UP' Magazine L'innovation pour défi

Le pantalon-jean chargeur de smartphone

Microsoft a travaillé sur le problème d'énergie et de recharge des smartphones avec la maison de luxe britannique Adrien Sauvage, concepteur du label de mode éponyme : un pantalon capable de recharger son téléphone grâce à la technologie à induction du chargeur sans fil Nokia DC-50 pour les Lumia.

Nokia est mort... vive Nokia ! Nokia, qui a été récemment intégré à Microsoft, innove en créant un produit qui pourrait s'avérer à moyen terme révolutionnaire : un jean qui recharge tout seul notre téléphone, avec la technologie sans fil Qi. Désormais, le pantalon rentrerait dans la famille des wearing devices (vêtements connectés).
Le jean est lavable à la machine, le designer ayant bien pris soin d’en faire un pantalon que l’utilisateur peut utiliser comme un vêtement classique.
Le pantalon high-tech sera d'ailleurs présenté lors du défilé de la collection printemps/été du créateur.

Technologiquement parlant, le pantalon-chargeur est équipé d’une plaque d’induction extrêmement fine, ce qui permettra de recharger par simple contact l’un des derniers Lumia, en le plaçant simplement dans l’une des poches avant.

 

Si l’idée de ce pantalon parait assez simple, sa réalisation ne se sera pas faite sans mal : la dissipation de la chaleur aura été l’un des points les plus compliqués à résoudre. Au vu de la zone « sensible » où se situera la plaque de recharge à induction, on espère effectivement que celle-ci ne se mettra pas à chauffer inconsidérément...

Prix : 340 dollars. Encore à l’état de prototypes, ces pantalons 2.0 seront commercialisés d’ici quelques mois sur le site d’e-commerce Amazon.

Amazon.dash : simplifier les courses en ligne

Le géant de l’e-commerce américain lance un nouveau projet grand public aux USA, baptisé Amazon Dash, un scanne à domicile gratuit, connecté en wi-fi permettant de commander des produits du quotidien, en fonction de sa consommation : s'il manque un produit dans nos placards tel que céréales, fruits et légumes, café, boissons,... il suffit désormais de l’Amazon Dash pour dicter ou simplement scanner le code barre du produit manquant, se connecter avec son ordinateur, tablette ou téléphone sur son compte Amazon Fresh pour valider la commande et choisir sa date et son lieu de livraison.

Amazon a réussi à maîtriser la logistique dans le e-commerce, en assurant désormais 75% des livraisons aux Etats-Unis. Avec Amazon Dash va-t-on vers la vente directe de produits alimentaires en ligne ? 

Dommage que l'Amazon Dash soit seulement une télécommande de plus et qu’il ne soit pas proposé sur appareils connectés existants, tablette ou Smartphone. Comme le fait très justement remarquer Maryline Passini sur son blog, "Amazon Dash ressemble à une petite baguette magique sauf que d’un point de vie technologique rien de révolutionnaire : un lecteur de codes barre, permettant ainsi de scanner les produits dont on va manquer sous peu et un système de reconnaissance vocale pour indiquer les produits que l’on souhaite commander. Cet objet intelligent sensé révolutionner vos courses nécessite toujours un navigateur conventionnel pour valider votre panier et commander effectivement le tout."

Amazon Fresh a pour concept la livraison de produits le jour-même pour un montant minimum de 35 dollars (+ l’abonnement à AmazonFresh de 299 $ par an) et uniquement sur la région de San Francisco, Seattle et Los Angeles ; l’équivalent en France de Ooshop, Auchan Direct, Houra,... : un cybermarché qui référence des milliers de produits alimentaires et non alimentaires. 

Il s'agit là d'une première expérience, sur invitation seulement d'Amazon. Mais la plateforme entend ainsi concurrencer des géants du retail comme Walmart ou Tesco aux USA ; 50% de la population américaine sera couverte par le service Amazon Fresh qui a mis 5 ans à être testée mais qui, 18 mois après l’annonce officielle de son déploiement, devrait couvrir la moitié des foyers américains fin 2014 (1).
En France, c’est le service du drive qui permet de récupérer rapidement des produits frais : vous faites vos courses sur Internet et vous allez les chercher directement chez le revendeur qui vous les pose généralement dans votre coffre. Ainsi, 2 800 drives ont été comptabilisés en 2013, ouverts par les principales enseignes d'hypermarchés comme Intermarché, Leclerc ou Carrefour. 

Mais à quand la fin de la corvée des courses en magasin ? En effet, de nouveaux comportements se profilent. 37 % des Français se déclarent prêts à acheter en ligne leurs produits frais s'ils ont une garantie de qualité. Et 14 % se sentent même totalement capables de se passer d'aller en hypermarché s'ils trouvent tout sur le Net... (Source : lesechos.fr - 2013)

(1) Etude Crise du shopping de l’Observatoire Altavia shopperMind - Juin 2013

Le détecteur de fumée réinventé par le père de l'iPod

Tony Fadell, le créateur de l’iPod, lance « Nest Protect », un détecteur de fumée nouvelle génération, précurseur dans l’Internet des objets.

Après avoir lancé le « Nest thermostat », qui pilote la température d’une habitation selon les habitudes de vie, l’entreprise dévoile « Nest Protect ».
Cette fois, il s’agit de repenser le détecteur de fumée et de monoxyde de carbone. Pour ce faire, Tony Fadell est parti de la méthode qu’il a affinée chez Apple, en créant l’iPod et en travaillant sur le concept iPhone : reprendre de « A à Z » l’objet, pour lui associer un nouvel univers de services et de fonctionnalités, très éloigné de sa fonction de base. La meilleure recette, selon lui, pour créer un produit de rupture.

Pour le détecteur « Nest Protect », cette formule aboutit sur un boîtier très épuré, capable de détecter fumée et monoxyde de carbone. C’était le minimum attendu. Mais le boîtier, qui se fixe au plafond, en fait un peu plus. Tout d’abord il se connecte en Wifi sur un smartphone ou une tablette afin d’être configuré. Plusieurs boîtiers peuvent même dialoguer entre eux afin, par exemple, de signaler une alerte dans l’ensemble des pièces.

Au-delà de sa forme plus agréable, le Protect ne manque pas d’arguments par rapport à la concurrence. Ce détecteur de fumée ne fait pas sonner son alarme : une voix féminine calme et rassurante signale une éventuelle alerte en spécifiant la pièce concernée. Il suffit d’agiter la main devant le détecteur pour empêcher le déclenchement de l’alarme, sans avoir à utiliser un tabouret pour appuyer sur un bouton. Pratique !

Le Protect réunit également deux détecteurs : outre celui dédié aux fumées qui est aidé par un thermomètre, il contient un détecteur de monoxyde de carbone. Ce gaz inodore est pourtant très dangereux et l’appareil de Nest vous prévient s’il en détecte. Si vous utilisez aussi le thermostat du constructeur, il ira même plus loin en coupant automatiquement votre chaudière à gaz.

Autre innovation, le Protect ne se contente pas de sonner : il vous alerte aussi par un halo lumineux par des notifications sur votre iPhone ou iPad et la voix vous indique que faire en cas d’alerte. Mais elle fait mieux : chaque détecteur, selon son code couleur, vous prévient de la source du problème. Indispensable pour détecter plus rapidement un feu dans une chambre si vous êtes dans le salon. Cette même voix vous préviendra aussi si les piles doivent être changées.

Dernier ajout, un détecteur de présence qui a plusieurs fonctions : être plus agressif sur la détection de fumée quand vous êtes chez vous, pour vous prévenir plus rapidement encore. Le Protect peut aussi vous éclairer la nuit en détectant automatiquement votre passage. Enfin, votre présence peut renseigner le thermostat du constructeur qui enregistre vos habitudes

Le Protect sera vendu 130 $ (95 €) en blanc ou en noir, alimenté par du 120 V ou non. On peut précommander l’appareil en Amérique du Nord uniquement ; on ne sait pas quand le produit sera proposé en Europe, sans doute en fin d'année. Le constructeur a également prévu une version capable de prévenir automatiquement les urgences en cas de problème, elle devrait sortir en début d’année prochaine.

Le marché mondial de l'Internet des objets devrait passer de 4 800 milliards de dollars en 2012 à 8 900 en 2020 souligne une étude du cabinet IDC.
L'étude estime que la base installée de l'Internet des objets sera de 212 milliards d'objets fin 2020, avec 30,1 milliards d'objets connectés autonomes. Nest a de beaux jours devant elle...

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