UP' Magazine L'innovation pour défi

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22 Avril : Evénement EpE - Lancement de la publication "Mesurer et piloter l'eau"

Lancement de la publication « Mesurer et piloter l’eau » le Mercredi 22 avril, de 18h00 à 19h30

La concentration croissante de la population et de l'activité économique dans les métropoles crée des pressions sur la ressource en eau et sur le milieu naturel qui iront en s'accentuant avec l'amplification des conséquences du dérèglement climatique. Cette situation conduit les entreprises à intégrer de manière croissante l'eau dans leurs politiques de gestion des risques, et aussi à concevoir et mettre en œuvre des solutions permettant de concilier développement économique, sécurité de l'alimentation en eau potable et protection de la ressource en eau sur les territoires dans lesquels elles opèrent.

C'est pourquoi les membres d'EpE, après avoir rendu compte dans des ouvrages précédents de leurs meilleures pratiques en matière de protection de la biodiversité ou de prise en compte du changement climatique, vous invitent à découvrir leur nouvelle publication " Mesurer et piloter l'eau", qui s'appuie notamment sur les travaux du Groupe "Mesure de l'empreinte eau" présidé par Gilbert Emeric, Directeur du développement durable de Bayer France.
Elle sera présentée au cours d’une table-ronde à laquelle participeront des dirigeants d’entreprises ayant contribué activement à cette publication, suivie d’un débat avec la salle.

Programme

18h – 19h15 : Table-ronde, Mesurer et piloter l’eau

- Jean-Louis Chaussade, Président-Directeur Général de Suez Environnement
- Benoît Bourrier, Responsable Environnement, Pôle Matériaux Innovants, Saint-Gobain
- Hélène Lebedeff, Directrice adjointe du Développement Durable, Veolia
- Jean-Louis Merveille, Directeur Développement Durable, Vallourec
- Gaëlle Archaimbault, Coordinatrice E&HSE Régions Europe et Afrique - Moyen-Orient - Inde, Renault (à confirmer)
- Gilbert Emeric, Directeur du Développement Durable, Bayer France

19h15-19h30 : Echanges avec la salle
19h30 : Cocktail

Inscription (L’entrée est gratuite sur invitation mais l’inscription est obligatoire)
Le nombre de places étant limité, votre inscription vous sera confirmée quelques jours avant l’événement.

Lieu : Pavillon de l’Eau à Paris - 77 Avenue de Versailles, Paris 16ème

23-24 Avril : La transition énergétique des stations de ski

Les 3ème Assises Nationales de l'Aménagement et de l'Economie Durables en Montagne se tiendront les 23 et 24 avril 2015 à Chambéry sur le thème de « La transition énergétique des stations de ski »

La montagne se positionne comme un territoire d'expériences et d'innovation, précurseur dans le domaine de la transition énergétique. Maîtriser sa consommation énergétique devient un axe stratégique pour les maires des stations de ski et les exploitants de domaines skiables. L'objectif des Assises 2015 est de créer une dynamique et de donner des outils, des méthodes et des éléments de benchmark pour inciter les stations de ski à engager, ou à poursuivre, leur transition énergétique. Organisées en parallèle du salon professionnel Alpipro, les Assises mobiliseront une quarantaine d'intervenants sur ce thème et ses enjeux. A l'issue des Assises, les socio-professionnels proposeront une restitution des débats à destination des élus et dégageront les priorités d'actions à court et moyen termes.

Les Assises se positionnent comme une plate-forme d'échanges dont l'objectif est d'anticiper et de débattre autour des problématiques de l'aménagement et de l'économie durables des villes et territoires de montagne. Les débats s'articuleront cette année autour de la transition énergétique et de l'efficience énergétique des domaines skiables, des stations et des collectivités de montagne.

Accompagner l'émergence d'un nouveau modèle de gestion des stations de ski, faire de tangibles économies financières, tout en améliorant la performance énergétique des installations, le confort et le service aux usagers, voilà le débat ! Combien ça coûte, combien ça rapporte ?

Les tables rondes des Assises 2015 :
- Efficience énergétique des stations de ski
- Efficience énergétique des domaines skiables
- Quelles énergies renouvelables pour les stations de ski ?
- Transport et mobilité électrique en montagne
- La station de ski intelligente 4.0 - Smart Ski Resort
Les Assises se clôtureront le vendredi après-midi par un moment fort qui signe leur spécificité : la restitution, par les acteurs socio-professionnels de la montagne, de l'ensemble des débats aux élus. Les conclusions se feront sous la forme de recommandations concrètes sur les priorités d'actions à court et moyen termes.

Les Assises se tiennent en parallèle d'Alpipro : un salon au cœur de l'économie de la montagne

Plus de 200 exposants et marques, fournisseurs des domaines skiables, présenteront à 2 000 visiteurs professionnels, exploitants, décideurs et élus des stations de montagne, leurs innovations, produits et de savoir-faire en matière d'aménagement de la montagne. Une occasion pour les acteurs de l'économie de la montagne, en provenance de tous les massifs, de faire un point en fin de saison et d'anticiper les tendances du marché pour l'hiver prochain.

Programme détaillé et inscription aux Assises en ligne sur www.alpipro.com

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23 Avril : Les nouveaux modèles économiques : vers une déconnexion revenu/travail ?

La Société Française de Prospective vous invite à une journée exploratoire le jeudi 23 avril 2015 de 9h à 16h chez Cap Digital sur le thème "Les nouveaux modèles économiques : vers une déconnexion revenu/travail ?"

Une rencontre organisée par la Société Française de Prospective pour :
- aborder un sujet insuffisamment traité par les prospectivistes et les décideurs,
- proposer un espace de croisement des regards pour faire émerger les visions systémiques nécessaires à la compréhension des enjeux de long terme et à l'élaboration de futurs souhaitables,
- articuler réflexion prospective et réflexion opérationnelle, au plus près des préoccupations de tous, des décideurs aux citoyens.

Tout comme la machine à vapeur a changé le monde du XVIIIème siècle ou l’électricité celui du XIXème siècle, l’évolution technologique va entraîner des évolutions majeures dans le monde du XXIème siècle. L’élément nouveau, c’est qu’il ne s’agit plus d’une seule technologie de rupture, mais d’un faisceau d’innovations dans des domaines aussi porteurs que les Nanotechnologies, Biotechnologies, technologies de l’Information et sciences Cognitives (NBIC) ainsi que la Génomique et la Robotique (GRIN). Chaque spécialité emprunte aux autres.

Toute rupture technologique modifie en profondeur la nature du travail. Or celle qui s'annonce, avec une ampleur que l'on peine aujourd’hui à mesurer, va provoquer un bouleversement tel qu'il est susceptible de remettre en cause la notion même de travail. Quant à la notion d’emploi, elle se transforme également. On peut être tour à tour – voire simultanément – entrepreneur, salarié, expert, indépendant, étudiant.

Si l’équation « progrès technique = plus d’emplois se révèle erronée au moment où les économistes mettent à douter du retour de la croissance et à questionner la capacité de l’innovation technologique à créer emploi et prospérité, quelle est la capacité de la société à se réformer en protégeant son modèle social ?

Programme

9h00 : Accueil des participants et café de bienvenue

9h30 : Introduction générale des travaux par Christine AFRIAT – Vice Présidente de la Société Française de Prospective

9h30 - 11h00 : COMPRENDRE
Table-ronde animée par Claude Emmanuel TRIOMPHE - Secrétaire Général du site Metiseurope.eu
• Contenu du travail dans l’iconomie par Michel VOLLE – Co-Président de l’institut de l’iconomie
Valeur travail par Patricia VENDRAMIN –Directrice de recherche à la fondation « travail-université »

11H20 - 12h50 : ANTICIPER
Table-ronde animée par Christine AFRIAT – Vice Présidente de la Société Française de Prospective
• Impact du numérique sur le travail et réciproquement par Amandine BRUGIÈRE – Directrice de programme FING
• Perception du travail par Bertrand VIAL* - Astrees
• Travail et redistribution : une nouvelle voie ? par Edwin MOOTOOSANY – Co-fondateur de OuiShare

*Sous réserve
DÉJEUNER LIBRE

14H00 - 15h30 : PROPOSER
Table ronde animée par Martin RICHER – Fondateur de Management & RSE
• Nouvelles formes d’activité à inventer par Sokah-in – Co-fondateur de Callforteam
• Vers un revenu de base se par Stanislas JOURDAN – Co-fondateur du mouvement français pour un revenu de base
• ? par Frédéric FONSALAS -

15h30 - 16h : Conclusion par Fabienne GOUX-BAUDIMENT – Présidente de la Société Française de Prospective
Retour sur les enseignements de la journée et Identification de pistes de réflexion ultérieure.

Lieu : Cap Digital - 14, rue Alexandre Parodi - 75010 Paris (Métro ligne 7 - Arrêt Louis Blanc)

Inscription

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23 Avril : Organiser une campagne de crowdfunding avec succès

Le SPIIL organise un atelier public gratuit le jeudi 23 avril 2015 à 19h19 sur le thème "Organiser une campagne de crowdfunding avec succès".

Rendez-vous le jeudi 23 avril au plateau média de la Gaîté Lyrique pour cet atelier public du Spiil consacré au crowdfunding.
Accueil dès 19h, début de l'atelier à 19h19, fin de l'atelier vers 21h.

Les éditeurs de presse ont plusieurs outils à leur disposition pour collecter du financement participatif : la plate-forme J'aime l'info permettant de recevoir des dons défiscalisés (300 000 euros de dons à ce jour), les plates-formes généralistes agréées de crowdfunding (Ulule, Kisskissbankbank...), bientôt la possibilité pour les particuliers de défiscaliser leurs apports en capital à des entreprises de presse...

Un constat s'impose : une politique volontariste peut porter ses fruits, encore faut-il qu'elle soit bien pensée et bien menée.
Quels outils pour quels objectifs ? Comment construire sa stratégie ? Comment mener sa campagne ? Quelles erreurs à éviter ?

L'atelier fera intervenir un panel d'éditeurs de presse témoignant de leurs expériences de crowdfunding.

Si vous ne pouvez vous rendre sur place, l'atelier sera visible en streaming (le lien sera donné ultérieurement).

Lieu : Gaité Lytique, 3bis rue Papin, 75003 Paris 

Inscription

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4 Mai : " Quel accord international sur le climat en 2015 ?"

Science Po - Chaire Développement Durable - vous invite le 4 mai 2015 de 14h45 à 16h45 à une conférence de Laurence Tubiana, Ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, représentante spéciale pour la Conférence Paris Climat 2015, et directrice de la Chaire Développement durable de Sciences Po, sur le thème "Quel accord international sur le climat en 2015 ?"

A sept mois du plus grand événement diplomatique jamais organisé par la France (la 21ème Conférence des Parties à la Convention climat des Nations Unies - "COP21"), le temps du doute sur l'origine humaine du dérèglement climatique est derrière nous ; celui de la conclusion d'un accord universel est devant nous.
Laurence Tubiana partagera avec nous la vision de la future présidence française de la COP21 sur l’accord, qu'elle souhaite négocié par tous et pour tous. Quels sont aujourd'hui les éléments positifs nous permettant d'espérer que l’accord sera un tournant décisif, et un accélérateur de la transition vers une économie décarbonée et résiliente, et quels sont, au contraire, les risques identifiés ? En matière de contributions nationales pour participer à l'effort commun, l'Union européenne, les Etats-Unis, mais aussi le Mexique et le Gabon ont montré la voie ; comment inciter les autres nations à leur emboîter le pas bien avant Paris ? Quelle place est faite à d'autres parties prenantes comme les ONG, les collectivités, ou les entreprises, afin que la COP21 puisse servir de catalyseur aux innombrables initiatives de la société civile ?
"Le défi climatique implique une transformation profonde de notre manière de produire, de consommer, de construire et de prospérer", explique Laurence Tubiana ; et elle vous donne rendez-vous le 4 mai pour en discuter.

La conférence aura lieu en français.
La participation est gratuite, et l'inscription est obligatoire :
Pour la communauté de Sciences Po, cliquez ici
Pour les participants externes, cliquez ici

Lieu : Sciences Po, Amphithéâtre Chapsal – 27 rue St Guillaume, Paris 7ème

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6 Mai : Quand performance économique et performance sociale se rejoignent

Le Collège des Bernardins vous invite à leur manifestation mensuelle, en partenariat avec l'Ecole de Paris du Management, le mercredi 6 mai 2015 de 9h à 11h30 sur le thème "Quand performance économique et performance sociale se rejoignent'

En 2009‚ c’est le séisme de l’ouverture des marchés du gaz et de l’électricité : les clients peuvent facilement changer de fournisseur et les services prennent une place prépondérante à côté de la vente d’énergie. La qualité de la relation au client devient cruciale et celle-ci est intimement liée à la façon dont les personnels au contact des clients se sentent gérés. Après vingt-cinq ans dans l’énergie‚ Éric Lestanguet est recruté par GDF SUEZ pour accompagner cette transformation. À la tête des trois mille personnes en charge de la relation avec les dix millions de clients du Groupe‚ puis comme dirigeant d’une filiale de service après-vente de quatre mille cinq cents salariés‚ il a dû répondre à plusieurs défis : externaliser une grande partie de l’activité en gardant la maîtrise de la qualité‚ veiller à la bonne gestion du personnel par les sous-traitants quand les appels d’offres ne permettent guère de s’immiscer dans la gestion des compétiteurs et que les acheteurs se focalisent sur le prix des prestations. De quoi repenser les liens entre efficacité économique et performance sociale...

Intervenant :
Eric Lestanguet, Président du directoire de Savelys (GDF SUEZ), Président de l’Institut national de la relation client (INRC)

Lieu : Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy - 75005 Paris

Inscription préliminaire obligatoire sur le site de l’École de Paris du Management 
Tarif : 55 € (entreprise), 35 € (normal), 10 € (réduit)

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11 Mai : L'Europe, terre d'innovation

La CCIR Paris Ile-de-France et l’institut pour l’innovation et la compétitivité i7 de ESCP Europe ont le plaisir de vous convier le 11 mai 2015 de 17h à 20h au colloque : L’Europe, terre d’innovation : les initiatives européennes en matière de politiques publiques et de culture d’innovation

L’Europe fourmille d’initiatives réussies autour de l’innovation, souvent locales et méconnues. Le colloque vise à les partager, à réfléchir au bon niveau d’intervention, et à discuter sur les manières de construire une véritable culture de l’innovation en s’intéressant notamment au domaine de l’enseignement, de l’innovation citoyenne et en entreprise.

Cet événement se veut porteur d’un message d’optimisme sur l’Europe et sur l’innovation et ouvert à tous.

En présence Carlos MOEDAS, Commissaire européen de la recherche, de la science et de l'innovation, et animé par Delphine Manceau, Directrice de la Division Corporate, Professeur à ESCP Europe et Co-fondatrice de Institut i7 et Pascal MORAND, Directeur général adjoint chargé des études et de la mission consultative à la CCI Paris Ile-de-France, Professeur à ESCP Europe et Co-fondateur de Institut i7, ce colloque rassemblera des dirigeants d’entreprises, des acteurs publics, des élus, des pédagogues et des chercheurs autour de deux tables rondes :
- La culture de l’innovation : Innovation pédagogique et pédagogie de l’innovation
- Comment les pouvoirs publics peuvent-ils encourager les entreprises à innover : quel bon niveau d’intervention pour des initiatives réussies ?

Programme

Accès gratuit sur inscription obligatoire en ligne

Lieu : ESCP Europe Campus Paris - 79, avenue de la République 75011 Paris

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11 Mai : Energie : l’Europe en réseaux

L'association ADAPes et la revue Passages vous invitent à un séminaire exceptionnel autour du Rapport à la Présidence de la République de Michel Derdevet le lundi 11 mai 2015 de 8h à 10h sur le thème "Energie : l’Europe en réseaux"

L'adaptation et l'évolution des réseaux énergétiques est une nécessité pour que les pays Européens réussissent leur transition énergétique, qui a été l’un des principaux sujets à l’ordre du jour du dernier Conseil Européen du 16 mars.
Les douze propositions concrètes présentées dans ce rapport visent à faire émerger une approche européenne dans le domaine des réseaux, autour de trois axes majeurs :

- rénover la sécurité d'approvisionnement et la coopération entre les différents acteurs,
- renforcer la coordination des régulations et les leviers de financement pour maîtriser le coût des infrastructures,
- promouvoir l'Europe en « leader » de l'innovation énergétique.

Ces travaux constituent un apport solide, à la veille de la communication de la Commission européenne sur l'Union de l'énergie, qui comprendra notamment un objectif de 10% d'interconnexion à l'horizon 2020, et dans la perspective de la grande conférence internationale sur le climat de décembre (COP21).
Lire le rapport

Intervenants :
- Michel Derdevet, Secrétaire Général d’ERDF et auteur du rapport
- Olivier Appert, Président du Conseil Français de l’Energie, Délégué Général de l’Académie des Technologies
Modération : Jacques Percebois, Professeur d'économie, Directeur du Creden, Université Montpellier-I et Emile H. Malet, Directeur de la revue Passages, de l’ADAPes et du FMDD.

Lieu : Restaurant Mabillon, 12 rue Clément, 75006 Paris (4ème étage – Code Ascenseur : 1234)

Inscription

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28 Mai : Demain, l'homme augmenté ?

Dans le cadre de son Forum Science, Recherche & Société, Le Monde organise le 28 Mai 2015 de 9h à 11h une conférence sur le thème "Demain, l'homme augmenté ? La technologie va-t-elle changer la nature humaine ?" Conférence plénière animée par Sophie Coisne, La Recherche et Hervé Morin, Le Monde.

De la guérison à l’amélioration de l’homme par des implants, il n’y a qu’un pas que certains aimeraient franchir. L’entreprise n’est-elle pas risquée ?

« Il sera supérieur à ce qu’il était avant l’accident. Le plus fort, le plus rapide. En un mot, le meilleur. » Dans l’Homme qui valait trois milliards, série télévisée diffusée sur nos ondes voilà quarante ans, Steve Austin est doté d’une vision et d’une force surhumaines, grâce à ses prothèses « bioniques ». Science-fiction ? Aujourd’hui, on peut implanter dans nos corps des dispositifs pour éviter la souffrance, atténuer les symptômes de maladies, voire restaurer certaines aptitudes. Demain, il serait possible de s’en servir pour améliorer nos performances physiques et intellectuelles. L’homme et la société n’en seraient-ils pas transformés, à tout jamais ?
Aux pacemakers, commercialisés dès les années 1960, a succédé toute une série de systèmes implantables, dans un objectif louable : celui de soulager des malades. C’est le cas de pompes programmables délivrant des anti-douleur ou de l’insuline. Ou encore, de systèmes fonctionnant comme les stimulateurs cardiaques à base d’impulsions électriques et agissant sur des nerfs, par exemple pour réduire l’intensité de crises d’épilepsie. Or depuis une trentaine d’années, ces dispositifs ont aussi pour cible le cœur du cerveau, pour lutter contre un large éventail de pathologies .
La technique, baptisée stimulation cérébrale profonde (SCP), a été couronnée l’an dernier du prestigieux Prix Lasker. Ayant fait ses preuves sur la maladie de Parkinson, elle vise désormais bien d’autres pathologies, jusqu’à englober de nombreux troubles du comportement. Or comme le souligne un récent rapport du Comité consultatif national d’éthique, si son caractère invasif interdit a priori tout usage autre que thérapeutique, « la potentielle réversibilité de ses effets et l’explosion actuelle de son spectre d’investigation cessent de rendre cette perspective irréaliste ». Certains craignent donc qu’on puisse l’utiliser pour changer notre personnalité. Et ce, d’autant plus que s’y ajouteraient d’autres dispositifs, comme les interfaces cerveau-machine.
Leur principe consiste à recueillir les signaux électriques cérébraux par le biais d’électrodes implantées à la surface du crâne ou dans le cerveau, puis à les traduire en commandes par les algorithmes d’un ordinateur, pour piloter des robots. Dans le cadre de protocoles expérimentaux, des personnes privées du geste et de la parole ont pu mettre à profit ces interfaces pour communiquer avec leur entourage. Les scientifiques planchent aussi sur les moyens de les exploiter pour donner à des tétraplégiques la possibilité de marcher. A Grenoble, c’est même « l’un des projets les plus prometteurs » du laboratoire de recherches Clinatec, aux dires de son directeur, François Berger. Mais ce dernier est catégorique : « l’usage de ces interfaces doit impérativement rester médical. »
On est loin de pouvoir pirater ce genre de dispositif qui en est, pour le moment, à un stade expérimental. En revanche, le piratage des biopuces d’identification par fréquence radio (RFID) est davantage d’actualité. Commercialisées depuis une dizaine d’années et implantées sous la peau, elles doivent a priori simplifier la vie : en offrant un accès rapide à toutes sortes d’informations, elles peuvent remplacer les cartes d’identité, de paiement, de soins, etc. Problème, non seulement elles substituent des données à notre corps, mais elles pourraient selon certains devenir des outils de contrôle et d’aliénation.
Des craintes d’un autre ordre accompagnent le développement des prothèses « bioniques ». S’il existe déjà des implants pour rétablir l’audition, on en teste désormais pour pallier à la cécité, tout en se penchant chez le rongeur sur des puces mimant l’hippocampe, pour restaurer la mémoire. Or en poussant l’expérience plus avant, on pourrait augmenter nos performances sensorielles et cognitives : par exemple, en rendant perceptible la lumière infra-rouge, en améliorant nos capacités d’apprentissage, etc. Mais le prix à payer en passant ainsi de la guérison à l’amélioration est élevé…
Comme le souligne le philosophe Jean-Michel Besnier, l’obsession de la performance est en effet tout sauf éthique : « c’est faire en sorte que les humains soient à la hauteur de leurs machines ». Qui plus est, « l’humain risque d’y perdre la conscience, l’intériorité, le désir « . Un point de vue que partage Laurent Alexandre, chirurgien et président de la société DNA vision. « Bardé de puces électroniques, l’homme serait doté d’une intelligence artificielle phénoménale, lui permettant de connecter son cerveau à l’univers virtuel de son choix. Son corps ne serait plus malade, ne se détériorerait plus. Mais ce post-humain serait une sorte de version bêta, un être perfectible et modifiable jour après jour par lui-même. » En comparaison, Steve Austin n’a finalement rien d’extraordinaire.

Intervenants :

- Laurent ALEXANDRE, président de DNA Vision
- Pr François BERGER, neuro-oncologue, responsable d’équipe de recherche Inserm, directeur de Clinatec,
- Jean-Michel BESNIER, philosophe
- Nicolas DEMASSIEUX, directeur d’Orange Labs Recherche

Trois questions à Jean-Michel Besnier, philosophe

L’idée de nous « augmenter » par la technique est-elle ancienne ?
- C’est un fantasme inhérent à l’homme occidental. Par sa nature prométhéenne, il veut se réaliser au-delà de ce qui lui a été donné, et la technique est un moyen d’y parvenir.

Peut-on néanmoins repérer un événement déclencheur ?
-Le détonateur correspond sans doute à la découverte de l’ADN et aux techniques de numérisation. La convergence entre les biotechnologies, l’informatique, les nanotechnologies et les neurosciences a par la suite permis d’envisager la transformation de l’homme, en vue d’améliorer ses performances physiques et mentales : tel est le programme des transhumanistes.

Qui sont les transhumanistes ?
- Ils s’inscrivent dans des mouvements d’opinion dont le foyer le plus actif se situe dans la Silicon Valley. Implantés dans le milieu politique, le monde industriel et chez les décideurs économiques, ils ont un poids certain sur l’orientation des politiques de recherche.

Lieu : Conservatoire national des arts et métiers, 292 Rue Saint-Martin  - 75003 Paris

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28 Mai : Forum les Français et le climat

Le Monde-La Recherche et le Forum Sciences, Recherche & Société vous invitent le 28 mai 2015 de 13h45 à 15h30 à la Plénière : La France face au défi climatique - Restitution du sondage "Les Français et le climat"

Jour après jour, les scientifiques réaffirment la réalité du changement climatique amorcé depuis le début de l’ère industrielle. Ils insistent sur sa vocation à se renforcer rapidement si rien n’est fait pour réduire de manière drastique les émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Cette alerte largement relayée fait son chemin dans l’esprit de nos contemporains. Mais à quel point ? Et à quels types de changement peut-on s’attendre ? Sont-ils irréversibles ? « Une partie des changements liés au réchauffement sera irréversible, mais cela ne signifie pas que l’on en est à un point ou les actions deviendrait inutiles » souligne Hervé Le Treut.

Au programme des changements à attendre au delà de l’élévation des températures :
« sécheresses et inondations résultant d’un accroissement de la variabilité des précipitations » indique Hervé Douville, « pouvant encore renforcer les risques de pénuries alimentaires, migrations et conflits… Pour ce qui concerne directement le territoire français, on peut également craindre des vagues de chaleur plus fréquentes et plus sévères, voire des tempêtes et des cyclones (pour certains DOM-TOM), plus violents à défaut d’être plus nombreux. »
Les progrès techniques – adaptation des infrastructures, voire géo-ingénierie – ne suffiront sans doute pas à endiguer le phénomène de sorte que le mode même d’organisation de nos sociétés sera à revoir. Gaspillage et surconsommation devront être limités. Mais même ainsi la production agricole devra s’adapter à ces changements qui auront des répercussions sur notre régime alimentaire. Les français sont-ils prêts à accepter ces adaptations ? Faudra-t-il attendre de voir se multiplier sur notre territoire les phénomènes climatiques extrêmes pour que les choses bougent?

13h45-15h15 : La France face au défi climatique
• Restitution du sondage exclusif Ipsos- Le Monde - La Recherche - MENESR : « Les Français et le climat » par Brice Teinturier, Ipsos
• Conférence plénière animée par Philippe Pajot, La Recherche et Hervé Morin, Le Monde

Avec la participation de :
- Hervé Douville, météorologue, Météo-France
- Hervé Le Treut, climatologue, Institut Pierre-Simon-Laplace
- Jean-François Minster, directeur scientifique, Total

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28 Mai : Forum 5i

Forum 5i® Grenoble : Le grand rendez vous annuel des investisseurs et des sociétés innovantes

Le Forum 5i® (Innovation, Industrie, Inclusion, Investissement, International), co-organisé par la Ville de Grenoble et Grenoble-Alpes Métropole aura lieu le 28 mai prochain au Centre de Congrès du WTC Grenoble autour de la thématique des objets connectés. Reconnue comme l'une des principales manifestations européennes de soutien au développement et au financement d'entreprises innovantes, cette 18ème édition est attendue par les investisseurs, les start-up de l'arc alpin et les acteurs de l'innovation.

Une édition pleine de promesses et d'évolutions

- une nouvelle appellation : le Forum 4i® se dote d'un nouveau « i » : celui de « inclusion » pour devenir le Forum 5i®. Ce 5ème « i » marque la volonté des organisateurs d'intégrer le citoyen au cœur du processus d'innovation et de s'interroger sur la façon dont les acteurs de l'offre technologique prennent en compte la question de l'insertion de leur technologie dans la société.
- une co-organisation : La Métropole grenobloise compte parmi les douze métropoles instaurées en France et a été officiellement créée le 1er janvier 2015. Le Forum 4i® a été porté depuis 1998 par la Ville de Grenoble en partenariat avec les acteurs locaux et nationaux de l'innovation. Dans le cadre du transfert de la compétence « Economie » à l'échelle métropolitaine, les deux collectivités co-animeront le Forum 5i® cette année.

Labellisé par la Commission européenne, le Forum 5i® organise la rencontre entre des porteurs de projets alpins,des investisseurs nationaux et internationaux, et permet d'offrir des conditions optimales à la levée de fonds. Depuis sa création, plus de 630 millions d'euros ont été levés par les start-up, près de 270 projets ont été présentés à des investisseurs, 215 entreprises ont pu se développer et génèrent aujourd'hui plus de 3 000 emplois. Le Forum 5i® est plébiscité par les investisseurs et les entreprises innovantes qui le considèrent comme un événement unique avec des opportunités exceptionnelles. Temps fort d'échanges et d'informations, le Forum 5i® a également contribué à la politique partenariale de développement du bassin grenoblois en valorisant les liens forts entre l'Université, la Recherche et l'Industrie.

Le Forum 5i orchestré autour d'un thème d'actualité : les objets connectés

Assistants de vie indispensables ou simples gadgets, les objets connectés sont promis à un bel avenir : il y en aura plus de 50 milliards d'ici 2025 et ils devraient générer un marché de plusieurs milliards d'euros d'ici 2020. Raccordés au net par l'instrument clé qu'est le smartphone, ces objets intelligents remplis de capteurs et débordants de technologie ont trouvé leur public et bouleversent déjà la donne dans de nombreux secteurs d'activité comme l'habitat, la santé, la ville et le sport... Mais l'explosion prévisible des objets connectés comporte cependant des questions sociétales qu'il faudra identifier.

Le Forum 5i s'articule autour de trois temps forts :

› La vitrine technologique
Exposition d'une douzaine de projets issus des laboratoires de recherche rhônalpins, tous choisis sur le thème des objets connectés. La vitrine technologique du Forum 5i® mettra en scène et dévoilera les toutes dernières innovations technologiques. Chaque année, elle est le reflet de la vitalité de la recherche dans des domaines porteurs d'innovation.
› La table ronde
Ce temps d'échanges permettra à des personnalités locales, nationales et européennes de faire part de leurs visions et leurs expériences sur les enjeux technologiques, économiques et sociétaux des objets connectés.
Thème de la table ronde : « Les objets connectés, quels enjeux pour demain ? »
› Le Venture 5i
Rencontre internationale organisée entre des investisseurs nationaux et internationaux et des entreprises innovantes rhônalpines, italiennes et suisses en recherche de financement. Ce forum des capitaux n'est pas rattaché à la thématique de la vitrine technologique et de la table ronde. C'est l'occasion pour toutes les start-up sélectionnées par un comité de sélection prestigieux, présidé par Grégoire Aladjidi (Safran Corporate Ventures), de présenter des innovations dans tous les domaines (TIC, Cleantech, Sciences de la Vie). Le « Trophée 5i® - Jean Michel Lamure » sera remis à l'entreprise qui aura soumis le projet le plus novateur.

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Programme complet

Lieu : Centre de congrès WTC Grenoble

 

 

11-12 Juin : Les académies du tourisme numérique

La 2ème édition des Académies du Tourisme Numérique aura lieu les 11 et 12 juin 2015 à Aix-les-Bains.

Chaque année en juin, les professionnels du tourisme, institutionnels et privés, se retrouvent au Centre des Congrès d’Aix-les -Bains pour se former aux dernières innovations du numérique et ainsi rester compétitifs dans un contexte où internet prend une place de plus en plus importante dans les choix et le comportement des consommateurs. Trois problématiques seront traitées cette année dans 12 modules différents :
o Comment gagner en rentabilité ?
o Comment assoir son e-reputation et garder une longueur d’avance grâce au digital ?
o Comment développer son chiffre d’affaires grâce au digital ?

• 3 conférences plénières pour échanger avec de grandes enseignes nationales
• 8 labos techniques pour se former aux dernières innovations digitales
• 800 m² d’exposition pour rencontrer des agences numériques
• Plus de 350 visiteurs venus de toute la France lors de la 1ère édition

Lieu : Centre des congrès, Rue Jean Monard - 73100 Aix-les-Bains

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24 Juin : Risques sanitaires, précaution et innovation

L’Anses et la Chaire Développement durable de Sciences Po ont le plaisir de vous convier au Colloque Risques sanitaires, précaution et innovation le Mercredi 24 juin 2015 de 9h à 17h15

Dans le contexte économique difficile que connaissent la France et une bonne partie des pays européens, caractérisé par une panne de la croissance et des effets collatéraux préoccupants sur le plan social et économique, la compétitivité des entreprises est perçue comme un moteur de croissance qu’il faudrait débrider. Certains considèrent que le principe de précaution conduit à des excès de prudence, freine la créativité scientifique et nourrit une anxiété injustifiée face au développement technologique et à l’avenir de nos sociétés. Pour d’autres, la référence au principe de précaution ne peut qu’inciter à plus de clairvoyance dans la mise en marché de certains produits et plus généralement dans les choix technologiques.

Dans les deux cas la recherche et l’expertise scientifiques sont mises à contribution, et la responsabilité des décideurs est engagée et critiquée. Compte tenu de ce climat de tension, la Chaire Développement durable de Sciences Po et l’Anses souhaitent, à travers ce colloque, ouvrir un espace de discussion dont l’objectif sera non pas d’alimenter la controverse mais de réfléchir, à l’échelle internationale, à l’évolution du principe de précaution, au rôle des différentes parties prenantes dans l’application du principe de précaution, et au principe de précaution comme facteur d’innovation.

Avec notamment : Marc Mortureux (directeur général de l'Anses), Gérard Lasfargues (Directeur général adjoint scientifique de l'Anses), Pr Nicholas A. Ashford (Institut de technologie du Massachusetts), Claire Craig (Bureau gouvernemental pour la science - Royaume Uni), David Gee (Conseiller principal en retraite « Science, politique, questions émergentes »), Michel Capron (Professeur émérite en sciences de gestion - Université Paris 8 - Saint-Denis), Gérard Colette (Groupe Solvay), Bernard Chevassus-au-Louis (inspecteur général de l’agriculture) et Laurence Tubiana (Chaire Développement durable de Sciences Po, représentante spéciale du gouvernement français pour la conférence Paris Climat 2015).

Plus d'info sur le site Internet de la Chaire Développement durable de Sciences Po

Pré-programme
Les inscriptions en ligne seront ouvertes courant mai

Lieu : Sciences Po - Amphithéâtre Chapsal, 27 rue Saint Guillaume – 75007 Paris

agenda de l'innovation

29 Juin : La mutation des réseaux électriques et gaziers de distribution Comparaison France/ Allemagne/ Benelux

L'association ADAPes et la revue Passages vous invitent à un séminaire le Lundi 29 Juin 2015 de 8h30 à 17h30 sur le thème "La mutation des réseaux électriques et gaziers de distribution - Comparaison France/ Allemagne/ Benelux"

Les réseaux électriques et gaziers ont souvent été développés au niveau des communes, voire des régions avant de l’être au niveau national puis international. Mais les conditions historiques qui ont prévalu en France, en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas ou au Luxembourg sont différentes et chaque pays présente des spécificités. Face à l’ouverture à la concurrence des industries du gaz et de l’électricité, les réseaux ont dû s’adapter, notamment les réseaux de distribution, du fait du développement de la production décentralisée d’énergie (éolien, solaire, biomasse etc). L’apparition de nouvelles technologies, « smart meters » et « smart grids », modifie également la façon dont ces réseaux opèrent aujourd’hui et devront s’adapter demain. C’est surtout vrai pour l’électricité.

Le développement des réseaux dits « intelligents » ou communicants (« smart grids ») va permettre une meilleure adéquation de l’offre à la demande, en temps réel et au niveau local. L’offre d’électricité est souvent présentée comme devant s’ajuster instantanément aux variations de la demande. Grâce à une meilleure information du consommateur on peut aussi concevoir que la demande d’électricité s’ajuste parfois à l’offre d’électricité en profitant par exemple d’opportunités (achats de blocs d’électricité à bas prix en cas d’excédents, effacements non programmés en cas de forte hausse du prix de l’électricité). L’optimisation à l’échelle locale des ajustements offre-demande devrait permettre d’économiser certains coûts de réseaux, en appelant en priorité l’offre disponible localement. Cela devrait en outre favoriser l’acceptabilité sociale de certains investissements dans la mesure où ce sont des ressources locales qui seront valorisées.

Ces réseaux « intelligents » vont véhiculer de l’information et le produit vendu (le kWh) sera de plus en plus associé à un service précis (mise en fonctionnement à distance d’un appareil consommateur, arrêt de certains équipements à d’autres moments, réglage d’une température dans une habitation, mesures d’efficacité énergétique, information sur la facture, etc). Le consommateur va lui-même devenir producteur d’énergie renouvelable (via une installation photovoltaïque par exemple) et il pourra optimiser son comportement de « consomm’acteur » puisqu’il sera acheteur à certaines périodes et vendeur à d’autres. Le fournisseur ne vendra plus seulement de l’énergie, il vendra un couple « énergie/service » et il devra adapter les contrats de tarification au comportement de chacun de ses clients. La relation entre le fournisseur, le distributeur et le client va en être modifiée et cela concerne aussi les collectivités territoriales qui sont de gros clients et qui, dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, auront des obligations de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

Mais d’autres questions vont alors être soulevées : que deviendra la péréquation spatiale des tarifs ? Ets-elle observée ailleurs qu’en France ? La notion de continuité du service public aura- t- elle encore le même sens ? Que deviendra l’égalité de tous devant le service public ? Cette notion a-t-elle le même sens dans les pays européens étudiés ici ? Comment se manifestera la solidarité entre régions dont les ressources énergétiques locales sont très inégales ? Qui financera le risque de délestage et le renforcement des réseaux à l’échelle nationale voire européenne? Les choix de politique énergétique faits par un pays ont des conséquences sur les réseaux des pays limitrophes (on parle « d’externalités ») comme le montre le développement massif de l’électricité éolienne en Allemagne. L’injection massive d’électricité éolienne off-shore en Baltique a des effets sur le prix du marché de gros en France ou en Belgique et cela pose parfois des problèmes d’équilibre sur les réseaux limitrophes de l’Allemagne (en Pologne, en République Tchèque mais aussi en France ou en Belgique)

Il peut paraître paradoxal de chercher à développer une certaine autonomie énergétique à la maille régionale à un moment où l’on parle d’interconnexion croissante entre réseaux européens et de création d’un marché unique de l’énergie à l’échelle du continent européen. Le paradoxe n’est qu’apparent et il n’y a pas de contradiction à développer l’offre locale d’énergie tout en cherchant à profiter des avantages de l’interconnexion des réseaux électriques et gaziers. Valoriser mieux le potentiel local ne signifie pas que chaque région doit rechercher son indépendance énergétique ; ce serait illusoire puisque le potentiel local varie fortement d’une région à l’autre. Ce serait contre-productif car on se priverait de complémentarités et l’on remettrait en cause ce faisant le principe d’une solidarité nationale fondée notamment sur une certaine péréquation spatiale des tarifs de l’électricité et du gaz. Au demeurant c’est au niveau national que se déterminent les priorités énergétiques et l’Etat conserve la plupart des leviers de commande dans ce domaine. L’objectif est de concilier les priorités nationales avec les préférences locales et d’appliquer un principe de subsidiarité de bon sens : ne pas faire systématiquement au niveau national ce qui peut être fait au niveau local, surtout si c’est mieux fait.

L’objet de ce séminaire est de faire le point sur ces questions. Il est important de dresser un état des lieux des situations contrastées observées aujourd’hui encore dans l’Union Européenne concernant les prérogatives locales et la façon dont fonctionnent les réseaux de distribution de gaz et d’électricité dans les pays européens cités ci-dessus qui présentent la particularité d’être fortement interconnectés ; il faut ensuite analyser les contraintes que pose la valorisation des énergies renouvelables pour les réseaux de distribution ; il faut enfin s’interroger sur les questions que soulèvera la montée en puissance du « pouvoir énergétique local ». Comment se fixeront demain les prix de l’énergie (empilement des coûts de production, des coûts de réseaux et des taxes) pour les clients européens dans ces pays, et comment les collectivités locales vont-elles gérer le montée de la « précarité énergétique » ? Quel avenir pour la péréquation spatiale des prix de l’électricité ? Comment se fera la prise en charge du risque de « défaillance » sur les réseaux ? Comment les collectivités territoriales procèdent-elles et vont-elles procéder pour leur approvisionnement en électricité et en gaz (appels d’offre groupés) ?

Quelles innovations technologiques et institutionnelles faut-il privilégier si l’on veut accroître la coopération entre gestionnaires européens de réseaux ? Il faut améliorer la coopération technologique entre gestionnaires de réseaux (GRT et GRD), développer des plateformes communes de données énergétiques (big data), favoriser les innovations en améliorant les synergies entre opérateurs (création d’un Fonds d’Investissement Européen pour les infrastructures stratégiques) et prendre des initiatives concrètes comme par exemple la création de véritables « autoroutes vertes », sorte de corridors transnationaux qui permettraient d’utiliser les véhicules électriques sur longue distance grâce à la mise en place de bornes de recharge tous les 80 ou 100 kms…

8h30-9h Inscription
9h-9h45 Ouverture par Gérard Larcher, Président du Sénat (sous réserve)
Intervenants confirmés :
- Dominique Ristori, Directeur général de l'énergie, Commission Européenne
- Philippe Monloubou, Président du Directoire d’ERDF
- Emile H. Malet, Directeur de la revue Passages et de l’association ADAPes

Programme (en cours d’élaboration)

10h-11h15 Session 1
Les prérogatives des collectivités territoriales dans le domaine de la distribution de l’électricité et du gaz au sein de l’UE : approche comparative de la situation observée dans quelques pays européens. Le cas de la France (communes, régions), de la Belgique (rôle des intercommunalités), de l’Allemagne (rôle des Stadtwerke), des Pays-Bas (provinces) et du Luxembourg.

Intervenants confirmés :
Président de session : Michel Derdevet, Secrétaire général, membre du Directoire d’ERDF, professeur à l’IEP et au Collège d’Europe de Bruges

Intervenants pressentis :
- Christophe de Maistre, Président de Siemens France
- Brice Lalonde, Conseiller spécial sur le développement durable auprès du pacte mondial des Nations unies
- Serge Lepeltier, Ancien Ministre, Président, Equilibre des Energies (Eden-ENR)
- Rolf Linkohr, Ancien député européen
- Xavier Pintat, Sénateur de la Gironde, Président de la FNCCR
- Cyril Roger-Lacan, Président de Tillia

11h15-11h30 Pause

11h30 -12h30 Session 2
L’intégration des énergies renouvelables intermittentes et le renforcement des réseaux de distribution : enjeux et solutions pour améliorer la coopération entre gestionnaires européens de réseaux (vers la création d’une plateforme européenne de données énergétiques).

Intervenants confirmés :
Bernard Salha, Directeur R&D d'EDF

Intervenants pressentis :
Président de session : Claude Turmes, Député européen
- Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des Energies Renouvelables
- Denis Baupin, Vice-président de l'Assemblée nationale
- Ulrich Benterbusch, Managing Director, Dena
- Claude Desama, Président d’ORES
- Luc Hujoel, Directeur Général de l'intercommunale Sibelga et de Brussels Network Operations
- Fabienne Keller, Sénateur du Bas-Rhin
- Bruno Lechevin, Président du Conseil d'administration de l'ADEME
- Jérôme Pécresse, Vice Président exécutif, Alstom
- Luc Remont, Président Schneider Electric France

12h30-14h Déjeuner

14h-15h Session 3
Le développement et le financement des « smart grids » et l’impact sur le développement de services nouveaux (vers la création d’un Fonds d’Investissement Européen pour les infrastructures stratégiques.

Intervenants confirmés :
Président de session : Jacques Percebois, Professeur d'économie à l’Université Montpellier-I, directeur du Creden

Intervenants pressentis :
- Etienne Beeker, Chargé de mission au département Développement durable, France Stratégie
- Bruno Bensasson, Directeur, GDF SUEZ Energie France
- Marc-Oliver Bettzuge, Professor of Economics, University of Cologne
- Christophe Bonnery, Directeur de l'Economie et de la Prospective, ERDF
- Jean-Paul Bouttes, Directeur Stratégie et Prospective, EDF
- Jan Horst Keppler, Professeur d'économie, Université Paris-Dauphine
- Sandra Lagumina, Directrice Générale, GRDF
- Michael Pollitt, Professor of Business Economics, Cambridge
- Grégoire Poux-Guillaume, Président, Alstom-Grid
- Virginie Schwartz, Directrice Générale de l’énergie, Ministère de l'´Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie

15h-15h30 Session 4
Pour une mobilité innovante : vers des « corridors verts » en Europe (créer des stations de recharge pour véhicules électriques le long d’autoroutes transnationales).

Intervenants confirmés :
Président de session : François Brottes, Député de l'Isère, Président de la commission des affaires économiques, Assemblée Nationale

Intervenants pressentis :
- Sami Andoura, Professeur, Chaire de Politique énergétique européenne, Collège d'Europe à Bruges
- Emmanuelle Carpentier, Directrice de la réglementation et des affaires publiques, E.ON France
- Marie-Claude Dupuis, Directrice du Département Matériel Roulant Bus, RATP
- Foucher, Directrice, Renault Véhicules électriques
- Louis Gallois, Président du PSA, Peugeot-Citroën
- Grossetête, Députée européenne
- Jacques Lévy, Géographe
- Dimitri Peschia, Senior Associate European Energy Agora Energiewende
- Johann Saathoff, Député SPD
- Tiers, Directeur Général, Audi-France
- Patrick Widloecher, Conseiller à la Présidence de La Poste

15h30-16h Pause

16h-17h30 Table-ronde
Comment concilier le rôle croissant des collectivités territoriales (régions et communes) avec le développement d’un marché unique de l’électricité en Europe ?

Intervenants confirmés :
- Michel Derdevet, Secrétaire Général, membre du Directoire d’ERDF, professeur à l’IEP et au Collège d’Europe de Bruges
- H. Malet, Directeur de la revue Passages et de l’association ADAPes
- Percebois, Professeur d'économie, Directeur du Creden

Intervenants pressentis :
Président de session : Jean-Claude Lenoir, Sénateur de l'Orne
- Edmond Alphandery, ancien Ministre
- Olivier Appert, Président du Conseil Français de l’Energie, Délégué Général de l’Académie des Technologies
- Clara Gaymard, Présidente de General Electric France
- Yves Leterme, ancien Premier Ministre Belge, Sénateur
- Didier Mathus, Président du Conseil de surveillance, RTE
- Alain Rousset, Président de la Région Aquitaine

Rapporteur :
Philippe Vesseron, Président d’honneur du BRGM, Président du Comité National de la Géothermie

Conclusion :
Monsieur Manuel Valls, Premier Ministre (sous réserve)

Lieu : Palais du Luxembourg, Salle Monnerville - 26 rue de Vaugirard, 75006 Paris

Inscription
Inscription obligatoire ; présentation de l’invitation et d’une pièce d’identité exigée à l’entrée.
Attention ! Sans ces éléments aucune personne n’aura accès au colloque.

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