UP' Magazine L'innovation pour défi

innovation santé

Le plus grand hackathon santé d’Europe

Hacking Health Camp est de retour à Strasbourg du 17 au 20 mars ! Une troisième édition qui se veut une nouvelle fois être le lieu de l’innovation numérique  par l’action et souhaite briser les barrières de l’innovation en santé. Au programme : des conférences sur l’avenir de la santé, des formations sur le plan technique,  design et le cadre légal. Mais aussi et surtout, le plus grand hackathon santé d’Europe.
 
Le numérique, le design, les Fablabs… autant de nouvelles technologies et de pratiques innovantes qui marquent notre quotidien et interrogent nos usages tant professionnels que personnels. Le champ médical est directement concerné, la santé connectée assistera à la fois médecins et patients dans la relation avec la maladie. Cette nouvelle ère amène de nombreuses possibilités, les progrès sont considérables, les opportunités également. C’est au travers de ce constat, que la mission de Hacking Health prend tout son sens : être l’un des mouvements qui inventera de façon collaborative la médecine de demain.
Innovation, réglementation, protection… Réunissons d’ores et déjà les contributeurs et personnalités pour inventer le monde de demain !
 
Hacking Health Camp est un événement de quatre jours dédié à toutes les personnes intéressées par l’innovation en santé, inspirant les professionnels du médical et du numérique sur leurs opportunités communes dans l’avenir de la santé.
 
Cette année encore, de grands noms parrainent cette troisième édition : Sanofi, Medtronic, Roche, GE Healthcare, Humanis et bien d’autres Soutenue depuis sa création par l’Eurométropole, le mouvement international Hacking Health renouvelle sa collaboration avec Alsace Digitale pour cette édition strasbourgeoise de Hacking Health Camp

PROGRAMME  -  4 jours pour s’inspirer, apprendre, créer,...

 
 
Conférences
 
Jeudi 17 mars de 9h30 à 17h00 Auditorium du Conservatoire de musique
Une journée inspirante de 8 conférences visionnaires sur la santé numérique par des personnalités internationalement reconnues : Jacques Marescaux (Chirurgien Fondateur de l’IRCAD), Benoît Thieulin (Président du Conseil National du Numérique), Malcom Pradhan (Expert en intelligence artificielle appliquée à la santé et Fondateur de l’Australian College of Health Informatics)...
Communiqué de presse disponible sur demande.
 
Concours de startups
Jeudi 17 mars de 19h00 à 22h00 Auditorium du Conservatoire de musique
Cette soirée est dédiée aux startups santé, où chacune présente son concept innovant, en présence d’investisseurs.
Chaque personne du public vote pour sa startup préférée, en lui donnant son faux billet. Celle qui lèvera le  plus de fonds virtuels dans la soirée remporte le concours. Et vous, dans laquelle investiriez-vous ?
Entrée libre sur inscription
 
Formations
Vendredi 18 mars de 09h00 à 17h00
Forum de la Faculté de Médecine de Strasbourg
Une journée de conférences et d’ateliers destinés à tous ceux qui souhaitent innover en santé numérique : technique, médical, design et légal.
 
Hackathon Santé
Du vendredi 18 mars 17h00 au dimanche 20 mars à 17h00 – Pitch ouvert au public, dimanche 20 mars à partir de 14h30
Forum de la Faculté de Médecine de Strasbourg
Professionnels de santé, développeurs et designers se retrouvent en équipe pour co-créer en 50h un  prototype à partir de défis soumis avant l’événement. Le défi est une problématique médicale susceptible d’être résolue, ou du moins en partie, par une approche numérique (logicielle ou matérielle ou les 2). Les meilleurs projets seront distingués par un jury emblématique et se verront remettre des prix d’exception.
Pour  proposer  un défi :  il suffit  de  s’inscrire  à  l’évènement  et  enregistrer  son projet  sur le  tableau des défis « sparkboard » 
 
Rendez-vous exceptionnel au cœur du Hackathon :
Conférence de Pascal Desfarges, designer d’usages, ingénieur d'idées et pédagogue, spécialiste des territoires et de la médiation numérique passé par la philosophie et le théâtre.
Pour un bien être commun à l'heure de la société contributive
Hacker, remixer, innover par ceux qui vivent, produisent et inventent la santé de demain
Samedi 19 mars à 10h00 – Faculté de médecine
 
 

 

réfugiés climatiques

Quel sort pour les réfugiés climatiques ?

Les changements climatiques vont menacer près de 250 millions de personnes dans le monde d'ici 2050, selon l'ONU. Comment se prépare-t-on à ces migrations environnementales forcées ? C'est à cette question que va répondre Véronique Lassailly-Jacob, professeur émérite de géographie à l'université de Poitiers, enseignante dans le Master Migrations internationales, Espaces et Sociétés du laboratoire Migrinter et membre du projet EXCLIM (Exil Climatique) lors de la conférence "Questions de vie" du Festival vivant, le mardi 2 février 2016 à 19h.
 
La 26ème édition du Rapport mondial 2016 de Human Rights Watch vient de sortir aujourd'hui : il passe en revue les pratiques en matière de droits humains dans plus de 90 pays, face aux flux massifs de réfugiés cherchant à fuir la répression et les conflits, mais aussi les ravages du changement climatique.
Comment gérer les déplacements des populations entraînés par les phénomènes climatiques extrêmes ? Le changement climatique est un problème mondial majeur qui lie par excellence le destin de l’homme avec celui de son environnement. Il nécessite de ce fait une réflexion systémique seule capable de mettre en évidence l’interrelation et l’interdépendance entre la qualité de l’environnement et la vie humaine. La question du changement du climat planétaire impose en effet de rompre avec la coupure sociologique fréquente entre l’homme et la nature. Elle impose de croiser les visions anthropocentrique et écocentrique afin de permettre une analyse et une compréhension (holistique) globale de cet enjeu seul capable d’aboutir à des scénarios d’action pertinents.

Voir Causes communes, Revue trimestrielle proposant de s’informer autrement sur les migrations. 

Migrants malgré eux

Une personne déménage chaque seconde pour des raisons climatiques, ce qui représente 19,3 millions de réfugiés climatiques par an dans 82 pays (2014). Les raisons climatiques sont nombreuses : inondations, moussons, sécheresse, cyclones, désertification, érosion des sols, ... Il y aurait 250 millions de réfugiés climatiques d'ici 2050.
 
Le réchauffement climatique se fait ressentir partout. Ses premières victimes sont les populations locales, obligées de migrer pour trouver refuge sur des terres plus accueillantes. Leur nombre ne cesse de croître.
 
Les causes naturelles restent variées, cependant on peut remarquer que les régions les plus pauvres sont les plus touchées. Il y a une corrélation entre vulnérabilité aux phénomènes climatiques et pauvreté économique. Il faudrait néanmoins aussi tenir compte de la dégradation lente de l'environnement comme la désertification ou encore la salinisation des sols et des réserves d’eau douce.
Il faut aussi remarquer que le continent américain connaît également cet exode pour raison climatique. En 2012 1,8 million d’Américains ont dû quitter leur habitation à cause de catastrophes naturelles.
Déjà en 2012, l'Asie était le continent le plus touché, avec 22,2 millions de migrants. La Chine, notamment, avait connu de nombreux typhons et inondations. 4 millions de personnes avaient été obligées de déménager à cause de ces tempêtes et pas moins de 1.3 millions à cause des inondations. Aux Philippines, 3.5 millions de personnes avaient été chassées par les typhons et les moussons.
 
Le réchauffement climatique a un impact considérable sur le déplacement des populations. Depuis quelques années, il rend les catastrophes naturelles plus fréquentes et plus intenses, avecdes conséquences humanitaires toujours plus tragiques. Entre recherche de statut juridique et anticipation des déplacements, quel sort pour ces réfugiés dans les années qui viennent ?

LIRE AUSSI DANS UP' : "Partir face aux désastres climatiques

Il est urgent d'agir !

C'est officiel : la NASA vient de confirmer que 2015 est l'année la plus chaude jamais enregistrée. Conséquences immédiates : des inondations dévastatrices, des sécheresses interminables, en passant par des vagues de chaleur mortelles et de violentes tempêtes. Le message est clair : le temps des atermoiements est bel et bien fini, agir n'a jamais été aussi urgent.
La communauté scientifique internationale focalise de manière croissante son attention sur le phénomène de la mobilité humaine dû aux changements environnementaux ou bien provoqué par des « catastrophes naturelles », qui souvent sont liées aux comportements anthropiques, comportements qui minent le rapport fragile entre les écosystèmes constitués, à savoir les dynamiques socio-environnementales des changements qui touchent aussi bien les hommes que l'environnement.
 
 
Véronique Lassailly Jacob, en examinant les phénomènes de ces mobilités humaines, sera en mesure de nous démontrer qu’il y a des réponses face à la notion de mobilité forcée comme symptôme d’une crise profonde et fuite d’une situation insupportable : les facteurs de mobilité se mêlent dans de nombreux cas de crises complexes, qu’elles soient politiques, démographiques, économiques et/ou écologiques. Elle analysera les cas où l’on enregistre des déplacements de populations liés au dérèglement du climat en vue d’appréhender les mécanismes qui se mettent en place spontanément ou de manière programmée et qui permettent aux différentes sociétés touchées par ces crises d’y faire face.
 
Lieu : Mairie du 2ème, 2 rue de la Banque - M° Bourse
 
Inscription - Accès libre dans la limite des places disponibles
 
 
 
 

 

accélération du temps

Accélérations et régulations: le temps mis en question

La Fondation maison des sciences de l'homme (FMSH), dans le cadre du Collège d'études mondiales France, organise plusieurs séminaires sur le thème "Accélérations et régulations" tout au long de l'année 2016, en partenariat avec l'« Atelier inter­natio­nal et interdisciplinaire pour la réflexion philosophique », de Berlin. Programmation.
 
Beaucoup de choses s’accélèrent. Nombre de gens voient leur vie s’enfuir et le temps leur manquer… Si l’augmentation des vitesses est réelle, le gain de temps attendu l’est moins. La multiplication des options et l’injonction moderne comme quoi une vie bonne serait une vie bien remplie créent même saturations individuelle et collective.
 
Dès lors, l’individu doit toujours plus mais peut sans cesse moins prévoir et préparer les étapes de sa vie. De même, les besoins de régulation et donc d’anticipation publiques augmentent, alors que l’accélération technique et socio-économique diminue le temps disponible à cet effet. D’où l’ambition de la mécanisation. Ainsi, la politique a déjà été largement transférée aux exécutifs, réputés plus rapides. Le droit et la justice, une fois informatisés et “procéduralisés”, seraient commandés par des exigences purement techniques et dépourvus de sens normatif.
 
Paradoxalement, l’accélération génère une stagnation croissante. Comme le corps humain, lors de son déplacement motorisé, s’immobilise dans des “projectiles”, le collectif pressé, par sa dynamisation privée de direction, subit un enfermement sur le présent. D’où l’impression d’une fin de la politique en tant que possibilité de façonner l’avenir.
 
Inspiré d’une pédagogie interactive, le séminaire es tco-organisé par Christopher Pollmann Professeur agrégé de droit public, Université de Lorraine – Metz, Visiting Fellow, Harvard Law School (2001-02) et Hartmut Rosa, Professeur de sociologie, Université d’Iéna (Allemagne), New School for Social Research, New York. 
Il s’adresse aux étudiants et chercheurs en sciences humaines, en droit et en philosophie ainsi qu’à toute personne intéressée. La participation est gratuite et sans inscription.
 
Programmation 2016
 
- 8 février 2016 à 18h : Immédiateté, instantanéité, urgence : le temps sous pression
Co-organisé par Christopher Pollmann et Hartmut Rosa avec comme invité : Christophe Bouton, professeur de philosophie à l’Université de Bordeaux III, auteur de Le temps de l'urgence, Le Bord de l'eau,  Lormont (33) 2013.
 
- 7mars 2016 à 18h : Accélération de la vie et accumulation du capital
Co-organisé par Christopher Pollmann et Hartmut Rosa avec comme invité : Patrick Vassort, maître de conférences en sociologie à l’Université de Caen, auteur de L'homme superflu. Théorie politique de la crise en cours, Le Passager clandestin 2012.
 
- 21 mars 2016 à 18h : L'individu hypermoderne : obligation de perfor­mance, exaltation, dépression
Séminaire Accélérations et régulations : Les défis de la vitesse pour le vivre-ensemble co-organisé par Christopher Pollmann et Hartmut Rosa avec comme invité : Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, auteur de Le mythe de l’individu, La Découverte 2004
 
- 4 avril 2016 à 18h : La technicisation de la politique et du droit
Séminaire Accélérations et régulations : Les défis de la vitesse pour le vivre-ensemble co-organisé par Christopher Pollmann et Hartmut Rosa avec comme invité : Michèle Descolonges, docteure en sociologie, administratrice de l’Association science technologie société, auteure de Vertiges technologiques, La Dispute 2002
 
- 2 mai 2016 à 18h : La bureaucratisation et le management du monde
Séminaire Accélérations et régulations : Les défis de la vitesse pour le vivre-ensemble co-organisé par Christopher Pollmann et Hartmut Rosa avec comme invité : Baptiste Rappin, maître de conférences en sciences de gestion à l’Université de Lorraine, auteur d’Au fondement du management. Théologie de l’organisation, Ovadia : Nice 2014
 
- 23 mai 2016 à 18h : Vers une résponsabilité pour les générations futures ?
Séminaire Accélérations et régulations : Les défis de la vitesse pour le vivre-ensemble co-organisé par Christopher Pollmann et Hartmut Rosa avec comme invité : Simon Charbonneau, maître de conférences honoraire en droit de l’environnement à l’Université de Bordeaux I, auteur de Le prix de la démesure. Retrouver une société humaine, Libre et solidaire 2015.
 
- 20 juin 2016 à 18h : Dialectique temporelle et pétrification de l’histoire
Séminaire Accélérations et régulations : Les défis de la vitesse pour le vivre-ensemble co-organisé par Christopher Pollmann et Hartmut Rosa avec comme invité : François Hartog, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, auteur de Régimes d'historicité. Présentisme et expériences du temps, nouvelle préface, Seuil 2012
 
Lieu : Le France Localisation : Salle du Conseil A ou B - 190, avenue de France CS n° 71345 - 75648 Paris (Depuis janvier 2011, le France accueille la majorité des activités et services de la Fondation Maison des sciences de l'homme. L'immeuble héberge également une partie de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, de l'Ecole pratique des hautes études, le Réseau Asie & Pacifique (CNRS-FMSH) et des laboratoires CNRS, des salles de cours de la Sorbonne Paris 4)
Pôle : Collège d'études mondiales
 

Article "Horloge interne : le métronome du vivant" - UP' Magazine - Octobre 2015

 

 

Ateliers contradiction

Quatrièmes Ateliers sur la contradiction

Les 4° Ateliers sur la contradiction se dérouleront à l'Ecole centrale de Lyon les  14, 15 et 16 avril 2016. Pour cette quatrième édition et à l'occasion du Bicentenaire de l'École des Mines de Saint-Étienne, l'école se propose d'explorer l'articulation des trois termes suivants : Expérience, Expertise et Expérimentation.
 
Parler de contradiction, c'est reconnaître la richesse du monde et de nos vies : ils dépassent les représentations que nous pouvons en faire, ils dépassent les mots que nous pouvons en dire. C'est montrer la limite de notre raison qui joue avec ces mots. En même temps, c'est faire confiance en cette raison, capable de dévoiler les difficultés, nous plaçant du côté du discours plutôt que de la violence. Nous avons besoin d'éclairage théorique sur ces questions.
Nous avons aussi besoin d'examiner des exemples ; ceci est d'autant plus important qu'il n'y a pas de méthode générale pour s'y prendre avec les contradictions.

Les rationalités classiques et les champs d'exercice de la science comme de l'esprit scientifique sont aujourd'hui pris dans des tensions parfois paradoxales. Sujettes à controverses, contestations, contre-pouvoirs, contre-expertises, ébranlées dans leurs discours de vérité, les sciences et leurs acteurs « légitimes  » et « experts  » (ingénieurs, chercheurs, techniciens, designers...) sont parfois appelés à coproduire la connaissance avec des acteurs « amateurs » citoyens éclairés (l'univers des « labs » en plein essor : fablabs, biolabs, learninglabs… associatifs ou institutionnels). Entre ces deux pôles des relations sciences et société, qu'en est-il de ces trois termes : expérience, expertise et expérimentation ?
Quels sont les enjeux aussi bien sociopolitiques, scientifiques, qu'économiques de cette soif d'expérimentation et de production scientifique ? Quels contours disciplinaires, conceptuels, épistémologiques autant que pratiques redessine-t-elle ? 
Quelles contradictions voit-on naître dans ces initiatives, tant pour les acteurs scientifiques, « amateurs », qu'institutionnels ?
 
Les communications pourront donc aborder le thème sous les angles suivants (non exhaustifs) :
Axe 1– Les enjeux et paradoxes de la « démocratie technique », de la « participation » et de la « coproduction ».
Axe 2– Les cadres et lieux d'exercice de l'esprit scientifique : nouveaux territoires et terrains d'expérience, in vivo, in vitro, « identités » disciplinaires.
Axe 3 – La problématique de l'expérimentation : l'observation, la mesure, les échelles, les niveaux de réalité, les épistémes.
Axe 4 – La question des légitimités professionnelles et de l'encadrement de la production scientifique « hybride » (citoyens-experts, open data, open science).
Des communications hors axes ci-dessus mais analysant de façon argumentée diverses situations de contradiction pourront également être examinées par le comité scientifique.
 
Références bibliographiques
Callon M., Lascoumes P. et Barthe Y., 2001, Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris, Seuil.
Crawford M., 2010, Éloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travai', Paris, La Découverte.
Flichy P., 2010, Le sacre de l'amateur. Sociologie des passions ordinaires à l'ère numérique, Paris, Le Seuil
Lallement M., 2015, L'âge du faire. Hacking, travail, anarchie, Paris, Seuil.
Rifkin J., 2013, La troisième révolution industrielle. Comment le pouvoir latéral va transformer l'énergie, l'économie et le monde, Paris, Actes Sud.
Lamard P. et Lequin Y-C, 2015, Éléments de démocratie technique, éd. Université de technologie de Belfort-Montbéliard, Coll. Sciences humaines et technologie.
Guy B., 2012, Deuxièmes Ateliers sur la contradiction ASLC 2011, Presses des Mines (Paris).
 
Bienvenue à vous ! 
 
Lieu : École Centrale de Lyon / IDEA - 36  avenue Guy de Collongue - 69134 Écully
 
Inscription :  marie.goyon[at]ec-lyon.fr 
 
 

 

vivant

Boullimics : quand les bio-designers hackent la nature

L’Ecole Boulle de Paris accueille trois conférences sur les mondes vivants. Ce cycle Les BOULLIMICS montre comment la nature, le corps et le cerveau sont aujourd’hui pétris et reconfigurés par nos biotechniques. Une vie synthétique colonise nos organismes et nos imaginaires. Artistes, designers, biohackers, ingénieurs, biologistes… inventent des objets organiques et évolutifs, des organismes asservis ou esthétisés, interviennent sur les corps dans des démarches de bricolage, de détournement, d’interaction. Quels sont les ressorts de la vie ainsi mobilisée ? Quels jeux, quels enjeux poussent avec des inventions ? 
 
« Pourquoi est-ce que les chiens ne sont pas déjà bleus avec des points rouges, que les chevaux n’irradient pas de couleurs phosphorescentes dans l’ombre nocturne de la campagne ? (…) Nous avons appris des techniques qui rendent finalement concevable la création d’espèces végétales et animales selon nos propres programmes (…) Nous pouvons maintenant faire des êtres vivants artificiels, des œuvres d’art vivantes. » 
Vilèm Flusser, Art Forum, 1988
 
Un taureau défraie la chronique à l’Opéra de Paris ? L’exhibition sur scène d’Easy Rider (c’est son nom de bête docile) dans la pièce « Mose und Aron » de Schönberg fait scandale. Des milliers d’internautes signent les pétitions pour stopper « cette intrumentalisation honteuse d’un être vivant  pour l’art». Le cas n’est pas isolé et souligne que l’usage des organismes vivants fait souvent polémique. A moins qu’il ne fascine ou amuse ? Car que diriez-vous si l’on vous proposait d’offrir à Noël à votre fiston un tamagotchi vivant ou un hanneton-drone pour survoler le jardin de ses copains ? 
 
L’Ecole Boulle s’est associée à la dynamique du Festival Vivant (programme européen Synenergène consacré à la biologie de sytnhèse) pour aborder les connaissances de la nature, du corps et du cerveau, les manipulations en cours ou à venir et les fascinations et peurs associées. Le cycle LES BOULLIMICS a déjà accueilli ce 20 janvier 2016 Jean-François Toussaint, directeur de l’institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport (Imes), et recevra respectivement Hervé Chneiweiss, neurobiologiste et neurologue, directeur du laboratoire « plasticité gliale » au Centre de psychiatrie et neurosciences de l’Université Paris Descartes le 9 mars ; et Pierre-Henri Gouyon, biologiste de l'évolution au Muséum national d'histoire naturelle de Paris le 23 mars.
 
La fusion de l’artisan et du scientifique 
 
Au croisement de la biologie et du design, les impressions 3D qui font « pousser » les formes, la créativité bat son plein. On l’a vu en 2013, lors de l’exposition En-Vie coordonnée par Carole Collet ou au printemps 2015, à la dernière Biennale de St Etienne intitulée Hypervital. « Notre avenir, écrit le philosophe pragois Vilém Flusser, sera avant tout affaire de design. En effet, le design représente la confluence d'idées nouvelles empruntées à la science, à l'art, à l'économie et à la politique. C'est de façon apparemment toute naturelle que des éléments hétérogènes s'y combinent en un réseau complexe de relations ». 
 
On voit ainsi naître toutes sortes de créations insolites : un pigeon dont les fientes produisent du savon ; des poissons fluo pour célébrer Halloween ; des bijoux qui poussent sur le corps ; de la viande artificielle qui croît sous cloche…. Les designers ont pris la nature comme boite à outils. Et en arrivent à … animer les choses.  Ils font pousser des chaises, clignoter des arbres, jouer de la musique à leurs muscles, produire des philtres d’amour. Qui manipulent l’humeur. Et les biologistes coopèrent à coups de greffe de gènes, d’implants cellulaires, de bactéries modifiées. Les uns et les autres procèdent par bricolages, incarnations, hybridations, biosynthèses… tantôt pour innover, tantôt pour jouer. Histoire de voir ce que ça peut faire ?
 
Les applications foisonnent. Elles concernent aussi bien l’alimentation, les textiles, l’imprimerie, la décoration, le jardin ou même le secteur du jeu. Examinons quelques unes plus en détail. 
 
 
Les couleurs de la vie 
 
Pour célébrer Halloween, on a vu PetSmart proposer ses poissons Glo®Fish d’un bleu (jaune ou rouge) fluo intense. Pour 6$ vous pouvez recevoir chez vous le « Cosmic Blue Tetra Fish » qui fascinera vos invités. L’entreprise insiste sur son site pour dire que les animaux brillent d’eux mêmes sans pigment ajouté ou injection de colorant : leur caractère fluo est héréditaire donc génétique. 
Autres poissons, ceux de Revital Cohen et Tuur Van Balen, qui sont dépourvus d’organes de reproduction. Albino Goldfish est un animal stérile qui est reproduit par une machine dénommée Sensei Ichi-gô. Les deux artistes londoniens montrent la marchandisation de la reproduction avec une autre œuvre « The immortal » constituée une séries d’organes de remplacement connectée à un circuit semi-biologique. Ils imaginent aussi que l’on peut détourner la production de déjections des pigeons en intégrant une bactérie dans le tupe digestif des volatiles qui excréent alors du savon ! L’œuvre dénommée Pigeon d’or est bien vivante…
 
Greffer des capacités de luminescence est aussi l’ambition d’Anthony Evans pour les plantes. Diplomé de l’Université de la Singularité, le jeune business man s’est frotté à la communauté des biohackers de Sunnyvale, Biocurious. Il a cofondé le projet Glowing Plant (à San Francisco) qui propose des pénunias, arbres ou plantes rendues bioluminescentes. Vous pouvez acheter en ligne pour 400 $ un kit de fabrication d’un pied d’arabidospis (plante modèle des laboratoires) ou bien une « glowing rose » pour 150 $.
Pour Anthony Evans, « il s’agit d émettre dans les maisons des organismes génétiquement modifiés pour montrer aux gens que ces derniers ne sont pas effrayants mais plutôt cool et amusants ». Mais l’engouement du début a perdu son halo car l’équipe de Glowing Plant a été confrontée en 2013 à un débat houleux en 2013 quand elle a voulu réaliser une opération de crowdsourcing. En effet, de nombreuses associations se sont manifestées pour dénoncer l’absence de régulations et le risque de contaminer l’environnement avec des OGM… 
Plus discrètes, BioGlow fondée par Alexander Krichevsky dans le Missouri (qui a commercialisé dès 2013, la première plante autoluminescente Starlight Avatar)  ou Glowee en France peaufinent leurs productions. 
 
La coloration est aussi une fonction qui peut être greffée par les outils biotechnologiques. James King et Alexandra Daisy Ginsberg ont développé à l’université de Cambridge la production de pigments par des bactéries. Ce projet E-Chromi (qui a été primé lors de la compétition iGEM 2009) permet de réaliser des bio-senseurs pour tester la qualité d’une eau, colorer la nourriture. On peut aussi établir grâce à ces bactéries des diagnostics médicaux à partir de la couleur des selles. 
D’autres designers, comme Audreey Natsai, reprogramment des bactéries pour teinter les tissus. 
La start-up Pili développe aussi une bio-encre produite par des bactéries, mise au point au sein de la plateforme parisienne  de biologie de garage, La Paillasse.
 
Le bio pourrait bien devenir de plus en plus techno ! 
 
Le bio-design préfigure les pratiques de demain. Et l’alimentation est un des domaines de recréation majeure. Dans ses exercices de prospective, la prestigieuse revue du MIT parle de "nourriture 2.0", illustrant la déconnexion des terroirs notamment avec les œufs synthétiques de Hampton Creek. Celui-ci  cherche à réaliser des produits de remplacement avec la bonne combinaison de protéines végétale pour reproduire des propriétés de l'œuf de poule. L’objectif est de s’affranchir de l’élevage des poules, ses effets polluants et les souffrances des animaux. Son produit phare est une mayonnaise de substitution, Just Mayo, qui commence à être adoptée par de gros distributeurs, aux Etats-Unis mais également en Asie, à Hong Kong. Comme le relate l’article de la Technology Review : "Le PDG de Hampton Creek, Josh Tetrick, veut faire à l'industrie des œufs, qui rapporte 60 milliards de dollars, ce qu'Apple a fait au secteur du CD. "Si nous partons de zéro, pourquoi chercher à obtenir des œufs à partir d'oiseaux entassés dans des cages si petites qu'ils ne peuvent pas battre des ailes, faisant leurs besoins les uns sur les autres, ingurgitant du soja et du maïs bourré d'antibiotiques, tout ça pour les amener à produire 283 œufs par an ?" 
 
De son côté, James King explore la production de steacks synthétiques avec son projet Dressing the meat of tomorrow. On peut imaginer que la viande “in vitro” peut devenir plus rentable que l’élevage industriel et même une production plus humaine. Dès lors il s’interroge : quelles formes et quelles couleurs pourraient avoir les portions ? En s’affranchissant de l’animal, comment pourrions nous inventer des objets de désir ? 
 
Dans l’univers des boissons, on navigue entre recherche de vertus naturelles (avec Springwave à base de spiruline, produite par Algama), la beauté de l’élixir bleu de Yann Tomas ou les ressources tonifiantes de Soylent, créées par Rob Rhinehart
 
Biofabrication 
 
L’émergence de la fabrication additive ouvre la voie à des processus de constructions de cellules ou d’organes par dépôts de couches. Autodesk s’est associé à Organovo, qui réalise des imprimantes qui peuvent incruster des cellules pour former des tissus. L’Oréal a un accord aussi avec Organovo pour fabriquer des peaux artificielles. Chris Arkenberg qui dirige la stratégie chez Orange Silicon Valley pense même que les villes vont se mettre à s’adapter en s’inspirant des modalités interactives du vivant. « Les innovations émergent à l’interface des la biologie de synthèse, la fabrication additive, la robotique en essaim et suggèrent que les « bâtiments vont pouvoir être conçus en utilisant les bibliothèques de modèles biologiques et construits avec des matériaux biosynthétiques capables de détecter et de s'adapter à leurs conditions ». 
Pour certains designers, les outils d’interaction permettent surtout de faire des expériences notamment sur le corps. Dustin Yellin propose par exemple des psychogéographies constituées de silhouettes humaines bardées de composants mutlcolores. Amy Congdon imagine des ateliers de bijouterie ou de couture utilisant des matériaux non pas fabriqués mais cultivés. On disposera ainsi de broderies, façonnées à partir de cellules vivantes ou de bijoux saisonniers qui pourraient pousser sur notre peau. Elle propose dans sa collection de peau automne/hiver 2082, « Bio Nouveau », une boucle d’oreille ornée de pierres précieuses en peau greffée jetable. 
La démarche rappelle les expériences d’ORLAN avec ses implants de silicone au dessus des sourcils ou les hybridations (Self hybridations ou manteau d’Arlequin). On peut aussi mentionner les explorations sensorielles de Marion Laval-Jeantet qui s’est injectée du sang de cheval afin de « sentir le cheval vivre en elle ». Plus récemment, elle a « récidivé » avec du sang de panda, provoquant de multiples débats. 
 
A la vie,  à la mort 
 
Certains designers jouent avec les phénomènes. Spela Petric a réalisé, en septembre dernier, une expérience  longue et patiente de « confrontation à l’altérité » pour laisser sa trace dans un champ de cresson. Dans sa performance « Voir l’herbe pousser », elle se place en aube blanche entre la lumière et le champ de graines en trait de germer. L’histoire est racontée par Annick Bureaud dans le cadre de son journal de bord du projet européen Trust Me, I’m an artist. Les travaux de Louis Bec, zoosystémicien, qui a élaboré depuis les années 70  une prospective vers un vivant hypothétique, sont mis en valeur avec la publication de Zoosystemie qui détaille les modélisations numériques de l’auteur, selon une épistémologie fabulatoire cohérente et contructiviste. 
 
Le platicien Guillian Graves investit les modalités naturelles de fabrication des matériaux (corne, os, cheveux, champignons). Il met au point des organes musicaux bioinspirés, du biociment produit par biominéralisation, des matériaux issus de la colonisation par des mycéliums. On s’interroge alors sur ce qui fait pousser les organismes et la frontière entre la vie et la mort, comme James King et son travail Cellularity qui explore ce qui est fonctionnel de ce qui est reconnu comme pathogène. Il a imaginé une définition spéculative de la vie. « Au lieu de nous demander si quelque chose est mort ou vivant, propose-t-il, on pourrait évaluer quel est son niveau, son intensité de vie. Une démarche qui donne à penser des variations dans la vitalité…».
Le vivant a des caractéristiques mouvantes, a souligné Manuela de Barros, professeur d’Arts plastiques à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, lors de la rencontre To be or not to be, that ‘is the question – organisé par Decalab en février 2015. Rappelant les propos de François Jacob qui estimait que la définition du vivant ne pouvait venir de la biologie, elle s’est employée a présenter les propositions des artistes comme Michel Blazy. Ce dernier crée des installations précaires qui croissent ou dépérissent pendant la durée de ses expositions. Dispositifs évolutifs et installations éphémères lui permettent d’explorer la prolifération incontrôlée de micro-organismes dont les transformations et changements d’état sont autant de moments nécessaires à l’activation de l’oeuvre et à son développement, au sens le plus concret du terme. 
 
Le cerveau plastique 
 
Dernier continent qui fascine les designers, le cerveau.  Les puissances de calcul informatiques poussent de plus en plus loin des capacités de mémoires alternatives et de traitement de données au-delà des capacités cérébrales. Des artistes comme David Guez mettent en scène la fragilité des supports numériques : voir son œuvre Stèle binaire de l’ours brun (voir événement Vita Nova). Contagions émotionnelles, discussions virales, manipulation de la mémoire ou incrustation de souvenirs… émaillent les projets. Des expériences comme Deepface par exemple, explorent l’effet de la reconnaissance faciale des photos postées sur facebook. Il y a aussi ceux qui s’intéressent à la vie artificielle (créér la vie « in silico ») comme dans le vieux jeu en ligne des années 90, « Creatures ». Il s’agit de créer de la complexité, et de nouvelles propriétés, à l’inverse de la biologie synthétique qui ne s’intéresse pas à l’émergence de nouvelles propriétés. Drew Endy le confirme sans détour: I hate emergent properties !
 
L’ambivalence des efforts techniques est souvent soulignée dès lors que l’on envisage de doper certaines fonctions. « Quelle part de notre intelligence veut-on transformer ? lit-on dans l’article Bodyware/Neuroself publié par Internetactus. Quelles données veut-on recueillir ? Pour quoi faire ? Agir sur l’intelligence ? La mémoire ? La créativité ? L’imagination ? Les addictions ou les rêves ? 
Ici se profile la question clé : que voulons nous devenir ? Si nous comprenons les rouages de la pensée, et ses supports matériels, que voulons nous en faire ? La réponse est clairement pour augmenter nos capacités. Soit pour aller plus vite dans les opérations, soit pour fixer les résultats. En arrière plan, c’est l’accès à l’immortalité qui est en ligne de mire pour les acteurs en vue comme Ray Kurzweil. L’ère digitale donne l’impression qu’une « vie in silico » peut supplanter la vie biologique. Certains promettent que l’on va pouvoir créer de nouvelles formes de vie sur ordinateur, en utilisant par exemple le Genome Compiler
Si nous sommes en mesure de manipuler les humeurs et les états mentaux ou si nos expériences cérébrales sont uploadées sur ordinateur, comment assurerons-nous les identités et les reponsabilités ? 
De tels scénarios intéressent les passionnés du « Design thinking » aptes à élaborer des scénarii. L’Université de la singularité recourt à ces pratiques qui projètent les possibles. Au delà de cet horizon de la singularité, la philosophe allemande à l'Université du Caire, Anne-Marie Willis, défend le besoin d’un design ontologique (avec le soutien de la Fondation Ecodesign). 
 
Malaise dans la civilisation
 
On l’aura compris, les enjeux de cette alliance pour l’innovation entre bioingénieurs et designers, sont considérables : avec Georges Church et son projet de "de-extinction" , on rêve de ré-ensauvager le monde ; avec Freeman Dyson, c’est une nouvelle ère post-darwinienne qui est mise en mouvement avec un Open source de tous les gènes… Lors du colloque Organogenèse, organisé à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris (ENSAD),  les 15 et 16 octobre 2015, Bernard Stiegler a souligné combien « l’évolution technique est une déferlante destructrice qui court-circuite les institutions et l’éducation et déstabilise la vie sociale ». Il considère comme vitale l’appropriation des objets par des pratiques culturelles ». L’organicité contre la disruption. 
 
 
Illustrations de Golnaz Behrouznia 
 
 
 

 

nuit des idées

La nuit des idées: Imaginez le monde de demain

À l’initiative de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement  international et  organisée par l’Institut  français, la première « NUIT DES IDÉES » réunit de grandes voix françaises et étrangères de la pensée contemporaine. La « NUIT DES IDÉES » se tiendra dans les salons du Quai d’Orsay le mercredi 27 janvier à partir de 18h jusqu’à 2h du matin.
 
Témoignage de l’importance que la France accorde à la circulation internationale des idées, cette nuit exceptionnelle réunit des personnalités françaises  et  étrangères de premier plan. Intellectuels, chercheurs, artistes, responsables internationaux s’interrogeront, au sortir de la COP21, sur le passage du monde d’aujourd’hui au monde de demain.
Comment préserver un environnement écologiquement viable ? Quels principes politiques, économiques ou éthiques guideront l’action collective ? Quels imaginaires, quels paysages, quelle mémoire permettront aux hommes d’habiter le monde ?
 
Ouverte à tous, sur réservation et dans la limite des places disponibles, la « NUIT DES IDÉES », propose une grande enquête traversant disciplines et générations. Distribués en quatre étapes - Horizons, Exigences, Conditions et Repères -, les dialogues réunissant intervenants français et invités des cinq continents abordent des thématiques aussi urgentes que les frontières, la citoyenneté, la diversité, la santé, les ressources ou la spiritualité.
Par-delà différents champs d’expertises, ces dialogues invitent le public à découvrir le regard que portent des chercheurs (sociologues, médecins, ingénieurs ou philosophes) mais également des artistes, écrivains ou architectes, sur les enjeux de notre temps. La « NUIT DES IDÉES » donne ainsi à voir la contribution française à  la pensée contemporaine, et réaffirme la volonté d’un dialogue renouvelé entre la France et le monde pour affronter ensemble les enjeux de demain.
Alors que la littérature participe, elle aussi, à décrypter le monde qui vient, « LIRE L’AVENIR », des lectures d’œuvres et d’essais par des écrivains issus de la nouvelle scène littéraire, complètent, au cœur des salons du Quai d’Orsay, les dialogues  entre les intervenants. 
 

Programme 

18h. Grande conférence d’ouverture. Dans quel monde vivrons-nous ?
Avec Rem Koolhaas, architecte et urbaniste, Pays-Bas et Bruno Latour, sociologue, France
Animé par Mathieu Potte-Bonneville, Responsable du pôle Savoirs et Débats d’idées, Institut français
 
SEQUENCE 1. HORIZONS.
Comment s’orienter dans un monde dont changent les espaces, les limites et les croisements ?
 
19h. Dialogue. Quelles frontières ?
Avec Patrick Boucheron,  historien - France et Achille  Mbembe, historien - Cameroun
Animé par Emmanuel Laurentin, journaliste, France Culture
 
19h. Dialogue. Quelles traversées ?
Avec Catherine Wihtol de Wenden, politologue, France et Hind Meddeb, réalisatrice, journaliste reporter, France 
Animé par Aurélie Charon, productrice, France Culture
 
SEQUENCE 2. EXIGENCES.
Quel sens nouveau prennent, aujourd'hui, les grandes aspirations morales et politiques ?
 
20h. Dialogue. Quelle citoyenneté ?
Pierre Rosanvallon, historien, France et Saskia Sassen, sociologue et économiste, Pays-Bas
Animé par Aude Lancelin, journaliste, France Culture
 
20h. Dialogue. Quelles lumières ?
Michaël Foessel, philosophe, France et Srećko Horvat, philosophe, Croatie
Animé par Nicolas Truong, journaliste, Le Monde
 
DÉBAT EXCEPTIONNEL
21h. Conférence. Quelle justice pour quel avenir ?
Robert Badinter, avocat, universitaire et responsable politique, France et Stephen Breyer, juriste, membre de la Cour suprême, Etats-Unis
Animé par Caroline Broué, journaliste, France Culture
 
SEQUENCE 3. CONDITIONS.
A quelles conditions le monde de demain sera-t-il vivable ou invivable ?
 
22h. Dialogue. Quelles ressources ?
Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, France, et Laurence Tubiana, ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, France
Animé par Anne-Cécile Bras, journaliste, RFI
 
22h. Dialogue. Quelle santé ?
Jean-François Delfraissy, médecin, France et Vinh-Kim Nguyen, médecin, Canada
 
SEQUENCE 4. REPÈRES.
Entre art, science et spiritualité, quelles formes prendra dans l'avenir l'exigence de sens ?
 
23h. Dialogue. Quelle spiritualité ?
Souleymane Bachir Diagne, philosophe, Sénégal et Olivier Roy, politologue, France 
Animé par Leili Anvar, chroniqueuse, France Culture
 
23h. Dialogue. Quelle vie ?
Jean-Claude Ameisen, médecin et biologiste, France et Huang Yong-Ping, artiste, Chine
Animé par Caroline Lachowsky, journaliste, RFI
 
00h. Grande conférence. Le monde d’après-demain.
 
Blaise Aguera y Arcas, ingénieur, États-Unis et Audrey Tang, hacker, Taïwan 
Animé par Florent Latrive, journaliste, France Culture
 
Toute la soirée : « Lire l’avenir » vous propose des lectures d’œuvres et d’essais par des écrivains issus de la nouvelle scène littéraire.
Philippe Artières, historien ;
Gwenaëlle Aubry, romancière ;
Nathalie Azoulai, romancière ;
Laurent Binet, romancier ;
Miguel Bonnefoy, romancier ;
Frédéric Boyer, poète ;
Marie Darrieussecq, romancière ;
Chloé Delaume, romancière
 ;
Raphaël Enthoven, philosophe ;
Cynthia Fleury, philosophe ;
Tristan Garcia, philosophe ;
Laure Limongi, romancière ;
Ramuntcho Matta, dessinateur et musicien ;
Céline Minard, romancière ;
Ryoko Sekiguchi, poétesse ;
Hervé Le Tellier, romancier ;
Valérie Zenatti, romancière ;
Alice Zeniter, romancière.
Animé par Thomas Baumgartner, journaliste, France Culture
 
Lieu :  Ministère des Affaires étrangères et du Développement international  - Hôtel du ministre - 37, quai d’Orsay Paris 7ème
 
Inscription obligatoire / Réservation :https://pastel.diplomatie.gouv.fr/luge/
 

 

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