UP' Magazine L'innovation pour défi

Echappée belle à Chambord pour la communauté TEDx France

Les 6 et 7 juin, les lustres de Chambord vont accueillir la « Renaissance digitale ». Un millier de visiteurs sont attendus pour soutenir une alliance inédite entre intellectuels et porteurs d’initiatives concrètes. Dans ce terreau volontairement éclectique, l’énergie d’entreprendre peut se faire un écosystème, estime son organisateur Michel Lévy-Provençal. Pas à la manière anglosaxonne, insiste-t-il, mais selon la culture française attachée au vivant et à la réflexion philosophique.

« Le tsunami technologique, soit on le subit, soit on le prépare ». Michel Lévy-Provençal prévient d’emblée : nous devons inventer un usage modéré et intelligent des technologies.

Vigie de notre époque, Michel Lévy-Provençal est un connecteur passionné. Il a introduit en France les conférences TEDx, où des créatifs en tout genre - scientifiques ou artistes toujours pionniers - exposent en douze minutes chrono le projet, la chose qui leur tient à cœur. Résolument éclectique puisqu’on y voit défiler Pierre Rabhi, tenant de la frugalité heureuse comme Laurent Alexandre, joyeux luron de la fascination technique. Contrastes, tensions invitent à articuler un avenir… « nous sommes condamnés à l’hybridation » lâche le quadra curieux de tout ce qui surfe sur la nouveauté. Mais, pas pour se muer en oiseau de mauvais augure ou en devin illuminé ! « Nous devons témoigner du réel, d’une époque où les possibles sont inédits : pensez que le taux d’alphabétisation est passé de 25% à 80% dans le monde en un siècle ! Miser sur la culture et l’égalité des chances, reprendre le temps de l’humain, voilà comment nous résisterons au pire».


Michel Lévy-Provençal a fondé l’Echappée volée sorte de do-tank initié par la communauté TEDxParis en 2014, désireuse de prolonger les conférences par des débats et de l’action. Après une première expérience en 2014 au château de Méry (Val d’Oise), l’ambition se déploie cette année au château de Chambord avec l’événement Renaissance digitale, des 6 et 7 juin prochains.


Accélérateur d’initiatives de valeur

Les acteurs dynamiseurs sont bien sûr les conférenciers TEDx qui, tous portent une passion. Ce sont aussi les six porteurs de projets en accélération (au service de la santé, l’éducation, le lien social, le développement durable…) sélectionnés parmi 130 candidatures. Un jury de onze personnalités a retenu ainsi "Roger Voice", une application qui permet aux malentendants de téléphoner, grâce à un outil qui sous-titre les conversations en temps réel; "What if Community", une plateforme de financement en ligne des études supérieures alliant financement participatif, ouverture à un réseau professionnel et partage d'expériences; "Glowee", un système de bio-éclairage sans consommation d'électricité ni émission de pollution que UP' Magazine a déjà signalé; "Bionico Hand", une prothèse du membre supérieur, imprimé en 3D, à bas coût, open source, facilement réparable et donc accessible aux personnes à faibles ressources financières; "Leka", un robot abordable techniquement et financièrement, pour les parents et les éducateurs spécialisés dans l'accompagnement d'enfants atteints d'autisme; et enfin "Fluicity", une plateforme digitale destinée aux élus locaux permettant de renforcer les liens avec leurs électeurs et d'améliorer leur prise de décision, grâce à l'utilisation du big data.
Que peut-on attendre de ces rencontres dynamisées par un public de près de 800 personnes ? Faire du lien c’est important pour inspirer, expérimenter mais surtout passer à l’action et à l’engagement, témoigne Michel Lévy-Provençal. L’enthousiasme pour une idée peut ainsi se traduire par des soutiens en conseils, en compétences stratégiques, en carnet d’adresses mis à disposition…


Au menu, des contrastes, de l’énergie, du réconfort

Le rendez-vous promet des douches écossaises. Non pas que les giboulées s’attardent en juin sur le Val de Loire mais du fait de la diversité des intervenants. On rêve ainsi d’un duo fécond entre Jacques Attali, créateur du Positive Economy Forum (Deauville) et Miguel Benasayag, enclin à parler de vulnérabilité comme source de créativité et de solidarité. On trouvera de l’énergie en écoutant Salim Ismail, ancien vice-président de Yahoo et directeur exécutif et ambassadeur à la Singularity University qui envisage l’évolution technique comme une perte de maîtrise humaine au profit de l’intelligence computationnelle. Un bouquet varié de compétences se manifestera avec Jérome Pernet, violoncelliste qui veut créer un centre de musique de chambre à Paris, Stanislas Ostoja et ses nanosatellites, ou le magicien Moulla qui propose de casser les codes par les nouvelles technologies avec son « Augmented Magic ». Aucun secteur ne sera laissé de côté : Le vivant sera abordé par Xavier Duportet, docteur en biologie synthétique, élu Innovateur de l'Année par la revue MIT Technology Review, président fondateur de l'association Hello Tomorrow, et qui crée des start up à tour de bras ; les big data par Paul Duan qui a fondé Bayes Impact, une ONG qui a pour ambition de conseiller et de fournir des logiciels aux gouvernements afin de résoudre des problèmes critiques de société grâce aux Big data et aux algorithmes. Les neurotechniques avec Hugo Mercier et Quentin Soulet, polytechniciens fondateurs de Dreem, qui propose un bandeau frontal pour induire du sommeil profond à partir d'un procédé de stimulations.


Ces experts situés à la convergence nano-bio-info-cognisciences (NBIC) incarnent le potentiel de rupture qui va forger le monde demain. Avec ou sans les humains ? Voitures autonomes, réalités virtuelles, télémédecine, internet des objets, information pilotant les imprimantes 3D… « La France a une contribution originale à apporter pour questionner le monde qui vient », insiste Michel Lévy-Provençal. Il souligne sur son blog le risque de caricature qu’entretient le monde médiatique, en renvoyant dos à dos, les fascinés par la technique, taxés de transhumains et les « bioconservateurs », sentinelles bien plus progressistes qu’on ne veut le reconnaitre. « Cette vision caricaturale du monde a toujours été la marque de fabrique des vendeurs de supports publicitaires. Aujourd'hui, on met en scène Ray Kurzweil, la Singularity University, ou l'indécrottable provocateur et pourtant sympathique Laurent Alexandre dans les rôles respectifs de l'empereur Palatine, l'Etoile noire et Dark Vador ».

Il s’agit bien de sortir des clichés. Seront alors bienvenues les rares femmes invitées comme Aude Bernheim et Flora Vincent, doctorantes en biologie à l’Ecole Normale Supérieure et à l’Institut Pasteur, co-présidentes de l’association Wax Science, dont l’objectif est de promouvoir une science sans stéréotypes auprès des jeunes. Le témoignage de Guy Birenbaum, docteur en science politique et journaliste radio éclairera aussi les consciences sur nos modes de vie et leur tyrannie. L’homme vient de publier aux Arènes, Vous m’avez manqué, histoire d’une dépression française, récit de son expérience de « burn-out » soumis à l’addiction du web.

Réconcilier les acteurs par le dialogue et envisager le thème des TEDx Paris 2016 sur les (R )évolutions françaises, place cette initiative sur le champ politique. Une contribution à la fabrique du monde commun. Comme le sont les projets promus l’an dernier notamment Seintinelles, réseau de volontaires pour faire avancer la recherche sur le cancer, Simplon.co, école gratuite à Montreuil favorisant l’insertion par l’enseignement d’une nouvelle langue vivante : le code (Montreuil) ou les Bergers urbains de l’association Clinamen. Ces initiatives manifestent des usages justes des outils techniques. « Il nous faut sortir du piège de nos deux fascinations : la puissance technique et celle de la nature, conclut Michel Lévy-Provençal. L’avenir est à leur ingénieuse hybridation, au service de l’humain ».


Informations pratiques et inscription : http://www.lechappeevolee.com/

 

 

3 juin : Innovation frugale et bioinspiration

Les processus vivants constituent de plus en plus des modèles pour innover. Formes, interactions, calculs, stratégies, organisations des plantes, animaux ou micro-organismes … tout est inspirant pour les nouveaux inventeurs… ingénieux. Certains envisagent d’imprimer de la peau, voire des organes. D’autres donnent à voir, et à sentir aux robots.
Ces démarches de biodesign, de biomorphisme, de bioorganisation, peuvent-elles contribuer à des économies d’échelle, de matière, d’énergie ?
Venez écouter, apporter vos idées, et prendre de l’inspiration ….


Avec
Thierry Ladreyt, fondateur de Z3DLab, Biomorphisme et impression 3D
Guillaume Druart, ingénieur chercheur en instrumentation optique, ONERA, Vision mimétique, caméras innovantes et drones.
Ally Aukauloo, Institut de chimie moléculaire et des matériaux d’Orsay (ICMMO), Photosynthèse, source d’inspiration pour notre avenir énergétique

Discutante :
Monique Bolotin-Fukuhara, biologiste, ancienne directrice du Laboratoire IGMORS, Paris Saclay

Animation :
Dorothée Browaeys, coordination programme européen Synenergene France, Rédactrice en chef adjointe de UP' Magazine

 

Mercredi 3 juin 2015 de 18h à 20h
Au Proto204, Orsay
200 Rue André Ampère, 91440 Bures-sur-Yvette
Entrée gratuite avec inscription
  

En partenariat avec UP’Magazine

Dans le cadre du programme européen SYNENERGENE

 

 

 

Ouverture des festivités de la 4ème édition du C2 Montréal ce mardi 26 Mai 2015

Un lieu – ou plutôt des lieux – d’effervescence hors du commun sur le site de l’Arsenal, totalement connecté aux innovations planétaires. Si cette ville multiculturelle sait « capoter au maudit ! » (faire la fête), elle sait porter hautes les couleurs technologiques pour créer un réseau d’affaires s’inspirant du succès et des idées novatrices de conférenciers de renom, échanger, tisser des liens de dialogue d’affaires universel,… C2 Montréal est au cœur du groove local qui rayonne partout dans le monde : un état d’esprit hors norme.

Entrée pas exclusivement réservée aux geeks ou aux hommes d’affaires ! Ici pas de costumes-cravates gris… mais de la bonne humeur et l’œil aux aguets.

Bande-annonce :

 

Premières images d’ambiance en ouverture ce matin :
- Ouverture en musique de l’édition 2015


- David Rose présente les derniers développements en matière d’objets connectés du MIT Lab. David Rose est chercheur invité au Tangible Media Lab du MIT, auteur du livre Enchanted Objects et président-directeur général de Ditto Labs, une entreprise d’analyse d’images en ligne. Et ce n’est qu’un aperçu. Entrepreneur en série, inventeur, enseignant et penseur, sa réussite dépasse toutes les catégories préétablies. Rose détient les brevets pour des innovations variées, allant du partage de photos aux installations médicales et à la télévision interactive. Il a fondé une entreprise qui a repensé l’emballage de médicaments et une autre qui a relié des lampes et des parapluies à Internet. Au MIT, il enseigne les interfaces tangibles et continue à étudier les infinies possibilités de « l’Internet des objets ».
(sujet à suivre).


- Jane McGonigal : quand les jeux vidéo peuvent changer le monde. « Games are the most elevated form of investigation » A. Einstein (sujet à venir sur ses derniers travaux)
Jane McGonigal a transformé le potentiel et les idées préconçues des jeux vidéo, tout en effaçant peu à peu les frontières entre le monde réel et la réalité virtuelle. Ayant travaillé avec la Banque mondiale et l’American Heart Association, McGonigal est reconnue pour avoir conçu SuperBetter, où les joueurs relèvent des défis de santé avec l’aide d’alliés — des membres réels de leur famille et de leurs amis. Chercheuse et conseillère à l’Institute for the Future, McGonigal est auteure du best-seller La réalité cassée : pourquoi les jeux nous rendent meilleurs et peuvent changer le monde. Elle s’adonne à Minecraft et à Broken Age — quand elle et son mari trouvent le temps de s’asseoir et de jouer ensemble.


Pour suivre l’événement : www.c2mtl.com

Fabienne Marion, envoyée spéciale à Montréal

 

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C2 Montréal : réinventer le concept de conférence internationale

L'édition 2015 du C2 Montréal promet d'être un bon cru : plus d’une vingtaine de conférenciers de calibre international, des ateliers, des Master class et d'importants moyens pour réseauter... UP' Magazine y est présent et vous informera de ses découvertes.

Du 26 au 28 mai 2015, C2 Montréal propose aux leaders d’affaires du monde entier de s’inspirer, d’échanger, d’expérimenter et de célébrer au cœur d’un environnement entièrement imaginé et dessiné pour les participants.

Une plateforme d’inspiration

Rappelons la venue à Montréal de plus d’une trentaine de leaders en commerce et en créativité qui inspirent et changent le monde, comme la vice-présidente de solutions marketing monde de Facebook Carolyn Emerson, le joueur de tennis et philanthrope André Agassi, le vice-président, directeur du développement des cadres dirigeants et de la formation de GE Raghu Krishnamoorthy, ainsi que Bertrand Piccard, président, initiateur et pilote, ou encore André Borschberg, PDG, co-fondateur et pilote de Solar Impulse, qui a effectué en mars dernier un tour du monde historique.

Trois nouvelles sources d’inspiration se joignent à la conversation dans le Forum Solotech : Leilani Münter, la seule pilote de course professionnelle et militante pour l’environnement, en visite pour la première fois à Montréal; David Shing, évangéliste en chef chez AOL; et Jonathan Martin, chef du marketing chez EMC.

Une expérience unique dans un environnement sur mesure

Chaque année, le Village d’Innovation de C2 Montréal se réinvente et le territoire est reconfiguré afin d’offrir aux participants un environnement stimulant. Un nouvel espace de conférences se dressera ainsi sur la Plaza cette année. Offrant une alternative plus intimiste à la scène principale du Forum, le Chapiteau BDC accueillera une vingtaine de conférenciers. Avec une emphase sur les thèmes de l’innovation et entrepreneuriat social, on y retrouvera ainsi le Grameen Creative Lab, de même que plusieurs conférences sur les thèmes de l’investissement, de l’énergie renouvelable, de la croissance ou « Growth Hacking » et des mouvements en développement durable pour n’en nommer que quelques-uns. Le chapiteau hébergera également les séances « Pitch ta vie », en collaboration avec Capital Innovation et la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman, qui visent à mettre de l’avant les entreprises québécoises émergentes.

Réfléchir, discuter et expérimenter

Le Garage sera l’hôte de 12 Master class durant lesquelles les participants auront l’occasion de se familiariser avec la pratique ou la démarche créative de professionnels reconnus exerçant au sein d’organisations variées : L’Institut d’Idée, David Rose du MIT Media Lab, Shy Barmeli invité par Contenu QMI ou encore Henrik Wenders de BMW. Les sujets des Master class sont tout aussi éclectiques que les industries dont ils sont issus : Les objets enchantés, La réussite à l’ère de l’idéecentrisme, Phénomène viral : un pivot pour propulser votre entreprise, De la page blanche au format TV en quelques étapes ne sont que quelques exemples. Le C2 Lab présenté par Ingenio se réinvente lui aussi cette année. Les participants seront invités à perdre leurs repères à travers 3 expériences hors du commun, notamment une activité Oculus présentée par Ubisoft. Dans le Hangar EMC, 24 ateliers comprenant une série conversation et une série création permettront aux participants de prendre part à un think tank sur une problématique spécifique ou de mettre la main à la pâte pour tester un prototype ou un processus.

Des occasions de rencontres et de connexions

Pour la première fois, un espacé privé est dédié à tous ceux qui souhaitent s’entretenir en «Brain Date», un rendez-vous pris grâce à l’application web Hub, conçue par E-180. Cette plateforme de réseautage permet à chacun d’identifier les participants présents qu’il souhaite rencontrer lors de l’évènement. Autre nouveauté, les rencontres matinales offrent aux participants l’occasion de découvrir toutes les possibilités leur étant offertes durant la journée. Les concierges extraordinaires sont quant à eux de retour cette année, afin de promettre la meilleure expérience possible à chacun des participants.

Forfait Village 50 billets à prix réduit disponibles

À la suite de la grande popularité du forfait Expérience Village, les organisateurs rendent disponible un nombre limité de 50 billets au tarif promotionnel de 1 850$, le tarif régulier étant de 2 350$.

En mai prochain, quelque 4 000 participants issus d’une multitude d’industries se réuniront à l’Arsenal dans le quartier Griffintown afin de s’inspirer au contact de conférenciers de renommée mondiale, de participer à des ateliers collaboratifs pratiques et à des labs créatifs, et de se divertir à l’occasion de nombreuses activités de réseautage, de performances artistiques et d’évènements musicaux conçus exclusivement pour l’occasion.

Renseignements : www.c2mtl.com

À propos de C2 Montréal – Édition 2015 du 26 au 28 mai
C2 Montréal vise à réinventer le concept de conférence annuelle internationale pour mieux explorer la dynamique « commerce-créativité » ainsi que son potentiel à redéfinir le monde des affaires. Chaque année, cet événement immersif de trois jours rassemble des innovateurs reconnus provenant de nombreux secteurs. Les participants sont plongés dans un environnement intellectuel et expérientiel qui exploite les côtés gauche et droit du cerveau dans le but de développer les compétences de leadership créatif. Une grande variété d’expériences non traditionnelles comprenant des allocutions de conférenciers de renom, des expositions interactives, des présentations multimédias et des ateliers collaboratifs ont lieu dans un village d’innovation non conventionnel conçu exclusivement par et pour C2 Montréal.
C2 Montréal a été fondé et imaginé par l’agence créative Sid Lee, en collaboration avec le Cirque du Soleil – partenaire fondateur et compte sur l’appui de ses partenaires majeurs Microsoft – partenaire leadership, Fast Company – partenaire de contenu et média et EMC – partenaire technologie. C2 Montréal est extrêmement reconnaissant du soutien que lui apportent le gouvernement du Canada, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal, des partenaires d'importance depuis le tout début. C2 Montréal remercie également ses partenaires : l'Arsenal, la Banque de développement du Canada, BMW, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Deloitte, Fasken Martineau, Fatboy, Hydro-Québec, Investissement Québec, Keurig, Loto-Québec (par l'intermédiaire de sa filiale Ingenio), M0851, VenueParking.com, Montréal International, Solotech, Tourisme Montréal, Uber, Ubisoft, Vidéotron Service Affaires, ses partenaires média Bell Média, Corus, Droit inc., Fusion.net, le Globe and Mail, La Presse, Les Affaires, Newad, UB Media ainsi que ses généreux mécènes, Power Corporation et la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman.
(Source :  Cabinet Gabrielle Pauzé - Avril 2015)

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8ème Rencontre Nationale des Directeurs de l'Innovation

Dans le contexte tendu actuel du commerce mondial, marqué par le retour des nationalismes, de nouvelles stratégies d’innovation se développent, visant à une coopération internationale dès la phase de conception des nouveaux produits et services.
Ces formats coopératifs, de co-conception et de co-développement internationaux se font dans le double objectif d’une combinaison des meilleurs talents et d’une optimisation des innovations aux besoins de la planète.
La 8ème Rencontre Nationale des Directeurs de l’Innovation explore le retour des valeurs universelles dans la dynamique d’innovation.
La Rencontre Nationale se tient cette année les 16 et 17 juin à la Maison des Océans, cadre prestigieux au cœur du quartier latin, entre le Panthéon et le jardin de Luxembourg.

Un format adapté aux Directeurs de l’innovation

La Rencontre Nationale des Directeurs de l’Innovation fournit aux responsables de l’innovation l’opportunité d’une mise à niveau de leurs connaissances et d’un maillage avec leurs pairs, comprenant :
– Le point sur l’état de l’art : concepts clefs, problèmes rencontrés et solutions génériques sur la thématique retenue,
– Les témoignages de responsables d’entreprises leaders ou précurseurs
– Le maillage d’expériences entre différents secteurs,
– Le networking entre les responsables de l’innovation.

Cet événement annuel, qui en est à sa 8ème édition, est comme son nom l’indique, le lieu de rencontre des « Directeurs de l’Innovation ». Cette fonction, quasi inexistante il y a dix ans, n’a cessé de se développer dans les grandes entreprises dans les ETI, ainsi que dans les organisations publics.
C’est aujourd’hui une fonction stratégique, dédiée à la mission clef de renouveau de l’offre de l’entreprise, dans un contexte d’évolution très rapide de l’environnement technologique, sociétal et concurrentiel, et les budgets qui y sont consacrés sont en forte augmentation dans pratiquement toutes les entreprises.

La Rencontre Nationale est l’événement professionnel annuel de cette communauté qui n’a cessé de s’élargir au cours de ces dernières années. Des Directions Générales, Innovation, R&D, RSE et Marketing de plus de 250 entreprises ont participé à la Rencontre Nationale de 2014. C’est l’occasion pour elles, d’un large networking entre elles, et l’opportunité d’écouter des entreprises et organisations parmi les plus innovantes au monde.

Le retour des valeurs universelles dans la dynamique d’innovation

La grande vague d’innovations de la Belle Epoque (1873-1913) avait été marquée par la recherche systématique de l’universalité des nouveaux produits issus de la révolution industrielle, avec par exemple la création de l’Union Postale Universelle, de l’IUT et de multiples autres organisations visant à faciliter cette universalité. Les entreprises qui naissent alors du progrès des technologies (AEG, Air Liquide, Michelin, General Electric, Ford, Nestlé… et des centaines d’autres), ont connu une expansion mondiale ultra-rapides, à visée universelle. Les Expositions Universelles ont contribué à cette vision idéalisée du progrès universel. La tragédie des deux guerres mondiales et l’exacerbation des nationalismes ont mis à mal cette vison universelle du progrès humain.

Globalisation de la fonction d’innovation

Dans les entreprises leaders, la fonction d’innovation est en phase d’internationalisation rapide. Elle concerne aussi bien la R&D, dans une logique d’excellence internationale, que la conception/design dans une logique d’adaptation fine des nouveaux produits et services aux besoins spécifiques des différents continents, à partir d’une plateforme technologique commune. La répartition internationale de la conception entraîne généralement celle de la production, ce qui désamorce les tensions commerciales.

Multiplication des formats coopératifs internationaux sur des enjeux communs

L’universalité de la nature humaine et de ses besoins poussent les entreprises et organisations exerçant la même activité à travers le monde (alimentation, santé, éducation, transports, sécurité, vie en collectivité, urbanisme, services publics…) à des échanges d’expériences et des projets communs.
Ils sont favorisés par les puissants outils de communication internationale actuels, issus de la révolution digitale et de l’effondrement des coûts de transport

Les Thématiques 2015

Ouverture : Universalité des besoins, universalité des solutions, Made in...Made with, Santé, Internet, Espace et Océans, Urbanisme, services publics, éducation
Ouverture : Innovations universelles dans un monde globalisé
=> EICSI European Institute for Creative Strategies & Innovation
Regards croisés internationaux sur le renouveau de l’approche universelle de l’innovation
=> Visions du Royaume Uni, de Chine, du Brésil, des Etats-Unis
=>Visions d’organisations internationales d’innovation

Les Hermès de l’Innovation le 16 Juin 2015 à 12 H 

La Rencontre Nationale des Directeurs de l’Innovation est depuis 2009 l’occasion de la remise des Hermès de l’innovation, prix d’excellence qui honorent les entreprises et organisations ayant réussi à intégrer le meilleur état des connaissances dans des produits et services améliorant la vie des individus et de la société. Ils sont inspirés de l’esprit humaniste de la Renaissance, qui fait de l’homme la mesure de toute chose, et l’amélioration de la
condition humaine l’objectif de toute innovation dans une dynamique de progrès et de développement.

Prix d’excellence, les Hermès de l’innovation résultent de l’évaluation multicritère d’innovations marquant une avancée dans un des quatre grands domaines de la synthèse créative humaniste :
- Amélioration de la condition humaine - santé, éducation
- Amélioration de la relation entre les hommes - au travail, dans la société
- Amélioration de la vie dans la cité
- Amélioration de la relation à la nature

Pourquoi Hermès ? Dans la mythologie grecque, Hermès, dieu de l’intelligence industrieuse et réalisatrice, soutient les entreprises des Hommes dont il est le médiateur auprès des autres dieux.
Le prix Hermès de l’innovation est une reproduction réalisée par le Musée du Louvre de la statuette de l’Hermès bicéphale de Fréjus. Elle le représente avec le visage serein et souriant de la maturité, avec au dos le visage du jeune Dionysos, dieu du délire mystique et de l’inspiration. C’est cette double capacité créatrice et réalisatrice qui est honorée par le prix Hermès de l’innovation.

Présentation

L’innovation dans un monde globalisé c'est faire appel à l’intelligence de l’autre dès la phase de recherche et de conception pour réaliser des innovations globales et universelles. 
La Rencontre Nationale des Directeurs de l’Innovation 2015 est la plus importante rencontre de managers de l’innovation en Europe ; une grande conférence organisée par l’Institut Européen de Stratégies Créatives et d’Innovation et le Club de Paris des Directeurs de l’Innovation avec les témoignages de 50 acteurs de l’innovation globale en provenance de 10 pays .
La Rencontre Nationale des Directeurs de l’Innovation vise à fournir chaque année aux responsables de l’Innovation l’opportunité d’une mise à niveau de leurs connaissances et d’un maillage avec leurs pairs, comprenant :

• Le point sur l’état de l’art : les concepts clefs, les problèmes rencontrés et les solutions génériques sur la thématique retenue,
• Les témoignages de responsables d’entreprises leaders ou précurseurs particulièrement performantes,
• Les retours d’expériences des meilleures pratiques,
• Le maillage d’expériences entre différents secteurs,
• Le net-working entre les responsables de l’Innovation de nombreuses entreprises.

Les innovations universelles marquent une ère nouvelle liée à des performances se situant très au-delà de ce qui se faisait précédemment. Elles interviennent à la fin d’une grande vague d’innovations, après la phase purement scientifique et technique. Quand les nombreuses technologies nouvelles sont parfaitement maîtrisées, il est alors possible de les combiner dans des produits, systèmes et services améliorant considérablement la vie des individus dans leurs domaines d’application aux performances révolutionnaires.
Nombreuses sont actuellement les innovations universelles en phase de développement et de test qui arrivent, ou vont arriver, sur le marché.
La 8ème Rencontre Nationale des Directeurs de l’Innovation explore le Monde des innovations qui améliorent la vie de façon extraordinaire. 

Programme complet

Inscription

Lieu : Maison des 0céans, 195 rue saint-Jacques - 75005 - Paris

A propos des Mardis de l'innovation de Marc Giget
Créés en 2000 et diffusés via Internet depuis 2010, Les Mardis de l’Innovation sont un cycle de cours/conférences ouverts à tous les professionnels de l’innovation ainsi qu’aux universités, grandes écoles, écoles de métiers.
Les Mardis de l’innovation comptent plus de 3000 élèves inscrits à Paris et des auditeurs dans une centaine de pays. Ils se tiennent dans de grands établissements parisiens (CNRS, Sorbonne, Campus Paris Saclay, INSEEC…).Des Mardis de l’Innovation sont également organisés dans d’autres villes en région et dans d’autres pays (Europe, Brésil, Chine….)

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Technologies émergentes : créatrices de (no) futur ?

L'Académie des technologies, dans le cadre de Futur en Seine, organise "Les disputes de l'Académie des technlogies : Technologies émergentes : créatrices de (no) futur ?" le 13 juin 2015 à 15h

Clonage, pesticides, intelligence artificielle ... l'émergence des technologies divise, plus encore en temps de crise. Certains attendent d'elles une nouvelle ère de prospérité, d'autres y voient une menace. Rarement les parties échangent leurs points de vue, chacune préférant se nourrir d'idées dont elle est déjà convaincue.

Cette incompréhension peut conduire à un blocage : une affirmation sans nuance des bienfaits des technologies émergentes alimentant les inquiétudes sur l'importance de leurs effets nuisibles. L'Académie des technologies est, au contraire, persuadée qu'une dialectique entre ces deux visions, si elle est organisée, peut être fructueuse.

Les périodes de crise sont l'occasion de créer des confrontations, d'ouvrir au public l'éventail des positions sur un sujet faisant débat, de montrer la pluralité des visions du progrès à parti desquels il faudra préparer le futur.
A l'occasion de la sortie de son rapport sur l'Appropriation des technologies par la société, l'Académie met en scène une Dispute, en invitant trois académiciens aux opinions contrastées à présenter et à défendre leur vision du progrès, sous la conduite d'un modérateur.

Le 13 juin 2015 à 15h, lors du festival de Futur en Seine, l'Académie des technologies débattra donc devant et avec le public sur le thème : « technologies émergentes : créatrices de (no) futur ».

L'auteur du Rapport Appropriation des technologies par la société : Bernard Chevassus-au-Louis

Lorsque Bernard Chevassus-au-Louis débute sa carrière de chercheur en génétique animale, la biologie connait des avancées spectaculaires. La découverte du code génétique et la compréhension du fonctionnement des gènes et des cellules nourrissent la foi dans le progrès scientifique. Mais à la fin du 20ème siècle, les applications pratiques de la biologie cellulaire et moléculaire changent la donne. La mise au point des OGM, du clonage animal font débat et remettent en cause la confiance dans les bienfaits de la science. Bernard Chevassus-au-Louis a vécu ce basculement.

Tour à tour directeur général de l'Institut national de recherche agronomique (Inra), président du conseil d'administration du Centre national d'études vétérinaires et agroalimentaires (Cneva) puis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, il a été directement confronté aux crises de la vache folle ou celle des OGM. Fort de ces expériences, il questionne dans de nombreux travaux les relations complexes qu'entretiennent les sciences, les technologies et la société.
Bernard Chevassus-au-Louis est diplômé de l'Ecole normale supérieure. Il est agrégé de sciences naturelles, docteur en sciences et inspecteur général honoraire de l'agriculture. Il a également été président du Muséum national d'histoire naturelle de 2002 à 2006.



Les académiciens « disputants » 

Gérald Bronner est professeur de sociologie à l'Université Marc-Bloch de Strasbourg. Nommé maître de conférences en 1998 à l'Université de Nancy II, il y dirige le département de sociologie de 2000 à 2002 avant d'être nommé à la Sorbonne (Paris IV) où il codirige le CESS (Centre d'études sociologiques de la Sorbonne). Il a publié de nombreux ouvrages et articles scientifiques portant sur la formation et la disparition des croyances collectives (rumeur, idéologie, religion, magie etc.) et sur la cognition humaine : il a reçu, en 2004, pour "L'empire des croyances" (PUF, 2003) le prix Adrien Duvand de l'Académie de Sciences Morales et Politiques.

Diane d'Arras est directeur délégué Water Europe chez Suez-Environnement. Après une expérience de management de terrain en France et à l'international, en particulier comme directeur des opérations à Buenos Aires (7 millions d'habitant, 4000 collaborateurs), elle a été Senior V.P. Technologie, Métiers et Recherche de 2003 à 2010, au sein du COMEX de Suez Environnement. Elle y a acquis une très forte compétence en matière sanitaire et environnementale.

Etienne Klein suit ses études au Lycée Louis-le Grand puis à l'Ecole Centrale de Paris. Il obtient ensuite un DEA de physique théorique (1982), puis un doctorat en philosophie des Sciences (1999), enfin une habilitation à diriger des recherches dans cette discipline. Toute sa carrière s'est déroulée au Commissariat à l'Energie Atomique, où il dirige le Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière. Son sujet de prédilection est la question du temps en physique.

Lieu : CNAM - Salle Robert Faure - 292 rue Saint Martin - 75003 - Paris

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Imaginez le monde de demain et faites la fête !

Vous développez des projets ? Vous avez envie de les faire connaître ? Alors faisons ensemble l'Imagine Fiesta les 29, 30 et 31 mai prochains avec les porteurs de projet du monde entier.

Le monde de demain s'imagine de partout !

L’imagine fiesta est une grande fête que chacun peut organiser lui-même sur son territoire, ouverte au public et qui montre des projets d’innovation sociale : des lieux d'innovation ouvrent leurs portes (fab labs, espaces de coworking...), des groupes recensent ensemble des projets créatifs sur leur territoire ou initient ceux qui le souhaitent à la cartographie, un projet innovant se présente aux habitants du quartier, deux territoires échangent leurs expériences par visio… le tout dans une ambiance festive.

Pour participer, il vous suffit de proposer un événement sur le site. Et vous pouvez inscrire vos événements même non encore finalisés dès aujourd’hui ; vous pourrez ainsi échanger avec les organisateurs des autres événements dans le monde. Vous pourrez compléter ou modifier la présentation de votre événement jusqu’à la dernière minute.

C'est l'occasion de découvrir un peu partout dans le monde les bonnes idées pour vivre ensemble.
Le principe : dans votre ville ou village avec vos amis, vous présentez votre projet ou un projet qui vous plait, vous montrez vos savoir-faire, vous ouvrez votre lieu de création au public…
Les thèmes sont d'ores et déjà très variés : énergie, cartographie, fabrication (Fab Labs…), santé, robots, économie, ville, monnaies, récupération… Et déjà 11 pays ont d'ores et déjà prévu de faire la fête : Algérie, Burkina Faso, Canada, Cote d'Ivoire, France, Gabon, Inde, Mali, Sénégal, Tunisie…

Devenons plus visible ensemble : pendant ces trois jours, fiestoon la mascotte de l’Imagine Fiesta (et l’équipe d’animation qui est derrière), contactera les organisateurs partout dans le monde pour réaliser le “livre de voyage de Fiestoon” et rendre visible vos événements.

Partenaires : Imagination for People, L’atelier des médias de Radio France International, UP’ Magazine, Amazing, les tiers lieux open sources, École Centrale Paris, Get Up Start Up, Outils Réseaux.

Que la fête commence !

http://imaginefiesta.org/

Voir l'interview de Jean-Michel Cornu, Fondateur de l'Imagine Fiesta

événements innovation

Sortir des sentiers battus du 25 au 29 Mai au Québec

Le 83ème colloque du Congrès de l'Acfas (Association francophone pour le savoir) aura pour thème "Sortir des sentiers battus" du 25 au 29 mai 2015 à l'Université du Québec à Rimouski.

Cette thématique fait référence au travail des chercheurs qui font preuve d’audace pour faire avancer les connaissances, mais aussi au lieu de la 83e édition de cet important congrès scientifique qui se tiendra en région. « Cela fait quelques années que le congrès est présenté dans un environnement urbain. Le thème Sortir des sentiers battus invite les congressistes à rompre avec une certaine routine, à se laisser guider par la créativité et à prendre le risque de chercher et de trouver autrement », explique Françoise Daigle, présidente du comité des communications du congrès.

Professeur en sciences de l’éducation à l’UQAR depuis 2007, Jean Bernatchez a accepté de présider le comité organisateur du 83e Congrès de l’Acfas. Titulaire d’un doctorat en administration et politique scolaires, il possède plus d’une trentaine d’années d’expérience en gestion de l’enseignement supérieur. « L’organisation de ce congrès scientifique est un défi stimulant. Je suis persuadé que l’UQAR sera à la hauteur des attentes grâce à la mobilisation de notre communauté universitaire et de celle des gens du Bas-St-Laurent », souligne M. Bernatchez.

À titre de président du 83e Congrès de l’Acfas, M. Bernatchez dirige le comité organisateur qui est composé des professeurs Céline Audet et Claude La Charité (coprésidents scientifiques), de Bernard Ouellet (président du comité logistique), de Françoise Daigle (présidente du comité des communications), du professeur Joël Bêty (coprésident du comité des activités grand public) et de Julien Lambrey de Souza (adjoint délégué à l’organisation du congrès) ainsi que des membres de l’équipe de l’Acfas.

Des milliers de communications et une centaine de colloques seront présentés du 25 au 29 mai 2015 lors du 83e Congrès de l’Acfas. L’événement se déroulera à l’UQAR et au Cégep de Rimouski. « L’organisation du 83e Congrès de l’Acfas est entre bonnes mains. Je suis persuadé que cet événement scientifique prestigieux permettra de faire rayonner l’UQAR et les régions desservies par notre université dans l’ensemble de la Francophonie », observe le recteur de l’UQAR, Jean-Pierre Ouellet. Rappelons que l’UQAR a accueilli ce prestigieux congrès en 1993 et en 2003.

L’Université du Québec à Rimouski et l’Acfas présentent donc le programme de cette 83e édition du congrès, placée pour la seconde année consécutive sous le patronage de la Commission canadienne pour l’UNESCO. Ce sera une occasion de sortir des sentiers battus avec plus de 2 000 communications orales et par affiches et 70 panels de discussion organisées dans 135 colloques scientifiques et Enjeux de la recherche ; plus d’une centaine d’activités gratuites réparties dans les activités grand public et les sessions de communications libres ; et près d'une dizaine d'exposants.

Cet événement est une invitation à « sortir des sentiers battus », à rompre une certaine routine, et donc de se laisser guider par la créativité, mais également prendre le risque de chercher et de trouver autrement. Il s’agit aussi d’une occasion de découvrir un autre milieu – un autre paysage — de se plonger déjà en situation d’innovation en se déstabilisant un peu, si tant est que le voyage soit également, lui aussi, porteur de surprise et d’inattendu.

C’est le défi du renouvellement de la pensée, une tension vers l’originalité d’où surgit l’excellence. L’excellence de l’UQAR a récemment été soulignée par la désignation, pour une deuxième fois en trois ans, de l’Université de l’année en recherche au Canada par la firme indépendante RE$EARCH Infosource Inc. et ce, parmi toutes les universités qui offrent majoritairement des programmes de premier cycle.

Programme complet

A noter Colloque 632 - La vie et le vivant : de nouveaux défis à relever en éducation, avec Dorothée Browaeys, Rédactrice en chef adjointe UP' Magazine
Programme détaillé

Inscription

(Source : UQAR et Acfas)

sciences

Biovision : Des sciences de la vie aux sciences pour la vie

Pour cette 10ème édition de BIOVISION 2015, le thème de la santé globale à travers le prisme de la médecine personnalisée est privilégié. Forum international dédié à la prospective dans le domaine des sciences de la vie, il réunit actuellement - du 15 au 16 avril 2015 - à Lyon des personnalités de premier plan issues du monde académique, du secteur privé, des autorités publiques et de la société civile. Ces décideurs d’horizon divers réfléchissent ensemble aux avancées futures dans le domaine des sciences de la vie, s’interrogeant sur la façon de transformer les découvertes scientifiques en solutions concrètes et innovantes au bénéfice de la santé publique.

Catalyseur d’échanges, BIOVISION se veut le point de rendez-vous et de découverte des sociétés innovantes, de la start-up à la multinationale. Alain Mérieux, Président de la Fondation pour l'Université de Lyon, organisatrice de l'événement, déclare :
"Dans un monde totalement ouvert, les défis de la santé sont aujourd’hui considérables et infiniment complexes : l’émergence et l’expansion rapide de nouveaux pathogènes, des virus et bactéries qui ne connaissent ni frontières géographiques ni barrières d’espèce, de nouveaux risques infectieux liés à l’alimentation, l’eau et l’environnement, des relations mieux connues entre maladies infectieuses, cancers et nutrition…
Face à cette réalité, la nécessité d’une approche globale et multidisciplinaire de la santé s’impose, rapprochant médecines humaine et vétérinaire, et prenant en compte l’ensemble des paramètres impactant la santé.
Les formidables avancées de la science et de la médecine, l’irruption de nouvelles technologies nous apportent des éléments de réponse. En particulier il est clair que la médecine de demain passe par une approche personnalisée de la prévention et du traitement des maladies en fonction du profil spécifique de chaque patient.
Ces progrès doivent cependant être connus, compris et rendus accessibles au plus grand nombre.
La question de l’accès aux soins pour les pays en développement reste essentielle, car là aussi la santé ne peut être que globale.

C’est pourquoi BIOVISION a organisé son programme 2015 autour de l’accès pour tous à la santé globale et la médecine personnalisée.
Ces deux jours seront l’occasion d’un partage de connaissances scientifiques de haut niveau, grâce aux grandes conférences prospectives et à la conférence publique sur le thème de la santé globale, mais aussi au « Village des Programmes d’Investissements d’Avenir » qui présentera l’excellence de la recherche et de la formation du territoire.
Fidèle à sa volonté d’agir concrètement, cet événement sera aussi un espace pour favoriser les partenariats et accélérer le passage de l’innovation scientifique jusqu’aux patients, en créant de la valeur médicale et de la valeur économique. Nous avons donc mis en place deux rencontres au sein de BIOVISION : « Catalyzer » pour promouvoir et soutenir des projets ou start-ups early stage innovants, et « Investor Conference » pour détecter, accompagner et financer les start-ups prometteuses.
BIOVISION permettra ainsi aux acteurs scientifiques, économiques, politiques et à la société civile de se rencontrer lors de conférences de haut niveau et d’échanger sur les dernières innovations et leurs conséquences pour les citoyens et tout l’écosystème de la santé.

Je souhaite un plein succès à cette nouvelle édition de BIOVISION, un forum dédié aux Sciences de la vie, que nous avons voulu au service des citoyens et ancré dans un écosystème mondial."

Les temps forts de cette 10ème édition

1) Une conférence publique

BIOVISION propose une conférence publique ouverte à tous (sur inscription gratuite) : Santé globale et médecine personnalisée - jeudi 16 avril à 11h
Objectif : débattre de sujets majeurs avec le grand public et lui offrir le point de vue des experts BIOVISION, parmi lesquels le Pr. Jean-Marie Lehn (Université de Strasbourg), le Dr. Philippe Douste-Blazy (UNITAID), le Dr. Robert Sebbag (Sanofi), Martin Hirsch (AP- HP), et le Dr Najeeb Al Shorbaji (WHO).

2) L’Investor Conference : financer les entreprises innovantes

BIOVISION organise pour la 3e fois l’Investor Conference, dédiée au financement des entreprises innovantes : cette conférence investisseurs de haut niveau, co-organisée avec Lyonbiopôle et France Biotech, réunit start-ups, sociétés en croissance et de taille intermédiaire autour de partenaires financiers et industriels pour une série de débats et de rencontres.

Au programme :
- Deux workshops « Le Corporate venture dans le financement de l’innovation » et
« Entrée en bourse : Europe ou US ? » permettront aux investisseurs (capitaux- risqueurs, fonds corporate, banques d’investissement…) et aux participants de BIOVISION intéressés par le sujet de se retrouver et de débattre autour des stratégies de financement de l’innovation et des retours d’expérience et facteurs clefs de réussite.
- Des sessions de présentation de sociétés en recherche de fonds permettront aux sociétés biotech, medtech et e-health sélectionnées par un comité co-présidé par Florent Gros, directeur général de Novartis Venture Funds et Anne Horgan, associée chez Sofinnova Partners de présenter leur projet lors de deux sessions dédiées.

Voir Les 25 sociétés sélectionnées
Les sociétés les plus prometteuses seront récompensées par un prix biotech et un prix medtech qui seront remis lors de la cérémonie de clôture.

Trois questions à… Florent Gros, Managing Director chez Novartis Venture Funds (plus gros fond de capital-risque suisse dans les sciences de la vie et le plus grand fond corporate dans le monde de la santé) pour qu'il nous donne sa vision du financement des sciences de la vie en Europe, et de l’intérêt de l’Investor Conference organisée par BIOVISION, pour les sociétés en recherche de fonds.

1) Vous êtes co-président du comité de sélection de BIOVISION Investor Conference. Quel est selon vous l’intérêt d’un tel événement dans l’environnement actuel, pour les investisseurs et pour les sociétés ?

Cet événement sert à connecter les investisseurs et les entreprises, et aussi à confronter les sociétés entre elles. En effet, les entrepreneurs peuvent être parfois isolés, pas par choix, mais par la nature du poste, car c’est très prenant. A BIOVISION, ils peuvent rencontrer des partenaires qui ont les mêmes challenges et les mêmes besoins qu’eux. De plus, Lyon est un endroit idéal qui fait partie des places européennes reconnues. L’événement est bien dimensionné, pas une grand-messe, mais une taille adéquate.

2) Quels conseils donneriez-vous à une société biotech/medtech en recherche de fonds ?

Si je devais choisir trois points, j’insisterais sur :
- un business model très clair : il faut pouvoir décrire la science aux investisseurs. Il faut aussi donner les étapes de développement en détail sur les 3 prochaines années.
- bien connaître son marché et bien en comprendre les défis : les entrepreneurs doivent être capables de montrer que leur produit en vaut la chandelle. C’est un vrai travail de fond qu’il ne faut pas bâcler.
- Avoir un bon timing : il ne faut pas se présenter trop tôt devant les investisseurs. On n’a qu’une, au maximum deux opportunités de séduire un fonds. Il faut que le produit ou le projet soit assez mûr techniquement.

Je recommande d’avoir un ami ou une relation proche dans un fonds, auquel on peut demander conseil. Nous sommes submergés, bombardés de projets, nous en recevons plus de 1 000 par an.

3) Quelle est la place des fonds corporate dans l'investissement en sciences de la vie ?

Les fonds privés sont sur le déclin en Europe. Tout le domaine est en souffrance. Aux Etats-Unis, il y a eu un certain nombre de sorties publiques, donc le secteur est moins touché.
En Europe, les fonds corporate ont pris le relais. Ils représentent 20 à 40% des investissements. Sans eux, il n’y aurait plus de start-up biotech en Europe.

En France, c’est un peu différent, car il y a une base de capital-risque plus élaborée, ainsi que de nombreux fonds d’amorçage. "

3) BIOVISION Catalyzer : 25 projets à la une

BIOVISION propose cette année la 3e édition de BIOVISION Catalyzer, co-organisé avec Lyonbiopôle, pôle de compétitivité mondial dans le domaine des vaccins et du diagnostic. Présentation de projets collaboratifs innovants, cette rencontre permettra aux porteurs de projets dans les domaines de la médecine personnalisée de bénéficier d’une visibilité internationale et de rencontrer des partenaires potentiels, qu’ils soient publics ou privés.

Voir Les 25 candidats 

Le comité de sélection de Catalyzer, co-dirigé par Michel Goldman, ex-Directeur Exécutif de l’IMI (Innovative Medicines Initiative), et Alexander von Gabain, Vice- Chancelier adjoint pour l’innovation et les partenariats industriels au Karolinska Institute, a choisi 25 projets sur les 56 inscrits.

Trois questions au…Professeur Michel Goldman, Université Libre de Bruxelles. Michel Goldman était jusqu’en décembre 2014 directeur général de l’IMI (Innovative Medicine Initiative), une entitée conjointe entre l'Union européenne et l'association de l'industrie pharmaceutique EFPIA visant à accélérer le développement de médicaments innovants plus sûrs pour les patients. Co-président du comité de sélection de Catalyzer Pitches, il montre l’intérêt de cette session organisée par BIOVISION pour les start- ups et porteurs de projets qui souhaitent développer leur réseau et visibilité à l’international.

1) Vous êtes co-président du comité de sélection de Catalyzer Pitches. A qui sont ouverts les appels à candidature ?

Je voudrais encourager les porteurs de projets qui sont à la recherche de partenaires économiques, financiers et scientifiques à candidater.
Pour tous ceux qui ont besoin de ce type de support, BIOVISION est une opportunité
unique d’obtenir de la visibilité au niveau mondial.
Cela permet aux projets les plus porteurs de franchir le fameux cap de la « vallée de la mort ».

2) Selon vous, quels sont les champs d’innovation dans la santé et comment aider à leur essor ?

En santé, on vit un changement de paradigme. Nous faisons face à de grands défis, comme Alzheimer, le cancer ou la résistance aux antibiotiques, mais aussi dans le
domaine des maladies inflammatoires. Les grandes découvertes de ces dernières années, comme l’immunothérapie contre le cancer, les facteurs génétiques derrière l’autisme ou l’Alzheimer, permettent d’ouvrir de nouvelles perspectives.
Très tôt dans le développement du médicament, il faut anticiper les obstacles et notamment l’accès au marché et au patient. Tous les acteurs doivent prendre ces aspects en considération et mettre en place plus de dialogue, plus de collaboration. Avec BIOVISION, nous rassemblons les différents acteurs de la santé et nous pouvons attirer leur attention sur ces aspects.
La clé, c’est l’alliance de la science et du dialogue avec les futurs partenaires industriels.

3) Quels seront les critères les plus importants pour le comité de sélection de Catalyzer Pitches ?

- Le niveau d’innovation: nous recherchons des données scientifiques nouvelles, prometteuses et innovantes
- L’impact sociétal pour les citoyens en général et pour la société porteuse du projet
- La qualité de l’équipe de direction
- Les collaborations existantes et en développement : et notamment ce que le porteur attend de BIOVISION

4) Village des PIA : Lyon-St Etienne, un territoire fertile pour les sciences de la vie

Deux jours pour faire valoir le potentiel scientifique en santé de l’Université de Lyon, pendant BIOVISION, le Forum Mondial des Sciences de la Vie, les 15 et 16 avril à la Cité Internationale de Lyon.

En  réponse  aux  différents  appels  à  projets  du  PIA,  Programme  d’Investissements d’Avenir   lancé   en   2010,   l'Université   de   Lyon, qui réunit  les établissements d’enseignement  supérieur et de recherche de Lyon et Saint Etienne, a été retenue pour 14 projets labellisés qui relèvent de la santé. Ces projets couvrent tout le champ de la connaissance   et  de  l’innovation :  recherche amont, recherche clinique, formation, innovation et transfert vers l’industrie, etc.
Ce potentiel  considérable,  reconnu  par des jurys internationaux,  mérite  d’être mis en valeur  plus  largement  car  il  contribue  au  rayonnement  et  à  l’attractivité  de notre territoire, à la compétitivité de nos entreprises, et à l’amélioration de la santé de tous. C’est pourquoi la Fondation pour l’Université de Lyon organise le village des PIA pendant le forum BIOVISION, dans le cadre de la mission qui lui a été confiée par l’Université de Lyon pour la valorisation de son potentiel scientifique et de ses succès au PIA.

Le village des PIA rassemble pendant les 2 jours du forum BIOVISION, ces 14 projets PIA Santé de l’axe Lyon – Saint Etienne, au sein d’un espace permanent dédié et central : ils présenteront  leurs  actions,  partageront  leur  savoir  et  rencontreront  des  partenaires potentiels de tous horizons et origines.
Accueillant  près  de 2000  décideurs  venant  de 65 pays  différents,  spécialisés  dans  le domaine des sciences de la vie, le forum BIOVISION, forum mondial des sciences de la vie,  constitue   une  occasion   unique   de  promouvoir   auprès   d’un   public   d’experts internationaux le savoir-faire concentré ici.

En avant-première  pendant le forum, deux vidéos   seront diffusées pour présenter  les PIA et le dynamisme  scientifique  en santé du territoire  selon le fil conducteur  « De la recherche au soin » :
•   un film court  sur la démarche « Santé globale / médecine personnalisée » menée sur le territoire,
•   un film  d’une  vingtaine  de  minutes  pour  présenter  chaque  PIA  selon  les thématiques transversales « Trouver, Développer, Valoriser, Soigner ».

Au-delà   du  territoire   Lyon-Saint   Etienne,   ce  projet  vise  à  rappeler   à  un  public international la volonté de la France de promouvoir l’excellence de sa recherche et de son enseignement supérieur.
Plus d’information sur les PIA en Rhône-Alpes 

Les projets PIA présents sur le territoire de l’Université de Lyon et représentés au sein du village des PIA pendant BIOVISION sont :

Des équipements d'excellence

•  IVTV (Ingénierie et vieillissement des tissus vivants) « Santé - Vieillissement – Criblage »
•  LILI : Lyon Integrated Life Imaging
•  PhenoCan : Phenotypoage pour le cancer
•  SENS : RMN de surface Exaltée par polarisation dynamique nucléaire

Des laboratoires d'excellence

• DEVweCAN (oncologie)
• CORTEX : Construction, Cognitive Fundation, Remediation and Repair of the Cortex
• ECOFECT : Infectiology and Eco-revolutionary epidemiology
• PRIMES : Physique, Radiologie, Imagerie Médicale et Simulation

Des formations innovantes (IDEFI)

• SAMSEI : Stratégies d’Apprentissage des Métiers de Santé en Environnement Immersif

L'Institut hospitalo-universitaire 

• OPeRa : Organ Protection and Replacement
• CESAME : Cerveau et Santé Mentale

L'Institut de recherche technologique 

• BIOASTER

L'Institut Carnot

• CALYM (lymphome)

Cohorte 

• OFSEP : Observatoire Français de la Sclérose en Plaque

www.fondation-pour-universite-lyon.org

Renseignements pratiques

Ouverture du Forum le 15 avril à 14h et le 16 avril dès 9h

Lieu : BIOVISION– Lyon Cité Internationale, 50 Quai Charles de Gaulle - 69006 Lyon

Accès par transports en commun :
Ligne C1 : un trolleybus relie la Cité internationale à la Gare de la Part-Dieu en 12 minutes.
Ligne 4 : en correspondance avec les lignes de métro A (Foch) et D (Saxe - Gambetta).
Ligne 58 : liaison directe avec la Presqu’île et la Place Bellecour.

Accès par la route :
La Cité internationale est située à proximité du périphérique nord, sortie : Porte de
St Clair, direction Cité internationale.
Autoroutes : A7, Marseille. A6, Paris. A42, Genève. A43, Chambéry – Grenoble

énergie nucléaire

Le nucléaire dans tous ses états

Parmi toutes les sources d’énergie, le nucléaire présente une particularité originale ; alors que l’homme n’a maîtrisé la plupart d’entre elles que très progressivement, dans une longue approche essentiellement empirique, il s'est approprié l'énergie nucléaire par une démarche intellectuelle et scientifique, de la découverte de la radioactivité par H. Becquerel, en 1896, à celle de la réaction en chaine, par F. Joliot-Curie en 1939.
Passages, qui a déjà organisé de nombreux colloques et séminaires autour des problèmes énergétiques, veut restituer au débat sociétal sur l’usage de cette énergie toutes ses dimensions, éthiques, économiques, écologiques ou psychologiques. Dans ce but, il organise sur la période 2015-2016 toute une série de séminaires thématiques qui permettront d’aborder les différentes facettes de l’énergie nucléaire et restituer ainsi la complexité du débat. Ces séminaires seront clôts par un colloque qui en retira les éléments essentiels.

Les séminaires suivants seront modérés par Messieurs Alain Vallée et Emile H. Malet avec pour discutants : Ann Mac Lachlan, Philippe Vesseron et Jean-Pierre Hauet

Programme

Mardi 5 mai 2015 : Nucléaire et Risque
Nucléaire et Risque, se focalisera sur l’éventualité d’un accident majeur dans les installations nucléaires. Celles-ci sont encadrées par tout un formalisme réglementaire complexe, sur lequel il est nécessaire de s’interroger. Les dispositifs mis en place sont-ils suffisants pour rendre le risque nucléaire acceptable ?
Intervenants :
- Régis Baudrillart, Directeur adjoint de l’énergie nucléaire, CEA
- Jean-Christophe Niel, Directeur Général de l’Autorité de Sûreté Nucléaire

Mardi 16 juin 2015 : Nucléaire et Prolifération
Nucléaire et Prolifération, se concentrera sur les risques associés à la dissémination de certaines technologies du cycle combustible, comme l’enrichissement isotopique de l’uranium et de la séparation du plutonium. Jusqu’où peut-on interdire à un pays l’accès à une technologie qui peut-être un maillon de son indépendance énergétique nationale, alors que de nombreux autres pays en sont dotés ?
Intervenants :
- Christophe Béhar, directeur de l'énergie nucléaire au CEA
- Bruno Tertrais, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)

22 septembre 2015 : nucléaire et innovation
L’industrie nucléaire est une industrie à cycle très long : entre le début de la conception d’un nouveau réacteur et le démarrage de la première réalisation, il s’écoule en général entre 15 et 20 ans, pour une installation qui va être exploitée une soixantaine d’années. Si on considère de plus l’importance des capitaux engagés et la crainte d’un accident nucléaire, on voit qu’il y a de nombreux freins à l’innovation et donc à la prise de risque dans ce secteur.

Cependant, on voit régulièrement apparaitre des propositions originales de nouveaux types de réacteurs, en rupture avec les concepts actuels, apportant potentiellement des bénéfices en termes de sûreté, d’environnement, ou d’adaptation aux besoins présents et futurs. Mais les temps de développement et les besoins en financement empêchent souvent l’aboutissement des recherches et freinent l’arrivée de nouvelles technologies.

13 octobre 2015 : nucléaire et société
Le cinquième séminaire, Nucléaire et Société, s’interrogera sur les conditions sociétales du développement de l’énergie nucléaire et sur sa capacité à s’intégrer dans différents types de cultures et de gouvernances politiques.

Un programme nucléaire, pour un pays, est un choix dont les bénéfices se jouent dans la durée. Son acceptation par la société est donc fondamentale, et le rôle des dirigeants politiques est essentiel, eux qui doivent à la fois maintenir le cap du choix énergétique et garantir la sécurité des populations.

Tchernobyl et Fukushima, des accidents qui se sont produits dans des pays technologiquement avancés, sont des exemples du lien étroit entre culture et sûreté. Aujourd’hui, de nombreux pays envisagent une première réalisation nucléaire, alors qu’ils présentent une grande diversité de gouvernances et de cultures. L’AIEA a un rôle essentiel pour accompagner ces nouveaux entrants, fournissant conseils, formations et documents. Il mène aussi des évaluations indépendantes, mais qui restent sans valeur contraignante.

17 novembre 2015 : nucléaire, environnement et déchets
Le sixième portera sur Nucléaire, Environnement et Déchets. Toutes les sources d’énergie utilisées à ce jour posent, d’une manière ou d’une autre, de sérieux problèmes environnementaux : utilisation intensive de matières premières minérales, nuisances diverses, émissions de gaz carbonique ou de polluants. L’énergie nucléaire ne fait pas exception ; elle a ses avantages, notamment son impact climatique réduit et sa faible empreinte environnementale, hors conditions accidentelles exceptionnelles, ainsi que pour sa capacité à renforcer l’indépendance énergétique d’un pays. Mais elle présente plusieurs faiblesses. La première est liée à l’exploitation de l’uranium, présent en quantité limitée sur la terre et dont l’extraction a un fort impact environnemental. La seconde porte sur le risque d’un accident majeur dont les conséquences peuvent conduire à des conséquences sanitaires sérieuses, à une contamination durable de territoire dont il faut délocaliser la population.

Enfin, la gestion finale des déchets reste un des éléments centraux du débat autour de l’énergie nucléaire.
Toutes les installations nucléaires sont abondamment équipées en instruments de mesure permettant de suivre et de gérer les matières radioactives qui y sont présentes. Par contre, leur sortie non maîtrisée de cet environnement contrôlé peut devenir une source de danger pour la population.
Certains déchets ultimes, issus du combustible, peuvent rester dangereux sur des échelles de temps extrêmement longues, nécessitant la mise en place de solutions sûres et pérennes.

19 janvier 2016 : nucléaire et développement économique
Le septième traitera du Nucléaire et Développement Economique ; en France, en Europe, la production d’électricité nucléaire peut être considérée comme une ressource locale, malgré l’importation de l’uranium. En effet, la majorité des coûts associés à la réalisation et à l’exploitation des centrales peut être nationale ; elle est source d’emplois nombreux et diversifiés, dont une grande partie à haute valeur ajoutée. Par contre, le niveau élevé des investissements nécessaires, le temps « lent » qu’elle requiert sont un frein à son développement.

8 mars 2016 : nucléaire et opinion publique
Enfin, le dernier séminaire traitera du Nucléaire et Opinion Publique : les choix énergétiques sont des choix de longue durée pouvant influencer de manière importante l’évolution d’un pays. Dans un secteur comme le nucléaire, les changements brutaux de cap peuvent s’avérer catastrophiques ; on le voit aujourd’hui avec l’arrêt du nucléaire allemand dont les conséquences ont traversé les frontières du pays. La stabilité de la politique énergétique d’un pays est donc nécessaire, et toute évolution ne peut être que progressive, particulièrement avec cette énergie où les investissements sont considérables et où les compétences sont extrêmement sensibles. Cette adhésion de l’opinion publique, nécessaire à sa durabilité, dépend de l’histoire et de la sensibilité des peuples. Elle peut fluctuer, mais, sur la durée, elle reposera essentiellement sur la confiance dans les organismes en charge de sa gestion.

Lieu : Restaurant Universitaire Mabillon, 12 rue Clément – 758006 Paris (Métro Mabillon)

Inscription

sciences

Biovision : 10ème édition du forum les 15 et 16 avril 2015

La 10ème édition du forum BIOVISION, forum annuel des sciences de la vie, se penche sur les apports de la médecine personnalisée à la santé globale les 15 et 16 avril prochains à la Cité Internationale de Lyon : deux jours pour transformer des idées novatrices en solutions concrètes au bénéfice des citoyens...

D’envergure mondiale, le forum Biovision réunit chaque année à Lyon de nombreuses personnalités de premier plan parmi lesquelles des chercheurs, des politiques, des investisseurs et des entrepreneurs, de la startup à la multinationale.
Ces décideurs pluridisciplinaires réfléchissent ensemble aux avancées futures en sciences de la vie. Ils s’interrogent sur la façon de transformer les découvertes des chercheurs en solutions concrètes et innovantes au bénéfice de la santé publique, abordant ainsi directement les business models et les solutions de financement. Il s'agit aussi de rendre les savoirs en la matière accessible au grand public.

Cette 10e édition abordera les apports de la médecine personnalisée à la santé globale. Elle s'articulera autour de trois temps forts :
- Prospective : une mise en débat des experts et des décideurs sur les impacts sociétaux des dernières avancées scientifiques et vision prospective.
- Catalyser : des rencontres pour favoriser l'émergence de projets innovants.
- Investor conférence : une conférence investisseurs de haut niveau réunissant des start-ups santé, des partenaires industriels et des investisseurs financiers.

Dans le domaine de la santé, nous faisons face à des menaces globales en matière de maladies contagieuses (grippe, sida, hépatite, plus récemment Ebola…) et non contagieuses, telles que le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires qui sont désormais considérées comme de nouvelles pandémies.
Avec les récents progrès de la science, de la médecine et de la technologie, il est clair qu’une approche plus personnalisée de la prévention et du traitement des maladies ouvrirait des perspectives intéressantes pour les patients et les collectivités. Cette approche a démontré sa pertinence dans le domaine de l’oncologie, notamment.

L’approche de la santé personnalisée pourrait faire partie d’un processus de santé général centré sur le patient, avec une compréhension totale des bénéfices et des risques, ainsi que des problèmes éthiques, socio-économiques et organisationnels induits. D’après Didier Hoch, président de BIOVISION : « Une telle approche devrait aller de pair avec une vraie transformation, voire une révolution, du monde de la santé, pour le bénéfice de tous. »

BIOVISION 2015 : favoriser l’émergence et la croissance de sociétés innovantes dans les sciences de la vie et la santé, depuis l’amorçage jusqu’à l’entrée en Bourse

BIOVISION organise cette année les 3èmes éditions de Catalyzer et d’Investor Conference. Ces initiatives couvriront toute la chaîne de valeur de l’innovation, depuis les projets et les sociétés en amorçage jusqu’aux sociétés cotées pour permettre aux participants de trouver les partenaires et /ou les ressources dont ils ont besoin.
Le salon inclura deux sessions particulièrement adaptées à ces thématiques, qui serviront de plateformes de présentation pour des projets innovants et des recherches de financement :
- « Catalyzer Pitch », où des projets innovants ou de jeunes startups dans les sciences de la vie peuvent candidater pour être sélectionnés, préparés à pitcher et postuler pour une récompense. Plus de 120 projets se sont portés candidats en 2013-2014 et 50 finalistes ont pu présenter leur approche devant un parterre de représentants de l’industrie, de la société civile et de la recherche, ainsi que de financeurs.

- « Investor Pitch », où les sociétés innovantes (biotechnologies, technologies médicales et e-santé) qui recherchent des financements, des partenaires et de la visibilité par rapport aux industriels et aux financeurs, peuvent postuler. Les sociétés sélectionnées pourront pitcher devant un panel regroupant les principaux investisseurs européens en sciences de la vie. Plus de 110 start-ups se sont portées candidates en 2013-2014 et 50 sont arrivées en finale. En 2015, le comité de sélection sera piloté par des représentants de Novartis Venture Funds et
Sofinnova. Il comportera plus de 15 partenaires issus de fonds corporate européens de premier plan.
En complément des sessions de pitchs Catalyzer et Investor Conference, des workshops consacrés au financement des entreprises dans les sciences de la vie seront également organisés.

BIOVISION est soutenu par des partenaires publics et privés de haut niveau. Les collectivités locales (Grand Lyon, Département du Rhône et Région Rhône-Alpes) sont engagées de longue date dans le développement et la promotion des sciences de la vie sur le territoire rhônalpin.
Les projets et les sociétés intéressés par les sessions Catalyzer et Investor sont invités à s’abonner à la newsletter pour connaître la date d’ouverture des dépôts de candidature : www.biovision.org

Programme complet et pus d’informations sur : http://www.biovision.org

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événements innovation

Dominique Bel, Ambassadeur de C2 Mtl à Paris

C2 Montréal, événement d’un nouveau genre consacré à la créativité et au commerce et lancé à Montréal voici quelques années, participe à la mission commerciale Montréal-Paris du 30 mars au 2 avril. Dominique Bel, Ambassadeur de C2Mtl, nous en explique le concept et le contenu.

Dominique Bel, pouvez-vous présenter votre parcours professionnel et personnel ?

Si mes racines sont à Paris, c’est à Montréal, qui m’accueille depuis quinze ans, que j’ai déployé mes ailes.
En France, comme DG dans la construction et l’ingénierie, j’ai connu la joie et la passion des grands chantiers : BNF, tours SG, siège de Vivendi, paquebots nazairiens… Depuis Montréal je suis parti à la conquête de nouveaux horizons… Il y a peu de temps encore j’étais DG Canada de Mercuri International, une firme globale de conseil et formation en performance commerciale.
Et puis les hasards de la vie ont placé l’événement montréalais C2MTL sur mon chemin, espace de magie et de rencontres improbables. J’ai depuis quitté à jamais le monde des industries “extractives” pour me plonger entier dans celui des industries “créatives”…
Avec Fuji Inspiration, une société de production media créée en collaboration avec de nombreux talents rencontrés à C2MTL, je me réjouis de rassembler coeurs et esprits innovants pour produire des media conscients qui inspirent et pointent dans la direction d’un monde meilleur et durable.
Ma raison d’être professionnelle tient en deux phrases. L’une entendue en commentaire d’un très joli documentaire français : "Et si, pour changer le monde, on commençait par changer les images du monde ?". L’autre citée en exergue d’un ouvrage du cineaste canadien Barnet Bain sur la puissance créative qui paraitra cet été : “We Can All Become Weapons of Mass Creation”.

Vous êtes l’Ambassadeur de C2MTL pour la mission commerciale qui se tiendra à Paris du 30 mars au 2 avril. Pouvez-vous nous donner une idée des thèmes qui y seront abordés, du programme ?

Initiée par Tourisme Montréal et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la semaine MTL à Paris, est une mission commerciale qui réunit des montréalais de différents secteurs : technologies de l’information, culture, créativité, tourisme, start up, économie, tous désireux de créer ou consolider des liens d’affaires avec des entreprises françaises.
Grâce à la plateforme technologique développée par E-180 et aux talents d’organisation et de facilitation de Yulism, deux jeunes pouces montréalaises dynamiques et innovantes, le programme réserve une grande part au maillage et aux rencontres transatlantiques, afin de maximiser les occasions d’affaires et de partenariats commerciaux.
Au delà des rencontres d’affaires, les temps forts du programme sont :
- La visite du Welcome City Lab, initiée par Tourisme Montréal, en collaboration avec le Festival International du Start up,
- La conférence de Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du Musée des Beaux-Arts de Montréal, au Cercle de l’Union Interalliée,
- L’Inauguration de l’exposition La Planète mode, Jean Paul Gaultier, de la rue aux étoiles, initiée par le Musée des Beaux-Arts de Montréal,
- Le débat “Regards croisés et métissage de la créativité Montréal-Paris”, présenté par C2 Montréal, en collaboration avec l’Ambassade du Canada à Paris.
- La Soirée MTLMOMENTS, présentée par Tourisme Québec en collaboration avec Montréal en histoires,
- L’événement Chromatic Paris, 1ère édition international, présenté par MASSIVart et la Cité de la Mode et du Design.

Quels seront les participants montréalais et québécois qui vont se rendre à Paris à cette occasion ?

C’est une centaine de participants qui se joint à la mission, venant de différents secteurs :
- Culture : Centre Phi, Montréal en Histoires, Musée des beaux-arts de Montréal, La Tohu, La Vitrine Culturelle.
- Communications et relations publiques : National et Zone Franche.
- Convention d’affaires : C2MTL.
- Développement économique : Business France, Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Destination Centre-ville, f. & co, Montréal International, Société de développement commercial du Vieux-Montreal, Vice-versa conseil, Ville de Montréal, Yulism.
- Divertissement : Circo de Bakuza, Fuji Inspiration, Les Arts Carnavalent, MASSIVart, Moment Factory, Space and Dream.
- Éducation : UQAM, ESG.
- Festivals : Chromatic, Festival international de percussions, Festival international du Startup, Montréal Festival Électronique Groove, Piknic Electronik.
- Finances : Desjardins, Investissement Québec.
- Industries Créatives : Dix au carré, gsmprjct⁰, gsmprjct⁰technologie inc.Sid Lee Labs, Space and Dream.
- Media : Revue Gestion HEC Montréal.
- Mode : Adorable Outerwear / Canadiana, Eläma, KQK, Lalli, Nisse.
- Services juridiques : Borden Ladner Gervais, Cabinet Dunton Rainville.
- Technologies de l’information : E-180, Logiciels SoftCollab Inc.
- Tourisme : Air Canada, Business Events Canada, Fairmont Le Reine Elizabeth, Hôtel Bonaventure, Hôtel Espresso Montréal Centre-ville, Hotel Mortagne, JPdL, Marriott Château Champlain, Palais des congrès de Montréal, Ritz-Carlton Montréal, Tourisme Montréal, Tourisme Québec, Le Westin Montréal.

Pour conclure, mais peut-être aurions-nous dû commencer par cela : C2MTL, de quoi s’agit-il, quel est le concept que vous cherchez à lancer au-delà de Montréal ?

C2 Montréal est un événement immersif de trois jours qui fait appel tant au côté droit qu’au côté gauche du cerveau grâce à une grande variété d’expériences non traditionnelles, comme des allocutions de conférenciers renommés, des expositions interactives, des ateliers collaboratifs ainsi qu’une expérience collective, le tout dans un village d’innovation conçu exclusivement par et pour C2 Montréal.
C2 Montréal réunit la crème des influenceurs, actifs dans tous les secteurs de l’économie mondiale. Phare de la créativité et de l’innovation, l’événement vise à stimuler les gestionnaires curieux et visionnaires en leur proposant un environnement immersif qui encourage la collaboration et l’émergence de nouvelles solutions d’affaires.
Les commentaires des participants et conférenciers sont élogieux. Selon Muhammad Yunus, fondateur de l’entreprise Grameen Creative Lab et récipiendaire du Prix Nobel de la paix en 2006, qui était conférencier en 2014, « C2 Montréal constitue la conférence d’affaires la plus créative au monde ».
C2MTL a les clés du succès pour s’exporter un jour dans les grandes métropoles du monde. Pour l’instant, et pour se faire connaitre à l’international, C2MTL à lancé une série d’événements d’un jour nommés “C2 Spark”, accueillis cette année par Zurick, Milan, Copenhague et Amsterdam. En tant que franco-canadien, je serais ravi si la France accueillait un événement C2 Spark l’an prochain.

Mon rôle d’ambassadeur est de faire connaitre l’événement auprès des acteurs français qui pourraient tirer grand benefice de la magie de C2MTL. Le monde de l’économie et de l’entreprise a besoin de changements profonds, et rien ne vaut une immersion dans l’univers de la créativité pour provoquer ces étincelles tant nécessaires au renouveau. Pour vous en faire une meilleure idée, je vous invite à lire les articles de la journaliste économique du Nouvel Observateur Sophie Faye – disponible sur le site internet du journal - , qui nous a rendu visite à Montréal l’an passé pour couvrir l’événement.

Propos recueillis par le Consulat général de France à Montréal - 27 mars 2015

événements innovation

3ème Festival des Conversations : Retissons les conversations !

"Charmante mais difficile escrime !" ainsi Guy de Maupassant définissait-il l'exercice de la conversation. Tout un art, dont il sera bien sûr question du 13 au 17 avril 2015 à l'occasion du 3ème Festival des Conversations en Ile de France ; une édition tournée vers l'avenir et dédié aux conversations chez les jeunes.

Nous sommes à un moment de l'Histoire où nous avons à notre disposition de nombreux outils numériques qui permettent de mieux nous connaître et de mieux nous comprendre. Mais qu'en faisons nous ?

« L’homme qui cultive vraiment l’art de la conversation est celui qui décide ses interlocuteurs à parler » John Steinbeck

Arrêtons de dire que les jeunes ne se parlent pas, que les réseaux sociaux tuent les conversations. Essayons de comprendre et de créer de nouveaux espaces de conversations.
Nous assistons depuis quelques années à la naissance de nouvelles formes de conversation et, pour la première fois, ce sont les jeunes qui deviennent nos experts et nous apprennent à maîtriser ces outils.
Autre constat : ils sont raisonnables dans l’usage de ces outils et contrairement à ce que nous pouvions craindre, ils savent utiliser ces outils avec prudence et respectent les règles des conversations orales dans le cadre de leurs conversations numériques.

Oui le numérique permet de construire des conversations, oui l’oral n’est plus la seule forme de la conversation, oui le digital et son instantanéité permettent de construire des conversations ; et pour pallier aux manques de sensations que l’écrit ne permet pas de retranscrire, ils sont en train d’inventer un langage universel avec l’utilisation des émoticônes –des icônes à émotions, des bonhommes à émotion disent les canadiens.

Mais nous, les séniors, les parents, continuons à vous regarder avec suspicion et avec méfiance, nous continuons à regarder ces outils avec défiance et avec craintes, alors à l’heure de la co-construction, du co-working, d’un monde qui se veut plus collaboratif, venez nous aider à apprendre les conversations (faire avec), venez nous aider à nous mêler à vos conversations, montrez-nous comment ces outils sont créateurs de nouvelles formes de conversations, sont créateurs de réels échanges et de meilleures connaissances les uns des autres.

Le Festival des conversations cette année vous donne la parole et veut réduire la fracture qui se construit entre les générations et les cultures, en voulant mettre en lumière les nouveaux espaces de conversation que sont les mobiles, les réseaux sociaux, les jeux vidéos ou les chats sous toutes leurs formes.  Guillaume Villemot, créateur du Festival, revendique une ouverture à tous, regrettant que les nouvelles technologies puissent, lorsque mal utilisées, oblitérer la parole en isolant les individus, et se dit convaincu que la conversation est à la portée de tout le monde.

Chacune des prises de paroles cette année aura pour but d’une part de mettre en avant les différentes formes de conversation et d’autre part de montrer qu’il n’y a pas d’opposition entre elles. Alors il est temps pour briser nos barrières, d’effacer nos peurs : réinventons les Conversations pendant qu’il est encore temps.

Appréhender avec optimisme les nouvelles formes de conversations numériques

Quelles sont les formes numériques auxquelles sont confrontés les jeunes ? De leurs premières années de vie à leur entrée dans la vie professionnelle, quel "parcours numérique" les jeunes suivent-ils ? Un usage raisonné des nouvelles technologies n'est-il pas un apport dans leur approche de la conversation ?

La jeunesse est le temps de l'apprentissage, de la découverte et de l'initiation. Mais la jeune génération actuelle n'a-t-elle pas à nous apprendre des choses dans l'utilisation des outils numériques ? En effet, de quelle manière les jeunes réinventent-ils la conversation à l'ère du numérique ?

Dans une société multi-connectée où la politesse semble souvent peiner à trouver sa place, " l'esprit de conversation " n'est-il pas le meilleur rempart à certaines dérives observées sur la Toile ? Et comment le numérique peut-il se transformer en nouveaux espaces de conversation ?

Militer pour des conversations retrouvées et réinventées

Au-delà de son caractère presque anodin, la conversation ne pourrait-elle pas devenir le meilleur soutien à l'exigence sociétale de bienveillance ? Comment la conversation peut-elle, à son niveau, remédier au délitement des liens sociaux et raviver le goût de l'échange entre les générations ? Et de quelles manières la conversation permet-elle à chacun de se réapproprier une part de compréhension de l'autre et de solidarité ?

Programme complet

festivaldesconversations.org

- Livre "Retissons les conversations" de Guillaume Villemot - Editions Henri Dougier 
- Livre "Histoire de la conversation" de Emmanuel Godo- Edition PUF 2003
- "Les smartphones tuent-ils la conversation ?" - Exposition photos de  Babycakes Romero
- Livre "La conversation - Une utopie de l'éphémère" de Emmanuel Godo - Edition PUF mars 2014

Conférence "Tu peux changer ta vie" : Réseaux : le numérique support de communautés efficientes ?

Dans la cadre des conférences "Tu peux changer ta vie" de l'Université populaire de la Mairie du 2e arrondissement, la prochaine rencontre aura lieu le mardi 17 mars 2015 de 19h à 21h30 sur le thème : "Réseaux : le numérique support de communautés efficientes ?"

Internet est devenu le système de « connexion nerveuse » de nos réseaux sociaux. Peut-on miser sur lui pour organiser des communautés locales et de la coopération ? Les outils numériques font-ils la preuve qu’ils aident à connecter les échelles locales, nationales et internationales, et à soutenir une vitalité démocratique ?

Intervenants :

- Valérie Peugeot, prospectiviste chez Orange Labs, présidente de Vecam
- Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la FING, Cofondateur du réseau international de correspondants sur les usages de l'internet, et du réseau Imagination for people
- Jean-Pierre Cahier, Laboratoire TechCICO (technologies pour la coopération), Université technologique de Troyes

- Et le grand témoin : Michel Blay, historien et philosophe des sciences, auteur de L’existence, au risque de l’innovation (2014, CNRS Editions)
- Animation : Dorothée Browaeys, auteur et cofondatrice de VivAgora, rédactrice en chef adjointe UP' Magazine.

Il s'agit là de l'avant-dernière conférence dans le cadre de l'Université populaire de la Mairie du 2ème arrondissement de Paris, ciblée sur les transitions à l'oeuvre pour ajuster nos modes de vie aux limites de la planète. Ce cycle de conférences propose de donner à voir les initiatives qui émergent et le sens qu'elles portent sur le monde de demain. Chaque séance présente des histoires concrètes et fondatrices qui sont mises en perspective par un - ou des - spécialistes du défi concerné.

Pour en savoir plus voir le site de la Mairie du 2e Arrondissement de Paris
Informations auprès de la Mairie de Paris 2 – Tél. : 01 53 29 74 87

Ces rencontres sont réalisées en partenariat avec Sciences et Avenir, UP’ Magazine, le réseau Climat Social Club et le Master Approches interdisciplinaires des énergies de demain (Lied, Université Paris Diderot).

Lieu : Mairie du 2e arrondissement de Paris - 8 rue de la Banque (métro Bourse)
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles

neurosceinces

Semaine du cerveau 2015

Pour la 16e année, simultanément dans 62 pays dans le monde et en France, aura lieu la Semaine du Cerveau 2015 du 16 au 22 mars : une semaine pour découvrir le cerveau et les progrès faits par la Recherche en Neurosciences !
Cette manifestation est spectaculaire par sa dimension nationale (plus de 32 villes impliquées), par le nombre de chercheurs mobilisés, par le succès public rencontré, par la qualité de sa programmation.

Il s'agit là d'une mobilisation sans précédent des chercheurs en neurosciences. Coordonnée par la Société des Neurosciences, en partenariat avec la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (www.frc.asso.fr), la 16e édition de la Semaine du Cerveau aura lieu en France et dans 62 pays dans le monde du 16 au 22 mars 2015. Pendant toute cette semaine, le grand public pourra aller à la rencontre des chercheurs pour apprendre à mieux connaître le cerveau et s'informer sur l'actualité de la recherche dans ce domaine.

La semaine du cerveau : édition 2015

Seront abordés de nombreux domaines de recherche en neurosciences qui permettront au public :
• de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau : les sens (vision, odorat, goût, toucher, ouïe), la mémoire, les mécanismes de l'oubli, le cerveau et la créativité, la conscience, les émotions, la prise de décision, le sommeil et la somnolence, le ventre (notre "deuxième cerveau"), la plasticité cérébrale, stress et cognition, les illusions et la magie, l’exploration du cerveau, les mathématiques et le cerveau, la pratique musicale et le cerveau, le cerveau de l'enfant, le langage et la parole ...
• d'appréhender le cerveau quand il dysfonctionne : l'autisme, l'accident vasculaire cérébral, le stress et le stress post traumatique, la malvoyance, le dégénérescence, les addictions, les troubles de l'apprentissage, les troubles mentaux (art et folie ; les crises d'hystérie), le comportement alimentaire, le cerveau et le cancer, le coma, le somnambulisme, …
• de découvrir les techniques à la disposition des chercheurs pour explorer le cerveau : l'imagerie fonctionnelle, l'optogénétique, l'IRM, le MEG, la chirurgie exploratoire...
• de connaître les nouvelles technologies utilisées pour « réparer » le cerveau : les prothèses visuelles, l'homme réparé / l'homme augmenté, l'usage de la robotique, le cerveau connecté / le cerveau virtuel....
A Paris, de nombreux lieux emblématiques vont consacrer une programmation à la Semaine du Cerveau : le Collège de France, l'Institut Pasteur, l'Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière, l'Institut de la Vision, Universciences (Palais de la Découverte et la Cité des Sciences de la Villette), l'Espace des Sciences Pierre-Gilles de Gennes, l'Institut Alfred Fessard, l'Ecole Normale Supérieure (ENS).... ainsi que de nombreux lieux dans de nombreuses villes de France (laboratoires de recherche, CCSTI, bibliothèques, écoles, théâtres, cinémas...)
Dans plus de 30 villes en France, des chercheurs issus des grands organismes de recherche, es instituts de neuroscience, du monde hospitalo-universitaire proposent un programme varié et ludique au travers :

• de conférences grand public
• d'ateliers de découverte pour manipuler "comme un chercheur"
• de jeux interactifs : assister à une partie de puissance 4 commandée par les ondes cérébrales des joueurs,
• de pièces de théâtre 'scientifiques'
• des contes « neurocontes » pour les enfants
• d'expositions
• de projections de films
• d'animations pour les enfants et de rencontres en milieu scolaire sous forme d'exploration
• de visites de laboratoire pour découvrir les métiers de la recherche
• de tables rondes et de débats ouverts dans le domaine des neurosciences
• découvertes de BRAiN'US, une application mobile développée par l'Inserm regroupant huit jeux conçus pour décomposer la manière dont le cerveau prend des décisions et faire avancer la recherche

L’accès à toutes les manifestations est gratuit et le programme volontairement orienté grand public.

La Semaine du Cerveau : la conférence inaugurale

La conférence inaugurale de la Semaine du Cerveau à Paris aura lieu le lundi 16 mars 2015 à 18h30 sur le thème "Comprendre et manipuler le cerveau par la lumière".  
La lumière nous permet depuis des siècles de connaître la structure fine du cerveau. Dorénavant, elle nous aide à décrypter le fonctionnement intime des circuits de neurones en temps réel. Et de les manipuler ! L'optogénétique, une méthode permettant de rendre certains neurones sensibles à la lumière, révolutionne la recherche en neurosciences depuis dix petites années et pourrait trouver des applications thérapeutiques, comme par exemple pour traiter les pathologies dégénératives de la rétine chez certains aveugles. La conférence fera le point sur les avancées récentes associant ingénierie génétique, physique et chimie, ainsi que les merveilles de la biodiversité, pour faire progresser notre compréhension du cerveau.

Intervenant : Christophe MULLE, Président de la Société des Neurosciences,  Directeur de Recherche au CNRS

Lieu : Auditorium de l'Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière - ICM - Hôpital Pitié Salpêtrière, 47/83, bd de l’Hôpital 75013 PARIS
Les inscriptions sont obligatoires

La Semaine du Cerveau : une manifestation présente sur tout le territoire

Les villes et régions impliquées dans la Semaine du Cerveau sont : Aix-en-Provence, Arles, Avignon, Bordeaux, Brest, Caen, Cavaillon, Chambéry, Clermont-Ferrand, Côte d’Azur, Gap, Gif-sur-Yvette, Gometz-le-Châtel, Grenoble, Lille, Limousin, Lorraine, Lyon, Marseille, Montbéliard, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Paris, Paris-Saclay, Poitiers, Romilly, Rouen, Strasbourg, Toulouse, Tours, Villejuif, Yerres, la Martinique, la Réunion et le Maroc.
La Semaine du Cerveau est un événement spectaculaire par sa dimension nationale (plus de 32 villes impliquées), par le nombre de chercheurs mobilisés, par le succès public rencontré, et par la qualité de sa programmation.

La Semaine du Cerveau : une mobilisation sans précédent pour faire comprendre ce qui nous aide à comprendre

En 2015, plus de 700 chercheurs enthousiastes sont impliqués dans cette campagne d'information grand public et gratuite au travers de 400 manifestations (programmation visible sur www.semaineducerveau.fr).
La Société des Neurosciences, une société scientifique impliquée dans le partage du savoir avec le grand public. Forte de ses 2300 membres, la Société des Neurosciences défend efficacement les neurosciences auprès des politiques et des institutions, au niveau national et international. Elle assure la cohésion de la communauté des chercheurs qui font avancer la recherche fondamentale et appliquée sur le cerveau, au-delà des disciplines et en créant des liens avec le monde médical et industriel.
Elle organise des manifestations scientifiques pour renforcer les interactions entre les chercheurs et mettre en valeur leurs découvertes.
La Société des Neurosciences aide les jeunes chercheurs à trouver leur place dans la communauté, les informe sur les carrières et participe à leur formation. Elle s'investit dans le partage du savoir avec le grand public et participe aux réflexions sur la place des neurosciences dans la société.

www.semaineducerveau.fr

Programme complet 

textiles innovants

FashionTechDays : les textiles du futur

Ces 19 et 20 mars 2015, ce sont les FashionTechDays à Roubaix ! Business Fashion Forum (Association des Innovateurs de Mode) s’associe à NUMA Paris (booster de startups) pour rassembler durant trois jours au CETI (Centre européen des textiles innovants) créateurs, chercheurs, artistes, étudiants, écoles, entreprises, afin qu’un maximum d’acteurs européens, créateurs d’emplois pour la région Nord, se saisissent des nouveaux marchés mixant technologie et mode.

Textiles techniques, Wearables, 3D, LED, Composites : ils veulent montrer le Futur !

Roubaix, ville textile, et sa région rassemblent un grand nombre d’acteurs de l’innovation textile, numérique ou de l’impression 3D et la Belgique voisine, les pays du Nord, l’Allemagne ou la Hollande seront aussi invités à rejoindre le mouvement : l'occasion était trop belle pour ne pas rassembler sur ce site, fleuron de l'industrie textile, toute l'éminence grise du secteur.

Pendant deux jours, les professionnels de la mode, du luxe et de la distribution échangeront au CETI autour d’un programme riche d’événements dont un focus sur l’innovation produit & process et l’innovation commerce. Secteurs dynamiques et innovants sous toutes les coutures, les acteurs de la mode et la distribution partageront lors de ces premières FASHION TECH DAYS leurs expériences en matière d’innovation matérielle et immatérielle.
En collaboration avec la Fashion Tech Week organisée depuis deux saisons à Paris par NUMA, l’association phare de l’innovation et du numérique, le Centre Européen des Textiles Innovants et Business Fashion Forum organisent ensemble cet événement majeur pour évoquer le futur, la prospective, l’évolution des secteurs mode et distribution.

Autour du CETI, le site d’excellence textile regroupant l’ensemble des composantes de la filière textile régionale du Nord-Pas de Calais, concourt au développement de la valeur ajoutée textile des entreprises nationales et internationales, et les accompagne dans leurs évolutions. C’est donc naturellement que le CETI a choisi de recevoir et de co-organiser les FASHION TECH DAYS. URIC-UNIMAILLE, le syndicat patronal des industriels maille et habillement de la région Nord-Pas de Calais, s’est associé à l’opération.
"Le CETI souhaite accompagner les secteurs de la mode et de la distribution dans leur démarche d’innovation, de l’idée au prototype. Le CETI dispose d’une démarche et de moyens d’innovation qui vont permettre aux entreprises de ces secteurs d’atteindre leurs objectifs de différenciation" déclare Pascal Denizart, Directeur Général du Centre Européen des Textiles Innovants.

"Ville à l’ADN textile, on trouve à Roubaix et dans un périmètre de 10 kms une concentration exceptionnelle d’acteurs des textiles : industries textiles (DAMART,…) , distributeurs ( LA REDOUTE, PROMOD, TAPE À L’OEIL, HAPPY CHIC,…), incubateurs textiles ( MAISONS DE MODE, INNOTEX,…) , marques de jeunes créateurs,…c’est pour cela que j’ai souhaité organiser cet événement dans le lieu qui accompagne toute cette filière dans leurs démarches d’innovation, le CETI." complète Annick Jeanne, Présidente de Business Fashion Forum.

Deux jours de Keynotes et Business Cases

- 19 Mars, consacré a l’Innovation Produit :

Sociologie : Le futur des matières mode – par LAURENCE BOST
Matières : Le futur de la teinture - par ANNE PERUELZ, ENSAIT
- Matériaux bio sourcés - par THIERRY LE BLAN, CETI
- Le Lin du futur – par NICOLAS MALAQUIN, FLAXCOMPOSITES
- Les nanotextiles- par ERIC DEVEAUX, ENSAIT
Produit - production :
- Mode et modélisme 3D – par PHILIPPE RIBERA, LECTRA
- Mode et robotique – par OLIVIER ROQUIGNY, MEDIASWEEN
- Mode et impression 3D – par GREGORY SANDT, ALL-TRENDS
- Mode et mesure, par SEBASTIEN RAMEL, FITIZZY

- 20 Mars, consacré aux outils digitaux et du commerce, ainsi qu’aux vêtements connectés :

Enjeux du futur :
Mode instantanée – par SYLVIE LOISEAU / DAILYSHOPWINDOW
E-commerce du futur :
- Data et conso - par NOUJOUDE LAIDOUNI
- Réseaux sociaux et ciblage – par LIONNEL DAMM, ON PREND UN CAFE
- E-merchandising – par JULIEN LACROIX, MERCHANDISING IO
- E-réputation des marques – par FABRICE JONAS, MODELAB
Eco-design et innovation
Eco design et innovation – par ARIELLE LEVY, L’HERBE ROUGE / CHRYSTEL MERTER, HAPPYCHIC

Deux Grands Temoignages

• Le 19 mars a 12H30, Cyndi Lebriez- Auchan vient présenter le projet BOUTON NOIR, Startup interne du groupe.
• Le 20 mars a 12H30, Frederic Sellier, Directeur de L’Innovation et de la Conduite du Changement, groupe Happychic,vient nous exposer les méthodes d’innovation basées sur l’humain.

Programme complet et présentation des intervenants

Lieu: CETI  - 41 rue des Métissages - 59335 Tourcoing / www.ceti.com

Inscription : 50€/ jour incluant le buffet a midi + 30€ Afterwork du 19 mars
A régler avant l’évènement impérativement sur le site www.fashiontechdays.fr

A propos de Business Fashion Forum : Créée à l’initiative de trois experts textiles, l’association BUSINESS FASHION FORUM a pour objet de contribuer au développement et à la consolidation de relations économiques partenariales internationales au sein des secteurs textiles, habillement, mode, luxe.
La création de cette association répond à l’exigence croissante d’adaptation de ces secteurs aux nouvelles conditions des marchés pour relever avec succès les défis industriels et commerciaux liés à la mondialisation.

A propos du Centre Européen des Textiles Innovants : Le CETI est La réponse aux entreprises utilisatrices de matériaux textiles qui inscrivent au rang de leurs priorités l’innovation.
La vocation du CETI est de produire grâce à son espace de design de l’innovation et sa plate-forme de recherche et développement, les solutions et les démonstrateurs apportant la preuve de la nouvelle intelligence des textiles interagissant avec nos aspirations.

biomimétisme

Conférence "NatureLab" : Faites de la nature votre labo de R&D !

Le Discovery Innovation Lab organise le Jeudi 19 mars 2015 de 13h30 à 18h30 une conférence "NatureLab" sur le thème  : Faites de la nature votre labo de R&D !

L’ingénierie du biomimétisme organise des transferts d’innovation inspirés par les formes et fonctions du vivant, vers de multiples applications industrielles, via le design et les technologies d’avant garde. On retrouve l’innovation en biomimétisme également d’évidence au cœur des méthodologies du vivant. Au-delà des formes et des fonctions, ce sont les processus mêmes d’organisation du vivant qui inspirent les professionnels de l’innovation en biotechnologies.

Accueillis par le DIL et Sup’Biotech, les intervenants illustrent les valeurs ajoutées de la démarche et rappellent le panorama des innovations émergentes. Une focale particulière est développée autour des enjeux des biotechnologies, à l’aune de l’annonce de la grande convergence des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et cognitique). Au-delà de l’innovation technologique, ces nouveaux champs interrogent et interpellent avec force les responsabilités sociétales de demain.

UP' Magazine est partenaire de cet événement.

Illustration : "Life of Pi," roman fantastique de Yann Martel (2001) et film "L'Odyssée de Pi" de Ang Lee (2012)

Programme 

1. Accueil et présentation du programme

2. Plénière d'ouverture : les origines et l'histoire du biomimétisme

- Hugues Bersini, IRIDIA

Professeur d'informatique à l'Université Libre de Bruxelles. Directeur du laboratoire IRIDIA de l'ULB: laboratoire inventeur de ACO (Ant Colony Optimisation), de AIS (Artificial Immune System), acteur essentiel de la robotique par essaim, des réseaux de neurones et autres inspirations biologiques. Auteur de 8 livres sur les fondements de l'informatique et les systèmes complexes. Membre de l'Académie Royale de Belgique
  • - Emmanuel Delannoy, Institut Inspire
Biologiste de formation, Emmanuel Delannoy a une expérience de plus de quinze ans en tant que manager dans des entreprises privées. Depuis le premier janvier 2008, il dirige l’institut INSPIRE, Société coopérative multi-acteurs assurant la promotion de l'innovation par le biomimétisme, l'économie circulaire et l'économie de fonctionnalité. Il est l'auteur de "L'économie expliquée aux humains", aux Editions WildProject et a contribué à plusieurs ouvrages collectifs sur le développement durable. Il a récemment coordonné la rédaction du guide  "Entreprises et Biodiversité - Comprendre et agir" pour le compte du MEDEF, et celle du Guide "Nouvelles Opportunités Valorisants les Usages et le Services" sur l'innovation dans les modèles économiques.

3. Round 1 de pitchs de startups

4. Table Ronde 1 : l'état de l'art du biomimétisme

- Modération assurée par Thérèse Bouveret, Directrice de la publication de Biotech Info 

Thérèse Bouveret, directrice de la publication de Biotechinfo 3.0, est journaliste spécialisée dans l’innovation, l’entreprise et les nouvelles technologies depuis les années 2000. Titulaire d’un Master 2 de journalisme du Celsa et d’un diplôme de troisième cycle de management stratégique et information économique de l’Ecole de Guerre Economique, elle collabore à divers titres de la presse spécialisée l’Usine Nouvelle, Jeune Dirigeant (Centre des Jeunes Dirigeants), le site Internet Place Publique, la Revue de l’Energie (sur les micro-algues) et BiotechInfo/Bioénergies depuis 2006. Elle a été auditrice de l’IHEST 2013-2014 Promotion Boris Vian.

  • - Henry Duchemin, Fondateur Mélilot Consulting 

Homme d’entreprise, sociologue et manager de formation (IAE), Henry Duchemin a piloté de nombreux projets d’entreprise. Curieux de nature, il pratique l’ornithologie, la botanique et s’est toujours émerveillé pour le monde du vivant, les belles inventions de la nature. En créant Mélilot Consulting, Henry réalise la synthèse entre son expérience de l’entreprise et sa passion des écosystèmes naturels, pour accompagner entreprises et organisations vers un développement plus respectueux et plus harmonieux. 

- Olivier Girinsky, Sup'Biotech

Olivier Girinsky a acquis ses premières expériences de recherche en physiologie végétale et microbiologie à l’Université de Pierre et Marie Curie. Il a consolidé son volet en microbiologie industrielle par une thèse CIFRE intitulée « Pré-industrialisation d’un procédé de consolidation des sols par bio-calcification in situ », chez Soletanche Bachy (BTP, Soletanche Bachy-filiale de Vinci construction) en collaboration avec l’Université d’Angers. Suite à cette expérience, il a intégré le groupe Veolia Environnement Recherche et Innovation (VERI) pour développer puis optimiser un outil de détection de pathogènes hydriques. Depuis 2 ans, il travaille pour l’école Sup’Biotech (groupe IONIS) comme chargé de projets innovants. Son travail consiste à s’inspirer des modèles de la nature en vue d’élaborer des projets bio inspirés à visée industrielle en 4 ans avec ses étudiants.
 
- Kalina Raskin, Chargée de Développement Scientifique CEEBIOS
 
Ingénieur physico-chimiste et Docteur en biologie. Kalina Raskin a promu le biomimétisme pour l’innovation responsable au sein de l’agence Paris Région Entreprises et est aujourd'hui en charge du développement scientifique du CEEBIOS, projet de centre européen dédié au biomimétisme. Elle est également conseillère éditoriale « biomimétisme » pour la revue Techniques de l’Ingénieur. Kalina suit les travaux de normalisation ISO sur le biomimétisme. Elle a participé au groupe d’experts « Nature-based solutions » à la Commission Européenne. Elle est administratrice de Biomimicry Europa.
 
- Geneviève Meyer, Capgemini Consulting

Après une expérience en Business Development, diversification et valorisation de technologies chez Bossard Consultant a développé une expertise en Innovation chez Capgemini Consulting. Ses domaines principaux d’intervention recouvrent la mise en place de fonctions et dispositifs d’innovation (gouvernance, processus, gestion de portefeuille, approches collaboratives). Dans le cadre de la transformation digitale des clients de Capgemini Consulting adresse les enjeux liés au 3D Printing/Additive Manufacturing

Thème traité : 3D Printing et Biomimétisme

Le 3D printing et la nature ont beaucoup de similitudes et d’interactions. Après une brève présentation du 3D Printing, ses avantages et ses limites nous explorerons les contributions mutuelles et synergies, actuelles et futures, pour la conception et fabrication d’objets ou solutions avec des exemples issus de divers secteurs industriels

5. Round 2 de pitchs de startups

6. Atelier de créativité animé par Nicolas Buttin (WIITHAA)

7. Table Ronde 2 : le futur du biomimétisme

Modération assurée par Dorothée Benoit Browaeys

Dorothée BENOIT-BROWAEYS est rédactrice en chef adjointe à UP' MAGAZINE, biologiste de formation et fondatrice de VivAgora. Impliquée dans des processus constructifs d’inclusion des parties prenantes (Forum NanoRESPSynenergeneUniversité populaire Paris2), elle promeut l’ouverture des écosystèmes d’innovation. Elle a publié  Fabriquer la vie : où va la biologie de synthèse ? (Seuil, 2011) Le Meilleur des nanomondes, (Buchet Chastel, 2009), Alertes santé (avec André Cicolella) Fayard, 2006, Cerveau sexe et pouvoir (avec Catherine Vidal) Belin, 2006

- Jacques Livage, Collège de France (Chimie de la matière condensée)

Ingénieur-chimiste, Jacques Livage a fondé le laboratoire de la chimie de la matière condensée à l’Université Pierre et Marie Curie avant d’être nommé professeur au Collège de France en 2001. Il est l'initiateur de la chimie douce qu'il a développée dans le cadre des procédés "sol-gel". Inspirés desprocessus de biominéralisation, ces procédés permettent d'élaborer des verres ou des céramiques dans des conditions analogues à celles qui conduisent à la formation des polymères organiques. Il est ainsi possible d'associer chimie organique et chimie minérale afin de synthétiser des hybrides organo-minéraux qui  trouvent aujourd’hui de nombreuses applications industrielles. La chimie douce permet même d’élaborer des verres de silice dans des conditions compatibles avec des molécules biologiques et même des micro-­organismes. On obtient ainsi des “matériaux vivants” qui ouvrent de nouvelles possibilités pour la réalisation de nano-médicaments, de bio-capteurs et de bio-réacteurs.

- Roland Schaer, Cité des Sciences

 

Roland Schaer est agrégé de philosophie, ancien élève de l'École normale supérieure. Il a été directeur Science et société à Universcience, Cité des sciences et de l'industrie, Paris La Villette, où il a eu la responsabilité des programmes de conférences et débats publics sur différents thèmes de controverse entre science et société. Passionné des sciences du vivant, il est l’auteur de "Répondre du vivant" – Editions  Le Pommier. Il interroge en particulier les questions des nouvelles responsabilités à l’égard du vivant. Il aborde l’idée d’innovation évolutive, entendant à considérer l’évolution du vivant comme ponctuée d’innovations, et soutient l'idée que la plupart des innovations techniques majeures du passé sont en réalité "biomimétiques" (par exemple, la révolution industrielle),  sans que la volonté d'imiter la nature soit forcément explicite dans le processus d'innovation.

  • Un représentant du Centre de Recherche et de Développement de Pierre Fabre
Présentation d'un travail de développement d'un extrait végétal en cosmétique dont la recherche a suivi une démarche biomimétique. 

8. Cocktail-networking

Lieu : Campus Technologique Paris Sud - Ionis Education Group, 14 rue Voltaire  - 94270 Le Kremlin-Bicêtre

Inscription

- Livre "La nature et l'invention" - Léonard de Vinci - Edition de La Martinière 

- Livre "Biomimétisme - Quand la nature inspire des innovations durables" de Janine M. Benyus, Biologiste, auteur de "Biomimicry, Innovation Inspired by Nature"- Préface de Gauthier Chapelle, co-fondateur de Biomimicry Europa. Edition Rue de l'Echiquier 2011

- Biomimétisme : Naturellement génial ! - Série en 4 épisodes de 52min, diffusée sur Arte en 2011 :
- 1/http://www.dailymotion.com/video/xjnbdr_biomimetisme-naturellement-genial-l-art-du-deplacement-1-4_news
- 2/http://www.dailymotion.com/video/xjnf4b_biomimetisme-naturellement-genial-construire-efficacement-2-4_news
- 3/http://www.dailymotion.com/video/xjniah_biomimetisme-naturellement-genial-s-orienter-dans-le-chaos-3-4_news
- 4/http://www.dailymotion.com/video/xiygdt_4-biomimetisme-naturellement-genial-4l4-les-etoffes-du-futur_lifestyle

événements innovation

Journée Conférences 1.618 : "Sourcing et filières responsables”

Trois conférences, 15 intervenants pour une journée exceptionnelle le 2 avril 2015 organisée par 1.618. Au cœur de Paris, dans l’Atrium Saint-Honoré totalement aménagé pour l’occasion, cette journée accélératrice de connaissances permettra d’apporter des réponses concrètes à destination des professionnels du luxe dans les domaines de la Mode, de la Beauté et de la Joaillerie.
Scientifiques, universitaires, entrepreneurs, ONG, fabricants, prospectivistes, leaders d’opinions et créatifs français et internationaux seront réunis pour nous éclairer et nous permettre de penser des solutions concrètes et durables.

Depuis 2009, 1.618 est la première plateforme internationale qui rassemble marques, entrepreneurs, penseurs, ONG, artistes… qui se mobilisent pour un monde meilleur et participent à définir le luxe du 21ème siècle.
Ce qui les anime ? Célébrer le pouvoir de l’innovation créative, démontrer que développement durable est compatible avec création, qualité et esthétisme, identifier les acteurs du changement et promouvoir les innovations qui créent l’avenir, sensibiliser par l’Art pour déchiffrer le monde par le biais de l’émotion, encourager le défi, l’invention et l’imaginaire.

Tragédie du Rana Plaza, polémique de la main d’œuvre sous payée d’Europe de l’Est, travailleurs chinois morts dans une usine dortoir en Italie, raréfaction des ressources à l’échelle de la planète… Au regard de l’actualité, les entreprises ont la nécessité d’inscrire leurs activités et leurs processus dans une démarche de responsabilité sociétale, environnementale et sociale, bénéfique sur le long terme tant pour leur développement économique que pour la protection d’un patrimoine commun.

Au même moment, dans un contexte globalisé et hyperconcurrentiel, les marques de luxe se doivent d’innover pour marquer leur singularité tout en préservant leur savoir-faire, leur patrimoine et leurs ressources. Kering, LVMH, Chanel, Hermès, entre autres, ont entrepris depuis plusieurs années de sécuriser leurs approvisionnements en matières premières et de racheter leurs fournisseurs, prouvant s’il le fallait encore, l’enjeu majeur que représentent la disponibilité des ressources et la maîtrise des filières d’approvisionnement.
Piliers du processus de fabrication des produits de l’industrie du luxe, les filières d’approvisionne- ment doivent être au cœur de la stratégie de RSE des acteurs de cette industrie. Eric Briones et Gregory Casper démontrent dans leur livre « la Génération Y et le Luxe » que les marques de luxe doivent aujourd’hui répondre aux exigences de générations qui désirent de la transparence et que les marques répondent à leur prise de conscience écologique.

Les marques de luxe, au-delà de leurs propres intérêts, se doivent désormais d’être des moteurs pour créer des filières durables bénéfiques à toutes les parties prenantes, jusqu’à leurs consomma- teurs. Face à ces constats, 1.618 a interrogé les acteurs de l’industrie du luxe qui ont exprimé de manière récurrente la difficulté d‘accéder à une offre de filières et de matières à la fois responsable, éthique, qualitative et créative.

À l’occasion de son programme de conférences, 1.618 souhaite créer le débat et démontrer que des solutions existent !

Programme

9h - 10h30 : Cosmétique, parfumerie et rareté
Dans l’industrie de la beauté, les matières premières naturelles proviennent de tous les endroits de la planète : de champs, fermes et forêts d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud. Pour les entre- prises de ces industries, une croissance à long terme n’est possible que si elles continuent d’être en mesure de garantir à la fois la disponibilité des matières premières et la qualité de celles-ci, tout en restant compétitives dans leurs offres.
La recherche et l’innovation visent notamment à remplacer les matières premières naturelles, ou encore proposer des déclinaisons subtiles de molécules déjà existantes, lorsque ces dernières sont progressivement proscrites par la législation.
Il n’est donc pas simplement question de pratiques d’approvisionnement responsable, mais aussi d’intérêts commerciaux à long terme quant à la promotion de normes sociales et environ- nementales élevées à travers toute la chaîne de valeur.
Comment, en s’appuyant sur des partenariats à long terme et une coopération avec les fournisseurs et les marques, l’industrie de la beauté peut devenir plus transparente sur son modèle d’approvisionnement ?

Intervenants pressentis :
- Sandrine Sommer - Directrice Développement Durable, Guerlain
- Alexandre Palt - Directeur Développement Durable, Groupe L'Oréal
- Patrick Frimenich - President, Frimenich
- Maurizo Volpi - Head of Europe Consumer Products Fragrances, Givaudan
- François-Patrick Sabater - Directeur France Technicoflor
- Anne Cabotin - VP Sales Southern Europe, Fragrances and Oral Care & VP Scent and Care Sustaina- bility Strategy, Symrise
- Dimitri Caudrelier - Managing Director, Quantis International
- William Vidal - Mangaging Director, Ecocert France
- Nicolás Cock Duque - Biodiversity innovator & Entrepreneur, Ecoflora Rik Kutsch Lojenga - Executive Director, Union for Ethical BioTrade Denise Alves - Director of Sustainability, Natura

11h - 12h30 : Joaillerie et transparence
L’industrie joaillière a d’ores et déjà pris la mesure des enjeux du développement durable, notamment par sa volonté de réglementer l’approvisionnement en matières premières et la traçabilité des pierres précieuses via des organismes de certifications.

Pourtant malgré les efforts fournis par des organes comme le Responsible Jewellery Council, ceux-ci ne sont pas suffisants pour arrêter la contamination des sols et de l’eau résultant de l’extrac- tion de métaux précieux, et endiguer les problèmes sociaux récurrents dans les pays fournisseurs. Si les consommateurs connaissent désormais les « blood diamonds », l’exploitation minière des métaux précieux soulève également une foule de questions environnementales, auxquelles s’ajoutent celles de la raréfaction de l’or et des conflits dans les zones de forage. Il est devenu prioritaire d’assurer de la transparence tout au long de la chaîne de production et de sécuriser l’approvision- nement en matières premières.
Pourtant les marques de luxe se disent souvent être confrontées à une offre de sourcing responsable et respectueux de l’environnement limitée en termes de quantité et de qualité disponibles.
Existe-t-il aujourd’hui des acteurs et des filières qui proposent des solutions concrètes pour garantir une traçabilité et une qualité des métaux précieux qui respectent les attentes de l’industrie du Luxe ? Comment les marques peuvent-elles être impliquées depuis les « mines jusqu’à la vente » en garantissant la provenance de chaque pierre aux consommateurs ?

Intervenants pressentis :
- Raffaella Rossiello - Communication Director, Chopard
- Kamadoli Costa Anisa - VP Global Sustainability & Corporate Responsibility, Tiffany
- Nicky Black - Head of Social Performance, De Beers
- Anna Haber - Global Marketing Director, Gemfields
- Anne Dellière - Directeur Marketing, Groupe Richemont
- Kerin Jacobs - Founder, The Raw Stone Dorothée Contour Morel - Director, JEM Patrick Schein - Founder, Patrick Schein
- Guya Merkle - CEO, Vieri / Heartbeat foundation
- Laurent E. Cartier - Director, Sustainable Pearls
- Michael Krzemnicki - Director, Swiss Gemmological Institute
- Alan Frampton - CEO, Cred
- Sandrine Merle - Journalist, Les Echos

14h - 15h30 : Mode et innovation
Le secteur de la Mode, toujours en quête d’innovation et de créativité, doit prendre le temps de se remettre en cause face aux tragédies récentes qui posent de réelles questions en termes d’éthique et de responsabilité sociale.
Si le designer peut être un catalyseur pour cette prise de conscience, c’est une démarche plus globale allant du sourcing des matières premières jusqu’à la table de création qui doit voir le jour. Aujourd’hui, le sourcing responsable et éthique a prouvé qu’il peut être un élément moteur pour innover et anticiper les attentes d’une clientèle exigeante et informée.
On observe paradoxalement encore un déséquilibre entre les ressources disponibles et l’utilisation concrète faite par les marques, alors qu’une approche holistique du développe- ment durable pourrait rendre les designers et leurs marques plus créatives et donc, uniques.
Quelles sont les nouvelles matières éthiques et innovantes et leurs applications ?
Comment impliquer tous les acteurs de l’entreprise sur ces sujets, de l’achat des matières premières jusqu’à la conception ?

Intervenants pressentis :
- Marie-Claire Daveu - Directrice du Développement durable et des Affaires institutionnelles internationales, Kering
- Giusy Bettoni - Founder, C.L.A.S.S
- Yvon Chouinard - Founder, Patagonia
- Caroline Moussou dit Bourdallé - Responsable Projets Développement Durable, Chanel
- Pascale Mussard - Directrice Artistique, Petit H
- Marie Demaegdt - Chef de Projet Innovation & Développement Durable, CELC Masters of Linen
- Marco Ricchett - Co-auteur du livre the Beautiful and the Good
- Suzanne Lee - Founder, Biocouture
- Michael Schragger - Director, The Sustainable Fashion Academy Chair
- Dylis Williams - Director and Professor of Fashion Design for Sustainability
- Lucy Siegle - Journalist, The Observer
- Kristian W. Andersen - Fashion & Design Director, CIFF
- Tyzon Toussant & Tim Coombs - Bionic Yarn
- Carry Somers - Founder Pachacuti, Founder Fashion Revolution Day

La journée de conférences 1.618, sera ponctuée de plusieurs moments de networking, qui vous permettront d’avoir un contact privilégié avec les partenaires d’1.618, les partenaires des autres conférences B2B, les participants des conférences (acteurs de l’industrie du Luxe, agences de communication et de tendances, consultants, experts en développement durable, presse française & internationale).

Tarifs :
Chaque option de tarif comprend la conférence, un moment de networking après le débat, ainsi qu’une invitation au cocktail des conférences 1.618 de 18h.

- Billet 1 conférence (+ moment Networking + Cocktail) : Individuel : 150 € HT - Collectif (>10,pers.) : 120 € HT/personne
- Billet 2 conférences (+ moments Networking + Cocktail) : Individuel : 280 € HT - Collectif : 220 € HT
- Billet 3 conférences (+ moments Networking + Cocktail) : Individuel : 410 € HT - Collectif : 320 € HT

 www.1618-paris.com

innovation

Quatre hommes d’exception pour le prix Marius Lavet de l’ingénieur-inventeur

Qui de Pierre Gandel, Alain Méthivier, Bertin Nahum ou Joseph Puzo sera lauréat du Prix Marius Lavet ? Le suspens sera levé le 23 Mars prochain lors de la remise du prix à la Maison des Arts et Métiers (Paris). Prix récompensant des ingénieurs dont l’invention a abouti à un succès industriel. Le lauréat sera annoncé le 23 Mars prochain dans le cadre de la semaine de l’Industrie.
Photo : moteur pas à pas de type Lavet

L’association Marius Lavet perpétue le souvenir de Marius Lavet, ingénieur Arts & Métiers et Supélec, dont est fêté le 120ième anniversaire, inventeur du moteur pas à pas qu'il fera ensuite évoluer vers le mouvement à quartz. Précurseur par l'exemple de la double compétence, avocat fervent de l'invention et des inventeurs, souhaitant encourager la jeunesse à s'engager dans les études scientifiques, il légua une partie de ses biens à une Fondation pour créer en son nom un prix perpétuant ces valeurs. L’Association, sous l’égide de Fondation de France, organise ce Prix avec la parrainage de l’Association Ingénieurs et Scientifiques de France et la Fondation des Arts et Métiers.
Avec à la clef une récompense de 15000 euros, et l’insigne honneur de rejoindre au palmarès quelques grands noms de l’innovation à la française, comme Criteo, Morpho Systems ou Aldebarran Robotics. Bonne chance aux candidats !

Quatre hommes dans la course

Pierre Gandel est CEO du Groupe Sonceboz, 1000 collaborateurs et 250 millions d'Euros de CA - depuis 2010.Auteur de nombreuses publications scientifiques et inventeur de 34 brevets dans le domaine des actionneurs, moteurs, capteurs électromagnétiques, il s’est fait le promoteur tout au long de sa carrière des méthodes d’innovation scientifiques au sein de son Groupe (Christensen, Gaelweiler, Malik,…) et des processus de création de valeurs. Son principal apport est la diffusion d’inventions équipant des millions de produits, basés sur ses innovations scientifiques qui sont brevetées. La plupart des voitures circulant dans le monde sont équipés d’un ou plusieurs composants mécatroniques brevetés par Moving Magnet Technologies (MMT).

Alain Méthivier est chercheur à l’IFP Energies Nouvelles. De la recherche fondamentale sur la nanotechnologie des matériaux adsorbants, à l'exploitation industrielle, durant 20 ans, sous le nom ELUXYL, il a innové dans tous les domaines de la technologie et parcouru toute la chaîne permettant d'aboutir au leadership mondial de la séparation de constituants chimiques fondamentaux pour l'industrie lourde: 50 millions de t/an pour 50 milliards d'€s/an de chiffre d'affaires. Il s'agit du PET, polyéthylène téréphtalate, plastique indispensable pour de nombreux usages domestiques ou industriels, totalement recyclable et générateur d'économies substantielles de matières hydrocarbonées, par sa légèreté, donc de diminution d'émissions de CO2. L’équipe d’Alain Méthivier dépose plus de 20 brevets par an, et il figure lui-même sur 34 brevets dont 13 liés à ELUXYL. Il est diplômé de L’Ecole Nationale Supérieure de Céramique Industrielle de Limoges et a obtenu un doctorat en « Chemical Engineering » de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines.

Bertin Nahum, créateur de la société MedTech, spécialisée dans la conception et la commercialisation de robots chirurgicaux dont ROSA. ROSA est spécialisé dans les opérations du cerveau et de la colonne vertébrale (ROSA Spine). Il équipe une trentaine d'hôpitaux dans le monde, dont 8 CHU en France.Bertin Nahum est diplômé de l’Insa à Lyon et titulaire d’un master en sciences de la robotique de l’université de Coventry. Il a déposé de nombreux brevets et a reçu en 2013 le prix de la « Société européenne de l'année dans le domaine de la robotique en neurochirurgie »

Joseph Puzo est Président-directeur général d’AXON’ CABLE, leader mondial dans le domaine des connexions et liaisons sur mesure. Le groupe conçoit et fabrique, sur cahier des charges, des fils, des câbles composites, des câbles plats flexibles, des cordons et harnais, des connecteurs et des mini-systèmes pour applications haute technologie. A la pointe de la technologie et des solutions dans un domaine perçu « classique», il est leader sur des secteurs les plus exigeants, spatial, NASA, ASE, Ariane, LHC, CERN. Joseph Puzo a déposé dix brevets. Il est ingénieur électronicien et a complété sa formation de scientifique par une formation à l’INSEAD. Axon Cables est présent dans le monde entier et emploie 1700 personnes.

« Les candidats ne sont pas jugés sur leurs seules inventions, mais également sur leur capacité à les porter jusqu'à leur mise en œuvre industrielle et commerciale. Le Prix Marius Lavet récompense précisément des hommes et des femmes qui savent négocier avec succès la périlleuse interface entre l'innovation technologique et les marchés économiques. Il illustre l’une des recommandations de la « Commission 2030 » : l’innovation est affaire d’individu, est entrepreneuriale, à vocation productive et commerciale » précise Pierre Breesé, Président et fondateur de l’Association Marius Lavet.

Parmi les récents lauréats du prix Marius Lavet figurent :
• En 2013 : les fondateurs de Criteo, Franck Le Ouay et Romain Niccoli,
• En 2012 Bruno Maisonnier, fondateur d’Aldebaran Robotics,
• Ex-aequo en 2012 : Bernard Didier fondateur et DGA de Morpho Systems,
• En 2011 Bruno Guimbal, PDG des Hélicoptères Guimbal,
• En 2010, Jean-Pierre Cariou, CTO de Léosphère

www.mariuslavet.org

Biographie de Marius Lavet (1894-1980)
Ingénieur de l’Ecole Nationale des Arts et Métiers (Cluny 1910) et de l’Ecole Supérieure d’Electricité (1911), Marius Lavet est à l’origine de la montre à quartz qui fit sa fortune et celle de l’industrie horlogère. Sa carrière sest déroulée dans l’industrie horlogère, qui lui doit de nombreuses innovations technologiques. Il a déposé plus de cent brevets. En particulier, Marius Lavet est le père du micro-moteur pas à pas (brevet français 823 395 de 1936). Cette technique est une des bases de l’horlogerie électronique. Poursuivant ses travaux, il a mis au point en 1949 l’entretien des oscillations d’un quartz par un circuit électronique. Les plus grands noms de l’horlogerie (Junghans, Ebauches SA, General Time Corp., Bulova, Crouzet, Lip, Jaz) exploitent sous licence les brevets qu’il a déposés.

arts et culture

Cycle de grandes conférences MuCEM : La peur : Raisons et déraisons

Le MuCEM appporte une attention toute particulière à sa programmation culturelle, en lien avec ses expositions mais aussi avec l’actualité et les grands débats qui occupent l’espace public.  De février à juin 2015, dans le cadre de son cycle de Grandes Conférences "Pensées du Monde", le MuCEM organise un cycle de rencontres autour de la peur au cours desquelles il s'agira de mieux la comprendre au travers de différents points de vue, pour essayer de la conjurer, voire de la dépasser.

"Car la peur chez les humains ne relève pas seulement du registre de la perception du danger réel, mais aussi de la représentation, de l’image et de l’imagination dont les frontières se déplacent et encourent la confusion des sentiments… " Fethi Benslama, psychanalyste

Le cycle de grandes conférences « Pensées du monde » se poursuit entre février et juin 2015.
« La peur : raisons et déraisons » : il s’agit d’approcher et de mieux comprendre la peur à partir d’une diversité de points de vue. Pourquoi et comment crée-t-on la peur ? Quelles en sont les mises en scène passées et contemporaines ? Et, pour mieux « conjurer la peur » (suivant l’historien Patrick Boucheron qui ouvrira le cycle) voire imaginer la dépasser (avec Jacques Sémelin qui en assurera la clôture), il s’agit de replonger dans l’histoire pour oser aborder le présent.
Conçu en collaboration avec Fethi Benslama, auteur remarqué de L’islam à l’épreuve de la Psychanalyse, le cycle proposé par le MuCEM a été lancé avant les événements parisiens des 7, 8 et 9 janvier. Il prend dans ce contexte, à la fois nouveau et déjà ancien, une autre résonnance.
En partenariat avec Mediapart.

Lire article "La peur" - UP' Magazine

Programme

Jeudi 26 mars : Rencontre avec Ella Shohat

«Saurons-nous composer une autre chanson que l’éternel auto-apitoiement du vieux «le monde entier est contre nous ? Pourrons-nous dépasser les paradigmes narcissiques qui nous rendent aveugles au malheur de ceux que nous avons piétinés sur notre chemin ?
Et pourrons-nous entendre leurs cris, malgré tout ce qui tend à nous rendre sourds ? Laisser tomber nos mécanismes de défense nécessiterait une certaine générosité, et une capacité à écouter. La critique peut aussi être une forme d’amour profond, par lequel la vérité, la réconciliation et la paix peuvent sortir du domaine du rêve.» Extrait de son ouvrage "Le sionisme du point de vue de ses victimes juives", Éditions Hazan, 2006.

Née en 1959 en Israël, de parents irakiens, Ella Shohat vit et enseigne aux États-Unis. Elle se revendique autant juive qu’arabe et a fait de la défense des identités multiples et du multiculturalisme le coeur de son travail. Professeur à l’Université de New York, au département d’études du Moyen-Orient, elle est l’auteur d’une critique du sionisme du point de vue des juifs orientaux et a étudié plus récemment les nouvelles peurs, notamment l’islamophobie, engendrée aux États-Unis par les attentats du 11 Septembre 2001.
Dernier ouvrage paru : Between the Middle East and the Americas : The Cultural Politics of Diaspora, co-direction Evelyn Azeeza Alsultany, The University of Michigan Press, 2013

Jeudi 23 avril : Rencontre avec Idith Zertal

« Les colons font partie intégrante de ce que israël est devenu. ils expriment quelque chose de très profond dans la psyché israélienne, dans ce qui constitue l’identité israélienne : un pessimisme profond avec un optimisme hors de ce monde, messianique ; un mélange de violence et de peur existentielle. »Interview, La Vie, 16 septembre 2013

«Je dois croire, même en des temps si sombres, en la capacité humaine à changer le cours de l’Histoire. Peut-on vraiment continuer cette politique de la peur et de la suspicion contre le monde entier encore longtemps ? Veut-on vraiment retourner dans le ghetto après en être sorti ?»
Interview, Le Monde Benjamin Barthe, janvier 2014

Née en 1945, grandie dans les kibboutz des pionniers, l’historienne israélienne Idith Zertal fait partie de ces « nouveaux historiens » anticonformistes qui ont remis en cause les récits fondateurs de l’Etat d’Israël. Son livre, La Nation et la mort, est devenu un classique. Elle y analyse une « politique de la peur » qui érige la Shoah en « religion laïque ». Rattachée à l’Université hébraïque de Jérusalem, elle enseigne à l’Université de Bâle. 
Dernier ouvrage paru : Les Seigneurs de la Terre. Histoire de la colonisation israélienne des Territoires occupés, avec Akiva Eldar. Traduit par Charlotte Nordmann. Ed. Le Seuil, 2013.

Jeudi 28 mai : Rencontre avec Fehti Benslama

"Je suis en guerre", affirme Fethi Benslama. Et il précise : "Non pas que j’aie  décidé  de  faire  la  guerre, mais que la guerre s’est faite à travers ce que je cherchais et écrivais". La guerre dont parle ici le psychanalyste est celle, visible et spectaculaire du terrorisme islamiste, dont l’actualité l’a rattrapé, et celle, intérieure, d’un sujet qui s’engage, façonné par cette nécessité, qu’il le veuille ou non.
Philosophe et psychanalyste d’origine tunisienne, Fethi Benslama dirige l’UFR des Études Psychanalytiques à l’Université Paris 7-Diderot. Il s’est fait connaître en 1988 en s’engageant pour l’écrivain Salman Rushdie, condamné mondialement par une fatwa. Dès lors, la radicalisation de l’islam a été au coeur de ses combats et de son oeuvre. De La Psychanalyse à l’épreuve de l’islam (2002) à La Guerre des subjectivités (2014), il ne cesse d’analyser, en homme des Lumières, les clivages du sujet musulman.

Son œuvre la plus décisive paraît en 2002 : La Psychanalyse à l’épreuve de l’islam réexamine les sources de l’islamisme radical contemporain à la lumière des impensés des textes fondateurs de la religion de Mahomet : l’altérité féminine, le Dieu du Coran qui n’est pas un père, l’idée même de sujet. Fethi Benslama tente ainsi de poursuivre le travail de Freud sur les monothéismes, qui avait ignoré l’islam. Faire entrer l’islam dans le savoir psychanalytique et inversement, mettre à l’épreuve la psychanalyse en l’appliquant à une autre ère culturelle que celle, européenne et judéo-chrétienne du XIXe siècle, qui l’a vu éclore, c’est, pour cet homme des Lumières, travailler, encore et toujours les relations entre le psychisme et la civilisation.
Face à la cruauté exponentielle du terrorisme islamiste, qu’il analyse comme une auto-des- truction, Fethi Benslama a lancé, en 2005, un appel à l’insoumission, «à l’usage des musul- mans et de ceux qui ne le sont pas» contre toutes les formes de servitude, volontaire ou non, qui ont ouvert la brèche morbide qui ravage le monde «au nom de l’islam». Fethi Benslama, en cela, est un combattant. «Être sujet» est son combat, celui du psychana- lyste, celui du citoyen. Son dernier ouvrage, La guerre des subjectivités qui retrace l’essentiel de son parcours le dit bien : «je m’aperçois, écrit-il, que je n’ai fait que penser à l’intérieur de cette guerre, et que dès le premier écrit, j’en fus partie prenante.»
Dernier ouvrage paru : La Guerre des subjectivités, Ed. Lignes, 2014.

Jeudi 11 juin : Rencontre avec Roberto Scarpinato

«Nul ne peut se permettre de dévoiler les secrets du côté obscène de l’Histoire qu’il a pu entrevoir sans courir le risque d’être écrasé par la réaction compacte et transversale du système tout entier.» Extrait Le retour du Prince, La Contre Allée, 2012

« Poursuivant leurs traces, j’ai pu me rendre compte à maintes reprises que le monde des assassins communiquait, par mille portes tournantes, avec les salons feutrés et insoupçonnables où le pouvoir s’abrite. » Extrait Le retour du Prince, la Contre Allée, 2012

Né en Sicile en 1952, Roberto Scarpinato est le dernier des juges anti-mafia encore vivants. Ancien collaborateur des juges Falcone et Borsellino assassinés en 1992, il est aujourd’hui procureur général auprès du parquet de Palerme et a poursuivi la Cosa Nostra jusqu’à la tête de l’État. Vivant sous escorte policière permanente, il s’est voué à la justice et à la vérité, et voit dans la mafia un « univers mental » corrompu qui menace la démocratie en se nourrissant de ses failles.
Dernier ouvrage paru : Les derniers mots de Falcone et Borsellino, traduit par Antonella Mascali, Ed. La Contre Allée, 2013.

Vendredi 12 juin : Rencontre avec Jacques Sémelin

« Si notre pays s’enfonçait dans une crise économique de plus en plus grave, s’il était harcelé par des attentats terroristes de plus en plus meurtriers (…), il nous faudrait bien trouver des ennemis, pas seulement à l’extérieur de nos frontières mais aussi à l’intérieur et – qui sait ? – dans notre ville ou village, notre rue, notre immeuble (…).
Encore faut-il que, dans un tel contexte, des leaders d’opinion, qu’ils détiennent ou non le pouvoir politique, proposent une lecture de cette situation et affirment « voilà ce qui nous arrive, voici qui est responsable de notre malheur.
Ce sont « eux » qui sont la cause de nos souffrances. Il faut absolument nous en débarrasser. Nous vous promettons qu’ensuite, tout ira mieux. »
Extrait de Purifier et détruire, Le Seuil, 2005

Historien et politologue, directeur de recherche au CNRS (CERI) et professeur à Sciences-Po, Jacques Sémelin a produit une oeuvre mondialement reconnue sur la question des génocides et violences de masse aux XXe et XXIe siècles. Sa formation initiale en psychologie et son engagement auprès des mouvements non-violents de résistance civile dans les années 1970, lui ont permis de développer une approche pluridisciplinaire très précieuse, tant historique que politique et morale. Il est le fondateur d’une encyclopédie internationale en ligne sur les violences de masse.

"Un mot, pour tout dire, domine et illumine nos études : comprendre"

Jacques Sémelin a, depuis longtemps, fait sienne cette profession de foi de l’historien Marc Bloch, écrite peu de temps avant que ce grand Résistant ne soit fusillé par la Gestapo en 1944. Et s’il s’est consacré sans relâche à la compréhension de l’incompréhensible – ce qui peut mener des sociétés humaines au crime de masse –, c’est sûrement par esprit de résistance. Où l’a-t-il puisé ? Il l’évoque dans sa belle autobiographie, J’arrive où je suis étranger : atteint d’une maladie de la rétine qui le condamne peu à peu à la cécité, il a dû se construire « arc-bouté à la fatalité de son destin ». Il entame d’abord des études de psychologie, puis un doctorat d’histoire. Il est ensuite invité à l’Université d’Harvard pour poursuivre ses recherches et rentre enfin en France où il devient chercheur au CNRS et Professeur des Universités en sciences politiques et histoire moderne. Un itinéraire conquis par une résistance morale contre l’aveuglement.

Né en 1951, il découvre adolescent le philosophe italien Lanza del Vasto, le fondateur des Communautés de L’Arche, et se passionne à sa suite pour la non-violence de Gandhi. Les processus de résistance civile au sein des dictatures seront ses premiers sujets de recherche ; et la contestation non-violente, son engagement : en ces effervescentes années post-68, Jacques Sémelin milite au Mouvement pour une alternative non-violente, écrit ses premiers articles dans la revue du Mouvement, rejoint les paysans du Larzac en lutte, lit Ivan Illitch, Bruno Bettelheim, René Girard, Hannah Arendt, fréquente les chrétiens de gauche de la revue Esprit, se rapproche du PSU de Michel Rocard…

La visite du camp d’Auschwitz-Birkenau en 1985 va décider de la nouvelle orientation de son travail : les génocides et crimes de masse du XXe siècle. Les monceaux de cheveux, lunettes, valises des victimes de la Shoah, conservés au Musée du camp, sont peut-être les dernières images du monde que ses yeux ont pu encore capter. De l’historien Léon Poliakov, pionnier en France des études sur la Shoah, rencontré peu après, il conser- vera toute sa vie la mise en garde : « l’événement ayant une multiplicité de causes, il est impossible de connaître LA cause de l’événement ». Entre l’envie de comprendre et la modestie obligatoire, quand la raison ne peut que s’arrêter devant le « trou noir » qu’est le noyau fondamental de la cruauté humaine, ainsi se déploie, inlassablement, l’œuvre de Jacques Sémelin. En 2008, il fonde à Sciences Po, avec de nombreux partenaires internationaux la première encyclopédie en ligne des violences de masse (www. massviolence.org). Comparer pour comprendre la « rationalité délirante » (peur, imaginaires, identités, pouvoirs parnoïaques…) qui mène au pire, est un devoir moral : "non, affirme Jacques Sémelin, le génocide n’est pas « impensable », il est « pensable – trop pensable, malheureusement".

Dernier ouvrage paru : Persécutions et entraides dans la France occupée. Comment 75 % des juifs en France ont échappé à Hitler, Les Arènes/Seuil, 2013.

Lieu : Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée - MuCEM - Entrée J4 - Auditorium Germaine Tillion- 1, Esplanade du 14 - 13 - Marseille
Entrée libre

Jours et heures d’ouverture du MuCEM :

- Hiver (du 1er novembre au 30 avril) : 11h / 18h
- Printemps (du 2 mai au 4 juillet) : 11h / 19h
- Été (du 5 juillet au 31 août) : 9h / 20h
- Automne (du 1er septembre au 31 octobre) : 11h / 19h

Nocturne le vendredi jusqu’à 22h (du 2 mai au 31 octobre). Dernière entrée 45 minutes avant la fermeture du site.
Évacuation des salles d’expositions 30 minutes avant la fermeture du site. Ouvert tous les jours sauf le mardi, le 25 décembre et le 1er mai.
www.mucem.org  

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