UP' Magazine L'innovation pour défi

Un implant contraceptif à télécommande

Un implant sous-cutané sans fil activable à distance pour délivrer des traitements médicaux vient de voir le jour. C'est la startup MicroChips, issue du laboratoire de recherche du MIT, qui a mis au point ce contraceptif à télécommande.

Principe de l’implant

L’implant sous-cutané développé par la société MicroChips incorpore des micro-réservoirs dans lesquels sont stockés l’hormone contraceptive, une batterie et un système de communication sans fil. Une télécommande libère ou maintient enfermée l'hormone.
La puce de 20 x 20 x 7 mm contient des micro-réservoirs emplis avec le produit actif, en l’occurrence du Lévonorgestrel. Les ouvertures sont scellées par une membrane faite de titane et de platine qui réagit à une stimulation électrique pour libérer la substance selon le rythme préprogrammé. Le contrôle se fait par une liaison sans fil à l’aide d’une télécommande pour activer ou désactiver l’implant.

Cet implant, activé ou désactivé à distance avec une simple télécommande pour libérer une dose contraceptive quotidienne, pourrait fonctionner pendant seize ans sans la moindre intervention. Une telle durée d’utilisation couvrirait presque la moitié de la période reproductive d’une femme.
Munie de la télécommande, l'utilisatrice n’aura qu’à activer l’implant qui fonctionnera ensuite de manière autonome. Si elle souhaite interrompre sa contraception, elle appuiera simplement sur le bouton off...

Cet implant révolutionnaire a été développé par MicroChips, une startup née d’un projet de recherche du Massachusetts Institute of Technology (MIT)où d'ailleurs, cette technologie a été mise au point dans les années 1990.
L’entreprise bénéficie d’un financement de la Fondation Bill & Melinda Gates depuis 2012. L’implant a déjà été testé pour diffuser un traitement contre l'ostéoporose à des patientes.

Cette avancée est un progrès important, mais elle soulève tout de même des questions de sécurité. Quelle protection envisagée pour empêcher que l’implant ne soit piraté ? Comment garantir le fonctionnement pendant seize ans sans retour d’expérience sur une durée aussi longue ? Les réponses à ces interrogations devront être trouvées rapidement car MicroChips espère commercialiser ce produit dès 2018.

(Source : MIT - Photos ©MicroChips)

Roombots, les nouveaux robots "Transformers"

Voici la nouvelle génération de robots, nés à l'Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne : les Roomboots. S'appuyant sur un principe de fonctionnement collaboratif, ils sont capables de s’assembler pour élaborer des formes plus ou moins complexes.

Ce projet financé par l'Ecole Polytechnique suisse explore la conception et le contrôle des robots modulaires, appelés Roombots, pour être utilisés comme blocs de construction pour les meubles : ils se déplacent, s'auto-assemblent et s'auto-reconfigurent.
Ces Robots modulaires sont des robots constitués de plusieurs modules robotiques simples qui peuvent attacher et détacher. Ils sont connectés entre eux par des unités permettant la création de structures arbitraires et changeantes en fonction de la tâche à résoudre. Par rapport aux robots " monolithique", ceux-ci offrent une polyvalence supérieure et une robustesse à toute épreuve contre les éventuelles défaillances, ainsi que la possibilité d'auto-reconfiguration.

Une intelligence organique 

Pour faire simple, chaque robot est une sorte de petit module sphérique capable de se rattacher temporairement à un autre module, de façon à pouvoir rouler et se déplacer et bien sûr, in fine, fabriquer des objets aussi disparates qu’une simple chaise ou une table. Constitué de deux blocs, chaque robot est doté d’une connexion sans fil, d’une batterie et de moteurs lui permettant de tourner sur lui-même.

Le mobilier change de forme au fil du temps (par exemple, un tabouret devient une chaise, un ensemble de chaises devient un canapé ) et se déplace en s'adaptant aux besoins des utilisateurs au cours de la journée. Lorsqu'il n'est pas nécessaire, le groupe de modules permet de créer une structure statique telle qu'un mur ou une boîte. 
Une fois connectés à leurs congénères (grâce à plusieurs griffes rétractables), les Roombots deviennent alors capables de se déplacer au sol, d’escalader différentes surfaces et de se changer en tabourets, en chaise, en table ou en canapés en fonction des besoins des utilisateurs et notamment venir en aide aux personnes âgées ou souffrant d’un handicap. 

Le rêve de l'équipe de chercheurs est de fournir des modules multi- fonctionnels qui seraient fusionnés avec les meubles et que les utilisateurs non professionnels et des ingénieurs pourraient combiner à de multiples applications.

De très larges applications

Le type d'applications de ces robots pourraient être multiples : meubles d'assistance pour les personnes âgées ou pour les personnes ayant un handicap moteur, des salles de conférence modulables, l'art interactif, l'aérospatiale pour le maniement des satellites, etc.

"Nous sommes particulièrement intéressés par la fourniture d'assistance aux personnes âgées" déclare un des chercheurs. Une subvention devrait d'ailleurs les aider partir de Septembre 2014,  pour leur permettre de concevoir des meubles robotiques d'assistance multifonctions qui pourraient interagir avec les utilisateurs, les aider à se relever d'une chute, surveiller leur santé, les aider à se mouvoir entre les différents poses assises /debout, les aider à manipuler des objets,... Un développement effectué en collaboration avec le laboratoire de CHILI et DomoSafety.

L’équipe du Dr. Auke Ijseert espère par la suite mettre au point un système de commande vocale pour permettre à quiconque d’utiliser les Roombots dans la vie de tous les jours. 

Un nouvel algorithme secoue la cryptographie

Des chercheurs du Laboratoire lorrain de recherches en informatique et ses applications (CNRS/Université de Lorraine/Inria) et du Laboratoire d'informatique de Paris 6 (CNRS/UPMC) viennent de résoudre un pan du problème du logarithme discret, considéré comme l'un des « graals » de la théorie algorithmique des nombres, à la base de la sécurité de nombreux systèmes cryptographiques utilisés aujourd'hui.

Ils ont ainsi conçu un nouvel algorithme (1) battant en brèche la sécurité d'une variante de ce problème, pourtant étudiée avec attention depuis 1976. Ce résultat, publié sur le site de l'International association of cryptologic research et sur l'archive ouverte HAL sera présenté lors de la conférence internationale Eurocrypt 2014 qui se s'est tenue à Copenhague du 11 au 15 mai 2014 et publié dans Advances in cryptology. Il permet d'ores et déjà de rejeter plusieurs systèmes cryptographiques supposés jusqu'alors offrir des garanties de sécurité suffisantes. Bien qu'encore théoriques, ces travaux devraient avoir des répercussions, notamment dans les applications cryptographiques des cartes à puces, des puces RFID (2) etc.

Pour protéger la confidentialité de l'information, la cryptographie cherche à utiliser des problèmes mathématiques difficiles à résoudre, même pour les machines les plus puissantes et les algorithmes les plus sophistiqués.

La sécurité d'une variante du logarithme discret, réputé très difficile, a été battue en brèche par quatre chercheurs du CNRS, d'Inria et du Laboratoire d'informatique de Paris 6 (CNRS/UPMC) : Pierrick Gaudry, Răzvan Bărbulescu, Emmanuel Thomé et Antoine Joux (3).

L'algorithme conçu par ces chercheurs se démarque des meilleurs algorithmes connus jusqu'alors pour ce problème. D'une part il est significativement plus simple à expliquer et d'autre part sa complexité est bien meilleure : ceci signifie qu'il est à même de résoudre des problèmes de logarithmes discrets de plus en plus grands, en voyant son temps de calcul croître beaucoup plus modérément que par les algorithmes précédents. Le calcul de logarithmes discrets associé aux problèmes voulus difficiles pour les applications cryptographiques s'en trouve grandement facilité.

Résoudre cette variante du logarithme discret étant désormais à la portée des calculateurs actuels, il devient donc inenvisageable de reposer sur sa difficulté dans les applications cryptographiques. Ces travaux sont encore à un stade théorique et l'algorithme doit encore être affiné avant de pouvoir fournir une démonstration pratique de la faiblesse de cette variante du logarithme discret. Néanmoins, ces résultats ouvrent une faille dans la sécurité cryptographique et la voie à d'autres recherches. En effet, il pourrait être adapté afin de tester la solidité d'autres solutions cryptographiques.

Notes :
(1) Une méthode constituée d'une suite d'instructions permettant à un ordinateur de résoudre un problème complexe.
(2) Une puce RFID est une puce informatique couplée à une antenne lui permettant d'être activée à distance par un lecteur et de communiquer avec lui.
(3) Antoine Joux qui était rattaché au Laboratoire parallélisme, réseaux, systèmes, modélisation (PRISM) (CNRS/UVSQ) au moment de la publication en open access est actuellement chercheur au Laboratoire d'informatique de Paris 6 (CNRS/UPMC) et a obtenu depuis la Chaire de cryptologie de la Fondation UPMC.

Références :
A Heuristic Quasi-Polynomial Algorithm for Discrete Logarithm in Finite Fields of Small Characteristic, Razvan Barbulescu, Pierrick Gaudry, Antoine Joux, Emmanuel Thomé, Advances in Cryptology – EUROCRYPT 2014, Lecture Notes in Computer Science, Volume 8441, 2014, pp 1-16.
dx.doi.org/10.1007/978-3-642-55220-5_1

(Source : CNRS - 9 Mai 2014)

Tsunamail, la boîte mail qui fait pâlir Google

Epitech Montpellier : 45 étudiants, 48 heures de rush et la naissance de Tsunamail, la boîte mail qui fait pâlir Google.

« Pour se différencier et pour exceller, nous avons choisi d'unir nos forces pendant 48 heures afin de proposer un produit qui débutera l'histoire de nos CV. » déclare Lou Husson, étudiant en deuxième année à Epitech et délégué à la communication du projet. 

La formation est pointue à Epitech et l'application en cas concret d'un projet scolaire devait être transformé en produit professionnel. C'était le rebondissement essentiel souhaité par toute l'équipe regroupée autour d'un projet de logiciel pour toutes les plateformes numériques particulièrement performant et innovant.

Une boîte mail innovante pour le grand public

Lors du dernier « rush » (examen trimestriel) du Master d'expert en technologie de l'information à Epitech Montpellier, les étudiants (par groupe de trois) devaient réaliser un logiciel informatique.
Les 2e année ont pris le parti de changer le brief initial, de réunir toute la promotion et de réussir là où Google wave avait échoué.
Pari gagné ! En 48h, les 45 étudiants ont créé un prototype de la boîte mail idéale. Ils ont récolté un zéro pointé mais avec les félicitations du jury (composé de la direction de l'école et des responsables pédagogiques), conscients de la pertinence de cette innovation : Tsunamail classe les échanges d'une même personne les uns à la suite des autres comme cela fonctionne avec des SMS.
Le classement n'est plus imposé de manière chronologique comme c'est le cas aujourd'hui. Ce système permet également de faire apparaître toutes les pièces jointes, quel que soit le format, directement dans le corps du mail sans problème de compatibilité.

Pour la petite histoire, l'innovation et l'envergure de ce projet ont séduit Fleur Pellerin (ancienne ministre de l'Economie numérique) qui a tweeté en live en mars dernier lors du rush.

Une start-up en cours de création

Ce projet, décrit comme un cas d'école et imaginé en un temps record dans un cadre de formation, devrait voir le jour en premiers tests concrets fin 2014, début 2015, au sein des écoles du groupe Ionis, comme Facebook en son temps à Harvard.

Il s'agit donc d'un prototype qui sera développé dans le hub d'Epitech Montpellier et certainement par les étudiants de la rentrée prochaine qui prendront ainsi le relais pour le reformer et le dynamiser. En attendant, Tsunamail sera présenté du 23 au 25 mai prochain au Start-up Week-end de Polytech Montpellier. A suivre !

(Source : Epitech - Groupe Ionis - 24 avril 2014) 

Suivre Tsunamail sur Facebook

T8, l'aéro-boat révolutionnaire

Un projet révolutionnaire dans l'univers du multicoque nautique porté par l'entreprise Tera-4 va bientôt sortir de mer : le quadrimaran, navire à quatre coques.

Cette société semble repousser les limites techniques du transport maritime multicoques en imaginant ce quadrimaran à quatre coques d'allure futuriste ! Un concept des plus novateurs garant de hautes performances puisqu'il combine des avantages hydrodynamiques et aérodynamiques pour accéder à une navigation semi-aéroportée inégalée jusqu'à présent. Surfant entre air et mer, le quadrimaran Tera-4 garantit, en plus de sa stabilité et de sa rapidité, une diminution de -50% de la consommation d'énergie et ouvre ainsi de nouvelles perspectives dans l'industrie navale.

Pour concrétiser ce projet ambitieux, Tera-4 lance la création d'un prototype, le « T8 ». D'une longueur de 8,5 mètres et d'une vitesse maximale de 60 nœuds, ce navire servira de démonstration et matérialisera la naissance des aéro-boats, ces navires révolutionnaires aux moteurs à économie d'énergie.

Un concept novateur abouti techniquement

L'innovation majeure du quadrimaran Tera-4 réside dans les trois tunnels d'air que forment ses quatre coques. Entièrement conçues en aluminium, les coques ont fait l’objet de tests hydrodynamiques et aérodynamiques intensifs en bassins de carènes (France et Suède) et en souffleries (Saint-Cyr).  Des études de structures ont également été réalisées sur un large spectre de vagues (plate-forme inertielle).
En conformité avec l’OMI (Organisation Maritime Internationale), les coques sont approuvées par les plus grandes sociétés de classifications qualifiées HSV (Hight Speed Vessel) et par les Bureaux Veritas, Lloyd Register, Det Norske Veritas...

+ Écologique + Stable, + Rapide,...

Contrairement aux bateaux existants type monocoque, le quadrimaran navigue sur des coussins d’air naturels et se démarque par ses nombreux avantages : peu de roulis et de tangages, ni de frottements eau/air, consommation d'énergie divisée par deux même s'il peut atteindre les 60 noeuds, un faible tirant d'eau (50 cm) quelle que soit la taille du bateau choisie lui permettant ainsi de naviguer en eaux peu profondes sans détérioration du fond marin. Il peut même « beacher », c'est à dire accoster en glissant sur les rives.

Quelques chiffres 

- La matière première, ce sont  1 800 Kg d’aluminium 5083H11 soit 45 Tôles plates de 4mm
- Le travail de la matière, ce sont 980 découpes numériques et 238 pliages à haute-pressions
- L'assemblage des éléments de la coque, c'est 1,6 Km de soudure soit 260 heures de travail.

Pour quels usages ?

Du bateau de plaisance (yachting) au tender (transport courte distance) jusqu'au bateau de transport de marchandise (fret), sans oublier les bateaux de travail et de transport de personnes à haute-vitesse, le concept du quadrimaran s'applique à des utilisations variées grâce à sa polyvalence et sa grande fonctionnalité. 

Ce quadrimaran pourrait être un outil de travail supplémentaire pour toutes les opérations en mer. Robuste, doté d’un pilotage précis et d’une capacité à virer à plat en toutes circonstances, il représente de nouvelles perspectives professionnelles. Son faible coût d’exploitation conjugué à sa polyvalence d'utilisation le rendent optimal pour tous types de missions : de la surveillance des côtes au bateau pilote, du transport de personnes en off-shore au bateau pompier.

Ainsi le quadrimaran, répondant aux problématiques actuelles en termes de pollution grâce à son faible besoin en énergie, deviendrait le support idéal pour les nouveaux moteurs à énergies renouvelables et écologiques.

Financement du T8

Pour financer la réalisation du projet T8, la société a besoin de soutien : 50.000 euros sont nécessaires pour la construction de la coque en aluminium, construite par un chantier naval agréé. La motorisation et la commercialisation seront autofinancés et supportés par des établissements bancaires. 

Pour aider à la réalisation du « T8 » : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/quadrimaran-l-aero-boat

A propos de la société Tera-4, créateur du Quadrimaran

Inventeur du bateau à 4 coques, Tera-4 relance et concrétise le projet du quadrimaran après plusieurs années de réflexion et d'améliorations technologiques. C'est en effet en 1992 que le premier prototype de quadrimaran, l' « Alexander » vit le jour. Constituée de designers et d’architectes navales, l’équipe Tera-4 travaille désormais en étroite collaboration avec ONE, société d'ingénieries navales et maritimes composée d’experts et d’ingénieurs spécialisés dans les problématiques techniques et logistiques liées au secteur maritime et offshore. Le professionnalisme et le concept novateur de l'entreprise Tera-4 lui ont permis d'intégrer les pépinières d’entreprises innovantes du Pays d’Aix, en arrivant notamment finaliste pour le prix “Prototypage indutriel, Développement durable”.

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