UP' Magazine L'innovation pour défi

santé

Inventions sociales, mobilisations et solidarités au cœur du parcours de soin

Les 11 et 12 septembre prochains, L’Espace national de réflexion éthique sur les maladies neurodégénératives, porté par l’Espace éthique Île-de-France, organise la 7e édition de l’Université d’été Éthique, Alzheimer et maladies neurodégénératives à Lyon. Au programme : conférences, témoignages, sessions et forums seront organisés sur le thème de l’invention sociale autour des maladies neurodégénératives. Objectif : conférer une dignité à l’esprit d’invention, à l’écoute, à la recherche de solutions concrètes.
 
« Pour cette nouvelle édition, nous souhaitons mettre en lumière l’esprit d’invention, l’écoute, la recherche de solutions concrètes, même éphémères, dans le soin et l’accompagnement quotidiens des personnes atteintes de maladies neuro-évolutives » annonce Emmanuel Hirsch, Directeur de l’Espace éthique Île-de-France.
 
L’Espace national de réflexion éthique sur les maladies neuro-dégénératives est un lieu de diffusion, de réflexion et de formation aux questions éthiques et sociétales de la santé, du soin, de l’accompagnement et de la recherche autour des maladies neuro-dégénératives (MND).
Son objectif est de structurer et mettre à disposition du public des « ressources spécialisées en réflexion éthique, et plus largement en sciences humaines et sociales, au niveau régional ou inter-régional au travers du réseau des Espaces de réflexion éthiques ». L’Espace national de réflexion éthique sur les maladies neuro-dégénératives a été créé en 2014 dans la continuité des fonctions de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer (EREMA) qui s’est vu confier en 2014 le développement de ses missions dans le cadre de la mesure 59 du Plan national maladies neuro-dégénératives 2014-2019 qui prévoit l’élargissement de ses fonctions.
 
Par cette 7ème université d’été, les organisateurs souhaitent  conférer une dignité à l’esprit d’invention, à l’écoute, à la recherche de solutions concrètes, même éphémères, dans le soin et l’accompagnement quotidiens des personnes atteintes de maladies neuro-évolutives.
Si dans l’intitulé de l’université ils ont maintenu la mention de la maladie d’Alzheimer, ce n’est que parce que jusqu’en 2013 l’Espace éthique y était essentiellement consacré et donc qu’une certaine continuité le justifie. Depuis le plan MND 2014-2019, leurs travaux concernent l’ensemble des MND : leurs multiples enjeux éthiques et sociétaux se situent au cœur des engagements de l’Espace.
À côté des innovations technologiques, à côté des recherches scientifiques essentielles, des inventions sociales se développent. Moins médiatiques, moins spectaculaires que les premières, elles sont peut-être plus nécessaires encore aujourd’hui puisqu’aucun soin, aucune technique, ne peut apporter un réel bien-être s’il n’est pas inscrit dans les réseaux de solidarités vivantes. Il est urgent d’apporter à ces inventions la reconnaissance qu’elles appellent.
Cette invitation à l’invention ne doit pas remettre en cause les acquis, les compétences, les savoirs expérientiels ou s’établir contre les normes – contre les plans gouvernementaux, contre les lois, contre les procédures, contre les cadres de pensées – mais s’enraciner et se déployer dans leurs interstices, à travers les ressources de créativité dont nous disposons et qui permettent leur appropriation par chacune et chacun.
L’Espace éthique MND souhaite donc prendre au sérieux la responsabilité qui lui incombe de veiller sur la reconnaissance, la préservation et le dynamisme de ces inventions sociales. Ils souhaitent partager les intelligences, les forces de transformation, les mobilisations, les solidarités et les espérances qu’elles rendent possibles, dès à présent, sur le terrain, au plus près des personnes.
 

Un événement pour développer une culture partagée de l’attention éthique

Initiée depuis 2011, l’Université d’été s’est d’abord inscrite dans le cadre du Plan Alzheimer et maladies associées 2008-2012 et s’est poursuivie avec le Plan Maladies Neurodégénératives 2014-2019.
Chaque année, ce sont entre 700 et 1 000 personnes qui font de ce rendez-vous un moment de rencontres, dédiées aux questionnements éthiques ainsi qu’un temps de formation et d’approfondissement. A travers l’Université d’été, l’Espace éthique Île-de-France souhaite faire vivre la démocratie sanitaire au sein d’un réseau de solidarités vivantes.
 
Dans ce cadre ils souhaitent donner toute leur place à la parole et à l’expertise des personnes malades et de leurs proches, au même titre qu’à celle des professionnels de proximité et des acteurs de la vie associative.
« Trop de réalisations qui portent des valeurs et sollicitent de remarquables compétences, sont négligées ou ne trouvent pas l’audience qu’elles méritent. Une dignité doit être reconnue aux questions humbles et modestes de “l’éthique d’en bas”, celles qui concernent la vie au quotidien des personnes atteintes de maladies chroniques neuro-évolutives et de leurs proches » explique Emmanuel Hirsch.

Une 7e édition sous le prisme de l'innovation sociale

Cette année, l’Université d’été abordera les maladies neurodégénératives sous l’angle des « inventions sociales, mobilisations et solidarités ». Ce sont plusieurs conférences, grands entretiens, sessions plénières, témoignages ou encore forums qui seront organisés les 11 et 12 septembre à Lyon. « J’observe que dans les champs du sanitaire et du médico-social se développent de véritables laboratoires d’innovations humaines et sociales qui intègrent dans leurs démarches un souci éthique de haut niveau » affirme Emmanuel Hirsch avant d’ajouter : « notre préoccupation n’est pas d’organiser une rencontre éthique de plus, suivie par quelques spécialistes, mais de favoriser l’expression d’une approche différente, ouverte, multiple, créative ».
Des sujets tels que « Réinventer le soin de la personne et l’attention à ses proches », « La valeur éthique et la signification politique de l’innovation sociale », « Le sens et la continuité d'un parcours soucieux de la personne » ou encore « De la sensibilisation de la société à sa mobilisation » seront au programme de cette nouvelle session d’Université.
 
 
Lieu : Université d’été 2017 Éthique, Alzheimer et maladies neurodégénératives - Centre de Congrès de Lyon - 50 Quai Charles de Gaulle - 69000 Lyon
 
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mutation de services

Smart shopping : quelles sont les dernières innovations en magasin ?

Toutes les dernières innovations qui bouleversent nos quotidiens en matière de shopping pourront être testées lors de la 3ème édition du salon Paris Retail Week du 19 au 21 septembre 2017 à Paris expo Portes de Versailles.
 
Avec la numérisation, la robotisation et l'avancée des nouvelles technologies, le commerce connait de profondes mutations : robots pour aider les magasiniers, réalité augmentée ou virtuelle pour une expérience client unique et nouveaux moyens de paiement.
Cette 3ème édition de Paris Retail Week sera placée sous le Live Retail, le commerce humain, authentique et expérientiel. Le Live Retail sera ainsi le fil rouge du programme des conférences de l’événement et sera abordé sous ses différents aspects au travers des plénières et Keynotes. Des experts français et internationaux de renom se succéderont pour débattre sur les problématiques soulevées par cette thématique.
Pendant trois jours, Paris sera la capitale du commerce connecté en réunissant 600 sociétés participantes et 30 000 professionnels.
 
Des innovations que vous pourrez découvrir et tester sur le salon Paris Retail Week du 19 au 21 septembre 2017 à Paris expo Portes de Versailles :
 
La réalité augmentée / virtuelle la nouvelle donne des magasins ?
 
La start-up Keyveo proposera deux expériences immersives :
- Visite virtuelle d'un  avec un casque HTC VIVE : Téléportez-vous et déplacez-vous physiquement dans une boutique grâce à la réalité virtuelle. Vous pourrez y faire votre shopping, choisir un produit et en afficher le prix et des informations complémentaires. Il est désormais possible dans de petites surfaces de présenter virtuellement un magasin entier, quelque soit sa taille.
 
- Objets et produits en réalité mixte avec des Hololens. Ces lunettes développées par Microsoft permettent de projeter et visualiser un canapé dans son salon par exemple, pour voir comment il sera intégré à la décoration générale. 
 
Together propose une utilisation ludique de la 3D pour capter l’attention des passants dans les rues commerçantes. Le système Hypervsn permet de diffuser des vidéos 3D sur les lieux de vente ou de passage grâce à un faisceau de diodes électroluminescentes (LED s). Ce système complètement novateur et unique est l’outil idéal pour promouvoir un pôle puissant d’attractivité auprès de la clientèle grâce à l'effet de l'hologramme 3D. Ce produit s'adresse à tout type de commerçants, grands et petits magasins, salons, musées, stades, concerts. 
 
{youtube}UEMTJCkP_nM{/youtube}
 
La start-up française SmartPixels propose de transformer n’importe quel objet en écran. Cette technologie est basée sur une combinaison de réalité augmentée et de projection-mapping, ainsi chaque objet peut être transformé en outil de communication et d’interaction.
 
{youtube}a3dOfJNsizE{/youtube}
 
Quand les données facilitent le shopping
 
Angus.Ai propose des solutions basées sur des caméras intelligentes pour analyser le comportement des visiteurs en rayon et permettre aux magasins de repérer directement les améliorations à apporter. Les vendeurs ont accès en temps réel aux données.
 
Wassa, quant à lui, propose une nouvelle solution de tracking et d’analyse pour identifier les comportements types en point de vente. Cette solution s’opère sur la base d’algorithmes auto-apprenants (machine-learning) et destinée aux centres commerciaux ainsi qu’aux acteurs du retail.
 
En matière de sécurité, RemAuth propose une infrastructure d’authentification sans mot de passe pour améliorer la sécurité des services connectés grâce à la reconnaissance biométrique (empreinte digitale). RemAuth élimine la principale vulnérabilité des services connectés. En effet, selon Verizon, les mots de passe sont responsables de 63% des violations de données avérées.
 
Le jeu pour attirer des clients
 
Après le succès de Pokémon Go lors de l’été 2016, plusieurs start-ups surfent sur la vague du gaming pour proposer un shopping ludique.
 
Zeez fonctionne comme Pokémon Go et transforme la rue en terrain de jeu pour les marques. L’application propose à ses utilisateurs (la cible est entre 12 et 25 ans) de relever des défis proposés par leurs marques préférées, destinés, in fine, à les amener dans un point de vente.
 
Dilit est également parti de l’idée de Pokémon Go pour proposer des e-coupons de réduction. La communauté de Dilt n’attrape pas des Pokémons via leur smartphone mais des bons plans et des réductions dans les commerçants partenaires.
 
La révolution du paiement
 
Si aujourd’hui le paiement sans contact se généralise, d’autres formes émergent. Ingenico ePayments propose une solution pour payer directement des articles ou produits via les messageries instantanées. Si un consommateur repère un article sur Facebook et que la société possède la solution, le consommateur peut dialoguer avec la marque par Messenger et payer directement son produit.
 
A découvrir du 19 au 21 septembre Porte de Versailles - Pavillon 7.3
 
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mésologie

La mésologie, un autre paradigme pour l'anthropocène ? (autour d’Augustin Berque)

Le Centre culturel international de Cerisy organise chaque année, de mai à octobre, dans le cadre accueillant d'un château du XVIIe siècle en Normandie au sein du Bocage coutançais, divers colloques internationaux. Celui qui a retenu notre attention pour la saison d’été 2017 a pour thème « La mésologie, un autre paradigme pour l'anthropocène ? » sous la direction de Marie AUGENDRE, Jean-Pierre LLORED et de Yann NUSSAUME, avec la participation d'Augustin BERQUE, du mercredi 30 août (19h) au mercredi 6 septembre (14h) 2017. Présentation.
 
L’anthropocène met en cause le paradigme qui a guidé la modernité. C’est l’occasion d’en définir un autre.
L’objet de ce colloque n’est pas de revenir sur l’anthropocène, mais de s’interroger sur le milieu où il prendrait racine ; c’est de proposer, avec la mésologie, la définition d’un autre paradigme que celui de la modernité, en rupture radicale avec le dualisme mécaniciste. En effet, pour la mésologie, l’être humain n’est pas seul à être un sujet : tous les vivants le sont à des degrés divers. Tous habitent et élaborent les milieux qui leur sont spécifiques.
 
Considéré à travers ce prisme, l’environnement devient l’interrelation complexe des mondes propres à tous ces sujets, pour chacun desquels la réalité n’est jamais un donné universel, mais un milieu singulier. Loin d’être un simple objet prédéterminé, ce milieu ne cesse de se construire corrélativement à ces sujets eux-mêmes.
 
Ce colloque sondera les perspectives ouvertes par ce paradigme, de la philosophie des sciences à l’aménagement humain de la Terre. Il est ouvert à toutes celles et tous ceux qui pensent par le milieu, se montrent critiques envers les approches strictement écologiques de l’environnement ou simplement désireux de changer leur regard sur la complexité du monde contemporain.

Programme provisoire

Mercredi 30 août
Après-midi : ACCUEIL DES PARTICIPANTS
Soirée : Présentation du Centre, des colloques et des participants
 
Jeudi 31 août — Notions mésologiques et complexité
Modérateurs: A. BERQUE & M. AUGENDRE
Matin : Généalogie et critiques de la mésologie
P. PELLETIER : Mésologie, géographie, écologie: enjeux critiques [Conférence]
P. COUTEAU : Esquisse d’une généalogie de la mésologie [Communication]
Après-midi : Perspectives mésologiques face aux enjeux contemporains
Table ronde avec R. JANNEL, Y. INUTSUKA et F. TAYLAN
 
Vendredi 1er septembre — Déploiement de la mésologie à l'ère de l'anthropocène
Modérateur s: M. AUGENDRE & P. PELLETIER
Matin : Habiter la terre et transhumanisme
C. LARRÈRE : Une écologie à la première personne pour habiter la terre [Conférence]
L. DUHEM : Devenir cyborg? Mésologie et transhumanisme [Communication]
Après-midi : Quelles éthiques mésologiques?
Table ronde avec X. FANG, V. PETIT et P. NYS
 
Samedi 2 septembre — Enjeux et stratégies de l'enseignement de la mésologie
Modérateurs : I. LEFORT & Y. NUSSAUME
Matin : La mésologie, moteur de changements des paradigmes éducatifs
Table ronde avec D. OTTAVI, P.-E. LOIRET et C. BONICCO-DONATO
Après-midi : Promenade et visite du Mont Saint-Michel
 
Dimanche 3 septembre — Urbanisme, paysage et mutation : quelles conditions mésologiques?
Modérateurs : Y. NUSSAUME & J.-J. TERRIN
Matin : Mésologie et territoires de l'anthropocène
P. MADEC : Les entrelacs des lieux et des territoires [Conférence]
A. KAUFMANN & Y. MOREAU : Sujets de l'anthropocène. Du domestique au climatique [Communication]
Après-midi : Risque et mutation des écosystèmes
Table ronde avec E. CLARIZIO, T. COANUS et S. INAGA
 
Lundi 4 septembre — Mésologie et médiation territoriale
Modérateurs : J.-P. LLORED & J.-J. TERRIN
Matin : Médiation et biens communs
I. LEFORT : Environnements, milieux et médiations : attention aux jeux [Conférence]
P. MICHON : Biens communs : figure d’actualisation du paradigme mésologique ? [Communication]
Après-midi : Philosophie, art, lecture des territoires et politiques
Table ronde avec M. DUPERREX et C. ALDER
Soirée : Projection du film "Milieu", de et par D. FAURE
 
Mardi 5 septembre — Mutation des milieux et développement des sciences naturelles
Modérateurs : C. LARRÈRE & J.-P. LLORED
Matin : Jeux des échelles et mutations des environnements paradigmes de la mésologie contemporaine
Table ronde avec S. BAÏT & G.-H. LAFFONT, S. VANUXEM et L. CHAKROUN & D. LINDER
Après-midi : Développement de la mésologie face aux nouveaux enjeux des sciences naturelles
Table ronde avec C. SZANTO, Q. HIERNAUX et M.-W. DEBONO
 
Mercredi 6 septembre — La mésologie à l'ère de l'anthropocène
Matin : A. BERQUE : Trajection et réalité [Conférence]
Quelle mésologie ? conclusion avec M. AUGENDRE, J.-P. LLORED et Y. NUSSAUME
Après-midi : DÉPARTS
PROGRAMME ARTISTIQUE
- "Exclamation mésologique", présentation d'une œuvre en bois réalisée et offerte à Cerisy par D.
ROUSSEAU-NAVARRE
- Exposition de dessins et de photos, par L. DUHEM
 
 
Lieu : Centre Culturel International de Cerisy - Le Château, 50210 - Cerisy-la-Salle
 
Pour aller plus loin :
 
- Livre « La mésologie, pourquoi et pour quoi faire ? », de Augustin Berque - Nanterre La Défense, Presses universitaires de Paris Ouest, 2014, 77 p.
- Livre « La Pensée paysagère » (nouvelle édition), de Augustin Berque -  Bastia, Éditions Éoliennes, 2016, 128 p. 
 
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école numérique

5e Assises Technologos - Numérisation de l’éducation : promesses, illusions et enjeux

Les prochaines Assises de l'association Technologos auront lieu les 15 et 16 septembre 2017, à l'EHESS à Paris, avec pour thème le numérique et l'éducation. La numérisation de l'éducation et l'impact des écrans sur le développement des enfants constituent en effet des questions essentielles trop rarement discutées.
 
L'association technologos vise à mettre en débat les choix techniques de notre monde, elle entend contribuer à la démocratisation des enjeux technoscientifiques contemporains en les extirpant du monopole des seuls experts et des acteurs économiques. C'est pourquoi au cours de ces deux jours des enseignants, philosophes, syndicalistes, praticiens et observateurs de l'éducation confronteront leurs analyses et constats pour avancer dans une réflexion commune sur ces enjeux décisifs.
 
Lancé en mai 2015 par le Président de la république, le « Plan numérique pour l’éducation » se déploie à marche forcée. Le gouvernement français annonce ainsi que des milliers d’écoles et des centaines de milliers de collégiens vont être dotés de tablettes numériques, cofinancées par l’État et par les collectivités territoriales, alors que des expériences similaires aux États-Unis ont montré que la mise à disposition d’un ordinateur personnel affecte négativement l’évolution scolaire des élèves. Les promesses du numérique prolifèrent dans l’éducation comme ailleurs. Des structures, des outils, des langages nouveaux s’inventent pour intégrer les impératifs numériques dans le système éducatif – formidable terrain d’expérimentation de la numérisation du monde.
 
La pédagogie dite numérique est convoquée pour résoudre les problèmes de l’école et pour faire entrer les élèves dans ce que nous supposons être le monde du XXIe siècle. Plus l’école et l’éducation sont présentées comme étant en crise, plus l’utopie numérique y multiplie les promesses. Promettant l’individualisation des apprentissages là où se déploie une massification dépersonnalisée, relayant une injonction permanente à innover, à être optimistes, à exceller, à se renouveler, à s'inventer, le numérique s’impose partout alors que c’est la maîtrise insuffisante des savoir-faire fondamentaux qui apparaît la cause principale de la dégradation de l’insertion professionnelle des plus jeunes. Les dirigeants économiques, intellectuels et politiques ne cessent d’appeler leurs contemporains à céder devant l’impératif du progrès technique, s’en remettant les yeux fermés aux futurologues de la Silicon Valley… sans s’interroger un instant sur le fait que nombreux sont désormais ceux parmi ces derniers qui envoient leurs propres enfants dans des écoles « sans écrans ».
 
Peu leur importe que le monde souffre de surconsommation de ressources et d’énergie (que consomme un data center ?), de pollution généralisée (que deviennent les déchets électroniques ?), de la reproduction ou de l’aggravation des inégalités spatiales et sociales, de l’épuisement des psychismes sous l’effet de l’accélération généralisée. Peu importent les connaissances alarmantes en sciences cognitives sur les effets néfastes des écrans dans l’apprentissage, l’appauvrissement des savoir-faire, l’affaissement des liens pédagogiques, les inégalités des pratiques face aux techniques, l’infantilisation et l’entrée en force de firmes privées dans l'enseignement public, ou la politique de réduction des effectifs d’enseignants par le numérique à l'heure de l'austérité budgétaire. Peu importe l’obsolescence rapide des appareils numériques, alors que le monde souffre de surconsommation (que consomme un data center ?) et de pollution généralisée (que deviennent les déchets électroniques ?). Peu importe la reproduction ou l’aggravation des inégalités spatiales et sociales, et l’épuisement des psychismes sous l’effet de l’excitation permanente.
Dans ce contexte, l’association Technologos a choisi de consacrer ses 5ème Assises nationales à la numérisation de l’éducation au sens large. En croisant le regard d’experts et de praticiens, d’observateurs du numérique et d’enseignants, ces deux jours seront l’occasion d’échanger et de débattre des enjeux du numérique à l'école et dans l'éducation non scolaire – de ses promesses et de ses réalisations, mais aussi de ses dégâts et des moyens d’y résister.

Programme 

Vendredi matin - Promesses et illusions de la numérisation scolaire
9h : accueil et introduction
9h30 -10h15
  • Guillaume Carnino, historien des techniques, UTC
    Les datacenters ou les coulisses du numérique : renouveau pédagogique ou expropriation politique ?
  • Christophe Cailleaux, enseignant
    L’entrée des grands groupes numériques à l’école
10h30 -12h
  • Cédric Biagini (animateur des éditions L'échappée, auteur de L'emprise numérique (2012) et coordinateur de L'assassinat des livres par ceux qui œuvrent à la dématérialisation du monde (2015)
    La colonisation numérique du monde et de l'école
  • Karine Mauvilly, essayiste, co-auteure avec Ph. Bihouix du Désastre de l'école numérique (Seuil, 2016)
    Ecole numérique : les promesses non tenues d'une utopie déjà ancienne
Vendredi après-midi - Des écrans partout : un état des lieux au quotidien
14h-17h : Table ronde et débat : Les écrans : quelle place dans le développement de l'enfant ?
  • Anne-Lise Ducanda (médecin de PMI en Ile de France)
  • Sabine Duflo (psychologue clinicienne, thérapeute familiale)
  • Carole Vanhoutte (orthophoniste, formatrice et co-fondatrice de l’association
    « Joue, pense, parle »)
17 h 30 : Projection du film « Ecran Global », réalisé par Anne-Sophie Lévy-Chambon
 
Samedi matin - Eduquer à quoi ?
9h00-10h30
  • Amélie Hart-Hutasse et Alice Cardoso, (enseignantes, SNES)
    Le numérique et la transformation du travail enseignant : le visible et l'invisible
  • Muriel Epstein, (enseignante-chercheuse, Université Paris 1)
    Le numérique existe dans le monde ; doit-on l'intégrer à l'école ?
10h45-12h15
  • Bernard Legros, enseignant, essayiste, membre de l'Appel pour une école démocratique et membre-fondateur du Mouvement politique des objecteurs de croissance (Belgique)
    Une éducation scolaire à la décroissance est-elle soluble dans le numérique ?
  • Olivier Rey, chargé de recherche du CNRS à l'Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques
    La décivilisation numérique
12h15-13h : discussion générale et conclusion
 
Lieu : EHESS – 105 Boulevard Raspail – 75006 - Paris
 
www.technologos.fr
 
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mobilité

Autonomy & Urban Mobility Summit à La Villette

Autonomy, l'événement international annuel sur le futur de la mobilité urbaine revient à Paris les 19, 20 et 21 octobre 2017 pour transformer la Grande Halle de la Villette en laboratoire grandeur nature ! Expositions, pistes d'essai, tests en avant-première : petits et grands vont pouvoir découvrir et essayer les dernières innovations qui vont révolutionner la mobilité de demain.
 
Suite au succès de sa première édition qui avait réuni plus de 150 exposants et près de 13 000 visiteurs, Autonomy revient à la Grande Halle de la Villette en octobre 2017. Le salon sera réservé aux professionnels les 19 et 20 octobre et ouvrira ses portes au grand public le Samedi 21 octobre 2017, avec un programme et des activités spécifiques pour leur faire vivre une expérience unique, dans une ambiance festive et conviviale.
 
L'événement ambitionne d'accélérer la transition du tout-voiture vers une mobilité urbaine intelligente et durable et de faire découvrir au grand public quels sont les derniers services et produits qui feront prochainement partie de leur quotidien.
 
Vitrine des dernières innovations en matière de déplacement urbain, l’événement mêlera cycle de conférences, ateliers, plateformes d'échanges dédiées aux professionnels et animations grand public autour de thématiques : La mobilité partagée, les véhicules électriques, autonomes et connectés mais également la mobilité active (vélo, marche).
 

Programme  

Les 19 et 20 octobre : Journées réservées aux Professionnels
Avec ces deux premières journées destinées aux professionnels, Autonomy souhaite réunir l'écosystème de la mobilité urbaine afin de faciliter le dialogue entre innovateurs (professionnels de la mobilité, startups, acheteurs, investisseurs, chercheurs…) et acteurs publics (institutions nationales et internationales, mairies, régions, fédérations…). Conférences, ateliers et temps d'échanges rythmeront ces deux jours pour penser la mobilité de demain.
 
Le 21 octobre : Journée réservée au Grand Public
Dès le samedi 21 octobre, la Grande Halle de la Villette ouvrira ses portes au grand public. Dans un laboratoire grandeur nature de 14 000 m², petits et grands pourront partir à la découverte du futur de la mobilité et vivre une nouvelle expérience.
 
Grande Expo : Les visiteurs auront accès à de nombreuses activités : rencontre, échange avec les exposants et découverte de nouveaux produits inédits. Nouveauté pour cette édition 2017, Autonomy accueillera une bourse aux vélos pour toute la famille. Une belle opportunité pour tous les amateurs de deux roues pour acquérir leur propre vélo pour arpenter Paris.
 
Des tests grandeur nature : Une kids zone sera aménagée pour que les enfants puissent apprendre à faire de la trottinette et du vélo. Également, des pistes d'essai en intérieur et en extérieur seront accessibles pour que tout le monde puisse tester les moyens de transport du futur : hoverboard, monoroue, nouvelles trottinettes, voitures électriques et autonomes, applications de mobilité partagée et à la demande, vélos classiques et électriques, micro-véhicules électriques, e-scooters, et bien d'autres.
 
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"Plus qu'un salon, Autonomy est avant tout une plateforme collaborative pour que la mobilité urbaine de demain soit à la fois " intelligente ", " responsable ", " à la demande " et " partagée " déclare Ross Douglas, fondateur d'Autonomy, ajoutant " C'est la raison pour laquelle nous avons pensé Autonomy comme une véritable plateforme d'échange participative. Nous souhaitons rassembler tous les acteurs de la mobilité pour trouver ensemble des solutions, prendre des décisions concrètes et avancer ensemble vers un objectif commun : celui d'une ville toujours plus intelligente et responsable. Une collaboration étroite et une écoute des différentes attentes et des besoins des acteurs du secteur est indispensable ".
 
Lieu : Grande Halle de la Villette – Paris 19è
Horaires d'ouverture : 10H - 19h - Gratuit pour les moins de 12 ans 
Ticket en vente sur le site d'Autonomy à partir du 15 septembre 2017
 
À propos d'Autonomy
Autonomy, le sommet international de la mobilité urbaine, rassemble citadins, entreprises et décideurs publics du 19 au 21 octobre à Paris pour accélérer la transition du tout-voiture vers une mobilité urbaine intelligente et durable. Ce sommet est la vitrine des dernières innovations en matière de déplacements urbains. Il combine à la fois un salon, un cycle de conférences et d'ateliers, une plateforme d'échanges dédiée aux professionnels, et des animations grand public. L'édition 2016 d'Autonomy a réuni plus de 13 000 visiteurs et 155 exposants avec 22 pays représentés. 
 
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agriculture urbaine

Avis aux jardiniers parisiens : l'agriculture urbaine récompensée !

Avis aux jardiniers parisiens ! Les trophées de l’agriculture urbaine récompensent petits et grands potagers de la capitale : Associations, entreprises, start-ups, jardins partagés conseils de quartiers et collectifs toutes les plantations sont invitées à concourir à cette grande compétition, à une seule et unique condition : que le projet s’enracine, dans la dynamique de l’agriculture urbaine, au cœur de Paris …
 
Vous cultivez à Paris ? Postulez jusqu'au 29 septembre 2017 aux premiers Trophées de l’Agriculture urbaine qui récompenseront les exploitations en agriculture urbaine parisiennes. Un jury rassemblant des élus et experts en agriculture urbaine désignera six lauréats, afin d’encourager la dynamique agricole parisienne. De la biodiversité au développement des productions, de la participation à l’innovation, six prix seront décernés, alors n’oubliez pas de renseigner tous les critères de sélection : méthodes de culture, mode de valorisation des produits, poids au m² de l’installation, implication des riverains ou circuits courts, tout compte pour le jury !

L'agriculture urbaine en plein essor

L’agriculture urbaine est au cœur de la construction de la ville durable et résiliente. Végétaliser et cultiver la ville, c’est à la fois lutter pour le développement de la biodiversité et contre le dérèglement climatique en rapprochant le lieu de production de l’assiette. C’est aussi construire une ville plus solidaire en créant des lieux de rencontre et de renforcement du lien social.
 
L'agriculture se développe dans la capitale avec des vignes, des potagers, des vergers, des ruches, des poulaillers... Les petits élevages en ville sont des opportunités pour l’environnement, le tissus social et la pédagogie. Ils permettent de développer l’éco-pâturage, de recycler les déchets organiques, de fertiliser les cultures. Ils encouragent la participation citoyenne et offrent un support pédagogique stimulant pour l’éducation à l’environnement.
 
La Mairie de Paris soutient le développement de fermes pédagogiques urbaines dans les espaces verts et les jardins, de poulaillers participatifs et d’opérations « ferme hors les murs » présentant les différents types d’élevage adaptés à la ville. Paris se mobilise pour végétaliser 100 hectares de bâti d’ici 2020 dans la capitale, dont un tiers consacré à l’agriculture urbaine. L’acte fondateur de cette ambition a été le 11 janvier 2016 la signature de la charte “Objectif 100 hectares”. Elle a réuni 33 entreprises, acteurs publics et parapublics propriétaires parisiens engagés aux côtés de la ville pour contribuer à la végétalisation du bâti parisien et le développement de l’agriculture urbaine.
 
Traduction concrète de cette charte, les appels à projets “Parisculteurs 1” ont porté l’ambition de démonstration et d’accélération des initiatives parisiennes d’agriculture urbaine et de végétalisation sur les toits, façades et murs. Ce sont ainsi 33 équipes pluridisciplinaires, choisies parmi les 144 projets candidats, qui ont été désignées lauréats, afin de développer des projets d’agriculture urbaine et de végétalisation du bâti du patrimoine de la ville, du département et des partenaires.
En 2017, 38 nouveaux partenaires  ont rejoint la Ville en adhérant à la charte “Objectif 100 hectares”. Dans la continuité des “Parisculteurs”, la Ville de Paris et ses partenaires, lancent un nouvel appel à projets centré sur la thématique de l’agriculture urbaine. Particularité de cette nouvelle édition, des copropriétés dont le potentiel à l’échelle de Paris est important, sont associées à la démarche.
 
C’est le sens des appels à projets Parisculteurs, l’appel à projets Permaculture à la ferme de Paris ou encore celui qui sera dédié à la création de houblonnières sur des murs parisiens.

Qui peut proposer son projet ?

Les Trophées de l'Agriculture urbaine récompensent les meilleurs projets quelles que soient leur vocation principale (productives, pédagogiques…), leur organisation économique et juridique (association, entreprise, particulier, jardin partagé), leur surface, etc.
 
Ces Trophées sont ouverts à tous les acteurs du monde associatif, entrepreneurial, agricole, aux jardins partagés, start-up, conseils de quartiers ou collectifs développant une activité d’agriculture urbaine à Paris.

Comment participer ?

Les candidatures sont à envoyer uniquement au mail suivant : tropheesagriurbaine[at]paris.fr
 
Le dossier de candidature doit contenir (10 pages maximum) soit :
 
- Méthodes de culture, produits cultivés et récoltés (quantités, variétés, etc.)
- Éléments du bilan financier, mode de valorisation des produits, points de vente, quantité récoltée en kg/m²/an et en €/m²/an, nombre d’emplois créés (ETP, en insertion ou non), retour sur investissement réalisé/en prévision, investisseurs mobilisés
- Poids au m² de l’installation (pour les projets en terrasse), capacité du projet à valoriser des friches urbaines, capacité du projet à s’implanter sur des surfaces inférieures à 1 000 m², capacité du projet à s’implanter en terrasse, simplicité d’installation et de démontage du dispositif, coût d’investissement, modularité du projet.
- Nombre de bénévoles impliqués en heures de bénévolat par an, emplois aidés ou en insertion crées, ancrage/reconnaissance/acceptation du projet sur son territoire, implication des riverains, participation du projet à la sensibilisation au bien manger
- Contribution du projet au développement de la biodiversité (ruches, abris à pollinisateurs, mares, prairies, etc.), consommation énergétique du projet (en kWh/m²/an) le cas échéant, consommation en eau (en m3/an), valorisation des déchets organiques urbains, réutilisation des eaux pluviales, économie circulaire, utilisation de matériaux locaux ou de récupération, circuits courts.
 
Date limite de candidature : 29 septembre 2017, 16h.
 
 
 
Pour aller plus loin :
 
- L'exposition "Les Parisculteurs", visible au Pavillon de l'eau jusqu’ au 6 octobre 2017, présente les projets lauréats témoignant d'une grande diversité de mise en œuvre : aéroponie, aquaponie, hydroponie, permaculture, verger, champignonnière, culture en bacs ou en pleine terre, murs comestibles, toits végétaux, semis, plantes grimpantes ou descendantes...
 
- Découvrez les lauréats 2016 de Parisculteurs 1
 
 
 
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transition énergétique

Assises de la transition énergétique 2018 : l'appel à projets est lancé !

Comme annoncé lors des Assises Européennes de la Transition Energétique 2017 de Bordeaux, la prochaine édition des Assises se tiendra fin janvier 2018, sur le territoire transfrontalier du Grand Genève. L’appel à projets pour le programme est lancé à partir du 3 juillet !
 
Comme chaque année, les organisateurs de l’événement – l’Agglomération du Grand Genève, Bordeaux Métropole, la Communauté Urbaine de Dunkerque et l’ADEME -  lancent un appel à contributions nationales et internationales pour l’élaboration du programme autour d’un fil rouge de la 19ème édition des Assises : « la coopération transfrontalière pour la transition énergétique ».
 
Créées par la Communauté urbaine de Dunkerque et co-organisées en partenariat avec l’ADEME, les Assises de l’énergie ont rapidement représenté un rendez-vous incontournable pour les acteurs locaux engagés dans la transition énergétique. Au fil du temps, les Assises ont su s’adapter et innover pour rester en phase avec les grandes transformations de la société. Ainsi, après avoir porté la parole des territoires dans le cadre de la préparation de la COP 21 (avec l’Appel de Bordeaux en 2015), les Assises de l’énergie sont devenues en 2016 les Assises Européennes de la Transition Energétique.
 
Événement annuel majeur des acteurs territoriaux dans le domaine de l’énergie, les Assises de l'Energie sont l’espace d’expression libre et de rencontres des territoires. Les territoires sont les plus à même de créer le mouvement, de mobiliser l’ensemble des acteurs.
Les collectivités territoriales ont plus que jamais un rôle à jouer pour encourager le faire ensemble et faire de la transition énergétique une transition sociétale réussie. Entreprises, industries, organisations professionnelles, consommateurs, cabinets d’études, associations, collectivités locales, État et services déconcentrés… tous pourront participer aux échanges, débattre, apprendre et découvrir les pratiques communes, les bonnes idées qui existent et fonctionnent tout en imaginant celles de demain, dans des domaines aussi variés que la mobilité, l’aménagement du territoire, le logement, le bâtiment ou encore l’urbanisme.
 
Cette nouvelle édition marquera un renouveau avec cinq formats de contributions soumis aux proposants. Il est en effet possible d’« organiser un événement » lors des Assises via les formats de contributions « Inspiration » (ateliers de partage d’expérience), « Challenge » (espaces de co-création) et « Speeddating » (espace de partage d’idées pour les porteurs de projets) ou tout simplement de « partager des suggestions » concernant l’élaboration du programme via les formats de contributions « Fan » (suggestion d’un intervenant) ou « Thème » (suggestion d’un sujet, d’une question).
 
À partir du 3 juillet prochain, tous les acteurs de la transition énergétique - élus, citoyens, chercheurs, universitaires, industriels ou encore techniciens - pourront se connecter au site web de l’événement www.assises-energie.net, accéder au cahier des charges et auront jusqu’au 15 septembre, 17h, pour soumettre leurs projets d’interventions.
Seule contrainte : n’adresser que deux propositions maximum par organisme. L’année passée, pas moins de 300 contributions ont été collectées.
 
Pour plus d’informations : http://www.assises-energie.net/

 
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économie circulaire

3e Assises de l'économie circulaire

L’ADEME organise les 3e Assises de l’économie circulaire ces 27 et 28 juin 2017 à la Maison de la Chimie à Paris. Objectif : encourager l’action en faveur de la transition vers l’économie circulaire auprès des acteurs, qu’ils soient publics ou privés. Il sera l’occasion de revenir sur le développement des stratégies des acteurs ainsi que de partager les expériences en présentant des démarches, outils et méthodes. Les assises se veulent également inspirantes et motivantes en faisant appel à des témoignages et retours d’expériences apportant la preuve de l’accessibilité et des bénéfices de l’économie circulaire. Nicolas Hulot prononcera le discours d’ouverture.
Photo : Des tuyaux. REUTERS/ ©Jo Yong-Hak
 
Depuis 2015, l’économie circulaire est inscrite dans la loi française faisant de la gestion efficace des ressources un élément majeur de sa politique. Ainsi, la France s’est fixée comme objectif une hausse de 30%, entre 2010 et 2030, du rapport entre son produit intérieur brut et sa consommation intérieure de matières premières.
Par ailleurs, la Commission Européenne a publié son « paquet économie circulaire » révisé comportant un plan d’actions de plus de 50 mesures. L’économie circulaire s’ancre chez de nombreux acteurs, que se soient entreprises ou territoires pour se généraliser. La transition vers l’économie circulaire doit coupler ambitions politiques, stratégies territoriales ou d’entreprises avec des actions concrètes sur le terrain.
 
L'économie circulaire, pour faire simple, est une économie où les activités sont organisées de telle sorte que les déchets des uns deviennent les ressources des autres. Rien ne se perd, tout se transforme, ce qui, in fine, minimise les prélèvements en ressources naturelles ou rares et, normalement aussi, les émissions nocives. Elle s'oppose à l'économie linéaire qui, une fois la consommation terminée, jette, contraignant la chaîne économique à reprendre  inlassablement le même schéma : extraction, production, consommation, mise au rebut.
 
Aujourd’hui, si l’économie circulaire se développe par un nombre grandissant d’acteurs, d’entreprises, de territoires ou de citoyens, elle doit encore se renforcer pour se généraliser. La transition vers l’économie circulaire doit coupler ambitions politiques, stratégies territoriales ou d’entreprises avec des actions renforcées sur le terrain en appui aux initiatives citoyennes.
Les idées avancent, des expérimentations font école pour limiter le gaspillage, s’approvisionner en matières premières recyclées ou renouvelables, modifier la conception des produits ou encore innover sur les modèles d’affaires et les modèles sociaux.
 
Si le prix des matières premières et de l’énergie a aujourd’hui diminué, la demande continue à croître, augmentant les émissions de gaz à effet de serre. Or, un rapport récent des Nations Unies montre l’efficacité renforcée d’une politique conjointe associant gestion efficace des ressources et lutte contre le changement climatique.
 
Ces 3e Assises entendent fournir des éléments d’action aux acteurs pour la transition vers l’économie circulaire en faisant le point sur le développement des stratégies des acteurs, en présentant les démarches, outils et méthodes permettant à tous les acteurs de s’inscrire dans cet objectif, mais aussi en exposant les témoignages et retours d’expériences montrant que cette voie fait sens sur le terrain et est accessible à tous pour un bénéfice induit économique et social.
 
Les Assises seront organisées autour de trois sessions plénières et de quatre sessions d’ateliers en parallèle :
• Quel modèle de société pour le futur ?
• Les politiques européennes et à l’étranger
• L’alimentation durable, valeur d’avenir
 
Quatre sessions parallèles en ateliers autour des axes suivants :
• L’entreprise responsable et économe en ressources
• Les collectivités animatrices des territoires
• Développement et pérennisation des acteurs locaux de l’économie circulaire
• Des produits plus circulaires
 

 
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Biomim'expo

Biomim' Expo : s'inspirer du vivant pour des innovations au service d'un développement durable et réconciliant

Agriculture urbaine, habitat bio-inspiré, écoquartier … comment le biomimétisme s’invite dans les projets architecturaux en cours ; la bioluminescence des animaux marins comme nouvelle source d’éclairage ; comment réconcilier Industrie avec l’Ecologie et la société, nos modèle économiques peuvent-ils réparer ce qu’ils ont détruit ? ; le « blob » c’est quoi ? ; comment accompagner des projets innovants dans l’industrie du vivant ? ;  … Biomim’expo, ce sont toutes ces interrogations sur le devenir de notre planète et de nos vies futurs. Rendez-vous les 29 et 30 juin à Senlis !
 
Biomim’expo, c’est le grand rassemblement annuel des acteurs et des parties prenantes du biomimétisme et des approches qui s’inspirent de la Nature pour innover et créer les conditions d’un modèle de développement renouvelé et respectueux de l’environnement, auquel UP' s'associe une seconde fois encore cette année. 
Le biomimétisme est une évidence oubliée, qui resurgit avec les limites de l’économie de l’abondance, avec l’essor des capacités scientifiques et avec l’accélération des attentes sociétales : comment économiser l’énergie, produire moins de déchets, allier croissance et biodiversité, travailler et communiquer en systèmes ouverts et collégiaux, déformater la pensée pour innover par des approches décloisonnées, inspirées par les 3,8 milliards années de R&D du vivant ?

LIRE DANS UP’ : Biomim'Expo : le rendez-vous du biomimétisme et des innovations bio-inspirées

Les conférences proposées pendant ces deux jours apportent des réponses, des réflexions à nos interrogations avec l’intervention de 49 speakers, dans cette ambiance si particulière attachée à ce rendez-vous,  celle d’un campus pour un événement hybride entre université d’été du biomimétisme, showroom, conférences et ateliers. L’esprit de l’événement demeure celui du décloisonnement, de l’innovation et de la démonstration de l’intérêt à s’inspirer du vivant pour imaginer des innovations au service d’un développement durable et réconciliant.
Deux jours de réflexions qui interpellent, non comme un nième signal d’alarme, mais davantage comme un révélateur : l’approche de l’événement est positive, scientifique, entrepreneuriale, pour révéler la nature comme une solution et non plus comme une contrainte, pour parler du « comment » davantage que du « pourquoi » … la tonalité est ni partisane ni dogmatique ni exclusive.
Biomim’expo aborde la relation de l’homme à la nature de façon large et non réservée, non limitée à telle ou telle discipline, l’enjeu est celui du rassemblement, de l’interdisciplinarité, Biomim’expo, c’est aussi un coup de projecteur sur une filière d’excellence.
 
Pour venir et profiter de ce rendez-vous atypique, INSCRIVEZ-VOUS !
 

PROGRAMME

 
Jeudi 29 Juin
 
MOT D’ACCUEIL ET INTRODUCTION // 10H-11H // PLENIERE
 
Laurence Monnoyer-Smith, Commissaire générale au développement durable, Ministère de la transition écologique et solidaire; Déléguée interministérielle au développement durable.
Pascale Loiseleur, Maire de Senlis, à l’origine du Ceebios
Antonio Molina, président du Ceebios, président du pôle Matikem, président du groupe Mäder.
Nicolas Thierry, Vice-président du conseil régional Nouvelle Aquitaine
 
GRAND TÉMOIN // PRODIGIEUSE BIODIVERSITÉ // 11H-12H // PLENIERE
 
Gilles Boeuf, président du conseil scientifique de l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB), ancien conseiller scientifique pour les sciences de la vie et de la nature, du climat, de l’océan de la Ministre Ségolène Royal; Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie; ancien président du Muséum national d’histoire naturelle. 
 
GRAND TÉMOIN // L’ÉNERGIE NATURELLE // 12H-13H // PLENIERE
 
Marc Fontecave, professeur au Collège de France, Chaire de Chimie des Processus Biologiques, Directeur du Laboratoire de Chimie des Processus Biologiques, Collège de France (FRE Collège de France-CNRS no 3488). https://www.college-de-france.fr/site/marc-fontecave/index.htm: hydrogène, photosynthèse artificielle .. quelle énergie pour demain ?
 
( … DÉJEUNER SUR L’HERBE ; FOOD TRUCKS PRODUITS BIO ET LOCAUX A VOTRE SERVICE)
 
RECHERCHE & INDUSTRIE // LA BIOINSPIRATION EST-ELLE EN TRAIN DE FAIRE BOUGER LES LIGNES ? // 14H15-15H45 // PLENIERE
 
4 grands groupes industriels nous livrent un point d’actualité sur leurs travaux, recherches et développement en matière de bio-inspiration. Mini-pitchs et table ronde
 
Laurent Gilbert, advanced research international development director de L’Oréal: pourquoi et comment le Groupe L’Oréal fait du biomimétisme un axe stratégique de recherche et d’innovations au service des objectifs 2020 du programme “Sharing beauty with all”.
Jérôme Perrin, directeur scientifique de Renault: la bioinspiration, source d’innovations technologiques pour la filière automobile.
Nathalie Devulder, Directrice du Développement Durable RTE : maillage, réseaux, flux, matière, interconnexions … les écosystèmes naturels sont-ils une source d’inspiration pour l’écosystème et le réseau électrique en pleine mutation ?
Iswann Ali Benali et/ou François Dapilly, Direction du développement durable et de l’innovation transverse, Groupe Eiffage: agriculture urbaine, habitat bio-inspiré, écoquartier … comment le biomimétisme s’invite dans les projets en cours.
+ 1 enseignant-chercheur pour livrer son regard et point de vue sur le passage de la recherche à l’industrie 
 
Serge Berthier, chercheur à l’institut des nanosciences de Paris (INSP : UPMC/CNRS), auteur du livre Comment fait le gecko pour marcher au plafond ? aux éditions Belin: le chemin escarpé de la connaissance scientifique à l’application industrielle.
 
THE « DOUBLE WORLD TOUR » // BIOMIMETISME ET ECONOMIE CIRCULAIRE A TRAVERS LE MONDE // 14H30-15H30 // CAFE LITTERAIRE
 
Estelle Cruz, chargée de mission habitat au Ceebios, et Raphaël Masvigner, co-fondateur de Circul’R, ont parcouru le monde et reviennent avec deux magnifiques carnets de voyages pleins d’exemples et d’initiatives, sur le biomimétisme, et sur l’économie circulaire.
 
Séquence débriefing.
 
Le périple d’Estelle l’a emmené au Zimbabwe, au Japan, en Nouvelle Zélande, en Australia et aux Etats-Unis. Raphaël est lui passé par le Maroc, le Sénégal, l’Afrique du sud, l’Inde, les Philippines, le Brésil, la Colombie, le Mexique, …
 
ARCHITECTURE & URBANISME // NOUS NE VIVRONS PLUS COMME AVANT // 15H45-17H // PLENIERE
 
Nicolas Vernoux-Thélot, architecte DPLG fondateur de In Situ Architecture, et Teva Vernoux, docteur en biologie végétale et directeur de recherche au CNRS : un algorithme inspiré de la morphologie végétale pour optimiser la lumière et l’apport solaire.
Olivier Bocquet, Responsable du Tangram Lab: la bioluminescence des animaux marins comme nouvelle source d’éclairage.
Pablo Lorenzino (ou) Luca Bertacchi  de l’Agence d’Architecture A. Bechu
Olivier Scheffer, Directeur Général de NOBATEK/INEF4, Institut pour la Transition Énergétique du Bâtiment
 
AIDE LA BIODIVERSITÉ // ET LA BIODIVERSITÉ T’AIDERA … // 15H30-16H45 // CAFE LITTERAIRE
 
Marc Barra, Natureparif: comment préserver, restaurer et mettre en valeur les richesses naturelles de la région l’Île-de-France ?
Julien Dalle, Seaboost, filiale d’Egis: solutions d’écoconception pour une meilleure intégration environnementale des ouvrages maritimes dans leur écosystème.
Eric Bas, directeur du CPIE Pays de l’Oise: comment mettre l’environnement au service du développement des territoires et des acteurs publics et privés ?
 
FINALE BIOMINNOVATE CHALLENGE (CONCOURS ETUDIANTS) // BIOMIMETISME ET DEVELOPPEMENT DURABLE // 17H-18H30 // PLENIERE
 
INTRODUCTION : GRAND TÉMOIN // LA MER DE TOUTES LES INSPIRATIONS
 
Jacques Rougerie, Architecte diplômé des Beaux Arts et de l’Institut Océanographique de Paris. Elu à l’Institut de France – Académie des Beaux-Arts. A l’initiative d’une multitude de projets liant ses passions pour la mer, l’architecture et le développement durable. Convaincu et passionné de biomimétisme depuis toujours. Son dernier grand projet: SEAORBITER.
 
CONCOURS DE PITCHS
 
Concours de projets bio-inspirés, portés par des étudiants au cours de leurs cursus 2016/2017. Grande thématique: Biomimétisme et développement durable – comment s’inspirer du vivant pour ré-inventer notre monde de demain.
Succession de « pitchs » des équipes (3’ de présentation – 5’ de questions) devant le public et le jury d’experts.
 
FIN DE LA PREMIERE JOURNEE // APERO // 18H30
 
VENDREDI 30 JUIN
 
CONFERENCE D’INTRODUCTION // 10H-11H // PLENIERE
 
Roland Jourdain, navigateur, double vainqueur de la Route du Rhum (2006 et 2010), à l’initiative de la création du Fonds « Explore », qui développe et soutient des projets qui utilisent la science, l’innovation et la sensibilisation pour répondre aux enjeux environnementaux.
Emmanuel Delannoy, Directeur de l’Institut Inspire (Initiative pour la Promotion d’une Industrie Réconciliée avec l’Ecologie et la société), auteur du livre « Permaéconomie » (Wildproject – Collection Le Monde Qui Vient).
 
ENERGIE & MATÉRIAUX // LES INNOVATIONS BIO-INSPIRÉES RÉINVENTENT NOTRE QUOTIDIEN // 11H-12H45 // PLENIERE
 
Marianna Braza, Directrice de Recherche CNRS, Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse, UMR CNRS/INPT N°5502: le morphing bio-inspiré appliqué à l’aéronautique, ou comment développer des ailes et ailerons flexibles et intelligents capables de réagir aux sollicitations extérieures.
Vincent Cognet, Laboratoire de Physique et Mécanique des Milieux Hétérogènes, ESPCI Paris: les avantages de la reconfiguration d’un matériau flexible appliqué à l’éolien.
Eric Herbert, Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain, UMR 8236 LIED, Université Paris Diderot, en association avec l’Hotel-Dieu et l’INSEP: la bio-inspiration des usages de l’énergie pour la compréhension de la performance sportive.
Stéphane Ménage, Director of the Chemistry and Biology of Metals Laboratory, Université de Grenoble Alpes, UMR 5249  CNRS/CEA/UGA, CEA-Grenoble: ce que nous enseignent la chimie et la biologie des … métaux.
Prof. Marc Desmulliez, CPhys, Ceng, FIET, FInstP, Deputy Head of Institute of Sensors, Signals and Systems (ISSS), Founder/Director/Chairman MicroSense Technologies Ltd, Founder/Director of Nature Inspired Manufacturing Centre (NIMC): computer-aided biomimetics or in the field of green chemistry for the 3D printing of multi-materials such as plastic and metals (en anglais)
 
( … DÉJEUNER SUR L’HERBE ; FOOD TRUCKS PRODUITS BIO ET LOCAUX A VOTRE SERVICE)
 
GRAND TÉMOIN // MÈRE NATURE, MÈRE MATIÈRE // 14H-15H // PLENIERE
 
Clément Sanchez, Professor at the Collège de France, Chaire de “Chimie des Matériaux Hybrides”, Directeur du laboratoire « Chimie de la Matière Condensée ».
 
MÈRE-NATURE // DÉPOLLUANTE ET MYSTÉRIEUSE // 15H-16H // PLENIERE
 
Claude Grison, professeur de chimie bio-organique à l’Université de Montpellier, directrice du laboratoire ChimEco de chimie bio-inspirée et innovations écologiques (UMR 5021 CNRS – UM): les plantes «métallivores» comme solutions de remédiation, au service de la régénération des sols dégradés et de la catalyse bio-inspirée.
Audrey Dussutour, chercheuse au CNRS, Centre de Recherches sur la Cognition Animale UMR 5169, Université Toulouse III : ni animal, ni végétal, ni champignon, le «blob», composé d’une unique cellule géante, ses capacités hors-normes nous bouscule et nous inspire. Son livre : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Blob sans jamais oser le demander, Edition Les Equateurs.
 
GRAND TÉMOIN // L’HOMME QUI MURMURE À L’OREILLE DES ARBRES
 
Francis Hallé, Docteur en biologie et en botanique, ancien professeur de botanique à l’université de Montpellier. Co-initiateur de l’expédition « Radeau des cimes » sur la biodiversité de la forêt et plus particulièrement l’exploration de la canopée des forêts tropicales.
En raison d’un nouveau départ en expédition (en Birmanie), Francis Hallé ne sera malheureusement pas parmi nous lors de l’événement. C’est pourquoi nous l’avons rencontré le 24 mars pour qu’il soit quand même avec nous, par l’intermédiaire d’une interview à retrouver ici.
 
JEUNE POUSSE DEVIENDRA GRANDE // L’ALCHIMIE GAGNANTE POUR FINANCER LES PROJETS INNOVANTS // 16H15-17H45 // PLENIERE
 
La France est innovante, la nature est inspirante … certes … alors: comment les projets bio-inspirés prometteurs peuvent-ils grandir ? ; comment accompagner des projets innovants dans l’industrie du vivant ? … Rencontre les yeux dans les yeux entre des investisseurs/accompagnateurs et des entrepreneurs-chercheurs-startups.
 
Introduction :
 
Eliav Haskal, Director, Knowledge Transfer and Innovation Manager, NCCR Bio-Inspired Materials, University of Fribourg, University of Southern California, Princeton University: comment valoriser la recherche bio-inspirée et favoriser les transferts technologiques vers des débouchés industriels.
 
« Equipe investisseurs/accompagnateurs » :
Thomas Sennelier, Responsable de Domaine Filière Ecotechnologies, BPI France
Louis Thannberger, banquier d’affaires, conseil et administrateur de sociétés cotées
Yan Thoinet, Cleantech Business Angels
Eric Marty, Membre du directoire Emertec.
Fabien Noyer, New Business Development & Startup Program, 3DEXPERIENCE Lab – Dassault Systèmes.
 
« Equipe entrepreneurs-chercheurs-startups » :
Laurent Bedel, CEO Elbe Pétro
Dr. Franck Zal / Hugues Le Choismier  Hemarina (en vidéo)
Sandra Legel, CEO Biom Paris
Grégoire de Laval, Directeur du Développement EEL Energy
Marc Zeller, Directeur marketing-Vente XTIM – Bionic bird
 
LEVIERS ET FREINS DU BIOMIMETISME // 15H-16H // CAFE LITTERAIRE
 
Kalina Raskin, directrice générale du Ceebios
Darja Dubravcic, PhD, EPFL Bio-inspired Projects Coordinator: bioinspired research and innovation at EPFL.
 
 L’HOMME ET LA NATURE // SOMMES-NOUS BIO-COMPATIBLES ? // 16H15-17H30 // CAFE LITTERAIRE
 
Gauthier Chapelle, co-fondateur de Biomimicry Europa, auteur du livre « Le vivant comme modèle » aux éditions Albin Michel, co-animateur de la Chaire « Regenerative economy » à l’Université Catholique de Louvain: nos modèle économiques peuvent-ils réparer ce qu’ils ont détruit ?
Laurent Pujo Menjouet, Maître de conférences en mathématiques Institut Camille Jordan, Université Claude Bernard Lyon 1, Université de Lyon: et si les mathématiques nous expliquaient qui nous sommes, notre rapport à la nature et nos rapports aux autres ?
Perig Pitrou, CNRS, Laboratoire d’anthropologie sociale au Collège de France, pépinière interdisciplinaire CNRS-PSL « Domestication et fabrication du vivant »: la diversité des formes d’imitation du vivant – perspectives anthropologiques.
 
FIN DE L’EVENEMENT // CLOTURE // 18H // APERO
 
LES ATELIERS (GRATUITS) //
 
ATELIER Design de la Transition, la plateforme pour identifier les enjeux, tant dans l’apport de solutions innovantes pour la transition que dans la pédagogie mise en place pour y arriver. Animé par Enzyme & Co, avec Guillian Graves, Michka Mélo, Chloé Lequette, Mikhaël Pommier, Lysiane Lagadic.
le jeudi 29 : 14h15 – 15h30
le vendredi 30: 16h – 17h15
 
ATELIER Circulab, pour concevoir des business models régénératifs. Synthétiser un business model à travers le Circulab board – Identifier les flux et les logiques pour des business model vertueux – Générer des impacts positifs grâce à l’économie circulaire – Trouver de nouveaux potentiels circulaires à un business model existant. Animé par Wiithaa, avec Brieuc Saffré, Justine Laurent, Michel Wolfstirn et Nicolas Buttin.
le vendredi 30: 11h30 – 13h
 
ATELIER de créativité « EXPLORABIO », animée par Hopynity avec Sylvie Sesé et Jasmine Rivolier: Explorez les différents aspects de vos relations professionnelles ou personnelles en vous inspirant d’un éco-système naturel. Un jeu de cartes qui vous permet de découvrir de nouvelles ressources, d’imaginer de nouveaux types d’échanges et qui renouvelle la vision que vous portez sur vos relations.
le jeudi 29: 16h – 17h
 
ATELIER Institut des Futurs Souhaitables : se former au biomimétisme, pour réconcilier biodiversité, innovation et économie, par Jean-Luc Verreaux, délégué général (IFS est partenaire des formations Ceebios)
les consulter sur leur stand
 
ATELIER CPIE (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement) : les consulter sur leur stand
 
 
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Paris Saclay connexion

Paris-Saclay Connexion, le rendez-vous d’affaires de l’innovation

La 2ème édition de Paris-Saclay Connexion se déroulera le mardi 27 juin 2017 au centre de recherche EDF Lab Paris-Saclay, à Palaiseau. Grands comptes, PME, start-up, investisseurs et partenaires institutionnels seront présents pour ce rendez-vous d’affaires incontournable.
 
Organisé par la Communauté d’agglomération Paris-Saclay, l’événement prend une nouvelle dimension cette année. L’Etablissement Public d’Aménagement Paris-Saclay, l’Université Paris-Saclay, Systematic Paris-Région et IncubAlliance y tiendront en effet leurs rendez-vous annuels, comme Paris- Saclay Invest ou Smart Manufacturing. Tous les acteurs de l’innovation seront ainsi rassemblés pour donner un coup de boost aux projets et donner naissance à de nouvelles collaborations : tables-rondes, business meetings, conventions de financement…
 
 
Paris-Saclay Connexion sera l’occasion de valoriser et de mettre en avant des projets en plein développement sur le territoire. Seront à découvrir également au cours de cette journée : les innovations de demain sur le showroom, ou encore des start-up et entreprises prometteuses au moment du pitch contest. Les meilleurs projets seront récompensés à l’issue de la journée.
Michel Bournat, le Président de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay, se félicite de cette nouvelle édition de Paris-Saclay Connexion, « la preuve que la dynamique est bien enclenchée entre tous les acteurs publics et privés pour accélérer l’innovation sur le territoire ».
 
Le programme complet est à retrouver sur www.paris-saclay-connexion.fr
 
 
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Ideas days 2017

Ideas Days 2017 : Du Paléolithique à l’Intelligence Artificielle

Les IDEAS DAYS reviennent les 4 et 5 juillet 2017 à Grenoble pour la seconde édition : deux jours de conférences, ateliers et débats autour des mutations de la société : la façon dont nous travaillons, nous déplaçons, mangeons, nous rencontrons. Au cœur de l’événement cette année : l’intelligence artificielle.
Quels sont les impacts de l’intelligence artificielle, de la robotique mais aussi de la blockchain sur nos modes de vies ? High-Tech ou Low-Tech, d’où viendra la disruption dans un monde hyper communicant et dont les ressources s’épuisent ? Quels seront les emplois de demain ?
 
IDEAS DAYS, ce sont deux jours de rencontres entre différents acteurs autour de conférences et débats présentés par des professionnels. Cette année, les Ideas Days s’articulent autour de 12 thématiques (Nouvelles Mobilités, le Futur de l’agriculture et celui du travail, les Low Tech et son contraire l’IA et la robotique) avec pour finalité d’étudier les mutations de la société et de trouver des solutions pour répondre aux enjeux futurs : la façon de travailler, de se déplacer, de manger…
 
45 conférenciers interviendront, dont Pascal Picq, Paléoanthropologue au Collège de France, donnera sa vision des évolutions de l’homme dans son rapport au monde et à la technologie, mais aussi Markus Gabriel, philosophe allemand, auteur de « Pourquoi le monde n’existe pas. »
 
 
 
 
Lieu : Ideas Laboratory, 29 Rue Félix Esclangon - 38000 Grenoble
 
 
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prix innovation paris

Grands Prix de l'Innovation 2017 de la Ville de paris : les candidatures sont ouvertes !

Vous connaissez un projet innovant qui améliore la vie de la ville et le développement du tissu économique parisien ? La Ville de Paris annonce que le dépôt des dossiers de candidatures des Grands Prix de l'Innovation 2017 est ouvert. Le dépôt des dossiers de candidature se clôturera le 18 août à midi.
 
La Ville de Paris encourage et soutient les porteurs de projets innovants dans des secteurs en forte croissance, qui fondent la prospérité économique et inventent les modes de vie urbains de demain. La Ville s'engage, notamment au travers des Grands Prix de l'Innovation de la Ville de Paris depuis 2001.
Ces Grands prix ont pour vocation de soutenir le développement de jeunes entreprises innovantes franciliennes, et de récompenser celles qui vont, par leur innovation, fondre la prospérité économique et inventer les modes de vie urbains de demain.
 
L'innovation est au cœur de votre projet ?
 
Votre projet touche à l'un des secteurs suivants : Energie et Mobilité, Santé / Bien-être, Expérience client réinventée, Industries Créatives, Urbains mobiles et connectés, Impact social et sociétal, Transformation des entreprises, Industrie du Futur ou Paris Ling City Awards (catégorie dédiée aux startup internationales) ?
Alors concourez dès aujourd'hui et accélérez le cycle de développement de votre projet ! Le lauréat de chaque catégorie remportera une dotation de 12 000€.
 
Pour participer à ce grand concours de projets innovants, remplissez votre dossier de candidature avant le 18 août 2017 à midi sur www.grandsprixinnovation.paris
 
Voici les conditions à respecter pour participer aux Grands Prix de l'Innovation 2017 :
 
Peut participer à ce concours toute entité légale indépendante étant en mesure de présenter un K-bis (PME au sens communautaire, dont le capital n’est pas détenu, directement ou indirectement, à plus de 50%, par une entreprise ayant dépassé les critères de taille d’une PME au sens communautaire ) de moins de 5 ans au 14 décembre 2017 ayant son siège social ou un établissement secondaire générant de l'emploi situé en Ile de France (7 ans pour la catégorie « Santé »), nommément représentée par l'un de ses dirigeants. L'entreprise doit exister officiellement au 18 août 2017 au plus tard. Le candidat devra fournir, en cas d'établissement secondaire sur Paris, un justificatif (bail / contrat d'incubation...) prouvant une présence salariale en Ile-de-France.
 
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le règlement du concours sur le lien suivant : www.grandsprixinnovation.paris
 
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innovation

Concours mondial d'innovation de l'ADP : imaginer l'expérience aéroportuaire de demain

Vous avez jusqu’à fin novembre 2017 pour imaginer l’aéroport du futur : intelligent et respectueux de l’environnement : une gageure !
 
Le Groupe ADP lance aujourd'hui un challenge mondial intitulé "Play Your Airport". Cette initiative d'innovation ouverte va permettre aux étudiants, entreprises, voyageurs et collaborateurs du groupe de réinventer l'expérience aéroportuaire, à travers un enjeu commun : l'aéroport du futur. Dépassez les limites technologiques et d'usage des aéroports actuels pour révolutionner l'expérience des passagers et proposer un aéroport intelligent et respectueux de l'environnement.
 
"Cette initiative, inédite dans l'industrie aéroportuaire de par la diversité des communautés mobilisées autour d'un sujet ambitieux, constitue un levier puissant en termes de veille mondiale ; elle vise à faire émerger de nouveaux projets à fort potentiel, capables de modifier radicalement le modèle aéroportuaire actuel. Cette aventure constitue une manière d'identifier des talents externes et internes, les porteurs de projet du groupe qui seront primés pourront faire l'objet d'accompagnement de type intrapreneuriat", Edward Arkwright, Directeur Général exécutif du Groupe ADP.
 
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Réalisé en partenariat avec Agorize, spécialiste des challenges d'open innovation, "Play Your Airport" se veut l'illustration concrète de l'engagement du Groupe ADP en faveur de l'innovation et du recours à l'intelligence collective. Dans le cadre de son plan stratégique "Connect 2020", ADP s'est engagé dans une nouvelle dynamique, concrétisée par le programme Innovation Hub. Ce dernier veut incarner les enjeux d'ouverture, de transformation et de compétitivité du Groupe en s'appuyant sur trois leviers complémentaires : OPEN, CONNECT et INVEST.
 
OPEN : dévolu à la diffusion de la culture de l'innovation et à la mise en place d'un écosystème de partenaires (Incubateurs, académiques, pôles de compétitivité, think tank…).
CONNECT : dédié au sourcing, à la qualification et à l'expérimentation avec des start-up et PME innovantes.
INVEST : conçu pour prendre des participations minoritaires en vue d'établir des partenariats stratégiques au travers du fonds interne ADP INVEST doté de 16 millions d'euros. ADP Invest a apporté des fonds à Pacifa Decisions, Egidium Technologies et plus récemment Safety Line, entreprise française dédiée à l'analyse des données pour l'aviation et l'aéronautique. Le Groupe ADP est par ailleurs souscripteur de trois fonds externes complémentaires, X-Ange Capital 2 (SIPAREX), Cathay Innovation et Ellaia Delta.
 
"Nous sommes impatients de découvrir les contributions qui vont permettre d'alimenter nos études dans le cadre du développement des plateformes parisiennes, notamment le terminal 4 de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle et des projets que nous menons au travers de notre réseau d'aéroports sur les différents continents", déclare Edward Arkwright.
 
Chaque communauté se verra guidée selon des thématiques définies par le Groupe ADP : la ville dans l'aéroport, l'expérience du passager, les terminaux intelligents ou bien encore l'aéroport, zéro impact environnemental.
 
Les conditions de participation sont accessibles depuis le site dédié : www.play-your-airport.com
Le challenge est régi selon un dispositif de sélection rigoureux, qui comprendra plusieurs étapes. Les différents jurys seront composés d'experts internes et de personnalités externes qualifiées. Les vainqueurs du Challenge seront connus en janvier 2018.
 
A la clé, une offre de valeur adaptée à chaque communauté : pour l'équipe étudiante gagnante et pour les voyageurs, des billets d'avion pour un tour du monde. Pour les entreprises, le financement et l'accompagnement d'une expérimentation à hauteur de 40 000 euros. Pour les collaborateurs, un voyage d'étude dans le foyer mondial de l'innovation, la Silicon Valley.
 

LIRE DANS UP' : L'avenir du voyage en 2024

 
 
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my positive impact Nicolas Hulot

My positiv impact : L’appel à projet est lancé pour la 2ème édition

Porteurs de solutions innovantes pour le climat, prenez le pouvoir ! Soumettez votre solution à l’occasion de la 2nde édition de My Positiv Impact de la Fondation pour La Nature et l’Homme.
 
Du 12 juin au 12 décembre 2017, la Fondation pour la Nature et l’Homme s’associe avec l’Union nationale des CPIE et son réseau pour mettre les solutions pour le climat à l’honneur. Les associations, collectivités, start up/PME ont jusqu’au 15 septembre pour candidater à la 2nd édition de My positive impact. A la clé, six trophées My positive impact décernés par le grand public aux meilleures solutions pour le climat et trois coups de cœur attribués par un jury de personnalités médiatiques ou reconnues dans leur domaine.
 
Vous faites partie d’une association, collectivité ou startup/TPE et PME qui a développé une solution pour le climat ? En quoi consiste la solution, à quel problématique répond-elle, comment est-elle mise en place ? En quoi votre solution est-elle innovante (technologie, gouvernance, etc…) ? Comment projetez-vous de développer cette solution dans le futur ?
Vous avez jusqu’au 15 septembre 2017 pour participer à l’appel à projet de la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) en répondant à ces questions et à bien d’autres et soumettre ainsi les impacts positifs que votre solution pourrait apporter sur le climat.
 
My Positive Impact, c'est faire participer les citoyens, les petites et moyennes entreprises, les collectivités locales qui ont des idées pour lutter contre les problèmes environnementaux et montrer ainsi aux pouvoirs publics que la société est prête à agir en faveur de l’écologie.
Quel est le principe ? L’innovation écologique est en marche, mais à petite échelle, et les solutions vertes restent encore marginales.
C’est de ce constat que la FNH est partie pour lancer le site participatif "My positive impact", une campagne qui vise à "sortir de l’anonymat ceux qui déploient des solutions en leur donnant de la visibilité". My positive impact propose à chacun d’entre nous de lutter contre le réchauffement climatique, à notre niveau, en soutenant des idées écologiques et innovantes.
 
 
 
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biomim'expo

Biomim'Expo : le rendez-vous du biomimétisme et des innovations bio-inspirées

Nous l'attendions avec impatience depuis sa première édition en 2016, le salon du biomimétisme ouvre les 29 et 30 juin 2017 sur le campus du CEEBIOS à Senlis. C’est le rendez-vous de de tous ceux qui cherchent à innover en se plaçant à l’écoute de l’environnement pour le respecter davantage, et à l’écoute des autres disciplines pour sortir des sentiers battus, qui travaillent déjà sur des approches issues du biomimétisme ou simplement s’y intéressent et désirent en savoir plus. 
UP' magazine est partenaire de l'événement
 
Véritable opportunité pour le futur, le biomimétisme est une approche en plein essor, à fort potentiel multisectoriel, au cœur des stratégies d’innovation de rupture de nombreuses entreprises, centres de recherche et entreprises innovantes, car au cœur de la nouvelle transition en cours : économiser l’énergie, produire moins de déchets, allier croissance et biodiversité, travailler et communiquer en systèmes ouverts et collégiaux, déformater la pensée pour innover par des approches décloisonnées, inspirées par les 3,8 milliards années de R&D du vivant !
 
Le biomimétisme est une évidence oubliée, qui resurgit avec les limites de l’économie de l’abondance, avec l’essor des capacités scientifiques et avec l’accélération des attentes sociétales.
 
Biomim’expo, est donc le grand rassemblement annuel des acteurs et des parties prenantes du biomimétisme et des approches qui s’inspirent de la Nature pour innover et créer les conditions d’un modèle de développement renouvelé et respectueux de l’environnement.
C’est le point de rencontre entre scientifiques, chercheurs, ingénieurs, politiques, entrepreneurs, financiers … ; entre biologistes, physiciens, chimistes, urbanistes, architectes, écologues, philosophes, sociologues, … ; entre grands groupes, startups, organismes publics, écoles, universités, centres de recherche … parce que l’échange et la multiculturalité sont des accélérateurs d’innovation.
 
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Notre époque exige innovation et renversement de paradigme. Le biomimétisme, qui propose une approche nouvelle et régénérante, et qui dispose d’ores et déjà d’un réseau d’acteurs innovants, motivés et passionnants, méritait ce rendez-vous annuel. Ceci en raison d’une conjonction de tendances et phénomènes :
- Le biomimétisme est sous les feux des projecteurs. Les médias en parlent de plus en plus, les applications se développent, l’écosystème s’agrandit et s’organise.
- Le biomimétisme et les approches bio-inspirées accélèrent, le réseau se structure, les échanges sont de plus en plus ressentis comme nécessaires.
- Tous les acteurs revendiquent et attendent de meilleures interactions, de la collégialité, du multiculturalisme, des synergies et des collaborations entre disciplines scientifiques, entre grands groupes et startups, entre structures privées et organismes publics …
- Le biomimétisme consiste certes à faire de la recherche autrement, en s’inspirant du vivant pour tirer parti des solutions et inventions produites par la nature … mais rien ne se fera en restant dans ses silos, rien ne se fera sans la capacité, l’aptitude, à s’inspirer aussi des autres, sans des opportunités de rencontres et de partages.
 
L’avenir doit être bio-inspiré pour être bio-compatible, et multi-inspiré pour être créatif et innovant.
 
La Ville de Senlis a fait le choix du biomimétisme pour créer le Ceebios, le Centre Européen d’Excellence en biomimétisme, un campus d’activités au nord de Paris en lieu et place des 10 hectares d’un ancien quartier militaire, dans le cadre d’un programme de reconversion. Le Ceebios, unique en son genre, répond aux attentes du marché, et se positionne en amont de nombreuses filières compte-tenu du caractère pluridisciplinaire du biomimétisme. Dans un esprit campus, le centre favorise les échanges et la coopération entre des scientifiques, des équipes de recherche & développement de grands groupes industriels, des ingénieurs, des entrepreneurs, des enseignants et des étudiants.
 
Cet événement a également pour objectif de faire (re)découvrir le biomimétisme. Il est pour cela destiné à des scientifiques et industriels certes, mais également des décideurs et managers publics et privés pour lesquels les enjeux environnementaux impactent les choix quotidiens et stratégiques et/ou tout simplement en quête d’inspirations et d’innovations. En effet, au delà des aspects scientifiques, le biomimétisme propose également une autre façon de penser innovation, coopération et management.
 
Si le biomimétisme n’est pas une discipline scientifique en tant que telle, c’est assurément un réseau et un écosystème, peut-être même une filière en construction. Les brevets se développent, les unités de recherche (souvent mixtes) s’étoffent, les décideurs politiques et industriels s’y intéressent, l’opinion publique adore, les cursus de formation se préparent …
 
La conjoncture est favorable et présente une conjonction de facteurs accélérateurs de biomimétisme … (coût de l’énergie, recherche d’agilité interdisciplinaire, besoin d’innovations de ruptures et non plus marginales, changement d’appréhension de la biodiversité, remise en cause de barrières à l’entrée, passages de seuils technologiques, évolution des mentalités …).
 
L’édition 2017 se veut un composite entre université d’été, colloque, salon professionnel, forum et showroom : des conférences, tables rondes, débats … mais aussi et surtout des démonstrations, des ateliers, des produits, des projets, des prototypes, pour montrer ceux qui font, et ce qu’ils font.
Des personnalités politiques, scientifiques, économiques, mais aussi du monde associatif, des médias, de la culture, des sciences sociales, … L’idée est que dirigeants politiques et économiques, personnalités qualifiées, leaders d’opinion s’expriment, non pas nécessairement sur le biomimétisme exclusivement, mais sur leur vision de l’environnement au service de l’innovation et du développement, et réciproquement.
 
 
 
 
 
 
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développement durable

Lancement de la Semaine européenne du développement durable 2017 : plus de 1100 événements prévus partout en France

Ateliers sur l’alimentation durable, sur la rénovation énergétique des bâtiments, ou encore animations sur le zéro déchet, conférences sur la permaculture… En France, plus de 1100 projets ont été recensés sur la plateforme du ministère de la Transition écologique et solidaire pour la Semaine européenne du développement durable (SEDD), qui débute aujourd’hui.
 
La semaine européenne du développement durable a lieu chaque année du 30 mai au 5 juin. Elle a pour objectifs d’expliquer ce qu’est le développement durable, de sensibiliser chacun à ses enjeux, et de faciliter une mobilisation concrète tant individuelle et que collective. Elle sera cette année aux couleurs des Objectifs de développement durable (ODD), les 17 objectifs définis par les Nations unies pour atteindre d’ici 2030 l’éradication de la pauvreté, la protection de la planète et la prospérité pour tous.
Nicolas Hulot présentait hier, en conférence de presse, les objectifs et enjeux de cette semaine, avec une vision pour un développement solidaire : "Notre siècle sera solidaire ou ne sera pas".

LIRE DANS UP' : Nicolas Hulot : 13 ans pour changer de monde

En 2016, plus de 300 000 citoyens dans 38 États membres de l’Union européenne et autres pays européens ont participé, avec 4 146 initiatives, activités et événements, dont 1 661 en France !
L’Accord de Paris ratifié par 136 pays a suscité un espoir immense dans le monde : celui de voir enfin réconciliés le développement durable et la protection de l’humanité, à travers une économie mondiale sobre en carbone et en ressources.
La France a été à l’origine de ce succès historique, avec la responsabilité collective de préserver cet acquis et de le faire prospérer. C’est pourquoi la ministre de l’environnement de l'époque, Ségolène Royal, avait présenté à l’ONU en juillet 2016 le plan d’action français pour les  objectifs de développement durable. Cet accord s’inscrit et répond à l’enjeu et à la nécessité que représente la mise en œuvre des 17 objectifs de développement durable en France mais aussi dans le monde. En tant que gardienne de « l’esprit de Paris », la France reste mobilisée pour atteindre ces objectifs et contribuer à la lutte contre le changement climatique.
Le ministère a donc ouvert en avril 2017 une plate-forme où les porteurs de projets pouvaient s’inscrire et mettre en avant leurs initiatives contribuant à la mise en œuvre des objectifs de développement durable.
Voici quelques coups de cœur à découvrir dès aujourd’hui et jusqu’au 5 juin. Sur la plateforme lancée en avril dernier, il est possible de retrouver tous les projets déposés en France, par région, par type de public (jeunes, professionnels) ou par ODD.
 
NOUVELLE AQUITAINE
« Imaginons et recyclons » à Haux, où la municipalité prévoit des séances de cinéma en plein air (au programme : "Demain" de Cyril Dion et Mélanie Laurent et "En quête de sens" de Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière), des séances d’éveil pour les petits, du théâtre musical, des ateliers manuels sur la revalorisation de petits objets et vaisselle avec la recyclerie Rizibizi, conférence sur la permaculture…
ODD 12 Consommation et production responsables
 
CENTRE-VAL DE LOIRE
« Matinée technique Réno’Copro » à Orléans. Matinée technique pour les copropriétaires, syndics de gestion et professionnels de la rénovation, portant sur la thématique « comment bien conduire un programme de rénovation en copropriété ». La matinée sera suivie d'une visite de chantier de rénovation d’un ensemble de 168 logements.
ODD13 Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
 
NORMANDIE
« Découverte ornithologique du Cap d’Ailly ». Une sortie est organisée par Dieppe-Maritime et le Groupe Ornithologique Normand pour découvrir les nombreuses espèces d'oiseaux, liées aux boisements, aux landes et aux falaises que constituent le site remarquable du Cap d’Ailly.
ODD 15 Vie terrestre
 
Plus de 1100 projets ont été déposés en France. Retrouvez tous les projets sur le site français de la SEDD 2017.
 
 
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Ina

L’Ina lance son premier appel à chercheurs !

L'Institut national de l'audiovisuel (Ina) déploie deux nouveaux dispositifs de soutien à la recherche et à la valorisation scientifique de ses collections : en créant un statut de chercheur associé et en attribuant des bourses de recherche, l'Ina renforce son soutien aux travaux scientifiques menés à partir de ses collections et de ses outils d'analyse.
 
Par cette double initiative, l'Ina accompagnera des doctorants et des chercheurs dans la réalisation de projets originaux et innovants portant sur ses fonds, ou sur l'analyse ou le traitement des images, des sons et des data associées en lien avec les projets portés par le Département Recherche et Innovation numérique de l'Ina : http://recherche.ina.fr/
 
L'Ina à Bry-sur-Marne -94-
 
L'Institut offrira aux chercheurs sélectionnés un accueil privilégié, assorti de divers soutiens matériels.
Ces deux nouveaux dispositifs viennent compléter les Prix de l'Ina THEQUE décernés chaque année depuis 1997 pour soutenir la valorisation scientifique des collections de l'Institut.
 
•             Le statut de chercheur associé
Ce statut est ouvert aux chercheurs de toutes les disciplines. Les candidats peuvent proposer le projet de recherche de leur choix dès lors que son sujet portera sur :
-    l'étude et la valorisation des collections de l'Ina ;
-    et/ou l'analyse ou le traitement des images et/ou des sons et/ou de données associées, en lien avec les projets portés par le Département « Recherche et innovation numérique » de l'Ina.
Le chercheur associé bénéficiera (pendant un an, renouvelable 2 fois) d'un accueil sur le campus de l'Ina à Bry-sur-Marne et d'un soutien à la valorisation du résultat de ses travaux de recherche.
 
•             Des bourses pour encourager la recherche sur les collections
Ce dispositif vise à développer les recherches sur des fonds de l'Ina moins connus du public ou sous-exploités, telles que les collections radio, web, ou encore certains fonds d'archives écrites.
Les lauréats, chercheurs en sciences humaines et sociales et en sciences de l'information, bénéficieront pendant un an, outre des avantages accordés aux chercheurs associés, d'un soutien financier de 5 000 €.
 
Les dossiers de candidatures doivent être envoyés avant le 15 juin 2017. Les lauréats pourront débuter leurs travaux de recherche dès le 1er octobre 2017.
 
Règlement et calendrier de l'appel à candidatures : http://www.inatheque.fr/actualites/2017/mai-2017/appel-chercheurs-2017-2018.html
 
 
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bio innovations

Lancement du Forum BioRESP : pour une transition bioéconomique

Après le Festival Vivant organisé en septembre 2016, le volet français du programme européen Synenergene continue de proposer des événements destinés à aborder et faire connaître les différentes facettes de la biologie de synthèse et de la bioéconomie.
Ainsi, le jeudi 1er juin 2017 verra l'organisation de la toute première édition du Forum BioRESP à l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF) d'AgroParisTech (Paris 15e). Objectif : devenir une interface de dialogue multi acteurs et de rencontres pensées pour remettre le vivant au cœur de l'économie et forger une bioéconomie viable et souhaitable, à travers la tenue de nombreux ateliers, conférences et tables rondes.
UP' Magazine est partenaire de l'événement
 
Le Forum BioRESP s’inspire du Forum NanoRESP qui, depuis 2013, permet d’accompagner les acteurs concernés par les nanotechnologies vers des pratiques responsables.
Ce nouveau Forum propose d’aborder les déterminants et les effets divers de la révolution bioéconomique émergente ; on sait, en particulier, que l’effacement progressif des ressources fossiles va accroître la pression sur les ressources de biomasse et obliger à une entente face aux concurrences de leurs usages pour arbitrer entre des priorités : alimentation, énergie, chimie, matériaux…

Remettre le vivant au cœur de l’économie, tel est l’enjeu de la bioéconomie

Il s’agit de produire de plus en plus à partir des processus vivants : biogaz plutôt que carburants fossiles, matières renouvelables plutôt que minérales.
C’est aussi penser la production de manière « organique » et donc sortir du schéma classique : exploitation de ressources, transformation, consommation, mise en déchet.
Cette « transition bioéconomique » peut être une opportunité pour les parties prenantes et les citoyens de se réapproprier le développement de leur territoire.
Pour être fructueuse, cette perspective exige un dialogue suivi entre acteurs concernés pour envisager collectivement les dilemmes (externalités, compétitivité, concurrence d’usages, biodiversité, accès aux biomasses, incitations…) et les résoudre. Dans ce contexte, le Forum BioRESP, catalyseur du dialogue entre parties concernées propose d’activer les interactions et les liens, et d’aider à la cohérence des dynamiques.
Cette première séance du ForumBioRESP vise à rassembler, dans la diversité de leurs intérêts et de leurs attentes, les acteurs concernés (monde agricole, industriel, académique, associatif, pouvoirs publics, étudiants et start-upers…) afin de recueillir les enjeux de chacun et les dilemmes qui seront mis au programme des prochaines séances.
Le Forum BioRESP constitue un outil pour anticiper collectivement les reconfigurations de la société et des chaînes de valeur que la bioéconomie va engendrer. Il propose d’examiner collectivement les opportunités et les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) des usages du vivant et leurs controverses associées.
Le Forum propose un cadre pour susciter un dialogue entre les acteurs (agriculteurs, producteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs, autorités publiques, investisseurs…) afin qu’ils partagent entre eux, connaissances, initiatives concrètes, incertitudes et attentes, sur des thèmes de controverses pertinentes. Ce processus vise à aider les acteurs à progresser librement «  en meilleure connaissance de causes ».
 
Ce projet s’ancre dans une dynamique initiée par les trois éditions des Assises du Vivant tenues à l’UNESCO (2012-2015) et, plus récemment, par le FESTIVAL VIVANT (sept 2016), volet français du programme européen Synenergene qui a mobilisé quinze partenaires.
Le processus BioRESP est porté par un Comité de pilotage constitué de sept Collèges réunissant les pouvoirs publics, des chercheurs, des industriels, des représentants d’associations et citoyens, des représentants territoriaux, ainsi que des étudiants et startupers.
Financé par une Alliance d’opérateurs publics et privés (cotisants annuels) dont l’ADEME, SUPBIOTECH, la Fondation Paris-Reims et la Maison des sciences de l’homme Paris-Saclay, il est soutenu par AgroParisTech, Entreprises pour l’environnement (EpE) et l’association OREE.

Comment ça marche ?

Le dialogue multi-acteurs pour des pratiques d’innovation responsable.
Le Forum BioRESP inscrit ses travaux dans l’esprit des programmes RRI (« responsible research & innovation) développés en Europe. Ceux-ci interrogent les logiques d’innovation dès l’amont de leur conception du point de vue des produits et services envisagés, en intégrant leurs impacts (cycle de vie, dégradation, usages, utilité…).
Le dialogue multi-acteurs constitue un des outils de choix pour faciliter le questionnement mutuel et l’expression de la diversité des conceptions et des intérêts. Il permet de faire émerger des controverses et progresser l’ajustement des logiques d’innovation et la robustesse des projets industriels ultérieurs.
Ainsi, l’ambition de l’enceinte de dialogue BioRESP est d’entretenir un processus d’apprentissage où chacun contribue à soutenir une « vigilance commune ».
Cela suppose de s’appuyer sur des expertises pluralistes, des approches sociotechniques diverses, des pratiques de respect et d’écoute aptes à cultiver la confiance.
Le Forum BioRESP propose donc à tous les acteurs concernés une veille sur les initiatives et les formes diverses que peut prendre la bioéconomie, Ils pourront inspirer à chacun des stratégies plus adaptées, par une meilleure conscience de l’écosystème vivant et industriel.
 
Un modèle encouragé par les pouvoirs publics
Ce type de dialogue pour l’innovation responsable a été clairement encouragé par :
•  La Stratégie française pour la bioéconomie – parue en janvier 2017 - qui souligne le besoin d’un dialogue permanent des acteurs dans ce domaine.
• La Commission européenne : les exigences en matière de recherche et d’innovation responsables se font de plus en plus explicites au niveau européen, notamment au sein du programme Horizon 2020.
• Le manifeste signé à Utrecht en 2016 par les acteurs impliqués dans la bioéconomie
• Les engagements internationaux (17 objectifs du millénaire de l’Agenda 2030).
 
Modalités
Le Forum BioRESP organise quatre rencontres par an. Les projets et les comptes rendus des travaux sont disponibles sur le site : www.bioresp.eu
 
Tous les deux ans, se tiendra un FESTIVAL VIVANT (sur le modèle du FESTIVAL VIVANT 2016) afin de valoriser les initiatives des acteurs impliqués dans la transition bioéconomique.
 
C’est la société Anthropocène qui est mandatée pour coordonner et organiser les séances BioRESP. Les deux chargés de mission sont Dorothée Browaeys et Pierre-Alain Schieb.

Programme du 1er Juin

14h Accueil
Mot d’introduction de Gilles Trystram, directeur d’AgroParisTech
Présentation de la séance par Dorothée Browaeys, cofondatrice du Forum BioRESP
 
14h15 Comment forger une dynamique cohérente pour la transition bioéconomique ?
Prospective : au risque de l’inaction par Pierre-Alain Schieb, coauteur de Compétitivité et soutenabilité de la bioéconomie à l’horizon 2050 (L’Harmattan)
 
14h35 Réactions des acteurs, issus des diverses communautés concernées :
Monde industriel : Laetitia Gerbe, responsable des partenariats, Tereos
Monde agricole : Maximin Charpentier, président de la Chambre d’Agriculture de la Marne, président du cluster Agroressource et Bioeconomie demain et de la Ferme 112
ONG et société civile : Jean-David Abel, coauteur du rapport Vers une bioéconomie durable au CESE, vice-président de France nature environnement (FNE)
Pouvoirs publics : Bertrand Rigal, directeur du développement économique et de l’enseignement supérieur, communauté urbaine du Grand Reims, membre du Bioeconomy Panel de la Commission européenne
Territoires : Dominique Plumail, fondateur de CEDEN, Cabinet de valorisation des biomasses, coordinateur du projet européen BioREG
Pôle innovation : Yvon Le Hénaff, directeur général de l’ARD (Agroressources recherches et développements)
Monde académique : Jean-Marc Callois, directeur du département Territoires à l’IRSTEA
 
15h45 Comment la bioéconomie peut recomposer les interdépendances ? par Françoise Roure, présidente de la section sécurité et risques du Conseil général de l’économie -ministère de l’Économie et des finances
Présentation des ateliers par Dorothée Browaeys : thèmes, objectifs et manières de faire.
 
16h Pause
 
16h30 Ateliers : Partages d’expériences pour cerner les enjeux, les préoccupations, les tensions à traiter collectivement.
Ateliers sous forme de World Café : chacun suit deux ateliers successivement
 
Atelier 1 - Performances, externalités, comptabilité environnementale
avec Alexandre Rambaud, responsable de la chaire de comptabilité environnementale d’AgroParisTech
Animation : Pierre-Alain Schieb, cofondateur du Forum BioRESP
 
Atelier 2 - Compétitivité des démarches biosourcées et concurrences d’usages avec Jean-Marie Chauvet, directeur de la Fondation Jacques de Bohan
Animation : Claire Tutenuit, déléguée générale d’Entreprises pour l’environnement (EpE)
 
Atelier 3 - Biodiversité et services écosystémiques avec Cécile Claveirole, rapporteur au CESE (gestion des sols, agroécologie), FNE
Animation Hélène Leriche, responsable biodiversité et économie à l’association OREE
 
Atelier 4 - Accès aux biomasses, organisations (écologie industrielle) et interdépendances avec André Torre, équipe ProXimités AgroParisTech/INRA, MSH Paris-Saclay
Animation : Cecile Nivet, responsable de la valorisation des recherches au GIP Ecofor
 
Atelier 5 - Incitations, indicateurs, fiscalités et réglementations vertueuses avec Catherine Moreddu, économiste senior, direction des échanges et de l’agriculture, OCDE
Animation : Virginie Le Ravalec, Service Forêt alimentation bioéconomie de l’ADEME
 
17h45 Restitutions avec Muriel Hamon du Cabinet Succeed Together
 
18h15 Prochaines étapes BioRESP
 
Conclusion : Julien Dugué, bureau bioéconomie, Ministère de l’Agriculture, de la mer et de la forêt
 
Cocktail
 
Inscription (gratuite mais obligatoire)
 
Forum BioRESP : 1er juin 2017, de 14h à 19h - AgroParisTech, 19 av du Maine, Paris 15e
 
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Saint Quentin en Yvelines

Projets innovants: candidatez pour intégrer l’incubateur de Saint-Quentin-en-Yvelines

Saint-Quentin-en-Yvelines lance un nouvel appel à candidatures pour les entrepreneurs souhaitant intégrer le SQY Cub du 15 mai au 15 juin 2017, et vous propose de faire grandir votre projet d’innovation technologique ou de services dans son incubateur.
 
À tous les nouveaux talents, futurs entrepreneurs de génie, à tous les projets innovants qui cherchent à éclore, candidatez du 15 mai au 15 juin prochain pour bénéficier d’un espace dédié à l’innovation et à l’entrepreneuriat, unique à Saint-Quentin-en-Yvelines, deuxième pôle économique de l'ouest parisien.
Nouvel emblème de l’ambition économique de Saint-Quentin-en-Yvelines, SQY Cubre lance sa campagne de recrutements. SQY Cub réunit en un même lieu :
•La Maison de l’Entreprise, structure d’accueil et d’accompagnement à la création et au développement d’entreprises.
•Le tiers-lieu, carrefour d’animations économiques : conférences, ateliers, démonstrations, expérimentations…
•L’incubateur, pour booster le développement de startups et passer de l’idée initiale à la consolidation et à la réalisation d’un projet structuré.
 
Les premiers porteurs de projets ont intégré le programme d’incubation en début d’année avec pour objectif de passer de l’idée initiale à la consolidation et à la réalisation d’un projet structuré. Aujourd’hui, vous pouvez les rejoindre, pour bénéficier, comme eux, d’un accompagnement complet et multiforme, par des conseillers tous rompus à la création de startup.

Un incubateur d’excellence

Saint-Quentin-en-Yvelines a en effet choisi de faire appel à IncubAlliance, l’incubateur mutualisé de Paris-Saclay, fondé il y a plus de dix ans. À son actif : plus de 300 projets depuis sa création, 250 sociétés qui se développent générant plus de 1 700 emplois et un chiffre d’affaires consolidé de 120 M €.
Le programme d’incubation comprend deux phases distinctes : un parcours entrepreneurial d’une durée maximum de 3 mois et une phase de 21 mois (au maximum), pour mettre en œuvre le projet dans toutes ses dimensions. L’incubateur propose, en plus de l’accompagnement, un hébergement et des services sur mesure.
 
 
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drim'in sacaly

Drim'in Saclay : booster la transition énergétique en mode collaboratif

La CCI Essonne en partenariat avec l'association MIM organise pour la 3e année consécutive l'événement collaboratif DRIM'in Saclay, dédié à la transition énergétique (énergie, économie circulaire, mobilité, industrie 4.0, agriculture, ...) du 13 au 15 juin 2017 à l'école Polytechnique. DRIM’in Saclay propose aux entreprises, start-ups, experts, chercheurs et étudiants, d’imaginer en mode collaboratif les solutions aux défis posés par de grands comptes et industriels : Inscription aux Défis jusqu'au 31 mai 2017 !
 
Vous êtes une start-up, TPE, PME, porteur de projet, étudiant, nous vous invitons à découvrir les pitch des challenges proposés par les industriels partenaires de DRIM'in Saclay 2017 ​dans les domaines de l'énergie, l'​économie circulaire, la ​mobilité, l'industrie 4.0, l'​agriculture durable :
 
ENEDIS : Chantier 3.0
 
Vous disposez d'un savoir-faire ou d'une innovation sur un de ces sujets et souhaitez nouer des partenariats, consultez l​e détail des​ défis, choisissez  le vôtre et inscrivez-vous sur driminsaclay.com avant le 31 mai 2017, suivant le calendrier suivant :
- 13 et 14 juin 2017 : travail collaboratif et coaching des équipes à Polytechnique
- 15 juin 2017 : pitches des solutions à EDF Lab
- A partir de septembre 2017 : accélération des projets lauréats avec le soutien de la Communauté d'agglomération Paris-Saclay, d’Incuballiance, d’Optics Valley et de la SATT Paris-Saclay
 
 
Drim’in Saclay c’est l’occasion d’ identifier des technologies innovantes pour accélérer le processus de transition énergétique, profiter d’un écosystème favorable pour stimuler la création de valeur sur le territoire de Paris-Saclay, poser les jalons d’un travail collaboratif et élaborer des solutions en équipe, s’enrichir grâce aux différents coaches et à la complémentarité des participants, venir partager dans un climat serein, ouvert et dynamique,  rencontrer et échanger avec les acteurs franciliens de l’innovation, créer des emplois durables pour répondre aux besoins du marché, accélérer la croissance et la compétitivité de nos start-ups, TPEs et PMEs, …
 
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TEDx Saclay

TEDx Saclay 2017 3ème édition : Au service du Vivant

TEDx Saclay 2017 3ème édition : L'Appel à idées est ouvert aux étudiants, entrepreneurs, doctorants & chercheurs ou simplement passionnés sur le thème « Au service du Vivant » qui aura lieu le 30 novembre 2017
 
Pour sa 3ème édition, TEDx Saclay situé au cœur d’un pôle scientifique et technologique, qui prévoit de réunir à terme 20 à 25% de la recherche française, organismes de recherche, grandes écoles, universités et entreprises privées a choisi de se mettre “Au Service du vivant”.  C’est sur cette thématique que les intervenants de cette 3ème édition questionneront notre futur. À l’aube de quelles révolutions sommes-nous ? Agriculture, culture, art, architecture, santé, technologies, éducation, économie... Serons-nous capables d’en tirer le meilleur ? Serons-nous capables de mettre en œuvre toute la capacité de la recherche et de l’innovation technologique et sociale au service de l’humain, l’environnement ... ?
 
En 2017, l'événement prend une nouvelle dimension. Le 30 novembre, il réunira près de 1000 participants au sein du Campus Supélec, récemment inauguré à cette date. TEDx Saclay offre l’opportunité à tout porteur d’idées de se faire connaître ! Jusqu’au 31 mai 2017, Entrepreneur(se)s, Doctorant(e)s ou Chercheurs, Étudiant(e)s et Passionné(e)s sont invités à venir partager leurs idées, inspirer le public et rencontrer des acteurs de Paris-Saclay.
 
Le Jury, formé des iConnecteurs et organisateurs de l’événement, retiendra un(e) intervenant(e) par catégorie.
La pré-sélection aura lieu le Jeudi 8 juin où cinq profils par catégorie seront retenus.
La sélection finale se tiendra ensuite le Jeudi 22 juin sur le campus DATA4 de Paris-Saclay.
Enfin, les heureux sélectionnés seront invités à venir présenter leurs idées lors de l’événement du 30 Novembre.
Vous souhaitez en savoir plus sur l’appel à idées ?  www.tedxsaclay.com
 
 
Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de voir les précédentes éditions et notamment la dernière édition “Au-delà des limites” qui a eu lieu le 30 novembre 2016 au Lab d’EDF, vous pouvez visualiser ces quelques vidéos :
 
 
Qu’est-ce que TED ?
Depuis 30 ans, la conférence américaine TED (Technologie, Entertainment, Design) permet à des individus visionnaires de partager leurs idées inspirantes sur des thèmes très variés avec le grand public.
 
Qu’est-ce que TEDx ?
Face à son succès, TED a voulu permettre à la communauté élargie de ses fans de diffuser l’esprit TED autour du monde. Le programme TEDx a été créé pour cela : continuer à partager des idées et notre passion de la connaissance. Le « x » signifie qu’il s’agit d’événements qui sont organisés indépendamment tout en respectant un certain nombre de critères définis par TED.
 
               
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fête de la nature

Fête de la Nature 2017 : les « super-pouvoirs de la nature »

Créée en 2007, la Fête de la Nature convie chaque année petits et grands à découvrir la faune et la flore qui les entoure du 17 au 21 mai. La thématique de cette 11ème édition, les « super-pouvoirs de la nature », propose d’explorer les spécialités, rôles et fonctions d’une multitude d’espèces vivantes, et de lever en partie le mystère sur leurs fameux pouvoirs. Chaque année, ce sont plus de 5 000 manifestations gratuites qui sont organisées dans toute la France, rassemblant en moyenne 800 000 participants.
 
Sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne, des événements sont proposés à deux pas de chez soi.  Au programme, un martin-pêcheur qui inspire le TGV japonais, des plantes bretonnes capables de vivre à la limite de la terre et de la mer, sur un sol pauvre et dans une atmosphère chargée de sel, ou encore des marais salants qui nous protègent des tempêtes…
La Fête de la Nature est depuis 11 ans l’événement nature de référence en France pour découvrir ou redécouvrir les richesses naturelles souvent insoupçonnées et renouer avec notre environnement. Créée en 2007 à l’initiative du Comité français de l’union internationale de conservation de la nature (UICN) et du magazine Terre Sauvage, la Fête de la Nature est devenue un moment de rassemblement incontournable, festif et convivial autour de la nature à travers toute la France.
En 2017, la nouvelle Agence française pour la biodiversité, pour sa première année d’existence, s’associe à l’événement.
A travers cinq jours de célébration, des milliers de manifestations gratuites sont ainsi organisées par les associations de conservation et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… Sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne, des évènements sont proposés à deux pas de chez soi !

Le thème 2017 : « Les super-pouvoirs de la Nature »

Pour sa 11ème édition, la Fête de la Nature met à l’honneur les écosystèmes et les espèces qui font preuve d’adaptations, de stratégies, de mécanismes plus étonnants les uns que les autres qu’il est possible de découvrir à deux pas de chez soi. Une occasion unique pour le public d’observer ces spécialités, rôles et fonction de la nature et de lever, en partie, le mystère sur leurs « super-pouvoirs ».
 
A propos de la Fête de la Nature
La Fête de la Nature est soutenue depuis sa création par le Ministère de l’écologie, une charte a ainsi été signée en 2007. L’initiative est aujourd’hui reprise en Suisse et aux Pays-Bas. Depuis 2009, la Fête de la Nature est coordonnée par l’association éponyme, qui rassemble l’ensemble des organisateurs nationaux et partenaires de l’événement, œuvre pour accompagner les organisateurs de manifestations et porte la communication nationale de l’événement.
Plus de 40 partenaires impliqués dans la préservation de la nature se mobilisent pour la Fête de la Nature, parmi lesquels de grandes associations et établissements publiques, mais aussi des entreprises comme EDF, RTE, des institutions, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France.
 
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économie bleue

"Demain, l'économie bleue"

Notre monde craque de toute part, l’homme a créé en quelques générations une nouvelle ère géologique, l’anthropocène, qui modèle la terre, et en redéfinit son habitat. Les crises de succèdent, financières, environnementales, sociales alors que dans le même temps nos connaissances et l’innovation n’ont jamais été aussi importantes. D’aucuns voient des épisodes conjoncturels tandis que d’autres voient une transition se dessiner.
Il est peut-être temps de questionner les éléments fondamentaux de nos sociétés tels que la nourriture, l’économie, l’énergie, la santé, l’éducation et la démocratie. L’Association Aristote organise le Jeudi 27 avril 2017 son prochain séminaire sur le thème « Demain, l’économie bleue » à l'Ecole Polytechnique à Palaiseau, organisé par David Menga (EDFlab) et Olivier Seznec (Novanum Smartuse), en partenariat avec Cap'Tronic et Ceebios.
 
Ce séminaire « Demain l’économie bleue » souhaite apporter des contributions positives, tournées vers l’action, à ces questions, dans la lignée du film de Cyril Dion et Mélanie Laurent, « Demain » et des articles du magazine « Wedemain » .
Il souhaite sortir du « pessimisme confortable » comme le dit le philosophe Patrick Viveret.
 
Cette journée a été construite comme un voyage vers ce nouveau monde que nous aspirons de nos vœux et qui émerge petit à petit partout dans le monde. En partant du constat sur la nécessité de transformer nos sociétés et sur les bases de la transformation autour de l’économie de la connaissance, du biomimétisme et de l’économie bleue. Et puis seront abordées les solutions innovantes pour la production alimentaire, le commerce, la nouvelle économie, les technologies de l’information et enfin la nécessaire gouvernance à mettre en place.
 
Les intervenants sont à la fois des penseurs et des faiseurs, des acteurs de terrain, les « zèbres » comme le dit si joliment l’écrivain Alexandre Jardin.

Des constats alarmants

Pour la première fois en 4,5 milliards d'années, une espèce unique, l’homme, a radicalement changé la morphologie, la chimie et la biologie de notre planète. Des espèces entières sont en voie de disparition. Dernier exemple en date, les girafes : il n’en reste plus que 100,000 sur terre. Les humains souffrent aussi. Chaque année, la pollution de l’air par les particules fine tue 48,000 personnes en France, 3ème cause de mortalité après le tabac et l’alcool. Notre espérance de vie baisse de 15 mois dans les villes et de 9 mois dans la campagne. Cancer, maladies cardio-vasculaires, troubles de la reproduction constituent un fléau qui touche de plus en plus de nos concitoyens, et mêmes les plus jeunes.
 
Notre mode de développement économique fondée sur la prédation sans limites des ressources naturelles, censé nous apporter le bien-être, a atteint ses limites et nous entraine dans une spirale destructrice. Les rendements du blé et du maïs stagnent, malgré des dépenses croissantes en engrais azotés et en produits dits phytosanitaires. La faible teneur organique des sols et leur érosion annoncent une régression de la production. La nourriture industrielle n’apporte plus les nutriments essentiels au développement des êtres humains. L’historien Jared Diamond, dans son célèbre livre « Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie», a montré que l’extinction des civilisations provenait de forts changements climatiques couplés à des dégradations environnementales, le plus souvent causées par l’action de l’homme. Notre régime à base d’aliments transformés favorise l’émergence de diabètes de type 2, de maladies cardio-vasculaires. Un décès sur 3 en France peut être attribué à une mauvaise alimentation. Les maladies chroniques comme l’hypertension, le diabète explosent, les coûts des traitements aussi. La déforestation massive couplée à la mondialisation des échanges libère dans nos milieux aseptisés des virus et bactéries qui deviennent fortement pathogènes et menacent des populations entières, comme en témoignent les ravages de la grippe H1N1.
 
Des maladies que nous pensions avoir vaincues resurgissent, comme la tuberculose ou la pneumonie, et certaines souches résistent à notre arsenal antibiotique. Or, il faut généralement 10 ans pour développer et mettre sur le marché un nouvel antibiotique. Côté éducation, Le dernier rapport PISA, sorti le 7 décembre 2016, dresse un portrait sombre de l’éducation à la Française. Notre système éducatif coûte cher, est inefficace et reproduit fidèlement les inégalités sociales. Côté énergie, le monde des énergies fossiles touchera à sa fin dans notre siècle. Les énergies renouvelables sont séduisantes, leur coût baisse, mais elles demeurent intermittentes. La sécurité des centrales nucléaires et la gestion des déchets radioactifs de longue durée restent un sujet de préoccupation. Le bon mix énergétique reste à trouver. Enfin, Le fonctionnement des démocraties nous semble éloigné des préoccupations des citoyens qui manifestent leur mécontentement en s’abstenant, en lorgnant vers les extrêmes, avec le Brexit et l’élection récente de Donald Trump.

Au programme : 

- Le constat : la nécessaire transition, Valérie Masson-Delmotte, GIEC
 
- Le nouveau cadre de la transition : l'économie circulaire, le biomimétisme, la société de la connaissance, Tarik Chekchak, Ceebios/Cousteau Society
 
- L'alimentation : la production alimentaire intensive - Permaculture et nouveaux modèles économiques, Daniel Evain, ingénieur agronome
Le système agricole développé depuis les années 50 est à bout de souffle. Le seul objectif recherché n'ayant été que l'augmentation des rendements et la satisfaction des besoins de l'industrie agro-alimentaire et la grande distribution. Le constat est amer aujourd'hui. De nombreux agriculteurs en difficulté avec de faibles revenus, une consommation excessive de pesticides qui pollue les citoyens et l'environnement. Peut-on aujourd'hui changer de modèle agricole ? Où sont les leviers de ce changement ?
 
- Le commerce : circuits courts et locaux, Hélène Binet, La Ruche qui dit oui
 
- L'économie réinventée : la fin des déchets, Thibault Turchet, Zéro Waste France
Cet exposé abordera les problématiques environnementales et économiques que présente la production massive de déchet en France et leur incinération ou mise en décharge. Ce constat étant dressé, la session sera tout particulièrement dédiée à démontrer qu'il existe pourtant des solutions, souvent multi-partenariales, pour drastiquement réduire les déchets ou les recycler, tout en créant des activités intensives en emploi.
Thibault Turchet est avocat de formation, et juriste à Zero Waste France, association agréée de protection de l'environnement spécialisée sur les déchets. Il travaille avec les associations locales et favorise leur accès au droit. Il est également en charge du suivi de certains dossiers de plaidoyer (fiscalité, filières REP, plans régionaux…).
 
- L'économie réinventée : la transition énergétique, Yves Marignac, Negawatt
 
- L'économie réinventée : la méthode d'Ecoconception en économie circulaire - Présentation du Circulab, Brieuc Saffré, Agence Wiithaa
L'équivalent en métal d'une tour Eiffel est consommée toutes les 3 minutes dans le monde, une piscine olympique remplie de béton est coulée toutes les 15 secondes… Notre rythme de consommation des matières a atteint un rythme sans précédent. La pression démographique mondiale et la finitude des ressources nous impose de changer nos modes de conception. Il est urgent de faciliter l'optimisation, la réutilisation voire même le recyclage des matières et des pièces pour nous réintégrer dans les cycles du vivant. Mais comment passer à l'action ?
 
- L'économie bleue en Cornouaille, Eric Seulliet et Patrick Bellec, La Fabrique du Futur
Cet exposé présentera le projet “Blue economy en Cornouaille”. La démarche globale sera décrite et illustrée par des idées concrètes de business models innovants, rentables et non polluants. On présentera notamment le projet de la startup Alg in Town qui a pour objectif de produire et commercialiser de la spiruline fraîche dans le pays Bigouden en s'appuyant sur les préceptes de la Blue Economy.
 
- Innovation numérique : Blockchain pour vérifier les engagements des sociétés, Julien Leconte, PlayItOpen
Authentifier, suivre et rendre compte en transparence des engagements sociétaux des entreprises : la blockchain lève le voile
Industrie, finance, médias, mécénat, politique, citoyens : la responsabilité de tous est décisive pour relever les défis globaux du climat, des ressources naturelles et de la justice sociale. L'actualité nous confirme malheureusement tous les jours qu'il n'est plus possible de faire confiance aux slogans et qu'il est légitime de douter des mécanismes de contrôle mis en place. Les initiatives vertueuses sont pourtant nombreuses, mais noyées dans un océan de communication digitale et de rapports difficilement lisibles.
Cet exposé montrera comment l'utilisation d'une application décentralisée sur une blockchain publique permet à tout type d'organisation d'authentifier, de suivre et de rendre compte de manière transparente, unifiée, lisible et pérenne, de ses engagements sociétaux.
 
- Politique : Repenser la gouvernance, Corinne Lepage, ex-Ministre de l'Environnement et Députée européenne
 
 
Pour en savoir plus

«L’anthropocène»,
http://www.letelegramme.fr/monde/anthropocene-l-homme-a-fait-entrer-la-planete-dans-une-nouvelle-ere-30-08-2016-11198662.php 

«Les Girafes sur la liste des espèces menacées»,
http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/12/08/la-girafe-desormais-sur-la-longue-liste-des-especes-menacees_5045818_1652692.html 

«Voici pourquoi l’alimentation industrielle cause des maladies chroniques»,
https://reporterre.net/Voici-pourquoi-l-alimentation-industrielle-cause-des-maladies-chroniques 

«Ferme du Bec Hellouin la beauté rend productif»,
http://www.sad.inra.fr/Toutes-les-actualites/Ferme-du-Bec-Hellouin-la-beaute-rend-productif

«La qualité biologique des sols, enjeux, connaître, mesurer, améliorer»,
http://www.hautsdefrance.chambres-agriculture.fr/fileadmin/user_upload/National/FAL_commun/publications/Picardie/plaquette_biologie_sols.pdf 

«Emergence de maladies infectieuses»,
http://www.uvp5.univ-paris5.fr/wikinu/docvideos/Grenoble_1011/pinel_claudine/pinel_claudine_p02/pinel_claudine_p02.pdf 

«Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie»,
https://fr.wikipedia.org/wiki/Effondrement_(essai) 

«Résistance aux antibiotiques»,
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/antibiotic-resistance/fr/ 

«PISA : le classement 2016 dévoilé, combien de points obtient la France»,
http://www.linternaute.com/actualite/education/1310839-pisa-le-classement-2016-devoile-la-france-retrogradee/ 

«Education, L’Allemagne fait mieux que nous avec moins de moyens»,
http://www.capital.fr/enquetes/dossiers/education-l-allemagne-fait-mieux-que-nous-avec-moins-de-moyens-1139809 

«Quand le numérique aide les citoyens à prendre le pouvoir»,
https://www.franceinter.fr/societe/quand-le-numerique-aide-les-citoyens-a-prendre-le-pouvoir 

Patrick Viveret : «Dès qu’on est dans l’ouverture aux autres, on se fait taxer de bisounours»,
http://www.wedemain.fr/Patrick-Viveret-Des-qu-on-est-dans-l-ouverture-aux-autres-on-se-fait-taxer-de-bisounours_a2298.html
 
Participation aux frais :
 
* gratuit pour les membres d'Aristote (Arcsys Software, BnF, Bull, CEA, Cerfacs, CINES, CIRAD, CNES, CNRS, Ecole Polytechnique, EDF, GENCI, HP, IFPEN, IFREMER, IFFSTAR, INRA, INRIA, IRSTEA, Kertios, MIM, ONERA, SBA, Synchrotron Soleil, Thales, Xirius Informatique) et les intervenants,
* payant pour les non membres : 60 €, par chèque à l'ordre de “Association Aristote” à remettre à l'entrée du séminaire
 
Lieu : Ecole Polytechnique - Amphithéâtre Becquerel, Palaiseau
Correspondances bus/autocars à partir de la gare de Massy-Palaiseau
 
 
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Innovatives

Salon Innovatives SHS : Marseille accueille la 3e édition

Faire connaître la diversité des savoir-faire et des innovations issues des laboratoires de sciences humaines et sociales (SHS). Faciliter la rencontre et les échanges entre équipes de recherche, monde entrepreneurial et décideurs publics, afin de construire des projets communs et de faciliter les transferts de connaissances et de compétences dans un sens comme dans l'autre. Tels sont les objectifs du salon Innovatives SHS, organisé par le CNRS, dont la troisième édition se tiendra les 17 et 18 mai 2017 au Parc Chanot, à Marseille.
 
Cette édition accueilleta une vingtaine de projets étrangers, notamment québécois, et mettra l'accent sur la santé. D'autres projets exposés concernent la mise en valeur du patrimoine, l'aménagement des territoires, l'éducation, et d'autres expertises.
Soixante-dix équipes de recherche, dont une vingtaine venues de l'étranger, feront, pendant ces deux jours, la démonstration des innovations qu'elles conçoivent : applications pour la prévention du suicide ou l'amélioration des soins en oncologie, robots et autres dispositifs de rééducation, outils de réalité virtuelle pour la mise en valeur du patrimoine, logiciels d'aide à la décision en matière de gestion des transports urbains ou d'impact sonore de l'architecture, tests pour évaluer les compétences rédactionnelles… Certains de ces produits sont conçus en partenariat avec des entreprises, des collectivités territoriales ou des associations.
 
À destination d'un public composé, en particulier, de décideurs économiques et politiques, ce salon professionnel a pour vocation de faire connaître les savoir-faire des équipes de recherche en SHS et leur contribution à l'innovation, qu'elle soit technologique ou sociale.
 
Au cœur du salon, sur l'Agora, des rencontres autour d'une thématique — comme les réseaux collaboratifs, la recherche et les entreprises —, favoriseront les échanges directs entre le porteur d'une réalisation et les visiteurs intéressés. Au sein de ces « Innov'action » deux tables rondes permettront de mettre en avant la recherche en SHS au service de l'innovation sociale et de la construction d'un nouveau modèle économique.
 
Lieu : Innovatives SHS. Le salon de la valorisation en sciences humaines et sociales à Marseille Chanot - Palais de l'Europe, Rond-Point du Prado, 13008 Marseille
 
Programme complet et inscriptions : innovatives.cnrs.fr
 
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Maker faire

Maker Faire 2017 : Appel à candidatures !

Maker Faire Paris lance un appel à projets à destination des makers pour sa quatrième édition parisienne qui se tiendra du 9 au 11 Juin 2017.
Tous les makers qu'ils soient petits ou grands, étudiants, bricoleurs, codeurs, designers... sont invités à participer en déposant un dossier de candidature présentant leur projet avant le 15 avril.
 
Maker Faire est à la fois une fête de la science, une foire populaire et l’événement de référence de l’innovation partout dans le monde. Né aux Etats-Unis en 2006 dans la Silicon Valley, Maker Faire est à la fois une fête de la science, une foire populaire et un événement de référence pour l’innovation. Totalement unique, ce concept regroupe stands de démonstration, ateliers de découverte, spectacles et conférences autour des thèmes de la créativité, de la fabrication, des cultures Do It Yourself et maker. Aujourd’hui, plus de 200 éditions réunissent dans 38 pays des communautés de passionnés, experts ou débutants, qui partagent l’envie de créer, fabriquer et apprendre les uns des autres.
 
Cet événement réunit des passionnés de technologies, des artisans, des industriels, des amateurs, des ingénieurs, des clubs de science, des artistes, des étudiants et des Startup. Ensemble, ils forment la communauté des Makers et viennent pour montrer leurs créations et partager leurs connaissances. Les visiteurs viennent à Maker Faire pour entrevoir l’avenir et trouver l’inspiration pour devenir eux-mêmes des Makers. Depuis 2015, Maker Faire est présent dans plus de 160 villes dans le monde.
 
La 4ème édition de Maker Faire Paris se tiendra à la Cité des Sciences et de l’Industrie. Rejoignez la communauté des Makers en vous inscrivant.
 
Dossier de candidature présentant leur projet avant le 15 avril via : http://paris.makerfaire.com/appel-aux-makers/

Cité des sciences et de l'industrie , 30 avenue Corentin Cariou - 75019 PARIS
 
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innovation technoscientifique

Innovations technoscientifiques et perspectives interdisciplinaires pour une éducation au vivant : finalités et stratégies

A l’occasion du 85ème sommet de l’ACFAS, à l’Université McGill de Montréal, un colloque se tiendra les jeudi 11 et vendredi 12 mai 2017 sur le thème « Innovations technoscientifiques et perspectives interdisciplinaires pour une éducation au vivant : finalités et stratégies ». Depuis 1933, la communauté scientifique francophone profite de ce rendez-vous pour présenter ses plus récents travaux, connaître les derniers développements en recherche, débattre de questions d'actualité et échanger des idées avec des collègues, des associations et des groupes participants. Ce cadre stimulant est propice au partage de nouveaux savoirs qui donnent aujourd’hui sa forme au monde dans lequel nous vivrons demain.
Photo: Université Mc Gill Montréal © F. Marion, UP' magazine
 
Depuis la fin du 20e siècle, les avancées technoscientifiques en lien avec le vivant soulèvent des questions. S’appuyant sur des modèles provenant de nombreuses disciplines biologiques pour comprendre et appréhender le vivant, certaines de ces avancées induisent des formes de maîtrise ou de façonnement du vivant. La place du vivant dans la recherche de solutions durables aux problèmes énergétiques, alimentaires ou de santé est au cœur des préoccupations, que ce soit pour préserver la biodiversité ou pour l’employer en tant que ressource. Ces différents buts et usages interpellent les scientifiques, les citoyens et les acteurs œuvrant dans le champ éducatif. Ouvrant la voie à des transformations du vivant, ces innovations interrogent nos rapports au vivant et remettent en question nos représentations de l’humain et ses relations avec les autres formes du monde vivant et non vivant.
 
À l’instar d’Atlan, n’avons-nous pas intérêt à considérer sérieusement la fin du tout génétique, pour repenser les enjeux médicaux et sociétaux de certaines pathologies au regard des interactions entre gènes et environnement ou mode de vie ? Quel est l’intérêt et quelles sont les limites de la virtualisation du vivant offerte par les simulations et les modélisations informatiques grâce à la biologie de synthèse ? Doit-on fabriquer du vivant et pour quelles finalités ? Est-ce éthique de breveter le vivant ? L’instrumentalisation du vivant est-elle une posture viable ?
 
L’enseignement répond-il à la finalité d’une formation des futurs citoyens et citoyennes pouvant se positionner face à ces interrogations ? Quels choix sont faits dans le champ éducatif pour positionner ces enjeux et par qui sont-ils réalisés ?
 
La perspective de ce colloque est celle d’interroger d’une part les nouveaux enjeux et défis auxquels les éducations au vivant doivent faire face et, d’autre part, les nouvelles mises en œuvre convoquant un regard interdisciplinaire dans cette même voie d’une éducation au vivant.
 

Programme

Jeudi 11 mai 2017
Présidence/Animation : Marie-Claude Bernard (Université Laval)
Discutant : Corinne FORTIN (Université Paris Est Créteil -LDAR)
 
09 h 00 : Innovations technoscientifiques : enjeux et questions pour l’éducation scientifique virginie albe (Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay)
Les mutations que vit, à l’échelle internationale, l’éducation scientifique au secondaire depuis les quinze dernières années, questionnent et bouleversent les disciplines scientifiques, tant dans leurs contenus que dans leurs finalités. Ainsi, par exemple, l’émergence de recherches et de pratiques éducatives sur des controverses socioscientifiques contemporaines, ayant une forte vivacité sociale, telles les nanotechnologies, les biotechnologies, les changements climatiques a posé à nouveau frais la question des références sur lesquelles fonder les savoirs scolaires. Très schématiquement s’opposent deux visions, l’une selon laquelle seul l’apprentissage de savoirs scientifiques disciplinaires pour former la future génération de spécialistes est légitime, l’autre selon laquelle est visée l’éducation d’un(e) citoyen(ne) cultivée en sciences, apte à participer aux choix politiques d’élaboration des programmes de recherche et à en débattre publiquement, impliquant une nécessaire refonte des disciplines scientifiques. Nous proposons dans cette communication de faire le point sur les enjeux et les questions soulevées par l’introduction de controverses socioscientifiques dans le curriculum scientifique, et de discuter des évolutions qui peuvent être repérées quant aux mutations des disciplines scientifiques et à leurs relations aux « éducations à ».
 
09 h 25 : Perception du vivant et protection de la biodiversité : analyse curriculaire des tensions entre vision patrimoniale et approche évolutive
Marco BARROCA-PACCARD (UQO - Université du Québec en Outaouais), Pierre-Henri Gouyon (Museum National d’Histoire Naturelle (Paris, France))
La perception du vivant dans nos sociétés se modifie à la fois par le développement biotechnologique, mais aussi par la prise de conscience de la fragilité des systèmes naturels (Caillon et Degeorges, 2005). La biodiversité porte en elle cette redéfinition en cours de la perception du vivant. Cette notion nécessite, si on veut éviter de rester dans le sens commun, la construction d’une opinion raisonnée entre une vision naïve d’une nature idyllique agressée par une humanité destructrice et une vision techniciste associée aux experts (Lange, Trouve et Victor, 2007 ; Maris, 2010). Mais, il faut aussi comprendre quelle perception du vivant est portée par cette notion : une vision du vivant comme patrimoine à protéger ou comme résultat du processus évolutif (visions qui rejoignent la distinction entre événement et phénomènes (Orange-Ravachol, 2012)) ou même comme ressource pour des approches technoscientifiques (OGM). Cette communication propose l’analyse épistémologique de ces trois visions pour construire une grille d’analyse des curricula français. Une analyse de contenus des programmes scolaires et des manuels scolaires de SVT en classe de Troisième et de Seconde générale a montré la dichotomie entre la construction d’un rapport au vivant fortement marqué par la théorie évolutive et une présentation de la protection/gestion de la biodiversité qui reste ancrée dans une vision patrimoniale d’un vivant figé et harmonieux qu’il faudrait préserver du développement humain.
 
09 h 50 : Comment l’instrumentalisation des bovins par les innovations biotechnologiques est-elle traitée dans des manuels scolaires de l’enseignement zootechnique français?
Michel VIDAL (montpellier supagro)
Depuis le début du XIXe siècle, les politiques promouvant la productivité en élevage font l’objet de débats éthiques quant à l’instrumentalisation des animaux de production (Burgat, 2001). Nous interrogeons comment les manuels scolaires de l’enseignement de l’agriculture prennent en compte l’instrumentalisation de la reproduction de l’espèce bovine sur deux périodes de protection animale (Baratay, 2012) (1800 à 1915 et 1970 à 2014). Nous nous fondons sur deux modèles complémentaires,  Knowledge, Values, Practices (Clément, 2010) et les régimes de l’imaginaire (Durand, 1993). Durant la première période, les auteurs s’inscrivent dans des imaginaires soit « héroïque », invitant à améliorer, perfectionner les troupeaux, à s’abstraire de la nature, soit « synthétique », proposant des modes de sélection soucieux de l’adaptation de l’animal à son milieu. Ils s’appuient sur des conceptions d’un animal-fonction et sur des éthiques anthropocentrées. Durant la deuxième période, l’insémination artificielle, la sélection génomique, les techniques de clonage et de transgenèse sont décrites au travers d’imaginaires soit « héroïque », d’un animal assimilé à son seul génome et d’éthiques animales niées ou décriées, soit « synthétique » en réponse à la perte de variabilité génétique ou à des problèmes éthiques non explicitées. Les positionnements divergents des auteurs vis-à-vis des débats sur la protection animale rendent malaisés l’enseignement d’un raisonnement éthico-techno-scientifique.
 
Session 2 Axe I — Innovations technoscientifiques : défis et enjeux pour une « éducation au vivant » 
Présidence/Animation : Nathalie Panissal (LAAS CNRS)
Discutant : Alexandre Dal-Pan (Université Laval)
 
11 h 00 : Devenir « plus » : augmentation, amélioration ou apprentissage du vivant?
Julie NOACK (École normale supérieure de Lyon)
Une frange non négligeable de la recherche biomédicale remplace actuellement la visée thérapeutique par une visée de transformation volontaire de l’organisme sain par la technique (Goffette, 2008). Cette « anthropotechnie » transhumaniste prétend augmenter l’organisme humain – c’est le sens quantitatif du terme « human enhancement » : rendre le corps plus fort, plus rapide, plus durable – et même l’améliorer – selon le sens qualitatif : rendre l’humain plus libre, plus heureux, « plus vivant ». Or, le besoin de transformer son propre corps par la technique – de doubler le « corps donné » par un « corps produit » (Canguilhem, 2002 : 59) – peut aussi être interprété comme un effort de santé, définie comme « le sentiment d’une capacité de dépassement des capacités initiales » (Canguilhem, 2002 : 61).  Dès lors, le moyen ne peut plus être le simple recours à une machine : la volonté de devenir « plus vivant » relève d’un apprentissage, par le corps vivant, de sa propre vitalité – et c’est tout le rapport à la technique qui s’en trouve modifié. En effet, les anthropologues nous apprennent qu’avant d’être montée en dispositifs mécaniques, la technique traverse notre corps (Mauss, 1936) pour en structurer les gestes et les postures. Dès lors, « apprendre à devenir plus vivant » signifie faire effort pour s’approprier ces techniques qui nous conditionnent – et ainsi tenter de (re)conquérir notre vitalité.
 
11 h 25 : Le bio-art, un espace de questionnement sur les enjeux biotechnologiques des transformations du vivant pour l’éducation
Eric TRIQUET (Université d'Avignon), Jean-Loup Héraud (Université Claude Bernard, Lyon 1)
Prolongeant nos travaux sur le rôle de la « fiction réaliste » dans les apprentissages scientifiques nous nous intéressons au bio-art pour questionner, dans un cadre éducatif, les enjeux relatifs aux biotechnologies du vivant. Utilisant de façon subversive des outils et des processus biotechnologiques sur le vivant, des artistes ou collectifs contemporains (par exemple Stelarc, Kac) ouvrent une voie alternative pour explorer, à partir de leurs œuvres, le champ des transformations du vivant. Nous situons ces évolutions technologiques dans un contexte de fiction artistique, se démarquant des discours idéologiques ou sociaux. Le cadre théorique des « mondes possibles » de fiction de Lewis (1973) sous-tend le potentiel épistémologique de telles œuvres. Pour lui, un monde possible se construit, à partir d’une hypothèse « contraire aux faits de notre monde », comme le monde le plus proche du monde existant. Les pratiques du bio-art ont ainsi le pouvoir de a/figurer visuellement ces mondes possibles, b/d’en faire l’objet d’une expérience sensible collective, c/d’ouvrir un questionnement critique. Cette approche fictionnelle permet de concevoir de nouvelles situations d’éducation scientifique, en convoquant des visées épistémologiques et éthiques. S’agissant de modifications du corps, ces situations réinterrogent notre rapport au vivant ainsi que le statut des notions de « dignité humaine » et «  de personne » (appliquées à l’animal), récemment redéfinies en droit français.
 
Session 3 Axe II — Innovations technoscientifiques : perspectives interdisciplinaires pour une « éducation au vivant » 
Présidence/Animation : Corinne FORTIN (Université Paris Est Créteil -LDAR)
Discutant : Manon ALBERT (Université Laval)
 
13 h 15 : L’apport de Vigie-Nature dans l’éducation à la biodiversité (France)
Sébastien TURPIN (Muséum national d'Histoire naturelle)
Vigie-Nature est un dispositif de sciences participatives porté par le Muséum national d’Histoire naturelle. Dans ce dispositif, des citoyens volontaires vont collecter, via des protocoles simples et standardisés, des données sur un grand nombre de sites répartis sur toute la France. Un des axes de recherche de notre équipe est d’évaluer l’impact des pratiques humaines sur la biodiversité. A titre d’exemple, nous présenterons des résultats basés sur les données issues de l’Observatoire des jardins. Cette étude a permis d’évaluer l’effet de l’utilisation de pesticides sur l’abondance de papillons et de bourdons dans des jardins de particuliers. D’autres résultats préliminaires montrent un effet de la participation sur le comportement de nos observateurs : ils utilisent de moins en moins d’engrais ou de pesticides. Outre le grand public, nous souhaitons impliquer les scolaires dans ces démarches participatives. Vigie-Nature École (VNE) propose donc aux enseignants et à leurs élèves de réaliser des suivis de biodiversité. Sept protocoles permettent d’étudier des groupes variés (des escargots aux plantes sauvages en passant par les chauves-souris…). En 2015-2016, près de 6500 élèves, de la maternelle au lycée, ont participé à ce dispositif. Nous présenterons les résultats d’une étude montrant que les élèves participant à VNE déclarent s’intéresser davantage à la biodiversité de leur établissement et placent plus d’éléments naturels dans les dessins que nous leur avons demandés.
 
13 h 40 : Débattre de la nanosanté en formation d’enseignants : quels enjeux ?
Nathalie Panissal (LAAS CNRS)
Les controverses inhérentes aux pratiques à la nanosanté (Noury & Lafontaine, 2014) interrogent notre rapport au monde, au vivant. Les valeurs comme la dignité, le respect de la vie, l’autonomie sont bousculées par des techniques visant à optimiser les performances dans un contexte économique néolibéral. L’éveil de la pensée citoyenne constitue donc un défi pour l’éducation. Depuis 2007, nous co-construisons des dispositifs d’éducation à la nanomédecine dans le cadre de la didactique des Questions Socialement Vives (Legardez & Simonneaux, 2006). Nous présentons ici un dispositif de formation d’enseignants de sciences et analysons le corpus de débat sur le thème des biopuces à ADN produit dans le cadre de ce dispositif. Les arguments des débatteurs sont repérés et les justifications analysées. Les débatteurs mettent la responsabilité au cœur du débat. Nous discutons de l’intérêt des apports du care pour apporter une nouvelle voix au questionnement éthique (Tronto, 2013). Nous interrogeons l’heuristique d’une démarche d’enquête (Dewey, 2011) au service d’une capacitation éthique des citoyens (Guchet, 2014).
 
Grande conférence
Présidence/Animation : Marie-Claude Bernard (Université Laval)
Discutant : Corinne FORTIN (Université Paris Est Créteil -LDAR)
 
15 h 30 : Industrialiser le vivant, jusqu’où ?
Dorothee BROWAEYS (Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1))
 
 

 
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exil fiscal banques

Stop à l'évasion fiscale ! Rendez-vous pour une semaine d'actions

La semaine mondiale d'actions contre l'évasion fiscale débutera ce samedi 1er avril, jusqu’au 7 avril. Proposée par l'assemblée convergente "Désarmer la finance, réaliser la justice fiscale", qui s’est tenue lors du Forum social mondial de Montréal en août 2016, cette semaine doit marquer le premier anniversaire des Panama papers dont les révélations ont mis en lumière l'ampleur de l'évasion fiscale via les paradis fiscaux.
Luxleaks, Swissleaks, Bahamasleaks,... malgré toutes les révélations qui ont suivi rien n'est fait pour mettre un terme à ces pratiques frauduleuses. Des ONG du monde entier ont donc décidé de s'organiser pour faire de cette semaine la vitrine de la lutte contre l'évasion fiscale.
 
« Un euro sur quatre des bénéfices des 20 plus grandes banques européennes atterrit dans les paradis fiscaux, soit 25 milliards d’euros au total pour 2015 » : c’est ce que révèle une étude inédite d’Oxfam qui met aujourd’hui en lumière le rôle toujours prépondérant tenu par les paradis fiscaux dans les activités des 20 plus grandes banques européennes parmi lesquelles, BNP Paribas, Deustch Bank, HSBC, Société Générale, Santander, Intessa, etc. Une étude qui révèle comment les grandes banques européennes profitent des paradis fiscaux et pourquoi la transparence fiscale est nécessaire pour lutter contre les inégalités.
 
Le constat est sans appel : 1 euro sur 4 de leurs bénéfices est enregistré dans un paradis fiscal, soit un total de 25 milliards d’euros pour la seule année 2015. Alors que ces banques déclarent 26% de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux mais seulement 7% de leurs employés, ces chiffres montrent un décalage entre les bénéfices déclarés dans les paradis fiscaux et les activités économiques réelles des banques dans des territoires offshore où elles sont faiblement voire pas du tout soumises à l’impôt.
 
Dans cette passoire fiscale, les citoyens sont les grands perdants.
En refusant de payer leur juste part d’impôt, les grandes entreprises, dont les banques, privent les Etats de recettes fiscales nécessaires aux financements des services publics. Chaque citoyen en paie le prix. En France, la perte due à l’évasion fiscale des entreprises et des particuliers est estimée entre 60 et 80 milliards d’euros, soit plus que le budget de l’Education nationale. Pour les pays en développement, l’évasion fiscale des multinationales se chiffre à plus de 100 milliards de dollars par an.
L’évasion fiscale des banques, mise en lumière par Oxfam, n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les grandes multinationales cachent des milliards d’euros supplémentaires dans les paradis fiscaux. La bonne nouvelle c’est qu’il est possible de mettre un terme à l’ère des paradis fiscaux et ainsi lutter contre les inégalités et la pauvreté. La transparence fiscale est la première condition pour la naissance d’une véritable justice fiscale.

Programme de la semaine

• Samedi 1er :
 
-  Attac organise différentes actions contre l'opacité des multinationales, partout en France.
Ce mardi 28 mars, l’association Attac a publié un rapport intitulé « Rendez l’argent ! » dans lequel elle montre qu’il est possible de récupérer chaque année plus de 200 milliards d’euros d’argent public confisqué.
La publication de ce rapport, soutenu par plusieurs dizaines d’organisations du mouvement social et citoyen, s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions à l’initiative de l’espace commun de mobilisations « Nos droits contre leurs privilèges ». Prolongeant les conclusions du rapport d’audit citoyen sur la dette, il montre que les déficits publics ne viennent pas de dépenses excessives, mais de l’argent public qui échappe aux caisses de l’Etat parce qu’il est détourné et confisqué au profit d’intérêts particuliers.
Ce rapport fait notamment suite à l’action organisée par Attac le lundi 13 mars à l’Apple Store de Saint Germain-des-Près pour dénoncer l’évasion fiscale des multinationales. 
 
Rendez-vous le Samedi 8 avril de 10h30 à 13h à Bourg-en-Bresse : actions d'information festives et non-violentes à visage découvert, contre les passeurs et organisateurs de fraude fiscale. Rendez-vous 10h30 place de la Comédie, pour l'opération Rendez l'argent. Actions suivies d'un repas partagé, où sera le village des stands des associations participant à la semaine « Qu'est-ce qu'on attend … pour la transition ? »
 
- L'Assemblée Générale du Collectif Roosevelt se tiendra le 1er avril dans l'amphithéâtre des Grands Voisins (82 avenue Denfert Rochereau, Paris). Entrée libre.
A partir de 14h, deux tables rondes seront organisées :
De 14h à 16h une première table ronde animée par Guillaume Duval (rédacteur en chef d’Alternatives Économiques) avec
•    Jean-Marie Perbost (Collectif Roosevelt)
•    Jacques Couveinhes (MNCP)
•    Julien Dourgnon (Défenseur du revenu de base)
•    Thierry Salomon (négaWatt)
 
De 16h à 18h une seconde table ronde animée par Jean-Daniel Senesi (Tables rondes citoyennes) avec :
•             Charlotte Marchandise (LaPrimaire.org),
•             Quitterie de Villepin (Ma Voix)
•             Didier Fradin (La Belle Démocratie),
•             Un représentant de la coordination Pas Sans Nous
•             Jean-Pierre Worms (Pouvoir Citoyen en Marche).
 
Inscription pour la table ronde sur Twitter
 
• Lundi 3 :  Actions "Mettons la BNP sur le banc des accusés" : le Collectif des faucheurs de chaise organise plusieurs actions dans toute la France.
De nombreuses associations organisent une table ronde à Paris avec les candidats à la présidentielle sur la thématique de l'évasion fiscale. organisé par ActionAid France, Attac, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam, Solidaires Finances Publiques, Transparency International Plateforme Paradis fiscaux et Judiciaires. Lieu :  Salons Vianey, 98 quai de la rapée – 75012 – Paris. Inscription obligatoire.
 
• Mardi 4 : "Lobby tour" : l'occasion de (re)découvrir la puissance des lobbies, dans leur environnement. Rdv devant l'arche de la Défense.
Inscription pour le « Lobby Tour » surTwitter
 
• Mercredi 5 : "Happy hours fiscales" organisées par le Collectif "Mcdo passe à la caisse". 
 
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les jours heureux

Les Jours Heureux à République le 30 mars

Les Jours Heureux et Nuit Debout Paris République vous invitent à participer à une rencontre pour célébrer l’héritage du Conseil National de la Résistance le jeudi 30 mars. Il s’agit de préparer le premier anniversaire de Nuit Debout, le rendez-vous des Printemps 2017 le dimanche 2 avril et l’accueil de Jour Debout le 23 avril. Pour redonner un peu d'air frais à la politique ...
 
Comme nous l’avions expliqué lors du départ de la marche des Jours heureux le 7 octobre 2016, le projet « ‪‎Les Jours Heureux » est de militer pour une société du bien vivre, en reprenant l’esprit du programme « Les Jours Heureux » du Conseil National de la Résistance (CNR), en l’adaptant aux enjeux d’aujourd’hui, grâce à une grande consultation citoyenne et en créant les conditions de sa mise en œuvre dès 2017.
Un rassemblement est organisé pour célébrer l'héritage du CNR et dire que nous voulons vivre des jours heureux par Nuit debout et #LesJoursHeureux le jeudi 30 mars à 19h. Il y aura les prises de parole, notamment à 19h interviendront Claude Alphandéry, ancien résistant et Président du Labo d’Économie Sociale et Solidaire, porte-parole de #LesJoursHeureux et Marie-Monique Robin, porte-parole des Jours Heureux. 
 
Des démarches collectives citoyennes émergent dans la vie politique française et ouvrent des débats d'idées, avec une démarche qui se veut différente des partis politiques traditionnels dont les citoyens lambda ne veulent plus. Avec des initiatives qui se multiplient afin de placer la société civile au cœur du jeu politique. Une nouvelle forme de militantisme afin de « faire de la politique autrement » ou une prise de parole différente pour faire face aux défis mondiaux ?
Après le Brexit, l’élection de Trump et vu la fiabilité fragile des sondages, la possibilité que Le Pen soit la future présidente de notre pays n’est pas du tout exclue avec effets dominos possibles et catastrophes combinées de drames humains et écologiques irréversibles.
 
Plusieurs candidats partagent l’intégralité des 25 mesures des Jours Heureux : Charlotte Marchandise, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon (qui doit encore le confirmer officiellement).
La surprise peut venir de là. Être des milliers le 30 mars peut produire un séisme politique positif et pousser tous les candidats qui ne l’ont pas encore fait à se positionner au sujet des jours heureux. D’autres rassemblements dans des villes de province sont envisagés le même soir. Le succès ne peut advenir qu’avec votre mobilisation, la plus forte possible, et celle de tous vos réseaux !
Rendez-vous sur la page de l’événement Facebook pour toutes les informations pratiques.
 
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Festival des conversations

5ème édition du Festival des Conversations

Dans un monde multi-connecté où l'omniprésence des écrans fait partie du quotidien, la conversation apparaît comme une pratique salutaire pour redonner de la saveur et de l'humanité à nos échanges. N'est-il pas bon, parfois, de s'arrêter, de s'écouter et de prendre le temps en retrouvant le goût de converser, et se réapproprier ainsi une part de compréhension de l'autre ?
A l'ère du numérique et des flux incessants d'informations, l'utilisation des outils digitaux peut être une source d'isolement mais offre aussi de véritables opportunités nouvelles pour converser.
Pour sa 5ème édition, avec le soutien de partenaires engagés, le Festival des Conversations organise des rencontres multiples qui ont pour objectif de comprendre et d'encourager les conversations dans un souci de bienveillance. "Charmante mais difficile escrime" ! ainsi Guy de Maupassant définissait-il l'exercice de la conversation. Tout un art, dont il sera question le 6 avril prochain.
 
Le philosophe Raphäel Enthoven expliquait en avril 2016, à l’occasion de la 4ème édition du Festival des Conversations, les vertus de l’art de la conversation : « La conversation n'a pas de but. Les rires, les chagrins et les étonnements qu'elle produit se découvrent par hasard. De même qu'un souvenir involontaire, qui s'impose à vous sans que vous vous y attendiez, est plus fort que le souvenir pour lequel on a mobilisé sa mémoire, les perles d'une conversation résultent d'une heureuse fortune et demeurent plus longtemps. Les vertus de la discussion sont, elles, pédagogiques. On se tient la main dans une quête commune. »
Et à la question « Comment réussit-on à maîtriser l'art de converser ? » : « En sachant se taire à bon escient. En se souvenant que, comme toutes les autres, nos propres opinions n'ont aucun intérêt et qu'il suffit de vouloir les imposer pour avoir tort. Enfin, en écoutant non seulement ce que l'autre nous dit mais aussi et surtout ce qu'il ne dit pas, et les silences que recouvrent ses propres paroles. »

Au programme cette année : "La conversation et l'engagement "

Engager la conversation, c'est prendre le risque d'aller vers l'autre ! Nous sommes à un moment de l'Histoire où nous avons à notre disposition de nombreux outils (réseaux sociaux, supports digitaux...) qui permettent de mieux nous connaître et de mieux nous comprendre. Mais qu'en faisons-nous ?
Et si la conversation ne pouvait-elle pas devenir, elle-même, une opportunité permettant à tous de retrouver le goût du réel et de s'engager pleinement au quotidien dans la vie de la Cité ? En effet engager une conversation avec l'autre, n'est-ce pas faire sien et rendre concret notre devise "Liberté, Egalité, Fraternité" ?
 
Cette année, le Festival des Conversations veut insuffler l'esprit de conversation dans tous nos échanges pour réenchanter la vie, à travers deux grands thèmes :
 
Combattre certaines dérives du numérique en retrouvant le plaisir de converser : Dans une société multi-connectée où s'observent une certaine indifférence à l'autre et un exhibitionnisme souvent exacerbé sur les réseaux sociaux, "l'esprit de conversation" n'est-il pas une solution pour s'extraire de ces penchants individualistes ?
Et, la violence du verbe ne pourrait-elle pas être combattue par un usage raisonné des nouvelles technologies et un goût retrouvé pour la conversation ?
Contre toute attente, comment le numérique peut-il se transformer en nouveaux espaces de conversation ?
 
Militer pour des conversations porteuses d'un engagement désintéressé : Au-delà de son caractère presque anodin, la conversation ne pourrait-elle pas devenir à la fois une forme d'engagement face à des joutes oratoires souvent stériles et le meilleur soutien à l'exigence sociétale de bienveillance ?
Faire le choix de la conversation ne peut-il pas, à son niveau, remédier au délitement des liens sociaux en ravivant le goût de l'échange ?
Et de quelles manières, dans la sphère privée ou publique, la conversation permet-elle à chacun de se réapproprier une part de compréhension de l'autre et de solidarité ?
 

Construire un Festival des Conversations ouvert à tous

"UN APPEL À TOUTES LES FORMES DE CONVERSATION" : A travers cet appel, Guillaume Villemot, Fondateur du Festival des Conversations, dresse un constat, celui de notre besoin individuel et collectif à converser, analyse la conversation comme l'acte culturel et démocratique par excellence. Mais, avec l'apparition des nouvelles technologies, les conversations connaissent une profonde mutation et Guillaume Villemot invite chacun à apporter sur ce sujet sa contribution, son avis et ses expériences.
L'engagement, comme la conversation, se doit d'être généreux et se fait pour les autres. Une conversation se mène en étant capable d'être à l'écoute en respectant les points de vue de chacun.
2017 est une année qui, en raison des échéances électorales, risque de voir les conversations être remplacées par des violences verbales et par la volonté de rechercher à obtenir des petites phrases assassines plutôt que de profondes conversations où les oppositions peuvent exister dignement.
Montrons comment nous pouvons nous engager en conversation pour rendre notre société plus à l'écoute et plus fraternelle. Soyons audacieux et osons les conversations ! "
Guillaume Villemot, Fondateur du Festival des Conversations, Auteur de Osez les conversations (sortie le 6 avril 2017 aux éditions Eyrolles)

VOIR AUSSI DANS UP' : Interview de Guillaume Villemot

La nuit des mille et une conversations : Conversations participatives et ouvertes au public

Pour chaque conversation, Guillaume Villemot anime et reçoit différents « conversateurs » et le public est invité à se mêler aux conversations.
 
 Programme :
Conversation #1 à 19h30 : La conversation n'est pas un luxe
•             Hugues Jacquet (Socio-Historien)
•             Christian Blanckaert (Professeur à l'ESCP)
•             Didier Van Cauwelaert (Romancier)
•             Gilles Leimdorfer (Photographe)
•             Thierry Consigny (Publicitaire)
 
Conversation #2 à 20h30 : Le Charlisme, un engagement ou un sujet de conversation ?
•             Alexandre Jardin (Bleu Blanc Zèbre)
•             Catherine Trouillet (Rédactrice en chef de la revue Espoir)
•             Contre-amiral Jean-Claude Barrère (Directeur de la Fondation Charles de Gaulle)
•             Roland Castro (Architecte)
 
Conversation 3# à 21h30 : La gourmandise des conversations
•             Laure Ragueneau (Directrice des opérations et partenariats avec les Collectivités locales chez Orange)
•             Pascal Dibie (Ethnologue, auteur et professeur)
•             Carlos Moreno (Professeur et expert international de la Smart City Humaine)
•             Vincent Safra (Créateur des éditions Lire c'est partir)
•             Flavie Flament (Journaliste à RTL)
 
Conversation 4# à 22h30 : Les conversations qui engagent
•             Jean-François Serres (Délégué général de l'Association Les Petits Frères des Pauvres, référent national MONALISA)
•             Jean-Marc Potdevin (Créateur du réseau social Entourage)
•             Alain Chouraqui (Président-Fondateur de la Fondation du Camp des Milles)
•             Mondher Abdhennader (Fondateur des Napoléons)
 
Conversation 5# à 23h30 : Conversations et conversations 3.0
•             Florence Trouche (Facebook France)
•             Amandine Lepoutre (Thinkers & Doers)
•             Véronique Anger de Friberg (Fondatrice, présidente et organisatrice du Forum Changer d'ère)
•             Nils Aziosmanoff (Président du Cube)
•             Thierry Taboy (Digital Society Forum, Orange)
 
Conversation 6# à 00h30 : Engager les conversations en entreprise
•             François Rouvier (Renault SAS)
•             Philippe Soille (Lenôtre)
•             Thierry Oriez (JM Weston)
•             Laure Belot (Journaliste au Monde)
•             Jérôme Laverny (Directeur du réseau national Mission Emploi)
 
Conversation 7# à 1h30 : L'engagement des jeunes dans les conversations
•             Abel Boyi (Auteur)
•             3 étudiants de l'antenne Bleu Blanc Zèbre à Sciences Po Paris
•             Jean-Philippe Acensi (Délégué Général de l'Agence pour l'Education par le Sport)
•             Théophile Grzybowski (Association Coexister)
 
A partir de 19h30 jusqu'à 2h00 du matin à la boutique JM Weston Gaumont Ambassade au 50 avenue des Champs Elysées - Paris 8ème
 
Les partenaires qui soutiennent le Festival
 
Des personnalités d'horizons divers s'engagent auprès du Festival des Conversations en contribuant à valoriser et encourager la conversation sous différentes formes : elles se mettent au diapason de la musique conversationnelle.
Sont déjà entrés dans la ronde : Alexandre Jardin, Roland Castro, Laure Belot, Florence Trouche (Facebook France), Laure Ragueneau (Orange), Pascal Dibie (Ethnologie de la porte), Didier Van Cauwelaert, Alain Chouraqui (Fondation du Camp des Milles), Jean-Philippe Acensi (Agence pour l'Education par le Sport), Théophile Grzybowski (Coexister)...
 
Pour aller plus loin :
 

Livre « Histoire de la conversation » d’Emmanuel  Godo, PUF 2003

 
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science frugale

La "Science frugale" s'expose : nouvelle philosophie dont on n’a pas fini de s’inspirer

Jusqu’au 24 juin 2017, l’École Supérieure de Physique et Chimie Industrielle de la ville de Paris (ESPCI) organise une exposition-forum innovante sur le thème de la science frugale : à travers le prisme de nombreux exemples emblématiques, l’exposition Science Frugale explore ce mouvement hybride entre la culture des Makers, la Coopération internationale et la Recherche. Une particularité : l’exposition se construit face au public, au fil des projets et des collaborations qui enrichissent son contenu pendant toute la durée de l’exposition et au-delà et le visiteur est invité à participer à cette phase de création, notamment au travers d’événements (workshop, conférences, etc.).
 
La science frugale est un état d’esprit. Celui de ne pas voir les ressources disponibles comme une contrainte mais comme une opportunité ou encore de voir le partage comme une condition indispensable à l’enrichissement. Il ne s’agit pas de faire de la science au rabais, mais de la science soutenable et pluridisciplinaire. Souvent adaptée à une problématique locale et précise, elle possède pourtant une dimension universelle.
 

La philosophie recyclage, récupération, détournement appliquée à la Science

Que ce soit pour répondre à des budgets réduits ou encore à des problématiques locales avec peu de ressources, de nombreux scientifiques se tournent vers une philosophie de science frugale. Entre esprit makers et coopération, de nouveaux projets voient le jour, dans la recherche, en médecine, ou encore en éducation et en médiation des sciences. À chaque fois, la volonté de réaliser des projets soutenables en termes de coûts, tout en favorisant le partage, fait partie intégrante des objectifs.
 
Appliquer cette approche dans le domaine de la science, en recherche et en éducation peut se faire de diverses façons :
- Recycler, récupérer et détourner des objets existants et des composants de haute technologie (instruments scientifiques ou non) pour leur donner une nouvelle vie.
- Concevoir des instruments de recherche à bas coût et personnalisables pour être adaptables à différentes conditions.
- Profiter de ce qu’offrent les technologies pour concevoir autrement des instruments de recherche à travers l’utilisation de raccourcis technologiques.
- Exploiter les potentiels du Smartphone pour en faire un outil mobile de géolocalisation, mesure, analyse et communication/diffusion.
- S’appuyer sur une communauté transdisciplinaire de partage des connaissances, notamment par le biais des sciences participatives et de la science citoyenne.
- Favoriser l’accès à l’éducation des sciences au plus grand nombre et pour tous.
 
L’ESPGG propose de se pencher sur cette tendance qui prend de l’ampleur et se répand jusqu’aux confins de l’ESPCI Paris. L’exposition Science Frugale tente de décrypter cette approche et part à la rencontre des hommes et des femmes qui la pratiquent.
 
Ateliers, conférences, rencontres : découvrez le programme des événements qui rythmeront l'exposition.
 
 
Inauguration le mercredi 29 mars de 18h30 à 21h30 / Programme (entrée libre) :
 
18h30  Accueil
18h45  Regards croisés sur l’approche frugale
Avec :
* François Piuzzi, Responsable de la commission Physique sans Frontières à la Société Française de Physique
* Jean-François Cosson, chercheur à l’INRA impliqué dans la recherche participative
* Céline Martineau, responsable du projet E-Fabrik’ au sein de l’association TRACES
* Marc Fournier, co-fondateur de La Paillasse, laboratoire de biotechnologie communautaire et open-source
* Olivier de Fresnoye, co-fondateur d’EchOpen
* José Bico, maître de conférences et chercheur à l'ESPCI Paris (Laboratoire PMMH)
* Langevinium, laboratoire de création technologique et association étudiante de l'ESPCI Paris
 
19h45  Visite de l'exposition & Cocktail
20h45  Science Show : La science frugale est partout. En particulier dans notre univers quotidien : la preuve en manips !
Tout au long de la soirée, des animations et ateliers pour toute la famille.
 
  > Atelier de créativité technique : Construisez des machines étonnantes avec du matériel de récup
  > Atelier Imprimator : Que faire d'une imprimante sans encre ? Réponse avec l'Imprimator.
  > Fontaines oscillantes : Découvrez cette manip' d'hydrodynamique, réalisée dans le cadre d'un projet étudiant, avec Julien Barrier, étudiant à l'ESPCI Paris. 
  > Jeu Typo : Jouez avec la typographie spécialement créée pour l'exposition Science Frugale
  > Exposition des dessins originaux de Colpizen : Découvrez les dessins originaux réalisés par Colpizen, illustratrice de l'exposition.
 
Lieu : Espace des Sciences Pierre-Gilles de Gennes - ESPCI Paris – PSL - 10 rue Vauquelin - 75005 Paris
 
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