce jour vendredi 7 novembre 2014 à Marylise Lebranchu, Thierry Mandon et Axelle Lemaire à l’occasion d’une présentation publique à Bercy. 

Dans son rapport Philippe Lemoine démontre la réalité de la transformation numérique, fait des propositions et émet des recommandations afin que la France, ses citoyens, ses administrations et ses entreprises saisissent les opportunités que porte la transformation numérique. Le rapport, résolument optimiste, démontre que contrairement aux idées reçues, la France n'est pas en retard sur la question du numérique et a des atouts à faire valoir afin que la transformation en cours soit au service de la croissance et de l'emploi. Nous avons tout à y gagner.

La transformation numérique a fait entrer l’économie dans une nouvelle ère

La question du numérique est au cœur des débats et de l’actualité économique et sociétale. Mais lorsque l’on parle de numérique et de transformation, à quoi fait-on référence exactement ?

Le numérique, ce sont d’abord des outils que nous utilisons désormais quotidiennement et dont nous ne saurions plus nous passer, smartphone, site internet, etc. Si l’on parle aujourd’hui du numérique c’est d’ailleurs parce que ce sont les personnes qui font la course en tête et qui donnent le tempo. Mais pour les entreprises et les administrations, la transformation numérique c’est également l’intégration de ces technologies dans les organisations. C’est ce qui crée un faisceau de transformations structurelles qui fait évoluer les business models, en permettant d’offrir de nouveaux services, pour créer ou répondre aux aspirations des clients ou des usagers.

La technologie de la géolocalisation existe depuis plusieurs années ; c’est l’invention d’une utilisation au service de la mobilité qui a donné naissance à Uber. La mise en relation et la création de communautés ne sont pas nouvelles, mais AirBnB a imaginé de les mettre au service d’une nouvelle offre d’hébergement. Le fait de prendre des passagers en stop ne date sûrement pas d’aujourd’hui, mais c’est BlaBlaCar qui a généralisé le co-voiturage. Trois exemples de nouveaux acteurs, inexistants il y a 5 ou 10 ans qui ont su mettre les nouvelles technologies au service de la création et du développement de nouveaux modèles économiques.

Une prise de conscience de la réalité de la transformation numérique et de ses effets

Le moment choisi pour commander ce rapport est charnière. Certes, le numérique est omniprésent depuis plusieurs années dans les débats. Mais le questionnement autour de ses effets monte en puissance. Désormais, les effets du numérique sont perçus, à défaut d’être analysés : automatisation et effets sur la productivité des facteurs de production ; dématérialisation avec la baisse des coûts de production et de transaction ainsi que l’apparition de nouveaux canaux de distribution et de communication ; et plus nouveau encore, désintermédiation et ré-intermédiation (rôle des nouveaux acteurs, place des données dans les nouveaux modèles). Ces phénomènes ont des effets concrets sur les organisations ; une étude a ainsi démontré que les organisations ayant saisi les opportunités offertes par la transformation numérique présentaient une profitabilité supérieure de 26 %.

L’idée de confier une mission sur la transformation numérique de l’économie révèle une prise de conscience par le gouvernement de la nécessité d’accompagner l’intégration du numérique dans notre économie. Hier, avoir pris le tournant du numérique pour une organisation, c’était disposer d’un site internet ; aujourd’hui, l’effet du numérique est perçu comme étant beaucoup plus large, impactant tous les secteurs et domaines d’activité même ceux que l’on croyait éloignés du sujet. Un acteur aussi emblématique de l’hôtellerie que le groupe Accor, domaine peu virtuel s’il en est, est désormais concurrencé par des sites internet qui captent une partie de sa valeur.

Le moment était donc venu de s’interroger sur les nouveaux modèles qui font l’économie, sur les leviers à mobiliser au service de la croissance et de l’emploi. C’est le sens de la mission confiée par le gouvernement à Philippe Lemoine.

Un rapport optimiste et volontariste appelant une « nouvelle grammaire du succès »

Le rapport Lemoine est une mise en action proposant à la France, à travers ses entreprises et ses administrations, de saisir les opportunités offertes par le numérique.
La mission Lemoine a impliqué une très large concertation avec des acteurs venant d’horizons divers et complémentaires, n’ayant pas l’habitude d’échanger. Cela a permis de faire naître des propositions innovantes et immédiatement transposables.

Le rapport Lemoine dresse un constat bien éloigné du pessimisme ambiant et est très volontariste dans ses propositions. Il ne fait pas preuve d’angélisme pour autant : oui le numérique a des conséquences sur l’organisation du travail ; oui, internet est parfois une redoutable arme qui menace les libertés et qui ruine la confiance ; mais il est également un formidable accélérateur et transformateur des modèles économiques. La révolution numérique constitue également une opportunité au service d’un nouveau modèle de croissance.

Pour Philippe Lemoine, le travail mené démontre que la transformation numérique est plus porteuse d’opportunités pour la France que de risques. En effet, nous avons les armes nécessaires pour la saisir : non seulement les Français ne sont pas en retard, mais nous sommes en avance sur nos voisins européens en matière d’usage du numérique. Nous avons les moyens de tirer profit de la transformation numérique, de faire de nos entreprises des champions, à condition de prendre les mesures qui s’imposent. Et ces mesures, ce ne sont pas des textes réglementaires et législatifs répondant uniquement aux demandes de production. Elles doivent être le fruit de la mobilisation de l’ensemble des acteurs, l’État devant jouer son rôle de stratège en proposant une vision ambitieuse et volontariste en la matière.

Pour la France, la transformation numérique est donc la chance à saisir car elle oblige à conjuguer principe de réalité et principe d’utopie et d’audace en se pliant, ensemble, à cette nouvelle grammaire du succès.

Un rapport à lire impérativement afin de pouvoir alimenter la grande concertation numérique nationale ouverte par le CNNum jusqu'en janvier 2015.

Pour quelles mises en actions ?

- 9 projets emblématiques sectoriels définis par les acteurs eux-mêmes, illustrant ce que la transformation numérique peut apporter en termes de nouveaux services et de business models innovants. Un choix guidé à la fois par leur incarnation des différents effets de la transformation numérique, leur caractère renversant pour l’économie et pour l’imaginaire collectif, la nécessité de recourir à une grammaire du numérique pour gérer leur complexité.
- 53 mesures transverses permettant d’accélérer la transformation numérique et de libérer un important potentiel d’innovation pour l’économie française ;
- 118 recommandations pouvant nourrir un agenda triennal numérique pour la France pour une transformation numérique durable : un portefeuille de 118 recommandations qui ont vocation à alimenter un agenda triennal numérique pour la France. Il se compose de 85 propositions sectorielles, retenues pour leur cohérence avec les effets de la transfor­ mation numérique et leur impact potentiel sur la performance des secteurs, et de 33 projets transverses, à mettre en œuvre pour inscrire durablement le numérique comme un levier de transformation de l’économie française.

Focus sur les 9 projets emblématiques :

- un réseau d’innovation territoriale dans les services de proximité pour les citoyens
Objectif : des tiers lieux innovants pour accéder aux services de proximité
Réponse à l’effet : dématérialisation / nouveaux canaux de communication et de distribution
Stratégie générique : donner une nouvelle valeur aux réseaux physiques et humains en les adossant au numérique ;

- une automobile connectée répondant aux nouvelles attentes en matière de mobilité et prototypée en fablab  :
Objectif : Relocaliser valeur et emploi en lançant une automobile pour la génération connectée, conçue à plusieurs et prototypée en FabLab
Réponse à l’effet : dématérialisation / baisse des coûts marginaux de production
Stratégie générique : incorporer de l’intelligence collective dans le produit pour contrecarrer sa commoditisation ;

- le paiement anonyme sécurisé grâce aux blockchains :
Objectif : Déployer une solution sûre et peu coûteuse de paiement anonyme fondée sur la technologie des blockchains
Réponse à l’effet : dématérialisation / baisse des coûts de transaction 
Stratégie générique : conforter un métier, en coupant la route de la data aux nouveaux entrants ;

- la librairie du futur, première application de la réinvention du commerce : 
Objectif : permettre la création de la librairie du futur et contribuer à la réinvention du commerce
Réponse à l’effet : automatisation / productivité du capital
Stratégie générique : faire la différence par le service humain, en misant sur le numérique pour être compétitif sur la performance logistique ;

- le pass mobilité universel sur mesure pour permettre à chaque individu, quelle que soit sa situation de mobilité, de se déplacer sans discontinuité :
Objectif : Permettre à chaque individu, en toutes circonstances, de se déplacer avec un pass mobilité unique
Réponse à l’effet : désintermédiation / réintermédiation / nouveau rôle joué par les personnes
Stratégie générique : utiliser les informations provenant de tous pour améliorer l’expérience de chacun ;

- un écosystème d’innovation ouverte sur les maladies chroniques au service de l’amélioration du suivi des patients et de la médecine prédictive : 
Objectif : Créer un écosystème d’innovation ouverte sur les maladies chroniques, visant à améliorer le suivi des patients et la médecine prédictive 
Réponse à l’effet : désintermédiation / réintermédiation / nouveaux actifs issus des données
Stratégie générique : exploiter le big data autour d’un objectif ciblé, en utilisant les objets connectés pour renforcer la pertinence des grandes bases de données administratives ;

- des applications d’aide à l’emploi à partir des données de Pôle emploi et de ses partenaires / Emploi Store :
Objectif : Permettre à des développeurs de créer des applications d’aide à l’emploi à partir des données mises à disposition par Pôle Emploi et ses partenaires
Réponse à l’effet : automatisation / productivité du travail
Stratégie générique : allier des petites entités entièrement dédiées aux services personnalisés, aux demandeurs d’emploi ou aux employeurs aux grandes institutions en charge des enjeux collectifs de l’emploi et du travail ;

- une plateforme de mobilité pour favoriser la mobilité entre les trois fonctions publiques :
Objectif : Valoriser les postes ouverts et les compétences requises pour favoriser la mobilité entre les trois fonctions publiques 
Réponse à l’effet : automatisation / productivité du travail
Stratégie générique : développer à la fois l’intérêt au travail et l’extériorisation des gains de productivité en facilitant la mobilité professionnelle ;

- un « green button à la française » afin d’améliorer la maîtrise des consommations, lutter contre la précarité énergétique et offrir de nouveaux produits et services de gestion de l’énergie :
Objectif : Améliorer la maîtrise des consommations, lutter contre la précarité énergétique et offrir de nouveaux produits et services de gestion de l’énergie
Réponse à l’effet : automatisation / productivité de l’énergie et des matières premières
Stratégie générique : coupler transition énergétique et transformation numérique.

Au total, la transformation numérique présente pour la France plus d’opportunités que de risques. Il est indispensable de voir grand et de voir net si l’on veut profiter de l’énergie bourdonnante de tels dispositifs. Le risque sinon est que ce soient les géants de l’intermédiation qui tirent les marrons du feu : ils ont la culture, la compétence et les moyens financiers pour le faire et ils bénéficient de surcroît d’un coefficient élevé d’admiration dans la population. Cela explique sans doute le fait que Google bénéficie en France de parts de marché bien plus élevées qu’aux États­Unis : 93 % du marché de la recherche sur internet, contre 68 % en Amérique du Nord.

Il est temps que les grands groupes français tournent la page des déconvenues et des humiliations que certains ont pu connaître en essuyant des gadins lors de la bulle internet. C’était il y a 10 ans et le contexte n’est plus le même. Il faut repartir avec des projets forts, originaux et mobilisateurs. (Source : Rapport Philippe Lemoine - 7 Novembre 2014) 

L'intégralité du rapport est téléchargeable ici

(1) Philippe Lemoine est Président-directeur général de LaSer, Président du Forum d'Action Modernités et Président de la Fondation internet nouvelle génération. Entrepreneur engagé, il imbrique réflexion et engagement dans les grands débats de société aux activités de chef d'entreprise. Il a débuté sa carrière en tant que chercheur en informatique et en sciences sociales. Il est l'auteur de La Nouvelle Origine (Nouveaux Débats Publics, 2007).

 

 

 

 

enseignement et recherche

Les Instituts de Recherche Technologique, deux ans après…

Lancés dans le cadre du programme d’investissement d’avenir, les Instituts de Recherche Technologique ont pour mission de développer des filières technologiques et économiques très compétitives. Thématiques, orientés marchés et interdisciplinaires, ils rassemblent des compétences académiques et industrielles pour leur permettre d‘innover dans des domaines stratégiques pour la France.

Leur deuxième forum national fin octobre qui s’est tenu à Nantes, troisième région industrielle de France, en présence de Jean-Marc Ayrault et Louis Schweitzer, est l’occasion de tirer un premier bilan, deux ans après leur démarrage.

Investir aujourd'hui pour la croissance de demain

Le rapport Juppé-Rocard est à l'origine du programme Investissements d'avenir, pour relever le défi de la compétitivité et faire émerger un nouveau modèle de croissance, avec six axes stratégiques pour l'avenir. Ces investissements ont vocation à promouvoir l'excellence française en matière d'enseignement supérieur et de recherche. Ils financent un continuum d'action allant de la recherche fondamentale à l'innovation industrielle, en passant par la formation, le transfert de technologie, la maturation,...

Les IRT - Instituts de Recherche Technologique - ont donc été créés avec pour mission de développer des filières technologiques et économiques très compétitives. Huit IRT existent aujourd'hui, répartis sur le territoire.  

Plus de 120 projets de recherche ont été lancés

D’une durée moyenne de 3 ans, ces projets commencent à apporter des résultats concrets : des démonstrateurs, des premiers brevets (une quinzaine déjà déposés alors que les premiers projets de recherche ne sont pas encore arrivés à leur fin), des startups en gestation ou création (trois en cours). Et les IRT montrent au quotidien qu’ils sont en mesure de monter et démarrer de nouveaux projets de recherche en six mois environ, ce qui est un véritable atout.

Près de 150 PME technologiques sont entrées dans les IRT

Elles participent aux projets de recherche au côté des grandes entreprises et des académiques. Elles représentent 2/3 des partenaires industriels des IRT et ce ratio devrait encore augmenter. Ainsi, les IRT jouent un rôle important pour stimuler la recherche collaborative entre grandes groupes et PME et à renforcer la dynamique des acteurs au sein de filières industrielles.

Une cinquantaine d’équipements structurants, de plateformes et de moyens d’essais ont été mis en place : ils confirment l’importance de la recherche expérimentale en condition industrielle (échelle 1) pour accélérer l’innovation et le transfert vers le marché. Ces moyens, souvent onéreux, sont mutualisés au sein des IRT, générant des économies importantes et offrant un accès aux PME.

Un engagement à l’international, et en particulier au plan européen

Une dizaine de projets de recherche a été déposée ou sont en cours de dépôt dans le cadre des appels à projets du programme cadre de l’Union Européenne, Horizon 2020, lancé début 2014. La mutualisation des compétences et expériences permet ainsi d’embarquer à l’Europe de nombreux partenaires qui n’ont pas la taille critique pour y aller seuls : PME mais aussi ETI et académiques.

La plupart des IRT ont commencé à développer des programmes dans des domaines complémentaires à la recherche : innovation, accompagnement des PME, accompagnement des startups, formation initiale et continue. En particulier, les IRT ont engagé ensemble un projet concernant la formation des doctorants accueillis dans les IRT (connaissance de l’entreprise, recherche et innovation industrielle, propriété intellectuelle…) pour les préparer à s’insérer dans les entreprises.

Dans la plupart des IRT, le projet est largement accompagné par les collectivités locales (notamment sur les bâtiments, les équipements, les programmes PME) et l’ensemble de l’écosystème, ce qui accentue l’effet structurant des IRT. En particulier, la démarche de rapprochement avec les pôles de compétitivité permet de renforcer l’effet d’entrainement et de diffusion des IRT dans l’ensemble du tissu industriel.

Photo ©UP' Magazine

L'innovation au service de la création de valeur

Gérald Lignon, Président de l'IRT Jules Verne de Nantes et Président de l'association des Présidents IRT, qui se situe dans la dynamique des premiers résultats, met l'accent sur l'IRT, accélérateur de l'innovation mais aussi outil de développement des PME. "L'IRT est un modèle qui montre aujourd'hui des résultats, donc qui fonctionne. C'est un modèle collaboratif et efficace, qui a su intégrer les PME malgré l'engagement initial sur dix ans : 50 % de PME nous accompagnent. Les IRT sont une locomotive tirant en avant notre écosystème, en tissant des liens entre les IRT eux-mêmes, entre les académiques et les grands groupes."
Nous lançons donc l'Association des Présidents d'IRT pour asseoir l'engagement de promotion dans une visibilité nationale et internationale. Première discussion : comment continuer à améliorer les IRT ? Comment les rendre plus agiles, plus simples et plus rapides pour obtenir plus de résultats ?"

Jean-Marc Ayrault : "Les IRT sont entrés en vitesse de croisière"

"En tant que Maire de Nantes, je suis heureux d'avoir soutenu le projet IRT Jules Verne et en tant que ministre, la démarche engagée depuis la commission Juppé-Rocard qui a donc donné lieu au programme Investissements d'avenir, bel exemple de continuité politique avec aujourd'hui l'organisation gouvernementale, le Commissariat Général à l'investissement, chargé de la mise en oeuvre de ce programme, dirigé par Louis Schweitzer, très au fait du monde de l'industrie.

On parle beaucoup de réforme structurelle - mot un peu tarte à la crème ! - Par rapport aux enjeux, on est loin d'être au niveau... Le niveau c'est celui qui est à l'oeuvre ici à travers les IRT : rapprocher la recherche fondamentale de la R&D des entreprises qui est insuffisant, de mutualiser, de rapprocher et de transférer ces sauts technologiques, ces ruptures technologiques qui permettent l'innovation industrielle. La compétitivité c'est d'abord  la capacité qu'on donne aux entreprises à innover. Pour faire cela, il faut des moyens. Sur le plan financier, c'est déjà fait puisque 47 milliards d'euros ont été alloués à ce programme dont un premier volet de 35 milliards a été voté en 2010 et le second de 12 milliards en 2013. Il faut aussi rapprocher ce qui fonctionne déjà et pourrait fonctionner mieux dans le cadre des pôles de compétitivité. Une expérience a été créée ici en région Pays de la Loire, appelée TechnoCampus qui est en fait une anticipation du rassemblement des industriels, des équipes de recherche privée, des équipes de recherche publique pour avancer dans cette direction. 
Le soutien à l'investissement doit permettre de mettre en mouvement les différents acteurs pour un effet de levier de l'Etat et une dynamique des entreprises qui doit s'inscrire dans la durée. Les IRT sont donc entrés en vitesse de croisière et vont apporter beaucoup au développement économique et aux territoires de notre pays".

Louis Schweitzer, Commissaire général à l'investissement, souhaite une meilleure collaboration, un dialogue permanent entre les IRT

"Notre volonté est de préserver l'avenir au moment où la rigueur s'applique à tous les crédits budgétaires. On a toujours besoin d'innover malgré cette rigueur qui risque de durer. Le coeur de l'activité du Commissariat est de soutenir les actions de recherche fondamentale, des actions en direction directe des entreprises mais surtout de soutenir le passage de la recherche fondamentale à l'innovation en entreprise avec plusieurs mécanismes, dont les IRT en sont l'illustration : 50  % de capitaux Etat, 50 % externes de collectivités territoriales mais principalement d'entreprises. Cela associe donc la recherche publique (universités, CNRS, ... ) et les entreprises, PME et grandes entreprises, car en France nous sommes très bons en matière de recherches publiques, en créations d'entreprises (1er pays d'Europe de création d'entreprises), notamment de très grandes ; en revanche, on a moins de PME. Une des raisons est qu' il n'y a pas assez de coopération entre les entreprises en France. Chaque entreprise vit un peu pour elle-même. Un point important du système des IRT c'est non seulement de travailler avec les entreprises, mais aussi de les inciter à travailler entre elles.
Un des objectifs des IRT : faire travailler ensemble les entreprises d'une filière, d'un métier de façon à être plus efficaces et se nourrir les uns les autres. C'est ce qui est organisé dans les huit IRT de France. Ils sont tous autonomes et nous essayons d'accroître leur liberté d'actions en évitant de les soumettre à des contrôles qui les brident dans leur capacité de développement mais il est aussi important que ces IRT se parlent entre eux. Car chacun a son expérience, ses relations avec les entreprises, sa relation avec les universités. Et en échangeant ces expériences, on sait tous que la pratique en devient meilleure. Donc au-delà de la représentation, c'est tout le dialogue informel permanent qui doit avoir lieu entre tous les IRT, afin que l'innovation irrigue la compétitivité française." 

Les huit IRT français composés de 210 membres industriels et 90 membres académiques 

IRT b<>com (Technologies numériques, Rennes),
IRT Bioaster (Microbiologie et infectiologie, Lyon- Paris),
IRT Jules Verne (Advanced manufacturing, Nantes),
IRT M2P (Matériaux, métallurgie et Procédés Metz),
IRT Nanoelec (Nanoélectronique, Grenoble),
IRT Railenium (Ferroviaire, Valenciennes),
IRT Antoine de Saint Exupéry (Aéronautique, espace, systèmes embarqués, Toulouse)
IRT SystemX (Ingénierie numérique des systèmes, Paris-Saclay).

L'exemple du dernier né des IRT, l'IRT Saint Exupéry et son projet OCE, Observation et Compréhension de l'Environnement, qui étudie les futurs services d'observation de la Terre d'ici 10 ans. Ils estiment bénéficier d'un accès de haut niveau à l'information, d'être plus proches de l'utilisateur final et plus réactif. Leurs technologies nécessitent la programmation de système complexes, notamment la programmation de satellites qui demande plusieurs heures de calcul et qui pourra se réduite à 5 minutes. Cela exige les meilleurs calculs d'optimisation au sol énormes et plus d'autonomie du satellite. Il va leur falloir importer des technologies type web dans l'univers du spatial. Ils ont comme partenaires actuels Airbus, TAS, Spot images,... Et leur objectif final est le service final, comme par exemple répondre à la demande précise de l'Institut Géographique National en réclamation de requêtes.

Ces IRT devraient donc permettre une grande évolution de rapprochement entre académiques, chercheurs, PME... De réforme culturelle, nous passerions enfin à une vraie réforme structurelle.

Fabienne Marion, Rédactrice en chef 

 

 

 

économie collaborative

Economie collaborative : Quand les jeunes entrepreneurs pensent le business autrement

Economie collaborative : un marché estimé à plus de 3.5 milliards de dollars (1). Quand les jeunes entrepreneurs pensent le business autrement.

On a dit beaucoup de bien de la consommation collaborative. Mais ces derniers mois, plusieurs articles de presse font sentir que les premiers temps d’enthousiasme inconditionnel laissent place à une phase de doute. Il souffle aussi un vent de réglementation qui pourrait freiner les initiatives des jeunes entrepreneurs du secteur (par exemple la loi taxis-VTC, promulguée le 2 octobre 2014)

Crise, baisse du pouvoir d'achat, mais aussi éthique citoyenne, conscience écologique et réseaux sociaux modifient peu à peu les comportements des consommateurs. La consommation collaborative est avant tout une affaire de modèle économique. Pourquoi investir dans des actifs coûteux (hôtels, voitures, entrepôts…) quand on peut obtenir une valorisation financière supérieure avec pour seuls atouts un site internet, une communauté engagée et une marque ? Surtout quand, c’est notre thèse, la consommation collaborative permet, pour le consommateur, non seulement une économie, mais aussi un service de meilleure qualité ? Voici une Tribune libre de Anne-Catherine Péchinot, Directrice de Gîtes de France.

"J’ai eu la chance d’être aux premières loges de ce bouleversement. D’abord, en tant que Directrice Générale de Homebox, filiale de G7, qui, on le sait, est confrontée à la concurrence de services collaboratifs sur le secteur des taxis, de la location de voitures et des garde-meubles. Puis, en tant que Directrice Générale de Gîtes de France, une marque fondée sur des principes collaboratifs bien avant que le terme soit mis à la mode par Airbnb.

Dès son émergence, j’ai donc été sensibilisée aux atouts de l’économie collaborative, et n’ai pas hésité à investir dans la startup éditrice du site  www.costockage.fr, leader du garde-meubles entre particuliers. Comme d’autres services collaboratifs, Costockage propose un service bon marché de proximité. La consommation collaborative est un vrai mode de consommation, et pas uniquement un phénomène de mode ou de crise.

Certes, beaucoup de ces nouveaux services apportent une réponse à des budgets serrés en ces temps difficiles. Ils permettent de consommer moins et moins cher, ou de générer des revenus complémentaires. Mais au-delà d’une opportunité offerte par le contexte, ces jeunes entrepreneurs ont su donner un coup de pied dans la fourmilière d’une économie qui dormait un peu sur ses habitudes. Ils ont fait émerger une nouvelle approche de l’offre, basée avant tout sur des services d’une grande qualité.

Des entreprises comme Über sont en mesure de fournir à leurs utilisateurs une expérience et une simplicité d’usage qui n’existait pas jusque-là. Il fallait par exemple penser à avoir la somme en liquide à disposition lorsque l’on prenait un taxi.

Les services collaboratifs sont venus poser de nouveaux standards en remettant à l’honneur le produit et l’expérience client. Ce sont ces derniers que la réglementation doit prendre garde de préserver. Nativement numériques, ces services sont également en mesure d’apporter un niveau de transparence inégalé. Alors que trouver un taxi en ville n’était qu’une question de chance, et que les garde-meubles fonctionnent encore sur des envois de devis « à la tête du client », Über et Costockage permettent de connaître instantanément la disponibilité d’une voiture ou d’un lieu de stockage à proximité.

Il fallait l’énergie de startups pour dépoussiérer ces services. Paradoxalement, alors qu’elles sont plus portées vers la technologie que les acteurs traditionnels, c’est bien l’humain qui est mis en avant: empowering des membres, qualité du service client, etc.

Souvent prisonniers de lourds investissements et d’habitudes, les tenants de l’ancienne économie se sont peu à peu déconnectés des besoins réels d’une grande partie de leur marché.

Ce n’est pas le cas des acteurs de l’économie collaborative : Blablacar apporte une solution à ceux qui ne peuvent pas se payer le train, Gîtes de France offre une alternative à des personnes qui ne partent pas en hébergement marchand et des compléments de revenus à des personnes qui souhaitent réhabiliter leur patrimoine. Über transporte ceux qui, jusque là, préféraient la fiabilité de leur propre voiture. Costockage touche des particuliers qui avaient recours à des alternatives gratuites. Ces acteurs font donc croître leurs marchés respectifs.

Finalement, ce que les acteurs du secteur collaboratif nous apprennent, c’est que la bataille ne se fait pas sur les prix mais sur l’expérience client et la valeur d’usage.

Et c’est une excellente nouvelle pour l’ensemble de l’économie !

Anne-Catherine Péchinot, Directrice générale de Gîtes de France (2)

(1])http://www.huffingtonpost.com/john-burbank/the-rise-of-the-sharing-e_b_5454710.html
(2) Anne-Catherine Péchinot est directrice générale de Gîtes de France. De 2004 à 2012, elle a été Directrice Générale de Homebox, leader français du garde-meuble, et filiale du groupe G7. Elle est également actionnaire de www.costockage.fr, le leader du garde-meubles entre particuliers.

économie et innovation

Lancement de la "Météo de l'éco"

Météo de l'éco" : le MEDEF lance la première application regroupant les indicateurs clés de l'économie.

L'application « Météo de l'éco » permet, à partir de 30 indicateurs mis à jour automatiquement, d'avoir une vision précise de la situation de l'économie française et de ses entreprises. C'est surtout un outil innovant qui permet de comparer sur les 15 dernières années l'évolution de ces indicateurs économiques et sociaux par rapport aux autres grands pays européens.

Cette application gratuite est destinée aux chefs d'entreprise, aux décideurs, aux professeurs, aux étudiants, aux journalistes et aux citoyens pour qu'ils puissent, à tout moment, avoir une information actualisée et contextualisée sur les fondamentaux de notre économie.

L'ambition est de démocratiser la connaissance et la compréhension de notre économie mondialisée. Des quizz pédagogiques permettent ainsi de tester et d'améliorer les connaissances de chacun.

L'appli comporte trente indicateurs regroupés en cinq rubriques : activité; emploi et chômage ; éducation et formation ; situation des entreprises et finances publiques. Tous les indicateurs les plus marquants qui animent le débat national sont présents : dette, taux de chômage, taux de marge, classement éducatif dans l'enquête Pisa… Pour chaque donnée, la France est comparée à la zone euro, à l'Allemagne, au Royaume-Uni, à l'Italie et à l'Espagne et ce, sur quinze ans. Le tout est agrémenté d'un picto météorologique (soleil, nuages), afin de synthétiser la situation de la France. 

Un site Internet - www.meteodeleco.fr - permet de décliner cette application sur tous les supports numériques qui est disponible sur l'AppStore et sur Google play.
Le Medef a fait appel à une startup française (Toucan Toco) pour réaliser cette application.

Pierre Gataz, Président du MEDEF, en fait la démonstration :

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