UP' Magazine Le magazine de l'innovation et de l'économie créative

Amazon.dash : simplifier les courses en ligne

Le géant de l’e-commerce américain lance un nouveau projet grand public aux USA, baptisé Amazon Dash, un scanne à domicile gratuit, connecté en wi-fi permettant de commander des produits du quotidien, en fonction de sa consommation : s'il manque un produit dans nos placards tel que céréales, fruits et légumes, café, boissons,... il suffit désormais de l’Amazon Dash pour dicter ou simplement scanner le code barre du produit manquant, se connecter avec son ordinateur, tablette ou téléphone sur son compte Amazon Fresh pour valider la commande et choisir sa date et son lieu de livraison.

Amazon a réussi à maîtriser la logistique dans le e-commerce, en assurant désormais 75% des livraisons aux Etats-Unis. Avec Amazon Dash va-t-on vers la vente directe de produits alimentaires en ligne ? 

Dommage que l'Amazon Dash soit seulement une télécommande de plus et qu’il ne soit pas proposé sur appareils connectés existants, tablette ou Smartphone. Comme le fait très justement remarquer Maryline Passini sur son blog, "Amazon Dash ressemble à une petite baguette magique sauf que d’un point de vie technologique rien de révolutionnaire : un lecteur de codes barre, permettant ainsi de scanner les produits dont on va manquer sous peu et un système de reconnaissance vocale pour indiquer les produits que l’on souhaite commander. Cet objet intelligent sensé révolutionner vos courses nécessite toujours un navigateur conventionnel pour valider votre panier et commander effectivement le tout."

Amazon Fresh a pour concept la livraison de produits le jour-même pour un montant minimum de 35 dollars (+ l’abonnement à AmazonFresh de 299 $ par an) et uniquement sur la région de San Francisco, Seattle et Los Angeles ; l’équivalent en France de Ooshop, Auchan Direct, Houra,... : un cybermarché qui référence des milliers de produits alimentaires et non alimentaires. 

Il s'agit là d'une première expérience, sur invitation seulement d'Amazon. Mais la plateforme entend ainsi concurrencer des géants du retail comme Walmart ou Tesco aux USA ; 50% de la population américaine sera couverte par le service Amazon Fresh qui a mis 5 ans à être testée mais qui, 18 mois après l’annonce officielle de son déploiement, devrait couvrir la moitié des foyers américains fin 2014 (1).
En France, c’est le service du drive qui permet de récupérer rapidement des produits frais : vous faites vos courses sur Internet et vous allez les chercher directement chez le revendeur qui vous les pose généralement dans votre coffre. Ainsi, 2 800 drives ont été comptabilisés en 2013, ouverts par les principales enseignes d'hypermarchés comme Intermarché, Leclerc ou Carrefour. 

Mais à quand la fin de la corvée des courses en magasin ? En effet, de nouveaux comportements se profilent. 37 % des Français se déclarent prêts à acheter en ligne leurs produits frais s'ils ont une garantie de qualité. Et 14 % se sentent même totalement capables de se passer d'aller en hypermarché s'ils trouvent tout sur le Net... (Source : lesechos.fr - 2013)

(1) Etude Crise du shopping de l’Observatoire Altavia shopperMind - Juin 2013

Plateforme Domoscio : Travailler moins et réussir plus

En effet, de nos jours les moments dédiés à notre apprentissage sont moins nombreux et moins efficaces. Qui n'est pas attiré par tous ces écrans qui nous font de "l'œil" ?

Nos enfants et nous-mêmes somment partagés entre au moins trois écrans :
. Le téléphone pour les SMS, mails,... ;
. La télévision pour les séries, les infos,... ;
. Le PC pour les jeux, les réseaux sociaux, le travail,...

Comment pouvons nous réutiliser ce temps dans nos moments "libres" ? Nous devons relever un triple défi !

1. National, en élevant le niveau de connaissances de nos enfants et des adultes. Nous ne pouvons pas rester sans rien faire face aux résultats désastreux enregistrés en 6ieme, en 3ieme, voire plus :
• "en France 11 % des personnes âgées de 16 à 65 ans sont en situation préoccupante face à l'écrit" (source AFP) ;
• La maîtrise des compétences de base pour (source site de l'éduction nationale) :
• Les élèves en fin de CM2 : 88% pour le français et 91% pour les mathématiques ;
• Les collégiens en fin de 3ième : 75% pour le français et 87% pour les mathématiques.

2. Social, en facilitant un accès au savoir pour tous et en motivant les élèves à apprendre, notamment ceux issus des classes moyennes :
• Plus de 20% des enfants de parents ouvriers ou employés sont du niveau Brevet ou sans diplôme contre 7% pour les enfants de parents cadres et professions intermédiaires (source site de l'éduction nationale) ;
• Le manque d'équité du système français se traduit, en termes de classement dans l'enquête PISA, par un écart de 20 places si l'on compare les performances des élèves issus des milieux les plus favorisés à celles des élèves issus des milieux les plus défavorisés.

3. Sociétal, en diminuant notre impact sur l'environnement :
• Une étude faite par des lycéens du lycée internationale du Lycée-Collège international de Ferney Voltaire montre qu'un établissement consomme en interne pour les photocopies 1000 feuilles de papier par élève (soit en généralisant sur les lycées et les collèges français pour le nombre de feuilles consommées : 355 000 arbres / 560 piscines olympiques / 170 000 années d'éclairage d'une ampoule de 60 watts).

Cette promesse de "travailler moins et de réussir plus" s'appuie sur plusieurs études scientifiques américaines qui mettent en évidence des mécanismes différents pour améliorer la rétention des savoirs et l'élévation générale de niveau de connaissances.

Pour relever ces trois défis, a été mis en ligne une plateforme fin novembre 2013 "La machine à réviser". Le site donne un bon aperçu des capacités fonctionnelles de ce nouveau concept.
Les problèmes soulevés par l'évaluation sont multiples et interpellent les principaux acteurs de l'enseignement (corps professoral, chercheurs, sociologues, ...).

La question n'est pas de savoir s'il convient ou non d'évaluer, mais pourquoi et comment. L'innovation de ce concept repose sur la transition d'une conception classique de l'évaluation à une évaluation objective. Les nouvelles technologies de l'information permettent ainsi de procéder à la mise en place d'une évaluation adaptative pour chacun, reposant sur une "notation positive". 

La caractéristique de la plateforme repose donc sur la simplicité des fiches de révision 

1. la possibilité de structurer les contenus et ainsi de pouvoir proposer à l'élève des évaluations sur des notions élémentaires du cours ou sur des sujets plus globaux ;
2. la planification des évaluations adaptées à chaque élève (espacement des questions, difficulté) partant du concept de l'oubli. Par conséquent, objectivement, tous les élèves seront évalués ou réévalués dans le temps ;
3. la collaboration et le partage des contenus pour enrichir des notions du cours qui pourraient être incomprises, voire mal exprimées.

Le développement sur le marché du soutien scolaire passe par trois grandes étapes 

1. Fin 2013 - la mise en place gratuite de la solution ;
2. Premier semestre 2014 - la signature des contrats de partenariats avec des éditeurs reconnus sur ce marché et la gamification de la plateforme pour reconquérir les écrans des enfants ;
3. Deuxième semestre 2014 - la mise en place de la solution en mode Freemium.

En 2015, une évolution vers une place de marché où tout apprenant pourra créer, échanger et collaborer autour des fiches de révision.

Le détecteur de fumée réinventé par le père de l'iPod

Tony Fadell, le créateur de l’iPod, lance « Nest Protect », un détecteur de fumée nouvelle génération, précurseur dans l’Internet des objets.

Après avoir lancé le « Nest thermostat », qui pilote la température d’une habitation selon les habitudes de vie, l’entreprise dévoile « Nest Protect ».
Cette fois, il s’agit de repenser le détecteur de fumée et de monoxyde de carbone. Pour ce faire, Tony Fadell est parti de la méthode qu’il a affinée chez Apple, en créant l’iPod et en travaillant sur le concept iPhone : reprendre de « A à Z » l’objet, pour lui associer un nouvel univers de services et de fonctionnalités, très éloigné de sa fonction de base. La meilleure recette, selon lui, pour créer un produit de rupture.

Pour le détecteur « Nest Protect », cette formule aboutit sur un boîtier très épuré, capable de détecter fumée et monoxyde de carbone. C’était le minimum attendu. Mais le boîtier, qui se fixe au plafond, en fait un peu plus. Tout d’abord il se connecte en Wifi sur un smartphone ou une tablette afin d’être configuré. Plusieurs boîtiers peuvent même dialoguer entre eux afin, par exemple, de signaler une alerte dans l’ensemble des pièces.

Au-delà de sa forme plus agréable, le Protect ne manque pas d’arguments par rapport à la concurrence. Ce détecteur de fumée ne fait pas sonner son alarme : une voix féminine calme et rassurante signale une éventuelle alerte en spécifiant la pièce concernée. Il suffit d’agiter la main devant le détecteur pour empêcher le déclenchement de l’alarme, sans avoir à utiliser un tabouret pour appuyer sur un bouton. Pratique !

Le Protect réunit également deux détecteurs : outre celui dédié aux fumées qui est aidé par un thermomètre, il contient un détecteur de monoxyde de carbone. Ce gaz inodore est pourtant très dangereux et l’appareil de Nest vous prévient s’il en détecte. Si vous utilisez aussi le thermostat du constructeur, il ira même plus loin en coupant automatiquement votre chaudière à gaz.

Autre innovation, le Protect ne se contente pas de sonner : il vous alerte aussi par un halo lumineux par des notifications sur votre iPhone ou iPad et la voix vous indique que faire en cas d’alerte. Mais elle fait mieux : chaque détecteur, selon son code couleur, vous prévient de la source du problème. Indispensable pour détecter plus rapidement un feu dans une chambre si vous êtes dans le salon. Cette même voix vous préviendra aussi si les piles doivent être changées.

Dernier ajout, un détecteur de présence qui a plusieurs fonctions : être plus agressif sur la détection de fumée quand vous êtes chez vous, pour vous prévenir plus rapidement encore. Le Protect peut aussi vous éclairer la nuit en détectant automatiquement votre passage. Enfin, votre présence peut renseigner le thermostat du constructeur qui enregistre vos habitudes

Le Protect sera vendu 130 $ (95 €) en blanc ou en noir, alimenté par du 120 V ou non. On peut précommander l’appareil en Amérique du Nord uniquement ; on ne sait pas quand le produit sera proposé en Europe, sans doute en fin d'année. Le constructeur a également prévu une version capable de prévenir automatiquement les urgences en cas de problème, elle devrait sortir en début d’année prochaine.

Le marché mondial de l'Internet des objets devrait passer de 4 800 milliards de dollars en 2012 à 8 900 en 2020 souligne une étude du cabinet IDC.
L'étude estime que la base installée de l'Internet des objets sera de 212 milliards d'objets fin 2020, avec 30,1 milliards d'objets connectés autonomes. Nest a de beaux jours devant elle...

Un bar à cocktail digital, par Pernod Ricard

Pernod Ricard réinvente les codes de son secteur et dévoile un prototype redéfinissant l’expérience du cocktail : le" Projet Gutenberg". Une vraie innovation de rupture !

Il s'agit d'un bar à cocktail digital portable : un design proche de nos bonnes vieilles cassettes vidéo ; un lot de six contenants métalliques, posé sur une tablette connectée à un mobile, permettant de composer selon son goût des cocktails pour quinze à vingt personnes chez soi. 
La tablette reconnaît la marque, l’alcool, le niveau de liquide et donne accès à une longue liste de recettes de cocktails sur la base des alcools dont on dispose. Pour communiquer ses souhaits à Gutenberg il suffit de pianoter sur son téléphone ou sa tablette. 
Chaque cassette (recyclable) contient 75 centilitres d’alcool de son choix : whisky, vodka, rhum, tequila, gin, cognac, la palette est infinie. Gutenberg est léger et aisément transportable. Il peut se poser n’importe où : sur une table ou dans un rayonnage de bibliothèque comme fondu parmi les livres, grâce à son format pratique de 25cm de long sur 13cm de haut.

Le bar traditionnel de la maison laissera-t-il bientôt sa place à un outil ludique et connecté ? Il s'agira d'une bibliothèque design, composée de "livres-contenant" et connectée à une plateforme de services : de la simple livraison à domicile (par la Poste), déclenchée automatiquement en fonction du niveau du contenant, à tout une gamme de tutoriels autour de la mixologie (recettes de cocktails, offres personnalisées …),...

Réinventer le monde des spiritueux

C’est à l’occasion de la seconde édition de son Innovation Day que Pernod Ricard a dévoilé en avant-première le prototype du Projet Gutenberg, qui se donne l’ambition de réinventer l’expérience du cocktail à domicile.

Imaginé et développé par le Breakthrough Innovation Group (le BIG), une start-up intégrée au Groupe, dédiée à l’innovation de rupture, le Projet Gutenberg, révolutionne la notion du « bar à la maison ». Gutenberg redéfinit la culture du cocktail en en faisant une expérience plus accessible et plus experte. Créer, inventer des cocktails pour ses amis devient plus intuitif et plus ludique, d'autant plus que cela peut se faire en direct sur Facebook. 

« Avec ce projet, nous nous inscrivons résolument dans la convivialité du futur : une expérience connectée, ludique, sur-mesure et responsable… Nous ne sommes encore qu’à un stade très précoce du projet mais les possibilités de produits et de services dédiés, d’offres et d’expériences personnalisables sont infinies » a déclaré Alain Dufossé le Directeur Général du BIG.

L'innovation comme une révolution 

Le Projet Gutenberg était l’une des 100 innovations présentées ce jour par Pernod Ricard lors de la seconde édition de son innovation Day dont la thématique centrale était « la convivialité du Futur ». C’est d’ailleurs sur ce thème qu’une centaine de développeurs indépendants ont réfléchi au cours d’un hackathon organisé au sein de l’Ecole 42, qui accueillait la journée. L’entrepreneur Xavier Niel, concepteur et président de l’école, a ainsi pu participer au lancement de cette nouvelle édition.

Depuis près de quatre ans, Pernod Ricard a fait de l’innovation un axe stratégique central. Ce sont aujourd’hui plus de 350 projets en cours de développement pour les années 2013-2017.

Leur politique d’innovation s’applique à tous les domaines : produits, services, expériences, modes de consommation, technologies industrielles, processus ; elle a pour premier objectif : la création de valeur, venant ainsi servir la stratégie historique de premiumisation développée par le Groupe.

Stratégie qui repose également sur un véritable écosystème créatif :
• Le Breakthrough Innovation Group (BIG): « start-up » interne, conçue pour imaginer et inventer le futur de notre industrie.
• Le Kangaroo Fund : un fonds d’investissement interne ayant pour objectif de donner l’opportunité à des collaborateurs du Groupe de développer leurs propres idées.
• Pernod Ricard Chatter : un réseau social d’entreprise tourné vers l’innovation
• Un centre de Recherche et une communauté de directeurs Innovations

Enfin, l’innovation du Groupe supporte aussi une ambition : devenir le leader de son secteur, le leadership étant défini comme celui qui challenge les conventions, anticipe les changements pour redéfinir les codes de son environnement. Le groupe, propriétaire du cognac Martell, du whisky Chivas Regal ou de la vodka Absolut, a lancé pas moins d'une centaine d'innovations entre 2011 et 2013, qui ont contribué à 25% de sa croissance organique du chiffre d'affaires, a déclaré Pierre Pringuet, directeur général, lors d'une journée consacrée à la stratégie d'innovation du numéro deux mondial des spiritueux, derrière Diageo. Les innovations pèsent  pour une part grandissante dans le budget de dépenses publi-promotionnelles du groupe qui s'élève à environ 19% du chiffre d'affaires, soit 1,6 milliard d'euros, contre 15,6% pour le britannique Diageo.

« Comprendre, concevoir, imaginer la convivialité de demain, voilà notre objectif » déclarait Pierre Pringuet. « La convivialité du futur est une convivialité connectée : mobile, instantanée et exponentielle, son principal vecteur de diffusion est la révolution digitale. Nous n’avons jamais eu autant d’amis digitaux. Mais in fine, cette convivialité doit surtout nous permettre de nous retrouver autour de nouveaux moments de partage et avec de nouveaux amis.»

C’est pour préempter ces nouvelles formes de convivialité que le Groupe a ainsi rendu public le lancement de son projet digital : le Digital Acceleration Roadmap. Enrichir l’expérience consommateurs, créer de nouvelles interactions grâce aux media sociaux, autant d’objectifs assignés à ce projet.

« La révolution digitale est un changement de paradigme pour notre secteur : pour la première fois, il permet aux producteurs que nous sommes, d’engager un dialogue direct avec les consommateurs. C’est un enjeu crucial pour l’avenir de notre industrie » a déclaré Alexandre Ricard, Directeur Général Délégué du Groupe.

Gutemberg n'est pas encore disponible sur le marché. Le prix n'est pas encore révélé. A suivre...

Photos : Pernod Ricard

Loading...
Loading...