UP' Magazine Le magazine de l'innovation et de l'économie créative

T8, l'aéro-boat révolutionnaire

Un projet révolutionnaire dans l'univers du multicoque nautique porté par l'entreprise Tera-4 va bientôt sortir de mer : le quadrimaran, navire à quatre coques.

Cette société semble repousser les limites techniques du transport maritime multicoques en imaginant ce quadrimaran à quatre coques d'allure futuriste ! Un concept des plus novateurs garant de hautes performances puisqu'il combine des avantages hydrodynamiques et aérodynamiques pour accéder à une navigation semi-aéroportée inégalée jusqu'à présent. Surfant entre air et mer, le quadrimaran Tera-4 garantit, en plus de sa stabilité et de sa rapidité, une diminution de -50% de la consommation d'énergie et ouvre ainsi de nouvelles perspectives dans l'industrie navale.

Pour concrétiser ce projet ambitieux, Tera-4 lance la création d'un prototype, le « T8 ». D'une longueur de 8,5 mètres et d'une vitesse maximale de 60 nœuds, ce navire servira de démonstration et matérialisera la naissance des aéro-boats, ces navires révolutionnaires aux moteurs à économie d'énergie.

Un concept novateur abouti techniquement

L'innovation majeure du quadrimaran Tera-4 réside dans les trois tunnels d'air que forment ses quatre coques. Entièrement conçues en aluminium, les coques ont fait l’objet de tests hydrodynamiques et aérodynamiques intensifs en bassins de carènes (France et Suède) et en souffleries (Saint-Cyr).  Des études de structures ont également été réalisées sur un large spectre de vagues (plate-forme inertielle).
En conformité avec l’OMI (Organisation Maritime Internationale), les coques sont approuvées par les plus grandes sociétés de classifications qualifiées HSV (Hight Speed Vessel) et par les Bureaux Veritas, Lloyd Register, Det Norske Veritas...

+ Écologique + Stable, + Rapide,...

Contrairement aux bateaux existants type monocoque, le quadrimaran navigue sur des coussins d’air naturels et se démarque par ses nombreux avantages : peu de roulis et de tangages, ni de frottements eau/air, consommation d'énergie divisée par deux même s'il peut atteindre les 60 noeuds, un faible tirant d'eau (50 cm) quelle que soit la taille du bateau choisie lui permettant ainsi de naviguer en eaux peu profondes sans détérioration du fond marin. Il peut même « beacher », c'est à dire accoster en glissant sur les rives.

Quelques chiffres 

- La matière première, ce sont  1 800 Kg d’aluminium 5083H11 soit 45 Tôles plates de 4mm
- Le travail de la matière, ce sont 980 découpes numériques et 238 pliages à haute-pressions
- L'assemblage des éléments de la coque, c'est 1,6 Km de soudure soit 260 heures de travail.

Pour quels usages ?

Du bateau de plaisance (yachting) au tender (transport courte distance) jusqu'au bateau de transport de marchandise (fret), sans oublier les bateaux de travail et de transport de personnes à haute-vitesse, le concept du quadrimaran s'applique à des utilisations variées grâce à sa polyvalence et sa grande fonctionnalité. 

Ce quadrimaran pourrait être un outil de travail supplémentaire pour toutes les opérations en mer. Robuste, doté d’un pilotage précis et d’une capacité à virer à plat en toutes circonstances, il représente de nouvelles perspectives professionnelles. Son faible coût d’exploitation conjugué à sa polyvalence d'utilisation le rendent optimal pour tous types de missions : de la surveillance des côtes au bateau pilote, du transport de personnes en off-shore au bateau pompier.

Ainsi le quadrimaran, répondant aux problématiques actuelles en termes de pollution grâce à son faible besoin en énergie, deviendrait le support idéal pour les nouveaux moteurs à énergies renouvelables et écologiques.

Financement du T8

Pour financer la réalisation du projet T8, la société a besoin de soutien : 50.000 euros sont nécessaires pour la construction de la coque en aluminium, construite par un chantier naval agréé. La motorisation et la commercialisation seront autofinancés et supportés par des établissements bancaires. 

Pour aider à la réalisation du « T8 » : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/quadrimaran-l-aero-boat

A propos de la société Tera-4, créateur du Quadrimaran

Inventeur du bateau à 4 coques, Tera-4 relance et concrétise le projet du quadrimaran après plusieurs années de réflexion et d'améliorations technologiques. C'est en effet en 1992 que le premier prototype de quadrimaran, l' « Alexander » vit le jour. Constituée de designers et d’architectes navales, l’équipe Tera-4 travaille désormais en étroite collaboration avec ONE, société d'ingénieries navales et maritimes composée d’experts et d’ingénieurs spécialisés dans les problématiques techniques et logistiques liées au secteur maritime et offshore. Le professionnalisme et le concept novateur de l'entreprise Tera-4 lui ont permis d'intégrer les pépinières d’entreprises innovantes du Pays d’Aix, en arrivant notamment finaliste pour le prix “Prototypage indutriel, Développement durable”.

Le "papier-pile" comme combustible de demain

Mustafa Emre Karagozler, Ivan Poupyrev, Gary K. Fedder et Yuri Suzukide sont les chercheurs de Disney Research aux USA qui ont développé "le papier pile", en collaboration avec l'Université Carnegie Mellon, à Pittersburg en Pennsylvanie : l'invention d'un papier qui permettrait aux livres, aux emballages, à toutes formes de papiers imprimés d'entrer dans une nouvelle ère en devenant lumière, télécommande, écran... et sans avoir besoin ni de pile ni d’alimentation externe.

Cette équipe de recherche vient de mettre au point un papier capable de générer de l’électricité, à l’aide d’un système très simple nécessitant du papier, du téflon flexible (PTFE) et une feuille métallisée qui servira d'électrode. 
Lorsque le papier est frotté, la charge électrique s'accumule dans la feuille de PTFE. Ensuite, les conducteurs peuvent contenir un circuit électrique imprimé à l'aide d'encres conductrices, comme les encres d'argent, ou sérigraphié avec des peintures conductrices (la peinture à base de nickel), ou encore en utilisant des films conducteurs (comme de l'argent ou du polyester revêtu d’un film d'aluminium) couramment utilisé dans l'emballage cadeau.

Une technique qui pourrait trouver des applications concrètes avec, par exemple, des affiches interactives, des livres pour enfants ou réaliser des effets et des surprises au milieu de pages « classiques » dans la littérature globale. Histoire de remettre la lecture dans le circuit ?!

"Il est possible de rendre réactif ces générateurs de papier à un certain nombre de gestes, comme taper, toucher, frotter ou glissant" affirme Ivan Poupyrev, le directeur de recherche Disney. "Nous pouvons imaginer un certain nombre de façons d'utiliser cette innovation pour ajouter des applications, sons et autres interactivités, aux livres et d'autres documents imprimés à peu de frais et sans avoir à se soucier des sources d'énergie".

"Nous envisageons d’ajouter cette interactivité à tout document imprimé, y compris les livres, les cartes postales, les affiches, les jeux de société et bien d'autres. C'est l'avenir de cette technologie". (Source : graphiline.com  / Faustine Loison - 8 avril 2014)

En 2011, Sony avait déjà dévoilé une nouvelle technologie permettant de générer de l’électricité en utilisant de vieux papiers :  en transformant des journaux ou du carton en sucre puis en combustible, la bio-pile était inventée. 

Neuromot : diriger son fauteuil roulant par la pensée

En novembre dernier se déroulait le forum des Epitech Innovative Projects (EIP), le rendez-vous annuel de l'innovation.
Réalisés en groupe, ces projets liés à un sujet technologique innovant développés en 4e et 5e année placent l'étudiant en situation professionnelle (promo 2014) : 
"Les loisirs virtuels ne sont plus des vues de l’esprit. Les EIP ne nous emmènent pas dans un monde de science-fiction. Ils révèlent des recherches très sérieuses qui déboucheront sur des réalités concrètes, réalités qui changeront les modes de vie quotidiens. Ce n’est pas un coup de baguette magique : c’est le fruit du travail des étudiants, toujours au plus près des formations high-tech, qui leur permet de rendre accessible des technologies au plus grand nombre." (EIP 2014).

Parmi les 81 projets présentés fin 2013, douze équipes étaient pré-sélectionnées pour « pitcher » devant le jury. Voici le projet Neuromot.

La solution Neuromot permet de contrôler un fauteuil roulant intelligent par la pensée, à l'aide d'un casque neuronal (muni de capteurs). Ce projet en cours de développement souhaite simplifier le quotidien des handicapés moteurs et développer leur autonomie.

Une innovation à potentiel très élevé

Un boîtier de communication fixé sur le fauteuil roulant sert d'interface de commandes avec le casque « Emotiv »,(créé par une société australienne basée aux États-Unis), travaillant sur une interface neuronale directe pouvant détecter le conscient humain pour le reproduire dans un jeu vidéo ou sur toute autre plate-forme électronique. Une fois les données interprétées, elles sont transmises par le casque afin de déclencher l'action de déplacement choisie.

Trois modes de commandes sont proposés pour offrir une solution adaptée à chaque utilisateur :
• Cognitif, basé sur les ondes cérébrales et les pensées.
• Emotif, basé sur les expressions du visage.
• Gyroscopique, basé sur les mouvements de la tête, indiquant les mouvements à effectuer.

Neuromot comprend un module d'intelligence artificielle embarquée. Telle une direction assistée, ce système de géolocalisation facilite les déplacements et évite les obstacles.
Cette solution open source peut s'enrichir de nouveaux modules pour évoluer avec l'utilisateur et les nouveaux usages notamment liés au numérique, par exemple en lien avec la domotique du domicile.

L’équipe : Armand BESOMBES, Hugo CUVILLIER, Louis DEMAY-DROUHARD, Ronan MEROUZE, Nathan MUSTAKI et Arnaud THIEBAULT.

On connaissait déjà les travaux de l’équipe du docteur Maysam Ghovanloo de l’université Georgia Institute of Technology qui présentait un nouveau type de fauteuil roulant motorisé commandé uniquement par les mouvements de la langue "tongue directional system" (TDS), grâce à un piercing magnétique. Mais ce projet attend toujours l’autorisation de la Food and Drug Administration, l’équivalent de l’agence du médicament française, pour commencer la commercialisation du fauteuil, soit d’ici deux ans environ. 

Souhaitons à Neuronot un succès plus rapide, répondant ainsi aux problèmes de non représentation dans l'espace des handicapés moteurs : la solution d'orientation au quotidien.  

A propos des Epitech Innovative Projects

Les Epitech Innovative Projects sont des projets innovants conçus et développés en groupe durant la 4e et la 5e année d'Epitech. 15 à 20% des projets aboutissent à la création d'une start-up ou d'une entreprise à la sortie de l'école, voire au cours de la scolarité.
Tous les quinze jours, un EIP sur les douze sélectionnés (parmi 81) sera mis en ligne sur le site de l'école et sur sa page Facebook :
http://www.epitech.eu/epitech-innovative-projects-videos.aspx
https://www.facebook.com/epitech

(Source : Ionis-groupe - Epitech - 20 février 2014)

Le datadesign ou comment faire vivre les données

A e-artsup nous sensibilisons nos étudiants à l'importance que les data données peuvent avoir dans la prise de décision. Et rendre compte des informations transmises par les data-données de manière simple et agréable est le travail des graphistes !

Deux exemples de projets menés à e-artsup autour de cette thématique 

A Bordeaux du 23 mars au 1er avril 2012, à l'occasion de la semaine digitale organisée par la ville de Bordeaux, des élèves de 1ère et 2ème année d'e-artsup ont participé à la Battle créative numérique organisée par Cdiscount et la ville de Bordeaux. 
Lors de cette compétition, cinq équipes d'une dizaine d'étudiants interdisciplinaires, issus du Campus de Bordeaux, de Sciences-Po et du master design service de Bordeaux 3 ont rivalisé d'imagination et d'audace sur le thème de l'open data. L'objectif était de créer en une journée un nouveau service innovant en ligne, à partir de données fournies par la Ville et Cdiscount, avec à la clé des facilités de développement en termes de ressources humaines, matérielles et financières pour le meilleur projet.

Tristan Pénin, étudiant en 2e année d'e-artsup qui faisait partie de l'équipe gagnante explique : « Mon groupe a conçu un projet permettant à tout client fréquentant un restaurant partenaire de CDiscount de retrouver les références CDiscount du produit consommé à partir d'un QR Code figurant sur le ticket de caisse. Nous allons pouvoir participer prochainement au développement du projet que nous avons imaginé, à sa réalisation à sa commercialisation. »

A Lille du 4 au 8 février 2013 Les étudiants d'e-artsup Lille et de l'Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) Lille ont collaboré lors d'un workshop autour du datadesign.

L'objectif : traduire visuellement et clairement un ensemble de données statistiques chiffrées et en tirer un contenu clair. Encadrés par Lorena Foucher, directrice artistique indépendante et spécialiste de la datavisualisation, les élèves ont scénarisé les informations venant de tableurs Excel, incarné les données et agréables à lire. Chaque équipe était composée d'un journaliste et de quatre designers : un chef de projet, deux graphistes et un responsable veille. Chaque groupe travaillait sur une enquête menée au préalable par le journaliste de l'équipe : chômage dans un quartier lillois, auto-entrepreneuriat dans la région Nord-Pas-de-Calais...Incarné par le slogan « Make your DATA sexy ! "

Le datadesign intéresse de plus en plus les institutions, médias et entreprises du fait de sa clarté et de son aspect ludique. Or, il existe encore peu d'agences spécialisées dans le secteur. Avec la mise à disposition croissante des données par les administrations (et de plus en plus des acteurs privés), la demande en interprétation rationnelle va elle aussi croître.Aussi, les étudiants d'e-artsup ont leur carte à jouer dans ce domaine en pleine expansion.

Nicolas Becqueret, Directeur des études e-artsup

www.e-artsup.net

Koorys : voyage à la carte simplifié

Fin 2013 se déroulait le forum des Epitech Innovative Projects (EIP), où l'application Koorys a reçu le 3e prix, parmi douze projets sélectionnés.

Ce forum présentait des projets innovants conçus et développés en groupe durant la 4e et la 5e année de l'école Epitech. 15 à 20% des projets aboutissent à la création d'une start-up ou d'une entreprise à la sortie de l'école, voire au cours de la scolarité, plaçant l'étudiant en situation professionnelle.
Parmi les 81 projets présentés, douze équipes étaient pré-sélectionnées pour « pitcher » devant le jury.

Koorys est une application web gratuite facilitant l'organisation et la réservation d'un voyage quel que soit le nombre de destinations ou le nombre de participants.

Cette application innovante permet de créer un voyage étape par étape (hébergement, transport...) en se connectant uniquement à cette plateforme. Plus besoin de démultiplier les recherches sur différents sites ou de renseigner à plusieurs reprises les mêmes informations.

Après avoir sélectionné sa destination, il suffit à l'utilisateur, en fonction de son budget et de l'expérience qu'il souhaite vivre, de choisir les éléments de son parcours.
Les Web services de compagnies aériennes et des hôteliers permettent en temps réel d'accéder aux données (prix, disponibilités).
Le gain de temps avec cette application est considérable notamment pour des voyages en groupe de type « backpackers ».

Multisupport, Koorys favorise la gestion de son budget et apporte une vision globale (sur une seule page) de son voyage.
Il se partage sur les réseaux sociaux permettant ainsi de solliciter l'avis de ses proches et d'adapter son parcours en fonction des retours.

En cours de développement : l'aspect participatif et partage sur les réseaux qui prendra également en compte l'ajout de participants séduits par le même voyage.
De plus, une fonction « matching » sera ajoutée lors d'une prochaine bêta.

Testez Koorys : http://www.koorys.com

Les gagnants ont remporté un an de résidence et d'accompagnement à la Creative Valley, premier centre d'innovation complet en Val-de-Marne. Egalement, la société de distribution des systèmes d'exploitation Linux, SUSE, leur a remis des logiciels professionnels d'une valeur de 10.000 €.

Tous les quinze jours, un EIP sur les douze projets sélectionnés sera mis en ligne sur le site de l'école et sur sa page Facebook :
http://www.epitech.eu/epitech-innovative-projects-videos.aspx
https://www.facebook.com/epitech

Par ailleurs, un livre qui répertorie les 81 Epitech Innovative Projects (EIP), peut être consulté en ligne 

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