UP' Magazine L'innovation pour défi

4ème semaine J'innove en Nord-Pas de Calais

Du 24 au 28 novembre 2014, les acteurs du réseau J’Innove en Nord-Pas de Calais se mobilisent. Pendant une semaine, 17 manifestations seront organisées dans 11 villes de la région.

Parmi ces manifestations, une sera consacrée à la thématique des Services à la Personne, jeudi 27 novembre, à Santélys – Parc Eurasanté à Loos.
Cet événement, organisé par le C2RP (Centre Régional de Ressources Pédagogiques pour le développement et la qualité de la formation), est placé sous le haut patronage du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique.

Selon les derniers chiffres de l’Insee, la population du Nord-Pas de Calais est vieillissante, une tendance qui
s’accentuera à horizon 2020. Cette transition démographique nécessite d’anticiper l’évolution des besoins et de trouver de nouvelles solutions de prévention et d’accompagnement, intégrées et solvabilisées, en faveur du maintien de l’autonomie et du bien vieillir.
Cette question sera traitée en matinée lors d’une conférence « Les Services à la Personne à l’aune de la Silver Economie : un enjeu d’innovation pour la France, un atout de développement pour le Nord-Pas de Calais » et lors d’un focus régional « La Silver économie levier d’innovations pour les services à la personne : l’action de la Silver Région Nord-Pas de Calais ». De nombreuses solutions seront présentées l’après-midi, lors de tables rondes. Elles illustreront concrètement les innovations sociales et numériques issues de coopération réussies : combinaison de maintien de l’autonomie ; serious game ; GLUPSH ; e-seniors services ; CESU ; EHPAD à domicile ; Drive Home… à découvrir et tester toute la journée sur le showroom !

Cas concret

DRIVE HOME : un nouveau service de livraison de courses à domicile intégrant la dimension d’économie circulaire et
sociale
Depuis quelques mois, les habitants des communes de l’Artois (Béthune-Bruay la Buissière), Lens-Liévin et prochainement Hénin- Carvin, profitent d’un service inédit de livraison de courses à domicile, en bénéficiant d’un crédit ou d’une réduction d’impôt lié à la fiscalité pour les services à la personne, à domicile.
L’idée : Maison des Services à la Personne (MDSP) de la GOHELLE 62, une association qui propose des prestations de services à la personne et à domicile (ménage, jardinage, petits travaux…), a repensé un service de livraison de courses à domicile sur le principe de la livraison des repas à domicile. 3 types d’acteurs se sont ainsi associés : les hypermarchés Cora avec les Drive, MDSP avec son service Drive Home et les services de livraison de plateaux-repas à domicile.
Comment ça marche : les clients de Cora Drive commandent leurs courses en ligne avec éventuellement l’aide de MDSP. Ce dernier se charge de les livrer avec ses véhicules ou en exploitant la flotte de camions utilisés pour les livraisons de plateaux-repas, pendant les heures où ils ne sont pas utilisés. MDSP peut ainsi proposer plus largement sa gamme de prestation de services à domicile, Cora accroît son taux de fréquentation et la flotte de véhicules pour le portage de repas est exploitée toute la journée.

Chiffres clés SAP

L’un des 3 grands défis du 21ème siècle sera le vieillissement de la population.
En 2012, 1 français sur 4 avait plus de 60 ans.
En 2030, 1 français sur 2 aura plus de 50 ans ; 30% de la population aura plus de 60 ans et 12% plus de 75 ans.

En 2010, plus de 70 000 salariés rendaient des services aux personnes du Nord-Pas de Calais, soit 1 salarié sur 20 et 5% de l’emploi en région
Entre 1999 et 2012, la part des séniors de plus de 65 ans a augmenté de 8% dans la région.
Le Nord est le 1er département de France en nombre de résidents de 60 ans et plus, soit près de 500 000 personnes. C’est dans les Flandres que le vieillissement de la population sera le plus marqué à horizon 2020.

A propos de J’innove en Nord-Pas de Calais
J'innove en Nord-Pas de Calais est le réseau régional des acteurs de l'innovation et de la valorisation de la recherche. Il fédère sur l’ensemble du territoire régional : les pôles de compétitivité et d'excellence, les organisations consulaires, les organismes de financement et de protection de l'innovation, les universités & grandes écoles, les grands organismes de recherche, les incubateurs & pépinières, les centres de ressources technologiques…
Ensemble, ils mettent leurs experts à la disposition des entreprises et des porteurs de projets pour accompagner leurs
démarches innovantes.
Dans le cadre de la Stratégie Recherche Innovation pour une Spécialisation Intelligente 2014-2020, l’une des priorités du Schéma Régional de Développement Economique, J’innove en Nord-Pas de Calais est cofinancé par l’Etat, la Région, les Départements du Nord et du Pas de Calais, BPI France, la Caisse des dépôts, l’Union Européenne et est animé par Nord- France Innovation Développement (NFID).
Pour en savoir plus : www.jinnove.com

L’essor international de la FrenchTech

Le 22 octobre 2014 avaient lieu trois événements reliés de près ou de loin à l’initiative fédératrice de la FrenchTech :
- Les Rencontres Internationales de la FrenchTech organisées par UbiFrance et l’AFII.
- La pose symbolique de la première pierre de 1000 Startups à la Halle Freyssinet, le plus grand incubateur au monde lancé par Xavier Niel, et en présence du Président de la République.
- L’événement CES Unveiled de Paris présentant en avant-première quelques startups françaises qui lanceront leur produit au CES de Las Vegas en janvier 2015.

Le point commun de ces trois événements était de mettre en valeur la dimension internationale de nos startups et de notre écosystème d’innovation numériques. Le premier événement, explicitement destiné à partager les bonnes pratiques des entreprises innovantes à l’international, le second créant une première mondiale avec le plus grand incubateur au monde, faisant de Paris une place remarquable et remarquée en matière d’entrepreneuriat, et le dernier illustrant un développement sans précédent des startups dans le secteur des loisirs numériques et des objets connectés. Au point de faire de l’ombre à tous les pays européens présents au CES !

Cela faisait plaisir à voir. Entrain, dynamisme, et aussi de nombreuses innovations au rendez-vous aussi bien côté startups qu’au niveau de l’écosystème, avec 1000 Startups.

Je vais ici reprendre chacun des trois événements et ensuite les relier entre eux par un fil conducteur qui a démarré il y a quelques années déjà sur l’internationalisation de l’écosystème français des startups.

Rencontres Internationales de la FrenchTech

Cette conférence n’est pas nouvelle, seul le nom l’est. Il s’agissait avant des Rencontres Internationales du Numérique ’Ubifrance. J’ai eu l’occasion de faire le compte-rendu de l’édition 2010 de cette conférence. A l’époque, le UbiFrance “bashing” était plutôt légion chez les startups. Elles se plaignaient d’une offre de services peu adaptée à leurs besoins. Ce bashing a baissé de plusieurs tons depuis. UbiFrance s’occupe bien mieux des startups aujourd’hui et en coordination avec les pôles de compétitivité et autres structures de l’écosystème numérique français.

Cette conférence sponsorisée par des entreprises privées (IBM, BNP Parisbas, Air France, Microsoft, …) est l’occasion de croiser et d’entendre à la fois les responsables d’Ubifrance dans de nombreuses régions du monde et des entrepreneurs qui se sont implantés à l’international. Les trophées de l’international du numérique de l’IE Club organisés depuis une dizaine d’année mettaient ici en valeur 17 PME innovantes, très souvent peu connues
Photo : Lionel Baraban (Famoco) . Lionel Barbaran de Famoco, l'un des lauréats des Trophées de l'International du Numérique de l'IE Club annoncés lors des Rencontres Internationales de la Frenchtech organisée par UbiFrance le 22 octobre 2014 à Paris. La société commercialise un lecteur NFC sécurisé tournant sous Android.

Les “best practices” fusaient de toute part. C’est un des rares endroits où en une journée, on peut apprendre énormément de choses sur les opportunités qui existent dans chaque région du monde et comment les aborder. Comme Ubifrance est implanté un peu partout dans le monde, ils ont tendance à vouloir systématiquement rappeler qu’il ne faut pas penser qu’aux USA dans son développement international.

L’une des tables rondes les plus marquantes concernait l’Asie, animée par Alexandre Zapolsky de Linagora et de la commission internationale de Syntec Numérique. Elle rappelait l’attractivité de ce continent, dans la lignée de quelques observations faites lors de mon récent passage à Tokyo : il y a en belle place à prendre en Asie pour les entreprises françaises. Qu’il s’agisse de la Chine, de Taïwan, de la Corée du Sud ou du Japon.

Jean-Marie Giraudon de SSL Europa expliquait ainsi comment il avait, après deux ans d’investissements et de patience, pu pénétrer le marché chinois avec ses solutions de sécurisation et de signature électronique. En plus de la Chine, la société est aussi implantée au Vietnam et en Australie. Advanced Track & Trace. Expérience similaire avec Jean-Pierre Massicot de Advanced Track & Trace qui est aussi implanté en Chine et va y déployer un système de traçabilité alimentaire en partenariat avec la société chinois Wan Cheng. Netgem, le spécialiste des box TV d’opérateurs, s’est implanté à Singapour pour à la fois gérer son plus gros client, Telstra en Australie, ses fournisseurs à Taïwan, et gagner de nouveaux clients, comme au Sri Lanka.

Les clés de la réussite dans les différents pays ont été évoquées. Exemple avec le Japon, un pays friand en innovations où il faut savoir se différentier, respecter les coutumes et les normes locales et, un peu comme en Chine, savoir faire appel à des intermédiaires locaux pour créer une relation de confiance. Il y avait aussi une belle intervention de Bruno Bonnell, dans un robot de téléprésence Awabot alors qu’il était à Lyon, expliquant de manière très synthétique les différences clés entre les différents pays d’Asie (lenteur au Japon, rapidité en Corée, etc).

David Monteau rappelait dans la conférence Ubifrance les trois objectifs de la French Tech qu’il coordonne avec Clara Deletraz à Bercy : labelliser les métropoles, développer l’offre d’incubation et d’accélération privée et surtout, renforcer l’attractivité internationale de l’écosystème français des startups. En clair, surtout aider les entreprises françaises à exporter. Ce dernier point, très étroitement relié au premier, est le plus important pour développer l’écosystème. Le marché des startups est généralement le monde. S’il ne l’est pas, leur croissance n’ira pas bien loin. David Monteau insistait aussi sur l’aspect collaboratif de la FrenchTech. Son organisation l’illustre bien : ils ne sont que deux à Bercy pour la coordonner. Ils s’appuient sur Bpifrance pour gérer le budget de 215 millions d’Euros ventilés à 200 m€ dans le financement en fonds propres d’incubateurs, accélérateurs et fablabs et à 15 m€ pour la dimension communication internationale.

Hervé Schrick de Xange Private Exity et de l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) indiquait que le potentiel de développement international est l’un des principaux critères de décision d’investissement dans une startup.

Gaël Duval a annoncé la réédition de la conférence “French Touch Festival” de New York de juin dernier. La prochaine édition aura lieu les 22 et 23 octobre 2015. L’objectif sera notamment d’y attirer plus d’investisseurs, médias et intervenants américains de l’écosystème de l’innovation du coin.

Paul-Francois Fournier de Bpifrance rappelait que le succès de la banque publique d’investissement passera par l’international. Il en profitait pour mettre en avant la création récente du pass FrenchTech qui vise à simplifier l’accès aux différents services publics pour les startups de forte croissance. La sélection des startups est gérée par les pôles de compétitivité et en collaboration avec la Coface, l’INPI, Bpifrance, Ubifrance et les investisseurs. Je participe à l’un des comités de sélection de startups chez Cap Digital, ce qui me donne un point d’observation intéressant.

Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au numérique, clôturait la matinée en se félicitant du dynamisme de la FrenchTech et en rappelant quelques mesures clés qui vont contribuer à la faire rayonner à l’international, et notamment le visa entrepreneurs en cours de création.
Photo : Axelle Lemaire Muriel Penicaud et équipe SponsorLive (12).jpg. Axelle Lemaire et Muriel Pénicaud (Ubifrance) donnent de leur personne pour faire la promotion de Sponsorlive, une des entreprises exportatrices intervenantes dans la conférence Ubifrance.

Je n’ai pas assisté à toute la conférence, étant parti pour les deux autres événements de la journée. Elle se poursuivait l’après-midi avec trois tables rondes : sur l’export en Europe (UK, Allemagne, Russie), sur le financement du développement international et sur l’export dans d’autres zones et notamment l’Inde et l’Afrique. Elle se terminait avec la projection du film “We love entrepreneurs” réalisé par Frenchweb. Le lendemain, les PME et startups pouvaient rencontrer les experts d’Ubifrance pour étudier leurs projets de développement international. Cette conférence annuelle est un des rares endroits où les startups peuvent apprendre des choses concrètes pour se développer à l’international ! D’où son succès grandissant.

Second événement marquant de cette semaine, la pose symbolique de la première pierre de la Halle Freyssinet par Xavier Niel, François Hollande et Anne Hidalgo.

En guise de première pierre, il s’agissait de trois logos bleus imprimés en 3D par les équipes de l’Usine IO, le fablab le plus avancé de la région parisienne, installé à deux pas de la Halle Freyssinet et qui sera aussi en charge de la création du fablab intégré à la Halle. Normal, vu que Xavier Niel est l’un des principaux investisseurs dans l’Usine IO ! (cf quelques photos du lieu).

Beaucoup de personnalités étaient présentes à cet événement, et notamment Axelle Lemaire et Fleur Pellerin, un grand nombre d’entrepreneurs, notamment parmi ceux qui ont été financés par Xavier Niel directement ou via son fonds Kima Ventures, les fondateurs et des élèves de l’école 42, une autre des initiatives de Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon (qui, avec Xavier Niel et Marc Simoncini, est à l’origine de la création de l’EEMI, une école qui forme aux métiers du web), l’architecte Jean-Michel Wilmotte et son équipe, Jean-Louis Missika (Maire-Adjoint de Paris en charge de l’urbanisme et de l’innovation), etc. A lui tout seul, Xavier Niel a créé un véritable écosystème entrepreneurial qui démarre dans l’enseignement, se poursuit dans le financement et couvrira avec 1000 Startups les phases d’amorçage et d’incubation des startups.
Photo : François Hollande (14).jp. L'intervention de François Hollande à l'occasion de la pose des trois premières pierres symboliques de 1000 Startups, imprimées e3D FDM par l'usine IO. Le président a rappelé que l'inventeur du béton précontraint était corrézien !

Dans leurs discours respectifs, Xavier Niel, Anne Hidalgo et François Hollande (discours du Président) ont réaffirmé la place de Paris comme plaque tournante de l’innovation, sur le fait que la France était un pays où il faisait bon d’entreprendre. Hollande a insisté sur l’absence de contradiction entre l’installation d’un incubateur tourné vers le futur dans un bâtiment classé monument historique !

Quid de la “dernière pierre” ? C’est prévu pour fin 2016 sachant que les chantiers de BTP ont des délais voisins de ceux du développement logiciel : imprévisibles et très élastiques, comme les coûts d’ailleurs ! Pour certains, il serait préférable que l’inauguration ait lieu avant mai 2017. En attendant, on peut visualiser la simulation 3D réalisé par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Photo : Halle Freyssinet (5).jpg
Vide aujourd'hui, la Halle Freyssinet sera à partir de 2017 un point focal de l'écosystème parisien des startups.
Côté communication, avec l’école 42 et cet incubateur en construction, Xavier Niel a lancé une offensive salutaire et positive sur l’écosystème entrepreneurial français, qui, semble-t-il, commence à avoir de l’impact outre-Atlantique. Petit à petit, la France commence à être prise au sérieux. Même s’il y a encore beaucoup de chemin à faire !

On met évidemment sous le tapis en pareille circonstance les sempiternels écueils de l’environnement entrepreneurial français : le code du travail, la complexité administrative, le coût du travail (qui est à relativiser dans les startups, notamment du fait du Crédit Impôt Recherche) et la fiscalité de l’investissement (qui au demeurant n’est pas si mauvaise que cela). Comme si on laissait le MEDEF s’en charger car cela concerne toutes les entreprises et pas juste les startups !

Lire la suite : Olivier Ezratty - Blog Opinions Libres

Salon Made in France du 14 au 16 Novembre 2014

La 3ème édition de MIF Expo, le salon grand public du made in France, placé sous le haut Patronage du Ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique, se tiendra les 14-15-16 novembre à Paris Porte de Versailles / Pavillon 5.1

"Déjà 3 ans que nous nous battons aux côtés des entreprises qui ont fait le choix de maintenir leur outil de production en France pour prouver qu’acheter des produits fabriqués sur le territoire, c’est soutenir l’activité dans sa diversité et donc l’emploi en France. C’est aussi respecter l’environnement en diminuant les émissions liées au transport des marchandises provenant du bout du monde.
Les consommateurs français l’expriment désormais massivement : 95 % d’entre eux pensent qu’acheter un produit fabriqué en France est un acte citoyen et 72% des français considèrent que les entreprises qui réussiront demain sont celles qui préservent l’emploi sur le territoire.*
Le MIF a le vent en poupe, et ce n’est pas un effet de mode, mais la prise de conscience que soutenir les entreprises qui créent et produisent en France constitue un enjeu économique majeur. Mais Il faut préciser et surtout distinguer les entreprises qui produisent sur le territoire de celles qui se contentent d’afficher simple «french touch» alors qu’elles n’ont de français que leur enseigne et ne produisent nécessairement en France. Difficile dans ces conditions pour le consommateur motivé d’identifier les produits fabriqués en France. C’est pour faire écho à cette problématique qu’est né MIF Expo en 2012, un salon qui connait une croissance de 300% en 2 ans, preuve de l’engouement de nos concitoyens pour le
made in France.
Nous accueillerons 300 exposants, des entreprises de toutes tailles, artisanales, industrielles ou innovantes, représentatives d’un large éventail de secteurs (mode, enfance, luxe, maison, sport loisirs, biens d’équipement …) et 35 000 visiteurs.
MIF Expo, c’est aussi la découverte de technologies innovantes, notamment à travers le pavillon de l’innovation qui accueillera les objets issus des R & D des pôles de compétitivité. Il s’agira de montrer aux visiteurs qu’en matière d’efficacité énergétique, de bio-ressources, de mobilité, d’applications numériques, la France a une carte à jouer.
Et puis tout sera fait sur le salon pour que les visiteurs soient des acteurs actifs. Ainsi, nous maintiendrons notre système incitatif pour favoriser l’achat des produits sur le salon, en remboursant systématiquement le droit d’entrée de 10€ à tous les visiteurs qui achètent un article sur le salon, car plus les entreprises vendront, plus elles investiront et plus elles recruteront. Un cercle vertueux auquel nous pouvons tous participer, chacun à son niveau, chacun selon ses moyens."
Fabienne DELAHAYE, Commissaire général du salon

Avec les pôles de compétitivité, l’innovation est au cœur de la 3e édition du salon MIF EXPO

A l'occasion du salon, la Direction générale des Entreprises (DGE) présente le pavillon de l’innovation et donne le coup d’envoi des  "10 ans des pôles de compétitivité"
Dispositifs médicaux, efficacité énergétique, bio-ressources, applications numériques, mobilité… Autant d’objets innovants issus des R&D des pôles de compétitivité à découvrir sur le salon. 

 

Dans le cadre de la tenue de MIF Expo, le Salon du Made in France, la Direction générale des Entreprises (DGE) présente le pavillon de l’innovation et donne le coup d’envoi des « 10 ans des pôles de compétitivité ».
Selon les actifs français, les 2 premiers facteurs de compétitivité des entreprises sont d’une part la capacité à motiver les salariés et à attirer les talents; d’autre part l’innovation (sondage Innovacteurs 2012). Les produits et services innovants conçus en France sont de plus en plus reconnus dans le monde entier. 

 

Le pavillon accueille des visionnaires travaillant sur l’efficacité énergétique, les bio-ressources, les applications numériques, la mobilité… Ces nouveaux objets, capables de transformer nos manières de produire et de vivre ensemble, nous sont proposés par des ingénieurs, travailleurs, chercheurs et entrepreneurs qui, en France, imaginent les produits d’aujourd’hui et de demain.

Le Made In France gagne du terrain dans l’esprit du grand public et des médias. Selon les actifs français, les deux premiers facteurs de compétitivité des entreprises sont d’une part la capacité à motiver les salariés et à attirer les talents ; d’autre part l’innovation (sondage Innovacteurs 2012). Les produits et services innovants conçus en France sont de plus en plus reconnus dans le monde entier. C’est pourquoi MIF Expo est heureux de s’associer à la DGE et aux pôles de compétitivité pour donner de la visibilité à ceux qui imaginent les produits et services d’aujourd’hui et de demain. Car l’innovation d’aujourd’hui prépare les emplois de demain.

En avant-première, un panel d’entreprises à découvrir sur l’espace Innovation de MIF Expo. Elles présentent des objets labellisés par des pôles de compétitivité, conçus en France et pour la plupart en cours de commercialisation.
- Avec Weez, découvrez un véhicule électrique léger sans permis d’Eon Motors (Pôle de compétitivité Capénergies) E Homologué en catégorie Quadricylcle léger, c’est le premier
véhicule électrique à 3 places de sa catégorie avec 4 roues motrices. Weez est un véhicule conçu pour les déplacements de proximité dont l’autonomie de base est de 60km pouvant être étendue à 100km. Ce projet a permis de créer 6 emplois et plusieurs dizaines en perspective à l’horizon 2017/2018.
- 2 autres véhicules (électriques ou à pile à combustible) innovants exposés : E MOOVILLE, véhicule de livraison urbaine 100% électrique développé par l’entreprise MUSE et labélisé par le pôle de compétitivité Mov’eo.
- FMOBYPOST le véhicule à pile à combustible avec station de production/distribution d’hydrogène renouvelable développé par l’Université de Technologie Belfort-Montbéliard (UTBM) et labellisé par le pôle de compétitivité Véhicule du Futur.
- Robot d’assistance et robot de compagnie à la fois, le robot Emox One est capable d’évoluer dans son environnement. À terme, il reconnaitra les différentes personnes présentes dans la maison et pourra ainsi s’adapter aux besoins de chacun. Il sera en mesure de proposer des applications suivant son interlocuteur. Plus qu’un robot, c’est un nouveau compagnon qui évoluera avec toute la famille. Ce robot est développé par la société AWABOT et labélisé par le pôle Imaginove.
- F MétaPapier est un filtre électromagnétique qui se présente sous une forme « classique » de papier peint à poser sur les murs d’une pièce. Il peut être utilisé en sous-couche d’un papier peint décoratif. Issu de bio-ressources, c’est un filtre sélectif aux ondes électromagnétiques telles que le WiFi, tandis que les autres ondes de type radio, alarmes, domotique, etc. continuent de passer. Ce papier peint est développé par le Centre Technique du Papier et labélisé par le pôle de compétitivité Techtera.

Vous pourrez également découvrir Color Vibrance de Luminarc : une ligne complète de vaisselle en verre décoré à base d’encres organiques sans métaux lourds, les capsules Skinjay, capsules de soins pour la douche, les figurines 3D intelligentes de Mobi 3D et bien d’autres puisque la DGE, accompagnée des pôles de compétitivité présentera une sélection de 30 objets du futur !

Le salon MIF Expo réunit des entreprises qui ont fait le choix de réaliser sur notre territoire les étapes essentielles de la fabrication de leurs produits. A l’occasion de MIF Expo, le site Citoyen & Responsable a étudié l’impact de la consommation MIF (made in France) sur l’emploi.
3 marques de jeans ont été considérées : 1083 et Remade in France, qui toutes les deux fabriquent sur le territoire et Diesel, qui fabrique principalement en Chine. L’impact sur l’emploi est incontestable : la vente de 34 jeans 1083 ou de 13 jeans REMADE IN FRANCE génère autant d’emplois en France que la vente de 100 jeans DIESEL !

Produire en France pour créer de la valeur ajoutée

Prenons l’exemple du jean 1083; il est vendu 89€, dont 85€ sont redistribués en France : soit une valeur ajoutée de 95%. Son parcours de fabrication nous emmène à Saint Etienne où les étiquettes intérieures y sont fabriquées, quand à la teinture des jeans, la sérigraphie des boutons et la fabrication des fermetures à glissières, elles sont toutes réalisées sur le territoire…
A l’inverse, la marque Diesel, dont l’essentiel de la production est localisée en Asie, ne crée qu’une faible valeur ajoutée en France. La part de confection du produit ne représente que 8% du prix de vente affiché selon l’étude menée par le site « Bonne gueule, N°1des blogs conseils en mode masculine.

Consommer en France pour favoriser l’emploi

L’étude a démontré que la vente de 34 jeans 1083 ou de 13 jeans REMADE IN FRANCE génère autant d’emplois en France que la vente de 100 jeans Diesel. L’étude va encore plus loin et démontre qu’un emploi est créé chez 1083 pour 1000 jeans vendus par an. Sachant qu’en France, 88 millions de jeans sont vendus chaque année, ce serait 88 000 emplois potentiels qui pourraient être créés.
Acheter des produits made in France, c’est aussi faire le choix de ne pas traiter avec des pays qui ne respectent pas les normes internationales du droit du travail et de la protection de l’environnement : rivières polluées, travail des enfants, locaux insalubres… choisir de consommer mif, c’est s’engager pour le développement d’un autre modèle économique plus respectueux de l’homme et de son environnement.
La marque de prêt-à-porter Orijns est un bel exemple de cet engagement citoyen: pour ses deux créateurs, Blandine Berjot et Bruno Louis, une relation équitable entre les fournisseurs, la marque et les clients est essentielle dans une démarche 100% made in France. Chez Orijns, 1 gilet zippé fabriqué, c’est 1h30 de main-d’œuvre et la préservation des savoir-faire locaux.

Pourquoi venir au MIF Expo ?

- Pour connaitre la provenance et la traçabilité des produits présentés
- Pour soutenir l'industrie et les emplois en France
- Pour participer à la réduction des émissions de CO2
- Pour retrouver un SAV identifiable et de qualité
- Pour favoriser un achat équitable permettant une meilleure rétribution du producteur
- Pour connaître les innovations Made In France.

Entrée gratuite sur pré-inscription : www.mifexpo.fr/visiteurs/new
Prix d’entrée : 10 euros, remboursés dès le premier achat.
www.mifexpo.fr

4ème édition de la Semaine J’Innove en Nord-Pas de Calais

Du 24 au 28 novembre 2014, les acteurs du réseau J’Innove en Nord-Pas de Calais se mobilisent. Pendant une semaine, 17 manifestations seront organisées dans 11 villes de la région.

L’ambition de la "Semaine J’Innove en Nord-Pas de Calais" est d’aider les entrepreneurs à trouver des réponses à leurs besoins d’innovation, mais aussi de les mettre en relation avec les bons contacts, ou de faire émerger les idées en favorisant les échanges… Bref, l’idée est de passer en mode "open innovation" !
Organisée dans le cadre de la Stratégie Recherche Innovation pour une Spécialisation Intelligente (SRI-SI), une des priorités du Schéma Régional de Développement Economique (SRDE), l’événement avait réuni plus de 1 700 personnes lors de la précédente édition, en 2012.

Parmi ces manifestations, une sera consacrée à la thématique de l’agroalimentaire, mardi 25 novembre, à la Cité Nature – Arras. Une journée « prospective » pour découvrir les tendances qui vont structurer l’innovation alimentaire des prochaines décennies. Des experts vous présenteront des pistes d’innovation et des outils pour anticiper l’agroalimentaire de demain. Cet événement est organisé par le Pôle NSL, Certia Interface et le Pôle Agroé.

Naturalité, traçabilité, sécurité des produits, alimentation des seniors, rareté annoncée des protéines animales, consommation responsable… Des enjeux de taille auxquelles font face les entreprises du secteur de l’agroalimentaire. Comment transformer des contraintes de marché et anticiper les besoins des consommateurs en alliant plaisir et santé ? Cette journée donnera une vision globale de ce que sera l’industrie agroalimentaire demain et permettra aux participants de réfléchir pour innover mieux et anticiper plus. Les produits primés au concours « Innovation Agroalimentaire » seront mis en avant au travers d’une vitrine dématérialisée.

Naturalité, traçabilité, sécurité des produits, alimentation des seniors, rareté annoncée des protéines animales, consommation responsable… Des enjeux de taille auxquelles font face les entreprises du secteur de l’agroalimentaire. Comment transformer des contraintes de marché et anticiper les besoins des consommateurs en alliant plaisir et santé ? Cette journée donnera une vision globale de ce que sera l’industrie agroalimentaire demain et permettra aux participants de réfléchir pour innover mieux et anticiper plus. Les produits primés au concours « Innovation Agroalimentaire » seront mis en avant au travers d’une vitrine dématérialisée.

Plusieurs innovations seront présentées durant cet événement. Parmi elles :

- VF BioScience : des compléments alimentaires à base de probiotiques, contre les troubles de la santé liés au vieillissement
VF Bioscience développe depuis 2011 une nouvelle forme de compléments alimentaires, unique en Europe, à base de bactéries lactiques. Ces probiotiques soignent et préviennent de manière naturelle les maladies cardiovasculaires, métaboliques et l’ostéoporose, sans effets secondaires.
Les + de cette innovation : une approche thérapeutique plus complète autour des maladies liées à des désordres de la flore intestinale. Des essais cliniques ont validé les recherches de VF Bioscience et les produits sont commercialisés sur prescription médicale, en pharmacie.

- Projet DECARTE : une dimension fonctionnelle à l’emballage. Comment innover en matière de traçabilité, de la chaîne de production à la mise en rayon ?
La Cartonnerie de Gondardennes qui fabrique du papier à partir de vieux papiers et conçoit des plaques de cartons ondulés via cette transformation a développé un nouveau format d’étiquette, en utilisant la technologie RFID.
Les + de cette innovation : baisser le coût d’impression de l’identificateur, lutter contre les destructions d’étiquette (celle-ci est désormais invisible) et offrir aux consommateurs une manière plus transparente de visualiser les informations produits directement sur leur smartphone.
L’innovation a été labellisée en 2009 par le Pôle MAUD. Un 1er pilote a été réalisé en 2013. Les partenaires du projet : le CTP, GIC on Line, Tagsys, RDM Blendecques, INRIA, Stratus, IEMN.

Programme complet et inscription

www.semaine-jinnove.com

Le transhumanisme face à la question sociale

L'Association Française Transhumaniste - Technoprog, le Groupe Traces (ESPCI Paris-Tech) et l’association fiXience vous invitent, les 20, 21 et 22 novembre 2014 au colloque :
TransVision 2014 - Le transhumanisme face à la question sociale.

TransVision2014 est un colloque international sur le thème du transhumanisme face à la question sociale. Celui-ci sera le premier de ce niveau, à se tenir en France (Paris), rassemblant des représentants parmi les plus éminents du mouvement transhumaniste international et certains de leurs contradicteurs, ainsi que des théoriciens et acteurs qui, d’une manière générale, s’interrogent sur les nouveaux modes de production et d’application des technologies à l’être humain.

Pourquoi un tel colloque ?

Le colloque aura pour but de faire réfléchir aux multiples façons par lesquelles les progressions technologiques en convergence susceptibles de permettre une « augmentation/amélioration humaine » peuvent en même temps être mises au service de la justice sociale. Dans la quasi-totalité des conférences internationales qui ont lieu jusqu’à présent autour du transhumanisme, cette question n’a jamais été posée frontalement, elle n’a jamais été la question centrale, d'où l'intérêt de cette rencontre qui se tiendra les 20, 21 et 22 novembre 2014 à Paris. Plus largement, il s’agit d’initier une mise en débat de ces évolutions et de leurs implications sociétales en associant, outre des spécialistes du domaine, le grand public concerné par ces questions.

Quelles attentes pour les partenaires ?

Technoprog souhaite en priorité convaincre divers spécialistes de venir nous dire en quoi, selon leur approche spécifique, une évolution transhumaniste pourrait améliorer les équilibres sociaux. La question est donc transversale à tous les domaines scientifiques. En quoi les nanotechnologies, les biotechnologies, les sciences de l’information, la robotique, les sciences cognitives peuvent-elles contribuer à créer du lien social ?

Le Groupe Traces et l’association fiXience, partenaires de l’événement, souhaitent inscrire ce colloque dans une réflexion large et partagée, en fournissant des clés de lecture des enjeux sociaux et éthiques soulevés par la vision transhumaniste. Dans la lignée du mot d’ordre de “mettre la science en culture”, Traces et fiXience ont la volonté de placer la thématique du colloque au sein d’un débat public qui ne serait pas réservé qu’aux seuls “experts”. Les évolutions préconisées par les transhumanistes étant de nature à modifier en profondeur les fondements de la nature humaine et du lien social, elles ne sauraient être prises au sérieux en dehors d’une concertation large dont chacun serait à même de saisir les implications à court, moyen et long termes. Il ne s’agira pas, pour autant, de “vulgariser” le transhumanisme, mais d’en expliciter de façon claire les tenants et aboutissants, permettant aux citoyens de se saisir de ces questions et, partant, d’être à même de faire des choix informés sur l’avenir de nos sociétés technologisées.

Il est donc également question d’interroger le transhumanisme, de le mettre éventuellement devant ses responsabilités, voire devant ses contradictions. Pour cette raison, les organisateurs souhaitent aussi donner la parole à ceux qui pointent du doigt les risques d’aggravation des inégalités ou de déséquilibres sociaux de tous ordres.

Des projets originaux

L'association fiXience a décidé d’apporter son soutien en proposant une dimension originale et interactive au colloque, avec présente l’idée d'ouvrir le champ des réflexions par le biais artistique et de plonger le public dans un imaginaire, un "possible".
Un concours étudiants est lancé sur la thématique " La transhumanisme face à la question sociale", concours qui encourage les étudiants aux approches pluridisciplinaire et artistique, voir l’Appel à projet. fiXience proposera également une projection-débat du film documentaire "Ces sourds qui ne veulent pas entendre", abordant la question de l’implant cochléaire, implant qui permet aux sourds de retrouver en partie l'audition, et son accueil parfois surprenant par la communauté sourde.

Les Intervenants

Francesco PAOLO Adorno (philosophe, Université de Salerne), Laurent Alexandre (génomique, DNA Vision), Sylvie Allouche (Philosophie des sciences, Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques, Paris), Miguel Benasayag (Philosophe), Thierry Berthier (mathématicien, maître de conférence, université de Limoges), Jean-Michel Besnier (philosophe, Paris IV Sorbonne), Vincent Billard (Philosophe), Didier Coeurnelle (Spécialiste international des questions de longévité, co-président de HEALES (Healthy Life Extension Society), Porte parole de l’AFT-Technoprog), Angélique Del Rey (Philosophe), Gabriel Dorthe (Philosophe, UNIL Lausanne), Guillaume Dumas (Ingénieur centralien, docteur en neurosciences cognitives), Olivier Goulet (artiste transmédia), Aubrey de Grey (gérontologue biomédical, SENS), James Hughes (sociologue, Trinity college university, Hartford), Marina Maestrutti (sociologue, Paris I Sorbonne), Xavier Pavie (directeur de l’ESSEC-ISIS), Miroslav Radman (biologiste cellulaire, Hôpital Necker, Paris VII), Anders Sandberg (philosophe, Future of Humanity Institute d’Oxford), Rémi Sussan (journasliste, InternetActu), Amon Twyman (philosophe, WAVE), Natasha Vita-More (présidente de Humanity+, professeure à l’University of Advancing Technology), David Wood (co-fondateur de Symbian, London Futurists, Humanity+).

Les organisateurs : Technoprog, fiXience, Traces

L’Association Française Transhumaniste - Technoprog interpelle la société sur les questionnements relatifs aux mutations actuelles de la condition biologique et sociale de l’humain. Son objectif est d’améliorer cette condition, notamment en allongeant radicalement la durée de vie en bonne santé. Elle cherche à promouvoir les technologies qui permettent ces transformations tout en prônant une préservation des équilibres environnementaux, une attention aux risques sanitaires, le tout dans un soucis de justice sociale.

fiXience a décidé d’apporter son soutien en proposant une dimension originale et interactive au colloque, avec présente l’idée d'ouvrir le champ des réflexions par le biais artistique et de plonger le public dans un imaginaire, un "possible". Un concours étudiants est lancé sur la thématique " La transhumanisme face à la question sociale", concours qui encourage les étudiants aux approches pluridisciplinaire et artistique, voir l’Appel à projet. fiXience proposera également une projection-débat du film...

L’association Traces (Théories et Réflexions sur l’Apprendre, la Communication et l’Éducation Scientifiques), partenaire à part entière, souhaite faire de ce colloque le point de départ d’une réflexion partagée, incluant les citoyens concernés, sur les enjeux du transhumanisme et sur ses impacts sociétaux et éthiques. L’objectif étant de permettre aux publics de se saisir de ces questions, de clarifier leur opinion et de s’interroger sur le mouvement transhumaniste. Enfin, Traces mettra gracieusement à disposition les locaux de l’Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes de l’ESPCI ParisTech et ses moyens techniques.

Programme complet

Inscription au colloque

Lieu : Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes, Amphithéâtre Langevin - 10 rue Vauquelin, 75005 PARIS

Informations complémentaires 

La science fait son cinéma

Le cinéma est un merveilleux allié. Il aborde tous les thèmes même les plus ardus. Et un film sur la science a besoin d’un débat contradictoire pour amener une réflexion : c’est le but du festival SCIENCES EN BOBINES. 
La science a besoin de se démocratiser. Et les sciences au pluriel ont rendez-vous avec cette 10ème édition de SCIENCES EN BOBINES pour faire parler d’elles du 3 au 17 octobre 2014.

OGM, nanos - technologies, amiante, nucléaire, agriculture, téléphone mobile,... et bien d’autres thèmes. La science - les sciences sont à tous les carrefours de notre vie, de nos vies. La science amène une multitude de questions parfois sans réponse. Souvent sans réponse. Et, mon jeune frère répète : « …et tu verras dans l’avenir, c’est de plus en plus que la science posera des questions…sans réponse. »

Pourtant un lieu existe pour recevoir des réponses à nos questions, nos réflexions, nos interpellations, c’est le festival SCIENCES EN BOBINES.
Ce festival existe depuis dix ans avec un double objectif. Tout d’abord, puisse la recherche scientifique qui affronte les grands défis de nos sociétés être à la portée des citoyens. Sans se faire « manger » par les lobbys industriels et financiers. Avec au centre la place des politiques et …des citoyens à re-construire, à re-considérer. C’est de plus en plus compliqué dans la période que nous vivons.
Ensuite, justement, les citoyens revendiquent leur droit à participer aux choix scientifiques qui conditionnent de plus en plus leur avenir …jusque dans leur assiette et dans leur pharmacie. Une présence citoyenne si souvent ignorée, mise de côté. 

"SCIENCES EN BOBINES veut sortir des débats universitaires, des professeurs sur les estrades pour apporter l’information scientifique dans une compréhension et une globalité pour les citoyens." nous explique Glen MILLOT, coordinateur de la Fondation Sciences Citoyennes, organisatrice nationale du festival.

Depuis des décennies, la science bouscule tous les repères de la société. La science avance et laisse à la traine le citoyen. Des garde-fous ont été mis en place par les politiques comme le Comité Consultatif National d'Ethique. Consultatif, dans certaines situations, ce comité devrait–t-il aller plus loin et imposer des recommandations ? Aujourd’hui, le débat de son intervention est lancé.
Glen MILLOT nous apporte aussi cette raison de l’existence de la Fondation Sciences Citoyennes face à ce débat des garde-fous : "vous savez, même les lanceurs d’alerte ont subi des coups politiques. La loi pour les protéger a été rognée par les politiques de ses interventions principales. La loi a perdu son contrepoids face aux lobbys. Alors qui peut intervenir dans les choix de société ? Nous pensons que le citoyen doit être tenu informé de toutes ces questions pour être en situation aussi de décideur."

Le citoyen se met sur ses gardes. La défiance existe face aux industriels et aux politiques. Peu face aux scientifiques. Pour le moment. Son aura est encore forte. Le scientifique est encore protégé, préservé. Mais, il serait judicieux qu’un scientifique dans son laboratoire sache que la société est présente et quelle veut donner son avis sur les avancées de la science. Toutes les avancées.

Recréé le virus de la variole, l’EPR, la procréation assistée, la science intervient dans tous ces domaines et bien d’autres. De plus en plus, la science dépasse ces attributions. Comment exister face ces défis d’aujourd’hui et surtout aussi de demain ? Mais le monde scientifique sent ce poids citoyen avec beaucoup de réticence.
Certains scientifiques comme Jacques TESTART, président d’honneur de la Fondation Sciences Citoyennes, s’engage pour être un scientifique sous contrôle. Jacques TESTART « papa » du premier bébé éprouvette en France place son parcours de scientifique en binôme avec le citoyen, face aux citoyens. Il veut apporter une réflexion de fond. (Jacques TESTARD intervient pour une soirée du festival sur Paris, à Orsay, le lundi 13 octobre). Aujourd’hui, les scientifiques comprennent l’importance vitale de communiquer et surtout de ne plus commettre l’inévitable erreur de jouer à la classe de celle qui possède le savoir et l’autre qui reçoit, qui gombe sans donner son avis. La science, le savoir se partagent.

Le festival SCIENCES EN BOBINES a lieu dans 16 villes de France : Aix-en-Provence, Avignon, Bures-sur-Yvette (91), Élancourt (78), Gif-sur-Yvette (91), Grenoble, Magny-les-Hameaux (78), Marseille, Montpellier, Nantes, Orsay (91), Paris, Saint-Denis, Savennières (49), Saverdun (09) et Trappes en Yvelines (78). (tous les renseignements sont sur le site de la Fondation Sciences Citoyennes.)

UP' magazine est parti à la rencontre d’un co-organisateur local. Chaque ville est autonome dans le choix des sujets et des intervenants. Seule la communication est générale dans le festival.
Patrick PENNICAUD est président d’une structure FILIA sur St Quentin en Yvelines près de Versailles. FILIA a comme objectifs d’agir pour une économie responsable, l’écologie et la culture. « SCIENCES EN BOBINES correspond exactement à nos objectifs de remettre l’humain, le citoyen dans son rôle d’intervenant sur la place publique. En plus, nous voulons avec le festival, sensibiliser le jeune public aux métiers des sciences. Un dernier élément important est celui de la place de la nature dans une démarche de respect, d’ouverture. Tout cela amène à un bien – être physique et mental, et celui de l’esprit. »

FILIA présente 7 soirées sur 6 villes en région parisienne avec différents thèmes comme un débat sur la téléphonie mobile, "quelle recherche scientifique pour la nouvelle PAC ?", débat sur le nucléaire, débat sur la procréation assistée, débat sur la biologie de synthèse, débat sur le bien commun et un débat sur les chercheurs engagés. Et toutes les autres villes du festival abordent des thèmes qui sont en lien avec notre vie quotidienne. Ou le deviendront.

La science possède de nouveaux ambassadeurs qui nous sensibilisent jeunes et adultes avec des émissions comme « C’est pas sorcier » et maintenant sur France 5 avec « On n’est pas que des cobayes ».
Ces émissions de télévisions, les émissions de radios, les livres, les débats et…les associations sur la place de la science nous apportent les éléments pour répondre aux questions que la science met dans notre assiette et ailleurs. Je crois que mon petit frère commence à être rassuré. Mais restons vigilants, la science évolue sans cesse. Et, les questions et…les réponses aussi. Avec SCIENCES EN BOBINES et ailleurs, la science n’a pas fini de faire parler d’elle…
Jean-François Crételle 

sciencescitoyennes.org
SCIENCES EN BOBINES du 3 au 17 octobre 2014.
Séance de cinéma avec deux possibilités : libre participation et parfois au prix de la salle d’Art et d’Essai : se renseigner sur place et sur le site du festival.

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