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Orion : la lampe photovoltaïque primée au Prix Observeur du Design 2015

Le prototype de lampe Orion, réalisé par des étudiants de L'École de design Nantes Atlantique dans le cadre d’un partenariat avec Armor, et intégrant le film photovoltaïque organique souple du Beautiful Ligth Project, vient d’être récompensé d’une « Etoile » par le Prix Observeur du Design 2015.

Ce prix, décerné depuis 1999 par l’Agence pour la Promotion de la Créativité Industrielle (APCI), a permis cette année de labelliser 150 produits ou services, dont 29 « étoilés », parmi lesquels la lampe Orion. L’ensemble des projets labellisés sont présentés au sein de l’exposition « Equation(s) Design » qui se tient à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris jusqu’au 31 octobre 2015.

François Barreau, Directeur Marketing d’Armor ASE, en charge du Beautiful Light Project déclare que : « Tout le monde s’accorde à dire que nous devons changer de paradigme pour faire face aux enjeux énergétiques de demain. Le travail fait par les étudiants dans le cadre du projet Orion est plein de promesses pour les générations à venir. Il montre que la conjugaison de la créativité, de l’innovation et du savoir-faire donne plus qu’un simple produit ; il introduit de nouveaux usages tout en préservant le lien social et nos ressources naturelles. Ce prix récompense à la fois leur talent, mais aussi leur vision optimiste sur l’avenir, bravo ! ».

La lampe Orion

Orion est une lampe LED puissante qui offre suffisamment de lumière et d’énergie pour un groupe. Elle peut être utilisée dans n’importe quel contexte, en s’adaptant aux besoins de ses utilisateurs. Elle fonctionne avec un film photovoltaïque souple (technologie OPV d’Armor) qui s’enroule et se déroule grâce à une molette installée sous sa base.
La lampe qui respecte les couleurs utilisées en plongée pour être le plus visible possible peut servir de veilleuse avec ses bandes phosphorescentes. La lampe a 3 poignées antidérapantes et peut être placée dans toutes les positions, aussi bien posée sur le sol que suspendue. Elle est bien évidemment extrêmement résistante aux chocs. Enfin, la partie supérieure de la lampe peut être détachée, laissant place alors à une lampe unidirectionnelle de type lampe torche.

Orion est l’un des six projets de l’exposition "Survival" de L’École de design Nantes Atlantique ; projet développé par les étudiants de cycle bachelor option design produit entre mai 2013 et avril 2014 sous l’encadrement de Jean Yves Guillet et Bertrand Letourneur.
Rappelons que le design produit est une activité de conception qui s’applique aux biens de consommation (électroménager, automobile, mobilier, emballage, équipement de la maison...), comme aux biens d’équipements (équipements professionnels, outillage, transports collectifs, mobilier urbain...), qu’ils soient fabriqués industriellement en grande série ou artisanalement.

Le Beautiful Light Project

Initié en 2010, le Beautiful Light Project poursuit un objectif aussi simple qu’ambitieux : transformer toute surface en une source d’énergie inépuisable et apporter ainsi l'énergie au plus grand nombre.

Le photovoltaïque ne représente qu’une part infime de l’électricité produite dans le monde, le Silicium cristallin en est la technologie dominante. Elle présente des avantages mais aussi des limites dans son utilisation et n’est pas sans conséquence sur notre écosystème.
S’appuyant sur un consortium d’ experts technologiques, économiques et industriels, sur un investissement de plus de 20 millions d’euros, et sur le savoir-faire technique et industriel d’Armor, le Beautiful Light Project vise à développer, industrialiser et commercialiser des films minces photovoltaïques organiques de 3ème génération, dont les performances n’étaient jusqu’alors reproductibles qu’à l’échelle expérimentale.
Un consortium réunissant des experts technologiques, économiques et industriels

Au sein de l’activité ASE (Armor Sustainable Energies), le programme de recherche OSCAR (Organic Solar Cells by Armor) a vu le jour en 2010, en étroite collaboration avec un consortium français composé de :
− L’université de Bordeaux 1, représentée par le Laboratoire de Chimie des Polymères Organiques (LCPO),
− Le CEA-INES (Commissariat à l'Énergie Atomique– Institut des Énergies Solaires),
− AMCOR Flexibles, garant du développement et de la mise en œuvre de films très haute barrière nécessaires au maintien dans le temps des performances.
− PLASTO Technologies, expert de la formulation et la production d’adhésifs techniques dans des domaines aussi exigeants que la santé, l’automobile et l’industrie.

Armor est l'initiateur et le chef de file de ce consortium puisque la société se chargera de la production industrielle et de la commercialisation de la technologie.

Un projet en phase pré-commerciale, et des usages à inventer

Le projet, soutenu financièrement par BPI France (ex-OSEO) et labellisé par le pôle de compétitivité pour l’innovation dans les technologies de production EMC2, vise à créer des films minces photovoltaïques organiques de 3ème génération.
Après 4 ans de R&D, la génération 1.0 de films organiques photovoltaïques issue du Beautiful Light Project ® sera lancée commercialement fin 2015.
Elle marquera une rupture de taille dans nos usages quotidiens, avec des applications aussi diverses que l’éclairage public, le mobilier urbain, la recharge d’appareils électroniques portables, la motorisation, … en bref, tous les domaines où il existe un enjeu d’apporter de l’autonomie énergétique sans avoir à se connecter au réseau.

L’objectif du Groupe Armor est aujourd’hui de créer un véritable écosystème autour du projet, afin de faire naître des partenariats avec des industriels pour inventer les usages, créer des produits prototypes et asseoir le développement, l’industrialisation et la commercialisation de cette technologie.

Trois questions à François Barreau, Directeur Marketing et Développement Business du Groupe Armor

Pourquoi avoir fait le choix du photovoltaïque et plus précisément des films de 3ème génération OPV pour le Beautiful Light Project ?

FB : Le coût de l’énergie (électricité, gaz) ne cesse d’augmenter et cela continuera dans les années à venir. A quoi s’ajoute le fait que près de 1,3 milliard de personnes n’ont pas accès à l’énergie dans le monde et sont à la recherche de solutions économiques et autonomes de faible puissance.
Le photovoltaïque ne représente quant à lui que quelques pourcents de la production électrique française, européenne ou mondial et le photovoltaïque silicium cristallin, s’il répond à certains besoins, ne fait pas tout.
Pour nous, les films de 3ème génération OPV signifient avant tout de faire le choix d’une technologie efficace et respectueuse de l’environnement et d’une technologie d’avenir avec des possibilités d’intégration démultipliées.

Quels bénéfices sociaux et environnementaux sont attendus avec le Beautiful Light Project ?

FB : Le Beautiful Light Project, au travers de la technologie OPV, ouvre de nouvelles applications non couvertes par les technologies photovoltaïques actuelles, ainsi que toute une série de nouveaux usages. Les innovations dans d’autres domaines comme l’éclairage LED ou la batterie (lithium) avancent à grand pas et il y aura, dès 2015, des points de convergence entre ces innovations et la technologie OPV, ouvrant ainsi de nouveaux espaces. Le Beautiful Light Project va également permettre de proposer des solutions économiquement intéressantes pour la rénovation des installations existantes qui n’ont pas été conçues pour intégrer des panneaux photovoltaïques cristallins.

Quelles sont les perspectives de développement du Beautiful Light Project ?

FB : Nous arrivons aujourd’hui dans une nouvelle étape du projet, où, après plusieurs années d’efforts en R&D, une première génération de films organiques photovoltaïques issus du Beautiful Light Project s’apprête à être commercialisée sur le marché, d’ici fin 2015.
C’est un moment important, car nous savons que cette technologie va ouvrir de réelles opportunités. Mais les attentes sont fortes et on ne peut plus se limiter à des promesses, il faut proposer des solutions concrètes et industrielles. Au-delà de la technologie et de ses performances, nous avons également un rôle important à jouer dans le développement des usages. C’est pourquoi nous souhaitons dans les prochains mois multiplier les contacts avec les industriels, tous secteurs d’activité confondus, afin d’inventer avec eux de nouvelles solutions intégrant notre technologie, et pouvoir ainsi répondre à des besoins jusqu’ici non couverts, ou améliorer les réponses à ce jour existantes sur le marché.
Le Beautiful Light Project donne aujourd’hui naissance à une technologie de rupture, et comme pour toute technologie de ce type, nous souhaitons également travailler avec des partenaires pour inventer les usages qui y seront associés dans le futur.

Ingénieur de formation, François Barreau a débuté sa carrière dans le domaine de la vente de produits de spécialités chez CECA (Groupe Arkema) puis Monsanto. Il devient chef de produit chez Armor au sein de l’activité Transfert Thermique avant de rejoindre Markem-Imaje en tant que Responsable Marketing Produit. Il rejoint de nouveau le groupe Armor en octobre 2012 pour mettre en place la politique marketing et commerciale de la nouvelle activité ASE, Armor Sustainable Energies, pour les solutions photovoltaïques organiques. Il est également depuis mars 2014 le Président de la commission OPV (3ième génération de cellule photovoltaïque organique) au sein de l’Afelim, l’association française de l’électronique imprimée.

santé et innovation

La couveuse MOM remporte le James Dyson Award 2014

Chaque année, quinze millions de bébés naissent prématurément, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (1). Et 75% de ceux qui en meurent pourraient être sauvés, grâce à des traitements peu coûteux, selon plus de 100 spécialistes qui ont contribué au rapport, représentant près de 40 agences de l’ONU, universités et organismes. James Roberts, un étudiant anglais de 23 ans, a sans doute trouvé une solution : la couveuse MOM.

En réponse à ce constat, James Roberts qui étudie à l’université de Loughborough au Royaume-Uni, a conçu une couveuse gonflable à moindre coût, qui s’adapte ainsi aux faibles moyens de nombreux hôpitaux dans le monde.
Cette invention est aussi performante qu’une couveuse moderne, et bien meilleur marché à produire et à transporter. La couveuse est constituée de panneaux transparents, gonflables assurant la rigidité de la structure, dans lesquels sont insérées des structures en céramiques qui, une fois chauffées, garderont le bébé au chaud. La MOM permet également l’humidification de l’air et possède une lampe de photothérapie. L’ensemble est contrôlé grâce à une carte arduinocar. La couveuse se plie pour être facilement envoyée par la Poste, et sa batterie a une autonomie de 24h, en cas de coupure de courant. La température de l’appareil est indiquée sur un écran, ainsi que l’humidité, qui peut être modifiée selon l’état du nouveau-né. Une alarme a été prévue pour informer le personnel de tout changement de température du bébé.
MOM présente donc les mêmes caractéristiques techniques que les couveuses actuelles qui coûtent près de 40.000€. La production et l’envoi par courrier de MOM ne dépassent pas les 320€...

“J’ai eu l’idée de développer MOM un soir, devant ma télévision, après avoir vu un reportage sur la naissance d’enfants prématurés dans les camps de réfugiés. J’ai eu du mal à me mettre au travail, j’avais mille idées à la minute mais aucune d’entre elles n’était viable. J’ai ensuite dû vendre ma voiture pour créer mon premier prototype ! Mon rêve : rencontrer un jour un enfant qui fut sauvé grâce à ma couveuse. J’aurais alors la preuve que mon invention a vraiment été utile !"  déclare James Roberts.

Lauréat du James Dyson Award 2014

Le jury de la finale internationale du concours de design James Dyson Award a décidé de récompenser MOM. Grâce à ce prix, James Roberts va recevoir la somme de 37 500 €, qu’il souhaite investir dans de nouveaux tests plus avancés et une production à grande échelle.

"L’invention de James montre l’impact que les constructeurs peuvent exercer sur la vie des gens, explique James Dyson lors de la remise des prix. James nous prouve que le design et l’ingénierie peuvent être utile à l’être humain. En tant qu’Occidentaux, nous ne nous rendons pas forcément compte que nos couveuses ne sont pas adaptées à des zones du monde où l’électricité peut manquer par exemple. James a su remettre en cause un objet non revisité depuis longtemps… et il sauvera prochainement des milliers de vies ! ".

(1) Rapport de l’OMS rédigé en 2012 par plus de 100 spécialistes d'agences de l’ONU et d'universités

(Source : BBC News Technologies - Novembre 2014)

impression3D

"Touchable Memories" : les souvenirs au bout des doigts

A Singapour, le projet "Touchable Memories" permet à des aveugles de "voir" des photos-souvenirs imprimées à l'aide d'une imprimante 3D. Voir avec les doigts...

Difficile de se souvenir des belles choses sans faire appel à une photo, une image ou une vidéo. Alors comment font les personnes privées de la vue ?
Pour un mal-voyant, une photo imprimée en 2D ne présente pas le moindre intérêt. Elle n'évoque aucune émotion, elle n'est qu'une simple surface lisse sur laquelle les souvenirs glissent. L'agence créative Lola, implantée à Madrid en Espagne, s'est penchée sur le cas des personnes mal-voyantes qui veulent revivre un moment immortalisé sur un cliché. A travers le projet « Touchable Memories », des personnes privées du sens le plus fondamental ont pu vivre ainsi une expérience inédite : « voir » pour la première fois le contenu de leurs photos-souvenirs !

Une modélisation en relief de leur cliché a été imprimée en 3D avec des imprimantes Pirate3D. La photo, rendue tangible, peut alors être vue...avec les doigts. Grâce à ce procédé, les aveugles peuvent enfin conserver et revivre des souvenirs de leur passé. "Je ressens peut-être la même émotion que la première personne qui s'est vue sur une photographie", a confié l'un des premiers utilisateurs en découvrant le contenu d'une photo d'enfance. La technologie au service de la mémoire. A quand l'album photo ? 

 

A l’origine, il s'agissait d’une opération de communication de Pirate3D pour le lancement de son nouveau modèle d’imprimante « Buccaneer » qui remportait un large succès sur le site de crowdfunding Kickstarter en 2013. « Touchable Memories » a été une expérience proposée à 5 personnes non-voyantes afin de les aider à revivre des moments marquants de leur vie grâce à l’impression 3D, en transformant simplement une photo en une scène de vie perceptible.

www.pirate3d.com

innovation

SensorWake, le réveil olfactif

Finis les alarme stridantes, les réveils bruyants ! Désormais se réveiller en respirant la bonne odeur du café ou des tartines de pains grillés sera bientôt possible afin de se lever du bon pied chaque matin. Le SensorWake est le réveil olfactif inventé par un jeune nantais de 18 ans, Guillaume Rolland.

Guillaume Rolland a déjà remporté de nombreuses récompenses avec son invention : Prix Jeunes Inventeurs, Médaille d’Or au Concours Lépine Européen 2014, Prix Européen d’Innovation, Prix Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle et finaliste international au Google Science fair 2014 de la Silicon Valley. Il a intégré depuis l'UTC (Universite de Technologie de Compiegne) pour préparer un diplôme d'ingénieur.

Un ventilateur propulse l'odeur contenue dans une capsule vers le dormeur. Réveil garanti en 30 secondes

Le principe du réveil se veut assez simple. "L'appareil fonctionne comme une machine Nespresso, avec des capsules de senteurs à glisser à l'arrière, en face du ventilateur. Chaque capsule dure environ trois jours", explique Guillaume Rolland. Lorsque l'heure du réveil s'affichera sur l'écran, le ventilateur s'actionnera pour libérer les senteurs. Ainsi, lorsque l'horloge intégrée affiche l'heure du réveil, le clapet se lève pour faire signe au ventilateur de libérer une senteur vers le dormeur et dans toute la pièce pendant une dizaine de minutes.
L'utilisateur pourra également choisir d'activer une lumière et/ou une alarme en plus du mode olfactif pour être sûr de se réveiller.

A partir d'un dessin 3D qu'il a lui-même réalisé grâce à un logiciel, c'est l'Ecole Centrale de Nantes qui fabrique le prototype final grâce à une imprimante 3D. "Etienne Labaou, un étudiant en design, s'est occupé de l'apparence du réveil, raconte Guillaume. Exhalia, une entreprise spécialisée dans les parfums, me fournit les huiles essentielles." Du côté des odeurs justement, on retrouve : café, viennoiserie, chocolat, fraise tagada, confiture d'abricot, bois coupé,...Et bientôt le dollar américain (sic !).

Quels débouchés ?

Le SensorWake est particulièrement intéressant pour les personnes âgées ou les personnes sourdes profondes explique le jeune inventeur. De plus, les personnes sourdes profondes ont un sens olfactif beaucoup plus développé d’où l’intérêt d’une telle invention afin de leur assurer une autonomie dès le réveil.
Pour réaliser son réveil olfactif, Guillaume Rolland a dû réaliser des tests d’assemblage avec divers constituants puis choisir la tension idéale en courant électrique pour alimenter le ventilateur. Puis il a effectué des tests olfactifs avec du menthol et a observé que dans 100% des cas, les sujets se réveillent entre 30 secondes et deux minutes après la diffusion du parfum.

Le SensorWake "sera commercialisé définitivement mi-janvier en France et partout dans le monde", et les précommandes possibles dès décembre. Vendu 65 euros avec trois capsules, la popularité de son produit devrait être éprouvé par une campagne sur le site de crowdfunding KickSarter où il espère atteindre les 100 000 dollars de soutien.

Parfums de synthèse quand tu nous tiens...

Les technologies à « odeurs » ont la cote ! L’art olfactif atteint de nouveaux sommets avec les molécules de synthèse qui offrent de nouvelles sensations et applications. La chimie de synthèse permet de reproduire une odeur "sur mesure" à partir de composés naturels ou artificiels.
On le voit ici avec le SensorWake mais c'est déjà le cas avec l'oPhone, ce gadget qui promet de révolutionner la messagerie mobile en permettant d'envoyer des odeurs à distance par le biais d'une appli pour iPhone. 

La révolution de la chimie organique du XIXe siècle a permis cette explosion, et porté l’engouement du public. La sensation olfactive est un phénomène complexe, dont la compréhension avance avec la connaissance des mécanismes physiologiques, non seulement des récepteurs du système olfactif périphérique, mais jusqu’ au niveau des gènes impliqués, ce qui valut à Richard Axel et Linda B. Buck le prix Nobel de médecine et physiologie en 2004. On sait maintenant qu’une sensation olfactive résulte de l’activation d’un réseau de récepteurs, et que c’est la dimension combinatoire du phénomène qui explique la diversité de ces sensations, supérieure au nombre de récep­teurs mis en jeu. Rappelons-nous que déjà en 1884, l’écrivain français Joris-Karl Huysmans imagine un orgue à parfum, repris par Boris Vian dans l’Ecume des jours pour son piano à cocktail.
Baudelaire l’a écrit : « les parfums, les couleurs et les sons se répondent » !

mobilité et innovation

La voiture transparente roule !

Deux chercheurs japonais, Susumi Tachi et Masahiko Inami, de l'université de Design de Keio ont publié une vidéo mettant en scène un nouveau prototype utilisant des miroirs réfléchissants fixés sur les portes et les sièges d'une voiture. Grâce à un système de vidéo projecteur installé à l'intérieur du véhicule, relié à des caméras extérieures, l'habitacle disparaît pour laisse place au paysage environnant, comme si la voiture était transparente. Une première, après la cape d'invisibilité d'Harry Potter !

Les deux chercheurs ont fixé des miroirs réfléchissants sur les portes et les sièges d'une voiture. Et grâce à un ensemble de caméras installées à l’extérieur du véhicule et des vidéoprojecteurs positionnés à l’intérieur, l'habitacle disparaît pour laisser place au paysage environnant. La voiture devient donc «transparente».
La voiture utilise des projecteurs, des caméras et miroirs spéciaux pour refléter ce qui est en dehors de la voiture sur les surfaces intérieures. Les images obtenues permettent de voir ce qui se passe tout autour du véhicule, même derrière vous et surtout dans les angles morts.
Créé par Susumu Tachi et Masahiko Inami de la Graduate School of Media Design de l'Université Keio, le projet est conçu pour aider les conducteurs à rester conscients de leur environnement. Une technologie qui n'a rien de nouveau puisque des militaires travaillent déjà depuis plusieurs années sur ce concept de camouflage vidéo utilisant des nouveaux matériaux capables de dissimuler un char d'assaut en le fondant dans le paysage.
Là, dans le cadre de cettre voiture, vous pouvez faire une sorte de camouflage inverse : au lieu de cacher des objets avec de la lumière, le projecteur rend la Toyota Prius dans la vidéo "transparente".
La voiture semble tout à fait normale vue de l'extérieur, les passagers installés à l'intérieur peuvent en revanche "voir" à travers la carrosserie ce qui se passe à l'extérieur.

Dans une interview accordée à Techcrunch, les deux chercheurs ont expliqué être déjà en pourparlers avec plusieurs constructeurs automobile pour adapter et commercialiser ce système sur nos futures voitures.

Transparent Cockpit

Un système de réalité augmentée projette dans l'habitacle les images de l'environnement permettant de supprimer complètement les angles morts. Comme expliqué par IT Industrie et Technologies, le cauchemar des conducteurs ce sont ces angles morts qui pourraient bien disparaître grâce à ce système de réalité augmentée appelée Cockpit transparent. Cette technologie intègre autour et à l’intérieur du véhicule des caméras, des logiciels de traitement d’images, des projecteurs et des surfaces réfléchissantes. Pour projeter les images de l’extérieur, les chercheurs ont utilisé un système de retro-réflexion. Un projecteur placé au sol renvoie la lumière captée vers un miroir incliné, les faisceaux rebondissent sur le miroir et sont projetés sur la banquette arrière. Ce système permet d’avoir une image projetée lumineuse et, surtout, il n’y a pas de distorsion d’image, même quand elle est projetée sur un écran de forme complexe.

La technologie de projection rétro-réfléchissante, ou RPT, utilise un écran recouvert de perles de verre de 50 micromètres de diamètre, ce qui produit une forte réflexion. Qui plus est, le système utilisant un projecteur pour chaque œil, il peut créer un effet stéréoscopique avec un seul écran. Pas besoin de lunettes à obturateur ou tout autre matériel 3D. La projection RPT est au moins 100 fois plus brillante que celle obtenue en utilisant des écrans normaux. Et comme la réflexion s’effectue le long de l’axe de projection, il n’y a aucune distorsion, puisque l’image est projetée sur cet écran de forme complexe. Le résultat est une vue panoramique que le conducteur peut utiliser de manière intuitive, ce qui est tout à fait différent du système courant de caméra de recul dont l’affichage se fait sur le tableau de bord.
Ce système peut également fonctionner comme camouflage optique. Il permet de faire disparaître une personne située en arrière-plan, par exemple. Une autre utilisation possible du système RPT , dans l'univers médical par exemple, est de recueillir des données à partir d’une machine à rayons X ou d’une IRM, puis les superposer sur un patient subissant une intervention chirurgicale. 

Cette technologie pourrait avoir des applications pour la chirurgie ou des actes de précisions, comme dans l’industrie électronique par exemple, où un opérateur pourrait porter un gant en matériau rétro-réfléchissant. L’environnement caché par sa main pourrait alors être projeté sur celle-ci afin qu'il conserve une vue d'ensemble.

L'avion transparent

Voler la tête dans les nuages ne sera bientôt plus une image ! Car l'avion du futur sera transparent, lui aussi. Le Centre britannique CPI travaille aussi sur un projet similaire : les hublots et certaines parties du fuselage d'un avion pourraient être remplacés par des panneaux OLED ultra-mince, semblables à des écrans sur lesquels seraient diffusées en continu des images prises par des caméras installées à l'extérieur. Pour ceux qui n'auront pas la chance d'être près des hublots, le CPI a prévu d'installer un système similaire sur l'arrière des sièges.
Sur ces parois, non seulement les passagers pourront admirer le ciel mais aussi lire leurs mails, voir des vidéos ou surfer sur la Toile. À terme, le projet devrait permettre aux voyageurs de choisir leur vue. Ils pourront décider à 10.000 mètres d'altitude s'ils préfèrent admirer une ville, une aurore boréale ou encore une montagne. Interviewé par The Mirror, le Docteur John Helliwell, porte-parole du CPI, estime que des vols commerciaux disposant de cette technologie pourraient être possible d'ici dix ans.

Le rêve de l’invisibilité a toujours attisé l'imagination des scientifiques. Il était déjà possible de rendre invisible un objet dans le domaine des infrarouges, voire dans le spectre visible de la couleur rouge grâce à des métamatériaux. A quand l'homme invisible ? James Whale en avait déjà rêvé en 1933...

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