UP' Magazine L'innovation pour défi

17-19 Octobre : 24es Rencontres CNRS Jeunes “Sciences et Citoyens”

Les 17, 18 et 19 octobre 2014, 450 jeunes européens de 18 à 25 ans, étudiants ou engagés dans la vie active, et une centaine de chercheurs de toutes disciplines se réuniront au Palais des congrès du Futuroscope.

Jeunes ou chercheurs, chacun apporte ici sa richesse : un savoir, une curiosité, une expérience. C’est comme un bagage que l’on propose en partage pour réfléchir et construire ensemble la société de demain.

En proposant ce rendez-vous annuel de réflexion et d’échange, le Centre national de la recherche scientifique permet aux jeunes et aux chercheurs de débattre et de dialoguer en toute liberté. Les chercheurs amènent les jeunes, préoccupés par leur avenir et le devenir de la planète, à approfondir leur réflexion sur des sujets touchant aux grands problèmes de notre temps. Ainsi le CNRS affirme son implication dans les réalités sociales, économiques et culturelles. Dans cet esprit, le comité scientifique a choisi neuf thèmes de discussion illustrant les liens entre science et société.

Objectifs de ces Rencontres

Le CNRS inaugure, il y a une vingtaine d’années, une rencontre à Arc et Senans, sous la présidence d’Edgar Morin, pour instaurer un dialogue entre les jeunes, futurs citoyens, et les chercheurs. Devant le succès de cette première manifestation, la direction du CNRS décide de pérenniser ces rencontres annuellement tout en amplifiant leur impact. Chaque année, 500 jeunes de France et d’Europe et une centaine de scientifiques ont ainsi l’occasion de débattre et de dialoguer lors de tables rondes sur des thèmes choisis. Beaucoup abordent des questions de société liées à l’actualité et ayant une dimension scientifique. La Science se doit d’être présente au cœur du débat, et plus encore lorsque les jeunes, futurs citoyens et acteurs de demain, y sont conviés.

Le choix de ce thème "jeunes,sciences et citoyens" est né d’une prise de conscience : la science intervient en permanence dans les choix de vie et de société des citoyens par la connaissance, la technique, l’économie, l’industrie et l’État. Et réciproquement, les citoyens posent des questions aux chercheurs, certes souvent sur des aspects technologiques, mais la connaissance de la démarche scientifique est importante pour ne pas se méprendre sur le rôle des scientifiques dans la société. Le dialogue entre la science et les citoyens est aujourd’hui indispensable pour aider ceux-ci à éclairer les choix de société.

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Les Happy Happening au Carreau du Temple Paris

Les 14, 15 et 16 novembre au Carreau du temple, en plein coeur de Paris, voici les "Happy Happening" !

Trois jours de joie de vivre pour découvrir, partager et réfléchir ensemble aux mutations de notre société. Ni salon ni séminaire, ce Happy Happening se donne pour ambition d’être un laboratoire à idées, autour de conférences, de débats et d’invités sur tous les thèmes de prédilection des femmes. Ajoutez à cela, des marques qui plaisent aux femmes, des happenings, des artistes et des intervenants boostants… le cocktail est détonnant ! Pour la femme, toutes les femmes, avec un focus sur la génération Y… Et pour les hommes aussi !

But avoué : révéler l'héroïne en chacune de nous
Elle est là, elle sommeille, elle n’ose pas toujours se montrer, faute d’audace, par humilité ou manque de confiance. Qu’à cela ne tienne, ce happy happening saura la révéler ! Trois jours de réflexion, de joie de vivre, de musique et de bonnes idées. C’est ce que cet événement, inédit, chaleureux et concret nous propose de vivre. Trois jours pour inventer, rêver, imaginer et mettre en pratique.

Fil conducteur : Happy !
C’est le mort d’ordre de ces journées d’échange, de réflexion et de partage qui vont s’articuler autour de 4 ambiances :

- Happy corner : Un lieu foisonnant où marques de prédilection, ateliers et bons plans se sont donnés rendez-vous pour nous surprendre !

- Happy brain : Pertinence et impertinence au menu des débats ! Issus du monde artistique, sportif, politique ou business, nos 40 invités poseront un regard empreint de bienveillance et de justesse sur les femmes d'aujourd'hui.

- Happy party : Parce que le Happy Happening, ça pétille, ça foisonne, ça innove surtout ! Ca joue : concerts, femmes en scène et karaoké. Ca pose : défilé de mode, voguing et photo call. Ca secoue : Zumba, yoga et battle d'impertinentes !

- Happy training : Ou le coaching dans tous ses états. Mieux se connaître, repousser ses limites... Ateliers, débats et conférences autour d'une même idée : oser.

Des invités prestigieux (surprise !), des échanges de qualité, des notes de musique et un grain de folie, c’est le cocktail détonnant de ce Happy Happening !

Ce nouveau forum de trois jours, plutôt centré sur les jeunes de 25-35 ans - Génération Y - est organisé par Aude de Thuin, fondatrice du Women's Forum et Marie-Laure Sauty de Chalon, PDG d'Au féminin.com, sous le signe de la féminité, du ludique et de l'optimiste.

Billeterie

www.happyhappening.fr

Pensez Hybrides !

Pensez HYBRIDES : chemin faisant, allez voir l’expo Hybridation du designer vegétal Tricoire aux Jardin des plantes jusqu’au 24 novembre.
Pour la Paris Design Week et pendant tout l’automne, le designer Alexis Tricoire investit les Grandes Serres du Jardin des Plantes avec une vaste exposition-installation délirante du 6 septembre au 24 novembre 2014.
Une exposition que je vous recommande : reflet d’une autre nature, toujours plus vivace et avec un mot clé HYBRIDATION qui traverse bien au delà du jardin tous les secteurs. Je parie même demain que la beauté s’exprimera par ce mot quel hybride ! 

Les Grandes Serres du Jardin des Plantes deviennent le théâtre d’une intervention artistique avec une quarantaine de « scènes » dans l’esprit
du Land Art qui investiront différents milieux : la serre des forêts tropicales humides, serre des déserts et milieux arides, serre de Nouvelle-Calédonie, et serre de l’Histoire des plantes. Les éléments installés en « populations », pièces et matériaux issus du recyclage de l’industrie et de l’artisanat de la Brosserie française, révèlent et transcendent la beauté des paysages hybrides apportant une nouvelle lecture de la relation entre l’objet et la plante entre le naturel et le synthétique.

Révéler la puissance du végétal

Les grandes serres du jardin des plantes présentent une grande variété de « scènes naturelles » dans un petit périmètre qui font voyager le visiteur dans une rêverie poétique associée à une quête de connaissance botanique. L’environnement est si puissant et si majestueux que la démarche habituelle du designer Alexis Tricoire s’en trouve ici inversée : il ne s’agit plus de la création et de la mise en scène de contenants de plantes dans un cadre urbain, mais de sublimer la beauté de cette nature recomposée en y insérant une dimension culturelle et industrielle. Un éclairage scénographique multicolore LED permettra de révéler le merveilleux, l’onirique de ces paysages hybrides.

Esprit land art : du naturel à l’artificiel

Selon Christo, l’artiste qui revisite le Land Art avec des composants modernes, l’apport d’un élément peut révéler la structure, l’usage, la beauté ou la dimension symbolique d’un lieu naturel. Dans ce contexte, le produit industriel, ici des matériaux issus de l’industrie et l’artisanat de la Brosserie perd son identité d’outil fonctionnel pour rejoindre le statut symbolique de composant artistique. Par une métaphore biomimétique, il recompose un nouveau paysage hybride, féérique et surréaliste.
Cet assemblage inattendu invite à un autre regard sur la dualité nature/culture, ou naturel/artificiel, à prendre du recul sur l’évolution des produits de notre civilisation au regard d’une nature immuable ; mais aussi il permet de réaliser combien notre développement industriel s’est fait à l’image de la nature dans sa capacité à produire de grande variété d’espèces différentes en populations de moyennes quantités.

Une approche eco-responsable et upcycling

Intégrer des éléments synthétiques industriels au milieu de la nature peut apparaître contre-nature. Pourtant, la serre accueille un assemblage de végétaux entretenus, et non une vraie forêt ; l’écosystème n’y est pas réel. La lecture symbolique de cette intervention artistique peut être l’occasion de réveiller notre conscience écologique, inviter à réfléchir à la protection des grandes forêts primaires, au recyclage, aux solutions futures pour un monde sans produits dérivés des hydrocarbures.

Cette exposition s’engage à respecter les principes d’éco-responsabilité et d’éviter le gaspillage de matière. Aussi, les brosses utilisées seront issues des stocks des industriels. Produits défectueux, commandes annulées … Il s’agit donc d’un principe d’upcycling, où le rebus devient œuvre d’art.

Alexis Tricoire est depuis une dizaine d’années l’un des créateurs et chef de file du design végétal, une discipline complexe qui allie l’expression artistique à l’architecture, l’innovation technologique et la botanique. Avec Végétal atmosphère, il réalise des structures et compositions monumentales spécifiques à chaque projet.
Designer de formation, Alexis Tricoire explore depuis 2006 les limites du possible entre le design et le végétal, le végétal et l’architecture, la plante et l’objet. En tant que “plasticien du végétal”, terme qui lui semble le plus juste pour définir son travail, il est aujourd’hui un acteur majeur d’une discipline en pleine mutation qui se libère vers sa deuxième génération en entrant dans les projets à grande échelle.

Photos exposition Hybridation © Yann Monel

Maryline Passini, Fondatrice et directrice agence de prospective Proâme

La fabrique du vivant au salon ICS

La biologie de synthèse est-elle le nouvel eldorado scientifico-industriel ? A découvrir au salon ICS du 16 au 18 septembre 2014 à Toulouse

L’Innovation Connecting Show lance son top départ le 16 septembre prochain. Après les financeurs de l’innovation et les champions de l’aéronautique, du spatial ou de l’Internet des Objets, les leaders des biotechnologies et de la biologie de synthèse présents à ICS se laissent eux aussi découvrir en avant-première et dévoilent quelques-uns des secrets de leur stand d’exposition.

Synthèse de nouveaux carburants et de matériaux innovants à forte valeur ajoutée dans le domaine de l’énergie, thérapies plus efficaces notamment en matière de médecine régénérative, création de bactéries capables de dégrader les substances toxiques de l’environnement, développement de bio senseurs pour contrôler la qualité nutritive des sols : les possibilités d’applications industrielles de la biologie de synthèse, qui représentera en 2025 un marché de 1000 milliards de dollars, sont nombreuses. Un potentiel qu’ICS ambitionne de faire connaître à ses visiteurs grâce à la mobilisation de pôles de compétitivité d’envergure, de centres de recherche et de transfert technologique (Toulouse White Biotechnology, CEA Tech, INRA), et d’entreprises à haute valeur ajoutée qui se distinguent dans le paysage européen de l’innovation (Pierre Fabre, Almygen, AB7 Industries…).

A la croisée entre la biologie moléculaire, l’informatique, et la chimie « pour inventer des génomes, obtenir des réactions enzymatiques nouvelles, et créer des cellules capables d’obtenir des activités métaboliques et fonctionnelles inédites » (définition ISO), la biologie de synthèse porte en elle les germes d’innovations prometteuses. "Biocarburants, médicaments, diagnostics, intermédiaires chimiques... La biologie de synthèse part du postulat que l'ingéniérie du vivant sera demain capable de fournir à l'humanité toutes les molécules qui lui sont vitales, avec des superorganismes mieux maitrisés que les OGM. Réalité ou utopie ? Quel que soit l'avenir économique de cette science, il est nécessaire d'en débattre dès aujourd'hui "(Bernadette Bensaude-Vincent). 

Dans leurs laboratoires, des biologistes espèrent aujourd'hui pouvoir "fabriquer la vie". Grâce aux formidables avancées des sciences et des techniques, nous disent-ils, "tout est possible" : en 2014, un chromosome entier d’une levure a ainsi été entièrement synthétisé. Deux nouvelles lettres de l’alphabet du vivant, ces bases azotées qui constituent l’ADN, ont été artificiellement fabriquées et intégrées dans le génome d’une bactérie.

Que ce soit dans l'énergie, la santé ou l'environnement, la biologie synthétique, fer de lance de la 4ème révolution industrielle, fascine par l’étendue de son potentiel. A tel point que les chercheurs et ingénieurs rêvent de pouvoir, demain, fabriquer grâce à elle des matériaux tels que le caoutchouc, le plastique ou le textile.

Biologie de synthèse et applications dans la santé et la dermo-cosmétique à l’honneur à ICS 

Les perspectives d’innovation dans le domaine de la santé sont particulièrement notables, comme l’explique François Roman, cofondateur et membre du comité scientifique d'Almygen, société de recherche sous contrat (CRO) spécialisée dans le développement de protocoles in vivo pour les traitements de maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer ou encore le syndrome de Parkinson. Un enjeu important, à l’heure où l’Organisation Mondiale de la Santé estime à 35,6 millions le nombre de personnes atteintes de démences, dont 60 à 70 % directement concernées par la maladie d’Alzheimer.

Exposant à l’Innovation Connecting Show, le laboratoire présentera notamment sa technique innovante pour tester des molécules et permettre à la recherche d'avancer à pas de géant : « Nous reproduisons chez l'animal des pathologies humaines affectant le système nerveux central, telles que la maladie d’Alzheimer, afin d’accélérer la mise au point de médicaments efficaces. Par exemple, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, on induit un processus neurodégénératif chez la souris par injection dans le cerveau d’agents toxiques identiques à ceux identifiés dans le cerveau des malades et que l’on suppose, au moins en partie, déclencheurs de la maladie. Ce modèle animal permet de tester rapidement l’effet de produits médicamenteux ou compléments alimentaires et d'aider à la mise au point de nouvelles stratégies pour lutter contre la maladie, qui touche aujourd’hui 900 000 personnes en France », indique François Roman.

Côté dermo-cosmétique, le potentiel de la biologie de synthèse est tout aussi élevé. Avec une croissance de 4,8 % en 2013, le marché mondial de la dermo-cosmétique représente aujourd’hui un chiffre d’affaires d’environ 11 milliards d’euros. Champions européens de la dermo-cosmétique, les laboratoires Pierre Fabre ont, eux aussi, répondu présents à l’Innovation Connecting Show. Chimie verte, biotechnologies et clônage d’anti-corps par exemple, production de principes actifs… Ils y mettront en avant leurs activités stratégiques en matière de dermo-cosmétique.
Parmi elles, la « botanical expertise », toute nouvelle démarche de recherche de pointe sur les plantes, qui croise les expertises de botanistes, d’agronomes, de biologistes et de pharmaciens. Labellisée au niveau européen, elle a notamment pour but de développer des actifs végétaux, de la phase de recherche sur les plantes à leur mise en culture. « C'est la première fois que nous présentons ce label en salon. Nos laboratoires travaillent sur les plantes, de la recherche de l'actif végétal à l'élaboration du médicament. Ce label garantit le même taux d'actifs dans tous nos produits », expose Jean Lagoutte, coordinateur groupe des relations pharmaciens et professions de santé chez Pierre Fabre. Plus de 140 extraits sont inscrits à ce jour dans cette démarche, soit 60 % des actifs végétaux utilisés par le laboratoire.

De manière plus générale, les biotechnologies connaissent aujourd’hui de nombreux débouchés. Le succès d’AB7 Industries, spécialisé dans les technologies des polymères actifs, est la preuve de ce potentiel de diversification. « Les polymères, ce sont, en mots très simples, des supports qui permettent de stocker et de véhiculer des principes actifs, c’est-à-dire des molécules ou des produits vivants que l’on souhaite diffuser sur une cible précise donnée », indique René Chelle, président de la société. « Les usages de ces technologies sont multiples. Sur le plan de la médecine vétérinaire, les polymères permettent la fabrication de colliers ou de patchs insecticides. Ils trouvent également leur place en cosmétologie avec l’élaboration de produits d’amaigrissement, de produits anti-douleurs applicables sur la peau, ou encore de bracelets pour lutter contre les agressions de moustiques et d'insectes divers», poursuit-il.

La société développe par ailleurs des innovations dans le domaine de l’agriculture : « Les principes actifs que nous concevons, ainsi chargés et véhiculés via ces polymères, atteignent directement les végétaux (feuilles, racines, etc...) en augmentant leur efficacité et leur durée d'action. L'utilisation des actifs naturels est bien entendu prioritaire ». Forte de cette expertise et d’une équipe de R&D de vingt personnes sur un effectif total de 105 collaborateurs, AB7 poursuit son rythme de croisière, avec une croissance annuelle de son chiffre d’affaires oscillant autour de 15 % en moyenne.

La biologie de synthèse, un cadre légal à construire : une thématique discutée à ICS en conférence de haut niveau

Pour Huimin Zhao, spécialiste de la biologie synthétique à l’Université d’Illinois, « la biologie synthétique est le futur des biotechnologies. Elle permet de créer délibérément de nouveaux systèmes et organismes biologiques -ou de les améliorer- en s'appuyant sur les travaux de biologistes, chimistes, physiciens et ingénieurs. Nous sommes donc vraiment dans la pluridisciplinarité et la transversalité ».
Néanmoins, et comme le souligne le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, « le défi crucial est de créer les conditions pour que les avancées de la biologie de synthèse s’opèrent résolument dans un climat de confiance citoyenne et d’innovation manifestement responsable ».

Un enjeu crucial qu’abordera, le 17 septembre à 14h au Congrès de l’Innovation d’ICS, Huimin Zhao, dans le cadre d’une conférence modérée par Pierre Monsan, ambassadeur des « biotechnologies blanches ». Il évoquera les défis et les avantages de la biologie synthétique et présentera deux récents projets élaborés par son équipe : l'un sur la biosynthèse de produits naturels pour la découverte et le développement de médicaments, l'autre sur la biochimie dans le cadre de la production économique de produits chimiques et de carburants.
Cette conférence sera suivie d'une table ronde, à 15h15 avec notamment Paul Colonna, Délégué scientifique Développement durable de l’INRA et professeur au Collège de France, ou encore Vincent Schächter, Vice-président Recherche et développement au sein de la division « Nouvelles Energies » de TOTAL.

(Source : Cabinet Giesbert & Associés - 5 sept 2014)

www.ics-show.com

- Lire "Fabriquer le vivant ?" de Miguel Benasayag et Pierre-Henri Gouyon - Ed. La Découverte - 2012
- Lire "Fabriquer la vie" de Dorothée Benoit-Browaeys et Bernadette Bensaude-Vincent - Ed. du Seuil - 2011
- Cf. Observatoire de la biologie de synthèse créé en 2012 
- Cf. Rapport sur les enjeux de la biologie de synthèse de Geneviève Fioraso - 2012

Festival International des Textiles extra-ordinaires : pour changer le monde

Le FITE, Festival International des Textiles extra-ordinaires aura lieu du 20 au 28 septembre 2014 à Clermont - Ferrand, pour sa deuxième édition, dans le cadre de l’année France - Vietnam, sur le thème de la Renaissance. Renaissance, au sens des renaissances des peuples ; parce que la renaissance des techniques, des motifs, des concepts, des idées renvoient à une renaissance humaine.

Miroir des sociétés et révélateur de cultures méconnues, le FITE propose aux personnes une expérience humaine unique visant à changer leur perception des hommes et du monde.
Le Festival a pour vocation de montrer à travers le textile et la photographie les fragilités du monde. Pour cela le festival recherche sur les cinq continents les détenteurs de savoir-faire textiles rares, parfois en voie de disparitionCes artistes irremplaçables, artisans de la matière, sont les poètes de la création textile. Leurs mains ont une vie magique et spirituelle. Elles sont décidées, virtuoses, raffinées. Elles ont le goût inné du beau et le pouvoir de transformer l'anodin en sublime. Leur art est fragile. Ils détiennent un savoir-faire unique, souvent transmis au travers de générations. 

C'est pourquoi le festival est à la fois une vitrine originale pour des pièces d’exception, mais aussi une plateforme de démonstration des savoir-faire de créateurs. Il propose de faire du médium textile et de la photographie un espace de découvertes, de rencontres, d’échanges, d’apprentissages et de transmissions. Pour interroger les enjeux humains, économiques et écologiques indissociables des textiles extraordinaires. L’idée est de convier tous les continents, et d’initier des discussions et des projets entres artisans, designers, créateurs de mode, tisserands, artistes, photographes, collectionneurs, décorateurs, passionnés et curieux entre tradition et création contemporaine : faire partager des univers de créateurs, artisans, stylistes, designers, artistes et photographes qui proposent un renouvellement du monde ; rechercher dans le monde entier des savoir-faire textiles et des témoins extra ordinaires.

Une création originale

Le Festival des textiles extraordinaires est coproduit depuis 2012 par HS_Projets, la Ville de Clermont Ferrand et le musée Bargoin. Evénement culturel pluridisciplinaire, le FITE est résolument international, il se déroule alternativement en France et à l’étranger.

Les cinq continents à Clermont-Ferrand d'un festival nomade

Les années paires, il convie les cinq continents à Clermont Ferrand et fait vibrer la ville durant une semaine au rythme de ses multiples initiatives. Le FITE investit le quartier historique et les lieux riches d’histoire comme le musée Bargoin, le centre Blaise Pascal, la chapelle des Cordeliers, le museum Henri Lecoq …
Les années impaires le FITE se déplace dans le monde. En 2013 il est présent au Vietnam. Pour 2015 une présentation du FITE est en cours en Chine et aux Philippines.

Cette année il a lieu du 20 au 28 septembre et débutera par les Journées européennes du Patrimoine (JEP).
L’EXPOSITION RENAISSANCE, pivot du festival, se tiendra au Musée Bargoin à partir du 20 septembre 2014 et se prolongera jusqu’au 28 mars 2015.

Le FITE 2014

Exposition RENAISSANCE au Musée Bargoin
Pièces patrimoniales et créations contemporaines dialoguent sur le thème de la Renaissance des peuples et des cultures, en mélant découverte esthétique, signification identitaire et enjeux sociétaux, culturels et politiques portés par les textiles venus des cinq continents. Pour la première fois l'exposition convie la photographie de reportage.

En 2014, l’exposition Renaissance offre aux publics de découvrir des démarches de créateurs textiles et des photographes témoignant des situations, des peuples et des territoires dans le monde.
L’exposition répond au principe du dialogue entre les collections anciennes et les créations contemporaines textiles.
Les créateurs travaillent les matières, les motifs, les concepts et les images par nécessité, par économie ou par choix.
Il s’agit pour eux de s’approprier leur histoire, de la réinterpréter, de la régénérer pour donner aux générations futures de nouvelles perspectives. Ils concourent ainsi au renouvellement du monde.

Installation TEMPS ET TEMPS
Françoise Hoffmann, artiste feutrière et Maître d'Art, présente la restitution de sa résidence au Centre de Formation aux métiers de la laine. Elle propose une réflexion sur le don par un dialogue entre les ex-voto conservés au musée Bargoin – corps morcelés signes de voeux passés – et une intallation de moulages en feutre de parties du corps (mains, pieds) des Felletinois et des élèves du Lycée de Riom.

Habillées pour l'automne
Un travail collectif mené par la plasticienne Marie Deschamps et les peloteuses du café tricot de Clermont-Ferrand, les sculptures du musée Bargoin prennent vie.

Installation de papillons cerfs-volants de Nguyen Van Hoang
Installation des cerfs-volants réalisés par Nguyen Van Hoang, créateur d'objets magiques qui vit et travaille à Hûé au Vietnam. Les pièces présentées sont réalisées lors d'une résidence à la Bambouseraie d'Anduze.

Installation MOUCHARRABIEH
Armel Barraud et Marie-Thérese Bonniol réalisent, en collaboration avec des dentellières d’Auvergne un moucharrabieh de dentelles aux fuseaux, avec des fils métalliques et des fils destinés à d’autres applications (aéronautique, aérospatiale...).

Installation MARIAGE par NGUYEN HUU TRAM KHA
Exposition des oeuvres de l'artiste vietnamienne Huu Tram Kha réalisées lors d'une résidence au Lycée Marie Laurencin de Riom avec la collaboration de l’entreprise Bucol HTH.

Parcours Chroniques textiles
Des récits liés à un textile, de vietnamiens vivants en France et de français et francophones vivant au Vietnam.

Installation DEPROGRAMMER REPROGRAMMER
Les Etudiants de l'Ecole Supérieure d’Art et Design de Saint Etienne (ESADSE) et le Lycée Lamartinière Diderot à Lyon proposent la restitution de leur réflexion et travaux sur les questions liées à la production industrielle textile.

Installation LA TEMPETE
Les étudiants de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT) à Lyon, de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Art (ENSBA) de Lyon, ainsi que les entreprises Bucol HTH et Parsi, proposent une critique des idées de la colonisation par une installation de costumes autour des textes de La Tempête de Shakespeare et Aimé Césaire. Avec la participation du Centre National du Costume de Scène (CNCS) de Moulins.

La transmission des savoirs

La transmission des savoirs est l’un des fondements du FITE. Ces savoir-faire véhiculent et assurent la transmission de certaines valeurs des sociétés humaines. Ces traditions ou expressions vivantes héritées des générations précédentes et transmises à nos descendants.
Ces connaissances et savoir-faire sont fragiles dans notre contexte de mondialisation croissante, ils sont pourtant essentiels au maintien de la diversité culturelle.
Ce patrimoine s’apprécie en tant que bien culturel et valeur sociale et économique.
C’est pourquoi il était naturel de collaborer avec de futurs professionnels de la création et du textile :

- le conservatoire à rayonnement régional Emmanuel Chabrier à Clermont-Ferrand
- le lycée Marie Laurencin de Riom
- l’ENSA (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture) de Clermont-Ferrand
- l’ESADSE (Ecole Supérieure d’Art et Design) de Saint-Etienne
- le CCSTI (Ecole Nationale Supérieure des Mines) de Saint-Etienne
- l’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) à Lyon
- l’ENSBA (Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts) de Lyon
- le Lycée Technique La Martinière-Diderot à Lyon

En 2015 le FITE s’associera également à l’Université Polytechnique de Hong-Kong, avec la National Historical Commission of Philippinas.

Illustrations (dans l'ordre de l'article) : 

- Carmen Rion, designer - Chicas atras - Luis Armando Vega, San Cristobal de las Casas, Chiapas, Mexico collection 2014
- Marie Dorigny, photographe "Les brodeuses", village de Wayil, Gandarbal, vallée du Cachemire, Inde, 2003  ©Marie Dorigny
- Dang Thi Minh Hanh, créatrice de mode - Collection 2013, festival des métiers traditionnels de la ville de Hûé, 2013
- Dries Van Noten, créateur de mode - Collection prêt à orter femme 2008-2009 Manège du Grand Palais - ©Patrice Stable
- Antonio Briceno, photographe Pulowi, Goddess of earth, Wayuu culture, Venezuela 2005, ©Antonio Briceno
- Chroniques textiles, Centre culturel Français Hûé, Vietnam 2013
(Source : DP Pierre Laporte Communication) 

Nantes Digital Week

Du 12 au 21 septembre 2014, Nantes Métropole lance sa première Digital Week. Au programme, plus de 40 rendez-vous fédérés par l’écosystème numérique local, dont les événements incontournables Scopitone et Digital Intelligence. 
Croisement de toutes les cultures numériques et à vocation internationale, la Digital Week rassemblera chercheurs, entrepreneurs, startupers, amateurs d’art, curieux, associations, spécialistes… mais elle s’adresse aussi au grand public et invite à se questionner sur les enjeux du numérique.

40 événements portés pas 40 acteurs

« L’ambition de cette première Digital Week est d’encourager une réflexion croisée sur le numérique. C’est la première fois à Nantes qu’un événement numérique associera tous les acteurs locaux. Il permet de fédérer encore plus notre écosystème.», souligne Johanna Rolland, Maire de la Ville de Nantes et Présidente de Nantes Métropole.

L’approche transversale du numérique favorise les échanges sur l’innovation, la formation, la recherche, la culture, l’industrie, la santé, la citoyenneté…
La Digital Week recense une quarantaine de rendez-vous (Startup week-end, Fablab, Medialab speedtraining, Médias 2030…) et intègre deux événements phares :
- la 13ème édition du festival Scopitone proposé par Stéréolux, rendez-vous incontournable des amateurs d’arts numériques et musiques électroniques ;
- la Digital Intelligence, conférence interdisciplinaire organisée par les Universités de Nantes et Laval (Québec). L’ambition est de créer le premier événement scientifique international dédié à l’étude des cultures numériques émergentes et des formes d’intelligences individuelles et collectives associées. Plus de 400 chercheurs de toutes nationalités sont attendus.

Le numérique sous toutes ses formes et dans toute la ville

Expositions, conférences, concerts, ateliers, démos, workshop, la Digital Week vise offrir à tous des moments de réflexion, de contribution, de formation, de pratique et de création sur les sujets et enjeux liés au numérique.
Expression de l’effervescence numérique nantaise, la Digital Week investira toute la ville : le Quartier de la création de l’Ile de Nantes, le Lieu unique, le campus universitaire, la Cité des Congrès, le Château des ducs de Bretagne, le Hub Créatic, la Cantine numérique…

Un événement emblématique de la candidature Nantes Tech

La Digital Week illustre le sens de la candidature au label Nantes Tech, "Metropole French Tech" : l’engagement collectif d’un écosystème dynamique et une approche croisée du numérique. Forte d'un écosystème numérique foisonnant avec ses 1 420 entreprises et 450 chercheurs, Nantes Métropole a l'ambition de développer cette économie à l'échelle internationale. Cet événement est donc l'occasion de révéler au grand public comme aux experts le bouillonnement numérique nantais.

Pour plus d’informations sur la Nantes Digital Week :
- un site web dédié : www.nantesdigitalweek.com
- Digital Intelligence : www.di2014.org
- Scopitone : www.scopitone.org
- les dernières mises à jour via le fil twitter @nantestec

Programme complet 

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