UP' Magazine L'innovation pour défi

Concours européen IDEA Challenge : fin de la seconde vague

Le concours européen de startups innovantes IDEA Challenge, soutenu par l'Europe et organisé par l'EIT ICT Labs, entre dans sa seconde vague de sélection : 12 startups lauréates, 4 catégories et jusqu’à 40 000 € à gagner. Les startups françaises sont invitées à déposer leur candidature jusqu’au 30 septembre. Le concours récompense 24 startups européennes aux projets innovants dans 8 catégories parmi lesquelles La Santé et le Bien-être, Le Cloud du Futur, L'Internet des Objets,... Les startups ont pu déposer leur candidature lors d'une première vague en avril dernier. Ainsi, ce sont 311 projets qui ont été soumis en provenance de 25 pays européens.

Après un premier round réussi au printemps dernier, le concours européen de startups innovantes, IDEA Challenge, est reparti de plus belle depuis le 1er septembre et ce, jusqu'au 30. Organisé par l’EIT ICT Labs et ses partenaires nationaux dont l’Institut Mines-Télécom, le concours IDEA Challenge récompensera 12 nouvelles startups dans quatre secteurs porteurs d’innovations : cyber sécurité et vie privée, Internet des objets, ville intelligente et mobilité, systèmes d’énergie intelligents.

L’EIT - Institut Européen de l’Innovation et des Technologies - est un institut créé par l’UE en 2008 pour accélérer l’innovation en Europe. Depuis janvier 2014, il a intégré le vaste programme européen Horizon 2020 doté d’un budget sur 7 ans de 80 milliards d’Euros. La branche ICT de l’Institut - EIT ICT Labs - se concentre sur le potentiel d’innovation des Technologies de l’Information et de la Communication. Son ambition est de faire de l’Europe le leader de l’innovation dans les nouvelles technologies.

Un concours soutenu par l’Europe pour encourager l’entrepreneuriat innovant

Le concours IDEA Challenge s’adresse à des startups européennes créées depuis moins de 3 ans ou sur le point de l’être par un entrepreneur. Dans tous les cas, elles réalisent encore moins de 24 000 Euros de chiffre d’affaires annuel (cf règlement complet). Elles peuvent déjà être incubées ou accélérées via un autre programme que celui de l’EIT ICT Labs. L’activité des startups doit porter sur un des secteurs d’innovations couverts par l’EIT ICT Labs. Ceux-ci étant au nombre de 8, le concours a été divisé en 2 vagues couvrant chacune 4 secteurs :
Du 11 mars au 20 avril 2014 : Santé et bien-être, Systèmes cyber-physiques, Espaces-intelligents, Cloud du Futur
Du 1er au 30 septembre 2014 : Cyber sécurité et vie privée, Internet des objets, Ville intelligente et mobilité, Systèmes d’énergie intelligents

L’appel à candidatures jusqu'au 30 septembre 2014

Pour y participer, il suffit de s’enregistrer en ligne : décrire en quoi son idée répond à un vrai besoin, identifier son marché potentiel et expliquer son Business Model (cf liste complète des questions). Chaque candidature est évaluée par des experts du secteur et 8-10 finalistes sont retenus. Lors de la finale, ceux-ci doivent pitcher leur projet et convaincre un jury de sa pertinence et de son potentiel. Les finales ont lieu dans 8 villes européennes. Pour la 2ème vague du concours, le dépôt des candidatures sera ouvert pendant tout le mois de septembre et les finales se dérouleront en octobre-novembre à Trento, Stockholm, Londres et Berlin.

Des aides financières allant de 15 000 à 40 000€ à gagner

Pour chaque secteur, les 3 meilleurs projets reçoivent non seulement une aide financière (1er prix 40 000 Euros, 2ème prix 25 000 Euros, 3ème prix 15 000 Euros) mais aussi des ressources pour poursuivre leur entreprise (conseils en business développement, intégration dans l’écosystème européen et les activités de l’EIT ICT Labs, espace de travail offert pendant 6 mois dans un pays européen de leur choix). Pas moins de 24 startups sont ainsi récompensées. Le concours sera reconduit l’année prochaine.

Lors de la 1ère vague, 311 projets ont ainsi été soumis en provenance de 25 pays européens

36 finalistes ont été retenus pour présenter leurs projets. Une belle bataille européenne ! Parmi les 1ers prix, on retiendra par exemple Tinnitracks, une application mobile allemande pour soigner les acouphènes par la musique ou Homey, une solution domotique hollandaise qui permet de contrôler sa maison par la voix.

 http://ideachallenge.eitictlabs.eu

A propos de ll’EIT ICT Labs
L’EIT ICT labs est un programme européen d’accélération de l’innovation fondé sur l’excellence. La mission de l’EIT ICT Labs est de faire de l’Europe le leader de l’innovation dans les Technologies de l’Information et de la Communication, et ce en vue de relancer la croissance économique et d’améliorer la qualité de vie de ses habitants. L’EIT ICT Labs est une branche de l’EIT, Institut Européen de l’Innovation et des Technologies. En connectant l’éducation, la recherche et les entreprises, l’EIT ICT Labs permet aux nouveaux talents d’émerger et fait naître des innovations technologiques. Son écosystème est composé de partenaires parmi les plus grandes entreprises internationales, les centres de recherche à la pointe et les meilleures universités dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication. Tous collaborent de façon ouverte. Depuis 2010, l’EIT ICT Labs n’a de cesse de mobiliser les talents, les idées, les technologies, les investissements et les entreprises avec une vision d’abord européenne, puis globale.

J'innove, donc je suis ! Visionnaires du XXIième siècle

Florin Paun- Edition L'Harmattan - Janvier 2014 - 202 Pages

Des personnalités comme Edgar Morin et Lord Nicholas Stem ont accepté de rejoindre cette nouvelle approche dynamique de responsabilisation de chacun pour envisager ensemble les nouveaux enjeux de la création et d'évaluation de valeur dans le XXIe siècle. Leur témoignage visionnaire sur cette nouvelle attitude "j'innove, donc je suis" encourage plus que jamais à agir pour co-construire une valeur partagée. Le Docteur Florin Paun s'est montré soucieux de donner la parole à des dirigeants visionnaires qui malgré leurs différences nous ouvrent les esprits vers le même objectif : prendre part avec confiance et plaisir au processus généralisé d'innovation (sociale et technologique) qui crée de la valeur partagée entre toutes les parties prenantes.
Directeur d'innovation en France et théoricien de l'évolution des modèles et outils d'innovation, Florin Paun encourage la compréhension des comportements des acteurs de l'innovation en créant des véritables ponts entre le "monde des praticiens et le "monde des théoriciens". Il enseigne son cours en innovation dans des Grandes Ecoles et universités en Europe et conseille des réseaux des praticiens français mais aussi des gouvernements européens sur l'évolution des stratégies, des outils et des modèles d'innovation.

Entretien avec Yann Cramer, General Manager Innovation Shell Projects & Technology Downstream :

Question : Quel nouveau modèle économique pour être en phase avec la société' du XXIe siècle ?

Yann Cramer : Nous sommes à une croisée des chemins. Dans ses nouveaux scénarios, Shell explore deux futurs possibles appelés Montagnes et Océans. Partant du constat que nos sociétés sont entrées dans une ère de forte volatilité sur le plan politique, économique ou social, les scénarios se tournent vers l'avenir en posant la question : de quelle façon allons-nous répondre aux besoins d'un monde où la demande en énergie, eau et nourriture pourrait doubler d'ici à 2050, où l'accès aux ressources est de plus en plus difficile, et où la protection de l'environnement est un impératif ?
Dans le scénario Montagnes, le statu quo perdure : ceux qui possèdent l'avantage politique, économique ou social gardent la main. La stabilité est valorisée plus que tout, au risque de la rigidité. Grâce à la concentration des processus de décision, les défis de l'énergie, de l'eau et de la nourriture sont relevés de manière programmatique.
Dans le scénario Océans, plus fluide, le pouvoir se retrouve partagé entre de plus nombreux acteurs, conduisant à davantage de réformes des systèmes politiques, économiques et sociaux, au risque parfois de la déstabilisation. Les indispensables compromis entre des intérêts divergents conduisent à une émergence sur le terrain de solutions plus diverses et souvent plus locales.

Les scénarios se gardent de la tentation de la boule de cristal. Leur propos n'est pas de prévoir l'avenir, mais de décrire différents futurs possibles afin de se préparer à un éventail d'éventualités. Je crois que c'est en effet une approche sage et je m'en tiendrai là.

Question : L’innovation est devenue un processus collaboratif qui implique aujourd’hui les entreprises, le client, les collectivités et d’autres parties prenantes, et qui est perçue au centre des logiques de compétitivité des entreprises et d’attractivité des territoires. Quels nouveaux modèles d’innovation pour répondre à ces enjeux du XXIe siècle ?

Yann Cramer : Je dirais que l'innovation est re-devenue un processus collaboratif. Le moteur à vapeur utilisé il y a 200 ans dans les mines de Cornouaille en Grande-Bretagne a vu sa productivité multipliée par trois en 30 ans grâce à un processus de partage des meilleures pratiques entre ingénieurs travaillant dans différentes mines. Ce partage, qu'on qualifierait aujourd'hui d'Open Source, s'effectuait par l'intermédiaire du journal spécialisé Lean's Engine Reporter. De ce point de vue, l'internet n'a rien inventé, mais il a incontestablement régénéré le concept d'innovation ouverte que le XXème siècle avait négligé au profit d'une logique du secret de la Recherche & Développement.

Aujourd'hui, l'avantage compétitif n'est plus dans le secret et le fait-maison de A à Z. Dans un monde de plus en plus complexe, instable et rapide, l'avantage compétitif réside désormais dans la capacité à déployer rapidement de nouvelles solutions sur le marché. Or aujourd'hui, plus encore que par le passé, si vous avez une idée, ce n'est pas en général que vous êtes un génie, c'est que l'idée est dans l'air. Et si elle est dans l'air, d'autres l'ont eue ou vont l'avoir aussi. Passer rapidement de l'idée à la réalisation et au déploiement à grande échelle nécessite des compétences qui ne se trouvent pas au sein d'une seule et même organisation. La coopération s'impose.

Toutefois, j'ai appris par l'expérience que la mise en oeuvre d'une coopération entre des acteurs de cultures différentes prend elle-même du temps. Dès lors, si l'objectif est de passer rapidement de l'idée à l'action, les organisations doivent développer une véritable culture de la collaboration, une sorte de Lingua Franca de l'innovation qui transcende les inévitables différences d'objectifs et d'approches, et qui permette d'enclencher "à la demande" la coopération de manière naturelle. Les différentes plateformes d'innovation ouverte que nous voyons fleurir font partie du vocabulaire de cette Lingua Franca.

Question : Comment évaluer la valeur créée par le modèle économique avec d’autres outils d’évaluation que ceux hérités du fordisme ? Comment utiliser les logiques de Co-évaluation (avec les parties prenantes) comme stratégie de démocratisation des enjeux d'évaluation d’une valeur partagée ?

Yann Cramer : Des recherches dans le domaine des sciences cognitives ont montré que les meilleures décisions sont généralement le fruit d'une phase d'évaluation individuelle suivie d'une phase de mise en commun et de discussion pour arriver à une évaluation collective qu'on peut en effet appeler co-évaluation. Par ailleurs, de nombreux exemples ont montré que les innovations dites de rupture ont en commun de se situer à l'intersection du désirable (pour le consommateur), du faisable (pour l'ingénieur ou le designer) et du rentable (pour les différents acteurs de la chaine de valeur). Dès lors, la co-évaluation associant sous une forme ou sous une autre l'ensemble des parties prenantes s'impose comme un facteur-clé de succès.

Question : Quelle nouvelle gouvernance de la création de valeur pour assurer la croissance à la fois des entreprises et des territoires en respectant l'environnement et les valeurs sociales ?

Yann Cramer : Si l'on croit à la valeur d'une logique de coopération, on ne peut pas en même temps en appeler à une gouvernance qui serait le fait d'une autorité supérieure. La collaboration s'impose ; elle ne saurait être imposée. Mais elle implique en effet tous les acteurs politiques, économiques et sociaux. Je ne crois pas que ce soit une tendance entièrement nouvelle. De nombreuses entreprises ont compris depuis plusieurs décennies la nécessité de ne négliger aucun des acteurs, d'où les politiques proactives de Responsabilité Sociale des Entreprises.

L'exemple des mines Cornouailles du début du XIXème siècle implique que le numérique n'est pas le déclencheur de la collaboration. Je crois que le déclencheur, aujourd'hui comme au début de la révolution industrielle, c'est une forme d'urgence. L'urgence aujourd'hui c'est de résoudre l'équation de l'offre et de la demande dans le respect de l'environnement et des générations futures. Ce que le numérique permet en revanche, c'est la création de communautés d'intérêts, la mise en réseau d'acteurs, et la mutualisation des connaissances, le tout à une échelle et avec une rapidité inconnues jusqu'à la fin du 20e siècle. Il devient dès lors impossible d'ignorer ou de court- circuiter certaines parties prenantes, ce qui renforce leur légitimité à participer au processus d'innovation collaborative et de co-évaluation.

Question : Comment ces changements de modèles économiques, modes de vie peuvent s’inscrire dans une évolution naturelle au sens anthropologique du paradigme évolutionniste qui met l’humain en cohérence aves son environnement ?

Yann Cramer : L'être humain sait faire preuve d'une capacité d'adaptation formidable... et d'une résistance au changement non moins formidable. Le mouvement finit par l'emporter sur l'immobilisme quand l'environnement pose à l'humain de nouveaux défis apparemment insurmontables. Platon disait déjà que "la nécessité est la mère de l'invention". La production et la consommation d'énergie en sont deux exemples frappants.
Dans le domaine de la production d'énergie, on constate aujourd'hui l'émergence d'une mosaïque de solutions qui inclut durablement les énergies fossiles, mais qui nous éloigne pour toujours de l'ère du tout-pétrole/charbon. Premier producteur et utilisateur de charbon, la Chine est aussi le premier producteur et utilisateur de panneaux solaires. Cette mosaïque s'adapte à l'environnement local et aux ressources qu'il offre : ainsi le solaire se développe-t-il en Espagne et l'éolien au Danemark, l'éthanol au Brésil et le gaz en Russie.

Au niveau de la consommation d'énergie, on assiste à un véritable foisonnement de solutions. Les véhicules hybrides et les bâtiments à énergie positive en sont des exemples bien concrets. Et j'anticipe que le développement de solutions plus radicales ira de pair avec l'émergence de nouvelles façons de consommer génératrices d'efficacité. Ainsi, le développement commercial du véhicule tout-électrique pourrait bénéficier de la transition par une partie des consommateurs d'un modèle où chacun possède une voiture-à-tout-faire qui passe le plus clair de son temps à l'arrêt, vers un modèle où chacun peut utiliser, en fonction des besoins du moment, un véhicule pris dans un parc mutualisé le temps d'un déplacement. Consommer en fonction de son besoin réel plutôt qu'en fonction de son besoin potentiel s'avérera être une forme particulièrement puissante de réduction du gaspillage et, par là-même, de mise en cohérence du consommateur et de son environnement.

Question : Quelle est votre devise pour vos actions futures mais aussi pour la société du XXIe siècle ?

Yann Cramer : Dans son roman Il Gattopardo (Le Guépard), Tomasi di Lampedusa raconte la transition entre un ordre ancien et un ordre nouveau, au cours d'une période de l'histoire italienne appelée Il Risorgimento - La Résurgence, un mot d'espoir en ces temps de doute sur fond de crise économique. Une phrase du roman est restée célèbre: "Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change".

En voyant les centaines de millions d'enfants, de femmes et d'hommes qui, à travers le monde, en particulier dans les pays dits émergents, ont été tirés de la pauvreté la plus inacceptable, je crois profondément que les évolutions que nous avons vécues au cours des 20 ou 30 dernières années ont contribué au progrès humain de façon significative. Mais nous sommes encore loin du compte, et aucune recette n'est parfaite ni perpétuelle. Puisque vous me demandez une devise, je vous propose : "si on veut que ça continue, il va falloir que ça change."

Contributeurs :

Emmanuel Lechypre, Edgar Morin, Jean-Claude Volot, Claude Bartolone, Nicholas Stern, Jean Paul Delevoye, André Santini, Henri Révol, Pierre Pelouzet, Philippe Mutricy, Philippe Freyssinet, Jean-Luc Placet, Laurent Grandguillaume, Jean-Marc Chery, Jacques Rocca, Bertin Nahum, Sylvain Allano, Walter R. Stahel, Yann Barbaux, Pier Carlo Padoan, Eric Schulz, Gérard Roucairol, Jean Mounet, Michelle Debonneuil, Christian Pierret, Joachim Rams, Navi Radjou, Thomas O’Neal, Jean-Louis Cabrespines, Jean Pierre Blanc, Yann Cramer, Abdellah Mezziouane, Philippe Richard, Robert Boyer, Michel Derdevet, Hugues-Arnaud Mayer, Costel Subran, Bernard Bismuth, Elise Nebout, Ingrid Anarela Vaileanu Paun.

Remerciements de Florin Paun :
"Je remercie tous ces visionnaires du XXIe siècle qui ont accepté de participer à cet ouvrage et surtout de partager avec nous leur vision et leur confiance envers ce changement d’attitude, cette nécessaire « métamorphose » (Morin, 2012) des générations du XXIe siècle. Merci à Emmanuel Lechypre, pour avoir accepté le challenge d’écrire la préface de ce livre et merci à Ingrid Anarela Vaileanu Paun, journaliste et économiste, pour sa contribution à la sélection et l’organisation des interviews.
Je remercie également Yves Bourdillon, journaliste et écrivain français pour ses conseils et son soutien pour cet ouvrage. Merci à Georges Nurdin (Paris School of Business) qui a encouragé et soutenu la publication de l’ouvrage aux éditions l’Harmattan et à Yann Dudreuil pour son aide à la relecture de l’ouvrage. Et surtout, je remercie toutes ces PME et ETI innovantes, ces grands groupes et chercheurs français qui m’ont inspiré dans l’analyse de ces sujets depuis plus de 7 ans.
Ce sont eux qui m’ont donné confiance chaque jour grâce à leur attitude nouvelle, à cette « culture d’innovation » (« J’innove, donc je suis !) qui opère une véritable « métamorphose » de notre société. Cela malgré la routine, les hésitations et les blocages inévitables face à l’émergence de ce nouveau modèle français d’innovation.
Merci enfin à vous, lecteurs qui osent imaginer avec nous comment seraient la France et le Monde, avec cette nouvelle attitude et culture d’innovation que nous pouvons tous adopter pour suivre la « Voie » (MORIN, E., 2012) de la « métamorphose » de notre société du XXIe siècle."

Cosmetomique : une plateforme pour stimuler l’innovation

Cosmetomique est une plateforme mutualisée d'innovation. Son premier Open Lab est au service des tests d’innocuité et d’efficacité des produits cosmétiques.
Portée par le pôle de compétitivité Cosmetic Valley, la plateforme mutualisée d'innovation (PFMI) Cosmetomique a officiellement été créée le 16 avril 2013 lors du salon In-Cosmetics.

Trois « Open Labs » constitueront à terme la plateforme. Pour l’heure, la première entité est d’ores et déjà opérationnelle. En juin 2013, le premier Open Lab de la plateforme Cosmetomique a ouvert ses portes à Cergy Pontoise. Dédié à la caractérisation et à la mesure de l’efficacité et de l’innocuité des produits cosmétiques, il est spécialisé dans la caractérisation, l’optimisation des produits et le diagnostic à différentes échelles (d’où son nom : Codde) et fédère les compétences et équipements de l’Université de Cergy Pontoise (spécialiste de l’utilisation des lasers pour étudier la peau et le cheveu), de la PME Bio-EC (centre de recherche spécialisé dans les tests d’efficacité et d’innocuité de produits cosmétiques ) et du synchrotron SOLEIL (utilisation de la lumière Synchrotron pour caractériser la peau, le cheveu et les interactions des cosmétiques avec eux).

Avec de multiples objectifs : développer de nouveaux outils de mesure et de test en collaboration avec les équipementiers, favoriser l’innovation entre grands groupes, PME et TPE, offrir un accès à des outils et des formations innovants, proposer des services personnalisés pour développer la performance des entreprises, et renforcer la visibilité des acteurs de la filière en France et à l’International. En outre, il s’agit de doter les industriels et acteurs de l’industrie cosmétique d’une force de propositions représentative de la filière pour faire face aux nouveaux enjeux réglementaires.
« L’objectif de la plate-forme Cosmetomique est de créer une infrastructure permanente de gestion alliant prestation de services, recherche, transmission de la connaissance et propriété intellectuelle autour de différentes activités de R&D » précise Cosmétic Valley dans sa lettre mensuelle.

Les deux autres Opens Labs seront basés en Normandie (sur le thème de la sécurité) et en région Centre (essais cliniques). Ainsi, l’ensemble des problématiques de recherche et de développement sera abordé pour conforter l’industrie française de la cosmétique dans sa position de leader.

Les plateformes mutualisées d’innovation en quelques mots

Les plateformes mutualisées d’innovation sont destinées à offrir des ressources mutualisées (équipements, personnels et services associés) en accès ouvert, principalement aux membres du ou des pôle(s) de compétitivité labellisateur(s) et en particulier aux PME. Elles permettent de mener à bien des projets de recherche et développement (R&D) à forte retombées économiques, pouvant aller jusqu’à leur phase d’industrialisation et de mise sur le marché. Elles ouvrent la possibilité de procéder à des projets d’innovation, des essais et des tests, de développer des prototypes et/ou des préséries, voire de servir de laboratoires d’usages ou « living labs ».

(Source : Optics Valley - 18 septembre 2014)

10 voix pour éclairer l’avenir

Voici un livre où, pour la première fois, dix hommes et femmes libres, qui jusque-là agissaient séparément, unissent donc leur talents, leurs convictions humanistes, leur enthousiasme et leur capacité d’entraînement afin d’embrasser de manière globale les problèmes de notre société. 

"Changer de paradigme ne signifie pas revenir en arrière, mais au contraire aller de l'avant. Vivre mieux et non moins bien, de manière plus sobre, plus durable, plus respectueuse. Plus heureuse aussi."

Front national en hausse, transition énergétique en berne, réchauffement climatique dans une indifférence et une impuissance généralisées, délitement du lien social sur fond de crise, de chômage et de souffrances multiples, incapacité des politiques à agir ou à offrir une espérance crédible aux jeunes générations… Alors que l’année électorale 2014 a cristallisé toutes les tensions, toutes les intolérances, le journaliste Olivier Le Naire a mené dix grands entretiens auprès de dix personnalités de haut niveau - célèbres ou non, toutes reconnues dans leurs domaines -, afin qu’elles livrent leur diagnostic, proposent des remèdes pour guérir notre société malade. Et montrent à une France rongée par le pessimisme que les voies de l’espoir existent bel et bien.

Sur fond de crise, de pessimisme ambiant, d’attentisme … voici le diagnostic et les solutions de dix grands « éclaireurs de l’avenir » pour retrouver confiance et découvrir les voies de l’intelligence collective, des merveilleux possibles et solutions qui s’ouvrent à nous : Jean-Claude AMEISEN, Cynthia FLEURY, Françoise HERITIER, Nicolas HULOT Frédéric LENOIR, Ellen MACARTHUR, Abd al MALIK, Dominique MEDA, Pierre RABHI, Erik ORSENNA.

Ensemble, ils veulent montrer qu’on ne peut plus faire l’économie d’un changement radical, et que d’autres modèles, plus efficaces, plus justes, plus vertueux sont possibles. Souvent, ces modèles existent, ils marchent déjà. Leur application relève d’abord de la volonté et non de l’utopie, comme le prouvent chaque jour dans le monde des millions de citoyens à travers leurs actions concrètes. Et comme l’ont montré avant nous des visionnaires comme Gandhi, Martin Luther King ou Nelson Mandela.
Tous les signataires de ce livre ont aussi le désir de s’adresser au public le plus large possible, puisque leur postulat est que rien ne se fera sans les citoyens eux-mêmes. L’objectif de cette démarche n’est donc pas seulement d’éclairer le chemin, mais aussi de mobiliser, de faire vibrer les consciences, afin que chacun soit bien persuadé que le changement n’adviendra que si, tous, nous faisons notre part. Et si, ensemble, nous pesons sur nos élus pour mettre en pratique des solutions ambitieuses.
Au début de ce livre, un texte manifeste résume le constat et les recommandations des auteurs. Aux citoyens, aux associations, aux médias, aux acteurs de l’économie, aux partis politiques, ensuite, de s’emparer s’ils le souhaitent de cette arme pacifique pour participer à l’évolution nécessaire de notre société.

Dix points de vue qui invitent à une posture résolument optimiste faisant appel à une attitude de prospective active : “La prospective consiste à savoir que les ailes poussent : que non seulement nous nous déplacerons plus vite, mais que nous nous déplacerons autrement. Nous essayons toujours de représenter l’avenir sur l’image du passé. Mais ce sont des dimensions complètement nouvelles qui s’ouvrent à notre pensée et à notre action. Nous sommes dans un monde à la fois terriblement angoissant et infiniment riche de possibilités, mais de possibilités qui ne viendront pas toutes seules, qui sont prêtes à être cueillies si nous savons, si nous voulons. La Prospective, c’est le contraire de la prophétie illuminée (…)». Gaston Berger, 11 mai 1955. 

Je salue donc ce livre et je vous invite vivement à signer le manifeste associé car il est au cœur de l’attitude prospective positive : "L’avenir tu n’as pas à le prévoir, tu dois te le permettre » dixit le Petit Prince de Saint-Exupéry.

L’attitude prospective c’est comme je le répète souvent : être responsable de l’avenir qui ne va prendre soin de lui tout seul et ce, pour faire fructifier l’homme, l’économie et la société.

Tous les auteurs de ce livre ont cette posture courageuse et je les félicite. Voici les clés à mon avis :

1) éclairer l’avenir pour conduire l’action dans un contexte d’accélération, de complexité, de changement de dimension ; plus ces phénomènes s’imposent, plus les phares doivent porter loin.
2) être phénoménologues : la phénoménologie est une conception positive du développement. (être, c’est devenir ; l’homme est potentialités).
3) Rompre totalement avec les conceptions actuelles de l’avenir : le déversoir de nos croyances ; l’extrapolation, le précédent, la prévision ; et surtout l’utopie.
4) Considérer l’avenir comme détour productif pour concevoir de nouvelles configurations, une notion de just in time prospectif.
5) L’espérance en acte : le point de départ de projets à réaliser dans le présent : c’est la notion de dessein, qui est aussi un dessin !

Sans oublier que tout devrait nous pousser à un optimisme rationnel – Oui, pour la première fois de l’histoire, avec l’inter connexion généralisée, la recherche, les technologies à visage humain, le partage …nous disposons en fait de tous les moyens pour échapper à la force des choses. C’est donc bien en nous impliquant dans le changement que nous pourrons le réussir et en même temps en finir avec la crise, les oppositions stériles, le "cancer du pessimisme", le fatalisme. Nous sommes tous des "Petit Prince"! Avec la mise en commun de 1000 et une consciences & intelligences & actions nous devrions enfin créer des Biens Communs : de la valeur pour tous, sociétés, entreprises, gouvernements. Cela fera sans doute naître une vraie philosophie du cœur...

Les dix intervenants ont abandonné aux Restos du cœur la totalité de leurs droits d’auteur sur ce livre.
La série des rencontres prévues avec les auteurs débute le 1er octobre avec le Grand Journal sur Canal+ où Pierre Rabhi et Nicolas Hulot sont invités.

"Nos Voies d’espérance" de Olivier Le Naire /Entretiens avec 10 grands témoins pour retrouver la confiance.
Coédition Actes Sud/ LLL – Les Liens Qui Libèrent - Parution en librairie le 8 octobre 2014

Longtemps critique littéraire puis grand reporter, Olivier Le Naire est rédacteur en chef adjoint du service société et sciences de L’Express, où il traite aussi régulièrement des questions d’environnement, d’histoire et de patrimoine. Olivier Le Naire est également l’auteur de Pierre Rabhi, semeur d’espoirs, paru en 2013 chez Actes Sud.

Lire "Resource Revolution: How to Capture the Biggest Business Opportunity in a Century" de Stefan Heck et Matt Rogers (Amazon Publishing, juillet 2014)
En bref : loin des prévisionnistes catastrophistes qui ne jurent que par la surpopulation, les bouleversements climatiques et la guerre hommes/machines, les auteurs de Resource Revolution défendent une approche qui, sans tomber dans la naïveté, pousse les dirigeants à voir le verre à moitié plein. Objectif : saisir les nombreuses opportunités que réserve l’avenir.

IFA Berlin : les cinq innovations à retenir

Le salon IFA des innovations technologiques de Berlin s'est clôturé ce jour à Berlin : de nombreuses surprises dont notamment dans le secteur de la téléphonie mobile et des objets connectées.

Des maisons ultra connectées

Les principales préoccupations : maîtriser sa consommation d'énergie, faire ses courses depuis le frigo, cuisiner avec l'aide d'un chef sous forme d'hologramme...

- Thomson a notamment présenté sa Thombox, une box domotique, connectée à un modem ADSL (Freebox, Livebox…), et qui permet où que vous soyez, de gérer votre sécurité, vos accessoires de confort (éclairage…), d’ouvrants (motorisations de volet, de garage…), et de gestion d’énergie (consommations électriques, chauffage) grâce à des scénarios, c’est à dire des séquences d’actions programmées sur un ordinateur, une tablette tactile ou un smartphone, depuis n’importe où dans le monde via Internet.

- Samsung, également, qui a imaginé la maison du futur à l'horizon 2020 : connectés entre eux, mais aussi à vous via votre smartphone ou votre tablette, les objets du foyer ouvriront très bientôt un océan de possibilités. On peut déjà demander à un frigo LG de vous envoyer une photo de son intérieur, pour savoir s’il faut racheter de la moutarde ou du formage une fois arrivé au supermarché. Le groupe coréen propose également une machine à laver que l’on peut activer à distance, et même personnaliser avec des programmes de lavage téléchargeables - pour la lingerie notamment.

-  Dyson qui a créé l'événement. 16 années de recherche pour lever le voile sur une petite révolution : son robot aspirateur "360 Eye", équipé d'une caméra et bardé de capteurs infrarouges, qui est capable de nettoyer une pièce sans jamais repasser deux fois au même endroit, tout en évitant de se cogner contre murs et meubles.

- Withings qui a annoncé la sortie d’une caméra baptisée "Home", faite pour surveiller le chat ou le sommeil de votre dernier-né depuis l’écran de son smartphone : il s'agit d'une caméra de surveillance HD avec capteur intégré à placer chez soi pour surveiller en direct sa maison, ses enfants, son bébé et même son animal préféré. Dotée de 2 microphones numériques, d’un haut-parleur HQ et d’une vision grand angle à 135°, ainsi que d’un filtre infrarouge, cette caméra HD est compatible Bluetooth et Wi-Fi.
Commercialisée au prix de 199,95 euros, Home, au design moderne et épuré, est compatible iOS : toutes les images, vidéos et notifications sont envoyées sur le terminal mobile Apple, grâce à une application à télécharger sur l’App Store.

Des écrans de télévision incurvés...

- Samsung et LG présentent chacun leur écran "flexible", capable de s'aplatir ou se courber selon les envies du téléspectateur et mettant en avant l'effet «immersif» qu'il apporte associé à l'ultra haute définition (UHD, soit quatre fois la définition de la HD). 

Toutes les marques sont venues avec un écran incurvé à Berlin. Même Sony, qui jurait il y a encore quelques mois ne pas vouloir suivre le marché, a présenté son Bravia S90,  équipé d’un système audio 4.2 de nouvelle génération, un système audio en 360° ; ou TLC avec le plus grand écran ultra-HD incurvé au monde : près de 2,8 m de diagonale, pour la modique somme de 200 000 euros !

... et de smartphones aussi 

Le Galaxy Note Edge de Samsung, cet objet mi-tablette mi-smartphone, se démarque de la concurrence avec un nouveau type d'écran incurvé : comme si deux écrans étaient connectés l'un à l'autre via un angle aigu, sauf qu'il n'y a qu'un seul écran !

Des montres intelligentes 

Les montres se portent toujours au poignet, mais deviennent de plus en plus intelligentes : elles comptent nos pas, consultent nos mails ou nous donnent les infos du jour.

- Samsung, précurseur dans ce domaine, a proposé une version actualisée de son premier modèle avec la Galaxy Gear S : elle détecte le rythme cardiaque, les UV, on peut aussi y copier sa musique pour l’écouter sans avoir encore une fois à la connecter à son smartphone. Une taille  un peu plus importante : 2 pouces (360 x 480 pixels) quand les modèles précédents ne dépassaient pas 1,6 pouce.

- La G Watch de LG, au design traditionnel "à l'ancienne", la plus esthétique par rapport à ses concurrentes au design futuriste...

- La Moto 360 de Motorola : elle permet de recevoir des notifications (alertes météo, circulation, vols retardés...), d’envoyer des SMS ou de surveiller son activité physique ou son rythme cardiaque avec un podomètre et un moniteur cardiaque intégrés. Elle répond également aux commandes vocales et se synchronise avec un smartphone Android.

- Asus : La Asus ZenWatch  propose aussi des fonctionnalités dédiées au bien-être. Avec l’Application Asus Wellness, il est en effet possible de consulter un ensemble de statistiques dans le domaine de la santé et du bien-être, de mesurer nombre de pas, rythme cardiaque, niveau d’effort, de relaxation, nombre de calories brûlées et même d’obtenir un score permettant de connaître son niveau général de relaxation.

De la réalité augmentée

- Sony a dévoilé un prototype sorti de ses laboratoires, pour concurrencer les Google Glass. Encore en cours de développement, ces lunettes superposent un écran pourvoyeur d'informations sur la vision de l'utilisateur.

- Samsung : le Galaxy Gear VR. Développé avec la société Oculus VR, détenue depuis le printemps par Facebook, le Galaxy Gear VR est un casque de réalité virtuelle, qui fonctionne avec le tout nouveau Galaxy Note 4 : le Coréen propose un casque dans lequel l'utilisateur pourra placer un smartphone Samsung devant ses yeux et s'immerger dans ses jeux vidéos à 360 dégrés.

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