UP' Magazine L'innovation pour défi

Rencontres InCité

Rencontres InCité : le lien entre la recherche et les arts

InCité, première édition des rencontres annuelles autour des Arts et des Sciences organisées par la scène nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines, débutera du 18 au 26 mars 2017 par une interrogation sur le Temps : Un voyage dans l’imaginaire et la réalité du Temps, par les sciences et les scientifiques, par les arts vivants (danse, cirque, théâtre et musique) et les artistes, et par le cinéma qui s’empare du thème depuis plus d’un siècle.
Photo : Illusion de Temps dans l’espace – «  Tripwire «  de Jean-Michel Albert
 
Le projet est né de l'idée de donner sens à la proximité de la scène nationale et d'un haut lieu de la recherche française : le plateau de Saclay. Comment un théâtre, lieu de circulation des idées, peut-il inciter les spectateurs, et plus largement les citoyens, à prendre à bras-le-corps des questions qui nous concernent tous ? InCité propose de créer un lien entre la recherche et le geste poétique qui permette une plus grande compréhension du réel.
Ainsi, durant une semaine, les Arts et les Sciences vont se côtoyer pour se compléter, s’illustrer, se décaler, se contredire aussi, afin d’appréhender toutes les dimensions de la thématique choisie pour cette première édition : le Temps.
 
L’idée d’une semaine de rencontre des arts et des sciences vient avant tout de l’intérêt croissant des artistes et des citoyens pour les questions relevant des divers champs scientifiques, comme un besoin pressant de comprendre la complexité de notre monde.
Ce constat prend un sens très particulier avec la situation géographique de la scène nationale de Saint-Quentin- en-Yvelines, à deux pas du Plateau de Saclay, périmètre qui concentre près de 15% de la recherche publique et de la recherche privée en France. Comment un théâtre, lieu de circulation des idées, peut-il inciter les spectateurs, et plus largement les citoyens, à prendre à bras-le-corps des questions qui nous concernent tous. Un lien peut-il exister entre la recherche d’une part et le geste poétique d’autre part qui nous permettrait une plus grande compréhension du réel ?
 
Car c’est bien au citoyen, autant qu’au spectateur, que vont s’adresser les Rencontres InCité. Par notre choix d’une thématique annuelle et notre façon d’en délimiter les contenus artistiques et scientifiques, nous affirmons notre envie de nous adresser à des publics ayant des niveaux de connaissance scientifique fort différents, des habitudes diverses de fréquentation des lieux culturels, mais une insatiable curiosité ! Dans leur rencontre, les arts et les sciences doivent se compléter, s’illustrer, se décaler, se contredire aussi. Les uns mis au service des autres doivent nous permettre d’appréhender toutes les dimensions d’une thématique.
 
Le Temps sera donc la thématique de la première édition des Rencontres InCité. Pourquoi le Temps ? Parce qu’en lui semblent s’inscrire nos vies. C’est pourtant une notion abstraite. Le Temps nous manque, mais que savons-nous réellement de lui ? Le Temps nous appartient-il ? A-t-on la moindre influence sur son cours ? A l’évidence non ! Que recouvre alors cette notion que nous utilisons en toute circonstance sans parvenir à la définir ? Il nous faudra souvent bousculer les idées reçues pour tenter de le comprendre.
 
Nous voyagerons pendant une semaine dans l’imaginaire et la réalité du Temps; par les sciences et les scientifiques eux-mêmes bien sûr, grâce à notre guide Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA Saclay, qui nous a patiemment aidés à cerner cette matière fort complexe ; par la danse, le cirque, le théâtre et la musique avec des artistes qui font de la question temporelle la matière même de leur spectacle ; par le cinéma, qui nous montrera à quel point le Temps a inspiré les réalisateurs depuis un siècle.
 
Au programme :
 
Neuf conférences proposées par des scientifiques de haut vol : Roland Lehoucq, Etienne Klein, Alexei Grinbaum, Denis Savoie, Guillaume Lecointre, Jean-Philippe Uzan, Francis Eustache, Marc Lachièze-Rey.
Quatre spectacles : Tenir le Temps, chorégraphie Rachid Ouramdane, Aléas, conception, réalisation, interprétation  Chloé Moglia, Corps Diplomatique, mise en scène Halory Goerger, La Face cachée de la lune, musique Pink Floyd, conception Thierry Balasse.
Dix-neuf films : avec entre autres, en avant-première, Ghost in the Shell de Rupert Sanders & Neil Smith et  Les Maîtres du temps de René Laloux, Bandits bandits de Terry Gilliam , Edge of tomorrow de Doug Liman,  Lost Highway de David Lynch…
 
 
 
Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines - Scène Nationale, Place Georges Pompidou CS 80317 - 78054 Saint Quentin en Yvelines Cedex
 
 
 

 

rencontres CNRS

Les rencontres CNRS Jeunes “Sciences et Citoyens” : quel devenir pour les sociétés ?

Des centaines de jeunes de 17 à 25 ans, étudiants ou engagés dans la vie active, et une trentaine de chercheurs de toutes disciplines se réuniront pour la première fois le 28 janvier 2017 à Caen et à Rennes, pour la nouvelle édition des rencontres « CNRS Jeunes Sciences et Citoyens ». Organisé pendant plus de 25 ans à Poitiers, cet événement annuel, qui se déroule désormais dans différentes régions de France, permet de débattre sur le devenir de la planète et des sociétés de demain.
 
Depuis plus de 25 ans, le CNRS permet aux jeunes et aux chercheurs de débattre et de dialoguer en toute liberté lors d'un rendez-vous annuel de réflexion et d'échange. Pour la première fois, les chercheurs investiront plusieurs lieux en France pour amener les jeunes, préoccupés par leur avenir, le devenir de la planète et de nos sociétés, à approfondir leur réflexion sur des sujets liés aux grands problèmes de notre temps. Ainsi le CNRS affirme son implication dans les réalités sociales, économiques et culturelles. Dans cet esprit, six thèmes de discussion illustrant les liens entre science et société seront proposés dans les deux villes.

Les ateliers à Caen 

 
Vivre avec le risque
Avec le principe de précaution inscrit dans la constitution, la sécurité absolue est au cœur de toutes les préoccupations. Mais le monde est incertain (crises économiques, politiques et militaires, terrorisme, catastrophes naturelles, accidents) et lorsque les conduites à risque n'ont pas d'effets immédiats (alcool, tabac, drogue, environnement), la menace n'est pas prise en compte. En conséquence, en 2015 et pour la première fois, l'espérance de vie des Français a diminué. Comment vivre et agir dans un monde incertain ? Plusieurs angles seront abordés lors de ce débat : mécanismes neurobiologiques de la décision ; psychologie sociale ; évaluation et statistique ; prévention, gouvernance et management.
 
L'information : le fil de la vie
Si la physique a produit de nombreux concepts permettant de mesurer les différents outils servant à transporter l'information, elle s'est peu préoccupée de la signification des messages qui sont véhiculés. L'étude des êtres vivants, au contraire, a donné un statut spécial aux informations qui sont contenues, reproduites, transmises, interprétées et finalement sélectionnées dans les génomes, les écosystèmes ou les systèmes sociaux. Voir le vivant sous cet angle ouvre de nouvelles perspectives, explorées lors de cet atelier.
 
Spécisme – Anti-spécisme : l'homme est-il un animal comme les autres ?
L'histoire montre que les différentes oppressions humaines (racisme, sexisme, …) sont liées à la domination de certains groupes humains sur d'autres groupes considérés comme inférieurs. Ainsi, à un niveau mondial, et au cours de l'histoire, c'est bien le racisme, et non l'antiracisme, tout comme le sexisme, et non l'anti-sexisme, qui ont toujours été la pensée dominante. Si aujourd'hui l'anti-racisme et l'anti-sexisme semblent être devenus des principes reconnus, cet atelier permettra de s'interroger sur le spécisme qui discrimine aujourd'hui certaines espèces par rapport à d'autres alors que l'anti-spécisme refuse de faire passer les intérêts des humains avant ceux des «  animaux non humains  » sans toutefois nier les différences entre les espèces.

Les ateliers à Rennes 

Science et religion
A une époque où intolérance et extrémisme religieux semblent retrouver des niveaux extrêmes, science et religion ont-elles vocation à s'opposer ? Sont-elles complètement étrangères l'une à l'autre, vivant dans des mondes de pensée différents ? La science peut-elle en revanche éclairer les chemins de spiritualité existants et possibles, et proposer les bases d'une philosophie naturelle plus tolérante et éclairée ? L'histoire de la gravitation, les résultats récents de la cosmologie et la physique quantique proposent des éléments surprenants de réflexion et de réponse à ces questions.
 
« Souvenirs, souvenirs » : mémoires électronique, synaptique et historique
« Je me souviens » : derrière ces mots, des mécanismes cérébraux complexes nous permettent de retenir des informations par l'activité de nos neurones. Ces souvenirs sont fragiles et peuvent s'effacer dans des maladies telles qu'Alzheimer. Du côté des machines, la quantité de mémoire est gigantesque grâce aux progrès de la recherche sur les puces électroniques. Elle est accessible à volonté via internet mais elle n'est pas pour autant toujours fiable. Enfin, des faits historiques fondent le socle de nos sociétés et constituent une mémoire collective, dynamique et discutée par les historiens.
 
La photographie, du reflet du réel à l'outil de communication
Elle attire ou repousse, s'échange très vite et à grande échelle sur les réseaux sociaux, la photographie interroge : est-elle toujours l'image du réel qui nous entoure ou bien au contraire une écriture particulière qui permet de transmettre un message au même titre que l'écriture ? Alors qu'aujourd'hui son utilisation fait débat, comme vecteur de l'actualité, quand elle est modifiée pour changer le discours historique, il est urgent de mieux appréhender la photographique comme expression artistique, historique ou scientifique.
 
 
Les Rencontres CNRS Jeunes "Sciences et Citoyens" sont organisées par le CNRS en partenariat avec l'Association fédérative nationale des étudiants universitaires scientifiques (l'AFNEUS), l'Université de Rennes 1 et l'Académie de Rennes.
 

 

transition écologique

Comment mettre en oeuvre la transition écologique ? Les candidats répondent

C’est une première conférence publique organisée par le Collège d’études mondiales et l’Institut Veblen, en partenariat avec les Éditions Les petits matins, l’université Paris-Dauphine, et la FEP, qui va permettre d’interroger les candidats aux présidentielles et aux primaires de la gauche sur le thème de la transition écologique.
 
Le prochain mandat sera sans nul doute le dernier à même d’enrayer l’accélération du dérèglement climatique. Le prochain président aura donc une responsabilité historique.
C’est pourquoi à l’occasion de la parution de : « L’Âge de la transition : en route vers la reconversion écologique » (Les petits matins/Institut Veblen), le Collège d’études mondiales et l’Institut Veblen, en partenariat avec les Éditions Les petits matins, l’université Paris Dauphine et la Fondation de l’écologie politique ont choisi d’interpeller les candidats aux présidentielles et aux primaires de la gauche.
 
La transition écologique est une formule récente. En France, elle émerge dans le débat public à la suite du Grenelle de l’environnement (loi de transition environnementale de juillet 2010), prend son essor pendant la campagne électorale de 2012 et s’officialise lors de la Conférence environnementale de septembre 2012, qui aboutit à une « feuille de route pour la transition écologique ».
La transition écologique traduit l’idée d’une démarche concrète à entamer « ici et maintenant », par des femmes et des hommes inscrits dans leurs territoires de vie2, pour mieux répondre aux enjeux environnementaux locaux et globaux. Cheminement progressif d’un modèle vers un autre, la transition écologique comprend une volonté de mise en pratique immédiate, face à un sentiment d’urgence écologique, et vise un changement profond par rapport au mode de développement actuel. Elle s’appuie sur une évolution des modes de vie pour les rendre plus compatibles avec les limites de la planète, pour réduire la précarité et pour aller vers une nouvelle prospérité. Elle a pour synonyme la métamorphose.
La transition énergétique suppose de réduire les consommations d’énergie et de remplacer les sources d’énergies actuelles par des énergies renouvelables. D’où la nécessité d’agir par une politique volontariste et des mesures concrètes.
 
La notion de « transition écologique », en exprimant la nécessité d’adapter nos modes de vie au respect des limites de la biosphère, a progressivement supplanté celle de « développement durable », jugée trop vague et consensuelle par ses détracteurs. Mais des questions subsistent, et non des moindres : vers quoi nos sociétés peuvent-elles « transiter » et quels sont les chemins de cette transition ?
Sous la direction de Dominique Bourg, Alain Kaufmann et Dominique Méda, les plus grands spécialistes de la transition écologique – économiste, physicien, philosophe, sociologue, ingénieur ou biologiste – ont apporté des réponses concrètes à ces questions urgentes lors du colloque de Cerisy « Quelles transitions écologiques ? », qui s’est tenu du 30 juin au 15 juillet 2015.
Après avoir analysé les obstacles à la transition, les auteurs du livre en tracent les voies. Des positions philosophiques et juridiques à embrasser aux technologies à privilégier en passant par la refonte de notre modèle social, les monnaies complémentaires ou le financement des investissements à mettre en œuvre, tous les aspects sont envisagés pour imaginer la transition écologique.
 
Qu’en pensent nos politiques ? Sous la houlette d’Aurore Lalucq, les politiques invités réagiront à l’interpellation du philosophe Dominique BOURG et de Dominique MÉDA et expliciteront les mesures qui leur semblent indispensables pour faire face à l’urgence environnementale. Que proposent-ils pour engager nos sociétés dans la reconversion écologique ?
Nous en débattrons le 15 décembre de 17h à 19h au Pavillon de l’Arsenal, Paris.
 
Avec :
Martine Billard (pour La France insoumise), Benoit HAMON, Yannick JADOT, député écologiste européen, Emmanuel MACRON (sous-réserve), Arnaud MONTEBOURG et un représentant des Républicains.
 
Ce débat sera suivi d’une séance de dédicace avec les coordinateurs et certains des auteurs de l’ouvrage.
Déroulé
Modération : Aurore Lalucq (Institut Veblen) et Dominique Méda (CEM et Dauphine)
- Mot d'accueil d'Alexandre Labasse (Pavillon de l’Arsenal) et de Michel Wieviorka (président FMSH)
- Interpellation des candidats par Dominique Méda et Dominique Bourg
- Prise de parole et échanges entre les candidats
- Séance de questions/réponses avec la salle et la presse
 
Inscription obligatoire à college.info[at]msh-paris.fr ou sur www.fmsh.fr
 
Lieu : Grande halle du Pavillon de l'Arsenal, 21 boulevard Morland, Paris 4e
 
 

 

alimentation

A table en 2030 ! Festival de l'alimentation

Première édition de ce rendez-vous consacré à l’alimentation, À table en 2030 se penche sur les défis de la demande alimentaire et de la gastronomie à l'horizon 2030 ces 3 et 4 décembre. Quelle sera la composition des assiettes des pays occidentaux ? Quelles sont les tendances émergentes de consommation ?
Avec quoi nourrir 8,5 milliards de personnes en 2030 ? Une question qui touche tous les domaines, de la technologie à l’éthique, du développement durable au plaisir et au partage, et à laquelle ces deux jours de festival apporteront de premières pistes de réflexion.
Conférence, démonstrations culinaires, ateliers, présentation et dégustation de produits, rencontres et projections de films sont au programme : venez découvrir et goûter ce que contiendront nos assiettes dans les années à venir !
 
Concevoir une bille à déguster dans l’espace, découvrir le repas de Noël 2030, cuisiner les algues à toutes les sauces... et bien d’autres savoureuses expériences vous attendent !
Deux jours de festival pendant lesquels l’alimentation “ passe à table ” et vous révèle ses secrets les plus croustillants... Aux côtés de grands chefs cuisiniers, de spécialistes et de scientifiques, venez humer l’air du temps et explorer les enjeux technologiques, éthiques et responsables de l’alimentation du futur.
Au menu : une conférence, des animations, des démonstrations et des rencontres pour découvrir, en s’amusant, les pouvoirs cachés des petits pois, les techniques pour atteindre le 0 déchet, les applications connectées pour mieux s’alimenter, les tendances culinaires de demain.
 
Comme à travers des ateliers, où vous embarquez dans la cuisine du futur vers le zéro déchet (cuisine durable), le zéro Kelvin (grand froid en cuisine) et le zéro gravité (cuisine dans l’espace), pour 100% produits, 100% émotions et 100% innovations ! Observation des structures alimentaires au microscope, distillation, cryoconcentration, cryodistillation, encapsulation... Quand des scientifiques vous emmènent dans leur expérience et vous guident dans la réalisation d’une confiture 100% à l’orange, d’un café vraiment frappé, d’une bille pour se nourrir dans l’espace, …
 
Mais vous pourrez aussi participer à une expérience de réalité virtuelle en totale immersion : un repas de gastronomie moléculaire, où mets et boissons sont perçus par tous les sens. Vous en goûterez les saveurs, les parfums, les textures, et même les sons.
 
Quant à la conférence (en accès libre), elle portera sur la "Malbouffe : quels remèdes ?"  Ce que nous mangeons et buvons peut provoquer notre mort prématurée. En France en 2012, 24,6 millions de personnes étaient en surpoids, elles devraient être 30 millions en 2030. Un tiers des Français présentent un risque élevé de développer un diabète. La population prend peu à peu conscience que l’alimentation a un impact sur la santé, mais les plus pauvres restent largement exposés à ces risques. Information des consommateurs, coût des aliments, mise en place de logos nutritionnels... Comment résoudre ces problèmes massifs de santé ?
 
Egalement au programme : Des chefs ou designers culinaires sont invités à préparer les repas de Noël de 2030. Des démonstrations culinaires en temps réel pour illustrer les points de vue que la gastronomie porte sur notre alimentation du futur.
 
 
Lieu : Cité des sciences et de l'industrie - 30, avenue Corentin-Cariou  - 75019 Paris
 

 

nuit des idées

La nuit des idées pour "Un monde commun"

Pour sa deuxième édition la Nuit des idées prend de l’ampleur avec des manifestations proposées dans 35 pays lors d’une date unique partout dans le monde : le 26 janvier 2017. Cette 2ème Nuit des idées prendra la forme d’une grande fête résolument internationale, festive, accessible autour du thème : Un Monde Commun.
 
Grand rendez-vous dédié à la pensée contemporaine et au partage international des idées, la première Nuit des idées, organisée et coordonnée par l’Institut français en janvier 2016 a rencontré un véritable succès avec plus de 4000 personnes réunis au Quai d’Orsay pour échanger avec de grandes voix françaises et étrangères sur le monde de demain.
 
Depuis quelques années, de nombreux événements proposent au public de venir, à la nuit tombante, rencontrer chercheurs, artistes et créateurs pour découvrir leurs travaux et partager leurs réflexions, dans l’effervescence de véritables fêtes de la pensée. Débats d’un nouveau genre, les Nuits de la philosophie, Nuits des philosophes, Nuits des idées… ont conquis des milliers de spectateurs dans le monde, séduits par ce format d’échanges ouvert et généreux.
Après avoir accompagné ces initiatives de Londres à Tokyo, de Buenos Aires à Rabat, l’Institut français propose le 26 janvier prochain de faire un pas de plus :
- Rassembler toutes ces Nuits des idées le même jour, ou plutôt la même nuit, dans le monde entier
- Associer, pour promouvoir ensemble la libre circulation des idées, de grands lieux de savoir et de culture en France comme à l’international
- Rendre cet événement participatif, invitant tous ceux qui le souhaitent de proposer à ce même soir leur propre Nuit des idées
De Dakar à Los Angeles, de Taipei à Tel Aviv, en passant par Bruxelles, Buenos Aires et Katmandou, Marseille et Paris, philosophes, chercheurs, artistes et écrivains échangeront avec le public lors de cette nuit où les enjeux de notre temps seront placés sous les feux croisés de la réflexion philosophique, des savoirs scientifiques, des pratiques artistiques et des expériences littéraires.
 
Parrainée par de nombreuses personnalités prestigieuses telles Robert Badinter, Hélène Carrère d’Encausse, Michaël Foessel, Maylis de Kérangal, Patrick Boucheron ou Achille Mbembe, elle associera, aux côtés des initiatives du réseau culturel français à l’étranger, plusieurs dizaines de grands lieux de culture et de savoirs à Paris, en régions et dans le monde.
 
Le Centre Pompidou, l’Ecole normale supérieure, la Villa Méditerranée, les antennes Science-Po en région, l’agence BETC, Le Lieu Unique à Nantes, La machine du Moulin Rouge et le CENT-QUATRE à Paris participeront notamment à l’événement. 

Une fête de la pensée interdisciplinaire

La Nuit des idées promeut l’échange intellectuel et le partage des savoirs entre les pays, les sociétés et les cultures. Placée cette année sous le thème « Un monde commun », elle privilégie la rencontre entre intervenants français et internationaux.
 
L’éclairage interdisciplinaire : la Nuit des idées convie philosophes, mais aussi chercheurs en sciences humaines et sciences dures, artistes, écrivains à confronter leurs points de vue. La diversité des disciplines comme des générations est au cœur de cette programmation.
Une nuit accessible et festive : le choix de l’horaire nocturne est une invitation à laisser de côté le format du colloque académique, pour promouvoir d’autres types d’invitations à la découverte : brèves conférences entre lesquelles le public est convié à choisir, alternances de dialogues et d’interventions artistiques, lectures, démarches originales visant à associer le public aux échanges...
De nombreux débats seront retransmis en direct depuis de nombreux lieux, sur le site web de l’événement. Un format plébiscité lors de l’édition 2016 avec plus de 10 000 connexions individuelles lors de la diffusion des débats en direct.
 
Parmi les événements déjà confirmés, « La nuit de la piraterie » au Centre Pompidou à Paris, qui accueillera dans le cadre du festival Hors-Pistes, spécialistes de relations internationales, hackers et représentants politiques pour s’exprimer et débattre autour du « pirate » personnage aussi mythique que contemporain.
 
En Argentine, c’est sur la plage que le public pourra participer à la Nuit des idées avec « Ex-playarse - s'étendre sur la plage » qui se tiendra à l’hôtel Ostende à 400 km de Buenos Aires. Intellectuels, artistes, universitaires, écrivains, conteurs, poètes et musiciens y penseront, chanteront, réciteront et créeront dans un cadre exceptionnel.
 
Alain Mabanckou, Dany Lafférière et Alice Diop sont quant à eux les prestigieux invités de la Nuit des idées de Prague en République Tchèque, sur le thème « Ecrire pour les sans-voix », une réflexion au cœur de leurs travaux respectifs.
 
32 autres villes ont déjà accepté l’invitation de l’Institut français à participer à cette nuit exceptionnelle : Alger (Algerie) Andorre Astana (Kazakstan) Berlin (Allemagne) Berne (Suisse) Beyrouth (Liban) Bilbao (Espagne) Borotalpada (Inde) Bruxelles (Belgique) Carthagena (Espagne) Dakar (Sénégal) Doha (Qatar) Helsinki (Finlande) Katmandou (Népal) Lomé (Togo) Londres (Angleterre) Los Angeles (Etats-Unis) Madrid (Espagne) Marrakech (Maroc) Maurice (Ile Maurice) Mexico (Mexique) New-York (Etats-Unis) Ostende (Argentine) Ouagadougou (Burkina Faso) Prague (République Tchèque) Quito (Equateur) Singapour (Singapour) Téhéran (Iran) Tel-Aviv (Israël) Tunis (Tunisie) Tokyo (Japon) Varsovie (Pologne).

Une nuit des idées ouverte et participative

Cette année la Nuit des idées s’ouvre encore plus au grand public avec notamment un appel à projets via le site web de l’événement. Réalisé en partenariat avec l’agence BETC, il donnera à voir l’ensemble du programme de la Nuit des idées via une carte interactive en ligne.
Du 1er décembre 2016 au 15 janvier 2017, tous les lieux de savoir et de culture : librairies, écoles, centre d’art, associations, en France comme à l’étranger, pourront soumettre leurs propres projets de Nuit des idées. Après examen des propositions par le comité de sélection réuni par l’Institut français, les projets retenues seront labellisées « Nuit des idées » et apparaitront sur un planisphère regroupant l’ensemble des initiatives, accessible sur le site web de l’événement.
Cette programmation collaborative conservera la nature de l’événement : une invitation au partage international des idées. Les critères de sélection sont la pertinence du projet et son rapport au thème de la Nuit des idées 2017 "Un monde commun » mais aussi la qualité des intervenants, la dimension interculturelle des échanges et la localisation du débat.
 
Ouverture de l’appel à projet le 1er décembre 2016
 
 
 

 

salon du livre et l'alerte

Passer de l’alerte à la lettre c’est au salon « DES LIVRES ET L’ALERTE »

Tout le salon tient dans cette phonologie. Il s’agit bien d’une rencontre autour « Des Livres et l’Alerte » pour encourager à l’écriture et la promouvoir, réfléchir sur le lancement d’alerte et le rôle de ceux qui la déclenchent. Il s’agit tout autant de transmettre et donc de « Délivrer l’Alerte ». La formule prend tout son sens avec les risques encourus par ceux qui lancent l’alerte en déclarant haut et fort « Délivrez l’Alerte ! ».
 
A l’heure où tous les médias parlent de la protection des lanceurs d’alertes, des procès dits LuxLeaks ou Tefal, ou de l’absence de procès Servier/mediator, de l’indiscutable alerte environnementale et climatique, le salon « Des Livres et l’Alerte », les 26 et 27 novembre 2016, en présence de lanceuses et lanceurs d’alerte, de citoyens vigilants, de journalistes et de personnalités, sera l’occasion de présenter ce qui s’écrit et se publie, de permettre la rencontre d’auteurs rigoureux avec le monde de l’édition, de réfléchir à ce qui entoure le lancement de l’alerte. Cette deuxième édition est eco-organisé par la librairie d'Argenteuil Le Presse-Papier et la Maison des métallos, Paris.
 
Qu’il s’agisse d’Alerte environnementale ou sanitaire, politique ou financière, les intérêts s’affrontent. Le monde des affaires souhaite protéger le secret, le monde politique y aspire tout en tenant un discours sur la transparence. Le débat législatif hésite avec des dispositions sur la protection de certains lanceurs d’alerte et des dispositions protégeant le secret des affaires ou autorisant les écoutes massives.
 
De là où ils se trouvent, les lanceurs d’alerte et les citoyens vigilants révèlent. Les révélations de Chelsea Manning ou Edward Snowden ont été médiatisées. En France, les affaires Cahuzac, UBS, LuxLeaks, Médiator… ont mis en lumière des femmes et des hommes qui rendent publiques des analyses et des affaires qui remettent en cause des pouvoirs établis et des pratiques douteuses.
 
Aux États-Unis, après avoir bénéficié de la protection constitutionnelle, les lanceurs d’alertes, comme les journalistes, sont désormais soumis à des répressions extraordinaires allant des poursuites judiciaires aux persécutions et à la torture, dans une période de lutte contre le terrorisme, les pouvoirs s’accommodent de dérives en résonance avec les anticipations de George ORWELL. En Europe les poursuites judiciaires se multiplient par le biais de procédures dites « Bâillons ».
 
En France aussi, lanceuses et lanceurs d’alertes connu-e-s ou inconnu-e-s se trouvent dans des situations économiques et sociales désastreuses suite à leurs licenciements et aux poursuites dont ils sont victimes.
 
Malgré les déclarations, les atteintes à l’environnement et à la santé, la gravité des atteintes aux libertés individuelles, la révélation des pratiques douteuses d’un certain monde politique et des affaires n’ont pourtant pas donné lieu à des réformes ou des protections efficaces pour ceux qui nous ont alertés.
 
De nombreux ouvrages analysent les dysfonctionnements des sociétés démocratiques, leurs auteurs participent à la réflexion générale sur les orientations de nos sociétés en indisposant et quelquefois bousculant les pouvoirs en place. Le monde de l’édition et les médias jouent un rôle majeur dans le lancement de l’alerte. Le livre s’impose comme un moyen d’alerte rigoureux donnant une ampleur inattendue à ces démarches « citoyennes ».
 
 
Lieu : La Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris - Métro : Couronnes (ligne 2) ou Parmentier (ligne 3)
 

 

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