UP' Magazine L'innovation pour défi

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Journée Conférences 1.618 : "Sourcing et filières responsables”

Trois conférences, 15 intervenants pour une journée exceptionnelle le 2 avril 2015 organisée par 1.618. Au cœur de Paris, dans l’Atrium Saint-Honoré totalement aménagé pour l’occasion, cette journée accélératrice de connaissances permettra d’apporter des réponses concrètes à destination des professionnels du luxe dans les domaines de la Mode, de la Beauté et de la Joaillerie.
Scientifiques, universitaires, entrepreneurs, ONG, fabricants, prospectivistes, leaders d’opinions et créatifs français et internationaux seront réunis pour nous éclairer et nous permettre de penser des solutions concrètes et durables.

Depuis 2009, 1.618 est la première plateforme internationale qui rassemble marques, entrepreneurs, penseurs, ONG, artistes… qui se mobilisent pour un monde meilleur et participent à définir le luxe du 21ème siècle.
Ce qui les anime ? Célébrer le pouvoir de l’innovation créative, démontrer que développement durable est compatible avec création, qualité et esthétisme, identifier les acteurs du changement et promouvoir les innovations qui créent l’avenir, sensibiliser par l’Art pour déchiffrer le monde par le biais de l’émotion, encourager le défi, l’invention et l’imaginaire.

Tragédie du Rana Plaza, polémique de la main d’œuvre sous payée d’Europe de l’Est, travailleurs chinois morts dans une usine dortoir en Italie, raréfaction des ressources à l’échelle de la planète… Au regard de l’actualité, les entreprises ont la nécessité d’inscrire leurs activités et leurs processus dans une démarche de responsabilité sociétale, environnementale et sociale, bénéfique sur le long terme tant pour leur développement économique que pour la protection d’un patrimoine commun.

Au même moment, dans un contexte globalisé et hyperconcurrentiel, les marques de luxe se doivent d’innover pour marquer leur singularité tout en préservant leur savoir-faire, leur patrimoine et leurs ressources. Kering, LVMH, Chanel, Hermès, entre autres, ont entrepris depuis plusieurs années de sécuriser leurs approvisionnements en matières premières et de racheter leurs fournisseurs, prouvant s’il le fallait encore, l’enjeu majeur que représentent la disponibilité des ressources et la maîtrise des filières d’approvisionnement.
Piliers du processus de fabrication des produits de l’industrie du luxe, les filières d’approvisionne- ment doivent être au cœur de la stratégie de RSE des acteurs de cette industrie. Eric Briones et Gregory Casper démontrent dans leur livre « la Génération Y et le Luxe » que les marques de luxe doivent aujourd’hui répondre aux exigences de générations qui désirent de la transparence et que les marques répondent à leur prise de conscience écologique.

Les marques de luxe, au-delà de leurs propres intérêts, se doivent désormais d’être des moteurs pour créer des filières durables bénéfiques à toutes les parties prenantes, jusqu’à leurs consomma- teurs. Face à ces constats, 1.618 a interrogé les acteurs de l’industrie du luxe qui ont exprimé de manière récurrente la difficulté d‘accéder à une offre de filières et de matières à la fois responsable, éthique, qualitative et créative.

À l’occasion de son programme de conférences, 1.618 souhaite créer le débat et démontrer que des solutions existent !

Programme

9h - 10h30 : Cosmétique, parfumerie et rareté
Dans l’industrie de la beauté, les matières premières naturelles proviennent de tous les endroits de la planète : de champs, fermes et forêts d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud. Pour les entre- prises de ces industries, une croissance à long terme n’est possible que si elles continuent d’être en mesure de garantir à la fois la disponibilité des matières premières et la qualité de celles-ci, tout en restant compétitives dans leurs offres.
La recherche et l’innovation visent notamment à remplacer les matières premières naturelles, ou encore proposer des déclinaisons subtiles de molécules déjà existantes, lorsque ces dernières sont progressivement proscrites par la législation.
Il n’est donc pas simplement question de pratiques d’approvisionnement responsable, mais aussi d’intérêts commerciaux à long terme quant à la promotion de normes sociales et environ- nementales élevées à travers toute la chaîne de valeur.
Comment, en s’appuyant sur des partenariats à long terme et une coopération avec les fournisseurs et les marques, l’industrie de la beauté peut devenir plus transparente sur son modèle d’approvisionnement ?

Intervenants pressentis :
- Sandrine Sommer - Directrice Développement Durable, Guerlain
- Alexandre Palt - Directeur Développement Durable, Groupe L'Oréal
- Patrick Frimenich - President, Frimenich
- Maurizo Volpi - Head of Europe Consumer Products Fragrances, Givaudan
- François-Patrick Sabater - Directeur France Technicoflor
- Anne Cabotin - VP Sales Southern Europe, Fragrances and Oral Care & VP Scent and Care Sustaina- bility Strategy, Symrise
- Dimitri Caudrelier - Managing Director, Quantis International
- William Vidal - Mangaging Director, Ecocert France
- Nicolás Cock Duque - Biodiversity innovator & Entrepreneur, Ecoflora Rik Kutsch Lojenga - Executive Director, Union for Ethical BioTrade Denise Alves - Director of Sustainability, Natura

11h - 12h30 : Joaillerie et transparence
L’industrie joaillière a d’ores et déjà pris la mesure des enjeux du développement durable, notamment par sa volonté de réglementer l’approvisionnement en matières premières et la traçabilité des pierres précieuses via des organismes de certifications.

Pourtant malgré les efforts fournis par des organes comme le Responsible Jewellery Council, ceux-ci ne sont pas suffisants pour arrêter la contamination des sols et de l’eau résultant de l’extrac- tion de métaux précieux, et endiguer les problèmes sociaux récurrents dans les pays fournisseurs. Si les consommateurs connaissent désormais les « blood diamonds », l’exploitation minière des métaux précieux soulève également une foule de questions environnementales, auxquelles s’ajoutent celles de la raréfaction de l’or et des conflits dans les zones de forage. Il est devenu prioritaire d’assurer de la transparence tout au long de la chaîne de production et de sécuriser l’approvision- nement en matières premières.
Pourtant les marques de luxe se disent souvent être confrontées à une offre de sourcing responsable et respectueux de l’environnement limitée en termes de quantité et de qualité disponibles.
Existe-t-il aujourd’hui des acteurs et des filières qui proposent des solutions concrètes pour garantir une traçabilité et une qualité des métaux précieux qui respectent les attentes de l’industrie du Luxe ? Comment les marques peuvent-elles être impliquées depuis les « mines jusqu’à la vente » en garantissant la provenance de chaque pierre aux consommateurs ?

Intervenants pressentis :
- Raffaella Rossiello - Communication Director, Chopard
- Kamadoli Costa Anisa - VP Global Sustainability & Corporate Responsibility, Tiffany
- Nicky Black - Head of Social Performance, De Beers
- Anna Haber - Global Marketing Director, Gemfields
- Anne Dellière - Directeur Marketing, Groupe Richemont
- Kerin Jacobs - Founder, The Raw Stone Dorothée Contour Morel - Director, JEM Patrick Schein - Founder, Patrick Schein
- Guya Merkle - CEO, Vieri / Heartbeat foundation
- Laurent E. Cartier - Director, Sustainable Pearls
- Michael Krzemnicki - Director, Swiss Gemmological Institute
- Alan Frampton - CEO, Cred
- Sandrine Merle - Journalist, Les Echos

14h - 15h30 : Mode et innovation
Le secteur de la Mode, toujours en quête d’innovation et de créativité, doit prendre le temps de se remettre en cause face aux tragédies récentes qui posent de réelles questions en termes d’éthique et de responsabilité sociale.
Si le designer peut être un catalyseur pour cette prise de conscience, c’est une démarche plus globale allant du sourcing des matières premières jusqu’à la table de création qui doit voir le jour. Aujourd’hui, le sourcing responsable et éthique a prouvé qu’il peut être un élément moteur pour innover et anticiper les attentes d’une clientèle exigeante et informée.
On observe paradoxalement encore un déséquilibre entre les ressources disponibles et l’utilisation concrète faite par les marques, alors qu’une approche holistique du développe- ment durable pourrait rendre les designers et leurs marques plus créatives et donc, uniques.
Quelles sont les nouvelles matières éthiques et innovantes et leurs applications ?
Comment impliquer tous les acteurs de l’entreprise sur ces sujets, de l’achat des matières premières jusqu’à la conception ?

Intervenants pressentis :
- Marie-Claire Daveu - Directrice du Développement durable et des Affaires institutionnelles internationales, Kering
- Giusy Bettoni - Founder, C.L.A.S.S
- Yvon Chouinard - Founder, Patagonia
- Caroline Moussou dit Bourdallé - Responsable Projets Développement Durable, Chanel
- Pascale Mussard - Directrice Artistique, Petit H
- Marie Demaegdt - Chef de Projet Innovation & Développement Durable, CELC Masters of Linen
- Marco Ricchett - Co-auteur du livre the Beautiful and the Good
- Suzanne Lee - Founder, Biocouture
- Michael Schragger - Director, The Sustainable Fashion Academy Chair
- Dylis Williams - Director and Professor of Fashion Design for Sustainability
- Lucy Siegle - Journalist, The Observer
- Kristian W. Andersen - Fashion & Design Director, CIFF
- Tyzon Toussant & Tim Coombs - Bionic Yarn
- Carry Somers - Founder Pachacuti, Founder Fashion Revolution Day

La journée de conférences 1.618, sera ponctuée de plusieurs moments de networking, qui vous permettront d’avoir un contact privilégié avec les partenaires d’1.618, les partenaires des autres conférences B2B, les participants des conférences (acteurs de l’industrie du Luxe, agences de communication et de tendances, consultants, experts en développement durable, presse française & internationale).

Tarifs :
Chaque option de tarif comprend la conférence, un moment de networking après le débat, ainsi qu’une invitation au cocktail des conférences 1.618 de 18h.

- Billet 1 conférence (+ moment Networking + Cocktail) : Individuel : 150 € HT - Collectif (>10,pers.) : 120 € HT/personne
- Billet 2 conférences (+ moments Networking + Cocktail) : Individuel : 280 € HT - Collectif : 220 € HT
- Billet 3 conférences (+ moments Networking + Cocktail) : Individuel : 410 € HT - Collectif : 320 € HT

 www.1618-paris.com

innovation

Quatre hommes d’exception pour le prix Marius Lavet de l’ingénieur-inventeur

Qui de Pierre Gandel, Alain Méthivier, Bertin Nahum ou Joseph Puzo sera lauréat du Prix Marius Lavet ? Le suspens sera levé le 23 Mars prochain lors de la remise du prix à la Maison des Arts et Métiers (Paris). Prix récompensant des ingénieurs dont l’invention a abouti à un succès industriel. Le lauréat sera annoncé le 23 Mars prochain dans le cadre de la semaine de l’Industrie.
Photo : moteur pas à pas de type Lavet

L’association Marius Lavet perpétue le souvenir de Marius Lavet, ingénieur Arts & Métiers et Supélec, dont est fêté le 120ième anniversaire, inventeur du moteur pas à pas qu'il fera ensuite évoluer vers le mouvement à quartz. Précurseur par l'exemple de la double compétence, avocat fervent de l'invention et des inventeurs, souhaitant encourager la jeunesse à s'engager dans les études scientifiques, il légua une partie de ses biens à une Fondation pour créer en son nom un prix perpétuant ces valeurs. L’Association, sous l’égide de Fondation de France, organise ce Prix avec la parrainage de l’Association Ingénieurs et Scientifiques de France et la Fondation des Arts et Métiers.
Avec à la clef une récompense de 15000 euros, et l’insigne honneur de rejoindre au palmarès quelques grands noms de l’innovation à la française, comme Criteo, Morpho Systems ou Aldebarran Robotics. Bonne chance aux candidats !

Quatre hommes dans la course

Pierre Gandel est CEO du Groupe Sonceboz, 1000 collaborateurs et 250 millions d'Euros de CA - depuis 2010.Auteur de nombreuses publications scientifiques et inventeur de 34 brevets dans le domaine des actionneurs, moteurs, capteurs électromagnétiques, il s’est fait le promoteur tout au long de sa carrière des méthodes d’innovation scientifiques au sein de son Groupe (Christensen, Gaelweiler, Malik,…) et des processus de création de valeurs. Son principal apport est la diffusion d’inventions équipant des millions de produits, basés sur ses innovations scientifiques qui sont brevetées. La plupart des voitures circulant dans le monde sont équipés d’un ou plusieurs composants mécatroniques brevetés par Moving Magnet Technologies (MMT).

Alain Méthivier est chercheur à l’IFP Energies Nouvelles. De la recherche fondamentale sur la nanotechnologie des matériaux adsorbants, à l'exploitation industrielle, durant 20 ans, sous le nom ELUXYL, il a innové dans tous les domaines de la technologie et parcouru toute la chaîne permettant d'aboutir au leadership mondial de la séparation de constituants chimiques fondamentaux pour l'industrie lourde: 50 millions de t/an pour 50 milliards d'€s/an de chiffre d'affaires. Il s'agit du PET, polyéthylène téréphtalate, plastique indispensable pour de nombreux usages domestiques ou industriels, totalement recyclable et générateur d'économies substantielles de matières hydrocarbonées, par sa légèreté, donc de diminution d'émissions de CO2. L’équipe d’Alain Méthivier dépose plus de 20 brevets par an, et il figure lui-même sur 34 brevets dont 13 liés à ELUXYL. Il est diplômé de L’Ecole Nationale Supérieure de Céramique Industrielle de Limoges et a obtenu un doctorat en « Chemical Engineering » de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines.

Bertin Nahum, créateur de la société MedTech, spécialisée dans la conception et la commercialisation de robots chirurgicaux dont ROSA. ROSA est spécialisé dans les opérations du cerveau et de la colonne vertébrale (ROSA Spine). Il équipe une trentaine d'hôpitaux dans le monde, dont 8 CHU en France.Bertin Nahum est diplômé de l’Insa à Lyon et titulaire d’un master en sciences de la robotique de l’université de Coventry. Il a déposé de nombreux brevets et a reçu en 2013 le prix de la « Société européenne de l'année dans le domaine de la robotique en neurochirurgie »

Joseph Puzo est Président-directeur général d’AXON’ CABLE, leader mondial dans le domaine des connexions et liaisons sur mesure. Le groupe conçoit et fabrique, sur cahier des charges, des fils, des câbles composites, des câbles plats flexibles, des cordons et harnais, des connecteurs et des mini-systèmes pour applications haute technologie. A la pointe de la technologie et des solutions dans un domaine perçu « classique», il est leader sur des secteurs les plus exigeants, spatial, NASA, ASE, Ariane, LHC, CERN. Joseph Puzo a déposé dix brevets. Il est ingénieur électronicien et a complété sa formation de scientifique par une formation à l’INSEAD. Axon Cables est présent dans le monde entier et emploie 1700 personnes.

« Les candidats ne sont pas jugés sur leurs seules inventions, mais également sur leur capacité à les porter jusqu'à leur mise en œuvre industrielle et commerciale. Le Prix Marius Lavet récompense précisément des hommes et des femmes qui savent négocier avec succès la périlleuse interface entre l'innovation technologique et les marchés économiques. Il illustre l’une des recommandations de la « Commission 2030 » : l’innovation est affaire d’individu, est entrepreneuriale, à vocation productive et commerciale » précise Pierre Breesé, Président et fondateur de l’Association Marius Lavet.

Parmi les récents lauréats du prix Marius Lavet figurent :
• En 2013 : les fondateurs de Criteo, Franck Le Ouay et Romain Niccoli,
• En 2012 Bruno Maisonnier, fondateur d’Aldebaran Robotics,
• Ex-aequo en 2012 : Bernard Didier fondateur et DGA de Morpho Systems,
• En 2011 Bruno Guimbal, PDG des Hélicoptères Guimbal,
• En 2010, Jean-Pierre Cariou, CTO de Léosphère

www.mariuslavet.org

Biographie de Marius Lavet (1894-1980)
Ingénieur de l’Ecole Nationale des Arts et Métiers (Cluny 1910) et de l’Ecole Supérieure d’Electricité (1911), Marius Lavet est à l’origine de la montre à quartz qui fit sa fortune et celle de l’industrie horlogère. Sa carrière sest déroulée dans l’industrie horlogère, qui lui doit de nombreuses innovations technologiques. Il a déposé plus de cent brevets. En particulier, Marius Lavet est le père du micro-moteur pas à pas (brevet français 823 395 de 1936). Cette technique est une des bases de l’horlogerie électronique. Poursuivant ses travaux, il a mis au point en 1949 l’entretien des oscillations d’un quartz par un circuit électronique. Les plus grands noms de l’horlogerie (Junghans, Ebauches SA, General Time Corp., Bulova, Crouzet, Lip, Jaz) exploitent sous licence les brevets qu’il a déposés.

arts et culture

Cycle de grandes conférences MuCEM : La peur : Raisons et déraisons

Le MuCEM appporte une attention toute particulière à sa programmation culturelle, en lien avec ses expositions mais aussi avec l’actualité et les grands débats qui occupent l’espace public.  De février à juin 2015, dans le cadre de son cycle de Grandes Conférences "Pensées du Monde", le MuCEM organise un cycle de rencontres autour de la peur au cours desquelles il s'agira de mieux la comprendre au travers de différents points de vue, pour essayer de la conjurer, voire de la dépasser.

"Car la peur chez les humains ne relève pas seulement du registre de la perception du danger réel, mais aussi de la représentation, de l’image et de l’imagination dont les frontières se déplacent et encourent la confusion des sentiments… " Fethi Benslama, psychanalyste

Le cycle de grandes conférences « Pensées du monde » se poursuit entre février et juin 2015.
« La peur : raisons et déraisons » : il s’agit d’approcher et de mieux comprendre la peur à partir d’une diversité de points de vue. Pourquoi et comment crée-t-on la peur ? Quelles en sont les mises en scène passées et contemporaines ? Et, pour mieux « conjurer la peur » (suivant l’historien Patrick Boucheron qui ouvrira le cycle) voire imaginer la dépasser (avec Jacques Sémelin qui en assurera la clôture), il s’agit de replonger dans l’histoire pour oser aborder le présent.
Conçu en collaboration avec Fethi Benslama, auteur remarqué de L’islam à l’épreuve de la Psychanalyse, le cycle proposé par le MuCEM a été lancé avant les événements parisiens des 7, 8 et 9 janvier. Il prend dans ce contexte, à la fois nouveau et déjà ancien, une autre résonnance.
En partenariat avec Mediapart.

Lire article "La peur" - UP' Magazine

Programme

Jeudi 26 mars : Rencontre avec Ella Shohat

«Saurons-nous composer une autre chanson que l’éternel auto-apitoiement du vieux «le monde entier est contre nous ? Pourrons-nous dépasser les paradigmes narcissiques qui nous rendent aveugles au malheur de ceux que nous avons piétinés sur notre chemin ?
Et pourrons-nous entendre leurs cris, malgré tout ce qui tend à nous rendre sourds ? Laisser tomber nos mécanismes de défense nécessiterait une certaine générosité, et une capacité à écouter. La critique peut aussi être une forme d’amour profond, par lequel la vérité, la réconciliation et la paix peuvent sortir du domaine du rêve.» Extrait de son ouvrage "Le sionisme du point de vue de ses victimes juives", Éditions Hazan, 2006.

Née en 1959 en Israël, de parents irakiens, Ella Shohat vit et enseigne aux États-Unis. Elle se revendique autant juive qu’arabe et a fait de la défense des identités multiples et du multiculturalisme le coeur de son travail. Professeur à l’Université de New York, au département d’études du Moyen-Orient, elle est l’auteur d’une critique du sionisme du point de vue des juifs orientaux et a étudié plus récemment les nouvelles peurs, notamment l’islamophobie, engendrée aux États-Unis par les attentats du 11 Septembre 2001.
Dernier ouvrage paru : Between the Middle East and the Americas : The Cultural Politics of Diaspora, co-direction Evelyn Azeeza Alsultany, The University of Michigan Press, 2013

Jeudi 23 avril : Rencontre avec Idith Zertal

« Les colons font partie intégrante de ce que israël est devenu. ils expriment quelque chose de très profond dans la psyché israélienne, dans ce qui constitue l’identité israélienne : un pessimisme profond avec un optimisme hors de ce monde, messianique ; un mélange de violence et de peur existentielle. »Interview, La Vie, 16 septembre 2013

«Je dois croire, même en des temps si sombres, en la capacité humaine à changer le cours de l’Histoire. Peut-on vraiment continuer cette politique de la peur et de la suspicion contre le monde entier encore longtemps ? Veut-on vraiment retourner dans le ghetto après en être sorti ?»
Interview, Le Monde Benjamin Barthe, janvier 2014

Née en 1945, grandie dans les kibboutz des pionniers, l’historienne israélienne Idith Zertal fait partie de ces « nouveaux historiens » anticonformistes qui ont remis en cause les récits fondateurs de l’Etat d’Israël. Son livre, La Nation et la mort, est devenu un classique. Elle y analyse une « politique de la peur » qui érige la Shoah en « religion laïque ». Rattachée à l’Université hébraïque de Jérusalem, elle enseigne à l’Université de Bâle. 
Dernier ouvrage paru : Les Seigneurs de la Terre. Histoire de la colonisation israélienne des Territoires occupés, avec Akiva Eldar. Traduit par Charlotte Nordmann. Ed. Le Seuil, 2013.

Jeudi 28 mai : Rencontre avec Fehti Benslama

"Je suis en guerre", affirme Fethi Benslama. Et il précise : "Non pas que j’aie  décidé  de  faire  la  guerre, mais que la guerre s’est faite à travers ce que je cherchais et écrivais". La guerre dont parle ici le psychanalyste est celle, visible et spectaculaire du terrorisme islamiste, dont l’actualité l’a rattrapé, et celle, intérieure, d’un sujet qui s’engage, façonné par cette nécessité, qu’il le veuille ou non.
Philosophe et psychanalyste d’origine tunisienne, Fethi Benslama dirige l’UFR des Études Psychanalytiques à l’Université Paris 7-Diderot. Il s’est fait connaître en 1988 en s’engageant pour l’écrivain Salman Rushdie, condamné mondialement par une fatwa. Dès lors, la radicalisation de l’islam a été au coeur de ses combats et de son oeuvre. De La Psychanalyse à l’épreuve de l’islam (2002) à La Guerre des subjectivités (2014), il ne cesse d’analyser, en homme des Lumières, les clivages du sujet musulman.

Son œuvre la plus décisive paraît en 2002 : La Psychanalyse à l’épreuve de l’islam réexamine les sources de l’islamisme radical contemporain à la lumière des impensés des textes fondateurs de la religion de Mahomet : l’altérité féminine, le Dieu du Coran qui n’est pas un père, l’idée même de sujet. Fethi Benslama tente ainsi de poursuivre le travail de Freud sur les monothéismes, qui avait ignoré l’islam. Faire entrer l’islam dans le savoir psychanalytique et inversement, mettre à l’épreuve la psychanalyse en l’appliquant à une autre ère culturelle que celle, européenne et judéo-chrétienne du XIXe siècle, qui l’a vu éclore, c’est, pour cet homme des Lumières, travailler, encore et toujours les relations entre le psychisme et la civilisation.
Face à la cruauté exponentielle du terrorisme islamiste, qu’il analyse comme une auto-des- truction, Fethi Benslama a lancé, en 2005, un appel à l’insoumission, «à l’usage des musul- mans et de ceux qui ne le sont pas» contre toutes les formes de servitude, volontaire ou non, qui ont ouvert la brèche morbide qui ravage le monde «au nom de l’islam». Fethi Benslama, en cela, est un combattant. «Être sujet» est son combat, celui du psychana- lyste, celui du citoyen. Son dernier ouvrage, La guerre des subjectivités qui retrace l’essentiel de son parcours le dit bien : «je m’aperçois, écrit-il, que je n’ai fait que penser à l’intérieur de cette guerre, et que dès le premier écrit, j’en fus partie prenante.»
Dernier ouvrage paru : La Guerre des subjectivités, Ed. Lignes, 2014.

Jeudi 11 juin : Rencontre avec Roberto Scarpinato

«Nul ne peut se permettre de dévoiler les secrets du côté obscène de l’Histoire qu’il a pu entrevoir sans courir le risque d’être écrasé par la réaction compacte et transversale du système tout entier.» Extrait Le retour du Prince, La Contre Allée, 2012

« Poursuivant leurs traces, j’ai pu me rendre compte à maintes reprises que le monde des assassins communiquait, par mille portes tournantes, avec les salons feutrés et insoupçonnables où le pouvoir s’abrite. » Extrait Le retour du Prince, la Contre Allée, 2012

Né en Sicile en 1952, Roberto Scarpinato est le dernier des juges anti-mafia encore vivants. Ancien collaborateur des juges Falcone et Borsellino assassinés en 1992, il est aujourd’hui procureur général auprès du parquet de Palerme et a poursuivi la Cosa Nostra jusqu’à la tête de l’État. Vivant sous escorte policière permanente, il s’est voué à la justice et à la vérité, et voit dans la mafia un « univers mental » corrompu qui menace la démocratie en se nourrissant de ses failles.
Dernier ouvrage paru : Les derniers mots de Falcone et Borsellino, traduit par Antonella Mascali, Ed. La Contre Allée, 2013.

Vendredi 12 juin : Rencontre avec Jacques Sémelin

« Si notre pays s’enfonçait dans une crise économique de plus en plus grave, s’il était harcelé par des attentats terroristes de plus en plus meurtriers (…), il nous faudrait bien trouver des ennemis, pas seulement à l’extérieur de nos frontières mais aussi à l’intérieur et – qui sait ? – dans notre ville ou village, notre rue, notre immeuble (…).
Encore faut-il que, dans un tel contexte, des leaders d’opinion, qu’ils détiennent ou non le pouvoir politique, proposent une lecture de cette situation et affirment « voilà ce qui nous arrive, voici qui est responsable de notre malheur.
Ce sont « eux » qui sont la cause de nos souffrances. Il faut absolument nous en débarrasser. Nous vous promettons qu’ensuite, tout ira mieux. »
Extrait de Purifier et détruire, Le Seuil, 2005

Historien et politologue, directeur de recherche au CNRS (CERI) et professeur à Sciences-Po, Jacques Sémelin a produit une oeuvre mondialement reconnue sur la question des génocides et violences de masse aux XXe et XXIe siècles. Sa formation initiale en psychologie et son engagement auprès des mouvements non-violents de résistance civile dans les années 1970, lui ont permis de développer une approche pluridisciplinaire très précieuse, tant historique que politique et morale. Il est le fondateur d’une encyclopédie internationale en ligne sur les violences de masse.

"Un mot, pour tout dire, domine et illumine nos études : comprendre"

Jacques Sémelin a, depuis longtemps, fait sienne cette profession de foi de l’historien Marc Bloch, écrite peu de temps avant que ce grand Résistant ne soit fusillé par la Gestapo en 1944. Et s’il s’est consacré sans relâche à la compréhension de l’incompréhensible – ce qui peut mener des sociétés humaines au crime de masse –, c’est sûrement par esprit de résistance. Où l’a-t-il puisé ? Il l’évoque dans sa belle autobiographie, J’arrive où je suis étranger : atteint d’une maladie de la rétine qui le condamne peu à peu à la cécité, il a dû se construire « arc-bouté à la fatalité de son destin ». Il entame d’abord des études de psychologie, puis un doctorat d’histoire. Il est ensuite invité à l’Université d’Harvard pour poursuivre ses recherches et rentre enfin en France où il devient chercheur au CNRS et Professeur des Universités en sciences politiques et histoire moderne. Un itinéraire conquis par une résistance morale contre l’aveuglement.

Né en 1951, il découvre adolescent le philosophe italien Lanza del Vasto, le fondateur des Communautés de L’Arche, et se passionne à sa suite pour la non-violence de Gandhi. Les processus de résistance civile au sein des dictatures seront ses premiers sujets de recherche ; et la contestation non-violente, son engagement : en ces effervescentes années post-68, Jacques Sémelin milite au Mouvement pour une alternative non-violente, écrit ses premiers articles dans la revue du Mouvement, rejoint les paysans du Larzac en lutte, lit Ivan Illitch, Bruno Bettelheim, René Girard, Hannah Arendt, fréquente les chrétiens de gauche de la revue Esprit, se rapproche du PSU de Michel Rocard…

La visite du camp d’Auschwitz-Birkenau en 1985 va décider de la nouvelle orientation de son travail : les génocides et crimes de masse du XXe siècle. Les monceaux de cheveux, lunettes, valises des victimes de la Shoah, conservés au Musée du camp, sont peut-être les dernières images du monde que ses yeux ont pu encore capter. De l’historien Léon Poliakov, pionnier en France des études sur la Shoah, rencontré peu après, il conser- vera toute sa vie la mise en garde : « l’événement ayant une multiplicité de causes, il est impossible de connaître LA cause de l’événement ». Entre l’envie de comprendre et la modestie obligatoire, quand la raison ne peut que s’arrêter devant le « trou noir » qu’est le noyau fondamental de la cruauté humaine, ainsi se déploie, inlassablement, l’œuvre de Jacques Sémelin. En 2008, il fonde à Sciences Po, avec de nombreux partenaires internationaux la première encyclopédie en ligne des violences de masse (www. massviolence.org). Comparer pour comprendre la « rationalité délirante » (peur, imaginaires, identités, pouvoirs parnoïaques…) qui mène au pire, est un devoir moral : "non, affirme Jacques Sémelin, le génocide n’est pas « impensable », il est « pensable – trop pensable, malheureusement".

Dernier ouvrage paru : Persécutions et entraides dans la France occupée. Comment 75 % des juifs en France ont échappé à Hitler, Les Arènes/Seuil, 2013.

Lieu : Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée - MuCEM - Entrée J4 - Auditorium Germaine Tillion- 1, Esplanade du 14 - 13 - Marseille
Entrée libre

Jours et heures d’ouverture du MuCEM :

- Hiver (du 1er novembre au 30 avril) : 11h / 18h
- Printemps (du 2 mai au 4 juillet) : 11h / 19h
- Été (du 5 juillet au 31 août) : 9h / 20h
- Automne (du 1er septembre au 31 octobre) : 11h / 19h

Nocturne le vendredi jusqu’à 22h (du 2 mai au 31 octobre). Dernière entrée 45 minutes avant la fermeture du site.
Évacuation des salles d’expositions 30 minutes avant la fermeture du site. Ouvert tous les jours sauf le mardi, le 25 décembre et le 1er mai.
www.mucem.org  

Futur en Seine se tournerait vers plus d'humain pour l'édition 2015

Pour son édition 2015, Futur en Seine souhaite faire dialoguer humain et technologie. Pour assurer la programmation des grandes conférences, le festival fait appel à Eric Scherer, directeur de la prospective chez France Télévisions et professionnel des médias depuis plus de 25 ans.

Une question animera les débats de la sixième édition de Futur en Seine : comment le numérique peut-il répondre aux grands challenges sociétaux – emploi, santé, environnement, éducation… ? La programmation s’organisera en trois tracks thématiques - business, technologie, climat. Futur de l’entreprise et leaders de demain, technologies du futur, futur durable : interrogeons notre avenir commun par la force de la démonstration plutôt que par le discours. « Demo or die ! » pourrait être le cri de ralliement de Futur en Seine qui depuis sa création met en avant les prototypes pour tester des solutions auprès des utilisateurs franciliens et susciter leur feedback.

Comment vont-ils donc s'y prendre pour changer l'image du tout techno de ce festival dédié depuis sa création aux dernières innovations numériques françaises et internationales ? Eric Scherer est connu pour son talent de décrypteur de l’actualité numérique. Sur son blog Meta-media, il analyse au quotidien les tendances internationales en matière d’innovation et partage sa vision du futur. Comme une invitation à étendre son champ d’action, Futur en Seine lui propose de transposer son expertise en matière de curation de contenus en ligne à un rôle de curator IRL à l’échelle de l’édition 2015 du festival.

En donnant un fil rouge à la programmation, Eric Scherer souhaite inviter le public à se questionner sur la manière dont l’humain et la technologie dialoguent à différentes échelles : celle de l’individu, de la société et de la nature. Le festival explorera les transformations que traversent les domaines de la santé, de l’éducation, de la ville ou encore du climat.

Avec la Conférence climat de Paris (COP21) de décembre 2015 en ligne de mire et quelques jours avant le grand concert mondial pour le climat, le Festival fera écho aux débats et deviendra un lieu central pour questionner ce que l’innovation numérique peut faire pour notre environnement et aider à déboucher sur un accord ambitieux fin 2015.

Bien que tech-friendly, Eric Scherer garde un œil critique sur l’innovation : reprenant à son compte la notion de pharmakon de Bernard Stiegler, il aborde le numérique tant comme remède que comme poison, un outil qui permet de prendre soin, mais dont il faut aussi prendre soin.
Son programme de conférence veillera à montrer toute l’ambivalence de la technologie, à la fois progrès et parfois menace sur nos libertés.

Pour la 6ème édition, le festival se déroulera du 11 au 21 juin 2015 dans toute l’Île-de-France, le Village des Innovations de Futur en Seine sera installé au cœur du quartier des Arts et Métiers entre le CNAM, la Gaité Lyrique et le square Emile Chautemps, pendant 4 jours de rencontres, de conférences, d’ateliers, de business, d’exposition dédiés à l’innovation et la transformation numérique. Le festival se déploiera ensuite sur l’ensemble du territoire francilien jusqu'au 21 juin.

architecture et urbanisme

Ouverture des inscriptions aux Trophées de la construction 2015

Depuis 2001, Batiactu organise les Trophées de la Construction, en partenariat avec le Groupe SMA et les principales organisations du secteur*.
Les Trophées récompensent et mettent en lumière les réalisations exemplaires de l'ensemble des acteurs de la filière construction :
architectes, artisans, artisans d'art, entreprises de BTP, fabricants, industriels, maîtres d'œuvre.

Une distinction qui permet à ces professionnels de valoriser leur métier et leur savoir-faire dans tout type d'ouvrage (logement individuel et collectif, bâtiments tertiaires, ERP, etc.).

Une vingtaine de prix sont attribués dans les quatre catégories suivantes :
• Constructions neuves et rénovations
• Métiers d'art et solutions d'artisan
• Solutions techniques, matériaux et équipements innovants d'industriels et de fabricants
• Internet et solutions en ligne

Nouveauté 2015 : création d'une catégorie « Solutions techniques, matériaux et équipements innovants d'industriels et de fabricants » qui valorise l'innovation industrielle et l'équipement performant au sein d'une réalisation.

Une distinction reconnue par les acteurs de la filière construction

Les trophées sont attribués par un jury d'experts représentatifs des différents corps de métier du secteur et de journalistes spécialisés.
La remise des prix aura lieu en septembre 2015 et les lauréats pourront bénéficier d'une campagne de communication dans les médias professionnels.

Modalités d'inscription

Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 15 avril 2015.
Dossier d'inscription et règlement disponibles :
• Sur le site www.tropheesconstruction.com
• Par email à trophees[at]batiactugroupe.com
• Par téléphone au 01 53 68 40 28

À propos de Batiactu.com
1ère source d'information en ligne des professionnels de la construction et de l'immobilier. 1er sur l'actualité du secteur en temps réel grâce à une équipe de journalistes spécialisés, Batiactu.com propose également un panel de services dédiés à la filière : bases de produits, réseau professionnel, offres d'emploi, outils de chiffrage, etc.

*Les partenaires des Trophées : GROUPE SMA, PRO BTP GROUPE, CAPEB, CINOV, CSTB, FNBM, ORDRE DES ARCHITECTES, FF2I, FÉDÉRATION DES PROMOTEURS IMMOBILIERS, FÉDÉRATION NATIONALE DES TRAVAUX PUBLICS, SYNAMOME, UNSFA, UNTEC, FIMBACTE, CIMBAT.COM, CONSTRUCOM, MAISON A PART, L'ANNUEL DES PRIX, BUREAUXLOCAUX.COM

Laval Virtual du 8 au 12 avril 2015

Laval devient, le temps du salon, la capitale mondiale des nouvelles technologies et usages du virtuel du 8 au 12 Avril 2015.

Avec 40 pays représentés et près de 15 000 visiteurs, le salon jouit d’une véritable renommée mondiale. Fort d’une croissance plus importante chaque année, Laval Virtual ne cesse de s’agrandir confortant son statut du plus grand salon dédié aux technologies et usages du virtuel.

Du 8 au 12 avril 2015, le salon accueillera donc plus de 130 exposants sur 4500 m2 . Professionnels, scientifiques et étudiants du monde entier pourront, au cours des trois premiers jours, échanger sur les usages, exposer et découvrir les dernières innovations dans le domaine de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée, des images 3D temps réel et des techniques interactives, mais aussi développer leur réseau et leur business. Le week-end sera, quant à lui dédié, au grand public ; l’occasion unique pour lui de découvrir les innovations de son futur.

LES NOUVEAUTES ET LES TEMPS FORTS SUR L’EDITION 2015

I. Tables-rondes et workshops

Les conférences professionnelles sont remplacées par des tables-rondes (gratuites) et des workshops (payants). Les tables-rondes, au nombre de 5 réparties sur les 3 journées professionnelles, aborderont les thèmes suivants : Transport & Logistique, Formation & Education, Mode & Retail, mais aussi Culture & Musées et Marketing & Communication.

Les workshops seront l’occasion de générer du business et de l’innovation en apportant des solutions concrètes aux industriels et aux entreprises de service. Les workshops reprendront les thèmes des tables rondes mais ouvriront aussi les travaux sur d’autres sujets tels que : Santé & Handicap, Agro & Nutrition et Défense.

II. Le colloque scientifique international, VRIC’15 - du 8 au 10 avril

Ces conférences Internationales sur la Réalité Virtuelle rassemblent des professionnels, des scientifiques, des experts ainsi que des spécialistes du monde entier. A titre d’exemples, Skip Rizzo, Director for Medical Virtual Reality à l’Institute for Creative Technologies de Californie, et Mark Mine de Walt Disney Imagineering aborderont des sujets comme la RV au service de la lutte contre le stress et la douleur ou la RA et la RV dans l’art et le divertissement.

III. L’année de la Californie : une première pour 2015

C’est la première fois qu’une démarche particulière a été mise en place pour attirer des entreprises et organisations californiennes sur le salon. Celles-ci viendront partager leur vision quant aux évolutions technologiques et adoptions de nouveaux usages, mais aussi exposer leur savoir-faire en la matière.

IV. Les trophées

Les Laval Virtual Awards, décernés par un jury international de spécialistes, labélisent la haute technicité des réalisations primées en mettant en lumière les tendances du marché. Une partie de ces trophées seront remis sur le salon le mercredi 8 avril de 14h à 15h, dans 10 catégories différentes (design Industriel et simulation ; Jeux 3D et divertissement ; Culture, Art et Patrimoine … ). La deuxième partie des trophées se déroulera au Théâtre de Laval le jeudi 9 avril et récompensera les différentes compétitions : Virtual Fantasy Temps limité (développer en 30h non-stop une application en 3D temps réel interactive), Virtual Fantasy Démos (exposer des démonstrateurs réalisés au cours de l’année), Prix IVRC (Japon), Prix Emerging Technologies (SIGGRAPH), Prix Startup, Grand Prix du Jury.

PETITS ET GRANDS NE SERONT PAS EN RESTE

Le salon Laval Virtual leur ouvre ses portes le temps du week-end pour les emmener dans cet univers futuriste où l’Imagination, l’Interaction et l’Immersion seront au rendez-vous. Du 11 au 12 avril, ils pourront, comme les professionnels avant eux, découvrir et tester les applications liées à la réalité virtuelle et augmentée mises à leur disposition telles que :

- Birdly : Ce projet venu de Suisse est un nouveau type de simulateur de vol. Grace à un masque de réalité virtuelle et une table sur laquelle il faut s’allonger, l’utilisateur à l’impression de devenir un oiseau. Les mouvements de ses bras et jambes agissent directement sur la manière de « voler », et la table dispose d’un ventilateur diffusant de l’air en fonction de la vitesse.

- Childhood : Conçu par une équipe de chercheurs japonais, ce projet à pour but de révéler le point de vue d’un enfant à un adulte grâce à un système de caméra. Celles-ci, installées sur la ceinture, projettent les images dans un masque de réalité virtuelle, permettant à l’utilisateur de voir le monde qui l’entoure comme un enfant le voit.

Lieu : Salle Polyvalente, Place de Hercé – 53 001 Laval

Informations pratiques :

- Du mercredi 8 au vendredi 10 avril (journées réservées aux professionnels) : Entrée gratuite sur pré-inscription sur le site internet, 50€ sur place Horaires Mercredi : 10h - 18h Jeudi : 9h - 18h Vendredi : 9h -16h - Samedi 11 et dimanche 12 avril (événement ouvert au grand public) : Tarif Adulte : 7 euros TTC Tarif Réduit : 5 euros TTC Gratuit pour les enfants de moins de 5 ans Horaires Samedi : 10h - 18h Dimanche : 9h -18h

Attention : Les inscriptions "Visiteurs Professionnels" en ligne ferment le 03/04/15

- Samedi 11 et dimanche 12 avril (événement ouvert au grand public) : Tarif Adulte : 7 euros TTC Tarif Réduit : 5 euros TTC Gratuit pour les enfants de moins de 5 ans
Horaires Samedi : 10h - 18h Dimanche : 9h -18h

http://www.laval-virtual.org

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